Théâtre, cinéma, télévision

Naissanc(e)s

 

Du 4 au 21 avril 2019, une comédie au Théâtre 13/Jardin - 103A boulevard Auguste Blanqui - 75013 Paris

Création collective dirigée par Esther Van Den Driessche - Collaboration artistique Igor Mendjisky - Collectif Femme Totem

Elle tombe enceinte et se retrouve alors plongée dans les méandres de sa psyché.
Ses questionnements sur la grossesse, l’accouchement, l’éducation, la parentalité, la transmission et l’héritage refont surface en elle et la fige pour un moment.
Elle doit affronter ses 5 blessures, ses « démons », afin de renaître avant de mettre au monde son enfant.
Lors d’une violente contraction, Ada fait un malaise pendant lequel elle rêve qu’elle rencontre ses 5 miroirs, ses 5 faces masquées.
Ada se confronte enfin à eux à visage découvert. »
« La naissance c’est mettre au monde un être qui nous relie à notre propre naissance.
Ici, nous voulons naître ou re-naître grâce aux mots, nous voulons tenter de poser des mots sur ce moment de vie crucial, sur notre propre « mise au monde », comprendre à quel point notre naissance nous conditionne et quelle est la part de notre héritage transgénérationnel.
Le masque permet de révéler, de faire « naître », il permet d’accoucher de soi. La «naissance» est aussi liée au personnage que l’on fait naître grâce et à travers cet outil merveilleux qu’est le masque.
De la même manière que les actrices ont donné « naissance » à des personnages masqués (changement de voix, transformation de leur corps, donner corps, inventer leurs quotidiens, leurs histoires, leurs traits de caractères, leurs noms etc...), les personnages du spectacle donneront eux-mêmes naissance à des récits de vie, poèmes, chansons et/ou enfants...
Grâce aux masques (sculptés dans du bois) nous avons la possibilité, l’extrême liberté, d’aborder absolument tous les sujets de manière totalement ludique.
En effet, une fois le masque posé sur le visage, l’actrice peut alors « faire naître » son personnage et ainsi que la règle du jeu masqué l’impose, il est en relation directe et permanente avec le public et peut, s’il le souhaite, intervenir et réagir à tout moment pendant toute la durée de la représentation. » (Esther Van Den Driessche)

visions du réel

 

Du 5 au 13 avril 2019 à Nyons (Suisse)

La 50e édition du festival du film documentaire Visions du réel a ouvert ses portes vendredi en présence du conseiller fédéral Alain Berset. Un total de 169 films de 58 pays sont projetés jusqu'au 13 avril à Nyon, dont 101 en première internationale.

Festival d'Avignon 2019 - 73ème édition

 

Du 4 au 23 jullet 2019 en Avignon

Fondé en 1947 par Jean Vilar, le Festival d'Avignon est aujourd'hui l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Chaque année, en juillet, Avignon devient une ville-théâtre, transformant son patrimoine architectural en divers lieux de représentation, majestueux ou étonnants, accueillant des dizaines de milliers d'amoureux du théâtre de toutes les générations (plus de 130 000 entrées). Souvent en vacances et venus de loin, beaucoup de spectateurs séjournent plusieurs jours à Avignon et voient quelques-uns des spectacles parmi la quarantaine d'oeuvres de théâtre, de danse, et aussi d'arts plastiques ou de musique. Le Festival réussit l'alliance originale d'un public populaire avec la création internationale. Avignon, c'est également un esprit : la ville est un forum à ciel ouvert, où les festivaliers parlent des spectacles et partagent leurs expériences de spectateurs. Un mois durant, tous peuvent avoir accès à une culture contemporaine et vivante.

Le programme est composé d'une quarantaine de spectacles, mais aussi de lectures, d'expositions, de films et de débats, qui sont autant d'entrées dans l'univers des artistes invités. Il y a, chaque soir au Festival, une ou plusieurs "premières", qui font d'Avignon un véritable lieu de créations et d'aventures, pour les artistes comme pour les spectateurs.

Les directeurs du Festival d'Avignon sont nommés par le conseil d'administration, avec l'accord conjoint et formel du maire d'Avignon et du ministre de la Culture. Depuis Jean Vilar, le directeur bénéficie de la plus totale liberté dans le choix du programme. Toutes les tutelles publiques ont toujours respecté cette indépendance d'action, quelles qu'aient été les situations politiques.

Rétrospective Agnès Varda

 

Du 3 au 9 avril 2019, le cinéma mk2 Beaubourg (à Paris) rend hommage à Agnès Varda.

De "Cléo De 5 À 7" à "Visages Villages" en faisant un détour par "Lions Love (... and Lies)" et "L'une chante, l'autre pas", re-découvrez les films emblématiques de cette figure de proue de la Nouvelle Vague.

Découvrez également son dernier documentaire autobiographique, inédit en salles : "Varda par Agnès".

Résistantes. Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans

 

Du 18 et 26 avril 2019, à Marseille et en Avignon, projections-débats du film de Fatima Sissani, 24 images/Films des deux rives

  •  Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat ACT - Coup de soleil - Films des 2 rives - Jeudi 18 avril 2019 à 20h00 - Cinéma Le Gyptis - 136 rue Loubon 13003 Marseille
  • Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat Amis de l’Huma - Amis du Monde Diplomatique - Films des 2 rives - Vendredi 26 avril 2019 - Cinéma Utopia - La Manutention 84000 Avignon

Eveline, Zoulikha, Alice. C’est le regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique.

C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée … On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence

Entretien avec Fatima Sissani et Alice Cherki sur ARTE   

Bande annonce du film

 

Une invitation à André Markowicz

 

LE DERNIER DEPART

Le 3 avril à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Poème de Guennadi Aïgui
  • Musique de Béla Bartók
  • Interpretée au violoncelle parSonia Wieder-Atherton
  • Traduction par André Markowicz

« Sonia Wieder-Atherton a longtemps travaillé à une transposition pour violoncelle de la Sonate pour violon de Béla Bartók. Les rares privilégiés qui l’ont entendue jouer cette transposition savent qu’ils ont vécu un moment artistique majeur.

Il nous est venu l’envie de la confronter au texte de l’un des plus grands poètes russes de notre temps, Guennadi Aïgui, écrit en 1988 à l’occasion de sa première visite à Budapest : Le Dernier Départ, consacré à la déportation des juifs de Budapest et à la figure de Raoul Wallenberg qui a sauvé des milliers de personnes avant de disparaître, sans doute arrêté et assassiné par le NKVD. Comme pour le Requiem, je dirai le texte, à la fois en russe et en français, dans ma traduction. » André Markowicz

 

AVRIL

Le Mercredi 10 avril 2019 à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Textes de Françoise Morvan
  • Chansons populaires bretonnes et improvisations à la contrebasse par Annie Ebrel et Hélène Labarrière
  • Poèmes russesdits et traduits parAndré Markowicz

« Depuis plusieurs années, Françoise Morvan se livre à une expérience de poésie surtout destinée à un public qui ne lit pas de poésie. Mettant ses textes en résonance avec les chansons du répertoire traditionnel breton interprétées par Annie Ebrel et avec la poésie russe, elle compose des histoires très simples, nées d’un lieu et d’un temps précis mais ouvrant sur la poésie universelle : ici, l’adolescence et le trouble d’un printemps froid, une journée de lessive en avril dans un village de Cornouaille – et la poésie russe en écho à la tradition chantée de la Bretagne intérieure pour dire le passage d’un âge à l’autre, d’un monde à l’autre, ce tremblement au bord du temps.
Glissant du texte au chant repris comme en miroir, Annie Ebrel (dont le nom veut dire « avril » en breton) assure la légèreté du passage du breton au français. Comme je trame sur le son même du russe l’improvisation en français. Et la contrebasse d’Hélène Labarrière vient donner de la profondeur et unir ces voix. » André Markowicz

Filmer le devenir invisible

 

Du 4 au 7 avril 2019 au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Écrivain et cinéaste, Ruth Beckermann est née à Vienne. Après avoir étudié le journalisme et l’histoire de l’art à Vienne et à Tel-Aviv, puis la photographie à New York, elle participe en 1978 à la fondation en Autriche de « Filmladen », maison de distribution de films politiquement engagés, aux côtés de Josef Aichholzer. Elle s’investit alors dans la réalisation de films documentaires, genre à l’époque peu répandu dans la production autrichienne. Ses documentaires explorent l'identité juive à travers sa propre histoire, et se confrontent à la mémoire tourmentée du nazisme en Autriche.

Son dernier opus La Valse Waldheim a remporté en 2018 le grand prix du documentaire historique aux Rendez-vous de l’histoire de Blois.

Retour sur une œuvre documentaire majeure, à travers un choix de films réalisés entre 1985 et 2018.

John de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey

 

  • Du Lundi 8 avril 2019 au Vendredi 19 avril 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
  • Egalement du 4 au 8 février 2020 à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

John est un spectacle qui déclenche la parole, car il aborde un sujet tabou : le suicide des adolescents. John, jeune homme québécois, ne les représente pas, mais il est l’un d’eux. Ce texte, un des tout premiers écrits par Wajdi Mouawad en 1997, alors lui-même tout jeune auteur, est mis en scène par Stanislas Nordey. Il nous invite à pénétrer dans la tête et dans le corps de John, un être bien vivant qui exprime sa solitude, son désespoir, sa colère.

sunset

 

Un film de László Nemes

1913, au cœur de l’empire austro-hongrois. Irisz Leiter revient à Budapest après avoir passé son enfance dans un orphelinat. Son rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents, est brutalement brisé par Oszkar Brill le nouveau propriétaire. Lorsqu’Írisz apprend qu'elle a un frère dont elle ne sait rien, elle cherche à clarifier les mystères de son passé. A la veille de la guerre, cette quête sur ses origines familiales va entraîner Irisz dans les méandres d’un monde au bord du chaos.

La bande annonce

"Emoi, Hais moi, Et moi..."

 

Le 6 avril à 20h, lecture publique - au CENT, 100 rue de Charenton, Paris 12ème

Tiziana grandit avec une mère bipolaire. Entre elles, les mots s’échappent, la danse s’invite et le chant apaise. Comment se développer lorsque que les mots se délitent ? Comment exprimer ses émotions ? Tiziana évolue sans père, en solitaire, poussant tel un arbuste en liberté.

"Emoi, Hais-moi, Et moi… » se présente sous forme de tableaux et évolue sur une quinzaine d’années. La pièce évoque l’histoire d’amour peu ordinaire entre Tiziana et sa mère, atteinte de troubles bipolaires. Tiziana, ne vit pas une enfance et une adolescence « normale », depuis qu’elle a 8 ans, elle grandit seule avec sa mère. Les scènes de la vie quotidienne sont renversées, bousculées, aggravées par la présence de la bipolarité. Tiziana doit s’adapter au passage d’un état extrême à l’autre, que sa mère subit. Elle affronte les situations et doit faire preuve d’abnégation et de compréhension. Elle se contrôle en permanence, elle porte la raison, les rôles sont inversés, c’est elle l’adulte...La seule chose qui la relie au monde c’est le chant, elle invente des mélodies en permanence, c’est son refuge, l’endroit où elle se réconforte... 

Qui a tué mon père

 

Nouvelles dates

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Les mots pour le dire

 

Prolongation jusqu'au 26 avril 2019, une adaptation théâtrale, touchante et rythmée d'après le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal. Théâtre L'ARCHIPEL - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Après plusieurs revers de la médecine traditionnelle et en dépit des préjugés de son époque, Marie a recours à la psychanalyse plutôt qu'à la chirurgie.
Chez son psychanalyste, la trentenaire vide donc régulièrement le sac de ses souvenirs les plus intimes. Elle y fait revivre les personnages qui jadis ont peuplé son enfance abîmée : ses parents, son frère, la gouvernante, le marchand d'habits, etc. Mais certains fantômes du passé ont la vie dure...

Le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal, dont cette adaptation théâtrale est tirée, est un ouvrage historique et fondateur sur la condition féminine, le témoignage d'une survivante : son enfance maltraitée, les traumatismes générés et naturellement les conséquences sur sa vie d'adulte. Mais la résilience, la rédemption, la guérison et l'espoir y sont également largement évoqués.

Remarquablement interprété et dans une mise en scène d'une délicate subtilité, ce texte puissant est à la fois profond et léger, grave et optimiste... mais surtout plein d'espérance. Un spectacle d'une rare intensité. Un spectacle d'une rare intensité. Une véritable découverte !

Pays rêvé

 

Le 11 mars 2019 à 19h42, projection du film « Pays rêvé » de Jihane Chouaib au cinéma MK2 - 128/162 av. de France 75013 Paris
Le film documentaire Pays rêvé de Jihane Chouaib raconte la quête de quatre Libanais exilés du pays de leur enfance. Souvenir, émotions et fantasmes se mêlent pour former un voyage intérieur. Entre expérience personnelle et traumatisme collectif de la guerre civile, chacun tente de réinventer son identité au delà du déracinement. « A quoi retourne-t-on quand tout a changé ? », s'interroge le réalisateur, « Mon pays existe-t-il encore ? Quand je veux l'attraper, il disparaît. »
Pays rêvé sera diffusé en intégralité et discuté par Bernard Heyberger, historien et arabisant. Lors de la discussion, il s'intéressera notamment à l’histoire récente du Liban et au traumatisme de l'exil d'une société qui a fui la guerre.

Daraya, la bibliothèque sous les bombes

 

Le dimanche 10 mars 2019 à 22h35, sur France 5, un documentaire de Delphine Minoui, coréalisé par Bruno Joucla, avec la collaboration de Shadi Mattar.

Ce film d'une heure présente l'initiative d'une communauté d'insoumis syriens qui installe une bibliothèque clandestine dans le sous-sol d'une maison, alors que les bombardements font rage sur Daraya...

Delphine Minoui a écrit sur le même sujet un livre intitulé "Les passeurs de livres de Daraya - une bibliothèque secrète en Syrie".

[Le documentaire sera diffusé en avant-première, le 7 mars 2019, sur le site de telerama.fr]

La Flor

 

Film en 6 épisodes de Mariano Llinás

Ces six épisodes, ces six genres ont un seul point commun : leurs quatre comédiennes. D'un épisode à l'autre, « La Flor » change radicalement d'univers, et chaque actrice passe d'un monde à l'autre, d'une fiction à un autre, d'un emploi à un autre, comme dans un bal masqué.
Ce sont les actrices qui font avancer le récit, ce sont elles aussi qu'au fur et à mesure, le film révèle. Au bout de l'histoire, à la fin du film, toutes ces images finiront par dresser leurs quatre portraits.

Six épisodes de 3h30 chacun

  • Le premier est une série B, comme les Américains avaient l'habitude d'en faire.
  • Le second est un mélodrame musical avec une pointe de mystère.
  • Le troisième est un film d'espionnage.
  • Le quatrième est une mise en abîme du cinéma.
  • Le cinquième revisite un vieux film français.
  • Le sixième parle de femmes captives au 19e siècle.

 

Fêlures - Le silence des hommes

 

Du 20 mars au 13 avril 2019 au Petit Théâtre (Théâtre de LA COLLINE) - du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - 

Texte et mise en scène D’ de Kabal

Rappeur, slameur, écrivain, metteur en scène, D’ de Kabal arpente depuis près de vingt ans les scènes musicales, les festivals, les théâtres et les ateliers d’écriture.

Après s’être intéressé à la construction d’une identité dont le mur porteur est l’histoire de l’esclavage colonial et ce qui en découle, après avoir questionné la figure de la victime d’actes ou de propos racistes, il explore à présent un autre champ de pensée tout aussi proche de lui-même, la notion de masculinité et les mécanismes de fabrication de celle-ci. Depuis 2015, D’ de Kabal écrit sur le sujet, écoute, se documente, échange dans le cadre d’ateliers de parole qu’il appelle laboratoires de déconstruction et de redéfinition du masculin par l’Art et le Sensible. « Il ne s’est pas agi de récolter des paroles d’hommes et d’en faire un spectacle, ces laboratoires m’ont permis avant tout, de me rapprocher de moi-même et d’échanger sur des sujets qui, jusque là, n’existaient dans aucun espace. »...

Chaque samedi et dimanche, les représentations seront prolongées d’une intervention des participants des groupes de parole masculins mis en place depuis 2016 par D’ de Kabal. durée estimée 1h50

Césaire contre Aragon

 

Le 15 mars 2019 de 19h00 à 21h00, projection du documentaire suivi d’un échange avec le réalisateur Guy Deslauriers - Bibliothèque Aimé Césaire - 5 rue de Ridder 75014 Paris

"Paris, 1955. Le poète martiniquais, Aimé Césaire, écrit une lettre-poème au poète Haïtien, René Depestre. Cette dernière qui s’avère en réalité être une attaque frontale contre le poète français Louis Aragon entrera dans l’Histoire. C’est par cette lettre-poème que Césaire, Depestre, Aragon — et à travers eux la France, les Antilles et l’Afrique— vont se retrouver au cœur d’une des plus fécondes controverses poétiques de l’après-guerre. Elle débordera les cercles littéraires pour inaugurer l’un de ces renversements politiques qui bouleverseront le XX siècle français…"

Le festival LES FEMMES S'EN MELENT

 

Les 3, 4, 5 et 6 avril 2019, ce festival célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 20 ans à la Machine du Moulin Rouge - 90, Boulevard De Clichy, Paris 75018

Le festival (22ème édition parisienne)a choisi d’investir pendant trois jours ce lieu unique aux espaces multiple pour toujours et encore programmer des artistes d’horizons variés, mais aussi pour faciliter les rencontres, le partage et la découverte. L’occasion de célébrer une nouvelle fois la créativité féminine.

MALCOM X

 

Du 31 mars au 7 avril 2019 - Théâtre de l'Epée de Bois - Route du Champ de Manoeuvre, 75012 Paris

Auteur : Malcom X - Mise en scène : Abdassamad Benabdelouahed

Le jeu des comédiens se fera sous la forme d’un chœur théâtral, d’une voix commune… Il n’y a pas de personnage proprement dit mais il y a l’esprit… Les comédiens ne sont pas cantonnés qu’à la scène mais ils évoluent dans le public et parfois même face à face avec le spectateur, le tribun avec la foule, le peuple…

Malcolm X n’était pas un orateur mais bien un tribun à la façon d’un héros portant les mots de tout d’un peuple, de toute une humanité.

Ses mots sont aussi vrais aujourd’hui qu’il y a 50 ans ; une intemporalité du discours qui choque les spectateurs.

Les projections d’archives vidéos qui se mêlent aux discours, sont aussi le témoignage d’une réalité que le théâtre ne pourra jamais attraper.

Malcolm X est résolument une pièce tragique qui se termine par son assassinat. Même dans sa mort, ce héros porte l’image de tous ceux qui ont été assassinés à son époque : Patrice Lumumba, Martin Luther King, Che Guevara, Mehdi Ben Barka et tant d’autres.

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Reprise

Du 16 février au 14 avril 2019 - Théâtre du Petit Montparnasse - 31 Rue de la Gaité, 75014 Paris.

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

Anaïs Nin - Une de ses vies

 

Du 13 au 30 mars 2019, une pièce de théâtre écrit et mis en scène par Wendy Beckett, assistée de Diana Iliescu Vibert - Théâtre de l'Athénée - Sq. de l'Opéra Louis-Jouvet 7 rue Boudreau - 75009 Paris

"Anaïs Nin - Une de ses vie" se déroule dans le Paris des années 1930. À cette époque, de nombreux artistes étrangers convergent vers la capitale française pour échapper au carcan de la morale trop restrictive de leur propre pays. Comme les témoins de son histoire, nous assistons à l'évolution de l'auteure Anaïs Nin. Nous suivons le cheminement complexe de son développement, les difficultés inhérentes à sa volonté d'aller au bout de ses ambitions littéraires. Son écriture extrêmement personnelle captive tout autant ses lecteurs qu'elle intimide ses éditeurs.. Dans cette pièce (basée sur l'histoire vraie), Anaïs Nin et Henry Miller se rencontrent et tombent passionnément amoureux. Cependant, la frontière entre l'amour et l'art se révèle être difficile à définir. Bientôt, une relation parallèle se noue entre Anaïs et June, la femme d'Henry Miller.

Alors qu'Anaïs travaille avec son thérapeute pour tenter de comprendre les rouages de ce trio amoureux qui mêle le sexe et l'amour à l'art, son père, jusque-là absent de sa vie, apparaît soudain, troublant davantage encore des frontières mal définies.
Il est alors impossible pour quiconque de savoir qui est amoureux de qui...

Le silence des autres

 

Le Silence des autres est un film réalisé par Almudena Carracedo et Robert Bahar (à partir du 13 février 2019)

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes. Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

La bande annonce

Le génocide des Arméniens : quelles images contre le déni ?

 

Le 14 février 2019 de 12h30 à 13h30 au MK2 Odéon - 113 bd Saint Germain / 7 rue Hautefeuille 75006 PARIS, photographies, illustrations et extraits de films de fiction et documentaires.
Avec Claire Mouradian, Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC, CNRS/EHESS)
Un siècle après, le génocide des Arméniens de 1915 est toujours nié par l’Etat turc, héritier de l’Empire ottoman. D’où de nombreux travaux centrés sur la question de la preuve. Dans une époque où le « choc de l’image » est devenu souvent prééminent par rapport au « poids des mots », comment peut-on documenter et illustrer ce crime contre l’humanité sur lequel les sources iconographiques sont non seulement rares du fait de la censure, des limites technologiques de l’époque et de l’effacement des traces, mais aussi mal référencées, nécessitant un travail d’authentification ?
La discussion avec le public s’organisera autour d’une série de photographies, d’illustrations et d’extraits de films de fiction et documentaires.

LA PLACE DU DIAMANT

 

Du 20 février au 11 mars 2019, une pièce mise en scène par Gilles Bouillon - Théâtre de l'ATALANTE, 10 Place Charles Dullin, 75018 Paris - 01 46 06 11 90

Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail – elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier –, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage… Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

Le cas Eduard Einstein

 

Du 5 février au 4 mai 2019, pièce de de Laurent Seksik , mis en scène par Stéphanie Fagadau - Comédie des Champs Elysées, Paris - 15, av Montaigne 75008 PARIS - Tél. 01 53 23 99 19

La pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.Le bouleversant drame personnel du génie universel. "Le cas Eduard Einstein", tragédie en deux actes adaptée du best-seller de Laurent Seksik, raconte l'histoire véritable du fils fou d'Einstein, Eduard, atteint de schizophrénie. Sur fond de trame historique puissante, dans l'Allemagne des années 30 puis l'Amérique de Mc Carthy, la pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.
Le bouleversant drame personnel du génie universel.

Camille contre Claudel

 

Prolongation : du 31 janvier au 9 février 2019, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

La Machine de Turing

 

Prolongation : du 30 janvier au 28 avril 2019, pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard - Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter.
Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ?
Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ?
Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

La Fin de l’homme rouge

 

Du Vendredi 8 février 2019 au Dimanche 17 février 2019 - Les Gémeaux, 49 avenue Georges Clémenceau, 92330 Sceaux, à 20h45, dimanche à 17h, relâche lundi et mardi. Tél :01 46 61 36 67.

Une pièce de théâtre d’après le roman de Svetlana Alexievitch par Emmanuel Meirieu.

Pendant quarante ans, Svetlana Alexievitch a parcouru ce pays qu’on appelait l’URSS et enregistré des centaines de témoignages pour écrire ce qu’elle appelle des « romans de voix », œuvres polyphoniques, chorales, symphoniques, faites de ces confessions, tout ce dont la grande histoire ne tient jamais compte, l’histoire laissée de côté. « Ce qui m’intéresse, écrit-elle, c’est le petit homme, le grand petit homme car la souffrance le grandit. Dans mes livres, il raconte lui-même sa petite histoire, et en même temps, il raconte la grande histoire. »

De La fin de l’homme rouge, Emmanuel adaptera huit témoignages, huit personnages, de toutes les générations, dans un écrin de lumière et de musique, à sa façon.

Doreen, d'après la lattre à D

 

Pièce de théâtre de David Geselson avec David Geselson et Laure Mathis

  • Jusqu'au 30/01/2019 : Théâtre de la Bastille - Paris -0143574214
  • du 26/02 au 27/02/2019 : Théâtre Gabrielle Dorziat - 51200 Epernay – 0326511580
  • du 12/03 au 14/02/2019 : Le Moulin du Roc – 79000 Niort – 0549773230
  • du 19/03 au 22/3/2019 : La Comédie de Saint-Etienne – 42000 Saint-Etienne – 0477251414
  • du 24/04/ et 25/4/2019 : Théâtre Jarnisy – 54800 Jarny - 0382332867

Nous sommes dans le salon et l'intimité d'un couple, au milieu du désordre de leurs souvenirs et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Rendant à D. toutes ses lettres, David Geselson imagine les mots de Doreen et ceux d'André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour.
Elsa Kedadouche

 

Retour à REims

 

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.