Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

Sand prénommée George

 

Les dimanches 7, 14,  21 et 28 octobre à 15h au théâtre de La Contrescarpe - 5 rue de Blainville 75005 Paris - 0142018188

Femme sans concession, George Sand méritait un vibrant hommage de Pierrette Dupoyet.

George Sand, figure troublante de l’époque romantique, a été une tendre rebelle, émerveillée par les leçons de la nature. Nous la retrouvons à l’automne de sa vie, feuilletant son herbier et égrenant  les méandres exaltants de son existence dont elle nous livre quelques secrets. Aimée de Musset et de Chopin, mais également choyée par un certain Manceau, George SAND a ouvert la porte de nombreuses cages et s’est souvent retrouvée là où on ne l’attendait pas. Elle est devenue, au fil du temps, de ses écrits et de ses engagements, le symbole de la Femme en marche vers sa propre liberté.

mama

 

Une pièce de théâtre d'Ahmed El Attar.

"La question que pose Ahmed El Attar n’est jamais soulignée : le tout venant du quotidien familial ne serait-il pas la fabrique domestique de la névrose machiste ? En effet, tous les machos ont une mère. La tendance oppressive que peut contracter un homme ne résulterait-elle pas d’un dégât collatéral dû aux luttes de pouvoir féminines au sein de la maison familiale ? Les mères ne seraient-elles pas complices implicites de la tendance suprématiste virile en perpétuant l’ordre établi du patriarcat ? Pétries de bonnes intentions, toutes les attentions prodiguées aux enfants mâles, habitudes héritées et reproduites sans en questionner l’usage ni le fondement, ne seraient-elles pas le terreau de l’élaboration sociale du type mâle dominant ? Et misogyne de surcroît ? L’hypothèse est osée mais pas inédite. Circonvenue ici au contexte égyptien, elle ne dédouane pas les hommes de leur propre responsabilité pour autant. Comme toujours, El Attar excelle dans le portrait de groupe joyeusement cruel. Le pamphlet adopte l’allure d’une comédie sociale à l’égyptienne alors que la création scénographique de Hussein Baydoun inscrit le propos dans une esthétique très contemporaine. L’interrogation sociologique, suscitée par des réflexions intimes de l’auteur, est laissée à la discrétion du public. Le spectateur occidental pourra sans doute relever ici ou là quelques ressorts familiers par-delà le contexte géographique."


Après Avignon, la pièce fera un tour de France :

–  9 octobre 2018, Théâtre Paul Éluard, Choisy-le-Roy

–  11 au 14 octobre, Festival d'Automne à Paris, MC93, Bobigny

–  16 et 17 octobre, Maison de la Culture, Bourges

–  10 novembre, Festival Les Rencontres à l’échelle, Marseille

–  15 et 16 novembre, Festival du Théâtre national de Bretagne, Rennes

–  14 et 15 mai 2019, Le Quartz Scène nationale, Brest

–  18 mai, Le Liberté Scène nationale de Toulon

 

Rencontre avec Ahmed El Attar -Festival d'Avignon 

 

ET PENDANT CE TEMPS, SIMONE VEILLE !

 

Jusqu'au 26 juillet 2018, une pièce de théâtre de Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon et Trinidad. Textes des chansons : Trinidad. Théâtre de la Contrescarpe : 5 rue Blainville 75005 Paris - 0142018188 Marie Montoya, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Nathalie Portal se sont réunies pour nous raconter à leur façon l'évolution de la condition féminine en France des années 50 à nos jours au travers de trois lignées de femmes. De récits farfelus (mais instructifs !) en chansons désopilantes : une autre façon de parler des femmes.... Un spectacle populaire éducatif hilarant sur les droits de la femme ? Oui c'est possible.

Rencontres d'été théâtre & lecture en Normandie

 

Du 14 juillet au 19 août 2018 spectacles de théâtre et lectures en Normandie

Les Rencontres d’été théâtre & lecture en Normandie mettent en scène la littérature sous toutes ses formes : spectacles, lectures-spectacles, lectures-concerts, repas-spectacles, rencontres littéraires, promenades-lectures, films, ateliers, concours d’écriture, expositions… 80 rendez-vous dans une vingtaine de villes et villages.

Chaque été, depuis 2002, La Compagnie PMVV le grain de sable vous invite, dans un esprit de découverte et de convivialité, à partager une nouvelle moisson de propositions.

André Gide et la petite dame - Correspondance Maria Van Rysselberghe et André Gide (Gallimard, 2016)

Lettres à Ysé - Lettres de Paul Claudel (Gallimard, 2017)

Félicien Rops épistolier - Correspondance de Claude Debussy (Gallimard, 2005

Les Quatre Soeurs

 

Le dernier film de Claude Lanzmann. En salle depuis le 4 juillet 2018.

Poursuivant un travail de mémoire commencé dans les années 1970, Claude Lanzmann s’attache cette fois aux témoignages de quatre femmes qui ont vécu l’enfer des camps ou du ghetto. Un documentaire poignant qui décrit les stratégies de survie face à la machine d’extermination nazie. Initialement diffusé sur Arte, il sort en salles ce mercredi 4 juillet.

le Cercle littéraire de Guernesey

 

Un film sorti le 13 juin 2018, de  Mike Newell.

 Avec : Lily James , Michiel Huisman , Matthew Goode , Jessica Brown Findlay , Tom Courtenay , Penelope Wilton , Katherine Parkinson , Glen Powell , Marek Oravec , Bronagh Gallagher

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

[Une critique du film]

Bande-annonce

On n'est pas que des valises

 

u 20 au 23 septembre 2018, à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Une pièce de théâtre relate "l'épopée" des salariées da Samsonite.

Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

[vidéo du spectacle]

mujer vertical

 

Du 10 au 14octobre 2018 à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Spectacle franco-colombien d'Eric Massé

En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés le personnage de Juliette, qu’il a créé en 2011 après avoir lu dans Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir qu’« on ne naît pas femme, on le devient ».

Les enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe

 

Diffusion : mardi 5 juin 2018, 22h20 sur Arte   Un film de Ruth Zylberman  

La réalisatrice a choisi au hasard un immeuble dont elle ne savait rien. Aujourd’hui, rien n’indique que, il y a plus de soixante-dix ans, ce bâtiment fut pour certains de ses habitants un piège ou un refuge.

Pendant plusieurs années, elle a enquêté sur son histoire, avant, pendant, après la Seconde Guerre Mondiale. Elle a retrouvé les anciens locataires, à Paris, en banlieue, en province, à Melbourne, New York et Tel Aviv. Elle les a filmés, ainsi que les pierres et les habitants de l'immeuble aujourd'hui.

En choisissant cette échelle de l’immeuble, qui replace les individus dans un réseau d’interactions, de solidarités, de voisinages décisifs, en filmant les habitants d’hier, ceux d’aujourd’hui, et en enquêtant dans les archives, Ruth Zylberman reconstitue et raconte l’histoire de cet immeuble anonyme, et saisit les traces d'une intimité brisée.

La bande annonce

 Interview sur France Culture (01/06/2018)

Reprise

 

A partir du 30 mai 2018, le film de H. Le Roux dans une version restaurée.

Le 10 juin 1968 c'est la reprise aux usines Wonder de Saint-Ouen. Pour faire revenir au travail les ouvriers et surtout les ouvrières, la CGT et la CFDT locales mettent le paquet.
Mais une jeune ouvrière en larmes refuse et crie qu'lle "n'y foutra plus les pieds dans cette taule".

Le Roux, en 1995, tente de retrouver cette ouvrière et interviewe plusieurs protagonistes de l'époque.

À l'occasion de la ressortie du film de 1996 sur la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen le 10 juin 1968, le mk2 Beaubourg propose deux soirées-débats :
- mardi 5 juin : Suspens et mise en scène de la parole avec les cinéastes documentaristes Mika Gianotti et Meryiem de Lagarde, membres d’ADDOC et Nadine Tarbouriech, monteuse du film.  
- jeudi 7 juin : en compagnie de l'écrivaine, Leslie Kaplan

 

Un film de 10 minutes sur la reprise du travail aux usines Wonder (juin 1968)

L'établi

 

Du 7 juin au 1er juillet 2018 - Du jeudi au samedi à 20h30 - Samedi et dimanche à 16h00 - au Théâtre de l'Epée de Bois - La Cartoucherie - Vincennes [et du 6 au 29 juillet au OFF d'Avvignon]

Une pièce de théâtre de la Compagnie du Berger, d’après le livre de Robert Linhart - Mise en scne : Olivier Mellor

L’Établi est une épopée. Quatre mois intenses d’immersion. D’autres mois pour digérer, et écrire. Puis le silence, des années durant.
Se souvenir du bruit, même en dormant. Les gestes répétés, les paroles d’ouvriers, et la solitude, la saleté, le pognon et tout le reste. Paris, ses banlieues toutes neuves, et l’avènement d’une société de loisirs. Après mai 68, que Robert Linhart a passé à l’hôpital, les pavés sont retombés et il a fallu retranscrire, réfléchir, proposer cette autre société. Il a fallu rapprocher les générations, les cultures. Et le « vivre ensemble » s’est construit sur les ruines de mai 68....

Sur scène, il y aura ce narrateur. Trois ou quatre acteurs, pour l’aider à (se) jouer (de) tous les autres : les ouvriers, les petits patrons, la société. Quelques archives et beaucoup de matière sonore, autour de la musique de Toskano et Vadim Vernay, qui sera jouée live. Comme un bruit de fond, persistant, qui empêche la concentration, qui mine le recul nécessaire pour ne pas devenir fou, usé, obsolète. A travers des projections de photos, de documents d’époque, de vidéos subjectives, nous aborderons L’Établi comme un terrain à explorer, avec le souci constant de ne pas nous positionner avec ce recul arrangeant, aujourd’hui vieux de quarante ans, qui pourrait dogmatiser le propos. Respecter le rythme de l’époque, propre au sociologue dissimulé. Il faut vivre le spectacle comme quatre mois de questionnements et d’étonnements, jour après jour, comme un tunnel d’expériences humaines, avec les machines, avec les horaires, le rendement et la cadence.

La musique nous aidera à boucler ce périple en terrain inconnu, pour opposer au silence de Robert Linhart une pulsation de Spoutnik, industrielle, persistante et familière.

 

Une interview de Robert Linhart par Laure Adler (26 décembre 2016)

Les Chatouilles

 

A partir du 30 mai 2018, un film avec Andréa Bescond (déjà dans la pièce de théâtre "Les chatouilles ou la danse de la colère"), Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Grégory Montel

Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Une fois devenue adulte, Odette libère sa parole, et se plonge corps et âme dans sa carrière de danseuse, dans le tourbillon de la vie…

 

 

Bande annonce

Les Chatouilles ou la danse de la colère

 

Le jeudi 24 mai 2018 à 20h30 Théâtre L'Hermine - à Saint-Malo

L’histoire insolite d’Odette, une jeune danseuse dont l’enfance a été volée et qui se bat pour se reconstruire.

A travers une galerie de personnages entre rires et émotions et une mise en scène subtile d’Eric Métayer, les mots et la danse s’entremêlent et permettent à Andréa Bescond de transporter le spectateur dans un grand huit émotionnel.

 

Distribution : 

Mise en scène: Eric Métayer
Une pièce écrite et réalisée par Andréa Bescond
Lumière:Jean-Yves de Saint-Fuscien
Son: Vincent Lustaud

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

Pourquoi « Les Chatouilles ou la danse de la colère » ? par Andréa BESCOND
« Le choix de cette histoire s’est imposé à moi comme une survie, comme l’envie de dire haut et fort ce que beaucoup ne veulent pas entendre, rejettent en bloc, quoi de plus insupportable que le viol d’un enfant ? « Les Chatouilles » ce n’est pas un jugement, ce n’est pas de condamner la maladie d’un être en souffrance qui inflige des sévices à plus faible que lui mais c’est le constat d’un combat pour exister, respirer, survivre… Mon personnage, Odette, fait partie de ceux qui se battent, de ceux qui taisent une violente déchirure, qui l’occultent même et qui la reçoivent en pleine figure quand elle leur revient comme un tsunami, elle fait partie de ceux dont l’enfance a été brisée par une main adulte dans la culotte en coton, elle subit, elle se tait puis occulte pour enfin se souvenir, rejeter puis dénoncer. Tout le cheminement classique de l’enfant victime de pédophilie, c’est ça dont parle « Les Chatouilles ». Odette nous emmène au coeur de la danse, qui lui permet d’exprimer ce qu’elle ne peut pas dire… Quand la vie fait taire les mots, naissent les paroles du corps. La danse et la musique ont une place primordiale dans cette création, ce qui la rend totalement originale, unique, le mouvement apporte toute une poésie où parfois les mots s’égarent. « Les Chatouilles » est une pièce rare car elle traite d’un sujet lourd avec beaucoup de légèreté, d’humour, car oui on rit beaucoup ! La vie est faite de ces extrêmes, le parcours d’Odette pourra vous paraitre insolite mais il est inspiré d’une histoire vraie, tout aussi vraie que ces chiffres alarmants : il y a 75000 viols par an en France et autant concernant seulement les enfants… Ça valait bien une pièce de théâtre, non? «

 

La bande annonce

En réalités

 

Les vendredi 8 juin 2018 à 20h00 et samedi 9 juin 2018 à 20h00, une pièce de théâtre d'après La Misère du monde de Pierre Bourdieu, mise en scène Alice Vannier - au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – 75013 Paris (métro Bibliothèque François Mitterrand)

«Ce que le monde social a fait, le monde social peut, armé de ce savoir, le défaire.» Pierre Bourdieu

En réalités, est une adaptation de La Misère du monde, ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales.
Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l'individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ?

C’est à travers une suite de mise en résonance de visions de la réalité que nous tenterons ensemble de répondre à ces questions. Entre chaque entretien, nous suivrons, comme un fil rouge, les sociologues dans leurs réflexions, leurs désaccords, leurs incertitudes quant au projet de rendre publiques ces propos privés. Ainsi, les six comédien.n.es passeront subtilement d’un rôle à l’autre, d’une vision à une autre, en essayant de suivre eux-mêmes cette maxime de Spinoza qui débute l’ouvrage de Bourdieu : « ne pas déplorer, ne pas détester, ne pas rire, mais comprendre ».

king kong théorie

 

Du 25 mai au 7 juillet 2018- Théâtre de l'Atelier - 1 place Charles Dullin, 75018 Paris

Texte de Virginie DESPENTES - Adaptation de Valérie de DIETRICH et Vanessa LARRÉ - Mise en scène de Vanessa LARRÉ - Avec Anne AZOULAYMarie DENARDAUD et Valérie de  DIETRICH


"Porté à la scène pour trois comédiennes, ce coup de gueule aussi réjouissant que précurseur de Virginie Despentes bouscule avec vigueur, style et humour les idées reçues sur la place donnée aux femmes et aux hommes dans notre société. Libérateur !"

 

à la trace

 

Du 2 au 26 mai au Théâtre de La Colline -15 rue Malte-Brun 75020 Paris

Pièce de théâtre d'Anne Théron - Texte d'Alexandra Badea

Suite à une série de conversations menées avec Anne Théron autour de la maternité, Alexandra Badea écrit À la trace d’un geste, témoignant à la fois d’elle-même et d’une génération de femmes, faisant de l’écriture une eau qui révèle les dessins invisibles tracés au jus aigre des silences.

Au décès de son père, événement qui réveille un pan anesthésié de mémoire, Clara découvre un sac de femme dans ses affaires. À l’intérieur, peu de choses : quelques objets anodins et une carte d’électeur au nom d’Anna Girardin. Rien de plus, mais suffisamment pour que Clara décide d’enquêter.
Tout en subtilité, le récit déploie une intimité inscrite dans le réel : chacun des personnages que Clara croise sur son chemin mène une vie « normale » tout en semblant être adossé à un mur en train de s’effondrer. Leur chute pourra-t-elle être salvatrice s’ils parviennent à être lucides sur leur rapport au monde ? À la trace explore la manière avec laquelle la société finit par pervertir, défaire ou rendre plus troubles les liens que chacun entretient avec ses proches et sa propre vie.

Au bois

 

Du 3 au 19 mai 2018 - Théâtre de La Colline - 15 rue Malte-Brun 75020 Paris

Une pièce de Benoit Bradel - Texte de Claudine Galéa

Dans cette adaptation très libre, contemporaine et urbaine du Petit Chaperon rouge, Claudine Galea interroge la peur ancestrale du « loup », celle de l’agression. Entre le conte et le périph’, la légende et le fait divers, Au Bois est une histoire d’insoumission et de liberté où les filles, qu’elles soient mères ou adolescentes, sont avant tout des femmes qui ne s’en laissent plus conter. Ni par les parents, ni par les loups, ni par les bois, ni par les chasseurs, ni par la rumeur, cette vox populi qui affiche sa morale puritaine et qui sournoisement a faim de vengeance et de sang. En ces temps de repli, de brutalité et d’humiliation, ces temps où l’individu isolé ne semble pas pouvoir grand-chose, Au Bois est une pièce où l’on parle haut, où l’on chante fort, où la jeunesse donne le La, une pièce où l’on ne renonce à rien et surtout pas à aimer. Ici, la friction entre légende et hyperréalisme laisse planer une abstraction poétique et place la parole en apesanteur. L’économie de l’écriture, signe d’une retenue pudique, laisse s’éveiller les sensations et immédiatement filtrer une émotion infinie.

Duras et le cinéma

 

Le mercredi 11 avril à 20h30 au cinéma "Les Trois Luxembourg" (Paris)

Dans le casdre du "Cycle cinéma des poètes" une soirée sera consacrée aux relations que Duras a entretenues avec le 7e art.

Maîté Snauwaert, auteur de Duras et le cinéma dans la collection "Le cinéma des poètes" (Nouvelles Éditions Place, 2018) animera cette soirée durant laquelle le film La Douleur d'Emmanuel Finkiel sera projeté.

Tous mes rêves partent de Gare d’Austerlitz

 

Du 29 mars au 13 avril 2018 au théâtre de Stains 19 rue Carnot – 93240 STAINS

Dans une maison d’arrêt, des femmes sacrifient souvent leur promenade quotidienne pour quelques heures à la bibliothèque. Autour de la bibliothécaire, Barbara, se retrouvent, tous les jours, Rosa, Marylou, Zélie et Lily.

Elles évoquent, dans la passion ou la querelle, leur quotidien, leur travail, leurs amours, leurs rêves ou leurs enfances. Un soir de Noël, elles ont quartier libre. Elles préparent la fête et les cadeaux qu’elles doivent envoyer à leurs enfants. Avant minuit, débarque une « primo arrivante » Frida, arrêtée pour l’enlèvement de sa fille. Elle a été dénoncée au moment où elle achetait pour sa fille, Alice, la pièce d’Alfred de Musset : « On ne badine pas avec l’amour ».

Confrontée soudain à la réalité de l’enfermement, et ne supportant pas d’être séparée de son enfant, Frida veut mourir. Pour la sauver, les filles lui proposent de jouer une scène de la pièce de Musset, qu’elle pourrait filmer clandestinement et envoyer à Alice.

Au fur et à mesure, qu’elles avancent dans la controverse, sur l’amour et la religion, elles réalisent que la pièce fait écho à leurs propres parcours et blessures, et finissent par se confondre jusqu’à se déchirer, en vrai, avec les personnages de Musset. « On ne badine pas avec l’amour », pièce écrite pour dénoncer, sans concession, l’emprise de la religion, et pour interroger, avec cruauté, l’amour, va soulever les prisonnières comme une tempête. Emportées par le souffle de Musset, elles découvrent, à leur tour, à quel point ce monde contemporain, gangrené par la violence de la religion, et le pouvoir des hommes, détruit ou abime l’idéal d’amour des femmes, qu’elles soient libres ou prisonnières.

Notre innocence

 

Du 14 Mars au 11 Avril 2018, du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30, au Théâtre de La Colline - 15, rue Malte-Brun, Paris 20e
Anciennement Victoires -texte et mise en scène Wajdi Mouawad

« Je m'en fous de la langue et comprenne qui pourra et si mes mots ne sont plus assez forts pour vous faire entendre le chaos qu'il y a à l'intérieur, ce chaos-là je vous le jette à la gueule, ce chaos-là je vais vous le hurler ! » (Wajdi Mouawad)

Notre innocence est l’histoire d’un groupe d’amis confronté au décès brutal de l’une des leurs. Elle s’appelait Victoire, elle avait une vingtaine d’années. Portée par la force brutale de la poésie, elle croyait aux mots qui disent les maux. Dévastés, ses camarades oscillent entre la conviction d’un suicide et celui d’une mort accidentelle. Désemparés, ils refusent qu’il ne puisse exister qu’une seule réalité et sont obsédés par le geste qu’ils devront poser auprès d’Alabama, la fille de Victoire. Nul n’aurait pu imaginer la férocité de la transformation qu’une telle mort engendrerait chez chacun d’eux. Quand la disparition de l’un devient révélation pour soi, alors du nom de Victoire peut éclore l’élan de la vie.

Claudel

 

Du 7 au 24 mars 2018 - Athénée théâtre Louis-Jouvet -Sq. de l'Opéra Louis-Jouvet -7 rue Boudreau - 75009 Paris

Pièce écrite et mise en scène par Wendy Beckett

Camille Claudel est une icône, un symbole pour les artistes féminines partout dans le monde.  Pourtant son destin tragique laisse beaucoup de questions sans réponses : Était-elle folle ou est-ce qu’une terrible erreur de jugement a été commise ? Pourquoi a-t-elle dû rester enfermée pendant 30 ans ? Dans cette nouvelle pièce, Wendy Beckett met en avant dès le début le point de vue de Camille Claudel, et vise à exprimer ses sentiments internes en donnant vie à ses sculptures les plus connues à travers des chorégraphies de Meryl Tankard.

Ayant étudié la littérature, la psychologie et la science, Wendy Beckett enrichit ses pièces de théâtre de toutes ces connaissances.  Elle a écrit plus de vingt-cinq pièces et en a mises en scène plus de quarante partout dans le monde.  Avec Claudel, elle continue sa série de pièces biographiques sur les figures féminines importantes du milieu artistique, leur donnant une voix....

PEUBLÉTO (Rêves et Réalités)

 

Les 23 mars à 20h00 et 24 mars à 16h00 - Le Tarmac - 159 avenue Gambetta, 75020 Paris - Tél : 01 43 64 80 80.

Bienvenue Bazié et Auguste Ouedraogo, les deux compères burkinabès, sont de retour au Tarmac. Cette fois, Bienvenue est seul en scène. Auguste l’accompagne à la chorégraphie.

Le danseur et chorégraphe a choisi de revenir sur les traces de son adolescence, de questionner ses parents, de feuilleter ensemble le livre des souvenirs et surtout de s’interroger sur ce qui a fait du jeune homme qui poursuivait des études de comptabilité un danseur.

L’adolescence est pour tous la croisée des chemins, l’instant fragile où il s’agit de faire de ses rêves une réalité. Ou de la réalité un rêve !

Bien sûr, il y eut la mère, ses balancements et ses berceuses. Le père qui le mit pour la première fois en scène. Mais pas facile pour l’adolescent d’oser tout plaquer pour faire l’artiste. Pas facile pour les parents d’accepter le choix audacieux de leur fils et risquer de subir l’opprobre de la famille et des autres…

Entre les images des parents, leur silence et le regard qu’ils portent sur leur fils, entre les instants de doute et la certitude de l’envie, le danseur croise ses gestes avec la vidéo de Gregory Hiétin en contrepoint de la danse. Il nous invite dans la marge de ses souvenirs pour un solo de mémoire.

Heureusement, le père a su donner son accord. « J’espère que tu sais ce que tu fais ! » a-t-il seulement dit. Pour Bienvenue Bazié, de la comptabilité à la danse, il n’y eut qu’un pas.

sur la langue de ma mère - Parcours Filles Femmes

 

Le dimanche 25 mars de 15h à 18h, à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e - Mº ligne 2 arrêt Couronnes - Mº ligne 3 arrêt Parmentier - Bus ligne 96

Les langues maternelles sont souvent perçues comme le berceau de nos cultures et de nos identités, véritables matrimoines de l’humanité. Elles bercent de leur musique nos oreilles  dès la naissance, impulsent les rythmes de nos corps et participent très certainement à construire notre pensée. Le Comité Métallos nous invite à réfléchir à notre rapport intime à notre langue maternelle. Au programme : performances déambulatoires croisant danse et textes avec Catherine Bedarida, Patrice Kucharz, Isabelle Maurel, Davide Napoli et Andrea Semo et les participants de l’atelier « les corps les mots », un troc de livres, une exposition de dessins de Mireille Roustit et de textes et illustrations issus d’un atelier avec Véronique Massenot, un café philo avec Hélène Boissière et un atelier de contes et écriture pour les enfants avec Margot Reminiac.

Entrée libre

1300 grammes

 

Une pièce de théâtre de Léonore Confino - mise en scène par Catherine Schaub

  • Le 16.03.2018 au Théâtre de Saint Malo
  • Les 18.03.2018 et 20.03.2018 au Théâtre Jean Vilar à Suresnes
  • Le 23.03.2018 à La Lanterne à Rambouillet
  • Le 03.04.2018 à l'Espace Michel Simon à Noisy le Grand

 Présentation

"1300 grammes, c’est une plongée dans le fonctionnement de notre cerveau :

Son développement, de la naissance à la mort, la circulation des pensées, l’organisation de notre mémoire, le parcours chimique du bonheur, du désir, de l’attachement, de la rupture... comment s’orchestre un organe qui porte la trace de tout ce que nous vivons ?

La pièce suit le parcours de Camille, qui, à 34 ans, s’immerge dans des recherches scientifiques pour écrire une pièce sur le cerveau. Elle se retrouve confrontée à une explosion : celle d’un souvenir enfoui.

Souvenir d’adolescence. Le suicide de son premier amour.

Sur le rythme d’une batterie, débute alors une enquête entre rencontres décisives et témoins du passé, ponctuée par la conférence d’un célèbre neurologue qui l’emmène à la rencontre des coins cachés de son système cérébral.

1300 grammes est une épopée scientifique qui donne à éprouver l’imbrication au sein de notre cerveau entre sensations, réflexions et émotions.

C’est aussi l’histoire autobiographique de l’auteure de la pièce."

La bande annonce

1336 (parole de Fralibs)

 

Du Mercredi 7 mars 2018 au Jeudi 31 mai 2018 - Théâtre de Belleville, 94 rue du Faubourg du Temple, 75011 Paris, France.

Du mercredi au samedi à 21h15, les dimanches à 17h. Relâches les 17 et 23 mars. Tel : 01 48 06 72 34. www.theatredebelleville.com.

Une aventure sociale racontée par Philippe Durand

Derrière " 1336 " se cache un décompte des jours de lutte, ceux passés de la fermeture de l’usine Fralib jusqu’à la fin du conflit entre Unilever et les ouvriers du groupe fabriquant les thés Lipton et Éléphant. 1336 est aujourd’hui la nouvelle marque des thés produits par la SCOP qu’ils ont créée en 2015. 

1336 (parole de Fralibs) raconte ce combat de David et Goliath modernes. Après Paroles de Stéphanois, Philippe Durand prête sa voix à ces hommes et femmes qui, attachés à leur travail et refusant la fatalité, ont fait plier le géant économique. Le comédien donne corps aux rencontres qu’il a faites, aux interviews qu’il a menées auprès des Fralibs dans leur usine, à Gémenos près de Marseille, en gardant leurs paroles intactes. Cette épopée sociale, humaine, retrace les grands faits de cette aventure collective et rend un vibrant hommage au courage et à la pugnacité de ces ouvriers sauvant leur emploi et un savoir-faire artisanal. 

Victoires

 

Du du 14 Mars au 11 Avril 2018 (du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30) au théâtre de La Colline - 15 Rue Malte Brun, 75020 Paris

Une pièce de théâtre de Wajdi Mouawad

Une jeune femme d’une vingtaine d’années, portée par l’intuition du siècle qui l’a vue naître et refusant celui qui s’ouvre à elle, se tue un matin en se jetant de la fenêtre de son appartement. Pourtant elle s’appelait Victoire, pourtant elle était portée par la force brutale de la poésie. Pourtant elle croyait aux mots qui disent les maux. Dans l’instant indicible qui veut qu’une femme choisisse de se donner la mort, il y a aussi parfois l’intuition d’un don comme si, par ce geste irréparable, ce qui ne pouvait être exprimé la mort seule savait l’offrir. Si nous sommes chacun des chagrins potentiels aux êtres qui tiennent à nous, si la disparition du moindre être humain est un trou béant pour la tribu qui l’aimait, alors nul, dans cette tribu qui sera envahie par la stupeur à l’annonce du suicide de Victoire, n’aurait pu imaginer la férocité de la transformation qu’une telle mort va engendrer chez chacun d’eux. Quand la disparition de l’un devient révélation pour l’autre, quand la mort terrifiante de la parole d’une jeunesse devient silence assourdissant pour tout un monde, quand la mort devient un geste posé avec une telle férocité, que tous devront bien reconnaître qu’un pas en avant a été fait, alors le nom de Victoire pourra devenir le nom de chacun et de ce nom éclore le mot de la vie.

La Vedette du quartier -Thérapie comique légèrement égocentrée

 

Un spectacle de Riton Liebman à la Maison des Métallos - du 23 au 28 janvier 2018 - 4 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e
Mº ligne 2 arrêt Couronnes - Mº ligne 3 arrêt Parmentier - Bus ligne 96

Après Liebman Renégat présenté aux Métallos en mai 2017, Riton Liebman entame avec La Vedette du quartier le deuxième volet de sa trilogie autofictionnelle. Riton nous raconte ses débuts triomphants au cinéma puis la jungle du « showbiz » avec toujours autant d’humour belge et d’autodérision ! 1977, Riton a 13 ans. Au désespoir de sa mère, il est choisi pour tourner dans Préparez vos mouchoirs de Bertrand Blier avec Patrick Dewaere et Gérard Depardieu. La scène où il finit dans le lit de Carole Laure fera de lui la vedette du quartier. Fort de cette nouvelle notoriété, il quitte l’école à 16 ans et s’installe à Paris où il découvre les Bains Douches, l’alcool, les petits boulots, les castings et les cures de désintoxication. Riton nous raconte le Paris des années 80 aux côtés des stars de l’époque avec verve et sans complaisance. Avec La Vedette du quartier, Riton nous offre autant l’histoire d’un mec qui se prend les pieds dans les portes du paradis, que celle d’un enfant perdu dans un monde de grands.

12 jours

 

Un film de Raymond DEPARDON Depuis 2013, les établissements disposent de douze jours pour présenter les patients internés sous contrainte à un juge des libertés et de la détention, qui doit statuer sur le prolongement de leur internement ou sur leur remise en liberté. Cette décision est prise dans le cadre d’une audience entre juge et patient, ce dernier étant accompagné d’un avocat et pouvant ensuite se pourvoir en appel. Ce sont ces entretiens que Depardon a obtenu l’autorisation de filmer, à l’hôpital du Vinatier, à Lyon, où se succèdent, devant sa caméra, une dizaine de cas (parmi les 72 que le cinéaste a pu suivre). Dix personnes en situation de grande fragilité, souffrant de dépression, de pulsions suicidaires, de dissociation ou de schizophrénie paranoïde, et dont la réunion au sein du film offre une chambre d’écho saisissante aux détresses contemporaines.

Interview parue dans LE MONDE

L'usine de rien

 

Un film de João Matos, Leonor Noivo, Luísa Homem, Pedro Pinho et Tiago Hespanha, fruit de leur travail en commun et réalisé par Pedro Pinho

Une nuit, des travailleurs surprennent la  direction en train de vider leur usine de ses machines. Ils comprennent qu'elle est en cours de démantèlement et qu'ils vont bientôt être licenciés. Pour empêcher la délocalisation de la production, ils décident d'occuper les lieux. À leur grande surprise, la direction se volatilise laissant au collectif toute la place pour imaginer de nouvelles façons de travailler dans un système où la crise est devenue le modèle de gouvernement dominant.