Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

[voir également les pages "LA TERRASSE" et "Littérature et Télévision"]

 

Pour les enfants et les jeunes, un site spécialisé répertoriant toutes les pièces de théâtre par genres, par âges, par thèmes, évènements à venir

yuli

 

Film espagnol d'Icíar Bollaín. En salles à partir du 19 juillet 2019

L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.

Vita & virginia

 

A partir du 10 juillet 2019, un film de Chanya Button avec Gemma Arterton, Elizabeth Debicki, Isabella Rossellini, Rupert Penry-Jones, Peter Ferdinando

Virginia Woolf et Vita Sackville-West se rencontrent en 1922. La première est une femme de lettres révolutionnaire, la deuxième une aristocrate mondaine. Quand leurs chemins se croisent, l'irrésistible Vita jette son dévolu sur la brillante et fragile Virginia. Commence une relation passionnelle qui fait fi des conventions sociales et de leurs mariages respectifs. La fascination que Virginia ressent pour Vita, l'abîme entre sa vie d'artiste et le faste de l'excentrique aristocrate donneront naissance à Orlando, une de ses oeuvres maîtresses, bouleversante réflexion sur le genre et sur l'art.

Le film est basé sur les lettres échangées entre Vita Sackville-West et Virginia Woolf.

Points de non-retour (Quais de Seine)

 

Du 7 novembre au 1er décembre 2019 au Petit Théâtre (du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - durée 1h50) - Théâtre de La Colline Paris

Texte et mise en scène Alexandra Badea

Pour ce deuxième volet de la trilogie Points de non-retour, Alexandra Badea place au centre de l’histoire le personnage de Nora, réalisatrice de documentaires pour la radio publique française. Au cours d’un voyage en Algérie, sur les traces de son grand-père qu’elle n’a jamais connu, Nora tente de combler les silences de son père sur ses origines. Dans cette quête, elle sera confrontée à la complexité de la guerre d’Algérie, moins manichéenne qu’au temps des affrontements entre indépendantistes et partisans de l’Algérie française.
Quelle est la responsabilité de l’Histoire dans les déchirements de cette famille aux origines mixtes, comme il en existe tant ? C’est une question qui relie tous les personnages de cette  fresque déployée en trois parties dont la première, Thiaroye, est créée à La Colline en septembre 2018. Alexandra Badea et sa troupe d’actrices et d’acteurs poursuivent leur traversée de l’Histoire contemporaine et plus que jamais universelle de la France.


Sur la route

    1. du 4 au 7 décembre 2019 à la Comédie de Béthune
    2. les 22 et 23 janvier 2020 au Lieu Unique – Nantes
    3. le 3 février 2020 au Gallia Théâtre – Saintes
    4. le 6 février 2020 à la Scène nationale d’Aubusson
    5. du 12 au 14 mai 2020 à la Comédie de Saint-Étienne

 

Festibal d'Avignon - 73ème édition

 

Du 4 au 23 jullet 2019 en Avignon

Le programme complet

Noire

 

Du 12 au 30 juin 2019, une pièce de théâtre de Tania de Montaigne, adaptation et mise en scène : Stéphane Foenkinos + Théâtre d Rond Point - 2 rue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris

D’après « Noire – La Vie méconnue de Claudette Colvin » de Tania de Montaigne

Vous êtes noire, donc moins que rien.
Avant Rosa Parks, en mars 1955, Claudette Colvin, jeune Noire d’Alabama, dit non : elle ne cède pas dans le bus sa place à un Blanc. Tania de Montaigne s’empare de son propre texte et fait entrer l’auditoire dans la peau de son héroïne.

 

Vidéo de présentation

Avignon Off 2019 : quelques projets à découvrir

 

La sélection de "LA TERRASSE" (du 4 au 28 juillet 2019 en Avignon)

En avant-première, alors que notre hors-série Avignon en Scène(s) 2019, sur le point d’être finalisé (parution le 1er juillet), chroniquera environ 300 spectacles – In et Off -, voici un premier jet de projets d’Avignon Off à consulter avant votre venue. Parmi ceux-ci, certains que nous avons vus et aimés, d’autres, qui seront créés en juillet et qui nous paraissent intéressants. Bien évidemment, ce choix de spectacles lacunaire est à compléter. A suivre… 

NUMÉROS D’ÉCROU

 

Le samedi 22 juin 2019 à 20h30, une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Valérie Durin -THÉÂTRE DE L’ÉPÉE DE BOIS - Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

L’histoire vraie d’un atelier-théâtre mixte en prison, des femmes et des hommes. L’avancée, les progrès, les pages qu’ils tournent, des départs, des arrivées, la vie quotidienne carcérale. Les conflits, les peurs, l’injustice, l’incroyable liberté, la légèreté, l’humour irrésistible. L’absurdité comique et désespérante de l’enfermement.
Depuis une dizaine d’années Valérie Durin tente de conjuguer théâtre et prison. Au début, seuls les hommes du centre de détention participent à l’atelier. Au bout de la sixième année, les femmes les rejoignent. L’aventure prend une autre dimension, la mixité fait éclater les cadres mis en place. Il ne s’agit plus seulement de briser les spirales d’échec, de réveiller les esprits, de dépasser les mésestimes ou le désespoir, mais de vivre et d’aimer. Ensemble ils osent éclater de rire, parler d’amour, de l’abandon, des regrets. Avec pudeur et sincérité.
En pratiquant le théâtre, ces femmes et ces hommes s’exposent au regard de l’autre, de tous les autres. De séance en séance, entre les murs de la prison, ils réinventent la vie, la faisant jaillir à nouveau, plus forte, plus dangereuse peut-être…

L'autre fille

 

Du mardi 21 mai au mercredi 19 juin 2019, une pièce de théâtre d' Annie Ernaux. Mise en scène de Nadia Rémita. Studio Hebertot -78 Bis Boulevard des Batignolles, 75017 Paris

"Elle était plus gentille que celle-là". Celle-là c'est elle, Annie Ernaux.

Des mots surpris de la bouche de sa mère l'été de ses 10 ans. Des mots comme des gifles quand on se croit unique et adorée.

Pour la première fois, Annie Ernaux s'adresse à Ginette,  la sœur cachée, la petite sainte. Avec des phrases courtes et dépouillées, elle brise le secret de famille, s'interroge.

Comment être quitte ? Pourquoi n'avoir rien dit ? L'écriture sonne comme un uppercut, un coup de tonnerre.

L'adresse est franche et violente : l'incarnation, une évidence. Sur un fil entre révolte et distance. Un univers symbolique et contemporain pour un seul en scène intense et percutant.

Douleur et gloire

 

A partir du 17 mai 2019, le dernier film de Pedro Almodovar

Un cinéaste vieillissant se plonge dans les méandres de son passé… Autobiographie ou fiction ? L’Espagnol brouille la frontière entre les deux, autant qu’il se dévoile.

Le jeune Ahmed

 

Film de de Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne, à partir du 22 mai 2019

En terminant l’écriture de ce scénario, les frères Dardenne se sont rendus compte que d’une certaine manière, ils avaient écrit l’histoire des tentatives infructueuses de divers personnages pour conduire le jeune fanatique Ahmed à renoncer à son "plan". "Quels que soient ces personnages : Inès sa professeure, sa mère, son frère, sa soeur, son éducateur, le juge, la psychologue du Centre Fermé, son avocat, les propriétaires de la ferme où il est placé, leur fille Louise, aucun ne réussit à entrer en communication avec le noyau dur, mystérieux de ce garçon prêt à tuer sa professeure au nom de ses convictions religieuses", expliquent les cinéastes.

Bande annonce

Fauves

 

Du 9 mai au 21 juin 2019, une pièce de de Wajdi Mouawad - Théâtre de la Colline - 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris - Du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h.

Pour sa dernière création, Wajdi Mouawad continue de creuser le sillon de son style et de ses obsessions. Il signe une grande fresque familiale qui, sur plusieurs générations, explore dans tous les sens la question du deuil, des origines, des contingences existentielles et de la reproduction du malheur.

 

Retour à Reims

 

Les Mercredi 22 mai et Jeudi 23 mai 2019 - Nouvelle scène nationale de Cergy - Théâtre des Arts - Place des Arts 95000 Cergy -Téléphone : 0134201414

Pièce de théâtre de Thomas Ostermeier basé sur le livre "Retour à Reims" de Didier Eribon (Fayard, 2009)

En 2016, la Scène nationale accueillait d’une part Thomas Ostermeier avec La Mouette, d’autre part Retour à Reims sur une mémorable mise en scène de Laurent Hatat. Heureux hasard, le metteur en scène allemand présente cette saison en France sa version de Retour à Reims, avec Irène Jacob, Cédric Eeckhout, et Blade Mc Alimbaye. Fresque sociale et familiale, le récit autobiographique traduit l’expérience de son auteur, fils d’ouvrier qui rejoint Paris et trace, longtemps poursuivi par la honte de ses origines, son parcours d’intellectuel. Grâce à un dispositif simple et éloquent, Thomas Ostermeier met en évidence la question cruciale du déterminisme social.

Monrovia Indiana

 

Un film réalisé par Frederick Wiseman

Monrovia, petite ville agricole du Midwest américain compte 1400 habitants, dont 76% ont voté pour Trump aux dernières élections présidentielles. Des salles de classe aux réunions municipales, du funérarium aux foires agricoles locales, Frederick Wiseman nous livre une vision complexe et nuancée du quotidien de cette communauté rurale, portrait d’une Amérique souvent oubliée et rarement montrée.

(projection à partir du 24 avril 2019)

Bande annonce

68, mon père et les clous

 

A partir du 1er mai 2019, un film documentaire de Samuel Bigiaoui

Ouverte il y a 30 ans, en plein Quartier latin, la quincaillerie de mon père est un haut lieu de sociabilité. C’est aussi l’ancien terrain de jeu de mon enfance. Bricomonge va fermer. À l’heure de l’inventaire et des comptes, j’accompagne mon père dans les derniers moments du magasin. Et je cherche à comprendre ce qui a amené le militant maoïste qu’il était dans les années 1960-1970, intellectuel diplômé, à vendre des clous.

 

La bande annonce

Naissanc(e)s

 

Du 4 au 21 avril 2019, une comédie au Théâtre 13/Jardin - 103A boulevard Auguste Blanqui - 75013 Paris

Création collective dirigée par Esther Van Den Driessche - Collaboration artistique Igor Mendjisky - Collectif Femme Totem

Elle tombe enceinte et se retrouve alors plongée dans les méandres de sa psyché.
Ses questionnements sur la grossesse, l’accouchement, l’éducation, la parentalité, la transmission et l’héritage refont surface en elle et la fige pour un moment.
Elle doit affronter ses 5 blessures, ses « démons », afin de renaître avant de mettre au monde son enfant.
Lors d’une violente contraction, Ada fait un malaise pendant lequel elle rêve qu’elle rencontre ses 5 miroirs, ses 5 faces masquées.
Ada se confronte enfin à eux à visage découvert. »
« La naissance c’est mettre au monde un être qui nous relie à notre propre naissance.
Ici, nous voulons naître ou re-naître grâce aux mots, nous voulons tenter de poser des mots sur ce moment de vie crucial, sur notre propre « mise au monde », comprendre à quel point notre naissance nous conditionne et quelle est la part de notre héritage transgénérationnel.
Le masque permet de révéler, de faire « naître », il permet d’accoucher de soi. La «naissance» est aussi liée au personnage que l’on fait naître grâce et à travers cet outil merveilleux qu’est le masque.
De la même manière que les actrices ont donné « naissance » à des personnages masqués (changement de voix, transformation de leur corps, donner corps, inventer leurs quotidiens, leurs histoires, leurs traits de caractères, leurs noms etc...), les personnages du spectacle donneront eux-mêmes naissance à des récits de vie, poèmes, chansons et/ou enfants...
Grâce aux masques (sculptés dans du bois) nous avons la possibilité, l’extrême liberté, d’aborder absolument tous les sujets de manière totalement ludique.
En effet, une fois le masque posé sur le visage, l’actrice peut alors « faire naître » son personnage et ainsi que la règle du jeu masqué l’impose, il est en relation directe et permanente avec le public et peut, s’il le souhaite, intervenir et réagir à tout moment pendant toute la durée de la représentation. » (Esther Van Den Driessche)

visions du réel

 

Du 5 au 13 avril 2019 à Nyons (Suisse)

La 50e édition du festival du film documentaire Visions du réel a ouvert ses portes vendredi en présence du conseiller fédéral Alain Berset. Un total de 169 films de 58 pays sont projetés jusqu'au 13 avril à Nyon, dont 101 en première internationale.

Festival d'Avignon 2019 - 73ème édition

 

Du 4 au 23 jullet 2019 en Avignon

Fondé en 1947 par Jean Vilar, le Festival d'Avignon est aujourd'hui l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Chaque année, en juillet, Avignon devient une ville-théâtre, transformant son patrimoine architectural en divers lieux de représentation, majestueux ou étonnants, accueillant des dizaines de milliers d'amoureux du théâtre de toutes les générations (plus de 130 000 entrées). Souvent en vacances et venus de loin, beaucoup de spectateurs séjournent plusieurs jours à Avignon et voient quelques-uns des spectacles parmi la quarantaine d'oeuvres de théâtre, de danse, et aussi d'arts plastiques ou de musique. Le Festival réussit l'alliance originale d'un public populaire avec la création internationale. Avignon, c'est également un esprit : la ville est un forum à ciel ouvert, où les festivaliers parlent des spectacles et partagent leurs expériences de spectateurs. Un mois durant, tous peuvent avoir accès à une culture contemporaine et vivante.

Le programme est composé d'une quarantaine de spectacles, mais aussi de lectures, d'expositions, de films et de débats, qui sont autant d'entrées dans l'univers des artistes invités. Il y a, chaque soir au Festival, une ou plusieurs "premières", qui font d'Avignon un véritable lieu de créations et d'aventures, pour les artistes comme pour les spectateurs.

Les directeurs du Festival d'Avignon sont nommés par le conseil d'administration, avec l'accord conjoint et formel du maire d'Avignon et du ministre de la Culture. Depuis Jean Vilar, le directeur bénéficie de la plus totale liberté dans le choix du programme. Toutes les tutelles publiques ont toujours respecté cette indépendance d'action, quelles qu'aient été les situations politiques.

Rétrospective Agnès Varda

 

Du 3 au 9 avril 2019, le cinéma mk2 Beaubourg (à Paris) rend hommage à Agnès Varda.

De "Cléo De 5 À 7" à "Visages Villages" en faisant un détour par "Lions Love (... and Lies)" et "L'une chante, l'autre pas", re-découvrez les films emblématiques de cette figure de proue de la Nouvelle Vague.

Découvrez également son dernier documentaire autobiographique, inédit en salles : "Varda par Agnès".

Résistantes. Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans

 

Du 18 et 26 avril 2019, à Marseille et en Avignon, projections-débats du film de Fatima Sissani, 24 images/Films des deux rives

  •  Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat ACT - Coup de soleil - Films des 2 rives - Jeudi 18 avril 2019 à 20h00 - Cinéma Le Gyptis - 136 rue Loubon 13003 Marseille
  • Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat Amis de l’Huma - Amis du Monde Diplomatique - Films des 2 rives - Vendredi 26 avril 2019 - Cinéma Utopia - La Manutention 84000 Avignon

Eveline, Zoulikha, Alice. C’est le regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique.

C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée … On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence

Entretien avec Fatima Sissani et Alice Cherki sur ARTE   

Bande annonce du film

 

Une invitation à André Markowicz

 

LE DERNIER DEPART

Le 3 avril à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Poème de Guennadi Aïgui
  • Musique de Béla Bartók
  • Interpretée au violoncelle parSonia Wieder-Atherton
  • Traduction par André Markowicz

« Sonia Wieder-Atherton a longtemps travaillé à une transposition pour violoncelle de la Sonate pour violon de Béla Bartók. Les rares privilégiés qui l’ont entendue jouer cette transposition savent qu’ils ont vécu un moment artistique majeur.

Il nous est venu l’envie de la confronter au texte de l’un des plus grands poètes russes de notre temps, Guennadi Aïgui, écrit en 1988 à l’occasion de sa première visite à Budapest : Le Dernier Départ, consacré à la déportation des juifs de Budapest et à la figure de Raoul Wallenberg qui a sauvé des milliers de personnes avant de disparaître, sans doute arrêté et assassiné par le NKVD. Comme pour le Requiem, je dirai le texte, à la fois en russe et en français, dans ma traduction. » André Markowicz

 

AVRIL

Le Mercredi 10 avril 2019 à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Textes de Françoise Morvan
  • Chansons populaires bretonnes et improvisations à la contrebasse par Annie Ebrel et Hélène Labarrière
  • Poèmes russesdits et traduits parAndré Markowicz

« Depuis plusieurs années, Françoise Morvan se livre à une expérience de poésie surtout destinée à un public qui ne lit pas de poésie. Mettant ses textes en résonance avec les chansons du répertoire traditionnel breton interprétées par Annie Ebrel et avec la poésie russe, elle compose des histoires très simples, nées d’un lieu et d’un temps précis mais ouvrant sur la poésie universelle : ici, l’adolescence et le trouble d’un printemps froid, une journée de lessive en avril dans un village de Cornouaille – et la poésie russe en écho à la tradition chantée de la Bretagne intérieure pour dire le passage d’un âge à l’autre, d’un monde à l’autre, ce tremblement au bord du temps.
Glissant du texte au chant repris comme en miroir, Annie Ebrel (dont le nom veut dire « avril » en breton) assure la légèreté du passage du breton au français. Comme je trame sur le son même du russe l’improvisation en français. Et la contrebasse d’Hélène Labarrière vient donner de la profondeur et unir ces voix. » André Markowicz

Filmer le devenir invisible

 

Du 4 au 7 avril 2019 au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Écrivain et cinéaste, Ruth Beckermann est née à Vienne. Après avoir étudié le journalisme et l’histoire de l’art à Vienne et à Tel-Aviv, puis la photographie à New York, elle participe en 1978 à la fondation en Autriche de « Filmladen », maison de distribution de films politiquement engagés, aux côtés de Josef Aichholzer. Elle s’investit alors dans la réalisation de films documentaires, genre à l’époque peu répandu dans la production autrichienne. Ses documentaires explorent l'identité juive à travers sa propre histoire, et se confrontent à la mémoire tourmentée du nazisme en Autriche.

Son dernier opus La Valse Waldheim a remporté en 2018 le grand prix du documentaire historique aux Rendez-vous de l’histoire de Blois.

Retour sur une œuvre documentaire majeure, à travers un choix de films réalisés entre 1985 et 2018.

John de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey

 

  • Du Lundi 8 avril 2019 au Vendredi 19 avril 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
  • Egalement du 4 au 8 février 2020 à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

John est un spectacle qui déclenche la parole, car il aborde un sujet tabou : le suicide des adolescents. John, jeune homme québécois, ne les représente pas, mais il est l’un d’eux. Ce texte, un des tout premiers écrits par Wajdi Mouawad en 1997, alors lui-même tout jeune auteur, est mis en scène par Stanislas Nordey. Il nous invite à pénétrer dans la tête et dans le corps de John, un être bien vivant qui exprime sa solitude, son désespoir, sa colère.

sunset

 

Un film de László Nemes

1913, au cœur de l’empire austro-hongrois. Irisz Leiter revient à Budapest après avoir passé son enfance dans un orphelinat. Son rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents, est brutalement brisé par Oszkar Brill le nouveau propriétaire. Lorsqu’Írisz apprend qu'elle a un frère dont elle ne sait rien, elle cherche à clarifier les mystères de son passé. A la veille de la guerre, cette quête sur ses origines familiales va entraîner Irisz dans les méandres d’un monde au bord du chaos.

La bande annonce

"Emoi, Hais moi, Et moi..."

 

Le 6 avril à 20h, lecture publique - au CENT, 100 rue de Charenton, Paris 12ème

Tiziana grandit avec une mère bipolaire. Entre elles, les mots s’échappent, la danse s’invite et le chant apaise. Comment se développer lorsque que les mots se délitent ? Comment exprimer ses émotions ? Tiziana évolue sans père, en solitaire, poussant tel un arbuste en liberté.

"Emoi, Hais-moi, Et moi… » se présente sous forme de tableaux et évolue sur une quinzaine d’années. La pièce évoque l’histoire d’amour peu ordinaire entre Tiziana et sa mère, atteinte de troubles bipolaires. Tiziana, ne vit pas une enfance et une adolescence « normale », depuis qu’elle a 8 ans, elle grandit seule avec sa mère. Les scènes de la vie quotidienne sont renversées, bousculées, aggravées par la présence de la bipolarité. Tiziana doit s’adapter au passage d’un état extrême à l’autre, que sa mère subit. Elle affronte les situations et doit faire preuve d’abnégation et de compréhension. Elle se contrôle en permanence, elle porte la raison, les rôles sont inversés, c’est elle l’adulte...La seule chose qui la relie au monde c’est le chant, elle invente des mélodies en permanence, c’est son refuge, l’endroit où elle se réconforte... 

Qui a tué mon père

 

Nouvelles dates

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Les mots pour le dire

 

Prolongation jusqu'au 26 avril 2019, une adaptation théâtrale, touchante et rythmée d'après le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal. Théâtre L'ARCHIPEL - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Après plusieurs revers de la médecine traditionnelle et en dépit des préjugés de son époque, Marie a recours à la psychanalyse plutôt qu'à la chirurgie.
Chez son psychanalyste, la trentenaire vide donc régulièrement le sac de ses souvenirs les plus intimes. Elle y fait revivre les personnages qui jadis ont peuplé son enfance abîmée : ses parents, son frère, la gouvernante, le marchand d'habits, etc. Mais certains fantômes du passé ont la vie dure...

Le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal, dont cette adaptation théâtrale est tirée, est un ouvrage historique et fondateur sur la condition féminine, le témoignage d'une survivante : son enfance maltraitée, les traumatismes générés et naturellement les conséquences sur sa vie d'adulte. Mais la résilience, la rédemption, la guérison et l'espoir y sont également largement évoqués.

Remarquablement interprété et dans une mise en scène d'une délicate subtilité, ce texte puissant est à la fois profond et léger, grave et optimiste... mais surtout plein d'espérance. Un spectacle d'une rare intensité. Un spectacle d'une rare intensité. Une véritable découverte !

Pays rêvé

 

Le 11 mars 2019 à 19h42, projection du film « Pays rêvé » de Jihane Chouaib au cinéma MK2 - 128/162 av. de France 75013 Paris
Le film documentaire Pays rêvé de Jihane Chouaib raconte la quête de quatre Libanais exilés du pays de leur enfance. Souvenir, émotions et fantasmes se mêlent pour former un voyage intérieur. Entre expérience personnelle et traumatisme collectif de la guerre civile, chacun tente de réinventer son identité au delà du déracinement. « A quoi retourne-t-on quand tout a changé ? », s'interroge le réalisateur, « Mon pays existe-t-il encore ? Quand je veux l'attraper, il disparaît. »
Pays rêvé sera diffusé en intégralité et discuté par Bernard Heyberger, historien et arabisant. Lors de la discussion, il s'intéressera notamment à l’histoire récente du Liban et au traumatisme de l'exil d'une société qui a fui la guerre.

Daraya, la bibliothèque sous les bombes

 

Le dimanche 10 mars 2019 à 22h35, sur France 5, un documentaire de Delphine Minoui, coréalisé par Bruno Joucla, avec la collaboration de Shadi Mattar.

Ce film d'une heure présente l'initiative d'une communauté d'insoumis syriens qui installe une bibliothèque clandestine dans le sous-sol d'une maison, alors que les bombardements font rage sur Daraya...

Delphine Minoui a écrit sur le même sujet un livre intitulé "Les passeurs de livres de Daraya - une bibliothèque secrète en Syrie".

[Le documentaire sera diffusé en avant-première, le 7 mars 2019, sur le site de telerama.fr]

La Flor

 

Film en 6 épisodes de Mariano Llinás

Ces six épisodes, ces six genres ont un seul point commun : leurs quatre comédiennes. D'un épisode à l'autre, « La Flor » change radicalement d'univers, et chaque actrice passe d'un monde à l'autre, d'une fiction à un autre, d'un emploi à un autre, comme dans un bal masqué.
Ce sont les actrices qui font avancer le récit, ce sont elles aussi qu'au fur et à mesure, le film révèle. Au bout de l'histoire, à la fin du film, toutes ces images finiront par dresser leurs quatre portraits.

Six épisodes de 3h30 chacun

  • Le premier est une série B, comme les Américains avaient l'habitude d'en faire.
  • Le second est un mélodrame musical avec une pointe de mystère.
  • Le troisième est un film d'espionnage.
  • Le quatrième est une mise en abîme du cinéma.
  • Le cinquième revisite un vieux film français.
  • Le sixième parle de femmes captives au 19e siècle.