Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

[voir également les pages "LA TERRASSE" et "Télévision-Littérature"]

Et si l’écriture avait été inventée par une jeune fille ?

 

Du 20 au 30 octobre 2018, puis du 26 au 28 décembre 2018 - Théâtre de la Reine blanche - 2 bis passage Ruelle 75018 Paris

Texte Richard Demarcy d’après La Première Lettre De Rudyard Kipling. Co-Mise En Scène Richard Demarcy & Nicolas Le Bossé

Et si l’écriture était née, par hasard, un jour de pêche au harpon, à mille lieues de toute habitation ? Richard Demarcy s’est inspiré d’une des fameuses Histoires comme ça de Rudyard Kipling pour écrire l’aventure de Titifani, jeune fille au caractère ingénieux et bien trempé, qui vit en harmonie avec ses deux parents. « Il y a très longtemps, les hommes ne savaient ni lire, ni écrire et n’en avaient d’ailleurs nulle envie… » jusqu’à ce qu’un besoin impérieux de communiquer à distance se fasse sentir et inspire à Titifani une idée lumineuse. L’aventure ne tournera pas exactement comme prévu, mais les bases de l’écriture étaient jetées. Mené avec humour et fantaisie, le voyage s’appuie sur le jeu d’acteur, le cinéma et la musique.

amin

 

A patir du 3 octobre 2018, sortie du nouveau film de  Philippe Faucon, avec Moustapha Mbengue, Emmanuelle Devos, Marème N'Diaye, Nourredine Benallouche, Fantine Harduin

Synopsis :

Amin est venu du Sénégal pour travailler en France, il y a neuf ans. Il a laissé au pays sa femme Aïcha et leurs trois enfants. En France, Amin n’a d’autre vie que son travail, d’autres amis que les hommes qui résident au foyer.
Aïcha ne voit son mari qu’une à deux fois par an, pour une ou deux semaines, parfois un mois. Elle accepte cette situation comme une nécessité de fait : l’argent qu’Amin envoie au Sénégal fait vivre plusieurs personnes.
Un jour, en France, Amin rencontre Gabrielle et une liaison se noue. Au début, Amin est très retenu. Il y a le problème de la langue, de la pudeur. Jusque-là, séparé de sa femme, il menait une vie consacrée au devoir et savait qu’il fallait rester vigilant.

Bande annonce

1918/1939 : Les rêves brisés de l'entre-deux-guerres

 

 

Les 11, 12 et 13 septembre à 20h50 sur la chaîne ARTE À partir de leur correspondance, de leurs journaux intimes et de récits biographiques, cette coproduction internationale s’attache aux destinées contrastées de treize personnages, célèbres ou anonymes, qui furent les témoins et acteurs des bouleversements de l’entre-deux-guerres.

120 comédiens, 700 figurants, 90 décors différents, des archives de films et photos en provenance de 75 fonds répartis sur 23 pays...

Après 14, des armes et des mots, qui restituait la barbarie de la Première Guerre mondiale à travers les itinéraires singuliers d’hommes, de femmes et d’enfants originaires de six pays belligérants, cette nouvelle fresque historique se penche sur la période 1918-1939 en reprenant le même dispositif.

Entremêlant images d’archives et scènes de fiction, Jan Peter et Frédéirc Goupil ressuscitent, par le prisme de l’intime, la chronologie de ces fiévreuses années, entre fureur de vivre, convulsions économiques et luttes politiques –dominées par l’affirmation des idéologies communiste et fasciste. De l’armistice de 1918 à la délaration de guerre du 3 septembre 1939, une plongé magistrale dans une époque qui ambitionnait d’accoucher d’un nouveau monde et engendra une nouvelle tragédie.

 

 Les huit épisodes

  1. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-001-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-1-8/
  2. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-002-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-2-8/
  3. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-003-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-3-8/
  4. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-004-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-4-8/
  5. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-005-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-5-8/
  6. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-006-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-6-8/
  7. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-007-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-7-8/
  8. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-008-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-8-8/

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Du Jeudi 4 octobre 2018 au Samedi 19 janvier 2019 - Théâtre de l’Archipel - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris - Jeudi, vendredi et samedi à 21h. Tél. : 01 73 54 79 79

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

guy

 

Film d'Albert Lutz

A partir du 29/08/2018

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu'il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

[Article de Corinne Bacharach sur son blog]

Bande annonce

Focus récits de vie

 

De septembre à décembre 2018, six spectacles et rencontres à la Maison des Métallos à Paris -  94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Jeunes élites du théâtre français, ouvrières victimes d’un licenciement boursier, femmes survivantes de la guérilla colombienne, fille de père alcoolique, enfant sorti de l’enfer pédophile chilien, Innus québécois à l’identité arrachée, Franco-Algériens entre deux cultures, tous ont des vies épaisses d’histoires, de chagrins et d’espoirs, de souvenirs à dépasser, de colères à libérer. Le théâtre s’en nourrit et tente de transcender les passés tumultueux pour interroger chaque fois les résiliences possibles…

 

1- Le désir par delà les identités

avec les éditions du Seuil et Carolin Emcke

Le lundi 17 septembre à 19h - entrée libre, réservation conseillée

Rencontre : Dans Notre désir (sortie le 13 septembre 2018 aux éditions du Seuil), récit aussi personnel qu’universel entre l’essai et le témoignage, Carolin Emcke, philosophe et correspondante de guerre, relate comment elle a découvert son propre désir, qui n’est pas celui de « tout le monde ». Racontant l’histoire d’une certaine jeunesse allemande, dans les années 1980, à une époque où l’on ne pouvait parler ouvertement de l’homosexualité, l’auteure explore les ruses du désir, de ses premières manifestations adolescentes jusqu'aux abords des champs de bataille. Un hymne pour la liberté traversé par le tragique, où l’intime se mêle magistralement au politique. Rencontre avec Carolin Emcke, auteure, et Philippe Mangeot, ex-président d’Act-Up Paris et fondateur de la revue Vacarme ; animée par Jean-Marie Durand des Inrockuptibles.

 

2- On n’est pas des valises

L’épopée des salariés de Samsonite, Hélène Desplanques / Marie Liagre

Du 20 au 23 septembre - jeudi, samedi > 19h - vendredi > 20h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 10 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre :  Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 septembre à l’issue de la représentation
  3- Mujer vertical

Colombie : des victimes victorieuses, Éric Massé

Du 9 au 13 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h
durée 1h20 - à partir de 16 ans
spectacle en espagnol et en français, surtitré en français et en espagnol
tarifs de 5 à 15 euros

Spectacle franco-colombien :  En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés son personnage de Juliette et mêle à ces témoignages des extraits de textes de figures féminines.

Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle - jeudi 11 octobre → à l’issue de la représentation

 

4- Au nom du père - réussir malgré tout

Maryline Klein

Du 16 au 20 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h30 - jeudi, samedi > 19h30
à partir de 14 ans - durée 1h15 - tarifs de 5 à 15 euros

Récit d’une addiction : Qui n’a pas rêvé d’avoir un papa super star, protégeant et sauvant à tout va tout en faisant des blagues ? Ce papa qui sent bon avec cette petite barbe de quelques jours et vous encourageant à faire du vélo sans roulettes ? Une fille unique raconte : ce papa n’est pas du tout un héros, rassurant, avec de grosses épaules, bricoleur, non pas du tout. Ce papa n’a qu’une seule obsession : boire et, parfois, arrêter de boire, et ça, sans jamais y parvenir. Les souvenirs de cette fille sont autant de failles et de gouffres qui nous éclairent aussi sur sa propre personnalité. Car elle n’a qu’une obsession : raconter, se souvenir, comprendre et parfois se pardonner enfin d’un coup de poing dans la tête de son père, et ça, sans jamais y parvenir. Interprétée par deux actrices, tel un personnage et son double, Au nom du père, du verre… et paf par terre ! de son titre intégral, traite, sous la plume mordante de Maryline Klein, du regard que la société française jette sur l’alcoolisme et de la difficulté d’avoir pour père un être humain jugé « moins que rien ».

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 18 octobre à l’issue de la représentation

 

5- Acceso

Résistance d’un enfant des rues chiliennes, Pablo Larraín / Roberto Farías

Du 6 au 11 novembre - mardi, vendredi > 20h - mercredi, samedi > 19h, dimanche > 16h, relâche jeudi 8 novembre
durée 55min - à partir de 18 ans
spectacle en espagnol, surtitré en français [attention, certains propos peuvent heurter la sensibilité des spectateurs]
tarifs de 5 à 15 euros

Solo explosif : Pour survivre, Sandokan doit vendre aux passagers des bus de Santiago une panoplie d’objets, pour la plupart inutiles. De sa sacoche, il extirpe des peluches, un peigne, des livres, la constitution chilienne et… son enfance volée jusqu’à l’impensable. Il porte sur lui les séquelles de son histoire personnelle : celle d’un enfant maltraité, victime d’abus sexuels par des prêtres, abîmé et meurtri de manière irrévocable, au plus profond de sa chair. Sur le mode de l’interpellation, il nous plonge dans l’univers des enfants des rues chiliennes et expose avec férocité la réalité de l’exclusion et de la réclusion, la violence dont sont victimes les plus pauvres. Cruels et crus, ses mots sont les mots de l’échec, de la chute et du chaos, mais aussi ceux de la résistance et de l’amour… Pablo Larraín est une figure éminente du jeune cinéma chilien. Roberto Farías, son compatriote, est un acteur d’une puissance rare. De leur rencontre est né ce moment de théâtre d’exception, Acceso.

 Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle : mercredi 7 novembre à l’issue de la représentation 

 

6- Si loin si proche

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

Du 8 au 23 décembre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 12 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 décembre à l'issue de la représentation

En réalités

 

  • du 25 septembre au 7 octobre 2018, au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – 75013 Paris
  • le 18 décembre 2018 au Théâtre Victor Hugo / Bagneux
  • le 19 décembre 2018 au Théâtre Jacques Carat / Cachan
  • le 12 janvier 2019 à La Maison du Théâtre et de la Danse / Epinay-sur-Seine
  • du 6 au 15 février 2019 au Théâtre des Clochards Célestes / Lyon

Mise en scène Alice Vannier - Compagnie Courir à la Catastrophe

"En réalités" est une adaptation de "La Misère du monde", ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales. Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l’individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ? Ces questions qui se posaient dans les années 1990, années de naissances des six comédien·nes au plateau, semblent être toujours aussi actuelles. Comment s’en emparer au mieux et se confronter à nos réalités sinon en essayant de comprendre l’état du mondedans lequel nous sommes arrivés? En réalités est une mise en résonances de visions multiples de la réalité à travers plusieurs entretiens et un groupe de sociologues au travail. En réalités confronte la difficulté de vivre la misère contemporaine à la difficulté d'en parler : en passant par le prisme de celui qui la vit, par celui du champs journalistique, par l’analyse sociologique et par une tentative artistique.

Pour plus d'informations et réserver : 

Harold et Maude

 

Du 27 septembre au 21 octobre 2018 - Du jeudi au samedi à 20h30, samedi et dimanche à 16h - Théâtre de l'Epée de bois - Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Pièce de Colin Higgins - Adaptation Jean-Claude Carrière - Mise en scène Jean Denis Monory

 Harold n’a pas vingt ans. Fasciné par la mort, il cherche désespérément à attirer l’attention de sa pauvre mère, femme moderne surbookée, qui le retrouve tantôt pendu au lustre du salon, tantôt gisant dans une mare de sang…
Maude va fêter ses 80 ans. Tout l’émerveille, la passionne. Incontrôlable, imperméable à tous les tabous, narguant policiers et règlements, elle ne vole pas, elle « emprunte », elle ne ment pas, elle poétise, elle ne meurt pas, elle passe le relais…
C’est à un enterrement, terrain de jeu préféré de l’un comme de l’autre que ces deux oiseaux rares vont se rencontrer. La folie de la vieille dame va peu à peu contaminer le jeune homme : « Beaucoup de gens aiment ça, passer pour mort. Ils ne sont pas vraiment morts mais ils tournent le dos à la vie. Ils restent assis sur les bancs du stade, à regarder le match, le seul qu’ils verront jamais… Mais allez-y Bon Dieu ! Foncez ! Tant pis si ça fait mal, sinon de quoi parlerez-vous au vestiaire ? »

"de chaque instant"

 

Un film documentaire de Nicolas Philibert (sortie en salles le 29 août 2018)

Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes gens, filles et garçons, se lancent dans des études en soins infirmiers.
Entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain, ils devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités.
Ce film retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, aux fêlures des âmes et des corps. C’est pourquoi il nous parle de nous, de notre humanité.

La bande annonce du film

Le Père

 

Du 13 au 29 septembre 2018 - MC93 9, bd Lénine - 93000 Bobigny

Pièce de théâtre de Julien Gosselin d’après L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou (texte publié aux Éditions Alma)

Performance poétique pour un comédien, Le Père forme une sorte de pendant intimiste à la monumentale trilogie Don DeLillo que le metteur en scène Julien Gosselin présente par ailleurs au Festival d’Automne ; et invite à découvrir un texte qui a la pureté fulgurante d’une chanson.

En contrepoint des spectacles-fleuves adaptés des monuments de la littérature contemporaine, le metteur en scène Julien Gosselin affectionne les formes plus réduites, performances poétiques à la croisée des genres. Succédant ainsi à Je ne vous ai jamais aimés, sur un texte de Pascal Bouaziz, Le Père, créé en 2015 au TNT – Théâtre national de Toulouse, est un nouveau témoignage de cette veine que l’on pourrait dire intimiste. Ce spectacle pour un comédien – l’impressionnant Laurent Sauvage – part de L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou : un texte dont la découverte a produit sur Gosselin le même sentiment d’évidence bouleversante que peut avoir une chanson ; un texte qui « donne à entendre une voix que l’on n’entend jamais. Pas seulement parce qu’elle est celle d’un rejeté de la société, non, mais parce que c’est une voix pure de tristesse. » Monologue d’un agriculteur qui se retourne sur sa vie, Le Père est à la fois un constat sans appel sur l’envers de nos sociétés, mais aussi une tentative, de la part d’un metteur en scène passé maître dans l’agencement d’expériences collectives, de traduire sur scène l’émotion intime que peut procurer la lecture d’un texte marquant.

Fragments de Femmes

 

Du vendredi 7 septembre 2018 au jeudi 3 janvier 2019 - Théâtre de la Contrescarpe - 5 rue Blainville, 75005 Paris Pïèce de théâtre de Fabien Le Mouël , Fabien Le Mouël mis en scène par François Rimbau, Fabien Le Mouël

3 comédiennes – 25 monologues – Une infinité de femmes…

Elles parlent d’amour, de leurs envies, de leurs aspirations, de l’enfance, de la famille, de la maladie et de la mort, en un mot : de la VIE. Une sensibilité féminine, parfois drôle, parfois émouvante au service d’une vision universelle et tout simplement humaine. d’après le livre « Brèves de Femmes » de Fabien LE MOUËL (Éditions Edilivre)

le dernier jour du jeûne / L’Envol des cigognes

 

Du Mercredi 5 septembre 2018 au Dimanche 14 octobre 2018 - Théâtre du Soleil - Cartoucherie,route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris. Tél : 01 43 74 24 08

Pièces de théâtre de Simon Abkarian avec Ariane Ascaride et Simon Abkarian - mis en scène par Simon Abkarian

  • Le Dernier Jour du jeûne, les mercredis 5 et 19 septembre, tous les vendredis à 19h30. Durée : 2h30.
  • L'Envol des cigognes, les mercredis 12 et 26 septembre, 3 et 10 octobre, tous les jeudis à 19h30.
  • Intégrale le samedi à 16h et le dimanche à 13h. Durée : 3h15.

Extrait de l'interview : "L’enjeu essentiel au sein de la société moyen-orientale, c’est la femme. Tant que la population féminine sera oppressée, le Moyen-Orient demeurera muselé, n’avancera pas. Le corps de la femme est devenu une monnaie d’échange et la femme n’a rien à dire. Or sans les femmes le Liban n’aurait pas tenu. Ce sont elles qui font tenir les choses debout pendant que les hommes sont occupés à détruire. Le patriarcat et la misogynie sont ancrés dans les mœurs chez les hommes et chez les femmes. La soumission est devenue force de loi. C’est pourquoi la trilogie donne la parole aux femmes. Dans Pénélope Ô Pénélope, une épouse attend le retour de son mari parti à la guerre. Le dernier jour du Jeûne nous ramène au même endroit trente ans plus tôt, dans une tragi-comédie qui montre comment six femmes s’efforcent de s’émanciper du joug ancestral et dénouent un lourd secret. L’envol des cigognes se situe au milieu de la trilogie, et évoque le monde qui s’abîme au sein d’une famille déchirée par la guerre civile. Sans contexte précis mais dans un espace intime, familial, quotidien, qui me permet d’être frontal dans l’écriture."

Mathieu Riboulet, écrivain

 

Sur France 3, le 30 juillet 2018 à 23h50

"Précieux témoignage testamentaire d'un grand écrivain disparu en février dernier, au verbe clair, humble et évident, face à des archives captivantes"

Certaines n’avaient jamais vu la mer

 

Après son succès en Avignon, cette pièce, adaptation et mise en scène du livre de Julie Otsuka, revient

  • Du 14 au 25 janvier 2019 au Théâtre des Quartiers d'Ivry - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre Gosnat - 94200 Ivry-sur-Seine
  • Du 30 janvier au 25 février 2019 à la Comédie de Valence - Place Charles Huguenel - 26000 Valence
  • Du 13 au 16 mars 2019 au Théâtre Dijon - Bourgogne - rue Danton Dijon

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux états-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Elles découvrent, en arrivant, le mensonge, l’imposture, le viol, le dur labeur dans les champs ou chez de riches Américaines. Désillusion, désespoir, résignation, loin de leur pays, loin de leur langue. Elles tentent de survivre et de s’adapter, mettant au monde des enfants qui contrairement à elles sont américains, se comportent comme tels, étrangers à leur culture d’origine. Et puis survient Pearl Harbour. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noce, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli. Derrière le nous collectif, derrière le chœur apparent, c’est en réalité une choralité qui se déploie, celle de multiples individus dotés de noms, de micro-histoires, toutes différentes, toutes passionnantes. C’est cela qui m’intéresse, cette parole donnée aux invisibles et aux oubliés.  Richard Brunel - adapateur et metteur en scène

Sand prénommée George

 

Les dimanches 7, 14,  21 et 28 octobre à 15h au théâtre de La Contrescarpe - 5 rue de Blainville 75005 Paris - 0142018188

Femme sans concession, George Sand méritait un vibrant hommage de Pierrette Dupoyet.

George Sand, figure troublante de l’époque romantique, a été une tendre rebelle, émerveillée par les leçons de la nature. Nous la retrouvons à l’automne de sa vie, feuilletant son herbier et égrenant  les méandres exaltants de son existence dont elle nous livre quelques secrets. Aimée de Musset et de Chopin, mais également choyée par un certain Manceau, George SAND a ouvert la porte de nombreuses cages et s’est souvent retrouvée là où on ne l’attendait pas. Elle est devenue, au fil du temps, de ses écrits et de ses engagements, le symbole de la Femme en marche vers sa propre liberté.

mama

 

Une pièce de théâtre d'Ahmed El Attar.

"La question que pose Ahmed El Attar n’est jamais soulignée : le tout venant du quotidien familial ne serait-il pas la fabrique domestique de la névrose machiste ? En effet, tous les machos ont une mère. La tendance oppressive que peut contracter un homme ne résulterait-elle pas d’un dégât collatéral dû aux luttes de pouvoir féminines au sein de la maison familiale ? Les mères ne seraient-elles pas complices implicites de la tendance suprématiste virile en perpétuant l’ordre établi du patriarcat ? Pétries de bonnes intentions, toutes les attentions prodiguées aux enfants mâles, habitudes héritées et reproduites sans en questionner l’usage ni le fondement, ne seraient-elles pas le terreau de l’élaboration sociale du type mâle dominant ? Et misogyne de surcroît ? L’hypothèse est osée mais pas inédite. Circonvenue ici au contexte égyptien, elle ne dédouane pas les hommes de leur propre responsabilité pour autant. Comme toujours, El Attar excelle dans le portrait de groupe joyeusement cruel. Le pamphlet adopte l’allure d’une comédie sociale à l’égyptienne alors que la création scénographique de Hussein Baydoun inscrit le propos dans une esthétique très contemporaine. L’interrogation sociologique, suscitée par des réflexions intimes de l’auteur, est laissée à la discrétion du public. Le spectateur occidental pourra sans doute relever ici ou là quelques ressorts familiers par-delà le contexte géographique."


Après Avignon, la pièce fera un tour de France :

–  9 octobre 2018, Théâtre Paul Éluard, Choisy-le-Roy

–  11 au 14 octobre, Festival d'Automne à Paris, MC93, Bobigny

–  16 et 17 octobre, Maison de la Culture, Bourges

–  10 novembre, Festival Les Rencontres à l’échelle, Marseille

–  15 et 16 novembre, Festival du Théâtre national de Bretagne, Rennes

–  14 et 15 mai 2019, Le Quartz Scène nationale, Brest

–  18 mai, Le Liberté Scène nationale de Toulon

 

Rencontre avec Ahmed El Attar -Festival d'Avignon 

 

ET PENDANT CE TEMPS, SIMONE VEILLE !

 

Jusqu'au 26 juillet 2018, une pièce de théâtre de Corinne Berron, Hélène Serres, Vanina Sicurani, Bonbon et Trinidad. Textes des chansons : Trinidad. Théâtre de la Contrescarpe : 5 rue Blainville 75005 Paris - 0142018188 Marie Montoya, Hélène Serres, Vanina Sicurani et Nathalie Portal se sont réunies pour nous raconter à leur façon l'évolution de la condition féminine en France des années 50 à nos jours au travers de trois lignées de femmes. De récits farfelus (mais instructifs !) en chansons désopilantes : une autre façon de parler des femmes.... Un spectacle populaire éducatif hilarant sur les droits de la femme ? Oui c'est possible.

Rencontres d'été théâtre & lecture en Normandie

 

Du 14 juillet au 19 août 2018 spectacles de théâtre et lectures en Normandie

Les Rencontres d’été théâtre & lecture en Normandie mettent en scène la littérature sous toutes ses formes : spectacles, lectures-spectacles, lectures-concerts, repas-spectacles, rencontres littéraires, promenades-lectures, films, ateliers, concours d’écriture, expositions… 80 rendez-vous dans une vingtaine de villes et villages.

Chaque été, depuis 2002, La Compagnie PMVV le grain de sable vous invite, dans un esprit de découverte et de convivialité, à partager une nouvelle moisson de propositions.

André Gide et la petite dame - Correspondance Maria Van Rysselberghe et André Gide (Gallimard, 2016)

Lettres à Ysé - Lettres de Paul Claudel (Gallimard, 2017)

Félicien Rops épistolier - Correspondance de Claude Debussy (Gallimard, 2005

Les Quatre Soeurs

 

Le dernier film de Claude Lanzmann. En salle depuis le 4 juillet 2018.

Poursuivant un travail de mémoire commencé dans les années 1970, Claude Lanzmann s’attache cette fois aux témoignages de quatre femmes qui ont vécu l’enfer des camps ou du ghetto. Un documentaire poignant qui décrit les stratégies de survie face à la machine d’extermination nazie. Initialement diffusé sur Arte, il sort en salles ce mercredi 4 juillet.

le Cercle littéraire de Guernesey

 

Un film sorti le 13 juin 2018, de  Mike Newell.

 Avec : Lily James , Michiel Huisman , Matthew Goode , Jessica Brown Findlay , Tom Courtenay , Penelope Wilton , Katherine Parkinson , Glen Powell , Marek Oravec , Bronagh Gallagher

Londres, 1946. Juliet Ashton, une jeune écrivaine en manque d’inspiration reçoit une lettre d’un mystérieux membre du Club de Littérature de Guernesey créé durant l’occupation. Curieuse d’en savoir plus, Juliet décide de se rendre sur l’île et rencontre alors les excentriques membres du Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates dont Dawsey, le charmant et intriguant fermier à l’origine de la lettre. Leurs confidences, son attachement à l’île et à ses habitants ou encore son affection pour Dawsey changeront à jamais le cours de sa vie.

[Une critique du film]

Bande-annonce

On n'est pas que des valises

 

Du 20 au 23 septembre 2018, à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Une pièce de théâtre relate "l'épopée" des salariées da Samsonite.

Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

[vidéo du spectacle]

mujer vertical

 

Du 10 au 14octobre 2018 à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Spectacle franco-colombien d'Eric Massé

En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés le personnage de Juliette, qu’il a créé en 2011 après avoir lu dans Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir qu’« on ne naît pas femme, on le devient ».

Les enfants du 209 rue Saint-Maur, Paris Xe

 

Diffusion : mardi 5 juin 2018, 22h20 sur Arte   Un film de Ruth Zylberman  

La réalisatrice a choisi au hasard un immeuble dont elle ne savait rien. Aujourd’hui, rien n’indique que, il y a plus de soixante-dix ans, ce bâtiment fut pour certains de ses habitants un piège ou un refuge.

Pendant plusieurs années, elle a enquêté sur son histoire, avant, pendant, après la Seconde Guerre Mondiale. Elle a retrouvé les anciens locataires, à Paris, en banlieue, en province, à Melbourne, New York et Tel Aviv. Elle les a filmés, ainsi que les pierres et les habitants de l'immeuble aujourd'hui.

En choisissant cette échelle de l’immeuble, qui replace les individus dans un réseau d’interactions, de solidarités, de voisinages décisifs, en filmant les habitants d’hier, ceux d’aujourd’hui, et en enquêtant dans les archives, Ruth Zylberman reconstitue et raconte l’histoire de cet immeuble anonyme, et saisit les traces d'une intimité brisée.

La bande annonce

 Interview sur France Culture (01/06/2018)

Reprise

 

A partir du 30 mai 2018, le film de H. Le Roux dans une version restaurée.

Le 10 juin 1968 c'est la reprise aux usines Wonder de Saint-Ouen. Pour faire revenir au travail les ouvriers et surtout les ouvrières, la CGT et la CFDT locales mettent le paquet.
Mais une jeune ouvrière en larmes refuse et crie qu'lle "n'y foutra plus les pieds dans cette taule".

Le Roux, en 1995, tente de retrouver cette ouvrière et interviewe plusieurs protagonistes de l'époque.

À l'occasion de la ressortie du film de 1996 sur la reprise du travail aux usines Wonder de Saint-Ouen le 10 juin 1968, le mk2 Beaubourg propose deux soirées-débats :
- mardi 5 juin : Suspens et mise en scène de la parole avec les cinéastes documentaristes Mika Gianotti et Meryiem de Lagarde, membres d’ADDOC et Nadine Tarbouriech, monteuse du film.  
- jeudi 7 juin : en compagnie de l'écrivaine, Leslie Kaplan

 

Un film de 10 minutes sur la reprise du travail aux usines Wonder (juin 1968)

L'établi

 

Du 7 juin au 1er juillet 2018 - Du jeudi au samedi à 20h30 - Samedi et dimanche à 16h00 - au Théâtre de l'Epée de Bois - La Cartoucherie - Vincennes [et du 6 au 29 juillet au OFF d'Avvignon]

Une pièce de théâtre de la Compagnie du Berger, d’après le livre de Robert Linhart - Mise en scne : Olivier Mellor

L’Établi est une épopée. Quatre mois intenses d’immersion. D’autres mois pour digérer, et écrire. Puis le silence, des années durant.
Se souvenir du bruit, même en dormant. Les gestes répétés, les paroles d’ouvriers, et la solitude, la saleté, le pognon et tout le reste. Paris, ses banlieues toutes neuves, et l’avènement d’une société de loisirs. Après mai 68, que Robert Linhart a passé à l’hôpital, les pavés sont retombés et il a fallu retranscrire, réfléchir, proposer cette autre société. Il a fallu rapprocher les générations, les cultures. Et le « vivre ensemble » s’est construit sur les ruines de mai 68....

Sur scène, il y aura ce narrateur. Trois ou quatre acteurs, pour l’aider à (se) jouer (de) tous les autres : les ouvriers, les petits patrons, la société. Quelques archives et beaucoup de matière sonore, autour de la musique de Toskano et Vadim Vernay, qui sera jouée live. Comme un bruit de fond, persistant, qui empêche la concentration, qui mine le recul nécessaire pour ne pas devenir fou, usé, obsolète. A travers des projections de photos, de documents d’époque, de vidéos subjectives, nous aborderons L’Établi comme un terrain à explorer, avec le souci constant de ne pas nous positionner avec ce recul arrangeant, aujourd’hui vieux de quarante ans, qui pourrait dogmatiser le propos. Respecter le rythme de l’époque, propre au sociologue dissimulé. Il faut vivre le spectacle comme quatre mois de questionnements et d’étonnements, jour après jour, comme un tunnel d’expériences humaines, avec les machines, avec les horaires, le rendement et la cadence.

La musique nous aidera à boucler ce périple en terrain inconnu, pour opposer au silence de Robert Linhart une pulsation de Spoutnik, industrielle, persistante et familière.

 

Une interview de Robert Linhart par Laure Adler (26 décembre 2016)

Les Chatouilles

 

A partir du 30 mai 2018, un film avec Andréa Bescond (déjà dans la pièce de théâtre "Les chatouilles ou la danse de la colère"), Karin Viard, Clovis Cornillac, Pierre Deladonchamps, Grégory Montel

Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Une fois devenue adulte, Odette libère sa parole, et se plonge corps et âme dans sa carrière de danseuse, dans le tourbillon de la vie…

 

 

Bande annonce

Les Chatouilles ou la danse de la colère

 

Le jeudi 24 mai 2018 à 20h30 Théâtre L'Hermine - à Saint-Malo

L’histoire insolite d’Odette, une jeune danseuse dont l’enfance a été volée et qui se bat pour se reconstruire.

A travers une galerie de personnages entre rires et émotions et une mise en scène subtile d’Eric Métayer, les mots et la danse s’entremêlent et permettent à Andréa Bescond de transporter le spectateur dans un grand huit émotionnel.

 

Distribution : 

Mise en scène: Eric Métayer
Une pièce écrite et réalisée par Andréa Bescond
Lumière:Jean-Yves de Saint-Fuscien
Son: Vincent Lustaud

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

Pourquoi « Les Chatouilles ou la danse de la colère » ? par Andréa BESCOND
« Le choix de cette histoire s’est imposé à moi comme une survie, comme l’envie de dire haut et fort ce que beaucoup ne veulent pas entendre, rejettent en bloc, quoi de plus insupportable que le viol d’un enfant ? « Les Chatouilles » ce n’est pas un jugement, ce n’est pas de condamner la maladie d’un être en souffrance qui inflige des sévices à plus faible que lui mais c’est le constat d’un combat pour exister, respirer, survivre… Mon personnage, Odette, fait partie de ceux qui se battent, de ceux qui taisent une violente déchirure, qui l’occultent même et qui la reçoivent en pleine figure quand elle leur revient comme un tsunami, elle fait partie de ceux dont l’enfance a été brisée par une main adulte dans la culotte en coton, elle subit, elle se tait puis occulte pour enfin se souvenir, rejeter puis dénoncer. Tout le cheminement classique de l’enfant victime de pédophilie, c’est ça dont parle « Les Chatouilles ». Odette nous emmène au coeur de la danse, qui lui permet d’exprimer ce qu’elle ne peut pas dire… Quand la vie fait taire les mots, naissent les paroles du corps. La danse et la musique ont une place primordiale dans cette création, ce qui la rend totalement originale, unique, le mouvement apporte toute une poésie où parfois les mots s’égarent. « Les Chatouilles » est une pièce rare car elle traite d’un sujet lourd avec beaucoup de légèreté, d’humour, car oui on rit beaucoup ! La vie est faite de ces extrêmes, le parcours d’Odette pourra vous paraitre insolite mais il est inspiré d’une histoire vraie, tout aussi vraie que ces chiffres alarmants : il y a 75000 viols par an en France et autant concernant seulement les enfants… Ça valait bien une pièce de théâtre, non? «

 

La bande annonce

En réalités

 

Les vendredi 8 juin 2018 à 20h00 et samedi 9 juin 2018 à 20h00, une pièce de théâtre d'après La Misère du monde de Pierre Bourdieu, mise en scène Alice Vannier - au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – 75013 Paris (métro Bibliothèque François Mitterrand)

«Ce que le monde social a fait, le monde social peut, armé de ce savoir, le défaire.» Pierre Bourdieu

En réalités, est une adaptation de La Misère du monde, ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales.
Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l'individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ?

C’est à travers une suite de mise en résonance de visions de la réalité que nous tenterons ensemble de répondre à ces questions. Entre chaque entretien, nous suivrons, comme un fil rouge, les sociologues dans leurs réflexions, leurs désaccords, leurs incertitudes quant au projet de rendre publiques ces propos privés. Ainsi, les six comédien.n.es passeront subtilement d’un rôle à l’autre, d’une vision à une autre, en essayant de suivre eux-mêmes cette maxime de Spinoza qui débute l’ouvrage de Bourdieu : « ne pas déplorer, ne pas détester, ne pas rire, mais comprendre ».

king kong théorie

 

Du 25 mai au 7 juillet 2018- Théâtre de l'Atelier - 1 place Charles Dullin, 75018 Paris

Texte de Virginie DESPENTES - Adaptation de Valérie de DIETRICH et Vanessa LARRÉ - Mise en scène de Vanessa LARRÉ - Avec Anne AZOULAYMarie DENARDAUD et Valérie de  DIETRICH


"Porté à la scène pour trois comédiennes, ce coup de gueule aussi réjouissant que précurseur de Virginie Despentes bouscule avec vigueur, style et humour les idées reçues sur la place donnée aux femmes et aux hommes dans notre société. Libérateur !"