Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

[voir également les pages "LA TERRASSE" et "Littérature et Télévision"]

 

Pour les enfants et les jeunes, un site spécialisé répertoriant toutes les pièces de théâtre par genres, par âges, par thèmes, évènements à venir

Souvenirs d’en France

 

Le deuxième long-métrage d’André Téchiné ressort en salle dans une belle version restaurée. Il est projeté au festival Cinemed de Montpellier le lundi 21 octobre 2019.

Film de André Téchiné, avec Jeanne Moreau, Michel Auclair, Marie-France Pisier Une petite ville du Sud-Ouest, dans les années 1930. Les Pedret, famille de notables à la tête de l’usine locale, marient leur fils cadet Prosper à Régina, une jeune femme de son rang. Bientôt c’est au tour de son frère Hector d’officialiser sa relation avec Berthe, la blanchisseuse du coin. Mme Pedret est contre ce mariage, mais son mari reconnaît en Berthe la personne qu’il fut autrefois : fils d’immigrés espagnols, il a épousé une Française et a acquis sa fortune par ses propres moyens. La jeune femme entre alors dans la famille et deviendra au fil du temps la véritable chef du clan grâce à son autorité et son charisme...   Bande annonce  

Martin Eden

 

Film de Pietro Marcello. A partir du 16 octobre 2019 sur les écrans.

Synopsis du film :

À Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu'il conquiert l'amour et le monde d'une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d'avoir trahi ses origines. 

Martin Eden, le chef-d'œuvre de Jack London, passe pour son autobiographie romancée. Il s'en est défendu. Pourtant, entre l'auteur et le héros, il y a plus d'une ressemblance : Martin Eden, bourlingueur et bagarreur issu des bas-fonds, troque l'aventure pour la littérature, par amour et par génie. Mais sa chute sera à la mesure de son ascension vers le succès : vertigineuse et tragique...

La cantatrice et le gangster

 

 En novembre 2019, le 24 à 17h30 et les 19, 20, 21, 22 et 23 à 21h00 Théâtre de l’Ile Saint-Louis Paul Rey - 39 Quai d’Anjou dans le 4e arrondissement de Paris. 

Pièce de théâtre de Pierre Ahnne avec Marion Hérold et Markus Fisher. 

Mise en scène de Marie-Pierre Pêcheur 

"Apparemment, tous deux sont en voiture. Lui, c’est l’ennemi public numéro un, qui s’est évadé. Il est armé. Il l’a prise en otage et contrainte à rouler vers l’est. Elle, c’est une cantatrice. Un gangster et une cantatrice, ça ressemble tout de suite à quelque chose. Mais, depuis le début, leurs façons de parler et d’agir semblent un peu bizarres. Est-il pour de bon un gangster ? Est-elle vraiment une cantatrice ?..." 

Pierre Ahnne

"Dans les romans que j’ai écrits, j’essayais d’avoir une voix : un phrasé, un rythme, une sonorité… L’écriture, pour moi, a toujours eu partie liée avec le corps.  

Il était fatal que, venant à écrire pour la scène, je fasse parler une chanteuse. Elle chantera bien une ou deux phrases de temps en temps, a capella, mais cela restera, à chaque fois, une surprise. La faire parler, donc. Et de quoi ? De sa voix, de cette chose étrange que c’est d’avoir une voix. Est-ce qu’on en a une à proprement parler, ou est-ce plutôt quelque chose de l’ordre de l’être ?  

Lui, en face d’elle, aura un pistolet, dont il le menacera. Là, c’est clair : un pistolet, on l’a ou on ne l’a pas. À moins que… 

D’un côté, quelque chose qu’on a mais qui ne se voit pas car ça fait partie de ce qu’on est, de l’autre, un objet sorti tout droit du roman policier, du cinéma, un objet de fiction. Un objet fictif ?... Et les deux héros, après tout, sont-ils bien sûrs d’être réels ?"  

LES CHATOUILLES OU LA DANSE DE LA COLÈRE

  

Du 12 octobre 2019 au 4 janvier 2020 - Théâtre Libre - 4 boulevard de Strasbourg , 75010 Paris 

 C'est l'histoire d'Odette. Une petite fille dont l'enfance a été volée par un "ami de la famille".

 Une jeune fille qui cherche des réponses à ses questions et les trouve progressivement avec son corps. Une danseuse qui se bat avec sa sensibilité. C'est l'histoire d'une lente reconstruction.

 Pour ces nouvelles représentations Andréa Bescond passe le flambeau à Déborah Moreau, sublime interprète de cette histoire terrible, émouvante et parfois drôle.

Papicha

 

A partir du 9 octobre 2019, le film de Mounia Meddour

Synopsis : Nedjma est une “papicha” branchée dans l’Algérie des années 90. A 18 ans, elle rêve de devenir styliste et fait le mur de sa cité universitaire pour vendre ses créations à des copines en discothèque. Mais c’est aussi la décennie des attentats meurtriers et de l’intégrisme. Là où les islamistes veulent cacher le corps des femmes dans des Hidjab, Nedjma répond qu’elle va organiser un défilé de mode...

 

 

 Présentation sur RFI

 

 Présentation (Alsace 20)

 

PapichaPapicha [1.241 Kb]

BETTY MARCUSFELD

  Du 9 au 18 octobre 2019 à 13h00,  tous les jours sauf Mardi, un documentaire de Martine Bouquin - Cinéma Saint-André des Arts - 30, rue Saint André des Arts, Paris 6e (en présence de la réalisatrice et de ses invité.e.s)

" J’ai toujours su que ma mère avait eu une petite sœur, Betty, qui était morte en déportation. Je n’ai jamais rien su d’elle ou presque, un prénom, une photo de jeune fille... Je suis partie à sa recherche et j’ai retrouvé des fragments de sa vie. Alors je me suis mise à faire son portrait... "

Une vie

 

Du vendredi 4 octobre au dimanche 22 décembre 2019, au Théâtre des Mathurins - 36 Rue des Mathurins, 75008 Paris  

Le 15 mai 2020, au Palais des Rencontres - Les Blanchards, 2 Avenue de Lauconnois, 02400 Château Thierry

Auteur : Guy de Maupassant 
Artiste :  Clémentine Celarié
Metteur en scène :  Arnaud Denis

" Une vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. " C'est sur cette phrase que Maupassant achève son premier roman. Il vous raconte l'histoire de Jeanne. Une vie parmi d'autres. Avec toutes les découvertes, les grandes joies, les plaisirs, les désillusions, les souffrances que cela comporte. Une vie parmi tant d'autres, et toutes les vies en une. Jeanne est à elle seule touts les femmes. Les saisons de l'existence se suivent, l'amour et la mort se succèdent, et l'éternel recommencement est là, tout près. Les vagues de l'océan viennent laver l'existence de leur ressac purificateur. Un chef d'oeuvre de la littérature française porté seule en scène par Clémentine Célarié.

qui a tué mon père

 

Du 15 au 18 octobre 2019 - TnBA  (Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine ) - Grande salle Vitez 

Texte Édouard Louis - Mise en scène Stanislas Nordey

Stanislas Nordey met en scène et interprète le roman d’Édouard Louis, Qui a tué mon père, dans un monologue intime et intense : « L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique. »

Assis à une table, la tête dans ses mains, un homme semble pensif. Face à lui, son fils, dans un long monologue de réconciliation, retrace leur vie commune. La vie d’une certaine classe ouvrière d’une petite ville défavorisée du nord de la France. Aujourd’hui. Il regarde son père et évoque la manière dont ce corps en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Troisième roman du phénomène littéraire Édouard Louis, fruit d’une commande de Stanislas Nordey, Qui a tué mon père est bouleversant. L’auteur y décrypte les mécanismes de domination qui broient les êtres et leurs relations et dit la détresse d’une population qui, à l’instar de son père, est vouée à une « mort sociale ». Il dit la vie, le quotidien des classes populaires, des « sans-dents », des sans-voix. Cette littérature de la confrontation sied à merveille à l’acteur-metteur en scène : « Il avance masqué Édouard, c’est sa force et sa singularité, il y a une ligne de force secrète dans son écriture… Dans Qui a tué mon père, il échappe à son propre récit, c’est très beau, tragique au sens archaïque, il s’agit de tous les pères et de tous les fils. Il dépasse l’autofiction. Il me bouleverse car il m’emmène à un endroit inouï, inattendu, inconnu car lui-même est sur une ligne de crête, un endroit dangereux et je trouve ça beau. »

IL Y AURA LA JEUNESSE D'AIMER

 

Du 6 octobre au 24 novembre 2019, au Théâtre du LUCERNAIRE - 3, rue Notre-Dame-des-Champs,  75006   Paris  Textes de Louis ARAGON et Elsa TRIOLET Mise en scène :  Didier BEZACE  Distribution :  Ariane ASCARIDE,  Didier BEZACE

Faire entendre à deux voix les mots connus, et d'autres qui le sont moins, de Louis Aragon et Elsa Triolet, c'est ce que s’efforcent de faire Ariane Ascaride et Didier Bezace en disant ces textes qui s'installent à jamais dans nos mémoires.

Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d’Aragon sur l’amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu’il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : Les Yeux d’Elsa, Elsa, Le Fou d’Elsa…

Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que «  la muse de… » ! Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme.

Des spectacles du Théâtre de la Colline par monts et par vaux

 

Tous des oiseaux (fiche de la pièce)

  • du 13 au 15 janvier 2020 à l'Espace Malraux - Chambéry
  • les 31 janvier et 1 février 2019 à l'Espace des Arts - Châlon sur Saône
  • les 12 et 13 février 2020 au Quartz de Brest
  • du 6 au 8 mars 2020 à la Coméde de saint-Etienne
  • les 24 et 25 mars 2020 à la Maison de la Culture d'Amiens
  • du 1 au 3 avril 2020 à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy
  • les 8 et 9 avril à la Coursive -La Rochelle

Mort prématurée d'un chanteur populaire dans la force de l'âge (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 mars 2020 à l'Equinoxe - Chateauroux
  • les 17 et 18 mars 2020 au Théâtre Firmin Gémier - Opéra de Massy
  • les 26 et 27 mars 2020 au TNP de Villeurbanne
  • les 9 et 10 avril 2020 à Antipolis Théâtre d'Antibes

Seuls (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 décembre 2019 à la Maison de la Culture de Bourges
  • les 11 et 12 février 2020 au Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray
  • les 5 et 6 mars 2020 au Théâtre Liberté - Toulon

Les Justes d’Albert Camus, adaptation et mis en scène par Abd Al Malik

 

Du Samedi 5 octobre au Samedi 19 octobre 2019 - Théâtre du Châtelet - 1 place du Châtelet, 75001 Paris. - à 20h, dimanche à 16h, relâche lundi - Tél. 01 40 28 28 40.

Dans une mise en scène résolument musicale, Abd Al Malik fait vibrer le texte tragique d’Albert Camus aux rythmes du rap et des scansions du slam.

Créée en 1949 à Paris, la pièce d’Albert Camus prend pour objet l’attentat à la bombe fomenté en février 1905 à Moscou par un groupe de révolutionnaires russes contre le grand-duc Serge, oncle du tsar et gouverneur tyrannique de la ville. Fasciné par cette pièce dans laquelle il voit « la décomposition progressive d’un idéal », Abd Al Malik s’empare de l’œuvre dans laquelle la radicalité révolutionnaire se heurte, en de violents débats, au principe de vie, où sont soulevées les questions que pose le concept d’assassinat politique, et la manière dont la lutte contre l’injustice peut se retourner et virer à la folie meurtrière.. ...

Retour à Reims

 

Du Samedi 21 septembre 2019 au Mardi 1 octobre 2019 - Théâtre National de Strasbourg -1, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg - à 20h, le 22 à 16h, relâche les 23 et 29 septembre. Tél. : 03 88 24 88 24

Reprise d’après Didier Eribon, mis en scène par Thomas Ostermeier

Conjuguant film documentaire et théâtre, Thomas Ostermeier adapte pour la scène l’essai de Didier Eribon*, qui se fonde sur l’analyse de son parcours de « transfuge de classe ». Adepte d’un théâtre politique qui implique fortement le spectateur, le metteur en scène convoque le réel et le vécu, et ébauche un débat urgent… 

Fidèle à sa volonté d’éclairer et d’interroger le réel à travers son travail théâtral, Thomas Ostermeier s’empare du remarquable texte de Didier Eribon en actualisant son propos. Une actualisation qui souhaite accorder une grande place à la dimension intime de cet « essai d’auto-analyse » ou « introspection sociologique » – selon les mots de l’auteur -, et à son envergure politique. ...

Suite française

 

Du mercredi 11 septembre au au samedi 16 novembre 2019 - Théâtre la Bruyère, Paris - 5, rue La Bruyère , 75009 Paris

D'après le roman best-seller d'Irène Némirovsky Prix Renaudot 2004, mis en scène par Virginie Lemoine

1941 : l'Allemagne envahit la France. Dans un village de Bourgogne, Madame Angellier, dont le fils unique est prisonnier de guerre, se voit contrainte d'accueillir chez elle un officier de la Wehrmacht, le séduisant Bruno von Falk.
Dans cette sombre maison, le jeune soldat rencontre Lucile, la belle-fille de Madame Angellier, dont il s'éprend immédiatement. La jeune femme lui résiste. Mais comment rester fidèle à un mari qu'elle n'a jamais aimé et ne pas succomber au charme indéniable de cet homme qu'elle devrait pourtant détester ?
Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages.

cycle Sarraute

 

Pour un oui ou pour un non

Du 5 septembre au 23 novembre 2019. Les jeudis, vendredis et samedis à 19h. Les mercredis à 19h au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

  • Auteur Nathalie Sarraute
  • Metteur en scène Tristan Le Doze

Dans une action concentrée où tout ce qui compte est ce qui n’est pas dit, deux hommes s’affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent-peut-être-« pour un oui ou pour un non ».
Drôle, insolite, source d’une jubilation contagieuse, d’émotion jusqu’au malaise, c’est la pièce de Nathalie Sarraute que le public a unanimement plébiscitée.

 

Elle est là

Une autre pièce de Nathalie Sarraute, les mercredis du 2 octobre au 5 novembre 2019 - au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

Metteur en scène : Agnès Galan

Distribution : Nathalie Bienaimé, Gabriel Le Doze, Bernard Bollet, Tristan Le Doze

Résumé :

H2 ne supporte pas que sa collaboratrice ait une idée différente de la sienne.

Il en souffre, cela lui est intolérable car il ne pourra jamais l’empêcher de penser autrement. Cette idée est là, elle l’obsède, le ronge, par le seul fait d’être là.

Un quatuor de personnages implacables qui, sur le mode tragi-comique, exacerbe nos comportements les plus primitifs et réveille nos démons.


Cycle Nathalie Sarraute - Egalement des lectures

  • Lecture (Enfance le 11 septembre, Mensonge le 18 et 25 septembre, Isma le 13 et le 20 octobre)
  • Pour le les lectures, réservations uniquement au téléphone 01 42 33 42 03

 

 

yuli

 

Film espagnol d'Icíar Bollaín. En salles à partir du 19 juillet 2019

L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.

Vita & virginia

 

A partir du 10 juillet 2019, un film de Chanya Button avec Gemma Arterton, Elizabeth Debicki, Isabella Rossellini, Rupert Penry-Jones, Peter Ferdinando

Virginia Woolf et Vita Sackville-West se rencontrent en 1922. La première est une femme de lettres révolutionnaire, la deuxième une aristocrate mondaine. Quand leurs chemins se croisent, l'irrésistible Vita jette son dévolu sur la brillante et fragile Virginia. Commence une relation passionnelle qui fait fi des conventions sociales et de leurs mariages respectifs. La fascination que Virginia ressent pour Vita, l'abîme entre sa vie d'artiste et le faste de l'excentrique aristocrate donneront naissance à Orlando, une de ses oeuvres maîtresses, bouleversante réflexion sur le genre et sur l'art.

Le film est basé sur les lettres échangées entre Vita Sackville-West et Virginia Woolf.

Points de non-retour (Quais de Seine)

 

Du 7 novembre au 1er décembre 2019 au Petit Théâtre (du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - durée 1h50) - Théâtre de La Colline Paris

Texte et mise en scène Alexandra Badea

Pour ce deuxième volet de la trilogie Points de non-retour, Alexandra Badea place au centre de l’histoire le personnage de Nora, réalisatrice de documentaires pour la radio publique française. Au cours d’un voyage en Algérie, sur les traces de son grand-père qu’elle n’a jamais connu, Nora tente de combler les silences de son père sur ses origines. Dans cette quête, elle sera confrontée à la complexité de la guerre d’Algérie, moins manichéenne qu’au temps des affrontements entre indépendantistes et partisans de l’Algérie française.
Quelle est la responsabilité de l’Histoire dans les déchirements de cette famille aux origines mixtes, comme il en existe tant ? C’est une question qui relie tous les personnages de cette  fresque déployée en trois parties dont la première, Thiaroye, est créée à La Colline en septembre 2018. Alexandra Badea et sa troupe d’actrices et d’acteurs poursuivent leur traversée de l’Histoire contemporaine et plus que jamais universelle de la France.


Sur la route

    1. du 4 au 7 décembre 2019 à la Comédie de Béthune
    2. les 22 et 23 janvier 2020 au Lieu Unique – Nantes
    3. le 3 février 2020 au Gallia Théâtre – Saintes
    4. le 6 février 2020 à la Scène nationale d’Aubusson
    5. du 12 au 14 mai 2020 à la Comédie de Saint-Étienne

 

Festibal d'Avignon - 73ème édition

 

Du 4 au 23 jullet 2019 en Avignon

Le programme complet

Noire

 

Du 12 au 30 juin 2019, une pièce de théâtre de Tania de Montaigne, adaptation et mise en scène : Stéphane Foenkinos + Théâtre d Rond Point - 2 rue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris

D’après « Noire – La Vie méconnue de Claudette Colvin » de Tania de Montaigne

Vous êtes noire, donc moins que rien.
Avant Rosa Parks, en mars 1955, Claudette Colvin, jeune Noire d’Alabama, dit non : elle ne cède pas dans le bus sa place à un Blanc. Tania de Montaigne s’empare de son propre texte et fait entrer l’auditoire dans la peau de son héroïne.

 

Vidéo de présentation

Avignon Off 2019 : quelques projets à découvrir

 

La sélection de "LA TERRASSE" (du 4 au 28 juillet 2019 en Avignon)

En avant-première, alors que notre hors-série Avignon en Scène(s) 2019, sur le point d’être finalisé (parution le 1er juillet), chroniquera environ 300 spectacles – In et Off -, voici un premier jet de projets d’Avignon Off à consulter avant votre venue. Parmi ceux-ci, certains que nous avons vus et aimés, d’autres, qui seront créés en juillet et qui nous paraissent intéressants. Bien évidemment, ce choix de spectacles lacunaire est à compléter. A suivre… 

NUMÉROS D’ÉCROU

 

Le samedi 22 juin 2019 à 20h30, une pièce de théâtre écrite et mise en scène par Valérie Durin -THÉÂTRE DE L’ÉPÉE DE BOIS - Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

L’histoire vraie d’un atelier-théâtre mixte en prison, des femmes et des hommes. L’avancée, les progrès, les pages qu’ils tournent, des départs, des arrivées, la vie quotidienne carcérale. Les conflits, les peurs, l’injustice, l’incroyable liberté, la légèreté, l’humour irrésistible. L’absurdité comique et désespérante de l’enfermement.
Depuis une dizaine d’années Valérie Durin tente de conjuguer théâtre et prison. Au début, seuls les hommes du centre de détention participent à l’atelier. Au bout de la sixième année, les femmes les rejoignent. L’aventure prend une autre dimension, la mixité fait éclater les cadres mis en place. Il ne s’agit plus seulement de briser les spirales d’échec, de réveiller les esprits, de dépasser les mésestimes ou le désespoir, mais de vivre et d’aimer. Ensemble ils osent éclater de rire, parler d’amour, de l’abandon, des regrets. Avec pudeur et sincérité.
En pratiquant le théâtre, ces femmes et ces hommes s’exposent au regard de l’autre, de tous les autres. De séance en séance, entre les murs de la prison, ils réinventent la vie, la faisant jaillir à nouveau, plus forte, plus dangereuse peut-être…

L'autre fille

 

Du mardi 21 mai au mercredi 19 juin 2019, une pièce de théâtre d' Annie Ernaux. Mise en scène de Nadia Rémita. Studio Hebertot -78 Bis Boulevard des Batignolles, 75017 Paris

"Elle était plus gentille que celle-là". Celle-là c'est elle, Annie Ernaux.

Des mots surpris de la bouche de sa mère l'été de ses 10 ans. Des mots comme des gifles quand on se croit unique et adorée.

Pour la première fois, Annie Ernaux s'adresse à Ginette,  la sœur cachée, la petite sainte. Avec des phrases courtes et dépouillées, elle brise le secret de famille, s'interroge.

Comment être quitte ? Pourquoi n'avoir rien dit ? L'écriture sonne comme un uppercut, un coup de tonnerre.

L'adresse est franche et violente : l'incarnation, une évidence. Sur un fil entre révolte et distance. Un univers symbolique et contemporain pour un seul en scène intense et percutant.

Douleur et gloire

 

A partir du 17 mai 2019, le dernier film de Pedro Almodovar

Un cinéaste vieillissant se plonge dans les méandres de son passé… Autobiographie ou fiction ? L’Espagnol brouille la frontière entre les deux, autant qu’il se dévoile.

Le jeune Ahmed

 

Film de de Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne, à partir du 22 mai 2019

En terminant l’écriture de ce scénario, les frères Dardenne se sont rendus compte que d’une certaine manière, ils avaient écrit l’histoire des tentatives infructueuses de divers personnages pour conduire le jeune fanatique Ahmed à renoncer à son "plan". "Quels que soient ces personnages : Inès sa professeure, sa mère, son frère, sa soeur, son éducateur, le juge, la psychologue du Centre Fermé, son avocat, les propriétaires de la ferme où il est placé, leur fille Louise, aucun ne réussit à entrer en communication avec le noyau dur, mystérieux de ce garçon prêt à tuer sa professeure au nom de ses convictions religieuses", expliquent les cinéastes.

Bande annonce

Fauves

 

Du 9 mai au 21 juin 2019, une pièce de de Wajdi Mouawad - Théâtre de la Colline - 15 rue Malte-Brun, 75020 Paris - Du mardi au samedi à 19h30, le dimanche à 15h.

Pour sa dernière création, Wajdi Mouawad continue de creuser le sillon de son style et de ses obsessions. Il signe une grande fresque familiale qui, sur plusieurs générations, explore dans tous les sens la question du deuil, des origines, des contingences existentielles et de la reproduction du malheur.

 

Retour à Reims

 

Les Mercredi 22 mai et Jeudi 23 mai 2019 - Nouvelle scène nationale de Cergy - Théâtre des Arts - Place des Arts 95000 Cergy -Téléphone : 0134201414

Pièce de théâtre de Thomas Ostermeier basé sur le livre "Retour à Reims" de Didier Eribon (Fayard, 2009)

En 2016, la Scène nationale accueillait d’une part Thomas Ostermeier avec La Mouette, d’autre part Retour à Reims sur une mémorable mise en scène de Laurent Hatat. Heureux hasard, le metteur en scène allemand présente cette saison en France sa version de Retour à Reims, avec Irène Jacob, Cédric Eeckhout, et Blade Mc Alimbaye. Fresque sociale et familiale, le récit autobiographique traduit l’expérience de son auteur, fils d’ouvrier qui rejoint Paris et trace, longtemps poursuivi par la honte de ses origines, son parcours d’intellectuel. Grâce à un dispositif simple et éloquent, Thomas Ostermeier met en évidence la question cruciale du déterminisme social.

Monrovia Indiana

 

Un film réalisé par Frederick Wiseman

Monrovia, petite ville agricole du Midwest américain compte 1400 habitants, dont 76% ont voté pour Trump aux dernières élections présidentielles. Des salles de classe aux réunions municipales, du funérarium aux foires agricoles locales, Frederick Wiseman nous livre une vision complexe et nuancée du quotidien de cette communauté rurale, portrait d’une Amérique souvent oubliée et rarement montrée.

(projection à partir du 24 avril 2019)

Bande annonce

68, mon père et les clous

 

A partir du 1er mai 2019, un film documentaire de Samuel Bigiaoui

Ouverte il y a 30 ans, en plein Quartier latin, la quincaillerie de mon père est un haut lieu de sociabilité. C’est aussi l’ancien terrain de jeu de mon enfance. Bricomonge va fermer. À l’heure de l’inventaire et des comptes, j’accompagne mon père dans les derniers moments du magasin. Et je cherche à comprendre ce qui a amené le militant maoïste qu’il était dans les années 1960-1970, intellectuel diplômé, à vendre des clous.

 

La bande annonce

Naissanc(e)s

 

Du 4 au 21 avril 2019, une comédie au Théâtre 13/Jardin - 103A boulevard Auguste Blanqui - 75013 Paris

Création collective dirigée par Esther Van Den Driessche - Collaboration artistique Igor Mendjisky - Collectif Femme Totem

Elle tombe enceinte et se retrouve alors plongée dans les méandres de sa psyché.
Ses questionnements sur la grossesse, l’accouchement, l’éducation, la parentalité, la transmission et l’héritage refont surface en elle et la fige pour un moment.
Elle doit affronter ses 5 blessures, ses « démons », afin de renaître avant de mettre au monde son enfant.
Lors d’une violente contraction, Ada fait un malaise pendant lequel elle rêve qu’elle rencontre ses 5 miroirs, ses 5 faces masquées.
Ada se confronte enfin à eux à visage découvert. »
« La naissance c’est mettre au monde un être qui nous relie à notre propre naissance.
Ici, nous voulons naître ou re-naître grâce aux mots, nous voulons tenter de poser des mots sur ce moment de vie crucial, sur notre propre « mise au monde », comprendre à quel point notre naissance nous conditionne et quelle est la part de notre héritage transgénérationnel.
Le masque permet de révéler, de faire « naître », il permet d’accoucher de soi. La «naissance» est aussi liée au personnage que l’on fait naître grâce et à travers cet outil merveilleux qu’est le masque.
De la même manière que les actrices ont donné « naissance » à des personnages masqués (changement de voix, transformation de leur corps, donner corps, inventer leurs quotidiens, leurs histoires, leurs traits de caractères, leurs noms etc...), les personnages du spectacle donneront eux-mêmes naissance à des récits de vie, poèmes, chansons et/ou enfants...
Grâce aux masques (sculptés dans du bois) nous avons la possibilité, l’extrême liberté, d’aborder absolument tous les sujets de manière totalement ludique.
En effet, une fois le masque posé sur le visage, l’actrice peut alors « faire naître » son personnage et ainsi que la règle du jeu masqué l’impose, il est en relation directe et permanente avec le public et peut, s’il le souhaite, intervenir et réagir à tout moment pendant toute la durée de la représentation. » (Esther Van Den Driessche)