Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

[voir également les pages "LA TERRASSE" et "Littérature et Télévision"]

 

Pour les enfants et les jeunes, un site spécialisé répertoriant toutes les pièces de théâtre par genres, par âges, par thèmes, évènements à venir

Le silence des autres

 

Le Silence des autres est un film réalisé par Almudena Carracedo et Robert Bahar (à partir du 13 février 2019)

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes. Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

La bande annonce

Le génocide des Arméniens : quelles images contre le déni ?

 

Le 14 février 2019 de 12h30 à 13h30 au MK2 Odéon - 113 bd Saint Germain / 7 rue Hautefeuille 75006 PARIS, photographies, illustrations et extraits de films de fiction et documentaires.
Avec Claire Mouradian, Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC, CNRS/EHESS)
Un siècle après, le génocide des Arméniens de 1915 est toujours nié par l’Etat turc, héritier de l’Empire ottoman. D’où de nombreux travaux centrés sur la question de la preuve. Dans une époque où le « choc de l’image » est devenu souvent prééminent par rapport au « poids des mots », comment peut-on documenter et illustrer ce crime contre l’humanité sur lequel les sources iconographiques sont non seulement rares du fait de la censure, des limites technologiques de l’époque et de l’effacement des traces, mais aussi mal référencées, nécessitant un travail d’authentification ?
La discussion avec le public s’organisera autour d’une série de photographies, d’illustrations et d’extraits de films de fiction et documentaires.

LA PLACE DU DIAMANT

 

Du 20 février au 11 mars 2019, une pièce mise en scène par Gilles Bouillon - Théâtre de l'ATALANTE, 10 Place Charles Dullin, 75018 Paris - 01 46 06 11 90

Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail – elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier –, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage… Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

Le cas Eduard Einstein

 

Du 5 février au 4 mai 2019, pièce de de Laurent Seksik , mis en scène par Stéphanie Fagadau - Comédie des Champs Elysées, Paris - 15, av Montaigne 75008 PARIS - Tél. 01 53 23 99 19

La pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.Le bouleversant drame personnel du génie universel. "Le cas Eduard Einstein", tragédie en deux actes adaptée du best-seller de Laurent Seksik, raconte l'histoire véritable du fils fou d'Einstein, Eduard, atteint de schizophrénie. Sur fond de trame historique puissante, dans l'Allemagne des années 30 puis l'Amérique de Mc Carthy, la pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.
Le bouleversant drame personnel du génie universel.

Camille contre Claudel

 

Prolongation : du 31 janvier au 9 février 2019, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

La Machine de Turing

 

Prolongation : du 30 janvier au 28 avril 2019, pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard - Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter.
Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ?
Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ?
Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

La Fin de l’homme rouge

 

Du Vendredi 8 février 2019 au Dimanche 17 février 2019 - Les Gémeaux, 49 avenue Georges Clémenceau, 92330 Sceaux, à 20h45, dimanche à 17h, relâche lundi et mardi. Tél :01 46 61 36 67.

Une pièce de théâtre d’après le roman de Svetlana Alexievitch par Emmanuel Meirieu.

Pendant quarante ans, Svetlana Alexievitch a parcouru ce pays qu’on appelait l’URSS et enregistré des centaines de témoignages pour écrire ce qu’elle appelle des « romans de voix », œuvres polyphoniques, chorales, symphoniques, faites de ces confessions, tout ce dont la grande histoire ne tient jamais compte, l’histoire laissée de côté. « Ce qui m’intéresse, écrit-elle, c’est le petit homme, le grand petit homme car la souffrance le grandit. Dans mes livres, il raconte lui-même sa petite histoire, et en même temps, il raconte la grande histoire. »

De La fin de l’homme rouge, Emmanuel adaptera huit témoignages, huit personnages, de toutes les générations, dans un écrin de lumière et de musique, à sa façon.

Doreen, d'après la lattre à D

 

Pièce de théâtre de David Geselson avec David Geselson et Laure Mathis

  • Jusqu'au 30/01/2019 : Théâtre de la Bastille - Paris -0143574214
  • du 26/02 au 27/02/2019 : Théâtre Gabrielle Dorziat - 51200 Epernay – 0326511580
  • du 12/03 au 14/02/2019 : Le Moulin du Roc – 79000 Niort – 0549773230
  • du 19/03 au 22/3/2019 : La Comédie de Saint-Etienne – 42000 Saint-Etienne – 0477251414
  • du 24/04/ et 25/4/2019 : Théâtre Jarnisy – 54800 Jarny - 0382332867

Nous sommes dans le salon et l'intimité d'un couple, au milieu du désordre de leurs souvenirs et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Rendant à D. toutes ses lettres, David Geselson imagine les mots de Doreen et ceux d'André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour.
Elsa Kedadouche

 

Retour à REims

 

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.

Les invisibles

 

Un film de Louis-Julien Petit avec entre autres Corinne Masiero, Déborah Lukumuena, Pablo Pauly, Audrey Lamy (à partir du 9 janvier 2019)

Suite à une décision municipale, L'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il reste trois mois aux travailleuses sociales pour tenter de réinsérer les femmes dont elles s'occupent : falsifications, pistons, mensonges... Désormais tout est permis !

ANGUILLE SOUS ROCHE

 

Pièce de théâtre d'après le roman d'Ali Zamir - mise en scène de Guillaume Barbot

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée convoque, dans un monologue étourdissant, les personnages de sa courte vie… Anguille sous roche est un miracle littéraire : son auteur, Ali Zamir, jeune écrivain comorien inconnu, reçoit, pour cet ouvrage, le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2016 et la Mention Spéciale du jury du Prix Wepler 2016. Roman fait d’une longue phrase, d’un souffle syncopé, il agglomère les styles pour mieux les éclater, créant une langue qui crépite, insensée, sublime et triviale. Au-delà du phénomène, le récit, les caractères, offrent un matériau riche et lumineux, un kaléidoscope d’images, de pensées, de sensations qui donnent parfois le vertige, mais qui bouleversent et attisent. Figure magnifique, Anguille ouvre les méandres de sa conscience à l’instant où elle va sombrer. Crotale, sa soeur, Connaît-tout, son père, et Vorace, son amant, surgissent à ses côtés, robustes et languissants, repeuplant la petite maison du port de pêche de l’île d’Anjouan.

Passionné par le travail d’adaptation de textes littéraires non théâtraux, Guillaume Barbot, artiste invité de Jean Bellorini pour son second mandat, s’entoure de deux musiciens, l’un violoniste, complice de longue date, et l’autre, spécialiste des percussions d’Afrique et de musique électronique, pour faire naître un univers mental sans limites, un océan. C’est Déborah Lukumuena, jeune comédienne dont le talent tout neuf lui a valu en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Divines, qui incarne la vibrante Anguille.

A la télévision, le 15 et 16 janvier 2019

 

♦ Ma vie dans l'Allemagne d'Hitler

En 1933, des chercheurs de Harward organisent un concours incitant les allemands à raconter le pays qu'ils ont fui...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 21h00 / le 23 janvier 2019 à 10h15 [visible sur internet jusqu'au 15 mars 2019 : Parie 1 / Partie 2]

♦ Les archives secrètes du ghetto de Varsovie

"Ces récits réssucités d'entre les morts sont les témoignages de notre tragédie et de notre résistance"...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 20h50 / le 25 janvier 2019 à 09h30 [visible sur internet jusqu'au 14 avril 2019 : ICI]
Rosa Luxembourg - Rebelle et visionnaire

"La liberté est toujours la liberté de penser autrement."

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 23h00 / 5 février à 11:10 [visible sur internet jusqu'au 21 janvier 2019 avril : ICI]

♦ La vie balagan de Marceline Loridan-Ivens

"Documentaire", vraiment ? Ce film est, en fait, la captation d'une rencontre mémorable devant le public du Forum des images, à Paris, le 30 octobre 2014..."

  • Sur ARTE, le 16 janvier 2019 à 22h35 [visible sur internet jusq'au 16 mars 2019 : ICI]

Les Oubliés (Alger-Paris)

 

Du Jeudi 24 janvier 2019 au Dimanche 10 mars 2019 - Théâtre du Vieux-Colombier -21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris - à 20h30, le mardi à 19h, le dimanche à 15h. - relâche le lundi. - Tel : 01 44 39 87 00

Pièce et mise en scène de Julie Bertin et Jade Herbulot

« … Dans une démarche d’écriture de plateau, elles réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait, opérant un focus sur une « politique de l’oubli » et une société en mal de mémoire collective. C’est dans un métissage de registres de jeu et par un croisement de types de prises de parole que le spectacle, ancré dans le présent et en métropole, s’ouvre à la « grande histoire ». À travers des séquences de flash-back, elles convoquent discours et conversations d’antichambres du palais présidentiel et livrent, loin du pamphlet, un théâtre de brûlures, chargé de symboles et empreint de faits réels. »

Alain Cavalier, Ross McElwee : auto-portraits

 

Du 9 janvier au 9 mars 2019 -horaires variables - Cinéma 1, Cinéma 2, Petite salle - Centre Pompidou, Paris - Tarifs : 5€ / TR 3€ / Gratuit pour les adhérents

Filmer à la première personne, c’est imaginer un espace commun pour la vie et les films. Cette démarche consiste nécessairement en une mise en forme – en scène, en récit – resserrée, fantasmée et romancée de l’espace et du temps d’une vie. Passée au filtre des moyens du cinéma, la veine autobiographique condense l’existence : un dialogue entre soi et le monde, une manière d’éprouver le passage du temps, une façon d’être - sociale, familiale, professionnelle, sentimentale, amicale... Ces films font résonner la vie, dans ses états les plus contradictoires, n’hésitant pas à dévisager sa part tragique. Avec la pratique autobiographique, les cinéastes réalisent l’archive de leur existence, captent le fugace, sauvegardent ce qui est voué à disparaître.
Les œuvres d’Alain Cavalier et de Ross McElwee se déploient avec une acuité toute particulière à la croisée de ces aspirations et dialoguent ainsi naturellement, et ce jusque dans les voix de ces deux conteurs et filmeurs. Chacun y manie un humour et une dérision défiant la gravité des choses, la distance flegmatique et la fausse naïveté de Ross McElwee, la spiritualité joyeuse et joueuse d’Alain Cavalier. Alain Cavalier caractérise sa pratique autobiographique - son journal - comme un double mouvement, à la fois intérieur, tourné vers lui, et extérieur, dirigé vers le monde. Cette tension exprime combien ces films nous regardent et aussi pourquoi l’autobiographie n’est pas seulement un art de l’autoportrait, mais également du portrait. Ces deux «auto-portraitistes» se rejoignent ainsi par la pratique du portrait cinématographique, qui est aussi un art de la rencontre. Alain Cavalier y a consacré un important pan de son œuvre, Ross McElwee s’y adonne avant tout en les intégrant à ses films autobiographiques. Le choix de mêler dans ce cycle portraits et films à la première personne permet d’explorer comment on se raconte aussi à travers autrui, comment on est nourri de la rencontre, moteur essentiel de la démarche documentaire. ...

La fin de l’homme rouge, Dix histoires au milieu de nulle part de Svetlana Alexi

 

Du Dimanche 6 janvier au Dimanche 3 février 2019 - Théâtre de l'Atalante - 10 place Charles Dullin, 75018 Paris, France - lundi, jeudi et samedi à 19h, mercredi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h45. Relâche les 30 et 31 janvier et le 1er février. Tel : 01 46 06 11 90. Durée : 1h45

Avec Dix histoires au milieu de nulle part et La fin de l’homme rouge, Stéphanie Loïk poursuit en beauté un travail commencé il y a dix ans sur l’œuvre de la Biélorusse Svetlana Alexievitch.

Stéphanie Loïk n’a pas attendu l’attribution du Prix Nobel de Littérature à Svetlana Alexievitch en 2015 pour s’intéresser à l’œuvre de l’auteure et journaliste biélorusse. Dès 2009, elle adapte et met en scène avec les élèves du Conservatoire National Supérieur de Paris La guerre n’a pas un visage de femme et Les cercueils de zinc. Des romans-documents – hybrides, les livres de Svetlana Alexievitch échappent à toute catégorie – composés de nombreux témoignages d’anonymes sur la Seconde Guerre Mondiale et la guerre en Afghanistan. Dès lors, la femme de théâtre se donne pour objectif de rendre hommage avec ses outils à la constance et à la ténacité de la femme de lettres et aux milliers de voix que celle-ci a recueillies et dont elle a nourri ses six ouvrages. La détermination de Stéphanie Loïk n’a pas failli. Pour preuve, le diptyque composé de La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement et de Dix histoires au milieu de nulle part, où d’autres jeunes comédiens issus d’une école supérieure de théâtre – l’Académie-Ecole Professionnelle Supérieure de Théâtre du Limousin – se font les merveilleux passeurs de tragédies individuelles sauvegardées par Svetlana Alexievitch. Cela autour d’une nouvelle période sombre de l’histoire soviétique : l’éclatement de l’URSS.

L’homo sovieticus par l’épure

À rebours d’une tendance à la représentation hyperréaliste des drames historiques, Stéphanie Loïk opte dans ce diptyque pour une forme épurée à l’extrême. Étrangère à toute forme de séduction, y compris par les larmes. Sur un plateau nu, plongés dans une semi-pénombre, les six interprètes – Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux et Elsa Ritter –, très simplement vêtus en noir, occupent le plateau comme s’il était le dernier refuge de la parole. Mais sans la précipitation qui accompagne souvent l’urgence de dire. Au contraire. Avec une retenue et une précision en phase avec la pudeur des récits collectés par l’écrivain biélorusse, les comédiens font surgir tout un monde de leur partition de mots et de gestes. Lesquels s’arrêtent dans la première partie juste avant de devenir danse, et franchissent souvent le cap dans la seconde, également plus acrobatique et musicale. C’est qu’il y est question d’un amour. D’une passion brisée par le conflit armé qui oppose les deux peuples arméniens et azerbaïdjanais dans le Haut Karabakh entre 1988 et 1994. Sans proposer une incarnation de ces drames, le délicat théâtre rituel de Stéphanie Loïk en transmet la profondeur. Et suggère une méditation sur les répétitions de l’Histoire. Anaïs Heluin

Certaines n’avaient jamais vu la mer

 

Du Lundi 14 janvier 2019 au Vendredi 25 janvier 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 Place Pierre Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine - du lundi au vendredi à 20h sauf le jeudi à 19h, le samedi à 18h, dimanche à 16h. Relâche le mercredi. Tél : 01 43 90 11 11

Une pièce de théâtre de Richard Brunel sur un texte de Julie Otsuka

Présentation sur le site du théâtre  

Ils passaient à présent leurs journées immergés dans cette nouvelle langue, dont les vingt-six lettres nous échappaient toujours alors que nous vivions en Amérique depuis des années.

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux états-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Elles découvrent, en arrivant, le mensonge, l’imposture, le viol, le dur labeur dans les champs ou chez de riches Américaines. Désillusion, désespoir, résignation, loin de leur pays, loin de leur langue. Elles tentent de survivre et de s’adapter, mettant au monde des enfants qui contrairement à elles sont américains, se comportent comme tels, étrangers à leur culture d’origine. Et puis survient Pearl Harbour. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noce, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli. Derrière le nous collectif, derrière le chœur apparent, c’est en réalité une choralité qui se déploie, celle de multiples individus dotés de noms, de micro-histoires, toutes différentes, toutes passionnantes. C’est cela qui m’intéresse, cette parole donnée aux invisibles et aux oubliés.[Richard Brunel]

[La fiche du livre]

[Le dossier pédagogique]

La guerre des filles

 

Une pièce de théâtre de Carole Prieure et Vanessa Sanchez

• Vendredi 25 janvier 2019 à 14h et samedi 26 janvier à 20h30 au Studio Théâtre de Stains (93) 19, rue Carnot.
• Mardi 29 janvier 2019 à 20h à l’Espace Renaudie d’Aubervilliers (93) / dans le cadre du Festival Pas de Quartier
30 rue Lopez et Jules Martin (métro Fort d’Aubervilliers)
• Vendredi 8 mars 2019 à 20h30 au Centre Culturel St Pierre des Corps (37) / dans le cadre du Festival Bruissement d’Elles. 35 rue Pierre Curie
• Mardi 23 avril 2019 à 14h et 20h30 au Théâtre le 5 Côté Jardin – 5, rue de la Mairie – 28170 Saint-Ange et Torçay

Extrait de la présentation de Carole Prieur, mars 2018 

« … Une évidence m’est alors venue : les histoires personnelles des personnages qui forment cette commission d’Histoire devaient représenter des morceaux de la grande Histoire. J’ai donc souhaité mêler différents niveaux de récits : des récits personnels, des témoignages sur lesquels se fonde l’Histoire, et des réflexions sur la mise en récit de l’Histoire (les questions que pose son écriture).

J’ai eu également envie que cette histoire résonne avec ce qui se passe ici en France. D’un point de vue politique : les préoccupations de démocratie horizontale, d’écologie, de laïcité, de parité et d’égalité sont des questions qui feront sans nul doute écho. Ensuite, la question de la réécriture de l’Histoire d’un point de vue de femmes est également une des actualités des féministes françaises. Enfin, la lutte contre Daesh nous concerne. Pour toutes ces raisons, j’ai choisi d’introduire un personnage (Gabrielle) qui s’engage dans les brigades internationales et qui va poser son regard d’occidentale sur cette histoire.

Qu’elle soit le pendant « positif » aux français partis faire le Djihad me semble fort.»

Qui a tué mon père

 

Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre -du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e

Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Si loin, si proche

 

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

  • 18/12/18 au 23/12/18 — MAISON DES MÉTALLOS - PARIS (75)
  • 02/02/19 — THÉÂTRE DE TARARE (69)
  • 07/02/19 au 08/02/19 — LA COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE - LE CHAMBON-FEUGEROLLES (42)
  • 08/03/19 au 10/03/19 — THÉÂTRE DE PRIVAS (07)
  • 05/04/19 — THÉÂTRE SARAH BERNHARDT - GOUSSAINVILLE (95)
  • 04/06/19 — CENTRE CULTUREL ARAGON - OYONNAX (01)​

 Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

roma

 

A partir du 14 décembre 2018, le nouveau film de Alfonso Cuarón

Roma ou le récit de l’enfance de Cuarón

À Mexico, dans les années 1970, une famille de classe moyenne vit confortablement dans une maison paisible. Moult péripéties viennent bouleverser leur quotidien, à commencer par le départ du père, puis par la grossesse de Cléo, la jeune domestique. Au-delà d’une simple chronique familiale, Alfonso Cuarón dépeint son enfance dans ce film intimiste. Et le réalisateur a veillé à ne rien laisser au hasard.

Le film est né d’une seule et unique tête pensante. Le réalisateur de Gravity cherchait à faire un long-métrage entièrement basé sur ses souvenirs d’enfant. À partir d'une intention qu'il nourrissait depuis plus de 15 ans, Alfonso Cuarón a écrit le scénario de Roma en trois semaines. Mais il ne l'a jamais montré à qui que ce soit, afin qu'aucun regard extérieur n'altère la pureté de ses souvenirs. Au total, le cinéaste estime que 90 % des scènes finales sont entièrement sorties de sa mémoire.

Ce long-métrage intimiste surprend dans sa narration. Cuarón a choisi de l’articuler autour du personnage de Cléo, la domestique qui élève les enfants. Il s'est appuyé sur les nombreuses informations fournies par Liboria Rodríguez, sa véritable nourrice dont il est toujours très proche, afin de parfaire le rôle, et d’être au plus proche de son vécu. En plus de ce travail de réminiscence, le réalisateur a veillé à trouver les lieux les plus fidèles à ses souvenirs.

La Cartomancie du territoire

 

Du 11 au 16 décembre 2018 à la Maison des métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e- mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h - dimanche > 16h

La Cartomancie du territoire est une création théâtrale et vidéographique. Philippe Ducros a sillonné le territoire du Québec comme il l’avait fait pour ses projets en Palestine, en Israël, en République démocratique du Congo et ailleurs. Il est allé à la rencontre de ces gens qu’on ignore, descendants du sol sur lequel on vit, ce sol que l’on pille. Ceux qu’on appelait sauvages, qu’on kidnappait vers les pensionnats où sommeillait l’horreur la plus noire ; ces Premières Nations dont la guérison passe souvent par un retour au territoire et une réappropriation de leur langue. La Cartomancie du territoire dresse un bilan de ces recherches. Composée de témoignages et de réflexions intimes et géopolitiques, elle prend la forme d’un road trip sur les autoroutes 132 et 138, immergé par des images de ce territoire qui est à la fois au coeur du processus de résilience et celui qu’on asservit aujourd’hui… Philippe Ducros est au plateau avec Kathia Rock et Marco Collin deux artistes Innus. Dans cette installation théâtrale s’entremêlent chants traditionnels, musique, vidéo, et trois langues : le français de l’auteur, l’innu, cette langue arrachée mais aujourd’hui porteuse de guérison et de dignité, et l’anglais qui isole les Mi’gmaqs en cette Gaspésie francophone et rappelle la lutte pour la préservation du français au Québec. Un grand poème visuel qui évoque la dépossession, l’exclusion et la colonisation du territoire et de la pensée.

Charlotte

 

Du 8 janvier 2018 au 3 février 2019 une pièce de théâtre d'après "Vie ? ou Théâtre ?" : Charlotte Salomon et "Charlotte" de : David Foenkinos - Théâtre du Rond Point  Salle : Jean Tardieu - 2 bis, Avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris
Horaires : Du mardi au samedi, 21H - dimanche 15H30 - Relâche : les lundis et les 13 et 15 janvier 2019 Conception et mise en scène : Muriel Coulin

Avant d’être déportée, la jeune Juive confie son oeuvre à son médecin : « C’est toute ma vie. » Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman de David Foenkinos, pour dresser le portrait vivant d’une jeunesse assassinée.

Charlotte Salomon a vingt ans en 1937. Elle tombe amoureuse pour la première fois, découvre les voyages, se passionne pour la peinture. Elle fait preuve d’une vraie capacité à se retirer du monde pour mieux l’observer. Quand les ténèbres approchent, elle tente de ne pas sombrer en créant « quelque chose de fou et singulier ». Réfugiée dans le sud de la France, elle peint en un an près de mille scènes accompagnées de textes, pour décrire ce qu’elle a vu, aimé, subi. Mais la jeune artiste est dénoncée. Avant d’être déportée à Auschwitz, elle confie son œuvre à son médecin : « Prenez-en soin, c’est toute ma vie. »
D’après une idée du comédien Yves Heck, Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman Charlotte de David Foenkinos, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014. Sur scène, les dessins esquissés, la menace qui plane, la fin des libertés. Muriel Coulin interroge aussi le processus de la création. « Quels moments garde-t-on quand on dessine sa vie ? » Documentariste et réalisatrice de portraits de femmes, dont 17 filles ou Voir du pays, coréalisés avec sa soeur Delphine et primés au Festival de Cannes, Muriel Coulin associe archives, témoignages, documents et dialogues pour faire le portrait vivant d’une jeunesse assassinée. Pierre Notte   Tournée : le 25 et 26 avril 2019 -Centre Dramatique National de LORIENT (56)

Trintignant, Mille, Piazzolla

 

Du 11 au 22 décembre 2018, des lectures au Théâtre de la Porte Saint-Martin - 18, boulevard Saint Martin - 75010 Paris

Un timbre de voix reconnaissable au premier vers et des notes folles qui subliment le tempo et la prose. Jean-Louis Trintignant et Daniel Mille, c’est un tango qui dure depuis plus de dix ans. Aujourd’hui, le comédien vient glisser ses poèmes libertaires favoris dans les orchestrations délicates et puissantes que l’accordéoniste a faites de la musique d’Astor Piazzolla. Le compositeur argentin passionné et irrévérencieux a transcendé le tango pour léguer une œuvre intemporelle. Daniel Mille nous fait redécouvrir toute l’humanité de cette musique à la fois savante et populaire, dans une instrumentation portée par la sensualité des cordes. Avec une attention d’esthète, Jean-Louis Trintignant livre sans fard l’émotion et le plaisir des mots de Jacques Prévert, de Gaston Miron, de Guillaume Apollinaire ou de Boris Vian, prêts à atteindre directement les zones sensibles des cœurs et des souvenirs.

Distribution : Jean-Louis TRINTIGNANT, Daniel MILLE, Grégoire KORNILUK, Paul COLOMB, Frédéric DEVILLE, Diego IMBERT
 

Hommage à Jules Durand

 

Le lundi 3 décembre de 19h à 22h au Théâtre du Lucernaire - 53 Rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris

A l'occasion du 100è anniversaire de la réhabilitation, du syndicaliste havrais Jules Durand commémoré par une représentation théâtrale et une rencontre sur "Lettres de prison" de Jules Durand"Rencontre autour des "Lettres de prison" de Jules Durand par la Compagnie Les Mots à dire.

Lecture de Lettres de prison écrites entre septembre 1910 et février 1911, d'extraits de journaux de l'époque, chansons de l'époque

[Ses lettres de prison publiées en juin 2018]

[Sur Wikipedia]

Six portraits xl

 

Le filmeur Alain Cavalier dresse le portrait intime d’hommes et de femmes dans la force de leur quotidien (en salle à partir du 17 octobre 2018).

Portrait n°1 : Jacquotte va chaque été dans la maison de ses parents, morts depuis longtemps. Depuis leur décès, la décoration n'a pas été changée. Un jour, il faudra se résoudre cette maison où elle a tous ses souvenirs.

Portrait n°2 : Daniel a plein de tocs : il lave ses mains plusieurs fois pour qu'elles soient bien propres et ne part pas de son appartement avant d'avoir vérifier à de nombreuse reprises si les portes et les robinets étaient fermés. Celui qui fut cinéaste ne veut pas parler de son passé...

Portrait n°3 : Guillaume : Quatre heures du matin, Guillaume arrive le premier au travail avant son équipe. À la fin de la journée, il aura vendu tous ses gâteaux et tout son pain, tellement c’est bon. Le soir, avec sa femme Jasmine, ils rêvent d’acheter une boulangerie pâtisserie plus vaste et mieux placée.

Portrait n°4 : Philippe va interviewer à la suite une actrice, un Académicien, un boxeur, un comédien. Le marathon va être costaud donc il prend des cachets pour se calmer.

Portrait n°5 : sur les planches d’un petit théâtre de Beauvais, Bernard, comédien, joue pour la première fois une pièce écrite par lui et dont il est le seul acteur. Il émeut les spectateurs mais il ne peut imaginer encore vers quoi le mènera cette représentation...

Portrait n°6 : Léon : Ce matin, Léon le cordonnier affiche une pancarte dans sa boutique qu’il tient depuis 46 ans : FERMETURE DÈFINITIVE DANS DEUX MOIS. Panique des habitants du quartier qui adorent cet Arménien au cœur superbe, au visage étonnant. Est-il possible de prolonger encore sa présence ?

Pupille

 

A partir du 4 décembre 2018, un film de Jeanne Herry. Avec Sandrine Kiberlain, Gilles Lellouche, Élodie Bouchez, Miou-Miou, Olivia Côte

Théo est remis à l'adoption par sa mère biologique le jour de sa naissance. C'est un accouchement sous X. La mère à deux mois pour revenir sur sa décision...ou pas. Les services de l'aide sociale à l'enfance et le service adoption se mettent en mouvement. Les uns doivent s'occuper du bébé, le porter (au sens plein du terme) dans ce temps suspendu, cette phase d'incertitude. Les autres doivent trouver celle qui deviendra sa mère adoptante. Elle s'appelle Alice et cela fait dix ans qu'elle se bat pour avoir un enfant. Pupille est l'histoire de la rencontre entre Alice, 41 ans, et Théo, trois mois.

Interview -Bande annonce

Il y aura la jeunesse d'aimer

 

Du mardi 20 novembre au dimanche 2 décembre 2018 - Théâtre Le Lucernaire - 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris - Téléphone : 01 45 44 57 34

Auteur : Louis Aragon, Elsa Triolet
Artistes : Ariane Ascaride, Didier Bezace
Metteur en scène : Didier Bezace

Faire entendre à deux voix les mots connus, et d'autres qui le sont moins, de Louis Aragon et Elsa Triolet, c'est ce que s'efforcent de faire Ariane Ascaride et Didier Bezace en disant ces textes qui s'installent à jamais dans nos mémoires.
Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d'Aragon sur l'amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu'il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : "Les Yeux d'Elsa", "Elsa", "Le Fou d'Elsa"...
Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que "la muse de..." ! Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme.

aux animaux le guerre

 

Le jeudi 15, 22 et 29 novembre 2018 à 21h00 sur FR 3 : série dramatique propose adaptée du livre de Nicolas Mathieu, par Nicolas Mathieu et Alain Tasma.

"Dans les Vosges, Martel travaille pour Vélocia, une usine en difficulté. Membre du comité d'entreprise, il cumule son emploi avec celui de videur dans une boîte de nuit mais ne parvient pas à boucler ses fins de mois. Employé dans la même entreprise que Martel, Patrick Locatelli participe à des rallyes pour oublier son quotidien d'ouvrier. Son fils Jordan tente de briller aux yeux de la belle Lydie. Rita, elle, est une assistante sociale solitaire. Bruce, le frère de Lydie, vit dans une ferme isolée avec son grand-père et vend des amphétamines et de la cocaïne."

"Les personnages de cette histoire sont à l’image de la France d’en bas" analyse Roschdy Zem lors d’un entretien accordé à Télé 7 Jours, "On en parle beaucoup, mais on ne lui donne jamais la parole. Cette série a le mérite de le faire. Ces gens ne basculent pas dans la criminalité par cupidité, mais pour survivre".

 

 

Le journal filmé - Olonnes Film Festival 2018

 

Le OFF 2018 (Olonnes Film Festival) aura lieu du 28 novembre au 2 décembre 2018

Les projections auront lieu au Grand Palace, Les Sables d’Olonne

Les projections du 28 novembre, 20h30 :

  • A L’OUEST, Violaine Le Fur
  • CARRÉ 35, d’Éric Cravaca, présenté par Corinne Bopp

29 novembre, 20h30 :

  • COMPRESSION LA POINTE COURTE, CINÉMATON DE SANDRINE BONAIRE, Gérard Courant
  • VISAGES, VILLAGES, Agnès Varda et JR

ATTENTION :

Les réservations des 28 et 29 novembre 2018 sont à faire exclusivement auprès du cinéma LE GRAND PALACE

Les réservaions pour le 30 novembre et 1ER ET 2 décembre 2018, sont à faire exclusivement auprès de PETITE LANTERNE uniquement par mail : : lanterne.petite@orange.fr