Théâtre, cinéma, télévision

Des pièces de théâtre, des films, la télévision

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes.

[voir également les pages "LA TERRASSE" et "Littérature et Télévision"]

 

Pour les enfants et les jeunes, un site spécialisé répertoriant toutes les pièces de théâtre par genres, par âges, par thèmes, évènements à venir

Camille contre Camille

 

Reprise : du 19 décembre 2019 au 29 mars 2020, au "Théâtre Lepic" - 1 avenue Junot 75018 Paris Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

Une vie cachée

 

Un film de Terrence Malick à partir de faits réels - Sortie le 11 décembre 2019

En 1938, après l'arrivée des troupes d'Hitler en Autriche, Franz Jägerstätter, paysan autrichien, est le seul de son village, St. Radegund, à voter contre l'Anschluss. Il refuse ensuite catégoriquement de combattre pour le Troisième Reich. En conséquence, cet objecteur de conscience est emprisonné à Linz, puis à Berlin. Reconnu coupable de trahison par le régime hitlérien, il est passible de la peine capitale. Mais porté par sa foi inébranlable et son amour pour sa femme, Fani, et ses enfants, Franz reste un homme libre. Une vie cachée raconte l'histoire de ces héros méconnus.

 

La bande annonce

ESCAPE GAME - POURQUOI JE N'AI PAS PORTÉ PLAINTE

 

Jusqu'au 30 novembre 2019, une pièce de théâtre : Écriture et mise en scène Thissa d’Avila Bensalah - Théâtre DUNOIS -7, rue Louise Weiss, 75013 Paris

Idir est un survivant. Lycéen, il rencontre Thissa d’Avila Bensalah dans le cadre d’une intervention artistique en milieu scolaire. Enfin, la parole se libère : pour la première fois, il évoque la violence dont il a été victime. Mais très vite, le théâtre devient dangereux, pour l’élève comme pour l’artiste…

Alors c’est aussi par le théâtre que va tenter de se réinstaurer un « dialogue ». Escape game – Pourquoi je n’ai pas porté plainte est une lettre fictive adressée à Idir, sous la forme d’un concert dramatique. Cet « oratorio profane » jette une bouteille à la mer, trace un sillon face aux situations qui nous sont présentées sans issues.

Des productions de lycéens investissent le plateau, accompagnent la réflexion sur les manquements de notre système éducatif et judiciaire, lorsqu’il est confronté à certaines violences patriarcales. Entre le concert parlé et le poème musical, ce spectacle met en scène le courage et offre une parole salvatrice sur l’état de notre jeunesse et sa difficulté à trouver les mots pour dire le patriarcat.

 

Féminines

 

Du Mercredi 27 novembre au Samedi 7 décembre 2019 - Théâtre de la Ville Les Abbesses - 31, rue des Abbesses, 75 018 Paris.

Dramaturgie Benoîte Bureau, texte et mise en scène Pauline Bureau.

De ses entretiens conduits avec les membres de cette équipe rémoise de football féminin devenue Championne du Monde à la fin des années soixante-dix, l’auteure et metteuse en scène, Pauline Bureau, fait comédie. « Féminines » dispute la légèreté humoristique de sa tonalité à la profondeur existentielle de son propos. 

Au début, il s’agit simplement d’une attraction à l’occasion de la kermesse du journal L’Union, à Reims : un match de foot féminin. On est en 1968. Un an plus tôt, c’était un combat de catch avec des lilliputiens, mais l’idée, germée dans la tête d’un journaliste, dépasse ses prévisions. L’équipe, composée de joueuses entre seize et trente-deux ans, recrutées à la suite d’une annonce dans le journal, se révèle exceptionnelle. Subjugué, le journaliste devient leur entraîneur. Devenues Équipe de France, dix ans plus tard, ces onze femmes remportent la Coupe du monde. Séduite par cette belle histoire, Pauline Bureau retrace les trajectoires personnelles de ces femmes et l’histoire d’un groupe en se demandant comment le sport peut être un vecteur d’émancipation, et pourquoi les sports d’équipe sont majoritairement masculins. Cette fable moderne est aussi l’occasion d’interroger le sens du collectif dans nos sociétés que ce soit sur un terrain de jeu, sur un plateau de théâtre ou dans un stade. Hugues Le Tanneur

Et le cœur fume encore

 

Du Samedi 7 au Vendredi 20 décembre 2019, au CDN Théâtre Gérard Philipe - 59 Boulevard Jules Guesde, 93200 Saint-Denis.

Texte Alice Carré et Margaux Eskenazi, mise en scène par Margaux Eskenazi. Aec des extraits d'Assia Djebar, Édouard Glissant, Jérôme Lindon, Kateb Yacine

Écrire en pays dominé : c’est sous le signe de l’ouvrage de Patrick Chamoiseau que la compagnie Nova a voulu placer ses deux derniers spectacles. Après Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre, traversée poétique, politique et musicale des courants de la négritude et de la créolité, Et le coeur fume encore retrace les mémoires, les littératures et les silences de la guerre d’Algérie. Cette saison, le TGP présentera le premier volet du diptyque dans onze lycées d’Île-de-France et le second en ses murs.

Partant du constat que les non-dits entourant la guerre d’Algérie imprègnent encore un nombre considérable de familles en France, désireux d’aborder les questions de transmission, d’héritage, de tabous et de refoulements de ces mémoires, les membres de la compagnie ont croisé matière documentaire (témoignages recueillis au sein de leurs propres familles ou de leurs proches, archives historiques) et matière littéraire (poésie, textes dramatiques, romans).

Ce travail minutieux de collecte a été leur point de départ pour s’immerger dans l’Histoire. Passant sans cesse de l’intime au politique, du réel à la fiction, ils créent des scènes qui s’inspirent d’événements historiques, incarnent militants et travailleurs algériens, soldats français, anticolonialistes, harkis, pieds-noirs et leurs descendants. Ce faisant, ils parviennent à mêler rigueur et légèreté, fabriquant un théâtre simple, aux codes dramaturgiques clairs. Les sept acteurs passant d’un rôle à l’autre maîtrisent l’art de la rupture, entretiennent une forte complicité et défendent leurs personnages avec humanité. Surgit un théâtre vivant, nuancé, intelligent et drôle qui, en donnant la parole à ceux qui se sont tus trop longtemps, éclaire les fractures sociales et politiques de la France d’aujourd’hui.

 

QUE CRÈVENT TOUS LES PROTAGONISTES

 

Du 5 au 24 novembre 2019, une tragi-comédie fantastique de Gabriel Calderón et Sandrine Attard - Théâtre 13 / Seine - 30 Rue du Chevaleret, 75013 Paris

Un univers proche des films d’Almodovar, qui interroge sur la quête de la vérité et de l’identité. Gabriel Calderón est un des auteurs phares de la nouvelle génération de dramaturges uruguayens. Un théâtre non conventionnel qui passe sans cesse de l’émotion à la drôlerie

Présentation sur le site du théâtre :

« Ana, une jeune trentenaire, est hantée par les non-dits et les secrets du passé liés à l’époque de la dictature en Uruguay dans les années 70. N’ayant trouvé aucune réponse à ses questions, elle demande à son fiancé, Tadéo, de construire une « machine à remonter le temps » pour faire revenir les morts de sa famille. Le soir de Noël, en guise de cadeau, il lui offre la réunion de famille qu’elle a tant souhaitée.
Le temps d’un diner, elle retrouve ainsi sa mère, son père et son grand-père.
Pour Ana, la quête de vérité commence. Seulement chacun défend sa propre version de « l’histoire ». Les uns préfèrent continuer à se taire et à enterrer le passé, les autres voudraient parler mais le mécanisme s’enraye et tout dérape.


Mon désir de monter ce texte est venu d’une envie d’explorer « la famille » et les non-dits qui s’immiscent constamment dans nos vies.
La dimension fantastique permet d’aborder ce sujet autrement. Faire revenir les morts pour tenter de trouver des réponses : un procédé brillant, loufoque qui permet de questionner. Comment se construit-on ? Que fait-on du passé ? Que transmettons nous ?

Après avoir exposé les blessures profondes et les culpabilités de chacun, la question est de savoir comment construire l’avenir.

La pièce, articulée autour de nombreux flash-back, a une structure très cinématographique. L’univers de Gabriel Calderón peut se rapprocher de celui des films de Pedro Almodovar. L’un et l’autre abordent de manière volontairement provocatrice la filiation, l’amour, la mort et les secrets enfouis.

Les personnages traversent les évènements à un rythme endiablé avec une énergie jubilatoire. Une occasion de se laisser surprendre par un théâtre non conventionnel qui nous fait sans cesse passer de l’émotion à la drôlerie.

A 37 ans, Gabriel Calderón est reconnu comme un rénovateur de la scène uruguayenne. Il a déjà écrit une vingtaine de pièces. Celle-ci fait partie d’une trilogie écrite en 2012. » Sandrine Attard

Vidéo avec Sandrine Attard

Granma. Les Trombones de La Havane

 

Du 4 au 8 décembre 2019 au Théâtre de la Commune - Centre Dramatique National - 2 rue Edouard Poisson, 93300 Aubervilliers

Dans cette pièce de théâtre, Stefan Kaegi et quatre formidables protagonistes cubains nous emmènent dans un périple passionnant. En évoquant leur relation à leurs grands-parents, ils interrogent la réalité et l’héritage pluriels de la Révolution.

Granma est le nom d’un navire. Celui qui transporta, du Mexique jusqu’à Cuba, près d’une centaine de révolutionnaires, dont Che Guevara et Fidel Castro. Aujourd’hui, il est un emblème de la révolution cubaine. Mais au-delà des symboles : que reste-il des idéaux et de l’espoir sans précédent qu’elle insuffla sur l’île et dans le monde entier ? Que peut-on apprendre de Cuba, ici et maintenant, pour notre avenir ? Avec la complicité du « Laboratorio Escenico Experimental Social », Stefan Kaegi, du collectif allemand Rimini Protokoll, interroge l’héritage et le devenir de cette histoire extraordinaire.
Le collectif Rimini, l’un des grands inventeurs du renouveau du théâtre documentaire, met en scène ce qu’il appelle des « experts du quotidien ». Ici, ce sont quatre petits-enfants d’anciens révolutionnaires qui furent activement engagés dans la lutte. Grâce à Daniel, Milagro, Christián et Diana, l’expérience – souvent héroïque, parfois déceptive – de leurs grands-parents nous questionne : jusqu’où pouvons-nous nous identifier aux récits des visions cubaines ?
 Délaissant l’image monumentale de la révolution et son exposition muséale, nous découvrons un foyer de contradictions toujours vivace et peut-être aussi une source d’inspiration. Car à Cuba, rien ne se perd, tout ressurgit sous de nouvelles formes. En relatant les vies passées de l’ancienne génération, n’est-ce pas d’ailleurs leurs propres vies que ces quatre jeunes gens rejouent ?

J'aimerais qu'il reste quelque chose

 

A partir du 13 novembre 2019, un film de Ludovic Cantais

Synopsis :

Chaque semaine, une équipe de bénévoles du Mémorial de la Shoah à Paris recueille des témoignages et collecte les archives personnelles des déportés et de leurs familles.J’AIMERAIS QU’IL RESTE QUELQUE CHOSE va à la rencontre de ceux qui racontent et donnent, ainsi que de ceux qui écoutent et reçoivent.Au fil des entretiens, au détour d’une histoire, s’affirme l’indélébile présence des absents.

La bande annonce

Algérie, la guerre des appelés - Le Bourbier - L'Héritage

 

Le dimanche 3 novembre 2019, à 20h50, soirée spéciale sur France 5, avec la diffusion d’un documentaire en deux parties de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman Printemps 1956, des milliers de jeunes appelés sont envoyés en Algérie. À 20 ans, sans expérience de la vie, ils sont soudain confrontés à des dilemmes moraux au quotidien comme au combat. À partir des témoignages de ceux qui furent appelés comme simples soldats et d’images amateurs inédites, ce documentaire raconte cette guerre qui ne disait son nom et qu’ils n’ont jamais pu oublier.

Histoire de la violence

 

Du 20 janvier au 15 février 2020, une pièce (en Allemans surtitré en Français) de Thomas Ostermeier, d'après le livre d'Edouard Louis - au Théâtre des Abesses 31, Rue des Abbesses 75018 Paris

"Paris, quatre heures du matin, après un dîner de Noël, Édouard rencontre Réda. Tous deux terminent la nuit dans l’appartement d’Édouard. Ils rient, font l’amour. Au réveil, le téléphone portable d’Édouard a disparu. Soudain agressif, Réda se jette sur lui, le frappe, le viole. Blessé, traumatisé, Édouard découvre bientôt, auprès de la police, du corps médical, mais aussi de sa soeur Clara à qui il confie ce qu’il vient de subir, la violence autrement sournoise du racisme et de l’homophobie. De ce récit autobiographique, Thomas Ostermeier livre une adaptation tendue à l’extrême, structurée en forme de mosaïque pour mieux montrer l’omniprésence de la haine de l’autre et de la différence, sociale ou sexuelle. Une transposition scénique d’autant plus forte et efficace que quatre comédiens seulement y interprètent tous les personnages. Hugues Le Tanneur"

Je crois que dehors c'est le printemps

 

Du 12 au 23 novembre 2019, pièce de théâtre de Gaia Saitta & Giorgio Barberio Corsetti - Théâtre Monfort - 106 Rue Brancion - 75015 Paris

C’est l’anniversaire d’Irina. Les spectateurs sont accueillis comme s’ils étaient les invités, les amis d’Irina. Cet anniversaire est particulier. Irina a décidé de le fêter pour assembler les morceaux de sa vie. Elle est prête à le faire, mais pas toute seule. Elle a besoin d’aide...
Adaptation théâtrale inspirée d’un triste fait divers italien, Je crois que dehors c’est le printemps cherche à construire un dialogue avec les spectateurs. Sur scène, Irina retrouve dans le public les personnages principaux de l’histoire de sa vie. L’enquête se construit, les mots sont habités par les protagonistes du soir, l’histoire se fait en direct sur le plateau. De cette rencontre jaillissent sur scène et dans nos coeurs d’inattendues ouvertures vers la vie et l’amour.
L’autrice Concita de Gregorio a écrit ce texte suite à un entretien avec Irina Lucidi. En janvier 2011, son ex-mari a enlevé ses jumelles avant de se suicider sans laisser de trace de ses filles, toujours portées disparues.

MA LANGUE MATERNELLE VA MOURIR ET J’AI DU MAL À VOUS PARLER D’AMOUR

 

Au théâtre de et par Yannick Jaulin - Jusqu'au 26 octobre 2019 à 19h00 - Théâtre des Bouffes du Nord - 37 (bis), bd de La Chapelle, 75010 Paris

L’histoire de sa langue est l’histoire de toutes les langues, l’histoire de notre dogme de la langue unique, nous les nostalgiques du français langue mondiale, incapables de francophonie.
Cette fois, Yannick Jaulin flirte avec la conférence. Il se tourne régulièrement vers un lutrin avec quelques notes et des lunettes mises régulièrement au bout de son nez. Parfois, il a aussi des tonalités de chroniqueur du monde moderne s’amusant des clins d’œil de l’actualité. Avant de redevenir le « plouc » n’ayant pas son égal pour peindre un chemin de campagne ou lancer un pas de danse.
C’est un spectacle politique sur les dominations, sur la langue, surtout la langue, sa langue, le parlange, véritable cœur du spectacle. Une langue presque morte mais pas tout à fait, une langue inutile. De là, il conquiert le monde.
Cette dimension universelle est renforcée par la musique et les chants d’Alain Larribet. Une voix venue des hauteurs du Béarn qui semble être la complainte intemporelle de toutes les langues oubliées ou en danger.  Gilles Kerdreux

Causer d'amour

 

Au théâtre de et par Yannick Jaulin - Jusqu'au 26 octobre 2019 à 21h00 - Théâtre des Bouffes du Nord - 37 (bis), bd de La Chapelle, 75010 Paris

Il apparaît ancré dans sa terre, planté dans son parlange vendéen. Projeté sur un cadre de toile, son ombre le dépasse. Elle porte en elle toute la tradition du conte avec ses monstres, ses rois et leurs amours. Surtout leurs amours. Car l’amour est bien le grand sujet de ce nouveau spectacle de Yannick Jaulin.

  Avec une impudence pudique, il retrouve rapidement le français pour conter son échec d’amour. Sa désespérante habitude à ne pas savoir bien aimer, pas assez, pas vraiment... Il part à la recherche des sources de ce handicap qui le laisse avec deux mariages sur le flanc. Il revisite son enfance paysanne dans ce monde où l’amour était omniprésent mais où on n’en parlait jamais franchement.

 Entre les deux, l’universel des contes et l’unicité de son histoire, Il trouve ce point d’équilibre ténu. Des mœurs amoureuses des oiseaux à son introspection, il brasse les grands mythes, les doutes de l’homme, les mystères de l’amour qui dure.

 Les compositions de Morgane Houdemont au Violon et Joachim Florent à la contrebasse, tel un chœur de tragédie grecque, viennent résonner avec les mots et amplifier le propos

Camille

 

A parir du 20/10/2019, un film réalisé par Boris Lojkine avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala.

Jeune photojournaliste éprise d'idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais, son destin se jouera là-bas.

Sur les traces de Camille Lepage, le réalisateur tisse un film vivant, vibrant, sur les guerres et le nécessaire regard extérieur, qui prend part, témoigne et porte aux yeux du monde une réalité violente et complexe. 

Angers : tournage du film sur la photojournaliste Camille Lepage 

Souvenirs d’en France

 

Le deuxième long-métrage d’André Téchiné ressort en salle dans une belle version restaurée. Il est projeté au festival Cinemed de Montpellier le lundi 21 octobre 2019.

Film de André Téchiné, avec Jeanne Moreau, Michel Auclair, Marie-France Pisier Une petite ville du Sud-Ouest, dans les années 1930. Les Pedret, famille de notables à la tête de l’usine locale, marient leur fils cadet Prosper à Régina, une jeune femme de son rang. Bientôt c’est au tour de son frère Hector d’officialiser sa relation avec Berthe, la blanchisseuse du coin. Mme Pedret est contre ce mariage, mais son mari reconnaît en Berthe la personne qu’il fut autrefois : fils d’immigrés espagnols, il a épousé une Française et a acquis sa fortune par ses propres moyens. La jeune femme entre alors dans la famille et deviendra au fil du temps la véritable chef du clan grâce à son autorité et son charisme...   Bande annonce  

Martin Eden

 

Film de Pietro Marcello. A partir du 16 octobre 2019 sur les écrans.

Synopsis du film :

À Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu'il conquiert l'amour et le monde d'une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d'avoir trahi ses origines. 

Martin Eden, le chef-d'œuvre de Jack London, passe pour son autobiographie romancée. Il s'en est défendu. Pourtant, entre l'auteur et le héros, il y a plus d'une ressemblance : Martin Eden, bourlingueur et bagarreur issu des bas-fonds, troque l'aventure pour la littérature, par amour et par génie. Mais sa chute sera à la mesure de son ascension vers le succès : vertigineuse et tragique...

La cantatrice et le gangster

 

 En novembre 2019, le 24 à 17h30 et les 19, 20, 21, 22 et 23 à 21h00 Théâtre de l’Ile Saint-Louis Paul Rey - 39 Quai d’Anjou dans le 4e arrondissement de Paris. 

Pièce de théâtre de Pierre Ahnne avec Marion Hérold et Markus Fisher. 

Mise en scène de Marie-Pierre Pêcheur 

"Apparemment, tous deux sont en voiture. Lui, c’est l’ennemi public numéro un, qui s’est évadé. Il est armé. Il l’a prise en otage et contrainte à rouler vers l’est. Elle, c’est une cantatrice. Un gangster et une cantatrice, ça ressemble tout de suite à quelque chose. Mais, depuis le début, leurs façons de parler et d’agir semblent un peu bizarres. Est-il pour de bon un gangster ? Est-elle vraiment une cantatrice ?..." 

Pierre Ahnne

"Dans les romans que j’ai écrits, j’essayais d’avoir une voix : un phrasé, un rythme, une sonorité… L’écriture, pour moi, a toujours eu partie liée avec le corps.  

Il était fatal que, venant à écrire pour la scène, je fasse parler une chanteuse. Elle chantera bien une ou deux phrases de temps en temps, a capella, mais cela restera, à chaque fois, une surprise. La faire parler, donc. Et de quoi ? De sa voix, de cette chose étrange que c’est d’avoir une voix. Est-ce qu’on en a une à proprement parler, ou est-ce plutôt quelque chose de l’ordre de l’être ?  

Lui, en face d’elle, aura un pistolet, dont il le menacera. Là, c’est clair : un pistolet, on l’a ou on ne l’a pas. À moins que… 

D’un côté, quelque chose qu’on a mais qui ne se voit pas car ça fait partie de ce qu’on est, de l’autre, un objet sorti tout droit du roman policier, du cinéma, un objet de fiction. Un objet fictif ?... Et les deux héros, après tout, sont-ils bien sûrs d’être réels ?"  

LES CHATOUILLES OU LA DANSE DE LA COLÈRE

  

Du 12 octobre 2019 au 4 janvier 2020 - Théâtre Libre - 4 boulevard de Strasbourg , 75010 Paris 

 C'est l'histoire d'Odette. Une petite fille dont l'enfance a été volée par un "ami de la famille".

 Une jeune fille qui cherche des réponses à ses questions et les trouve progressivement avec son corps. Une danseuse qui se bat avec sa sensibilité. C'est l'histoire d'une lente reconstruction.

 Pour ces nouvelles représentations Andréa Bescond passe le flambeau à Déborah Moreau, sublime interprète de cette histoire terrible, émouvante et parfois drôle.

Papicha

 

A partir du 9 octobre 2019, le film de Mounia Meddour

Synopsis : Nedjma est une “papicha” branchée dans l’Algérie des années 90. A 18 ans, elle rêve de devenir styliste et fait le mur de sa cité universitaire pour vendre ses créations à des copines en discothèque. Mais c’est aussi la décennie des attentats meurtriers et de l’intégrisme. Là où les islamistes veulent cacher le corps des femmes dans des Hidjab, Nedjma répond qu’elle va organiser un défilé de mode...

 

 

 Présentation sur RFI

 

 Présentation (Alsace 20)

 

PapichaPapicha [1.241 Kb]

BETTY MARCUSFELD

  Du 9 au 18 octobre 2019 à 13h00,  tous les jours sauf Mardi, un documentaire de Martine Bouquin - Cinéma Saint-André des Arts - 30, rue Saint André des Arts, Paris 6e (en présence de la réalisatrice et de ses invité.e.s)

" J’ai toujours su que ma mère avait eu une petite sœur, Betty, qui était morte en déportation. Je n’ai jamais rien su d’elle ou presque, un prénom, une photo de jeune fille... Je suis partie à sa recherche et j’ai retrouvé des fragments de sa vie. Alors je me suis mise à faire son portrait... "

Une vie

 

Du vendredi 4 octobre au dimanche 22 décembre 2019, au Théâtre des Mathurins - 36 Rue des Mathurins, 75008 Paris  

Le 15 mai 2020, au Palais des Rencontres - Les Blanchards, 2 Avenue de Lauconnois, 02400 Château Thierry

Auteur : Guy de Maupassant 
Artiste :  Clémentine Celarié
Metteur en scène :  Arnaud Denis

" Une vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. " C'est sur cette phrase que Maupassant achève son premier roman. Il vous raconte l'histoire de Jeanne. Une vie parmi d'autres. Avec toutes les découvertes, les grandes joies, les plaisirs, les désillusions, les souffrances que cela comporte. Une vie parmi tant d'autres, et toutes les vies en une. Jeanne est à elle seule touts les femmes. Les saisons de l'existence se suivent, l'amour et la mort se succèdent, et l'éternel recommencement est là, tout près. Les vagues de l'océan viennent laver l'existence de leur ressac purificateur. Un chef d'oeuvre de la littérature française porté seule en scène par Clémentine Célarié.

qui a tué mon père

 

Du 15 au 18 octobre 2019 - TnBA  (Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine ) - Grande salle Vitez 

Texte Édouard Louis - Mise en scène Stanislas Nordey

Stanislas Nordey met en scène et interprète le roman d’Édouard Louis, Qui a tué mon père, dans un monologue intime et intense : « L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique. »

Assis à une table, la tête dans ses mains, un homme semble pensif. Face à lui, son fils, dans un long monologue de réconciliation, retrace leur vie commune. La vie d’une certaine classe ouvrière d’une petite ville défavorisée du nord de la France. Aujourd’hui. Il regarde son père et évoque la manière dont ce corps en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Troisième roman du phénomène littéraire Édouard Louis, fruit d’une commande de Stanislas Nordey, Qui a tué mon père est bouleversant. L’auteur y décrypte les mécanismes de domination qui broient les êtres et leurs relations et dit la détresse d’une population qui, à l’instar de son père, est vouée à une « mort sociale ». Il dit la vie, le quotidien des classes populaires, des « sans-dents », des sans-voix. Cette littérature de la confrontation sied à merveille à l’acteur-metteur en scène : « Il avance masqué Édouard, c’est sa force et sa singularité, il y a une ligne de force secrète dans son écriture… Dans Qui a tué mon père, il échappe à son propre récit, c’est très beau, tragique au sens archaïque, il s’agit de tous les pères et de tous les fils. Il dépasse l’autofiction. Il me bouleverse car il m’emmène à un endroit inouï, inattendu, inconnu car lui-même est sur une ligne de crête, un endroit dangereux et je trouve ça beau. »

IL Y AURA LA JEUNESSE D'AIMER

 

Du 6 octobre au 24 novembre 2019, au Théâtre du LUCERNAIRE - 3, rue Notre-Dame-des-Champs,  75006   Paris  Textes de Louis ARAGON et Elsa TRIOLET Mise en scène :  Didier BEZACE  Distribution :  Ariane ASCARIDE,  Didier BEZACE

Faire entendre à deux voix les mots connus, et d'autres qui le sont moins, de Louis Aragon et Elsa Triolet, c'est ce que s’efforcent de faire Ariane Ascaride et Didier Bezace en disant ces textes qui s'installent à jamais dans nos mémoires.

Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d’Aragon sur l’amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu’il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : Les Yeux d’Elsa, Elsa, Le Fou d’Elsa…

Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que «  la muse de… » ! Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme.

Des spectacles du Théâtre de la Colline par monts et par vaux

 

Tous des oiseaux (fiche de la pièce)

  • du 13 au 15 janvier 2020 à l'Espace Malraux - Chambéry
  • les 31 janvier et 1 février 2019 à l'Espace des Arts - Châlon sur Saône
  • les 12 et 13 février 2020 au Quartz de Brest
  • du 6 au 8 mars 2020 à la Coméde de saint-Etienne
  • les 24 et 25 mars 2020 à la Maison de la Culture d'Amiens
  • du 1 au 3 avril 2020 à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy
  • les 8 et 9 avril à la Coursive -La Rochelle

Mort prématurée d'un chanteur populaire dans la force de l'âge (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 mars 2020 à l'Equinoxe - Chateauroux
  • les 17 et 18 mars 2020 au Théâtre Firmin Gémier - Opéra de Massy
  • les 26 et 27 mars 2020 au TNP de Villeurbanne
  • les 9 et 10 avril 2020 à Antipolis Théâtre d'Antibes

Seuls (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 décembre 2019 à la Maison de la Culture de Bourges
  • les 11 et 12 février 2020 au Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray
  • les 5 et 6 mars 2020 au Théâtre Liberté - Toulon

Les Justes d’Albert Camus, adaptation et mis en scène par Abd Al Malik

 

Du Samedi 5 octobre au Samedi 19 octobre 2019 - Théâtre du Châtelet - 1 place du Châtelet, 75001 Paris. - à 20h, dimanche à 16h, relâche lundi - Tél. 01 40 28 28 40.

Dans une mise en scène résolument musicale, Abd Al Malik fait vibrer le texte tragique d’Albert Camus aux rythmes du rap et des scansions du slam.

Créée en 1949 à Paris, la pièce d’Albert Camus prend pour objet l’attentat à la bombe fomenté en février 1905 à Moscou par un groupe de révolutionnaires russes contre le grand-duc Serge, oncle du tsar et gouverneur tyrannique de la ville. Fasciné par cette pièce dans laquelle il voit « la décomposition progressive d’un idéal », Abd Al Malik s’empare de l’œuvre dans laquelle la radicalité révolutionnaire se heurte, en de violents débats, au principe de vie, où sont soulevées les questions que pose le concept d’assassinat politique, et la manière dont la lutte contre l’injustice peut se retourner et virer à la folie meurtrière.. ...

Retour à Reims

 

Du Samedi 21 septembre 2019 au Mardi 1 octobre 2019 - Théâtre National de Strasbourg -1, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg - à 20h, le 22 à 16h, relâche les 23 et 29 septembre. Tél. : 03 88 24 88 24

Reprise d’après Didier Eribon, mis en scène par Thomas Ostermeier

Conjuguant film documentaire et théâtre, Thomas Ostermeier adapte pour la scène l’essai de Didier Eribon*, qui se fonde sur l’analyse de son parcours de « transfuge de classe ». Adepte d’un théâtre politique qui implique fortement le spectateur, le metteur en scène convoque le réel et le vécu, et ébauche un débat urgent… 

Fidèle à sa volonté d’éclairer et d’interroger le réel à travers son travail théâtral, Thomas Ostermeier s’empare du remarquable texte de Didier Eribon en actualisant son propos. Une actualisation qui souhaite accorder une grande place à la dimension intime de cet « essai d’auto-analyse » ou « introspection sociologique » – selon les mots de l’auteur -, et à son envergure politique. ...

Suite française

 

Du mercredi 11 septembre au au samedi 16 novembre 2019 - Théâtre la Bruyère, Paris - 5, rue La Bruyère , 75009 Paris

D'après le roman best-seller d'Irène Némirovsky Prix Renaudot 2004, mis en scène par Virginie Lemoine

1941 : l'Allemagne envahit la France. Dans un village de Bourgogne, Madame Angellier, dont le fils unique est prisonnier de guerre, se voit contrainte d'accueillir chez elle un officier de la Wehrmacht, le séduisant Bruno von Falk.
Dans cette sombre maison, le jeune soldat rencontre Lucile, la belle-fille de Madame Angellier, dont il s'éprend immédiatement. La jeune femme lui résiste. Mais comment rester fidèle à un mari qu'elle n'a jamais aimé et ne pas succomber au charme indéniable de cet homme qu'elle devrait pourtant détester ?
Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages.

cycle Sarraute

 

Pour un oui ou pour un non

Du 5 septembre au 23 novembre 2019. Les jeudis, vendredis et samedis à 19h. Les mercredis à 19h au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

  • Auteur Nathalie Sarraute
  • Metteur en scène Tristan Le Doze

Dans une action concentrée où tout ce qui compte est ce qui n’est pas dit, deux hommes s’affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent-peut-être-« pour un oui ou pour un non ».
Drôle, insolite, source d’une jubilation contagieuse, d’émotion jusqu’au malaise, c’est la pièce de Nathalie Sarraute que le public a unanimement plébiscitée.

 

Elle est là

Une autre pièce de Nathalie Sarraute, les mercredis du 2 octobre au 5 novembre 2019 - au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

Metteur en scène : Agnès Galan

Distribution : Nathalie Bienaimé, Gabriel Le Doze, Bernard Bollet, Tristan Le Doze

Résumé :

H2 ne supporte pas que sa collaboratrice ait une idée différente de la sienne.

Il en souffre, cela lui est intolérable car il ne pourra jamais l’empêcher de penser autrement. Cette idée est là, elle l’obsède, le ronge, par le seul fait d’être là.

Un quatuor de personnages implacables qui, sur le mode tragi-comique, exacerbe nos comportements les plus primitifs et réveille nos démons.


Cycle Nathalie Sarraute - Egalement des lectures

  • Lecture (Enfance le 11 septembre, Mensonge le 18 et 25 septembre, Isma le 13 et le 20 octobre)
  • Pour le les lectures, réservations uniquement au téléphone 01 42 33 42 03

 

 

yuli

 

Film espagnol d'Icíar Bollaín. En salles à partir du 19 juillet 2019

L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.