Théâtre - Cinéma - Télévision

Freud, un juif sans Dieu

 

Jusqu'au 4 juin 2020, ARTE.tv met en ligne le documentaire de David Teboul

Au travers d’images d’archives hypnotiques et en s’appuyant sur sa correspondance, David Teboul raconte un Sigmund Freud intime. Un portrait touchant du père de la psychanalyse et un grand roman familial. Avec les voix de Mathieu Amalric, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve et Jeanne Balibar.

"Plus de quatre-vingts ans après sa disparition le 23 septembre 1939 à Londres, Sigmund Freud hante encore le siècle nouveau, figure iconique et demi-dieu sans dieu. Pour évoquer l’homme, plus méconnu qu’il n’y paraît derrière la barbe taillée et le regard pénétrant du médecin viennois du 19 Berggasse, David Teboul a simplement choisi de faire entendre sa voix – et celle de ses proches –, au travers de sa correspondance, à laquelle ce grand épistolier consacrait quelque trois heures chaque jour. Dans ses lettres, cet enfant de la Mitteleuropa, né en 1856 à Freiberg en Moravie, se raconte avec une sensible élégance et délivre sa pensée, fluide et lumineuse, composant le portrait d’un homme et d’un penseur indissociablement liés. Lequel se donnera tout entier à l’œuvre d’une vie : la psychanalyse et l’essor de son mouvement, depuis le texte fondateur "L’interprétation des rêves". Au fil de son récit, Sigmund Freud dévoile la construction de sa psyché, le rapport complexe au père, l’amour de la mère, l’éblouissement de l’enfant aussi, qui découvre, dans la Bible de Philippson, la saga égyptienne de Moïse, et la complicité sans faille avec sa fille Anna."

CES FILLES-LÀ

 

Une pièce de théâtre : Création : compagnie Ariadne - Mise en scène : Anne Courel - Texte : Evan Placey - Traduction : Adélaïde Pralon

Douze comédiennes professionnelles et huit adolescentes explorent les rapports entre le groupe et l’individu.

En tournée :

  • Jeudi 12 mars / 14H30 et vendredi 13 mars / 20H : Théâtre Firmin Gémier / La Piscine, Chatenay-Malabry (92)
  • Mardi 17 mars / 20H30 : Le ZEF, Merlan, Scène Nationale de Marseille (13)
  • Vendredi 20 mars / 14H et 20H30 : Les Bords de Scènes, Espace Jean Lurçat, Juvisy-Sur-Orge (91)
  • Mardi 7 avril / 14H30 et 20H : Le Grand Bleu, Lille (59) / Festival Youth is Great
  • Jeudi 9 avril / 14H30 et 19H : Le Vivat, Armentières (59), Scène Conventionnée
  • Jeudi 16 avril / 19H30, vendredi 17 avril / 20H30 et samedi 18 avril / 19H30 : MC2, Scène Nationale de Grenoble (38)
  • Mardi 28 avril / 14H15 et 20H30 : Salle Jean Favre, Langres (52)

Présentation par Anne Courel, metteuse en scène

Ces Filles-Làmet en jeu avec une formidable énergie les rapports complexes entre legroupe et l’individu. Les personnages y sont saisis en pleine vie dans un monde réel, tragique, sexuel, violent, complexe. Leur itinéraire se construit sans complaisance, facilité ou manichéisme. J’aime la manière dont les héroïnes d’Evan Placey luttent pour trouver les moyens de sortir de l'immobilisme généré par la loi du plus fort, la dictature des images, les règles omniprésentes du groupe.Au delà de sa réalité concrètement éprouvée par des adolescents, le thème intéresse toutes les générations. A l’heure où l’égo-grégarisme fait rage, la violence de la mise à l’écart est de plus en plus partagée à l’intérieur des cercles professionnels ou privés par tout un chacun. Evan Placeym’invite à renouveler mes formes de pensée, à avancer dans ma recherche d’un théâtre où les ados peuvent se retrouver, en travaillant sur la matière que constitue leur réalité quotidienne, sans démagogie, tout en ouvrant le dialogue intergénérationnel. La pièce est un chœurécrit pour 20 voix qui propose un rapport inventif à la langue, à la musique actuelle, une place importante donnée aux images qui interagissent avec la fable. J’ai choisi de mettre en scène ce texte avec toute la puissance que créela présence de 20 corps au plateau. Parmi elles, 8 adolescentes partagentla scène avec les professionnelles. Expertes du sujet, en osmose avec les comédiennes, emplies dans le secret de leur corps de la violence du silence de la majorité sur lequel repose le cyber-harcèlement, elles nous ont beaucoup apporté.Le mode de présence desados parmi les comédiennes crée des liens singuliers avec les spectateurs, de confiance, de respect, de partage en humanité et génère sur scène une fragilité bénéfique.L’ensemble questionne, nourrit, secoue la scène et la salle. 

Les Monologues du Vagin

 

  Du 07/03/2020 au 02/05/2020, une pièce de théâtre d'après le texte d'Eve Ensler, au théâtre 3T à Toulouse - 40 Rue Gabriel Péri, 31000 Toulouse Adaptation de Dominique Deschamps. Mise en scène Tilly Les Monologues du Vagin est un texte fondé sur plus de deux cents entretiens avec des femmes : jeunes, âgées, mères de famille, dactylos, PDG, prostituées, noires, hispaniques, asiatiques, bosniaques, indiennes, juives, blanches… Ces femmes ont confié à Eve Ensler leurs sensations, leurs traumatismes.

C'est bizarre l'écriture

 

Du 13 janvier au 27 avril 2020, uniquement le lundi à 19h00, une pièce de   Christiane Rochefort - Théâtre LES DECHARGEURS - 3 rue des Déchargeurs 75001 Paris

Un voyage sur l’écriture, voguant en jeu, en lecture et en musique dans l’univers iconoclaste, rageur, utopiste et poétique de Christiane Rochefort (1917-1998), auteure notamment de Le Repos du guerrier, Ma vie revue et corrigée par l’auteur ou La Porte du fond. Par des allers-retours entre ses nombreux textes sur l’écriture et des extraits de ses romans et proses poétiques, les deux interprètes traversent en poésie et en mouvement la parole libre d’une écrivaine côtoyée tout au long de leur enfance. Nous prouvant que l’écriture est bien un exercice physique

Autour du spectacle
samedi 7 mars à 16h - Dans le grenier ambulant de Rachel Mizrahi - lecture en entrée libre (réservation au 01 40 36 00 50 ou reservation@scenesblanches.com)
lundi 20 janvier et lundi 13 avril de 16h à 18h - Atelier d'écriture organisé avec Aleph-Écriture (+ d'infos :
- lundi 20 janvier > un atelier d'expérimentation autour de jeux d'écriture afin de vous immerger dans l'univers ludique de Christiane Rochefort. Réservez ici
- lundi 13 avril > S'inspirer du style atypique et ludique de Christiane Rochefort et, à votre tour, dérivez, inventez, jouez avec les mots. Des fragments de votre vie brève revue et corrigée par vous-même. Réservez ici

La lune en plein jour

 

Tous les lundis à 20h à partir du 13 janvier au 6 avril 2020 - Théâtre de la Huchette 23, rue de la Huchette 05 PARIS

Une pièce de théâtre de et avec Marina Tomé - Mise en scène : Anouche Setbon

J’écris pour trouver la réponse à une question mais depuis quelques temps je ne savais même plus quelle était la question… Je savais juste que j’avais envie de revenir à mes projets, après avoir collaboré aux projets des autres pendant des années, je voulais revenir à des questionnements plus personnels. Cultiver mon jardin intérieur. C’est en participant à un atelier d’écriture en langue espagnole, qui est ma langue maternelle puisque je viens d’Argentine, que j’ai commencé à écrire ce texte sans savoir au départ que ce serait un spectacle. Pourtant au fur et à mesure, l’idée d’en faire mon prochain spectacle s’est imposée. Impératif.

La question de l’identité est la question qui m’obsède. J’ai déjà abordé ce thème dans mon précédent seule en scène : Aria di Roma, où je racontais ma relation singulière avec Anna Magnani, comment elle m’envahissait…

Ici j’ai voulu creuser plus avant cette dualité qui me constitue, la traquer pour tenter de l’épuiser. J’ai attrapé à bras le corps cette dichotomie existentielle et retraversé certaines expériences particulières de ma vie, le face à face avec la mort, avec l’exil… J’ai cherché à entendre combien ces fêlures intimes nous construisent et nous amènent peu à peu, à qui nous sommes. Et je viens témoigner du chemin et du temps qu’il faut pour recréer le lien en soi, réunifier ses territoires, saisir le sens, prendre enfin sa place et apporter à son tour, quelque chose dans sa lignée. La lune en plein jour est une ode à cette formidable et inépuisable capacité d’adaptation de l’être humain.

Et maintenant ce texte, je veux le jouer. Puisque telle est notre mission : venir sur terre, vivre des expériences, en saisir une parcelle d’humanité et la transmettre au monde. Espérer être juste un instant, un phare pour les autres, leur permettre de saisir à leur tour, cet élan de vie si nécessaire. Jouer ce texte, me sentir libre, libre et utile. Et l’immense joie qui en découle...

John de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey

 

  • Du Lundi 8 avril 2019 au Vendredi 19 avril 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
  • Egalement du 4 au 8 février 2020 à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

John est un spectacle qui déclenche la parole, car il aborde un sujet tabou : le suicide des adolescents. John, jeune homme québécois, ne les représente pas, mais il est l’un d’eux. Ce texte, un des tout premiers écrits par Wajdi Mouawad en 1997, alors lui-même tout jeune auteur, est mis en scène par Stanislas Nordey. Il nous invite à pénétrer dans la tête et dans le corps de John, un être bien vivant qui exprime sa solitude, son désespoir, sa colère.

La tournée de la Compagnie Yannick Jaulin

 

Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour

L’histoire de sa langue est l’histoire de toutes les langues, l’histoire de notre dogme de la langue unique, nous les nostalgiques du français langue mondiale, incapables de francophonie.
Cette fois, Yannick Jaulin flirte avec la conférence. Il se tourne régulièrement vers un lutrin avec quelques notes et des lunettes mises régulièrement au bout de son nez. Parfois, il a aussi des tonalités de chroniqueur du monde moderne s’amusant des clins d’œil de l’actualité. Avant de redevenir le « plouc » n’ayant pas son égal pour peindre un chemin de campagne ou lancer un pas de danse.
C’est un spectacle politique sur les dominations, sur la langue, surtout la langue, sa langue, le parlange, véritable cœur du spectacle. Une langue presque morte mais pas tout à fait, une langue inutile. De là, il conquiert le monde.
Cette dimension universelle est renforcée par la musique et les chants d’Alain Larribet. Une voix venue des hauteurs du Béarn qui semble être la complainte intemporelle de toutes les langues oubliées ou en danger.  Gilles Kerdreux

les 2, 3, 4 avr. 20

20h30

Décentralisation, Lons le Saunier (39)

 

  

Des spectacles du Théâtre de la Colline par monts et par vaux

 

Tous des oiseaux (fiche de la pièce)

  • du 13 au 15 janvier 2020 à l'Espace Malraux - Chambéry
  • les 31 janvier et 1 février 2019 à l'Espace des Arts - Châlon sur Saône
  • les 12 et 13 février 2020 au Quartz de Brest
  • du 6 au 8 mars 2020 à la Coméde de saint-Etienne
  • les 24 et 25 mars 2020 à la Maison de la Culture d'Amiens
  • du 1 au 3 avril 2020 à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy
  • les 8 et 9 avril à la Coursive -La Rochelle

Mort prématurée d'un chanteur populaire dans la force de l'âge  (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 mars 2020 à l'Equinoxe - Chateauroux
  • les 17 et 18 mars 2020 au Théâtre Firmin Gémier - Opéra de Massy
  • les 26 et 27 mars 2020 au TNP de Villeurbanne
  • les 9 et 10 avril 2020 à Antipolis Théâtre d'Antibes

Seuls  (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 décembre 2019 à la Maison de la Culture de Bourges
  • les 11 et 12 février 2020 au Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray
  • les 5 et 6 mars 2020 au Théâtre Liberté - Toulon