Théâtre-Cinéma-Télévision

La tournée de la Compagnie Yannick Jaulin

 

Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour

L’histoire de sa langue est l’histoire de toutes les langues, l’histoire de notre dogme de la langue unique, nous les nostalgiques du français langue mondiale, incapables de francophonie.
Cette fois, Yannick Jaulin flirte avec la conférence. Il se tourne régulièrement vers un lutrin avec quelques notes et des lunettes mises régulièrement au bout de son nez. Parfois, il a aussi des tonalités de chroniqueur du monde moderne s’amusant des clins d’œil de l’actualité. Avant de redevenir le « plouc » n’ayant pas son égal pour peindre un chemin de campagne ou lancer un pas de danse.
C’est un spectacle politique sur les dominations, sur la langue, surtout la langue, sa langue, le parlange, véritable cœur du spectacle. Une langue presque morte mais pas tout à fait, une langue inutile. De là, il conquiert le monde.
Cette dimension universelle est renforcée par la musique et les chants d’Alain Larribet. Une voix venue des hauteurs du Béarn qui semble être la complainte intemporelle de toutes les langues oubliées ou en danger.  Gilles Kerdreux

les 14, 15 mai 20

20h30

La Bobine, Grenoble (38)

 

 

Causer d'amour

Il apparaît ancré dans sa terre, planté dans son parlange vendéen. Projeté sur un cadre de toile, son ombre le dépasse. Elle porte en elle toute la tradition du conte avec ses monstres, ses rois et leurs amours. Surtout leurs amours. Car l’amour est bien le grand sujet de ce nouveau spectacle de Yannick Jaulin.
Avec une impudence pudique, il retrouve rapidement le français pour conter son échec d’amour. Sa désespérante habitude à ne pas savoir bien aimer, pas assez, pas vraiment... Il part à la recherche des sources de ce handicap qui le laisse avec deux mariages sur le flanc. Il revisite son enfance paysanne dans ce monde où l’amour était omniprésent mais où on n’en parlait jamais franchement.
Entre les deux, l’universel des contes et l’unicité de son histoire, Il trouve ce point d’équilibre ténu. Des mœurs amoureuses des oiseaux à son introspection, il brasse les grands mythes, les doutes de l’homme, les mystères de l’amour qui dure...
Les compositions de Morgane Houdemont au Violon et Joachim Florent à la contrebasse, tel un chœur de tragédie grecque, viennent résonner avec les mots et amplifier le propos

le 16 mai 2020

20h30

Grand Théâtre, MC2 (38)

 

Une vie

 

Du vendredi 4 octobre au dimanche 22 décembre 2019, au Théâtre des Mathurins - 36 Rue des Mathurins, 75008 Paris  

Le 15 mai 2020, au Palais des Rencontres - Les Blanchards, 2 Avenue de Lauconnois, 02400 Château Thierry

Auteur : Guy de Maupassant 
Artiste :  Clémentine Celarié
Metteur en scène :  Arnaud Denis

" Une vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. " C'est sur cette phrase que Maupassant achève son premier roman. Il vous raconte l'histoire de Jeanne. Une vie parmi d'autres. Avec toutes les découvertes, les grandes joies, les plaisirs, les désillusions, les souffrances que cela comporte. Une vie parmi tant d'autres, et toutes les vies en une. Jeanne est à elle seule touts les femmes. Les saisons de l'existence se suivent, l'amour et la mort se succèdent, et l'éternel recommencement est là, tout près. Les vagues de l'océan viennent laver l'existence de leur ressac purificateur. Un chef d'oeuvre de la littérature française porté seule en scène par Clémentine Célarié.

Saigon

 

Après Avignon en 2017, Paris, la Russie et avant l'Australie, une tournée en Régions de cette pièce de théâtre de Caroline Guiela Nguyen

  • Les 7 et 8 novembre 2019 : Théâtre L'ONDE de Vélisy-Villacoublay [ - 8 bis, avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay
  • Le 15 novembre : Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan - Avenue Saint-Rémy – 57 Forbach
  • Le 13 et 14 mai 2020 : Théâtre Auditorium de Poitiers - 6 rue de la Marne

Dans Saigon, une douzaine de comédiens de tous âges, français et vietnamiens, professionnels ou non, créent ensemble une œuvre où parler de “deux mondes qui se sont croisés, aimés, détruits puis oubliés depuis maintenant soixante ans”, donnant corps à “cette France qui doit se raconter au-delà de ses propres frontières”. Il peut leur suffire d’un instant, d’un détail fugace – l’accent d’une chanson interprétée en karaoké, l’ingrédient d’une recette de cuisine, le glissement d’une langue à l’autre – pour réveiller un écho de la grande Histoire, et pour nous rappeler que “nous sommes faits d’autres histoires que la nôtre, nous sommes faits d’autres blessures que les nôtres”. Dans les spectacles de la compagnie des Hommes Approximatifs, beaucoup de choses se jouent ainsi dans les intervalles. Entre deux regards, entre deux gestes ou deux paroles. Ou entre deux noms : celui d’une même ville, qui s’appelait Saigon du temps de l’Indochine française et se nomme Hô-Chi-Minh-Ville depuis 1975. Bouquet de voix et de visages situé dans un restaurant valant pour tous lieux et tous temps, Saigon s’est bâti collectivement à partir de centaines de points d’intimité, presque imperceptibles au premier regard, aujourd’hui métamorphosés en théâtre tout en préservant leur teneur en vérité humaine. 

Vidéo de présentation

Entretien sur France Culture (15 janvier 2018)

Qui a tué mon père

 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.