Théâtre-Cinéma-Télévision

Saigon

 

Après Avignon en 2017, Paris, la Russie et avant l'Australie, une tournée en Régions de cette pièce de théâtre de Caroline Guiela Nguyen

  • Les 7 et 8 novembre 2019 : Théâtre L'ONDE de Vélisy-Villacoublay [ - 8 bis, avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay
  • Le 15 novembre : Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan - Avenue Saint-Rémy – 57 Forbach
  • Le 13 et 14 mai 2020 : Théâtre Auditorium de Poitiers - 6 rue de la Marne

Dans Saigon, une douzaine de comédiens de tous âges, français et vietnamiens, professionnels ou non, créent ensemble une œuvre où parler de “deux mondes qui se sont croisés, aimés, détruits puis oubliés depuis maintenant soixante ans”, donnant corps à “cette France qui doit se raconter au-delà de ses propres frontières”. Il peut leur suffire d’un instant, d’un détail fugace – l’accent d’une chanson interprétée en karaoké, l’ingrédient d’une recette de cuisine, le glissement d’une langue à l’autre – pour réveiller un écho de la grande Histoire, et pour nous rappeler que “nous sommes faits d’autres histoires que la nôtre, nous sommes faits d’autres blessures que les nôtres”. Dans les spectacles de la compagnie des Hommes Approximatifs, beaucoup de choses se jouent ainsi dans les intervalles. Entre deux regards, entre deux gestes ou deux paroles. Ou entre deux noms : celui d’une même ville, qui s’appelait Saigon du temps de l’Indochine française et se nomme Hô-Chi-Minh-Ville depuis 1975. Bouquet de voix et de visages situé dans un restaurant valant pour tous lieux et tous temps, Saigon s’est bâti collectivement à partir de centaines de points d’intimité, presque imperceptibles au premier regard, aujourd’hui métamorphosés en théâtre tout en préservant leur teneur en vérité humaine. 

Vidéo de présentation

Entretien sur France Culture (15 janvier 2018)

Qui a tué mon père

 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.