Théâtre-Cinéma-Télévision

Nous campons sur les rives

 

Du 23 janvier au 9 février 2020 au  Nanterre-Amandiers Centre dramatique national - 7 avenue Pablo-Picasso - 92022 Nanterre Cedex

Texte de Mathieu Riboulet, mise en scène et scénographie de Hubert Colas.

"Il y a des auteurs discrets dont on se transmet le nom comme un talisman ou un signe de reconnaissance. Mathieu Riboulet est de ceux-là. Sans tapage, ses livres font leur chemin dans l’esprit du lecteur, créant au fil du temps une constellation de fidèles. C’est ainsi que le metteur en scène Hubert Colas et le comédien Frédéric Leidgens ont découvert qu’ils partageaient un même intérêt pour l’œuvre de Mathieu Riboulet. Ensemble, ils ont eu envie de faire entendre Nous campons sur les rives. Cette œuvre un peu à part est le fruit d’une allocution commandée à l’auteur par l’historien Patrick Boucheron à l’occasion du Banquet du livre de Lagrasse où elle a été prononcée en août 2017. Cette méditation lumineuse où l’écrivain se place d’emblée en situation « dans la lumière, le vent, les pierres, le sable et les odeurs d’ici » est peut-être la plus belle introduction à son écriture.

En contrepoint à cette œuvre, Hubert Colas a souhaité confier un autre texte de ce même auteur à l’acteur Thierry Raynaud, complice de longue date, pour une exploration multiple de l’écriture de Mathieu Riboulet. Il a eu envie d’éprouver avec cet acteur d’une grande dextérité mêlée de grâce, comment posséder cette écriture, comment la laisser agir et faire corps avec elle.Thierry Raynaud interprète le texte « Dimanche à Cologne », extrait de Lisières du corps, texte où vagabondent les pensées, les souvenirs et les rêveries du narrateur, et où ne s’instaurent quasiment pas de dialogues autres que ceux des regards et des gestes, que ces échanges entre corps regardant et regardé, entre corps touchant et touché.« Les fantômes ne nous sont pas hostiles. Il n’y a que les hommes de pouvoir et les hommes d’église pour penser que les fantômes sont nos ennemis », écrit Mathieu Riboulet. C’est à ce fantôme bien vivant que Frédéric Leidgens et Thierry Raynaud prêtent tour à tour leur chair et leur voix."

Détails

 

Du Mercredi 8 janvier au Dimanche 2 février 2020 - Théâtre du Rond-Point - 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.

Texte : Lars Norén, mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia, avec : Isabelle Carré, Ophelia Kolb, Laurent Capelluto, Antonin Meyer-Esquerré

Erik, Stefan, Ann et Emma s’aiment, se trahissent, se quittent. Ils construisent, hésitent et détruisent. Ils sont éditeur, auteur, romancière, médecin. Détails, c’est dix ans de leur vie, à Stockholm, Florence et New York. Leurs années quatre-vingt-dix s’émaillent d’échecs et de succès relatifs, d’atermoiements, de mauvais choix, avec ou sans enfants. Avec les venins du temps, et son ironie aussi. Saga pour un quatuor, Détails dépeint les cafés, la vie culturelle et sociale d’un monde au tournant du siècle, qui s’effrite et prend l’eau de partout. Failles profondes. Mais en surface restent les détails où le diable se cache, et la drôlerie avec.Écrivain suédois, héritier de Strindberg et de Bergman, entré au répertoire de la Comédie-Française, Lars Norén s’impose en sismographe des relations humaines, du tragique social, tous milieux confondus. Il construit le kaléidoscope d’une génération et de son époque, avec successions truculentes de flashs, scènes courtes au dialogue affilé. Frédéric Bélier-Garcia, complice de l’aventure du Rond-Point depuis sa création, y a présenté Honneur à notre élue de Marie NDiaye, Perplexe de Marius von Mayenburg, Yaacobi et Leidental de Hanokh Levin, Le Mental de l’équipe d’Emmanuel Bourdieu, Et la nuit chante de Jon Fosse, Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig et récemment Retours suivi de Le Père de l’enfant de la mère de Fredrik Brattberg. Il implose dans Détails les conforts d’un monde qui coule et qui l’ignore. Il traverse dix années de vies de couples, croisements, évitements et transformations. 

C'est bizarre l'écriture

 

Du 13 janvier au 27 avril 2020, uniquement le lundi à 19h00, une pièce de   Christiane Rochefort - Théâtre LES DECHARGEURS - 3 rue des Déchargeurs 75001 Paris

Un voyage sur l’écriture, voguant en jeu, en lecture et en musique dans l’univers iconoclaste, rageur, utopiste et poétique de Christiane Rochefort (1917-1998), auteure notamment de Le Repos du guerrier, Ma vie revue et corrigée par l’auteur ou La Porte du fond. Par des allers-retours entre ses nombreux textes sur l’écriture et des extraits de ses romans et proses poétiques, les deux interprètes traversent en poésie et en mouvement la parole libre d’une écrivaine côtoyée tout au long de leur enfance. Nous prouvant que l’écriture est bien un exercice physique

Autour du spectacle
samedi 7 mars à 16h - Dans le grenier ambulant de Rachel Mizrahi - lecture en entrée libre (réservation au 01 40 36 00 50 ou reservation@scenesblanches.com)
lundi 20 janvier et lundi 13 avril de 16h à 18h - Atelier d'écriture organisé avec Aleph-Écriture (+ d'infos :
- lundi 20 janvier > un atelier d'expérimentation autour de jeux d'écriture afin de vous immerger dans l'univers ludique de Christiane Rochefort. Réservez ici
- lundi 13 avril > S'inspirer du style atypique et ludique de Christiane Rochefort et, à votre tour, dérivez, inventez, jouez avec les mots. Des fragments de votre vie brève revue et corrigée par vous-même. Réservez ici

La lune en plein jour

 

Tous les lundis à 20h à partir du 13 janvier au 6 avril 2020 - Théâtre de la Huchette 23, rue de la Huchette 05 PARIS

Une pièce de théâtre de et avec Marina Tomé - Mise en scène : Anouche Setbon

J’écris pour trouver la réponse à une question mais depuis quelques temps je ne savais même plus quelle était la question… Je savais juste que j’avais envie de revenir à mes projets, après avoir collaboré aux projets des autres pendant des années, je voulais revenir à des questionnements plus personnels. Cultiver mon jardin intérieur. C’est en participant à un atelier d’écriture en langue espagnole, qui est ma langue maternelle puisque je viens d’Argentine, que j’ai commencé à écrire ce texte sans savoir au départ que ce serait un spectacle. Pourtant au fur et à mesure, l’idée d’en faire mon prochain spectacle s’est imposée. Impératif.

La question de l’identité est la question qui m’obsède. J’ai déjà abordé ce thème dans mon précédent seule en scène : Aria di Roma, où je racontais ma relation singulière avec Anna Magnani, comment elle m’envahissait…

Ici j’ai voulu creuser plus avant cette dualité qui me constitue, la traquer pour tenter de l’épuiser. J’ai attrapé à bras le corps cette dichotomie existentielle et retraversé certaines expériences particulières de ma vie, le face à face avec la mort, avec l’exil… J’ai cherché à entendre combien ces fêlures intimes nous construisent et nous amènent peu à peu, à qui nous sommes. Et je viens témoigner du chemin et du temps qu’il faut pour recréer le lien en soi, réunifier ses territoires, saisir le sens, prendre enfin sa place et apporter à son tour, quelque chose dans sa lignée. La lune en plein jour est une ode à cette formidable et inépuisable capacité d’adaptation de l’être humain.

Et maintenant ce texte, je veux le jouer. Puisque telle est notre mission : venir sur terre, vivre des expériences, en saisir une parcelle d’humanité et la transmettre au monde. Espérer être juste un instant, un phare pour les autres, leur permettre de saisir à leur tour, cet élan de vie si nécessaire. Jouer ce texte, me sentir libre, libre et utile. Et l’immense joie qui en découle...

CROCODILES

 

Du 1 au 11 février 2020, un spectacle pour les enfants à partir de 9 ans (durée 55 min), au Théâtre de Montreuil - Salle Maria Casares 63 rue Victor Hugo - Montreuil

Avec Rémi Fortin ou Zacharie Laurent, adaptation, mise en scène Cendre Chassanne, Carole Guittat d’après le livre de Fabio Geda

La longue odyssée solitaire d’un enfant parti de son petit village d’Afghanistan pour trouver une vie meilleure. Un récit de vie et un conte citoyen.

Un jeune homme, Enaiat, se souvient avec nous de son histoire. Une odyssée terrible guidée par l’espoir qui commence dans les montagnes d’Afghanistan où sévissent la guerre, la dictature des talibans et les persécutions. À dix ans à peine, il s’enfuit grâce à sa mère. Seul, il entreprend un immense voyage qui lui fera traverser six pays du Moyen-Orient et d’Europe. Rémi Fortin, acteur que l’on a pu voir dans Western et Shock Corridor, comédien associé au Nouveau théâtre de Montreuil, incarne avec finesse cet enfant plus malin que le destin. À partir du récit délesté de sentimentalisme et de pathos d’Enaiatollah Akbari (publié sous le titre Dans la mer il y a des crocodiles), la Compagnie Barbès 35 nous met à hauteur d’enfant pour dire l’urgence d’accueillir l’étranger, d’offrir l’hospitalité à ceux qui se battent pour vivre, malgré les « trafiquants d’hommes » et tous les autres « crocodiles ».

Camille contre Camille

 

Reprise : du 19 décembre 2019 au 29 mars 2020, au "Théâtre Lepic" - 1 avenue Junot 75018 Paris Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

ESCAPE GAME - POURQUOI JE N'AI PAS PORTÉ PLAINTE

 

Après Avignon et Paris, une tournée en Régions 

Idir est un survivant. Lycéen, il rencontre Thissa d’Avila Bensalah dans le cadre d’une intervention artistique en milieu scolaire. Enfin, la parole se libère : pour la première fois, il évoque la violence dont il a été victime. Mais très vite, le théâtre devient dangereux, pour l’élève comme pour l’artiste…

Alors c’est aussi par le théâtre que va tenter de se réinstaurer un « dialogue ». Escape game – Pourquoi je n’ai pas porté plainte est une lettre fictive adressée à Idir, sous la forme d’un concert dramatique. Cet « oratorio profane » jette une bouteille à la mer, trace un sillon face aux situations qui nous sont présentées sans issues.

Des productions de lycéens investissent le plateau, accompagnent la réflexion sur les manquements de notre système éducatif et judiciaire, lorsqu’il est confronté à certaines violences patriarcales. Entre le concert parlé et le poème musical, ce spectacle met en scène le courage et offre une parole salvatrice sur l’état de notre jeunesse et sa difficulté à trouver les mots pour dire le patriarcat.

 
 

Histoire de la violence

 

Du 20 janvier au 15 février 2020, une pièce (en Allemans surtitré en Français) de Thomas Ostermeier, d'après le livre d'Edouard Louis - au Théâtre des Abesses 31, Rue des Abbesses 75018 Paris

"Paris, quatre heures du matin, après un dîner de Noël, Édouard rencontre Réda. Tous deux terminent la nuit dans l’appartement d’Édouard. Ils rient, font l’amour. Au réveil, le téléphone portable d’Édouard a disparu. Soudain agressif, Réda se jette sur lui, le frappe, le viole. Blessé, traumatisé, Édouard découvre bientôt, auprès de la police, du corps médical, mais aussi de sa soeur Clara à qui il confie ce qu’il vient de subir, la violence autrement sournoise du racisme et de l’homophobie. De ce récit autobiographique, Thomas Ostermeier livre une adaptation tendue à l’extrême, structurée en forme de mosaïque pour mieux montrer l’omniprésence de la haine de l’autre et de la différence, sociale ou sexuelle. Une transposition scénique d’autant plus forte et efficace que quatre comédiens seulement y interprètent tous les personnages. Hugues Le Tanneur"

La tournée de la Compagnie Yannick Jaulin

 

Ma langue maternelle va mourir et j’ai du mal à vous parler d’amour

L’histoire de sa langue est l’histoire de toutes les langues, l’histoire de notre dogme de la langue unique, nous les nostalgiques du français langue mondiale, incapables de francophonie.
Cette fois, Yannick Jaulin flirte avec la conférence. Il se tourne régulièrement vers un lutrin avec quelques notes et des lunettes mises régulièrement au bout de son nez. Parfois, il a aussi des tonalités de chroniqueur du monde moderne s’amusant des clins d’œil de l’actualité. Avant de redevenir le « plouc » n’ayant pas son égal pour peindre un chemin de campagne ou lancer un pas de danse.
C’est un spectacle politique sur les dominations, sur la langue, surtout la langue, sa langue, le parlange, véritable cœur du spectacle. Une langue presque morte mais pas tout à fait, une langue inutile. De là, il conquiert le monde.
Cette dimension universelle est renforcée par la musique et les chants d’Alain Larribet. Une voix venue des hauteurs du Béarn qui semble être la complainte intemporelle de toutes les langues oubliées ou en danger.  Gilles Kerdreux

le 1 févr. 2020

20h30

Espace Prévoirie, Soullans (85)

le 2 févr. 2020

20h30

Pouzauges (85)

les 5, 6, 7, 8 fév. 20

20h30

Cavaillon (84)

le 9 févr. 2020

20h30

Saint-Symphorien de Lay (42)

 

Des spectacles du Théâtre de la Colline par monts et par vaux

 

Tous des oiseaux  (fiche de la pièce)

  • du 13 au 15 janvier 2020 à l'Espace Malraux - Chambéry
  • les 31 janvier et 1 février 2019 à l'Espace des Arts - Châlon sur Saône
  • les 12 et 13 février 2020 au Quartz de Brest
  • du 6 au 8 mars 2020 à la Coméde de saint-Etienne
  • les 24 et 25 mars 2020 à la Maison de la Culture d'Amiens
  • du 1 au 3 avril 2020 à Bonlieu - Scène nationale d'Annecy
  • les 8 et 9 avril à la Coursive -La Rochelle

Mort prématurée d'un chanteur populaire dans la force de l'âge  (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 mars 2020 à l'Equinoxe - Chateauroux
  • les 17 et 18 mars 2020 au Théâtre Firmin Gémier - Opéra de Massy
  • les 26 et 27 mars 2020 au TNP de Villeurbanne
  • les 9 et 10 avril 2020 à Antipolis Théâtre d'Antibes

Seuls  (fiche de la pièce)

  • les 3 et 4 décembre 2019 à la Maison de la Culture de Bourges
  • les 11 et 12 février 2020 au Rive Gauche - Saint-Etienne-du-Rouvray
  • les 5 et 6 mars 2020 au Théâtre Liberté - Toulon

John de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey

 

  • Du Lundi 8 avril 2019 au Vendredi 19 avril 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
  • Egalement du 4 au 8 février 2020 à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

John est un spectacle qui déclenche la parole, car il aborde un sujet tabou : le suicide des adolescents. John, jeune homme québécois, ne les représente pas, mais il est l’un d’eux. Ce texte, un des tout premiers écrits par Wajdi Mouawad en 1997, alors lui-même tout jeune auteur, est mis en scène par Stanislas Nordey. Il nous invite à pénétrer dans la tête et dans le corps de John, un être bien vivant qui exprime sa solitude, son désespoir, sa colère.

Qui a tué mon père

 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.