Théâtre-Cinéma-Télévision

MA LANGUE MATERNELLE VA MOURIR ET J’AI DU MAL À VOUS PARLER D’AMOUR

 

Au théâtre de et par Yannick Jaulin - Jusqu'au 26 octobre 2019 à 19h00 - Théâtre des Bouffes du Nord - 37 (bis), bd de La Chapelle, 75010 Paris

L’histoire de sa langue est l’histoire de toutes les langues, l’histoire de notre dogme de la langue unique, nous les nostalgiques du français langue mondiale, incapables de francophonie.
Cette fois, Yannick Jaulin flirte avec la conférence. Il se tourne régulièrement vers un lutrin avec quelques notes et des lunettes mises régulièrement au bout de son nez. Parfois, il a aussi des tonalités de chroniqueur du monde moderne s’amusant des clins d’œil de l’actualité. Avant de redevenir le « plouc » n’ayant pas son égal pour peindre un chemin de campagne ou lancer un pas de danse.
C’est un spectacle politique sur les dominations, sur la langue, surtout la langue, sa langue, le parlange, véritable cœur du spectacle. Une langue presque morte mais pas tout à fait, une langue inutile. De là, il conquiert le monde.
Cette dimension universelle est renforcée par la musique et les chants d’Alain Larribet. Une voix venue des hauteurs du Béarn qui semble être la complainte intemporelle de toutes les langues oubliées ou en danger.  Gilles Kerdreux

Causer d'amour

 

Au théâtre de et par Yannick Jaulin - Jusqu'au 26 octobre 2019 à 21h00 - Théâtre des Bouffes du Nord - 37 (bis), bd de La Chapelle, 75010 Paris

Il apparaît ancré dans sa terre, planté dans son parlange vendéen. Projeté sur un cadre de toile, son ombre le dépasse. Elle porte en elle toute la tradition du conte avec ses monstres, ses rois et leurs amours. Surtout leurs amours. Car l’amour est bien le grand sujet de ce nouveau spectacle de Yannick Jaulin.
Avec une impudence pudique, il retrouve rapidement le français pour conter son échec d’amour. Sa désespérante habitude à ne pas savoir bien aimer, pas assez, pas vraiment... Il part à la recherche des sources de ce handicap qui le laisse avec deux mariages sur le flanc. Il revisite son enfance paysanne dans ce monde où l’amour était omniprésent mais où on n’en parlait jamais franchement.
Entre les deux, l’universel des contes et l’unicité de son histoire, Il trouve ce point d’équilibre ténu. Des mœurs amoureuses des oiseaux à son introspection, il brasse les grands mythes, les doutes de l’homme, les mystères de l’amour qui dure...
Les compositions de Morgane Houdemont au Violon et Joachim Florent à la contrebasse, tel un chœur de tragédie grecque, viennent résonner avec les mots et amplifier le propos

camille

 

A parir du 20/10/2019, un film réalisé par Boris Lojkine avec Nina Meurisse, Fiacre Bindala.

Jeune photojournaliste éprise d'idéal, Camille part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Désormais, son destin se jouera là-bas.

Sur les traces de Camille Lepage, le réalisateur tisse un film vivant, vibrant, sur les guerres et le nécessaire regard extérieur, qui prend part, témoigne et porte aux yeux du monde une réalité violente et complexe. 

Angers : tournage du film sur la photojournaliste Camille Lepage 

Souvenirs d’en France

 

Le deuxième long-métrage d’André Téchiné ressort en salle dans une belle version restaurée. Il est projeté au festival Cinemed de Montpellier le lundi 21 octobre 2019.

Film de André Téchiné, avec Jeanne Moreau, Michel Auclair, Marie-France Pisier Une petite ville du Sud-Ouest, dans les années 1930. Les Pedret, famille de notables à la tête de l’usine locale, marient leur fils cadet Prosper à Régina, une jeune femme de son rang. Bientôt c’est au tour de son frère Hector d’officialiser sa relation avec Berthe, la blanchisseuse du coin. Mme Pedret est contre ce mariage, mais son mari reconnaît en Berthe la personne qu’il fut autrefois : fils d’immigrés espagnols, il a épousé une Française et a acquis sa fortune par ses propres moyens. La jeune femme entre alors dans la famille et deviendra au fil du temps la véritable chef du clan grâce à son autorité et son charisme...   Bande annonce  

Martin Eden

 

Film de Pietro Marcello. A partir du 16 octobre 2019 sur les écrans.

Synopsis du film :

À Naples, au cours du 20ème siècle, le parcours initiatique de Martin Eden, un jeune marin prolétaire, individualiste dans une époque traversée par la montée des grands mouvements politiques. Alors qu'il conquiert l'amour et le monde d'une jeune et belle bourgeoise grâce à la philosophie, la littérature et la culture, il est rongé par le sentiment d'avoir trahi ses origines. 

Martin Eden, le chef-d'œuvre de Jack London, passe pour son autobiographie romancée. Il s'en est défendu. Pourtant, entre l'auteur et le héros, il y a plus d'une ressemblance : Martin Eden, bourlingueur et bagarreur issu des bas-fonds, troque l'aventure pour la littérature, par amour et par génie. Mais sa chute sera à la mesure de son ascension vers le succès : vertigineuse et tragique...

Le chatouilles ou la danse de la colère

  

Du 12 octobre 2019 au 4 janvier 2020 - Théâtre Libre - 4 boulevard de Strasbourg , 75010 Paris 

 C'est l'histoire d'Odette. Une petite fille dont l'enfance a été volée par un "ami de la famille".

 Une jeune fille qui cherche des réponses à ses questions et les trouve progressivement avec son corps. Une danseuse qui se bat avec sa sensibilité. C'est l'histoire d'une lente reconstruction.

 Pour ces nouvelles représentations Andréa Bescond passe le flambeau à Déborah Moreau, sublime interprète de cette histoire terrible, émouvante et parfois drôle.

pour sama

 

Documentaire en salles à partir du 9 octobre 2019

Au cœur de la ville assiégée d'Alep en Syrie, avec une maman et sa fille, qui portent la vie au milieu des corps et de la mort.

"Nous ne pensions pas que le reste du monde permettrait ça..." Cette phrase, terrible, de Waad Al-Khateab, ouvre son documentaire Pour Sama, lettre à sa fille et témoignage de ce qu'elles, le papa, leurs amis et les familles d'Alep vécurent durant les six mois de siège de la ville syrienne au cours de l'année 2016. 

En arabe, Sama signifie ciel. Un ciel que Waad Al-Khateab aurait souhaité bleu, pur, sans avions, ni hélicoptères, ni bombes. Ces bombes qui tombent à intervalle réguliers sur les quartiers de la ville syrienne, et très vite sur l'hôpital où la journaliste et réalisatrice vit avec sa fille et son mari, médecin en chef de l'établissement. Au milieu de la mort, émergent la vie, les rires, la liberté, la résilience, le courage aussi, de rester. Choisir de partir en trahissant l'esprit de révolution et donc ses propres enfants, ou rester coûte que coûte, en espérant que ces mêmes enfants comprendront, un jour. Et qu'on n'aura pas à les enterrer, demain.

La bande annonce

 

Papicha

 

A partir du 9 octobre 2019, le film de Mounia Meddour

Synopsis : Nedjma est une “papicha” branchée dans l’Algérie des années 90. A 18 ans, elle rêve de devenir styliste et fait le mur de sa cité universitaire pour vendre ses créations à des copines en discothèque. Mais c’est aussi la décennie des attentats meurtriers et de l’intégrisme. Là où les islamistes veulent cacher le corps des femmes dans des Hidjab, Nedjma répond qu’elle va organiser un défilé de mode...

 

 

 Présentation sur RFI

 

 Présentation (Alsace 20)

 

PapichaPapicha [1.241 Kb]

BETTY MARCUSFELD

  Du 9 au 18 octobre 2019 à 13h00,  tous les jours sauf Mardi, un documentaire de Martine Bouquin - Cinéma Saint-André des Arts - 30, rue Saint André des Arts, Paris 6e (en présence de la réalisatrice et de ses invité.e.s)

" J’ai toujours su que ma mère avait eu une petite sœur, Betty, qui était morte en déportation. Je n’ai jamais rien su d’elle ou presque, un prénom, une photo de jeune fille... Je suis partie à sa recherche et j’ai retrouvé des fragments de sa vie. Alors je me suis mise à faire son portrait... "

Une vie

 

Du vendredi 4 octobre au dimanche 22 décembre 2019, au Théâtre des Mathurins - 36 Rue des Mathurins, 75008 Paris  

Le 15 mai 2020, au Palais des Rencontres - Les Blanchards, 2 Avenue de Lauconnois, 02400 Château Thierry

Auteur : Guy de Maupassant 
Artiste :  Clémentine Celarié
Metteur en scène :  Arnaud Denis

" Une vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit. " C'est sur cette phrase que Maupassant achève son premier roman. Il vous raconte l'histoire de Jeanne. Une vie parmi d'autres. Avec toutes les découvertes, les grandes joies, les plaisirs, les désillusions, les souffrances que cela comporte. Une vie parmi tant d'autres, et toutes les vies en une. Jeanne est à elle seule touts les femmes. Les saisons de l'existence se suivent, l'amour et la mort se succèdent, et l'éternel recommencement est là, tout près. Les vagues de l'océan viennent laver l'existence de leur ressac purificateur. Un chef d'oeuvre de la littérature française porté seule en scène par Clémentine Célarié.

qui a tué mon père

 

Du 15 au 18 octobre 2019 - TnBA  (Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine ) - Grande salle Vitez 

Texte Édouard Louis - Mise en scène Stanislas Nordey

Stanislas Nordey met en scène et interprète le roman d’Édouard Louis, Qui a tué mon père, dans un monologue intime et intense : « L’histoire de ton corps accuse l’histoire politique. »

Assis à une table, la tête dans ses mains, un homme semble pensif. Face à lui, son fils, dans un long monologue de réconciliation, retrace leur vie commune. La vie d’une certaine classe ouvrière d’une petite ville défavorisée du nord de la France. Aujourd’hui. Il regarde son père et évoque la manière dont ce corps en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Troisième roman du phénomène littéraire Édouard Louis, fruit d’une commande de Stanislas Nordey, Qui a tué mon père est bouleversant. L’auteur y décrypte les mécanismes de domination qui broient les êtres et leurs relations et dit la détresse d’une population qui, à l’instar de son père, est vouée à une « mort sociale ». Il dit la vie, le quotidien des classes populaires, des « sans-dents », des sans-voix. Cette littérature de la confrontation sied à merveille à l’acteur-metteur en scène : « Il avance masqué Édouard, c’est sa force et sa singularité, il y a une ligne de force secrète dans son écriture… Dans Qui a tué mon père, il échappe à son propre récit, c’est très beau, tragique au sens archaïque, il s’agit de tous les pères et de tous les fils. Il dépasse l’autofiction. Il me bouleverse car il m’emmène à un endroit inouï, inattendu, inconnu car lui-même est sur une ligne de crête, un endroit dangereux et je trouve ça beau. »

IL Y AURA LA JEUNESSE D'AIMER

 

Du 6 octobre au 24 novembre 2019, au Théâtre du LUCERNAIRE - 3, rue Notre-Dame-des-Champs,  75006   Paris  Textes de Louis ARAGON et Elsa TRIOLET Mise en scène :  Didier BEZACE  Distribution :  Ariane ASCARIDE,  Didier BEZACE

Faire entendre à deux voix les mots connus, et d'autres qui le sont moins, de Louis Aragon et Elsa Triolet, c'est ce que s’efforcent de faire Ariane Ascaride et Didier Bezace en disant ces textes qui s'installent à jamais dans nos mémoires.

Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d’Aragon sur l’amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu’il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : Les Yeux d’Elsa, Elsa, Le Fou d’Elsa…

Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que «  la muse de… » ! Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme.

Les Justes d’Albert Camus, adaptation et mis en scène par Abd Al Malik

 

Du Samedi 5 octobre au Samedi 19 octobre 2019 - Théâtre du Châtelet - 1 place du Châtelet, 75001 Paris. - à 20h, dimanche à 16h, relâche lundi - Tél. 01 40 28 28 40.

Dans une mise en scène résolument musicale, Abd Al Malik fait vibrer le texte tragique d’Albert Camus aux rythmes du rap et des scansions du slam.

Créée en 1949 à Paris, la pièce d’Albert Camus prend pour objet l’attentat à la bombe fomenté en février 1905 à Moscou par un groupe de révolutionnaires russes contre le grand-duc Serge, oncle du tsar et gouverneur tyrannique de la ville. Fasciné par cette pièce dans laquelle il voit « la décomposition progressive d’un idéal », Abd Al Malik s’empare de l’œuvre dans laquelle la radicalité révolutionnaire se heurte, en de violents débats, au principe de vie, où sont soulevées les questions que pose le concept d’assassinat politique, et la manière dont la lutte contre l’injustice peut se retourner et virer à la folie meurtrière.. ...

Retour à Reims

 

Du Samedi 21 septembre 2019 au Mardi 1 octobre 2019 - Théâtre National de Strasbourg -1, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg - à 20h, le 22 à 16h, relâche les 23 et 29 septembre. Tél. : 03 88 24 88 24

Reprise d’après Didier Eribon, mis en scène par Thomas Ostermeier

Conjuguant film documentaire et théâtre, Thomas Ostermeier adapte pour la scène l’essai de Didier Eribon*, qui se fonde sur l’analyse de son parcours de « transfuge de classe ». Adepte d’un théâtre politique qui implique fortement le spectateur, le metteur en scène convoque le réel et le vécu, et ébauche un débat urgent… 

Fidèle à sa volonté d’éclairer et d’interroger le réel à travers son travail théâtral, Thomas Ostermeier s’empare du remarquable texte de Didier Eribon en actualisant son propos. Une actualisation qui souhaite accorder une grande place à la dimension intime de cet « essai d’auto-analyse » ou « introspection sociologique » – selon les mots de l’auteur -, et à son envergure politique. ...

Suite française

 

Du mercredi 11 septembre au au samedi 16 novembre 2019 - Théâtre la Bruyère, Paris - 5, rue La Bruyère , 75009 Paris

D'après le roman best-seller d'Irène Némirovsky Prix Renaudot 2004, mis en scène par Virginie Lemoine

1941 : l'Allemagne envahit la France. Dans un village de Bourgogne, Madame Angellier, dont le fils unique est prisonnier de guerre, se voit contrainte d'accueillir chez elle un officier de la Wehrmacht, le séduisant Bruno von Falk.
Dans cette sombre maison, le jeune soldat rencontre Lucile, la belle-fille de Madame Angellier, dont il s'éprend immédiatement. La jeune femme lui résiste. Mais comment rester fidèle à un mari qu'elle n'a jamais aimé et ne pas succomber au charme indéniable de cet homme qu'elle devrait pourtant détester ?
Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages.

cycle Sarraute

 

Pour un oui ou pour un non

Du 5 septembre au 23 novembre 2019. Les jeudis, vendredis et samedis à 19h. Les mercredis à 19h au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

  • Auteur Nathalie Sarraute
  • Metteur en scène Tristan Le Doze

Dans une action concentrée où tout ce qui compte est ce qui n’est pas dit, deux hommes s’affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent-peut-être-« pour un oui ou pour un non ».
Drôle, insolite, source d’une jubilation contagieuse, d’émotion jusqu’au malaise, c’est la pièce de Nathalie Sarraute que le public a unanimement plébiscitée.

 

Elle est là

Une autre pièce de Nathalie Sarraute, les mercredis du 2 octobre au 5 novembre 2019 - au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

Metteur en scène : Agnès Galan

Distribution : Nathalie Bienaimé, Gabriel Le Doze, Bernard Bollet, Tristan Le Doze

Résumé :

H2 ne supporte pas que sa collaboratrice ait une idée différente de la sienne.

Il en souffre, cela lui est intolérable car il ne pourra jamais l’empêcher de penser autrement. Cette idée est là, elle l’obsède, le ronge, par le seul fait d’être là.

Un quatuor de personnages implacables qui, sur le mode tragi-comique, exacerbe nos comportements les plus primitifs et réveille nos démons.


Cycle Nathalie Sarraute - Egalement des lectures

  • Lecture (Enfance le 11 septembre, Mensonge le 18 et 25 septembre, Isma le 13 et le 20 octobre)
  • Pour le les lectures, réservations uniquement au téléphone 01 42 33 42 03

 

Pour réserver

 

yuli

 

Film espagnol d'Icíar Bollaín. En salles à partir du 19 juillet 2019

L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.

Djihad

 

Du 1 octobre au 18 décembre 2019, une pièce de théâtre au Théâtre Lepic - anciennement Ciné 13 Théâtre - 1, avenue Junot , 75018 Paris L'auteur Ismaël Saïdi prend le parti de faire tomber les murs entre les communautés et aspire, entre rires et larmes, à un meilleur " vivre ensemble ". Première partie d'un diptyque consacré au radicalisme, on découvre, en huit tableaux les aventures de trois paumés, embrigadés qui décident de partir se battre en Syrie pour sauver leurs frères musulmans. De Bruxelles à Homs, en passant par Istanbul, le périple tourne rapidement au chaos.

Qui a tué mon père

 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.