Théâtre-Cinéma-Télévision

Les Justes d’Albert Camus, adaptation et mis en scène par Abd Al Malik

 

Du Samedi 5 octobre au Samedi 19 octobre 2019 - Théâtre du Châtelet - 1 place du Châtelet, 75001 Paris. - à 20h, dimanche à 16h, relâche lundi - Tél. 01 40 28 28 40.

Dans une mise en scène résolument musicale, Abd Al Malik fait vibrer le texte tragique d’Albert Camus aux rythmes du rap et des scansions du slam.

Créée en 1949 à Paris, la pièce d’Albert Camus prend pour objet l’attentat à la bombe fomenté en février 1905 à Moscou par un groupe de révolutionnaires russes contre le grand-duc Serge, oncle du tsar et gouverneur tyrannique de la ville. Fasciné par cette pièce dans laquelle il voit « la décomposition progressive d’un idéal », Abd Al Malik s’empare de l’œuvre dans laquelle la radicalité révolutionnaire se heurte, en de violents débats, au principe de vie, où sont soulevées les questions que pose le concept d’assassinat politique, et la manière dont la lutte contre l’injustice peut se retourner et virer à la folie meurtrière.. ...

Retour à Reims

 

Du Samedi 21 septembre 2019 au Mardi 1 octobre 2019 - Théâtre National de Strasbourg -1, avenue de la Marseillaise, 67000 Strasbourg - à 20h, le 22 à 16h, relâche les 23 et 29 septembre. Tél. : 03 88 24 88 24

Reprise d’après Didier Eribon, mis en scène par Thomas Ostermeier

Conjuguant film documentaire et théâtre, Thomas Ostermeier adapte pour la scène l’essai de Didier Eribon*, qui se fonde sur l’analyse de son parcours de « transfuge de classe ». Adepte d’un théâtre politique qui implique fortement le spectateur, le metteur en scène convoque le réel et le vécu, et ébauche un débat urgent… 

Fidèle à sa volonté d’éclairer et d’interroger le réel à travers son travail théâtral, Thomas Ostermeier s’empare du remarquable texte de Didier Eribon en actualisant son propos. Une actualisation qui souhaite accorder une grande place à la dimension intime de cet « essai d’auto-analyse » ou « introspection sociologique » – selon les mots de l’auteur -, et à son envergure politique. ...

Suite française

 

Du mercredi 11 septembre au au samedi 16 novembre 2019 - Théâtre la Bruyère, Paris - 5, rue La Bruyère , 75009 Paris

D'après le roman best-seller d'Irène Némirovsky Prix Renaudot 2004, mis en scène par Virginie Lemoine

1941 : l'Allemagne envahit la France. Dans un village de Bourgogne, Madame Angellier, dont le fils unique est prisonnier de guerre, se voit contrainte d'accueillir chez elle un officier de la Wehrmacht, le séduisant Bruno von Falk.
Dans cette sombre maison, le jeune soldat rencontre Lucile, la belle-fille de Madame Angellier, dont il s'éprend immédiatement. La jeune femme lui résiste. Mais comment rester fidèle à un mari qu'elle n'a jamais aimé et ne pas succomber au charme indéniable de cet homme qu'elle devrait pourtant détester ?
Un fait de résistance dans le village va révéler de façon surprenante la nature profonde de tous les personnages.

cycle Sarraute

 

Pour un oui ou pour un non

Du 5 septembre au 23 novembre 2019. Les jeudis, vendredis et samedis à 19h. Les mercredis à 19h au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

  • Auteur Nathalie Sarraute
  • Metteur en scène Tristan Le Doze

Dans une action concentrée où tout ce qui compte est ce qui n’est pas dit, deux hommes s’affrontent, prennent à tour de rôle la position du dominant ou du dominé, deux amis se brouillent-peut-être-« pour un oui ou pour un non ».
Drôle, insolite, source d’une jubilation contagieuse, d’émotion jusqu’au malaise, c’est la pièce de Nathalie Sarraute que le public a unanimement plébiscitée.

 

Elle est là

Une autre pièce de Nathalie Sarraute, les mercredis du 2 octobre au 5 novembre 2019 - au Théâtre LA MANUFACTURE DES ABBESSES - 7 rue Véron 75018 Paris -Métro Abbesses ou Pigalle

Metteur en scène : Agnès Galan

Distribution : Nathalie Bienaimé, Gabriel Le Doze, Bernard Bollet, Tristan Le Doze

Résumé :

H2 ne supporte pas que sa collaboratrice ait une idée différente de la sienne.

Il en souffre, cela lui est intolérable car il ne pourra jamais l’empêcher de penser autrement. Cette idée est là, elle l’obsède, le ronge, par le seul fait d’être là.

Un quatuor de personnages implacables qui, sur le mode tragi-comique, exacerbe nos comportements les plus primitifs et réveille nos démons.


Cycle Nathalie Sarraute - Egalement des lectures

  • Lecture (Enfance le 11 septembre, Mensonge le 18 et 25 septembre, Isma le 13 et le 20 octobre)
  • Pour le les lectures, réservations uniquement au téléphone 01 42 33 42 03

 

Pour réserver

 

yuli

 

Film espagnol d'Icíar Bollaín. En salles à partir du 19 juillet 2019

L’incroyable destin de Carlos Acosta, danseur étoile, des rues de Cuba au Royal Ballet de Londres.

Adapté du propre livre de souvenirs du danseur étoile Carlos Acosta, Yuli raconte un destin prodigieux sans s'éloigner d'un certain classicisme mais avec un vrai talent narratif (grâce au scénariste Paul Laverty) qui se permet de larges ellipses pour mieux se concentrer sut trois périodes clés de l'existence de l'artiste. Plutôt que de recréer certains épisodes de sa vie, le film les livre sous forme de chorégraphie, avec la présence du véritable Acosta. Le résultat est surprenant mais séduisant, à la manière d'une comédie musicale qui fait progresser l'action par la symbolique de la danse. Ne refusant jamais l'émotion, Yuli s'attache aux pas d'un danseur malgré lui, la relation au père, violente et contrastée, constituant l'un des points forts du long-métrage. Passionnante également est la fidélité à la sensibilité cubaine que rend parfaitement la réalisatrice Iciar Bollain, à travers une histoire qui va de l'esclavage aux balseros jusqu'à la nostalgie que ressentent ceux qui ont quitté leur île, même s'ils n'avaient pas d'autre échappatoire. Carlos Acosta a dansé sa vie, du gosse récalcitrant et têtu à la star adulée qui n'a de cesse de vouloir transmettre son art, à La Havane même, là où tout a commencé. Il est évident que le film lui doit tout, non seulement son sujet, mais aussi toutes les thématiques qui le traversent y compris ce rapport organique avec Cuba et ses habitants. Cela passe par ce que certains qualifieront peut-être de sentimentalisme et quelques raccourcis dans le récit mais le plus important était de respecter Acosta, le danseur, mais surtout l'homme et le gamin des rues qu'il a été.

Djihad

 

Du 1 octobre au 18 décembre 2019, une pièce de théâtre au Théâtre Lepic - anciennement Ciné 13 Théâtre - 1, avenue Junot , 75018 Paris L'auteur Ismaël Saïdi prend le parti de faire tomber les murs entre les communautés et aspire, entre rires et larmes, à un meilleur " vivre ensemble ". Première partie d'un diptyque consacré au radicalisme, on découvre, en huit tableaux les aventures de trois paumés, embrigadés qui décident de partir se battre en Syrie pour sauver leurs frères musulmans. De Bruxelles à Homs, en passant par Istanbul, le périple tourne rapidement au chaos.

Qui a tué mon père

 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Du 9 au 11 octobre 2019 à la Comédie de Béthune – Centre dramatique national
  • Le 21 janvier 2020 au CDN Orléans / Centre-Val de Loire
  • Du 25 au 28 février 2020 à Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne
  • Les 5 et 6 mai 2020 au Grand R – Scène nationale de la Roche-sur-Yon
  • Le 13 mai 2020 au Théâtre de Villefranche-sur-Saône

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.