Théâtre-Cinéma-Télévision

Naissanc(e)s

 

Du 4 au 21 avril 2019, une comédie au Théâtre 13/Jardin - 103A boulevard Auguste Blanqui - 75013 Paris

Création collective dirigée par Esther Van Den Driessche - Collaboration artistique Igor Mendjisky - Collectif Femme Totem

Elle tombe enceinte et se retrouve alors plongée dans les méandres de sa psyché.
Ses questionnements sur la grossesse, l’accouchement, l’éducation, la parentalité, la transmission et l’héritage refont surface en elle et la fige pour un moment.
Elle doit affronter ses 5 blessures, ses « démons », afin de renaître avant de mettre au monde son enfant.
Lors d’une violente contraction, Ada fait un malaise pendant lequel elle rêve qu’elle rencontre ses 5 miroirs, ses 5 faces masquées.
Ada se confronte enfin à eux à visage découvert. »
« La naissance c’est mettre au monde un être qui nous relie à notre propre naissance.
Ici, nous voulons naître ou re-naître grâce aux mots, nous voulons tenter de poser des mots sur ce moment de vie crucial, sur notre propre « mise au monde », comprendre à quel point notre naissance nous conditionne et quelle est la part de notre héritage transgénérationnel.
Le masque permet de révéler, de faire « naître », il permet d’accoucher de soi. La «naissance» est aussi liée au personnage que l’on fait naître grâce et à travers cet outil merveilleux qu’est le masque.
De la même manière que les actrices ont donné « naissance » à des personnages masqués (changement de voix, transformation de leur corps, donner corps, inventer leurs quotidiens, leurs histoires, leurs traits de caractères, leurs noms etc...), les personnages du spectacle donneront eux-mêmes naissance à des récits de vie, poèmes, chansons et/ou enfants...
Grâce aux masques (sculptés dans du bois) nous avons la possibilité, l’extrême liberté, d’aborder absolument tous les sujets de manière totalement ludique.
En effet, une fois le masque posé sur le visage, l’actrice peut alors « faire naître » son personnage et ainsi que la règle du jeu masqué l’impose, il est en relation directe et permanente avec le public et peut, s’il le souhaite, intervenir et réagir à tout moment pendant toute la durée de la représentation. » (Esther Van Den Driessche)

visions du réel

 

Du 5 au 13 avril 2019 à Nyons (Suisse)

La 50e édition du festival du film documentaire Visions du réel a ouvert ses portes vendredi en présence du conseiller fédéral Alain Berset. Un total de 169 films de 58 pays sont projetés jusqu'au 13 avril à Nyon, dont 101 en première internationale.

Rétrospective Agnès Varda

 

Du 3 au 9 avril 2019, le cinéma mk2 Beaubourg (à Paris) rend hommage à Agnès Varda.

De "Cléo De 5 À 7" à "Visages Villages" en faisant un détour par "Lions Love (... and Lies)" et "L'une chante, l'autre pas", re-découvrez les films emblématiques de cette figure de proue de la Nouvelle Vague.

Découvrez également son dernier documentaire autobiographique, inédit en salles : "Varda par Agnès".

Résistantes. Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans

 

Du 18 et 26 avril 2019, à Marseille et en Avignon, projections-débats du film de Fatima Sissani, 24 images/Films des deux rives

  •  Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat ACT - Coup de soleil - Films des 2 rives - Jeudi 18 avril 2019 à 20h00 - Cinéma Le Gyptis - 136 rue Loubon 13003 Marseille
  • Projection-débat en présence de la réalisatrice, partenariat Amis de l’Huma - Amis du Monde Diplomatique - Films des 2 rives - Vendredi 26 avril 2019 - Cinéma Utopia - La Manutention 84000 Avignon

Eveline, Zoulikha, Alice. C’est le regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique.

C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée … On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence

Entretien avec Fatima Sissani et Alice Cherki sur ARTE   

Bande annonce du film

 

John de Wajdi Mouawad, mis en scène par Stanislas Nordey

 

  • Du Lundi 8 avril 2019 au Vendredi 19 avril 2019 - Théâtre des Quartiers d'Ivry - Centre Dramatique national du Val-de-Marne - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre-Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine
  • Egalement du 4 au 8 février 2020 à la Scène Nationale de Vandœuvre-lès-Nancy.

John est un spectacle qui déclenche la parole, car il aborde un sujet tabou : le suicide des adolescents. John, jeune homme québécois, ne les représente pas, mais il est l’un d’eux. Ce texte, un des tout premiers écrits par Wajdi Mouawad en 1997, alors lui-même tout jeune auteur, est mis en scène par Stanislas Nordey. Il nous invite à pénétrer dans la tête et dans le corps de John, un être bien vivant qui exprime sa solitude, son désespoir, sa colère.

Filmer le devenir invisible

 

Du 4 au 7 avril 2019 au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Écrivain et cinéaste, Ruth Beckermann est née à Vienne. Après avoir étudié le journalisme et l’histoire de l’art à Vienne et à Tel-Aviv, puis la photographie à New York, elle participe en 1978 à la fondation en Autriche de « Filmladen », maison de distribution de films politiquement engagés, aux côtés de Josef Aichholzer. Elle s’investit alors dans la réalisation de films documentaires, genre à l’époque peu répandu dans la production autrichienne. Ses documentaires explorent l'identité juive à travers sa propre histoire, et se confrontent à la mémoire tourmentée du nazisme en Autriche.

Son dernier opus La Valse Waldheim a remporté en 2018 le grand prix du documentaire historique aux Rendez-vous de l’histoire de Blois.

Retour sur une œuvre documentaire majeure, à travers un choix de films réalisés entre 1985 et 2018.

Une invitation à André Markowicz

 

LE DERNIER DEPART

Le 3 avril à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Poème de Guennadi Aïgui
  • Musique de Béla Bartók
  • Interpretée au violoncelle parSonia Wieder-Atherton
  • Traduction par André Markowicz

« Sonia Wieder-Atherton a longtemps travaillé à une transposition pour violoncelle de la Sonate pour violon de Béla Bartók. Les rares privilégiés qui l’ont entendue jouer cette transposition savent qu’ils ont vécu un moment artistique majeur.

Il nous est venu l’envie de la confronter au texte de l’un des plus grands poètes russes de notre temps, Guennadi Aïgui, écrit en 1988 à l’occasion de sa première visite à Budapest : Le Dernier Départ, consacré à la déportation des juifs de Budapest et à la figure de Raoul Wallenberg qui a sauvé des milliers de personnes avant de disparaître, sans doute arrêté et assassiné par le NKVD. Comme pour le Requiem, je dirai le texte, à la fois en russe et en français, dans ma traduction. » André Markowicz

 

AVRIL

Le Mercredi 10 avril 2019 à 20h30 au Théâtre Gérard Philipe, 59 bd Jules Guesde 93200 Saint-Denis

  • Textes de Françoise Morvan
  • Chansons populaires bretonnes et improvisations à la contrebasse par Annie Ebrel et Hélène Labarrière
  • Poèmes russesdits et traduits parAndré Markowicz

« Depuis plusieurs années, Françoise Morvan se livre à une expérience de poésie surtout destinée à un public qui ne lit pas de poésie. Mettant ses textes en résonance avec les chansons du répertoire traditionnel breton interprétées par Annie Ebrel et avec la poésie russe, elle compose des histoires très simples, nées d’un lieu et d’un temps précis mais ouvrant sur la poésie universelle : ici, l’adolescence et le trouble d’un printemps froid, une journée de lessive en avril dans un village de Cornouaille – et la poésie russe en écho à la tradition chantée de la Bretagne intérieure pour dire le passage d’un âge à l’autre, d’un monde à l’autre, ce tremblement au bord du temps.
Glissant du texte au chant repris comme en miroir, Annie Ebrel (dont le nom veut dire « avril » en breton) assure la légèreté du passage du breton au français. Comme je trame sur le son même du russe l’improvisation en français. Et la contrebasse d’Hélène Labarrière vient donner de la profondeur et unir ces voix. » André Markowicz

sunset

 

Un film de László Nemes

1913, au cœur de l’empire austro-hongrois. Irisz Leiter revient à Budapest après avoir passé son enfance dans un orphelinat. Son rêve de travailler dans le célèbre magasin de chapeaux, autrefois tenu par ses parents, est brutalement brisé par Oszkar Brill le nouveau propriétaire. Lorsqu’Írisz apprend qu'elle a un frère dont elle ne sait rien, elle cherche à clarifier les mystères de son passé. A la veille de la guerre, cette quête sur ses origines familiales va entraîner Irisz dans les méandres d’un monde au bord du chaos.

La bande annonce

"Emoi, Hais moi, Et moi..."

 

Le 6 avril à 20h, lecture publique - au CENT, 100 rue de Charenton, Paris 12ème

Tiziana grandit avec une mère bipolaire. Entre elles, les mots s’échappent, la danse s’invite et le chant apaise. Comment se développer lorsque que les mots se délitent ? Comment exprimer ses émotions ? Tiziana évolue sans père, en solitaire, poussant tel un arbuste en liberté.

"Emoi, Hais-moi, Et moi… » se présente sous forme de tableaux et évolue sur une quinzaine d’années. La pièce évoque l’histoire d’amour peu ordinaire entre Tiziana et sa mère, atteinte de troubles bipolaires. Tiziana, ne vit pas une enfance et une adolescence « normale », depuis qu’elle a 8 ans, elle grandit seule avec sa mère. Les scènes de la vie quotidienne sont renversées, bousculées, aggravées par la présence de la bipolarité. Tiziana doit s’adapter au passage d’un état extrême à l’autre, que sa mère subit. Elle affronte les situations et doit faire preuve d’abnégation et de compréhension. Elle se contrôle en permanence, elle porte la raison, les rôles sont inversés, c’est elle l’adulte...La seule chose qui la relie au monde c’est le chant, elle invente des mélodies en permanence, c’est son refuge, l’endroit où elle se réconforte... 

Les mots pour le dire

 

Prolongation jusqu'au 26 avril 2019, une adaptation théâtrale, touchante et rythmée d'après le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal. Théâtre L'ARCHIPEL - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Après plusieurs revers de la médecine traditionnelle et en dépit des préjugés de son époque, Marie a recours à la psychanalyse plutôt qu'à la chirurgie.
Chez son psychanalyste, la trentenaire vide donc régulièrement le sac de ses souvenirs les plus intimes. Elle y fait revivre les personnages qui jadis ont peuplé son enfance abîmée : ses parents, son frère, la gouvernante, le marchand d'habits, etc. Mais certains fantômes du passé ont la vie dure...

Le Best-Seller autobiographie de Marie Cardinal, dont cette adaptation théâtrale est tirée, est un ouvrage historique et fondateur sur la condition féminine, le témoignage d'une survivante : son enfance maltraitée, les traumatismes générés et naturellement les conséquences sur sa vie d'adulte. Mais la résilience, la rédemption, la guérison et l'espoir y sont également largement évoqués.

Remarquablement interprété et dans une mise en scène d'une délicate subtilité, ce texte puissant est à la fois profond et léger, grave et optimiste... mais surtout plein d'espérance. Un spectacle d'une rare intensité. Un spectacle d'une rare intensité. Une véritable découverte !

Fêlures - Le silence des hommes

 

Du 20 mars au 13 avril 2019 au Petit Théâtre (Théâtre de LA COLLINE) - du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - 

Texte et mise en scène D’ de Kabal

Rappeur, slameur, écrivain, metteur en scène, D’ de Kabal arpente depuis près de vingt ans les scènes musicales, les festivals, les théâtres et les ateliers d’écriture.

Après s’être intéressé à la construction d’une identité dont le mur porteur est l’histoire de l’esclavage colonial et ce qui en découle, après avoir questionné la figure de la victime d’actes ou de propos racistes, il explore à présent un autre champ de pensée tout aussi proche de lui-même, la notion de masculinité et les mécanismes de fabrication de celle-ci. Depuis 2015, D’ de Kabal écrit sur le sujet, écoute, se documente, échange dans le cadre d’ateliers de parole qu’il appelle laboratoires de déconstruction et de redéfinition du masculin par l’Art et le Sensible. « Il ne s’est pas agi de récolter des paroles d’hommes et d’en faire un spectacle, ces laboratoires m’ont permis avant tout, de me rapprocher de moi-même et d’échanger sur des sujets qui, jusque là, n’existaient dans aucun espace. »...

Chaque samedi et dimanche, les représentations seront prolongées d’une intervention des participants des groupes de parole masculins mis en place depuis 2016 par D’ de Kabal. durée estimée 1h50

Le festival LES FEMMES S'EN MELENT

 

Les 3, 4, 5 et 6 avril 2019, ce festival célèbre la scène féminine indépendante depuis maintenant 20 ans à la Machine du Moulin Rouge - 90, Boulevard De Clichy, Paris 75018

Le festival (22ème édition parisienne)a choisi d’investir pendant trois jours ce lieu unique aux espaces multiple pour toujours et encore programmer des artistes d’horizons variés, mais aussi pour faciliter les rencontres, le partage et la découverte. L’occasion de célébrer une nouvelle fois la créativité féminine.

MALCOM X

 

Du 31 mars au 7 avril 2019 - Théâtre de l'Epée de Bois - Route du Champ de Manoeuvre, 75012 Paris

Auteur : Malcom X - Mise en scène : Abdassamad Benabdelouahed

Le jeu des comédiens se fera sous la forme d’un chœur théâtral, d’une voix commune… Il n’y a pas de personnage proprement dit mais il y a l’esprit… Les comédiens ne sont pas cantonnés qu’à la scène mais ils évoluent dans le public et parfois même face à face avec le spectateur, le tribun avec la foule, le peuple…

Malcolm X n’était pas un orateur mais bien un tribun à la façon d’un héros portant les mots de tout d’un peuple, de toute une humanité.

Ses mots sont aussi vrais aujourd’hui qu’il y a 50 ans ; une intemporalité du discours qui choque les spectateurs.

Les projections d’archives vidéos qui se mêlent aux discours, sont aussi le témoignage d’une réalité que le théâtre ne pourra jamais attraper.

Malcolm X est résolument une pièce tragique qui se termine par son assassinat. Même dans sa mort, ce héros porte l’image de tous ceux qui ont été assassinés à son époque : Patrice Lumumba, Martin Luther King, Che Guevara, Mehdi Ben Barka et tant d’autres.

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Reprise

Du 16 février au 14 avril 2019 - Théâtre du Petit Montparnasse - 31 Rue de la Gaité, 75014 Paris.

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

Le cas Eduard Einstein

 

Du 5 février au 4 mai 2019, pièce de de Laurent Seksik , mis en scène par Stéphanie Fagadau - Comédie des Champs Elysées, Paris - 15, av Montaigne 75008 PARIS - Tél. 01 53 23 99 19

La pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.Le bouleversant drame personnel du génie universel. "Le cas Eduard Einstein", tragédie en deux actes adaptée du best-seller de Laurent Seksik, raconte l'histoire véritable du fils fou d'Einstein, Eduard, atteint de schizophrénie. Sur fond de trame historique puissante, dans l'Allemagne des années 30 puis l'Amérique de Mc Carthy, la pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.
Le bouleversant drame personnel du génie universel.

La Machine de Turing

 

Prolongation : du 30 janvier au 28 avril 2019, pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard - Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter.
Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ?
Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ?
Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

Qui a tué mon père


 

  • Du 12 mars au 3 avril 2019 au Grand Théâtre - du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30 et le dimanche à 15h30 - Théâtre de la Colline - 15 Rue Malte-Brun Paris 20e
  • Du 2 mai au 15 mai 2019 - Théâtre National de Strasbourg
  • Lausanne (Suisse) à l’automne 2019 au Théâtre Vidy – Lausanne

 Texte Édouard Louis, mise en scène et jeu Stanislas Nordey

Dans la lignée de Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux ou Didier Eribon, l’écriture d’Edouard Louis se déploie à partir de son existence. Après avoir marqué nombre de ses lecteurs avec ses deux premiers romans aux allures biographiques En finir avec Eddy Bellegueule en 2014 et Histoire de la violence en 2016, il répond à l’invitation du metteur en scène et interprète Stanislas Nordey, un texte à dire, à lire, une œuvre pour le théâtre.

Ce nouveau récit se présente sous la forme d’un monologue. Un homme se rend dans l’appartement de son père et découvre, sur une chaise, un corps abîmé, celui d’une certaine classe ouvrière d’une région défavorisée de la France d’aujourd’hui. Il prend la parole et se remémore des épisodes de son enfance dans la tentative d’expliquer comment le corps de son père en est arrivé, encore jeune, à un tel délabrement. Dans un volte-face littéraire, le politique rejoint l’intime et raconte le corps des hommes.

Retour à REims

 

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.

Doreen, d'après la lattre à D

 

Pièce de théâtre de David Geselson avec David Geselson et Laure Mathis

  • Jusqu'au 30/01/2019 : Théâtre de la Bastille - Paris -0143574214
  • du 26/02 au 27/02/2019 : Théâtre Gabrielle Dorziat - 51200 Epernay – 0326511580
  • du 12/03 au 14/02/2019 : Le Moulin du Roc – 79000 Niort – 0549773230
  • du 19/03 au 22/3/2019 : La Comédie de Saint-Etienne – 42000 Saint-Etienne – 0477251414
  • du 24/04/ et 25/4/2019 : Théâtre Jarnisy – 54800 Jarny - 0382332867

Nous sommes dans le salon et l'intimité d'un couple, au milieu du désordre de leurs souvenirs et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Rendant à D. toutes ses lettres, David Geselson imagine les mots de Doreen et ceux d'André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour.
Elsa Kedadouche

 

 

Si loin, si proche

 

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

  • 18/12/18 au 23/12/18 — MAISON DES MÉTALLOS - PARIS (75)
  • 02/02/19 — THÉÂTRE DE TARARE (69)
  • 07/02/19 au 08/02/19 — LA COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE - LE CHAMBON-FEUGEROLLES (42)
  • 08/03/19 au 10/03/19 — THÉÂTRE DE PRIVAS (07)
  • 05/04/19 — THÉÂTRE SARAH BERNHARDT - GOUSSAINVILLE (95)
  • 04/06/19 — CENTRE CULTUREL ARAGON - OYONNAX (01)​

 Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

La guerre des filles

 

Une pièce de théâtre de Carole Prieure et Vanessa Sanchez

• Vendredi 25 janvier 2019 à 14h et samedi 26 janvier à 20h30 au Studio Théâtre de Stains (93) 19, rue Carnot.
• Mardi 29 janvier 2019 à 20h à l’Espace Renaudie d’Aubervilliers (93) / dans le cadre du Festival Pas de Quartier
30 rue Lopez et Jules Martin (métro Fort d’Aubervilliers)
• Vendredi 8 mars 2019 à 20h30 au Centre Culturel St Pierre des Corps (37) / dans le cadre du Festival Bruissement d’Elles. 35 rue Pierre Curie
• Mardi 23 avril 2019 à 14h et 20h30 au Théâtre le 5 Côté Jardin – 5, rue de la Mairie – 28170 Saint-Ange et Torçay

Extrait de la présentation de Carole Prieur, mars 2018 

« … Une évidence m’est alors venue : les histoires personnelles des personnages qui forment cette commission d’Histoire devaient représenter des morceaux de la grande Histoire. J’ai donc souhaité mêler différents niveaux de récits : des récits personnels, des témoignages sur lesquels se fonde l’Histoire, et des réflexions sur la mise en récit de l’Histoire (les questions que pose son écriture).

J’ai eu également envie que cette histoire résonne avec ce qui se passe ici en France. D’un point de vue politique : les préoccupations de démocratie horizontale, d’écologie, de laïcité, de parité et d’égalité sont des questions qui feront sans nul doute écho. Ensuite, la question de la réécriture de l’Histoire d’un point de vue de femmes est également une des actualités des féministes françaises. Enfin, la lutte contre Daesh nous concerne. Pour toutes ces raisons, j’ai choisi d’introduire un personnage (Gabrielle) qui s’engage dans les brigades internationales et qui va poser son regard d’occidentale sur cette histoire.

Qu’elle soit le pendant « positif » aux français partis faire le Djihad me semble fort.»

Charlotte

 

Les 25 (20h) et 26 (19h) avril 2019  - Centre Dramatique National de LORIENT - Rue du Tour des Portes, 56100 Lorient : une pièce de théâtre d'après "Vie ? ou Théâtre ?" : Charlotte Salomon et "Charlotte" de : David Foenkinos   Conception et mise en scène : Muriel Coulin

Avant d’être déportée, la jeune Juive confie son oeuvre à son médecin : « C’est toute ma vie. » Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman de David Foenkinos, pour dresser le portrait vivant d’une jeunesse assassinée.

Charlotte Salomon a vingt ans en 1937. Elle tombe amoureuse pour la première fois, découvre les voyages, se passionne pour la peinture. Elle fait preuve d’une vraie capacité à se retirer du monde pour mieux l’observer. Quand les ténèbres approchent, elle tente de ne pas sombrer en créant « quelque chose de fou et singulier ». Réfugiée dans le sud de la France, elle peint en un an près de mille scènes accompagnées de textes, pour décrire ce qu’elle a vu, aimé, subi. Mais la jeune artiste est dénoncée. Avant d’être déportée à Auschwitz, elle confie son œuvre à son médecin : « Prenez-en soin, c’est toute ma vie. »
D’après une idée du comédien Yves Heck, Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman Charlotte de David Foenkinos, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014. Sur scène, les dessins esquissés, la menace qui plane, la fin des libertés. Muriel Coulin interroge aussi le processus de la création. « Quels moments garde-t-on quand on dessine sa vie ? » Documentariste et réalisatrice de portraits de femmes, dont 17 filles ou Voir du pays, coréalisés avec sa soeur Delphine et primés au Festival de Cannes, Muriel Coulin associe archives, témoignages, documents et dialogues pour faire le portrait vivant d’une jeunesse assassinée. Pierre Notte