Théâtre-Cinéma-Télévision

Le silence des autres

 

Le Silence des autres est un film réalisé par Almudena Carracedo et Robert Bahar (à partir du 13 février 2019)

1977. Deux ans après la mort de Franco, dans l’urgence de la transition démocratique, l’Espagne vote la loi d’amnistie générale qui libère les prisonniers politiques mais interdit également le jugement des crimes franquistes. Les exactions commises sous la dictature et jusque dans les années 1980 (disparitions, exécutions sommaires, vols de bébés, torture) sont alors passées sous silence. Mais depuis quelques années, des citoyens espagnols, rescapés du franquisme, saisissent la justice à 10.000 kilomètres des crimes commis, en Argentine, pour rompre ce « pacte de l’oubli » et faire condamner les coupables.

La bande annonce

Le génocide des Arméniens : quelles images contre le déni ?

 

Le 14 février 2019 de 12h30 à 13h30 au MK2 Odéon - 113 bd Saint Germain / 7 rue Hautefeuille 75006 PARIS, photographies, illustrations et extraits de films de fiction et documentaires.
Avec Claire Mouradian, Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC, CNRS/EHESS)
Un siècle après, le génocide des Arméniens de 1915 est toujours nié par l’Etat turc, héritier de l’Empire ottoman. D’où de nombreux travaux centrés sur la question de la preuve. Dans une époque où le « choc de l’image » est devenu souvent prééminent par rapport au « poids des mots », comment peut-on documenter et illustrer ce crime contre l’humanité sur lequel les sources iconographiques sont non seulement rares du fait de la censure, des limites technologiques de l’époque et de l’effacement des traces, mais aussi mal référencées, nécessitant un travail d’authentification ?
La discussion avec le public s’organisera autour d’une série de photographies, d’illustrations et d’extraits de films de fiction et documentaires.

LA PLACE DU DIAMANT

 

Du 20 février au 11 mars 2019, une pièce mise en scène par Gilles Bouillon - Théâtre de l'ATALANTE, 10 Place Charles Dullin, 75018 Paris - 01 46 06 11 90

Une Catalane, femme du peuple, originaire du quartier de Gràcia à Barcelone, raconte sa vie. Avec délicatesse et discrétion, Natàlia évoque son adolescence, le travail – elle est alors vendeuse dans une pâtisserie du quartier –, son mariage, les maternités, la mort de son mari, milicien dans l'armée républicaine, la guerre civile, la faim, le désespoir, son remariage… Ce témoignage émouvant par la simplicité d'une vie banale en apparence, mais qui se déroule pendant une époque mouvementée, la guerre civile puis les années noires qui suivent la victoire du franquisme, est considéré comme le chef-d'œuvre du roman catalan depuis un quart de siècle.

Le cas Eduard Einstein

 

Du 5 février au 4 mai 2019, pièce de de Laurent Seksik , mis en scène par Stéphanie Fagadau - Comédie des Champs Elysées, Paris - 15, av Montaigne 75008 PARIS - Tél. 01 53 23 99 19

La pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.Le bouleversant drame personnel du génie universel. "Le cas Eduard Einstein", tragédie en deux actes adaptée du best-seller de Laurent Seksik, raconte l'histoire véritable du fils fou d'Einstein, Eduard, atteint de schizophrénie. Sur fond de trame historique puissante, dans l'Allemagne des années 30 puis l'Amérique de Mc Carthy, la pièce révèle, à travers la destinée du père en exil et du fils à l'asile, la facette la plus méconnue de l'homme le plus célèbre de son temps.
Le bouleversant drame personnel du génie universel.

La Machine de Turing

 

Prolongation : du 30 janvier au 28 avril 2019, pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard - Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter.
Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ?
Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ?
Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

La fin de l’homme rouge, Dix histoires au milieu de nulle part de Svetlana Alexi

 

Du Dimanche 6 janvier au Dimanche 3 février 2019 - Théâtre de l'Atalante - 10 place Charles Dullin, 75018 Paris, France - lundi, jeudi et samedi à 19h, mercredi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h45. Relâche les 30 et 31 janvier et le 1er février. Tel : 01 46 06 11 90. Durée : 1h45

Avec Dix histoires au milieu de nulle part et La fin de l’homme rouge, Stéphanie Loïk poursuit en beauté un travail commencé il y a dix ans sur l’œuvre de la Biélorusse Svetlana Alexievitch.

Stéphanie Loïk n’a pas attendu l’attribution du Prix Nobel de Littérature à Svetlana Alexievitch en 2015 pour s’intéresser à l’œuvre de l’auteure et journaliste biélorusse. Dès 2009, elle adapte et met en scène avec les élèves du Conservatoire National Supérieur de Paris La guerre n’a pas un visage de femme et Les cercueils de zinc. Des romans-documents – hybrides, les livres de Svetlana Alexievitch échappent à toute catégorie – composés de nombreux témoignages d’anonymes sur la Seconde Guerre Mondiale et la guerre en Afghanistan. Dès lors, la femme de théâtre se donne pour objectif de rendre hommage avec ses outils à la constance et à la ténacité de la femme de lettres et aux milliers de voix que celle-ci a recueillies et dont elle a nourri ses six ouvrages. La détermination de Stéphanie Loïk n’a pas failli. Pour preuve, le diptyque composé de La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement et de Dix histoires au milieu de nulle part, où d’autres jeunes comédiens issus d’une école supérieure de théâtre – l’Académie-Ecole Professionnelle Supérieure de Théâtre du Limousin – se font les merveilleux passeurs de tragédies individuelles sauvegardées par Svetlana Alexievitch. Cela autour d’une nouvelle période sombre de l’histoire soviétique : l’éclatement de l’URSS.

L’homo sovieticus par l’épure

À rebours d’une tendance à la représentation hyperréaliste des drames historiques, Stéphanie Loïk opte dans ce diptyque pour une forme épurée à l’extrême. Étrangère à toute forme de séduction, y compris par les larmes. Sur un plateau nu, plongés dans une semi-pénombre, les six interprètes – Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux et Elsa Ritter –, très simplement vêtus en noir, occupent le plateau comme s’il était le dernier refuge de la parole. Mais sans la précipitation qui accompagne souvent l’urgence de dire. Au contraire. Avec une retenue et une précision en phase avec la pudeur des récits collectés par l’écrivain biélorusse, les comédiens font surgir tout un monde de leur partition de mots et de gestes. Lesquels s’arrêtent dans la première partie juste avant de devenir danse, et franchissent souvent le cap dans la seconde, également plus acrobatique et musicale. C’est qu’il y est question d’un amour. D’une passion brisée par le conflit armé qui oppose les deux peuples arméniens et azerbaïdjanais dans le Haut Karabakh entre 1988 et 1994. Sans proposer une incarnation de ces drames, le délicat théâtre rituel de Stéphanie Loïk en transmet la profondeur. Et suggère une méditation sur les répétitions de l’Histoire. Anaïs Heluin

Les invisibles

 

Un film de Louis-Julien Petit avec entre autres Corinne Masiero, Déborah Lukumuena, Pablo Pauly, Audrey Lamy (à partir du 9 janvier 2019)

Suite à une décision municipale, L'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il reste trois mois aux travailleuses sociales pour tenter de réinsérer les femmes dont elles s'occupent : falsifications, pistons, mensonges... Désormais tout est permis !

Alain Cavalier, Ross McElwee : auto-portraits

 

Du 9 janvier au 9 mars 2019 -horaires variables - Cinéma 1, Cinéma 2, Petite salle - Centre Pompidou, Paris - Tarifs : 5€ / TR 3€ / Gratuit pour les adhérents

Filmer à la première personne, c’est imaginer un espace commun pour la vie et les films. Cette démarche consiste nécessairement en une mise en forme – en scène, en récit – resserrée, fantasmée et romancée de l’espace et du temps d’une vie. Passée au filtre des moyens du cinéma, la veine autobiographique condense l’existence : un dialogue entre soi et le monde, une manière d’éprouver le passage du temps, une façon d’être - sociale, familiale, professionnelle, sentimentale, amicale... Ces films font résonner la vie, dans ses états les plus contradictoires, n’hésitant pas à dévisager sa part tragique. Avec la pratique autobiographique, les cinéastes réalisent l’archive de leur existence, captent le fugace, sauvegardent ce qui est voué à disparaître.
Les œuvres d’Alain Cavalier et de Ross McElwee se déploient avec une acuité toute particulière à la croisée de ces aspirations et dialoguent ainsi naturellement, et ce jusque dans les voix de ces deux conteurs et filmeurs. Chacun y manie un humour et une dérision défiant la gravité des choses, la distance flegmatique et la fausse naïveté de Ross McElwee, la spiritualité joyeuse et joueuse d’Alain Cavalier. Alain Cavalier caractérise sa pratique autobiographique - son journal - comme un double mouvement, à la fois intérieur, tourné vers lui, et extérieur, dirigé vers le monde. Cette tension exprime combien ces films nous regardent et aussi pourquoi l’autobiographie n’est pas seulement un art de l’autoportrait, mais également du portrait. Ces deux «auto-portraitistes» se rejoignent ainsi par la pratique du portrait cinématographique, qui est aussi un art de la rencontre. Alain Cavalier y a consacré un important pan de son œuvre, Ross McElwee s’y adonne avant tout en les intégrant à ses films autobiographiques. Le choix de mêler dans ce cycle portraits et films à la première personne permet d’explorer comment on se raconte aussi à travers autrui, comment on est nourri de la rencontre, moteur essentiel de la démarche documentaire. ...

Camille contre Claudel

 

Prolongation : du 31 janvier au 9 février 2019, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

La Fin de l’homme rouge

 

Du Vendredi 8 février au Dimanche 17 février 2019 - Les Gémeaux, 49 avenue Georges Clémenceau, 92330 Sceaux, à 20h45, dimanche à 17h, relâche lundi et mardi. Tél :01 46 61 36 67.

Une pièce de théâtre d’après le roman de Svetlana Alexievitch par Emmanuel Meirieu.

Pendant quarante ans, Svetlana Alexievitch a parcouru ce pays qu’on appelait l’URSS et enregistré des centaines de témoignages pour écrire ce qu’elle appelle des « romans de voix », œuvres polyphoniques, chorales, symphoniques, faites de ces confessions, tout ce dont la grande histoire ne tient jamais compte, l’histoire laissée de côté. « Ce qui m’intéresse, écrit-elle, c’est le petit homme, le grand petit homme car la souffrance le grandit. Dans mes livres, il raconte lui-même sa petite histoire, et en même temps, il raconte la grande histoire. »

De La fin de l’homme rouge, Emmanuel adaptera huit témoignages, huit personnages, de toutes les générations, dans un écrin de lumière et de musique, à sa façon.

Doreen, d'après la lattre à D

 

Pièce de théâtre de David Geselson avec David Geselson et Laure Mathis

  • Jusqu'au 30/01/2019 : Théâtre de la Bastille - Paris -0143574214
  • du 26/02 au 27/02/2019 : Théâtre Gabrielle Dorziat - 51200 Epernay – 0326511580
  • du 12/03 au 14/02/2019 : Le Moulin du Roc – 79000 Niort – 0549773230
  • du 19/03 au 22/3/2019 : La Comédie de Saint-Etienne – 42000 Saint-Etienne – 0477251414
  • du 24/04/ et 25/4/2019 : Théâtre Jarnisy – 54800 Jarny - 0382332867

Nous sommes dans le salon et l'intimité d'un couple, au milieu du désordre de leurs souvenirs et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Rendant à D. toutes ses lettres, David Geselson imagine les mots de Doreen et ceux d'André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour.
Elsa Kedadouche

 

 

ANGUILLE SOUS ROCHE

 

Pièce de théâtre d'après le roman d'Ali Zamir - mise en scène de Guillaume Barbot

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée convoque, dans un monologue étourdissant, les personnages de sa courte vie… Anguille sous roche est un miracle littéraire : son auteur, Ali Zamir, jeune écrivain comorien inconnu, reçoit, pour cet ouvrage, le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2016 et la Mention Spéciale du jury du Prix Wepler 2016. Roman fait d’une longue phrase, d’un souffle syncopé, il agglomère les styles pour mieux les éclater, créant une langue qui crépite, insensée, sublime et triviale. Au-delà du phénomène, le récit, les caractères, offrent un matériau riche et lumineux, un kaléidoscope d’images, de pensées, de sensations qui donnent parfois le vertige, mais qui bouleversent et attisent. Figure magnifique, Anguille ouvre les méandres de sa conscience à l’instant où elle va sombrer. Crotale, sa soeur, Connaît-tout, son père, et Vorace, son amant, surgissent à ses côtés, robustes et languissants, repeuplant la petite maison du port de pêche de l’île d’Anjouan.

Passionné par le travail d’adaptation de textes littéraires non théâtraux, Guillaume Barbot, artiste invité de Jean Bellorini pour son second mandat, s’entoure de deux musiciens, l’un violoniste, complice de longue date, et l’autre, spécialiste des percussions d’Afrique et de musique électronique, pour faire naître un univers mental sans limites, un océan. C’est Déborah Lukumuena, jeune comédienne dont le talent tout neuf lui a valu en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Divines, qui incarne la vibrante Anguille.

Retour à REims

 

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.

Les Oubliés (Alger-Paris)

 

Du Jeudi 24 janvier 2019 au Dimanche 10 mars 2019 - Théâtre du Vieux-Colombier -21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris - à 20h30, le mardi à 19h, le dimanche à 15h. - relâche le lundi. - Tel : 01 44 39 87 00

Pièce et mise en scène de Julie Bertin et Jade Herbulot

« … Dans une démarche d’écriture de plateau, elles réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait, opérant un focus sur une « politique de l’oubli » et une société en mal de mémoire collective. C’est dans un métissage de registres de jeu et par un croisement de types de prises de parole que le spectacle, ancré dans le présent et en métropole, s’ouvre à la « grande histoire ». À travers des séquences de flash-back, elles convoquent discours et conversations d’antichambres du palais présidentiel et livrent, loin du pamphlet, un théâtre de brûlures, chargé de symboles et empreint de faits réels. »

Si loin, si proche

 

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

  • 18/12/18 au 23/12/18 — MAISON DES MÉTALLOS - PARIS (75)
  • 02/02/19 — THÉÂTRE DE TARARE (69)
  • 07/02/19 au 08/02/19 — LA COMÉDIE DE SAINT-ETIENNE - LE CHAMBON-FEUGEROLLES (42)
  • 08/03/19 au 10/03/19 — THÉÂTRE DE PRIVAS (07)
  • 05/04/19 — THÉÂTRE SARAH BERNHARDT - GOUSSAINVILLE (95)
  • 04/06/19 — CENTRE CULTUREL ARAGON - OYONNAX (01)​

 Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

Charlotte

 

Du 8 janvier 2018 au 3 février 2019 une pièce de théâtre d'après "Vie ? ou Théâtre ?" : Charlotte Salomon et "Charlotte" de : David Foenkinos - Théâtre du Rond Point  Salle : Jean Tardieu - 2 bis, Avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris
Horaires : Du mardi au samedi, 21H - dimanche 15H30 - Relâche : les lundis et les 13 et 15 janvier 2019 Conception et mise en scène : Muriel Coulin

Avant d’être déportée, la jeune Juive confie son oeuvre à son médecin : « C’est toute ma vie. » Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman de David Foenkinos, pour dresser le portrait vivant d’une jeunesse assassinée.

Charlotte Salomon a vingt ans en 1937. Elle tombe amoureuse pour la première fois, découvre les voyages, se passionne pour la peinture. Elle fait preuve d’une vraie capacité à se retirer du monde pour mieux l’observer. Quand les ténèbres approchent, elle tente de ne pas sombrer en créant « quelque chose de fou et singulier ». Réfugiée dans le sud de la France, elle peint en un an près de mille scènes accompagnées de textes, pour décrire ce qu’elle a vu, aimé, subi. Mais la jeune artiste est dénoncée. Avant d’être déportée à Auschwitz, elle confie son œuvre à son médecin : « Prenez-en soin, c’est toute ma vie. »
D’après une idée du comédien Yves Heck, Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman Charlotte de David Foenkinos, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014. Sur scène, les dessins esquissés, la menace qui plane, la fin des libertés. Muriel Coulin interroge aussi le processus de la création. « Quels moments garde-t-on quand on dessine sa vie ? » Documentariste et réalisatrice de portraits de femmes, dont 17 filles ou Voir du pays, coréalisés avec sa soeur Delphine et primés au Festival de Cannes, Muriel Coulin associe archives, témoignages, documents et dialogues pour faire le portrait vivant d’une jeunesse assassinée. Pierre Notte   Tournée : le 25 et 26 avril 2019 -Centre Dramatique National de LORIENT (56)

Les chatouilles ou la danse de la colère

 

Du dimanche 3 février au lundi 25 février 2019, au Théâtre Antoine, 14 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris

Une pièce d'Andréa Bescond , mise en scène par Eric Metayer

Après 4 années de triomphe et de nombreuses récompenses dont le Molière du Seul(e) en Scène 2016, Les Chatouilles ou la danse de la colère d’Andréa Bescond revient au théâtre Antoine.

L'histoire insolite d'Odette, une jeune danseuse dont l'enfance a été volée et qui se bat pour se reconstruire.

A travers une galerie de personnages entre rires et émotions et une mise en scène subtile d'Eric Métayer, les mots et la danse s'entremêlent et permettent à Andréa Bescond de transporter le spectateur dans un grand huit émotionnel.

J’ai rencontré Dieu sur facebook

 

Texte et mise en scène Ahmed Madani

Du Mardi 20 au Mercredi 21 novembre 2018 - La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs - 4 rue Félibien, 75006 Paris.

Puis :

  • 23-24 novembre 2018 Le Colombier à Magnanville
  • 12 au 15 décembre 2018 La Maison des Arts de Créteil, scène nationale
  • 10 janvier 2019 Moulin des Muses à Breuillet dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Théâtre Brétigny
  • 12 janvier 2019 Théâtre de Brétigny, Scène conventionnée à Brétigny-sur-Orge
  • 15 au 18 janvier 2019 Comédie de Picardie, scène conventionnée à Amiens
  • 14-25 janvier 2019 L’Atelier du Spectacle à Vernouillet
  • 1er février 2019 Théâtre de la Nacelle à Aubergenville
  • 21-22 février 2019 Le Sillon, scène conventionnée à Clermont l’Hérault.

« Comment une adolescente bien sage, bien éduquée, bien protégée par sa maman peut-elle sombrer dans une mascarade pseudo-religieuse d’aventure extraordinaire et de toute puissance ? Comment une jeune mère qui est parvenue à s’émanciper du poids de la tradition, de la religion, de la famille réagit-elle face à ce qu’elle considère comme une trahison de son combat pour la liberté ? Quel dialogue est-il encore possible d’établir entre ces deux générations de femmes ?
Voilà me semble-t-il un vrai sujet de société dans lequel la fiction et la poésie peuvent trouver une voie d’expression qui ne manquera pas de trouver un écho chez les spectateurs. Évoquer les faux-semblants, les manipulations, les apparences, la spiritualité, l’exaltation, l’amour, l’amitié, la mort pour parler de la solitude et de la désorientation d’une jeunesse qui cherche sa place dans une société fragilisée est une entreprise palpitante pour peu qu’un désamorçage par le rire et la théâtralité puisse s’opérer. »
Ahmed Madani

En réalités

 

  • du 25 septembre au 7 octobre 2018, au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – Paris
  • le 18 décembre 2018 au Théâtre Victor Hugo / Bagneux
  • le 19 décembre 2018 au Théâtre Jacques Carat / Cachan
  • le 12 janvier 2019 à La Maison du Théâtre et de la Danse / Epinay-sur-Seine
  • du 6 au 15 février 2019 au Théâtre des Clochards Célestes / Lyon

Mise en scène Alice Vannier - Compagnie Courir à la Catastrophe

"En réalités" est une adaptation de "La Misère du monde", ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales. Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l’individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ? Ces questions qui se posaient dans les années 1990, années de naissances des six comédien·nes au plateau, semblent être toujours aussi actuelles. Comment s’en emparer au mieux et se confronter à nos réalités sinon en essayant de comprendre l’état du mondedans lequel nous sommes arrivés? En réalités est une mise en résonances de visions multiples de la réalité à travers plusieurs entretiens et un groupe de sociologues au travail. En réalités confronte la difficulté de vivre la misère contemporaine à la difficulté d'en parler : en passant par le prisme de celui qui la vit, par celui du champs journalistique, par l’analyse sociologique et par une tentative artistique.

Pour plus d'informations et réserver :

Certaines n'avaient jamais vu la mer

 

Après son succès en Avignon, cette pièce, adaptation et mise en scène du livre de Julie Otsuka, revient

  • Du 14 au 25 janvier 2019 au Théâtre des Quartiers d'Ivry - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre Gosnat - 94200 Ivry-sur-Seine
  • Du 30 janvier au 25 février 2019 à la Comédie de Valence - Place Charles Huguenel - 26000 Valence
  • Du 13 au 16 mars 2019 au Théâtre Dijon - Bourgogne - rue Danton Dijon

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux états-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Elles découvrent, en arrivant, le mensonge, l’imposture, le viol, le dur labeur dans les champs ou chez de riches Américaines. Désillusion, désespoir, résignation, loin de leur pays, loin de leur langue. Elles tentent de survivre et de s’adapter, mettant au monde des enfants qui contrairement à elles sont américains, se comportent comme tels, étrangers à leur culture d’origine. Et puis survient Pearl Harbour. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noce, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli. Derrière le nous collectif, derrière le chœur apparent, c’est en réalité une choralité qui se déploie, celle de multiples individus dotés de noms, de micro-histoires, toutes différentes, toutes passionnantes. C’est cela qui m’intéresse, cette parole donnée aux invisibles et aux oubliés.  Richard Brunel - adapateur et metteur en scène