Théâtre-Cinéma-Télévision

La Machine de Turing

 

Prolongation : du 30 janvier au 28 avril 2019, pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard - Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter.
Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ?
Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ?
Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

Camille contre Claudel

 

Prolongation : du 31 janvier au 9 février 2019, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

Doreen, d'après la lattre à D

 

Pièce de théâtre de David Geselson avec David Geselson et Laure Mathis

  • Jusqu'au 30/01/2019 : Théâtre de la Bastille - Paris -0143574214
  • du 26/02 au 27/02/2019 : Théâtre Gabrielle Dorziat - 51200 Epernay – 0326511580
  • du 12/03 au 14/02/2019 : Le Moulin du Roc – 79000 Niort – 0549773230
  • du 19/03 au 22/3/2019 : La Comédie de Saint-Etienne – 42000 Saint-Etienne – 0477251414
  • du 24/04/ et 25/4/2019 : Théâtre Jarnisy – 54800 Jarny - 0382332867

Nous sommes dans le salon et l'intimité d'un couple, au milieu du désordre de leurs souvenirs et de leur dernière heure. Cela fait 58 ans qu'ils s'aiment et ce soir ils ont décidé de mourir ensemble, pour ne pas survivre à la mort de l'autre. Rendant à D. toutes ses lettres, David Geselson imagine les mots de Doreen et ceux d'André Gorz, auteur de Lettre à D. - Histoire d'un amour.
Elsa Kedadouche

 

Fragments de Femmes

 

Du vendredi 7 septembre 2018 au jeudi 3 janvier 2019 - Théâtre de la Contrescarpe - 5 rue Blainville, 75005 Paris Pïèce de théâtre de Fabien Le Mouël , Fabien Le Mouël mis en scène par François Rimbau, Fabien Le Mouël

3 comédiennes – 25 monologues – Une infinité de femmes…

Elles parlent d’amour, de leurs envies, de leurs aspirations, de l’enfance, de la famille, de la maladie et de la mort, en un mot : de la VIE. Une sensibilité féminine, parfois drôle, parfois émouvante au service d’une vision universelle et tout simplement humaine. d’après le livre « Brèves de Femmes » de Fabien LE MOUËL (Éditions Edilivre)

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Du Jeudi 4 octobre 2018 au Samedi 19 janvier 2019 - Théâtre de l’Archipel - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris - Jeudi, vendredi et samedi à 21h. Tél. : 01 73 54 79 79

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

J’ai rencontré Dieu sur facebook

 

Texte et mise en scène Ahmed Madani

Du Mardi 20 au Mercredi 21 novembre 2018 - La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs - 4 rue Félibien, 75006 Paris.

Puis :

  • 23-24 novembre 2018 Le Colombier à Magnanville
  • 12 au 15 décembre 2018 La Maison des Arts de Créteil, scène nationale
  • 10 janvier 2019 Moulin des Muses à Breuillet dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Théâtre Brétigny
  • 12 janvier 2019 Théâtre de Brétigny, Scène conventionnée à Brétigny-sur-Orge
  • 15 au 18 janvier 2019 Comédie de Picardie, scène conventionnée à Amiens
  • 14-25 janvier 2019 L’Atelier du Spectacle à Vernouillet
  • 1er février 2019 Théâtre de la Nacelle à Aubergenville
  • 21-22 février 2019 Le Sillon, scène conventionnée à Clermont l’Hérault.

« Comment une adolescente bien sage, bien éduquée, bien protégée par sa maman peut-elle sombrer dans une mascarade pseudo-religieuse d’aventure extraordinaire et de toute puissance ? Comment une jeune mère qui est parvenue à s’émanciper du poids de la tradition, de la religion, de la famille réagit-elle face à ce qu’elle considère comme une trahison de son combat pour la liberté ? Quel dialogue est-il encore possible d’établir entre ces deux générations de femmes ?
Voilà me semble-t-il un vrai sujet de société dans lequel la fiction et la poésie peuvent trouver une voie d’expression qui ne manquera pas de trouver un écho chez les spectateurs. Évoquer les faux-semblants, les manipulations, les apparences, la spiritualité, l’exaltation, l’amour, l’amitié, la mort pour parler de la solitude et de la désorientation d’une jeunesse qui cherche sa place dans une société fragilisée est une entreprise palpitante pour peu qu’un désamorçage par le rire et la théâtralité puisse s’opérer. »
Ahmed Madani

Charlotte

 

Du 8 janvier 2018 au 3 février 2019 une pièce de théâtre d'après "Vie ? ou Théâtre ?" : Charlotte Salomon et "Charlotte" de : David Foenkinos - Théâtre du Rond Point  Salle : Jean Tardieu - 2 bis, Avenue Franklin-Roosevelt, 75008 Paris
Horaires : Du mardi au samedi, 21H - dimanche 15H30 - Relâche : les lundis et les 13 et 15 janvier 2019 Conception et mise en scène : Muriel Coulin

Avant d’être déportée, la jeune Juive confie son oeuvre à son médecin : « C’est toute ma vie. » Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman de David Foenkinos, pour dresser le portrait vivant d’une jeunesse assassinée.

Charlotte Salomon a vingt ans en 1937. Elle tombe amoureuse pour la première fois, découvre les voyages, se passionne pour la peinture. Elle fait preuve d’une vraie capacité à se retirer du monde pour mieux l’observer. Quand les ténèbres approchent, elle tente de ne pas sombrer en créant « quelque chose de fou et singulier ». Réfugiée dans le sud de la France, elle peint en un an près de mille scènes accompagnées de textes, pour décrire ce qu’elle a vu, aimé, subi. Mais la jeune artiste est dénoncée. Avant d’être déportée à Auschwitz, elle confie son œuvre à son médecin : « Prenez-en soin, c’est toute ma vie. »
D’après une idée du comédien Yves Heck, Muriel Coulin s’inspire de la vie de Charlotte Salomon, de ses textes, peintures et ébauches, et du roman Charlotte de David Foenkinos, prix Renaudot et Goncourt des lycéens 2014. Sur scène, les dessins esquissés, la menace qui plane, la fin des libertés. Muriel Coulin interroge aussi le processus de la création. « Quels moments garde-t-on quand on dessine sa vie ? » Documentariste et réalisatrice de portraits de femmes, dont 17 filles ou Voir du pays, coréalisés avec sa soeur Delphine et primés au Festival de Cannes, Muriel Coulin associe archives, témoignages, documents et dialogues pour faire le portrait vivant d’une jeunesse assassinée. Pierre Notte   Tournée : le 25 et 26 avril 2019 -Centre Dramatique National de LORIENT (56)

Les invisibles

 

Un film de Louis-Julien Petit avec entre autres Corinne Masiero, Déborah Lukumuena, Pablo Pauly, Audrey Lamy (à partir du 9 janvier 2019)

Suite à une décision municipale, L'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il reste trois mois aux travailleuses sociales pour tenter de réinsérer les femmes dont elles s'occupent : falsifications, pistons, mensonges... Désormais tout est permis !

Alain Cavalier, Ross McElwee : auto-portraits

 

Du 9 janvier au 9 mars 2019 -horaires variables - Cinéma 1, Cinéma 2, Petite salle - Centre Pompidou, Paris - Tarifs : 5€ / TR 3€ / Gratuit pour les adhérents

Filmer à la première personne, c’est imaginer un espace commun pour la vie et les films. Cette démarche consiste nécessairement en une mise en forme – en scène, en récit – resserrée, fantasmée et romancée de l’espace et du temps d’une vie. Passée au filtre des moyens du cinéma, la veine autobiographique condense l’existence : un dialogue entre soi et le monde, une manière d’éprouver le passage du temps, une façon d’être - sociale, familiale, professionnelle, sentimentale, amicale... Ces films font résonner la vie, dans ses états les plus contradictoires, n’hésitant pas à dévisager sa part tragique. Avec la pratique autobiographique, les cinéastes réalisent l’archive de leur existence, captent le fugace, sauvegardent ce qui est voué à disparaître.
Les œuvres d’Alain Cavalier et de Ross McElwee se déploient avec une acuité toute particulière à la croisée de ces aspirations et dialoguent ainsi naturellement, et ce jusque dans les voix de ces deux conteurs et filmeurs. Chacun y manie un humour et une dérision défiant la gravité des choses, la distance flegmatique et la fausse naïveté de Ross McElwee, la spiritualité joyeuse et joueuse d’Alain Cavalier. Alain Cavalier caractérise sa pratique autobiographique - son journal - comme un double mouvement, à la fois intérieur, tourné vers lui, et extérieur, dirigé vers le monde. Cette tension exprime combien ces films nous regardent et aussi pourquoi l’autobiographie n’est pas seulement un art de l’autoportrait, mais également du portrait. Ces deux «auto-portraitistes» se rejoignent ainsi par la pratique du portrait cinématographique, qui est aussi un art de la rencontre. Alain Cavalier y a consacré un important pan de son œuvre, Ross McElwee s’y adonne avant tout en les intégrant à ses films autobiographiques. Le choix de mêler dans ce cycle portraits et films à la première personne permet d’explorer comment on se raconte aussi à travers autrui, comment on est nourri de la rencontre, moteur essentiel de la démarche documentaire. ...

ANGUILLE SOUS ROCHE

 

Pièce de théâtre d'après le roman d'Ali Zamir - mise en scène de Guillaume Barbot

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée convoque, dans un monologue étourdissant, les personnages de sa courte vie… Anguille sous roche est un miracle littéraire : son auteur, Ali Zamir, jeune écrivain comorien inconnu, reçoit, pour cet ouvrage, le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2016 et la Mention Spéciale du jury du Prix Wepler 2016. Roman fait d’une longue phrase, d’un souffle syncopé, il agglomère les styles pour mieux les éclater, créant une langue qui crépite, insensée, sublime et triviale. Au-delà du phénomène, le récit, les caractères, offrent un matériau riche et lumineux, un kaléidoscope d’images, de pensées, de sensations qui donnent parfois le vertige, mais qui bouleversent et attisent. Figure magnifique, Anguille ouvre les méandres de sa conscience à l’instant où elle va sombrer. Crotale, sa soeur, Connaît-tout, son père, et Vorace, son amant, surgissent à ses côtés, robustes et languissants, repeuplant la petite maison du port de pêche de l’île d’Anjouan.

Passionné par le travail d’adaptation de textes littéraires non théâtraux, Guillaume Barbot, artiste invité de Jean Bellorini pour son second mandat, s’entoure de deux musiciens, l’un violoniste, complice de longue date, et l’autre, spécialiste des percussions d’Afrique et de musique électronique, pour faire naître un univers mental sans limites, un océan. C’est Déborah Lukumuena, jeune comédienne dont le talent tout neuf lui a valu en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Divines, qui incarne la vibrante Anguille.

Retour à REims

 

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.

En réalités

 

  • du 25 septembre au 7 octobre 2018, au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – 75013 Paris
  • le 18 décembre 2018 au Théâtre Victor Hugo / Bagneux
  • le 19 décembre 2018 au Théâtre Jacques Carat / Cachan
  • le 12 janvier 2019 à La Maison du Théâtre et de la Danse / Epinay-sur-Seine
  • du 6 au 15 février 2019 au Théâtre des Clochards Célestes / Lyon

Mise en scène Alice Vannier - Compagnie Courir à la Catastrophe

"En réalités" est une adaptation de "La Misère du monde", ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales. Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l’individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ? Ces questions qui se posaient dans les années 1990, années de naissances des six comédien·nes au plateau, semblent être toujours aussi actuelles. Comment s’en emparer au mieux et se confronter à nos réalités sinon en essayant de comprendre l’état du mondedans lequel nous sommes arrivés? En réalités est une mise en résonances de visions multiples de la réalité à travers plusieurs entretiens et un groupe de sociologues au travail. En réalités confronte la difficulté de vivre la misère contemporaine à la difficulté d'en parler : en passant par le prisme de celui qui la vit, par celui du champs journalistique, par l’analyse sociologique et par une tentative artistique.

Pour plus d'informations et réserver : 

La fin de l’homme rouge, Dix histoires au milieu de nulle part de Svetlana Alexi

 

Du Dimanche 6 janvier au Dimanche 3 février 2019 - Théâtre de l'Atalante - 10 place Charles Dullin, 75018 Paris, France - lundi, jeudi et samedi à 19h, mercredi et vendredi à 20h30, dimanche à 17h45. Relâche les 30 et 31 janvier et le 1er février. Tel : 01 46 06 11 90. Durée : 1h45

Avec Dix histoires au milieu de nulle part et La fin de l’homme rouge, Stéphanie Loïk poursuit en beauté un travail commencé il y a dix ans sur l’œuvre de la Biélorusse Svetlana Alexievitch.

Stéphanie Loïk n’a pas attendu l’attribution du Prix Nobel de Littérature à Svetlana Alexievitch en 2015 pour s’intéresser à l’œuvre de l’auteure et journaliste biélorusse. Dès 2009, elle adapte et met en scène avec les élèves du Conservatoire National Supérieur de Paris La guerre n’a pas un visage de femme et Les cercueils de zinc. Des romans-documents – hybrides, les livres de Svetlana Alexievitch échappent à toute catégorie – composés de nombreux témoignages d’anonymes sur la Seconde Guerre Mondiale et la guerre en Afghanistan. Dès lors, la femme de théâtre se donne pour objectif de rendre hommage avec ses outils à la constance et à la ténacité de la femme de lettres et aux milliers de voix que celle-ci a recueillies et dont elle a nourri ses six ouvrages. La détermination de Stéphanie Loïk n’a pas failli. Pour preuve, le diptyque composé de La fin de l’homme rouge ou le temps du désenchantement et de Dix histoires au milieu de nulle part, où d’autres jeunes comédiens issus d’une école supérieure de théâtre – l’Académie-Ecole Professionnelle Supérieure de Théâtre du Limousin – se font les merveilleux passeurs de tragédies individuelles sauvegardées par Svetlana Alexievitch. Cela autour d’une nouvelle période sombre de l’histoire soviétique : l’éclatement de l’URSS.

L’homo sovieticus par l’épure

À rebours d’une tendance à la représentation hyperréaliste des drames historiques, Stéphanie Loïk opte dans ce diptyque pour une forme épurée à l’extrême. Étrangère à toute forme de séduction, y compris par les larmes. Sur un plateau nu, plongés dans une semi-pénombre, les six interprètes – Vladimir Barbera, Denis Boyer, Véra Ermakova, Aurore James, Guillaume Laloux et Elsa Ritter –, très simplement vêtus en noir, occupent le plateau comme s’il était le dernier refuge de la parole. Mais sans la précipitation qui accompagne souvent l’urgence de dire. Au contraire. Avec une retenue et une précision en phase avec la pudeur des récits collectés par l’écrivain biélorusse, les comédiens font surgir tout un monde de leur partition de mots et de gestes. Lesquels s’arrêtent dans la première partie juste avant de devenir danse, et franchissent souvent le cap dans la seconde, également plus acrobatique et musicale. C’est qu’il y est question d’un amour. D’une passion brisée par le conflit armé qui oppose les deux peuples arméniens et azerbaïdjanais dans le Haut Karabakh entre 1988 et 1994. Sans proposer une incarnation de ces drames, le délicat théâtre rituel de Stéphanie Loïk en transmet la profondeur. Et suggère une méditation sur les répétitions de l’Histoire. Anaïs Heluin

 

Certaines n'avaient jamais vu la mer

 

Après son succès en Avignon, cette pièce, adaptation et mise en scène du livre de Julie Otsuka, revient

  • Du 14 au 25 janvier 2019 au Théâtre des Quartiers d'Ivry - Manufacture des Œillets - 1 place Pierre Gosnat - 94200 Ivry-sur-Seine
  • Du 30 janvier au 25 février 2019 à la Comédie de Valence - Place Charles Huguenel - 26000 Valence
  • Du 13 au 16 mars 2019 au Théâtre Dijon - Bourgogne - rue Danton Dijon

Ces Japonaises ont tout abandonné au début du XXe siècle pour épouser aux états-Unis, sur la foi d’un portrait, un inconnu. Elles découvrent, en arrivant, le mensonge, l’imposture, le viol, le dur labeur dans les champs ou chez de riches Américaines. Désillusion, désespoir, résignation, loin de leur pays, loin de leur langue. Elles tentent de survivre et de s’adapter, mettant au monde des enfants qui contrairement à elles sont américains, se comportent comme tels, étrangers à leur culture d’origine. Et puis survient Pearl Harbour. Chœur vibrant, leurs voix s’élèvent pour raconter l’exil : la nuit de noce, les journées aux champs, la langue revêche, l’humiliation, les joies aussi. Puis le silence de la guerre. Et l’oubli. Derrière le nous collectif, derrière le chœur apparent, c’est en réalité une choralité qui se déploie, celle de multiples individus dotés de noms, de micro-histoires, toutes différentes, toutes passionnantes. C’est cela qui m’intéresse, cette parole donnée aux invisibles et aux oubliés.  Richard Brunel - adapateur et metteur en scène

 

A la télévision, le 15 et 16 janvier 2019

 

♦ Ma vie dans l'Allemagne d'Hitler

En 1933, des chercheurs de Harward organisent un concours incitant les allemands à raconter le pays qu'ils ont fui...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 21h00 / le 23 janvier 2019 à 10h15 [visible sur internet jusqu'au 15 mars 2019 : Parie 1 / Partie 2]

♦ Les archives secrètes du ghetto de Varsovie

"Ces récits réssucités d'entre les morts sont les témoignages de notre tragédie et de notre résistance"...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 20h50 / le 25 janvier 2019 à 09h30 [visible sur internet jusqu'au 14 avril 2019 : ICI]
Rosa Luxembourg - Rebelle et visionnaire

"La liberté est toujours la liberté de penser autrement."

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 23h00 / 5 février à 11:10 [visible sur internet jusqu'au 21 janvier 2019 avril : ICI]

♦ La vie balagan de Marceline Loridan-Ivens

"Documentaire", vraiment ? Ce film est, en fait, la captation d'une rencontre mémorable devant le public du Forum des images, à Paris, le 30 octobre 2014..."

  • Sur ARTE, le 16 janvier 2019 à 22h35 [visible sur internet jusq'au 16 mars 2019 : ICI]

Le Livre de ma mère

 

Au théâtre Patrick Timsit adapte sur scène l’œuvre d’Albert Cohen sous la précieuse attention de Dominique Pitoiset. Un manuscrit que le comédien porte en lui depuis plus de trente ans.

Amour inconditionnel. Sur scène, un grand bureau et un écran sur lequel est projeté un film d’enfance où l'on y voit un enfant aux yeux rieurs et une jolie maman en maillot de bain… Ces films en super 8, ce sont ceux de l’enfance de Patrick Timsit. Il n’est jamais aisé pour un acteur reconnu pour ses saillies comiques d’incarner seul en scène un texte puissant et intime. Le Livre de ma mère est un chant du deuil, celui d’un fils meurtri par l’absence et la solitude. Aucun fils ne peut admettre que sa mère disparaisse un jour.

Albert Cohen (d)écrit avec un besoin vital d’en découdre coûte que coûte face au chagrin. Dans ce registre inhabituel, Patrick Timsit s’empare des mots de l’auteur de Belle du Seigneur avec une humilité non feinte, oscillant sans cesse entre la tristesse mélancolique et la joie des souvenirs heureux. Le risque était grand pourtant d’en faire trop ou, à l’inverse, de ne pas oser bousculer ce monument de littérature. Un amalgame magistralement réussi, à l’émotion fulgurante, grâce à une rencontre artistique inattendue avec le célèbre et délicat metteur en scène Dominique Pitoiset. Profondément touchante, une heure de théâtre sur le fil de l’âme.

Dans plusieurs théâtres

  • Le 20 octobre 2018 au Théâtre de Saint Malo
  • Du 8 au 10 novembre 2018 au Gymnase à Paris
  • Le Jeudi 15 novembre 2018 Théâtre du Garde-Chasse - 2, avenue Waldeck Rousseau, 93260 Les Lilas
  • Le Vendredi 16 novembre 2018 - Théâtre de Chelles - Place des Martyrs de Châteaubriant, 77500 Chelles
  • Le Samedi 17 novembre 2018 - Théâtre Claude-Debussy - 116, avenue du Général-de-Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
  • Le 18 novembre 2018 -Centre culturel Jacques Prévert -Place de Pietrasanta , 77270 Villeparisis 
  • Du 20 au 22 novembre 2018 - Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines - place Georges-Pompidou, 78180 Montigny-le-Bretonneux
  • Le 2 décembre 2018 - Espace Charles-Vanel - 22, boulevard du Maréchal-Galliéni, 77400 Lagny-sur-Marne
  • Le Mardi 4 décembre 2018 - Théâtre des Sablons - 62-70, avenue du Roule, 92200 Neuilly-sur-Seine
  • Le 18 janvier 2019 - Théâtre du Casino - 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien-les-Bains

[Une vidéo avec Patrick Timsit]

soeurs ( Marina & Audrey )

 

Du 23 novembre au 9 décembre 2018 au Théâtre des Bouffes du Nord  - 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris

Le 22 janvier 2019 au Panta Théâtre - 24 rue de Bretagne 14000 CAEN - Tél. 00 33 (0)2 31 85 15 07

Texte et mise en scène Pascal Rambert

"Avec Sœurs (Marina & Audrey), Pascal Rambert poursuit son exploration des lignes de tension et d’ébranlement de l’intime. Et offre à Marina Hands et Audrey Bonnet une partition dramatique à la hauteur de leur puissance d’incarnation théâtrale...."

Les Oubliés (Alger-Paris)

 

Du Jeudi 24 janvier 2019 au Dimanche 10 mars 2019 - Théâtre du Vieux-Colombier -21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris - à 20h30, le mardi à 19h, le dimanche à 15h. - relâche le lundi. - Tel : 01 44 39 87 00

Pièce et mise en scène de Julie Bertin et Jade Herbulot

« … Dans une démarche d’écriture de plateau, elles réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait, opérant un focus sur une « politique de l’oubli » et une société en mal de mémoire collective. C’est dans un métissage de registres de jeu et par un croisement de types de prises de parole que le spectacle, ancré dans le présent et en métropole, s’ouvre à la « grande histoire ». À travers des séquences de flash-back, elles convoquent discours et conversations d’antichambres du palais présidentiel et livrent, loin du pamphlet, un théâtre de brûlures, chargé de symboles et empreint de faits réels. »

La guerre des filles

 

Une pièce de théâtre de Carole Prieure et Vanessa Sanchez

• Vendredi 25 janvier 2019 à 14h et samedi 26 janvier à 20h30 au Studio Théâtre de Stains (93) 19, rue Carnot.
• Mardi 29 janvier 2019 à 20h à l’Espace Renaudie d’Aubervilliers (93) / dans le cadre du Festival Pas de Quartier
30 rue Lopez et Jules Martin (métro Fort d’Aubervilliers)
• Vendredi 8 mars 2019 à 20h30 au Centre Culturel St Pierre des Corps (37) / dans le cadre du Festival Bruissement d’Elles. 35 rue Pierre Curie
• Mardi 23 avril 2019 à 14h et 20h30 au Théâtre le 5 Côté Jardin – 5, rue de la Mairie – 28170 Saint-Ange et Torçay

Extrait de la présentation de Carole Prieur, mars 2018 

« … Une évidence m’est alors venue : les histoires personnelles des personnages qui forment cette commission d’Histoire devaient représenter des morceaux de la grande Histoire. J’ai donc souhaité mêler différents niveaux de récits : des récits personnels, des témoignages sur lesquels se fonde l’Histoire, et des réflexions sur la mise en récit de l’Histoire (les questions que pose son écriture).

J’ai eu également envie que cette histoire résonne avec ce qui se passe ici en France. D’un point de vue politique : les préoccupations de démocratie horizontale, d’écologie, de laïcité, de parité et d’égalité sont des questions qui feront sans nul doute écho. Ensuite, la question de la réécriture de l’Histoire d’un point de vue de femmes est également une des actualités des féministes françaises. Enfin, la lutte contre Daesh nous concerne. Pour toutes ces raisons, j’ai choisi d’introduire un personnage (Gabrielle) qui s’engage dans les brigades internationales et qui va poser son regard d’occidentale sur cette histoire.

Qu’elle soit le pendant « positif » aux français partis faire le Djihad me semble fort.»