Théâtre-Cinéma-Télévision

Six portraits xl

 

Le filmeur Alain Cavalier dresse le portrait intime d’hommes et de femmes dans la force de leur quotidien (en salle à partir du 17 octobre 2018).

Portrait n°1 : Jacquotte va chaque été dans la maison de ses parents, morts depuis longtemps. Depuis leur décès, la décoration n'a pas été changée. Un jour, il faudra se résoudre cette maison où elle a tous ses souvenirs.

Portrait n°2 : Daniel a plein de tocs : il lave ses mains plusieurs fois pour qu'elles soient bien propres et ne part pas de son appartement avant d'avoir vérifier à de nombreuse reprises si les portes et les robinets étaient fermés. Celui qui fut cinéaste ne veut pas parler de son passé...

Portrait n°3 : Guillaume : Quatre heures du matin, Guillaume arrive le premier au travail avant son équipe. À la fin de la journée, il aura vendu tous ses gâteaux et tout son pain, tellement c’est bon. Le soir, avec sa femme Jasmine, ils rêvent d’acheter une boulangerie pâtisserie plus vaste et mieux placée.

Portrait n°4 : Philippe va interviewer à la suite une actrice, un Académicien, un boxeur, un comédien. Le marathon va être costaud donc il prend des cachets pour se calmer.

Portrait n°5 : sur les planches d’un petit théâtre de Beauvais, Bernard, comédien, joue pour la première fois une pièce écrite par lui et dont il est le seul acteur. Il émeut les spectateurs mais il ne peut imaginer encore vers quoi le mènera cette représentation...

Portrait n°6 : Léon : Ce matin, Léon le cordonnier affiche une pancarte dans sa boutique qu’il tient depuis 46 ans : FERMETURE DÈFINITIVE DANS DEUX MOIS. Panique des habitants du quartier qui adorent cet Arménien au cœur superbe, au visage étonnant. Est-il possible de prolonger encore sa présence ?

Camille contre claudel

 

Jusqu'au 15 décembre 2018, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

Fragments de Femmes

 

Du vendredi 7 septembre 2018 au jeudi 3 janvier 2019 - Théâtre de la Contrescarpe - 5 rue Blainville, 75005 Paris Pïèce de théâtre de Fabien Le Mouël , Fabien Le Mouël mis en scène par François Rimbau, Fabien Le Mouël

3 comédiennes – 25 monologues – Une infinité de femmes…

Elles parlent d’amour, de leurs envies, de leurs aspirations, de l’enfance, de la famille, de la maladie et de la mort, en un mot : de la VIE. Une sensibilité féminine, parfois drôle, parfois émouvante au service d’une vision universelle et tout simplement humaine. d’après le livre « Brèves de Femmes » de Fabien LE MOUËL (Éditions Edilivre)

mama

 

Une pièce de théâtre d'Ahmed El Attar.

"La question que pose Ahmed El Attar n’est jamais soulignée : le tout venant du quotidien familial ne serait-il pas la fabrique domestique de la névrose machiste ? En effet, tous les machos ont une mère. La tendance oppressive que peut contracter un homme ne résulterait-elle pas d’un dégât collatéral dû aux luttes de pouvoir féminines au sein de la maison familiale ? Les mères ne seraient-elles pas complices implicites de la tendance suprématiste virile en perpétuant l’ordre établi du patriarcat ? Pétries de bonnes intentions, toutes les attentions prodiguées aux enfants mâles, habitudes héritées et reproduites sans en questionner l’usage ni le fondement, ne seraient-elles pas le terreau de l’élaboration sociale du type mâle dominant ? Et misogyne de surcroît ? L’hypothèse est osée mais pas inédite. Circonvenue ici au contexte égyptien, elle ne dédouane pas les hommes de leur propre responsabilité pour autant. Comme toujours, El Attar excelle dans le portrait de groupe joyeusement cruel. Le pamphlet adopte l’allure d’une comédie sociale à l’égyptienne alors que la création scénographique de Hussein Baydoun inscrit le propos dans une esthétique très contemporaine. L’interrogation sociologique, suscitée par des réflexions intimes de l’auteur, est laissée à la discrétion du public. Le spectateur occidental pourra sans doute relever ici ou là quelques ressorts familiers par-delà le contexte géographique."


Après Avignon, la pièce fera un tour de France :

–  9 octobre 2018, Théâtre Paul Éluard, Choisy-le-Roy

–  11 au 14 octobre, Festival d'Automne à Paris, MC93, Bobigny

–  16 et 17 octobre, Maison de la Culture, Bourges

–  10 novembre, Festival Les Rencontres à l’échelle, Marseille

–  15 et 16 novembre, Festival du Théâtre national de Bretagne, Rennes

–  14 et 15 mai 2019, Le Quartz Scène nationale, Brest

–  18 mai, Le Liberté Scène nationale de Toulon

 

Rencontre avec Ahmed El Attar -Festival d'Avignon 

 

Focus récits de vie

 

De septembre à décembre 2018, six spectacles et rencontres à la Maison des Métallos à Paris -  94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Jeunes élites du théâtre français, ouvrières victimes d’un licenciement boursier, femmes survivantes de la guérilla colombienne, fille de père alcoolique, enfant sorti de l’enfer pédophile chilien, Innus québécois à l’identité arrachée, Franco-Algériens entre deux cultures, tous ont des vies épaisses d’histoires, de chagrins et d’espoirs, de souvenirs à dépasser, de colères à libérer. Le théâtre s’en nourrit et tente de transcender les passés tumultueux pour interroger chaque fois les résiliences possibles…

 

1- Le désir par delà les identités

avec les éditions du Seuil et Carolin Emcke

Le lundi 17 septembre à 19h - entrée libre, réservation conseillée

Rencontre : Dans Notre désir (sortie le 13 septembre 2018 aux éditions du Seuil), récit aussi personnel qu’universel entre l’essai et le témoignage, Carolin Emcke, philosophe et correspondante de guerre, relate comment elle a découvert son propre désir, qui n’est pas celui de « tout le monde ». Racontant l’histoire d’une certaine jeunesse allemande, dans les années 1980, à une époque où l’on ne pouvait parler ouvertement de l’homosexualité, l’auteure explore les ruses du désir, de ses premières manifestations adolescentes jusqu'aux abords des champs de bataille. Un hymne pour la liberté traversé par le tragique, où l’intime se mêle magistralement au politique. Rencontre avec Carolin Emcke, auteure, et Philippe Mangeot, ex-président d’Act-Up Paris et fondateur de la revue Vacarme ; animée par Jean-Marie Durand des Inrockuptibles.

 

2- On n’est pas des valises

L’épopée des salariés de Samsonite, Hélène Desplanques / Marie Liagre

Du 20 au 23 septembre - jeudi, samedi > 19h - vendredi > 20h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 10 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre :  Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 septembre à l’issue de la représentation
  3- Mujer vertical

Colombie : des victimes victorieuses, Éric Massé

Du 9 au 13 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h
durée 1h20 - à partir de 16 ans
spectacle en espagnol et en français, surtitré en français et en espagnol
tarifs de 5 à 15 euros

Spectacle franco-colombien :  En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés son personnage de Juliette et mêle à ces témoignages des extraits de textes de figures féminines.

Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle - jeudi 11 octobre → à l’issue de la représentation

 

4- Au nom du père - réussir malgré tout

Maryline Klein

Du 16 au 20 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h30 - jeudi, samedi > 19h30
à partir de 14 ans - durée 1h15 - tarifs de 5 à 15 euros

Récit d’une addiction : Qui n’a pas rêvé d’avoir un papa super star, protégeant et sauvant à tout va tout en faisant des blagues ? Ce papa qui sent bon avec cette petite barbe de quelques jours et vous encourageant à faire du vélo sans roulettes ? Une fille unique raconte : ce papa n’est pas du tout un héros, rassurant, avec de grosses épaules, bricoleur, non pas du tout. Ce papa n’a qu’une seule obsession : boire et, parfois, arrêter de boire, et ça, sans jamais y parvenir. Les souvenirs de cette fille sont autant de failles et de gouffres qui nous éclairent aussi sur sa propre personnalité. Car elle n’a qu’une obsession : raconter, se souvenir, comprendre et parfois se pardonner enfin d’un coup de poing dans la tête de son père, et ça, sans jamais y parvenir. Interprétée par deux actrices, tel un personnage et son double, Au nom du père, du verre… et paf par terre ! de son titre intégral, traite, sous la plume mordante de Maryline Klein, du regard que la société française jette sur l’alcoolisme et de la difficulté d’avoir pour père un être humain jugé « moins que rien ».

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 18 octobre à l’issue de la représentation

 

5- Acceso

Résistance d’un enfant des rues chiliennes, Pablo Larraín / Roberto Farías

Du 6 au 11 novembre - mardi, vendredi > 20h - mercredi, samedi > 19h, dimanche > 16h, relâche jeudi 8 novembre
durée 55min - à partir de 18 ans
spectacle en espagnol, surtitré en français [attention, certains propos peuvent heurter la sensibilité des spectateurs]
tarifs de 5 à 15 euros

Solo explosif : Pour survivre, Sandokan doit vendre aux passagers des bus de Santiago une panoplie d’objets, pour la plupart inutiles. De sa sacoche, il extirpe des peluches, un peigne, des livres, la constitution chilienne et… son enfance volée jusqu’à l’impensable. Il porte sur lui les séquelles de son histoire personnelle : celle d’un enfant maltraité, victime d’abus sexuels par des prêtres, abîmé et meurtri de manière irrévocable, au plus profond de sa chair. Sur le mode de l’interpellation, il nous plonge dans l’univers des enfants des rues chiliennes et expose avec férocité la réalité de l’exclusion et de la réclusion, la violence dont sont victimes les plus pauvres. Cruels et crus, ses mots sont les mots de l’échec, de la chute et du chaos, mais aussi ceux de la résistance et de l’amour… Pablo Larraín est une figure éminente du jeune cinéma chilien. Roberto Farías, son compatriote, est un acteur d’une puissance rare. De leur rencontre est né ce moment de théâtre d’exception, Acceso.

 Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle : mercredi 7 novembre à l’issue de la représentation 

 

6- Si loin si proche

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

Du 8 au 23 décembre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 12 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 décembre à l'issue de la représentation

l'occupation

 

Du 4 octobre au 2 décembre 2018 - Du jeudi au samedi à 19H et les dimanches à 17h30 - 55 Rue de Clichy, 75009 Paris

D’après la texte d’Annier Ernaux - Mise en scène Pierre Pradinas - Avec le musicien Christophe « disco » Minck

Avec « L’occupation », Annie Ernaux dresse l’éblouissant portrait d’une femme de quarante ans à travers un moment essentiel de sa vie amoureuse. Cette femme se sépare de l’homme qui partageait sa vie depuis cinq ans. C’est elle qui le quitte, avec sans doute l’espoir de le retrouver un jour… Mais il s’éprend d’une autre dont il cache l’identité. Tout connaître alors de sa rivale sans visage devient une obsession, et elle entre dans une passion jalouse qui occupe ses jours et envahit ses nuits… Romane Bohringer nous entraîne avec le musicien Christophe « Disco Minck » dans la jalousie passionnée d’une femme amoureuse.

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Du Jeudi 4 octobre 2018 au Samedi 19 janvier 2019 - Théâtre de l’Archipel - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris - Jeudi, vendredi et samedi à 21h. Tél. : 01 73 54 79 79

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?

l'autre fille

 

Du Mardi 6 novembre 2018 au Samedi 1 décembre 2018 - Théâtre Les Déchargeurs 3 rue des déchargeurs, 75001 Paris

Texte de Annie Ernaux / Mise en scène Marianne Basler et Jean-Philippe Puymartin

Annie Ernaux adresse une lettre à sa soeur disparue deux ans avant sa naissance, morte à six ans, emportée par la diphtérie. Cette soeur dont elle découvre l’existence passée en entendant les bribes d’une conversation entre une cliente et sa mère dont les paroles “ Elle était plus gentille que celle-là ” se gravent à jamais dans sa mémoire. Elle, l’enfant vivant, dormira dans le lit de la sœur disparue, son cartable deviendra le sien, elle mettra ses pas dans les siens. Au fil de son existence, elle se construit contre elle, entre réel et imaginaire, au gré des objets, des photos, des paroles échappées.

Annie Ernaux interroge ici le pourquoi du silence et son propre désir d’adresser cette lettre à sa soeur disparue. Marianne Basler sera cette voix, précise et douloureuse, attentive et consolante.

[Une présentation sur le site LA TERRASSE]

Le Livre de ma mère

 

Au théâtre Patrick Timsit adapte sur scène l’œuvre d’Albert Cohen sous la précieuse attention de Dominique Pitoiset. Un manuscrit que le comédien porte en lui depuis plus de trente ans.

Amour inconditionnel. Sur scène, un grand bureau et un écran sur lequel est projeté un film d’enfance où l'on y voit un enfant aux yeux rieurs et une jolie maman en maillot de bain… Ces films en super 8, ce sont ceux de l’enfance de Patrick Timsit. Il n’est jamais aisé pour un acteur reconnu pour ses saillies comiques d’incarner seul en scène un texte puissant et intime. Le Livre de ma mère est un chant du deuil, celui d’un fils meurtri par l’absence et la solitude. Aucun fils ne peut admettre que sa mère disparaisse un jour.

Albert Cohen (d)écrit avec un besoin vital d’en découdre coûte que coûte face au chagrin. Dans ce registre inhabituel, Patrick Timsit s’empare des mots de l’auteur de Belle du Seigneur avec une humilité non feinte, oscillant sans cesse entre la tristesse mélancolique et la joie des souvenirs heureux. Le risque était grand pourtant d’en faire trop ou, à l’inverse, de ne pas oser bousculer ce monument de littérature. Un amalgame magistralement réussi, à l’émotion fulgurante, grâce à une rencontre artistique inattendue avec le célèbre et délicat metteur en scène Dominique Pitoiset. Profondément touchante, une heure de théâtre sur le fil de l’âme.

Dans plusieurs théâtres

  • Le 20 octobre 2018 au Théâtre de Saint Malo
  • Du 8 au 10 novembre 2018 au Gymnase à Paris
  • Le Jeudi 15 novembre 2018 Théâtre du Garde-Chasse - 2, avenue Waldeck Rousseau, 93260 Les Lilas
  • Le Vendredi 16 novembre 2018 - Théâtre de Chelles - Place des Martyrs de Châteaubriant, 77500 Chelles
  • Le Samedi 17 novembre 2018 - Théâtre Claude-Debussy - 116, avenue du Général-de-Gaulle, 94700 Maisons-Alfort
  • Le 18 novembre 2018 -Centre culturel Jacques Prévert -Place de Pietrasanta , 77270 Villeparisis 
  • Du 20 au 22 novembre 2018 - Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines - place Georges-Pompidou, 78180 Montigny-le-Bretonneux
  • Le 2 décembre 2018 - Espace Charles-Vanel - 22, boulevard du Maréchal-Galliéni, 77400 Lagny-sur-Marne
  • Le Mardi 4 décembre 2018 - Théâtre des Sablons - 62-70, avenue du Roule, 92200 Neuilly-sur-Seine
  • Le 18 janvier 2019 - Théâtre du Casino - 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien-les-Bains

[Une vidéo avec Patrick Timsit]

Les Yatzkan

 

Un film de Anna-Célia Kendall-Yatzkan enquête sur l’histoire de sa famille, de la Lituanie, à la Pologne et Paris.

Les projections ont lieu du mercredi 7 au mardi 20 novembre 2018, tous les jours (sauf le mardi 13 novembre) à 13h avec une séance supplémentaire : mardi 27 novembre à 13h - Cinéma Saint André des Arts 75006 Paris.

"Que faire des affaires de ma mère, de la paperasse, des bouts de ficelle et de son piano déglingué ?" ironise l’auteur-protagoniste Anna quand surgit des cartons une histoire familiale passée sous silence.

La voilà lancée sur les traces de son grand-père, Samuel Yacov Yatzkan né à Vabalninkas, grande figure de la presse populaire du "yiddishland" fondateur en 1908 du journal haynt ( Aujourd’hui), puis parizer haynt.

Du yiddishland lituanien du XIXe siècle jusqu’à Paris, de fil en aiguille et de recherches sur Internet en rencontres émouvantes, cette "enquête de mémoire" renoue les fils d’une famille dispersée par la Shoah. "

Les séances sont suivies de rencontres avec la réalisatrice Anna-Célia Kendall-Yatzkan et des personnalités.

Bande annonce

Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été


  1. Du 9 novembre au 1 décembre 2018 au Théâtre La Colline - du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - 15 Rue Malte Brun, 75020 Paris
  2. Les 5 et 6 décembre 2018 à La HAG scène nationale de Blois - 2 place Jean Jaurès – 41 000 BLOIS

Pièce : texte et mise en scène Anaïs Allais avec Anaïs Allais, Méziane Ouyessad, François Praud

Lilas et son frère Harwan ont une partie de leur histoire cachée de l’autre côté de la Méditerranée, en Algérie. Une histoire qui bégaie, qui a besoin d’un pont pour aller d’un mot à l’autre. Depuis toujours, Lilas a la nostalgie de ce pays qu’elle ne connaît pas, quand Harwan, lui, ne veut pas en entendre parler, estimant que tout ça ne les a jamais regardé en face. Leur rencontre avec Méziane, musicien et professeur d’arabe à ses heures perdues, va venir créer un lien entre cette fratrie qui ne se comprend plus.
Associée au Grand T – Nantes, l’auteure, metteure en scène et comédienne Anaïs Allais pratique dès ses premières pièces Le Silence des chauves-souris et Lubna Cadiot (x7) une écriture sensible qui puise dans un patient travail documentaire de quoi tisser des liens entre fi ction, autofi ction et Histoire.

 

Rencontre-échange dans le cadre du festival Migrant’scène proposé par La Cimade

Mardi 27 novembre, rencontre à l’issue de la représentation à La Colline
La Cimade est une association nationale qui œuvre depuis plus de 70 ans à la défense des droits des étrangers, en Île-de-France et partout en France. Elle organise, depuis plus de 10 ans, le festival Migrant’scène, qui a pour but d’interroger les politiques migratoires en croisant les regards des milieux de la recherche, de l’art, de la culture et de la solidarité. Dans le cadre de cette rencontre, des membres de La Cimade viendront poser leurs questions à l’équipe artistique et reviendront sur les thématiques abordées dans le spectacle.entrée libre

Les chatouilles

 

A partir du 14 novembre 2018, un film d’Andréa Bescond et Eric Métayer avec Andréa Bescond, Karin Viard, Clovis Cornillac

"Les Chatouilles" est un film au nom plutôt sympathique qui parle pourtant d'un sujet gravissime : la pédophilie.

La comédienne Andréa Bescond y raconte sa vie.

Odette a huit ans, elle aime danser et dessiner. Pourquoi se méfierait-elle d’un ami de ses parents qui lui propose de « jouer aux chatouilles » ? Adulte, Odette danse sa colère, libère sa parole et embrasse la vie…

aux animaux le guerre

 

Le jeudi 15, 22 et 29 novembre 2018 à 21h00 sur FR 3 : série dramatique propose adaptée du livre de Nicolas Mathieu, par Nicolas Mathieu et Alain Tasma.

"Dans les Vosges, Martel travaille pour Vélocia, une usine en difficulté. Membre du comité d'entreprise, il cumule son emploi avec celui de videur dans une boîte de nuit mais ne parvient pas à boucler ses fins de mois. Employé dans la même entreprise que Martel, Patrick Locatelli participe à des rallyes pour oublier son quotidien d'ouvrier. Son fils Jordan tente de briller aux yeux de la belle Lydie. Rita, elle, est une assistante sociale solitaire. Bruce, le frère de Lydie, vit dans une ferme isolée avec son grand-père et vend des amphétamines et de la cocaïne."

"Les personnages de cette histoire sont à l’image de la France d’en bas" analyse Roschdy Zem lors d’un entretien accordé à Télé 7 Jours, "On en parle beaucoup, mais on ne lui donne jamais la parole. Cette série a le mérite de le faire. Ces gens ne basculent pas dans la criminalité par cupidité, mais pour survivre".

 

 

J’ai rencontré Dieu sur facebook

 

Texte et mise en scène Ahmed Madani

Du Mardi 20 au Mercredi 21 novembre 2018 - La Maison des Pratiques Artistiques Amateurs - 4 rue Félibien, 75006 Paris.

Puis :

  • 23-24 novembre 2018 Le Colombier à Magnanville
  • 12 au 15 décembre 2018 La Maison des Arts de Créteil, scène nationale
  • 10 janvier 2019 Moulin des Muses à Breuillet dans le cadre de la programmation hors-les-murs du Théâtre Brétigny
  • 12 janvier 2019 Théâtre de Brétigny, Scène conventionnée à Brétigny-sur-Orge
  • 15 au 18 janvier 2019 Comédie de Picardie, scène conventionnée à Amiens
  • 14-25 janvier 2019 L’Atelier du Spectacle à Vernouillet
  • 1er février 2019 Théâtre de la Nacelle à Aubergenville
  • 21-22 février 2019 Le Sillon, scène conventionnée à Clermont l’Hérault.

« Comment une adolescente bien sage, bien éduquée, bien protégée par sa maman peut-elle sombrer dans une mascarade pseudo-religieuse d’aventure extraordinaire et de toute puissance ? Comment une jeune mère qui est parvenue à s’émanciper du poids de la tradition, de la religion, de la famille réagit-elle face à ce qu’elle considère comme une trahison de son combat pour la liberté ? Quel dialogue est-il encore possible d’établir entre ces deux générations de femmes ?
Voilà me semble-t-il un vrai sujet de société dans lequel la fiction et la poésie peuvent trouver une voie d’expression qui ne manquera pas de trouver un écho chez les spectateurs. Évoquer les faux-semblants, les manipulations, les apparences, la spiritualité, l’exaltation, l’amour, l’amitié, la mort pour parler de la solitude et de la désorientation d’une jeunesse qui cherche sa place dans une société fragilisée est une entreprise palpitante pour peu qu’un désamorçage par le rire et la théâtralité puisse s’opérer. »
Ahmed Madani

Il y aura la jeunesse d'aimer

 

Du mardi 20 novembre au dimanche 2 décembre 2018 - Théâtre Le Lucernaire - 53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris - Téléphone : 01 45 44 57 34

Auteur : Louis Aragon, Elsa Triolet
Artistes : Ariane Ascaride, Didier Bezace
Metteur en scène : Didier Bezace

Faire entendre à deux voix les mots connus, et d'autres qui le sont moins, de Louis Aragon et Elsa Triolet, c'est ce que s'efforcent de faire Ariane Ascaride et Didier Bezace en disant ces textes qui s'installent à jamais dans nos mémoires.
Cette lecture à deux voix est consacrée aux textes d'Aragon sur l'amour et le couple, en premier lieu, sur celui qu'il forma avec Elsa Triolet. Les titres abondent : "Les Yeux d'Elsa", "Elsa", "Le Fou d'Elsa"...
Mais Elsa Triolet fut bien autre chose que "la muse de..." ! Elle fut un écrivain de talent (la première femme à recevoir le Prix Goncourt) et une combattante courageuse décorée après la victoire sur le nazisme.

soeurs ( Marina & Audrey )

 

Du 23 novembre au 9 décembre 2018 au Théâtre des Bouffes du Nord  - 37 bis boulevard de la Chapelle, 75010 Paris

Le 22 janvier 2019 au Panta Théâtre - 24 rue de Bretagne 14000 CAEN - Tél. 00 33 (0)2 31 85 15 07

Texte et mise en scène Pascal Rambert

"Avec Sœurs (Marina & Audrey), Pascal Rambert poursuit son exploration des lignes de tension et d’ébranlement de l’intime. Et offre à Marina Hands et Audrey Bonnet une partition dramatique à la hauteur de leur puissance d’incarnation théâtrale...."

Le journal filmé - Olonnes Film Festival 2018

 

Le OFF 2018 (Olonnes Film Festival) aura lieu du 28 novembre au 2 décembre 2018

Les projections auront lieu au Grand Palace, Les Sables d’Olonne

Les projections du 28 novembre, 20h30 :

  • A L’OUEST, Violaine Le Fur
  • CARRÉ 35, d’Éric Cravaca, présenté par Corinne Bopp

29 novembre, 20h30 :

  • COMPRESSION LA POINTE COURTE, CINÉMATON DE SANDRINE BONAIRE, Gérard Courant
  • VISAGES, VILLAGES, Agnès Varda et JR

ATTENTION :

Les réservations des 28 et 29 novembre 2018 sont à faire exclusivement auprès du cinéma LE GRAND PALACE

Les réservaions pour le 30 novembre et 1ER ET 2 décembre 2018, sont à faire exclusivement auprès de PETITE LANTERNE uniquement par mail : : lanterne.petite@orange.fr

Deux films algériens

 

Le samedi 29 novembre 2018 à 19h30, au cinéma Saint André des Arts - 30 Rue Saint-André des Arts, 75006 Paris

Dans le cadre du festival Maghreb des films

  •  Celui qui brûle : Film de Slimane BOUNIA

Quelque part en Kabylie, sous un soleil brûlant, bien que matinal. Ounissa craint pour son poisson congelé qu’elle doit ramener à Tizi-Ouzou. Pourtant, arrivé le soir, le poisson décongelé et miraculeusement en vie débute une lutte pour rejoindre la mer. Un poisson miroir de l’Algérie contemporaine, à travers cinq personnages : Lounes, Rachid, Ounissa, Célia et Yanis…

  • Tes cheveux démêlés cachent une guerre de sept ans : Film de Fatima Sissani   [extrait]

Eveline, Zoulikha, Alice. C’est le regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique. C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence.

Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée… On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence. (Documents de presse)

  • Réservation : 01 43 26 48 18 / 01 43 54 56 80

carnet de poche

 

Les 29/30 novembre et 1 décembre 2018- Théâtre de Poche à Hédé-Bazouges - À 15 mn de Rennes - À 30 mn de St-Malo - Téléphone : 09 81 83 97 20

Mise en scène, jeu et adaptation : Vincent Voisin

Tout commence avec le carnet de poche d’une jeune fille qui avait 13 ans à l’Armistice, en 1918. Cent ans plus tard, Vincent Voisin nous livre peu à peu ses secrets…

Entrer dans l’intimité d’une personne qu’on n’a jamais connue est une expérience singulière. Elle entraine Vincent Voisin dans une enquête sans fin pour découvrir qui est Henriette L M., l’auteure du carnet de poche. Qu’est-elle devenue ? A-t-elle eu des enfants ? Comment ce journal s’est-il retrouvé sur le trottoir ? Que sont devenus tous les protagonistes mentionnés dans le carnet ? Pour trouver des réponses, tout est permis : s’introduire dans l’immeuble où elle a vécu, rencontrer ses proches, partir en Hongrie… mais le plus troublant, n’est-ce pas la course effrénée de l’enquêteur ?

« Quand on regarde le ciel un soir d’été, certaines étoiles qui émettent de la lumière n’existent déjà plus. Elles ont fini leur course dans une formidable explosion décimant leurs poussières d’étoiles dans l’immensité. Elles ont laissé derrière elles cette lumière qui nous parvient encore. »