Théâtre-Cinéma-Télévision

Camille contre claudel

 

Jusqu'au 15 décembre 2018, au "Théâtre du Roi René" - 12 rue Edouard Lockroy, 75011 Paris
Auteur : Hélène Zidi - Artistes : Lola Zidi , Hélène Zidi, Gérard Depardieu dans la voix de Rodin - Metteur en scène : Hélène Zidi Un dialogue inédit sur l'âme d'une artiste guettée par la folie. Ce spectacle est une évocation biographique de la sculptrice Camille Claudel. Les mots d'Hélène Zidi habillent Camille Claudel aux différents âges de la vie : jeune, elle est entourée de bonheur et d'amour, à l'âge mûr, Camille est nourrie des désillusions d'un amour trahi, vieille femme, elle ressemble à un album de souvenirs couleur sépia.

La narration fleure les émotions romantiques comme les exprimait si subtilement George Sand, des ondes de poésie rimant avec les petits plaisirs simples de la vie façon Colette, des ombres peuplées de turbulence intérieur à la Françoise Sagan.
Interprété par l'auteure Hélène Zidi et sa fille Lola Zidi, avec la voix de Gérard Depardieu, Camille contre Claudel est l'histoire d'une femme éperdument amoureuse de la vie ; c'est aussi le destin d'une artiste brisée sur les récifs de sa passion pour Rodin...

Fragments de Femmes

 

Du vendredi 7 septembre 2018 au jeudi 3 janvier 2019 - Théâtre de la Contrescarpe - 5 rue Blainville, 75005 Paris Pïèce de théâtre de Fabien Le Mouël , Fabien Le Mouël mis en scène par François Rimbau, Fabien Le Mouël

3 comédiennes – 25 monologues – Une infinité de femmes…

Elles parlent d’amour, de leurs envies, de leurs aspirations, de l’enfance, de la famille, de la maladie et de la mort, en un mot : de la VIE. Une sensibilité féminine, parfois drôle, parfois émouvante au service d’une vision universelle et tout simplement humaine. d’après le livre « Brèves de Femmes » de Fabien LE MOUËL (Éditions Edilivre)

mama

 

Une pièce de théâtre d'Ahmed El Attar.

"La question que pose Ahmed El Attar n’est jamais soulignée : le tout venant du quotidien familial ne serait-il pas la fabrique domestique de la névrose machiste ? En effet, tous les machos ont une mère. La tendance oppressive que peut contracter un homme ne résulterait-elle pas d’un dégât collatéral dû aux luttes de pouvoir féminines au sein de la maison familiale ? Les mères ne seraient-elles pas complices implicites de la tendance suprématiste virile en perpétuant l’ordre établi du patriarcat ? Pétries de bonnes intentions, toutes les attentions prodiguées aux enfants mâles, habitudes héritées et reproduites sans en questionner l’usage ni le fondement, ne seraient-elles pas le terreau de l’élaboration sociale du type mâle dominant ? Et misogyne de surcroît ? L’hypothèse est osée mais pas inédite. Circonvenue ici au contexte égyptien, elle ne dédouane pas les hommes de leur propre responsabilité pour autant. Comme toujours, El Attar excelle dans le portrait de groupe joyeusement cruel. Le pamphlet adopte l’allure d’une comédie sociale à l’égyptienne alors que la création scénographique de Hussein Baydoun inscrit le propos dans une esthétique très contemporaine. L’interrogation sociologique, suscitée par des réflexions intimes de l’auteur, est laissée à la discrétion du public. Le spectateur occidental pourra sans doute relever ici ou là quelques ressorts familiers par-delà le contexte géographique."


Après Avignon, la pièce fera un tour de France :

–  9 octobre 2018, Théâtre Paul Éluard, Choisy-le-Roy

–  11 au 14 octobre, Festival d'Automne à Paris, MC93, Bobigny

–  16 et 17 octobre, Maison de la Culture, Bourges

–  10 novembre, Festival Les Rencontres à l’échelle, Marseille

–  15 et 16 novembre, Festival du Théâtre national de Bretagne, Rennes

–  14 et 15 mai 2019, Le Quartz Scène nationale, Brest

–  18 mai, Le Liberté Scène nationale de Toulon

 

Rencontre avec Ahmed El Attar -Festival d'Avignon 

 

Focus récits de vie

 

De septembre à décembre 2018, six spectacles et rencontres à la Maison des Métallos à Paris -  94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Jeunes élites du théâtre français, ouvrières victimes d’un licenciement boursier, femmes survivantes de la guérilla colombienne, fille de père alcoolique, enfant sorti de l’enfer pédophile chilien, Innus québécois à l’identité arrachée, Franco-Algériens entre deux cultures, tous ont des vies épaisses d’histoires, de chagrins et d’espoirs, de souvenirs à dépasser, de colères à libérer. Le théâtre s’en nourrit et tente de transcender les passés tumultueux pour interroger chaque fois les résiliences possibles…

 

1- Le désir par delà les identités

avec les éditions du Seuil et Carolin Emcke

Le lundi 17 septembre à 19h - entrée libre, réservation conseillée

Rencontre : Dans Notre désir (sortie le 13 septembre 2018 aux éditions du Seuil), récit aussi personnel qu’universel entre l’essai et le témoignage, Carolin Emcke, philosophe et correspondante de guerre, relate comment elle a découvert son propre désir, qui n’est pas celui de « tout le monde ». Racontant l’histoire d’une certaine jeunesse allemande, dans les années 1980, à une époque où l’on ne pouvait parler ouvertement de l’homosexualité, l’auteure explore les ruses du désir, de ses premières manifestations adolescentes jusqu'aux abords des champs de bataille. Un hymne pour la liberté traversé par le tragique, où l’intime se mêle magistralement au politique. Rencontre avec Carolin Emcke, auteure, et Philippe Mangeot, ex-président d’Act-Up Paris et fondateur de la revue Vacarme ; animée par Jean-Marie Durand des Inrockuptibles.

 

2- On n’est pas des valises

L’épopée des salariés de Samsonite, Hélène Desplanques / Marie Liagre

Du 20 au 23 septembre - jeudi, samedi > 19h - vendredi > 20h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 10 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre :  Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 septembre à l’issue de la représentation
  3- Mujer vertical

Colombie : des victimes victorieuses, Éric Massé

Du 9 au 13 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h
durée 1h20 - à partir de 16 ans
spectacle en espagnol et en français, surtitré en français et en espagnol
tarifs de 5 à 15 euros

Spectacle franco-colombien :  En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés son personnage de Juliette et mêle à ces témoignages des extraits de textes de figures féminines.

Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle - jeudi 11 octobre → à l’issue de la représentation

 

4- Au nom du père - réussir malgré tout

Maryline Klein

Du 16 au 20 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h30 - jeudi, samedi > 19h30
à partir de 14 ans - durée 1h15 - tarifs de 5 à 15 euros

Récit d’une addiction : Qui n’a pas rêvé d’avoir un papa super star, protégeant et sauvant à tout va tout en faisant des blagues ? Ce papa qui sent bon avec cette petite barbe de quelques jours et vous encourageant à faire du vélo sans roulettes ? Une fille unique raconte : ce papa n’est pas du tout un héros, rassurant, avec de grosses épaules, bricoleur, non pas du tout. Ce papa n’a qu’une seule obsession : boire et, parfois, arrêter de boire, et ça, sans jamais y parvenir. Les souvenirs de cette fille sont autant de failles et de gouffres qui nous éclairent aussi sur sa propre personnalité. Car elle n’a qu’une obsession : raconter, se souvenir, comprendre et parfois se pardonner enfin d’un coup de poing dans la tête de son père, et ça, sans jamais y parvenir. Interprétée par deux actrices, tel un personnage et son double, Au nom du père, du verre… et paf par terre ! de son titre intégral, traite, sous la plume mordante de Maryline Klein, du regard que la société française jette sur l’alcoolisme et de la difficulté d’avoir pour père un être humain jugé « moins que rien ».

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 18 octobre à l’issue de la représentation

 

5- Acceso

Résistance d’un enfant des rues chiliennes, Pablo Larraín / Roberto Farías

Du 6 au 11 novembre - mardi, vendredi > 20h - mercredi, samedi > 19h, dimanche > 16h, relâche jeudi 8 novembre
durée 55min - à partir de 18 ans
spectacle en espagnol, surtitré en français [attention, certains propos peuvent heurter la sensibilité des spectateurs]
tarifs de 5 à 15 euros

Solo explosif : Pour survivre, Sandokan doit vendre aux passagers des bus de Santiago une panoplie d’objets, pour la plupart inutiles. De sa sacoche, il extirpe des peluches, un peigne, des livres, la constitution chilienne et… son enfance volée jusqu’à l’impensable. Il porte sur lui les séquelles de son histoire personnelle : celle d’un enfant maltraité, victime d’abus sexuels par des prêtres, abîmé et meurtri de manière irrévocable, au plus profond de sa chair. Sur le mode de l’interpellation, il nous plonge dans l’univers des enfants des rues chiliennes et expose avec férocité la réalité de l’exclusion et de la réclusion, la violence dont sont victimes les plus pauvres. Cruels et crus, ses mots sont les mots de l’échec, de la chute et du chaos, mais aussi ceux de la résistance et de l’amour… Pablo Larraín est une figure éminente du jeune cinéma chilien. Roberto Farías, son compatriote, est un acteur d’une puissance rare. De leur rencontre est né ce moment de théâtre d’exception, Acceso.

 Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle : mercredi 7 novembre à l’issue de la représentation 

 

6- Si loin si proche

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

Du 8 au 23 décembre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 12 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 décembre à l'issue de la représentation

Le jour où j’ai appris que j’étais juif !

 

Du Jeudi 4 octobre 2018 au Samedi 19 janvier 2019 - Théâtre de l’Archipel - 17 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris - Jeudi, vendredi et samedi à 21h. Tél. : 01 73 54 79 79

Pièce de théâtre : Jean-François Derec adapte et interprète le roman dans lequel il raconte son enfance et la découverte qui l’a bouleversée. Ecriture incisive, mise en scène au cordeau, interprétation hilarante et poignante et excellent viatique antiraciste !

C'est la petite histoire qui raconte la Grande...

L’action se passe à Grenoble. J’ai 10 ans. Christine, 11 ans, me propose de me montrer ses seins si je baisse mon pantalon.
Je suis timide, je décline la proposition. Elle me lance : « Je sais pourquoi tu ne veux pas me le montrer. Parce que tu es juif et que tu as le zizi coupé en deux ! ». Le ciel m’est tombé sur la tête. Ma mère était-elle au courant qu’elle avait mis au monde un enfant juif ? Devais-je lui dire ? Comment arrêter d’être juif et devenir un vrai Grenoblois comme tout le monde ?