Théâtre-Cinéma-Télévision

guy

 

Film d'Albert Lutz

A partir du 29/08/2018

Gauthier, un jeune journaliste, apprend par sa mère qu'il serait le fils illégitime de Guy Jamet, un artiste de variété française ayant eu son heure de gloire entre les années 60 et 90. Celui-ci est justement en train de sortir un album de reprises et de faire une tournée. Gauthier décide de le suivre, caméra au poing, dans sa vie quotidienne et ses concerts de province, pour en faire un portrait documentaire.

[Article de Corinne Bacharach sur son blog]

Bande annonce

"de chaque instant"

 

Un film documentaire de Nicolas Philibert (sortie en salles le 29 août 2018)

Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes gens, filles et garçons, se lancent dans des études en soins infirmiers.
Entre cours théoriques, exercices pratiques et stages sur le terrain, ils devront acquérir un grand nombre de connaissances, maîtriser de nombreux gestes techniques et se préparer à endosser de lourdes responsabilités.
Ce film retrace les hauts et les bas d’un apprentissage qui va les confronter très tôt, souvent très jeunes, à la fragilité humaine, à la souffrance, aux fêlures des âmes et des corps. C’est pourquoi il nous parle de nous, de notre humanité.

La bande annonce du film

le dernier jour du jeûne / L’Envol des cigognes

 

Du Mercredi 5 septembre 2018 au Dimanche 14 octobre 2018 - Théâtre du Soleil - Cartoucherie,route du Champ de Manoeuvre 75012 Paris. Tél : 01 43 74 24 08

Pièces de théâtre de Simon Abkarian avec Ariane Ascaride et Simon Abkarian - mis en scène par Simon Abkarian

  • Le Dernier Jour du jeûne, les mercredis 5 et 19 septembre, tous les vendredis à 19h30. Durée : 2h30.
  • L'Envol des cigognes, les mercredis 12 et 26 septembre, 3 et 10 octobre, tous les jeudis à 19h30.
  • Intégrale le samedi à 16h et le dimanche à 13h. Durée : 3h15.

Extrait de l'interview : "L’enjeu essentiel au sein de la société moyen-orientale, c’est la femme. Tant que la population féminine sera oppressée, le Moyen-Orient demeurera muselé, n’avancera pas. Le corps de la femme est devenu une monnaie d’échange et la femme n’a rien à dire. Or sans les femmes le Liban n’aurait pas tenu. Ce sont elles qui font tenir les choses debout pendant que les hommes sont occupés à détruire. Le patriarcat et la misogynie sont ancrés dans les mœurs chez les hommes et chez les femmes. La soumission est devenue force de loi. C’est pourquoi la trilogie donne la parole aux femmes. Dans Pénélope Ô Pénélope, une épouse attend le retour de son mari parti à la guerre. Le dernier jour du Jeûne nous ramène au même endroit trente ans plus tôt, dans une tragi-comédie qui montre comment six femmes s’efforcent de s’émanciper du joug ancestral et dénouent un lourd secret. L’envol des cigognes se situe au milieu de la trilogie, et évoque le monde qui s’abîme au sein d’une famille déchirée par la guerre civile. Sans contexte précis mais dans un espace intime, familial, quotidien, qui me permet d’être frontal dans l’écriture."

Fragments de Femmes

 

Du vendredi 7 septembre 2018 au jeudi 3 janvier 2019 - Théâtre de la Contrescarpe - 5 rue Blainville, 75005 Paris Pïèce de théâtre de Fabien Le Mouël , Fabien Le Mouël mis en scène par François Rimbau, Fabien Le Mouël

3 comédiennes – 25 monologues – Une infinité de femmes…

Elles parlent d’amour, de leurs envies, de leurs aspirations, de l’enfance, de la famille, de la maladie et de la mort, en un mot : de la VIE. Une sensibilité féminine, parfois drôle, parfois émouvante au service d’une vision universelle et tout simplement humaine. d’après le livre « Brèves de Femmes » de Fabien LE MOUËL (Éditions Edilivre)

1918/1939 : Les rêves brisés de l'entre-deux-guerres

 

 

Les 11, 12 et 13 septembre à 20h50 sur la chaîne ARTE À partir de leur correspondance, de leurs journaux intimes et de récits biographiques, cette coproduction internationale s’attache aux destinées contrastées de treize personnages, célèbres ou anonymes, qui furent les témoins et acteurs des bouleversements de l’entre-deux-guerres.

120 comédiens, 700 figurants, 90 décors différents, des archives de films et photos en provenance de 75 fonds répartis sur 23 pays...

Après 14, des armes et des mots, qui restituait la barbarie de la Première Guerre mondiale à travers les itinéraires singuliers d’hommes, de femmes et d’enfants originaires de six pays belligérants, cette nouvelle fresque historique se penche sur la période 1918-1939 en reprenant le même dispositif.

Entremêlant images d’archives et scènes de fiction, Jan Peter et Frédéric Goupil ressuscitent, par le prisme de l’intime, la chronologie de ces fiévreuses années, entre fureur de vivre, convulsions économiques et luttes politiques –dominées par l’affirmation des idéologies communiste et fasciste. De l’armistice de 1918 à la délaration de guerre du 3 septembre 1939, une plongé magistrale dans une époque qui ambitionnait d’accoucher d’un nouveau monde et engendra une nouvelle tragédie.

 

 Les huit épisodes

  1. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-001-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-1-8/
  2. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-002-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-2-8/
  3. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-003-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-3-8/
  4. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-004-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-4-8/
  5. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-005-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-5-8/
  6. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-006-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-6-8/
  7. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-007-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-7-8/
  8. https://www.arte.tv/fr/videos/067244-008-A/1918-1939-les-reves-brises-de-l-entre-deux-guerres-8-8/

Le Père

 

Du 13 au 29 septembre 2018 - MC93 9, bd Lénine - 93000 Bobigny

Pièce de théâtre de Julien Gosselin d’après L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou (texte publié aux Éditions Alma)

Performance poétique pour un comédien, Le Père forme une sorte de pendant intimiste à la monumentale trilogie Don DeLillo que le metteur en scène Julien Gosselin présente par ailleurs au Festival d’Automne ; et invite à découvrir un texte qui a la pureté fulgurante d’une chanson.

En contrepoint des spectacles-fleuves adaptés des monuments de la littérature contemporaine, le metteur en scène Julien Gosselin affectionne les formes plus réduites, performances poétiques à la croisée des genres. Succédant ainsi à Je ne vous ai jamais aimés, sur un texte de Pascal Bouaziz, Le Père, créé en 2015 au TNT – Théâtre national de Toulouse, est un nouveau témoignage de cette veine que l’on pourrait dire intimiste. Ce spectacle pour un comédien – l’impressionnant Laurent Sauvage – part de L’Homme incertain de Stéphanie Chaillou : un texte dont la découverte a produit sur Gosselin le même sentiment d’évidence bouleversante que peut avoir une chanson ; un texte qui « donne à entendre une voix que l’on n’entend jamais. Pas seulement parce qu’elle est celle d’un rejeté de la société, non, mais parce que c’est une voix pure de tristesse. » Monologue d’un agriculteur qui se retourne sur sa vie, Le Père est à la fois un constat sans appel sur l’envers de nos sociétés, mais aussi une tentative, de la part d’un metteur en scène passé maître dans l’agencement d’expériences collectives, de traduire sur scène l’émotion intime que peut procurer la lecture d’un texte marquant.

Focus récits de vie

 

De septembre à décembre 2018, six spectacles et rencontres à la Maison des Métallos à Paris -  94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Jeunes élites du théâtre français, ouvrières victimes d’un licenciement boursier, femmes survivantes de la guérilla colombienne, fille de père alcoolique, enfant sorti de l’enfer pédophile chilien, Innus québécois à l’identité arrachée, Franco-Algériens entre deux cultures, tous ont des vies épaisses d’histoires, de chagrins et d’espoirs, de souvenirs à dépasser, de colères à libérer. Le théâtre s’en nourrit et tente de transcender les passés tumultueux pour interroger chaque fois les résiliences possibles…

 

1- Le désir par delà les identités

avec les éditions du Seuil et Carolin Emcke

Le lundi 17 septembre à 19h - entrée libre, réservation conseillée

Rencontre : Dans Notre désir (sortie le 13 septembre 2018 aux éditions du Seuil), récit aussi personnel qu’universel entre l’essai et le témoignage, Carolin Emcke, philosophe et correspondante de guerre, relate comment elle a découvert son propre désir, qui n’est pas celui de « tout le monde ». Racontant l’histoire d’une certaine jeunesse allemande, dans les années 1980, à une époque où l’on ne pouvait parler ouvertement de l’homosexualité, l’auteure explore les ruses du désir, de ses premières manifestations adolescentes jusqu'aux abords des champs de bataille. Un hymne pour la liberté traversé par le tragique, où l’intime se mêle magistralement au politique. Rencontre avec Carolin Emcke, auteure, et Philippe Mangeot, ex-président d’Act-Up Paris et fondateur de la revue Vacarme ; animée par Jean-Marie Durand des Inrockuptibles.

 

2- On n’est pas des valises

L’épopée des salariés de Samsonite, Hélène Desplanques / Marie Liagre

Du 20 au 23 septembre - jeudi, samedi > 19h - vendredi > 20h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 10 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre :  Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 septembre à l’issue de la représentation
  3- Mujer vertical

Colombie : des victimes victorieuses, Éric Massé

Du 9 au 13 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h
durée 1h20 - à partir de 16 ans
spectacle en espagnol et en français, surtitré en français et en espagnol
tarifs de 5 à 15 euros

Spectacle franco-colombien :  En novembre 2016, lors d’un séjour à Bogota, Éric Massé a recueilli les mots de femmes démobilisées, victimes, artistes, journalistes, politiciennes, reflets de l’histoire contemporaine de la Colombie. Quatre d’entre elles sont sur le plateau pour raconter ces témoignages : Alejandra Borrero, grande comédienne, star de telenovelas, figure emblématique engagée pour les droits des femmes et dans le processus de paix, accompagnée de trois de ses compatriotes, anciennes membres des FARC ou victimes civiles, pour qui le théâtre a été une étape essentielle dans leur processus de réhabilitation. En faisant entendre sur une même scène leurs paroles complémentaires, Éric Massé fait écho au travail de réconciliation nationale en oeuvre depuis quelques années en Colombie. Il incarne à leurs côtés son personnage de Juliette et mêle à ces témoignages des extraits de textes de figures féminines.

Rencontre avec l’équipe artistique du spectacle - jeudi 11 octobre → à l’issue de la représentation

 

4- Au nom du père - réussir malgré tout

Maryline Klein

Du 16 au 20 octobre - mardi, mercredi, vendredi > 20h30 - jeudi, samedi > 19h30
à partir de 14 ans - durée 1h15 - tarifs de 5 à 15 euros

Récit d’une addiction : Qui n’a pas rêvé d’avoir un papa super star, protégeant et sauvant à tout va tout en faisant des blagues ? Ce papa qui sent bon avec cette petite barbe de quelques jours et vous encourageant à faire du vélo sans roulettes ? Une fille unique raconte : ce papa n’est pas du tout un héros, rassurant, avec de grosses épaules, bricoleur, non pas du tout. Ce papa n’a qu’une seule obsession : boire et, parfois, arrêter de boire, et ça, sans jamais y parvenir. Les souvenirs de cette fille sont autant de failles et de gouffres qui nous éclairent aussi sur sa propre personnalité. Car elle n’a qu’une obsession : raconter, se souvenir, comprendre et parfois se pardonner enfin d’un coup de poing dans la tête de son père, et ça, sans jamais y parvenir. Interprétée par deux actrices, tel un personnage et son double, Au nom du père, du verre… et paf par terre ! de son titre intégral, traite, sous la plume mordante de Maryline Klein, du regard que la société française jette sur l’alcoolisme et de la difficulté d’avoir pour père un être humain jugé « moins que rien ».

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 18 octobre à l’issue de la représentation

 

5- Acceso

Résistance d’un enfant des rues chiliennes, Pablo Larraín / Roberto Farías

Du 6 au 11 novembre - mardi, vendredi > 20h - mercredi, samedi > 19h, dimanche > 16h, relâche jeudi 8 novembre
durée 55min - à partir de 18 ans
spectacle en espagnol, surtitré en français [attention, certains propos peuvent heurter la sensibilité des spectateurs]
tarifs de 5 à 15 euros

Solo explosif : Pour survivre, Sandokan doit vendre aux passagers des bus de Santiago une panoplie d’objets, pour la plupart inutiles. De sa sacoche, il extirpe des peluches, un peigne, des livres, la constitution chilienne et… son enfance volée jusqu’à l’impensable. Il porte sur lui les séquelles de son histoire personnelle : celle d’un enfant maltraité, victime d’abus sexuels par des prêtres, abîmé et meurtri de manière irrévocable, au plus profond de sa chair. Sur le mode de l’interpellation, il nous plonge dans l’univers des enfants des rues chiliennes et expose avec férocité la réalité de l’exclusion et de la réclusion, la violence dont sont victimes les plus pauvres. Cruels et crus, ses mots sont les mots de l’échec, de la chute et du chaos, mais aussi ceux de la résistance et de l’amour… Pablo Larraín est une figure éminente du jeune cinéma chilien. Roberto Farías, son compatriote, est un acteur d’une puissance rare. De leur rencontre est né ce moment de théâtre d’exception, Acceso.

 Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle : mercredi 7 novembre à l’issue de la représentation 

 

6- Si loin si proche

Une saga franco-algérienne, Abdelwaheb Sefsaf

Du 8 au 23 décembre - mardi, mercredi, vendredi > 20h - jeudi, samedi > 19h - dimanche > 16h
durée 1h15 - à partir de 12 ans - tarifs de 5 à 15 euros

Théâtre musical : Sous la forme d’un récit croisé, Si loin si proche raconte les rêves de retour en « Terre promise » dans les années 1970-1980 d’une famille immigrée. Déchirée entre une réalité quotidienne de citoyens français et sa fidélité à la jeune nation algérienne, elle ne cesse de chanter son amour pour l’Algérie tout en restant accrochée à la France. Le doute identitaire persiste ainsi jusqu'au recensement. Wahid fait son choix : ce ne sera ni l'une ni l'autre. Il s'engage en Algérie pour devenir déserteur en France. Mais avant, il célèbre ses noces au bled avec la belle Zanouba, entraînant sa famille dans une traversée rocambolesque. Le père, la mère et les dix enfants rentrés au chausse-pied dans l’estafette familiale se jettent à corps perdu dans ce périple de 3000 km, pour célébrer dignement le mariage. Dans ce récit-concert à l’image du long voyage, Si loin si proche nous dit ce point de non retour, l’instant où des générations d’immigrés, après l’échec d’une réinstallation dans leur pays d’origine, ne pourront s’avouer leur avenir en France. Un conte épique, drôle et émouvant, entre théâtre et musique, pour dire que partir c'est ne jamais revenir.

Rencontre avec l'équipe artistique du spectacle - jeudi 20 décembre à l'issue de la représentation

On n'est pas que des valises

 

Du 20 au 23 septembre 2018, à la Maison des Métallos - 94 rue Jean-Pierre Timbaud, Paris 11e

Une pièce de théâtre relate "l'épopée" des salariées da Samsonite.

Voici l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fonds d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cour de justice, bus, avions et voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la Maison Blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter.

[vidéo du spectacle]

En réalités

 

  • du 25 septembre au 7 octobre 2018, au Théâtre 13 - 30, rue du Chevaleret – 75013 Paris
  • le 18 décembre 2018 au Théâtre Victor Hugo / Bagneux
  • le 19 décembre 2018 au Théâtre Jacques Carat / Cachan
  • le 12 janvier 2019 à La Maison du Théâtre et de la Danse / Epinay-sur-Seine
  • du 6 au 15 février 2019 au Théâtre des Clochards Célestes / Lyon

Mise en scène Alice Vannier - Compagnie Courir à la Catastrophe

"En réalités" est une adaptation de "La Misère du monde", ouvrage sociologique fleuve, composé d'entretiens réalisés et analysés au début des années 1990 par une équipe de sociologues, sous la direction de Pierre Bourdieu, auprès d'individus de toutes catégories sociales. Ils mettent ainsi en avant le principe, créé par Bourdieu, de misère de position : chacun, quel que soit son milieu social, vit une forme de misère contemporaine qui doit être rendue visible ; les mécanismes de domination existent en réalité dans toutes les classes sociales. Pourquoi les gens font ce qu’ils font ? Comment la société, les institutions, les médias déterminent-t-ils nos comportements et notre vision du monde ? Comment l’individu existe-t-il au milieu de ces déterminations sociales si puissantes ? Ces questions qui se posaient dans les années 1990, années de naissances des six comédien·nes au plateau, semblent être toujours aussi actuelles. Comment s’en emparer au mieux et se confronter à nos réalités sinon en essayant de comprendre l’état du mondedans lequel nous sommes arrivés? En réalités est une mise en résonances de visions multiples de la réalité à travers plusieurs entretiens et un groupe de sociologues au travail. En réalités confronte la difficulté de vivre la misère contemporaine à la difficulté d'en parler : en passant par le prisme de celui qui la vit, par celui du champs journalistique, par l’analyse sociologique et par une tentative artistique.

Pour plus d'informations et réserver : 

Harold et Maude

 

Du 27 septembre au 21 octobre 2018 - Du jeudi au samedi à 20h30, samedi et dimanche à 16h - Théâtre de l'Epée de bois - Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Pièce de Colin Higgins - Adaptation Jean-Claude Carrière - Mise en scène Jean Denis Monory

 Harold n’a pas vingt ans. Fasciné par la mort, il cherche désespérément à attirer l’attention de sa pauvre mère, femme moderne surbookée, qui le retrouve tantôt pendu au lustre du salon, tantôt gisant dans une mare de sang…
Maude va fêter ses 80 ans. Tout l’émerveille, la passionne. Incontrôlable, imperméable à tous les tabous, narguant policiers et règlements, elle ne vole pas, elle « emprunte », elle ne ment pas, elle poétise, elle ne meurt pas, elle passe le relais…
C’est à un enterrement, terrain de jeu préféré de l’un comme de l’autre que ces deux oiseaux rares vont se rencontrer. La folie de la vieille dame va peu à peu contaminer le jeune homme : « Beaucoup de gens aiment ça, passer pour mort. Ils ne sont pas vraiment morts mais ils tournent le dos à la vie. Ils restent assis sur les bancs du stade, à regarder le match, le seul qu’ils verront jamais… Mais allez-y Bon Dieu ! Foncez ! Tant pis si ça fait mal, sinon de quoi parlerez-vous au vestiaire ? »