Théâtre

Des pièces de théâtre

 

En lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes, des pièces de théâtre depuis le 1 janvier 2020 

 

[voir également les pages "LA TERRASSE"]

Pour les enfants et les jeunes, un site spécialisé répertoriant toutes les pièces de théâtre par genres, par âges, par thèmes, évènements à venir  [Le site]

La Machine de Turing

 

Jusqu'au 30 janvier 2022, une pièce de théâtre de Benoit Solès , mis en scène par Tristan Petitgirard au Théâtre du Palais Royal - 38 rue de Montpensier , 75001 Paris.

L'incroyable destin d'Alan Turing, le mathématicien anglais qui a brisé le code secret de l'Enigma allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

Turing a construit une machine pensante qui se révèlera être le premier ordinateur. Contraint au silence par les services secrets, il fut condamné pour homosexualité, avant de se suicider en croquant une pomme empoisonnée rappelant étrangement un célèbre logo...

"Vous est-il déjà arrivé de détenir un secret, un grand secret ? Non ? Dans ce cas, vous ignorez combien il peut être difficile de le garder pour soi.
De toutes les choses immatérielles, le silence est l'une des plus lourde à porter. Et justement, ma vie était remplie de secrets...
Avez-vous déjà entendu parler de l'Enigma ? Bien sûr que non, comment le pourriez-vous ? Alors, c'est le moment d'être bien attentif."

La folle et inconvenante histoire des femmes

 

Du 03 octobre au 30 décembre 2021, le Jeudi, vendredi et samedi à 19h et 21h, dimanche à 20h, une pièce de Laura Léoni au théâtre de au théâtre Le Funambule Montmartre - 53 rue des Saules, 75018 Paris

Une immersion drôle, détonante et décalée dans l'histoire des grandes muettes des siècles passés, les femmes !

Ce spectacle met en scène une jeune femme qui, à travers un livre d'histoire légué par sa grand-mère, décide de donner enfin la parole aux grandes muettes des siècles passés, les femmes.

De la Préhistoire jusqu'au XXIème siècle, elle donnera vie à des personnages féminins, réels ou fictifs, hétérosexuels ou homosexuels, qui ensemble entre humour et engagement se feront les témoins de cette grande histoire oubliée des femmes, leur histoire.

mère

 

Du 12 novembre au 30 décembre 2021, une pièce de Wajdi Mouawad, au Grand Théâtre (Théâtre de la Colline) - 15, rue Malte-Brun - Paris 20e

du mercredi au samedi à 20h30, le mardi à 19h30, le dimanche à 15h30 et le lundi 27 décembre à 20h30 - relâche les 7, 24, 25 et 26 décembre - spectacle en français et en libanais surtitré en français

Mère est le troisième opus du cycle Domestique, après les solos Seuls et Sœurs et avant la création de Père et Frères. À partir d’éléments autobiographiques, Wajdi Mouawad déploie une fiction dans laquelle le regard d’un enfant de 10 ans observe le croisement de l’histoire d’une famille en exil avec la grande histoire. 

Fuyant la guerre civile libanaise, une mère et ses trois enfants trouvent refuge à Paris, tandis que le père est resté au pays pour poursuivre ses activités professionnelles. Cinq années d’attente et d’inquiétude, pendant lesquelles tous espèrent la fin de la guerre pour retrouver leur vie d’avant. Le dernier des enfants assiste, sans pouvoir exprimer, agir ou même sans en prendre véritablement conscience, au rouleau compresseur de l’histoire écrasant la personne qui lui est la plus chère, sa mère. Il ignore alors que ces événements le marqueront à jamais, du souvenir qu’il porte de sa mère jusqu’à faire de cette histoire un spectacle.

Le théâtre 100 à Paris propose

 

Le théâtre 100 est situé au 100 rue de Charenton 75012 Paris.

Dans  le cadre du cycle "Autoportrait - Autofiction", il propose :

Elle(s)

Le 12 octobre à 20h30, une pièce de Patrick Dray

7 ans aujourd’hui, offrir à sa fille une simple fête d’anniversaire n’est pas suffisant alors elle va lui raconter une histoire, son histoire, l’histoire de toutes les femmes, parce que nous avons toute la même histoire, dit-elle.

Elle lui parle de Franca, la jeune femme qui refuse d’épouser son violeur. C’est grâce à Elle, qu’en 1981 la loi italienne abrogea les articles du code pénal qui, à travers le mariage réparateur et le délit d’honneur, légitimaient la violence faite aux femmes.

De Nellie, première femme journaliste, qui se fit interner pour dénoncer les traitements inhumains des malades dans les asiles. Elle crée le journalisme d’investigation et impose la présence de femmes au sein des rédactions.

De Gùdrun, encore, qui organise la première grève des femmes… en Islande.
De la résistance des femmes pendant les guerres.
Du combat de Nawal l’égyptienne contre l’excision et la domination masculine.
Elle apprend à sa fille comment naissent les choix et que le mot le plus important est NON…
Les destins se croisent pour dire la force et l’engagement de ces femmes. Dire aussi que des hommes ont œuvré à leurs côtés.

Elle revit les événements avec la même ardeur et la même énergie, parfois la même douleur.
Elle est là, debout, assise, couchée, à vivre ses colères, ses rages et ses envies aussi.
Avec des gestes simples du quotidien, seule sur le plateau, elle redessine le destin de toutes ces femmes.
Le pari de conter sans raconter, de dire parfois sans parler, de rire et de pleurer.

 

FELLINI, ROMA et Moi

Tous les jeudis et vendredis jusqu'au au 29 octobre 2021 à 20h30, une pièce de et avec Bunny Godillot

FELLINI, ROMA et Moi est une autofiction. L’histoire d’un sac, vidé chez une psy et qui raconte la vie de Bunny Godillot ou quelque chose qui y ressemble : de la chambre froide du père boucher, boulevard de Belleville à Paris où, enfant, elle rêvait de devenir actrice au milieu des quartiers de viande : « Les rôles, ça se décroche, et toi tu es bien placée avec tous ces crochets dans le frigo de ton père…» disait son onirique grand-mère, la seule à avoir de l’imagination et du temps à lui accorder, jusqu’à Rome où elle fuit à 16 ans pour rencontrer Fellini, ce cinéaste dont sa grand-mère l’amenait voir les films ; son regard, son écoute, ses encouragements qui changeront sa vie et… Venise de nos jours, chez la psy… où la boucle se boucle. « 8 et ½ » et la « Dolce Vita » l’avaient à ce point bouleversé qu’aller rencontrer leur créateur s’imposait. Tout s’est-il réellement passé ainsi ? Peu importe, elle y était, Fellini aussi, occupé à tourner ROMA et à « Être », dans sa fascinante et généreuse complexité, tout comme elle dans la sienne et vous dans la vôtre.

Histoire à la fois personnelle et universelle pour donner courage à ceux qui, un jour, se mettent en route vers l’inconnu ( l’un connu ) : eux-mêmes. Bunny Godillot ne croit pas en une vérité Unique. Elle ne croit pas en la vérité. Elle, elle croit aux histoires, aux contes avec des zones de lumière et des zones sombres, habitées par des fées, des lutins et des monstres, qu’il faut vaincre ou du moins domestiquer pour que l’histoire avance. Elle croit que nous sommes un chaos d’où naissent parfois des poussières d’étoiles…

Jacques et son Maître - hommage à Diderot

 

Du 2 au 30 septembre 2021 au Théâtre MONTPARNASSE - 31 rue de la Gaité - 75014 Paris

Variation du chef-d'œuvre de Diderot, écrite par Milan Kundera.
Un maître exige de son valet qu’il lui conte son dépucelage dans les moindres détails, mais il ne peut s’empêcher d’y ajouter ses propres fantasmes. Histoires et anecdotes s’entremêlent laissant les personnages-narrateurs digresser à l’infini.

Avec: Stéphane HILLEL, Nicolas BRIANCON, Lisa MARTINO, Pierre-Alain LELEU, Camille FAVRE-BULLE, Maxime LOMBARD, Philippe BEAUTIER, Elena TERENTEVA et Jana BITTNEROVA.
Musiciens: Marek CZERNIAWSKI au violon et Boban MILOJEVIC à l'accordéon

ILLUSIONS PERDUES

 

Une pièce de Pauline Bayle d'après l'oeuvre d'Honoré de Balzac, du 13 septembre au 16 octobre 2021 au théâtre de la Bastille - 76, rue la Roquette 75011 Paris - Tél : 01 43 57 42 14 - accueil@theatre-bastille.com

Avec Charlotte Van Bervesselès, Hélène Chevallier, Guillaume Compiano, Alex Fondja, Jenna Thiam et la participation de Viktoria Kozlova en alternance avec Pauline Bayle.

Après Iliade et Odyssée, adaptations des poèmes d’Homère, et Chanson douce de Leïla Slimani, Pauline Bayle poursuit avec Illusions perdues sa quête d’un théâtre littéraire, brut et incandescent.
Pierre angulaire de La Comédie humaine, Illusions perdues de Balzac suit les pas de Lucien Chardon, un jeune poète idéaliste qui quitte son Angoulême natal pour tenter sa chance à Paris. Nous sommes dans les années 1820, en pleine Restauration monarchique, et la société française en est aux prémices de la révolution industrielle. Préfigurant le capitalisme moderne, le pouvoir se déplace vers une nouvelle bourgeoisie triomphante et l’argent devient le véritable roi. L’adaptation de Pauline Bayle se concentre sur la trajectoire de Lucien, son ascension fulgurante et sa terrible chute. Elle délaisse les fameuses descriptions de Balzac pour mieux faire vibrer son talent de dialoguiste, son goût pour les mots d’esprit et les punchlines assassines. La théâtralité épurée, d’une précision formelle redoutable, laisse toute la place aux interprètes. Le temps d’enfiler une veste ou de nouer un foulard, cinq comédiens et comédiennes passent d’un rôle à l’autre avec jubilation, incarnant une vingtaine de personnages, faisant fi des genres et des générations. Seule Jenna Thiam incarne le héros de bout en bout, un Lucien flamboyant, aussi touchant quand il déclame ses poèmes que féroce lorsqu’il cède à son ambition dévorante, quitte à trahir ses idéaux, ses amis et son amour pour Coralie....

Le petit coiffeur

 

Jusqu'au 17 décembre 2021, une pièce de théâtre et mise en scène par Jean-Philippe Daguerre - Théâtre Rive Gauche - 6, rue de la Gaîté, 75014 Paris

Août 1944 : Chartres vient tout juste d’être libérée de l’Occupation allemande.

Dans la famille Giraud, on est coiffeur de père en fils, et c'est donc Pierre qui a dû reprendre le salon-hommes de son père, mort dans un camp de travail un an plus tôt. Marie, sa mère, héroïne de la Résistance française, s'occupe quant à elle du salon-femmes, mais se charge également de rabattre quelques clientes vers son fils, pour se prêter à une activité tout à fait particulière…

Tout est dans l'ordre des choses, jusqu'à ce que Lise entre dans leur vie.

Par l'auteur et le metteur en scène de Adieu Monsieur Haffmann (4 Molières 2018 dont Meilleur Spectacle de Théâtre Privé et Meilleur Auteur Francophone Vivant) et de La famille Ortiz, élue Meilleure Pièce de l'Année 2019 par le jury des Etoiles du quotidien Le Parisien.

 

NOTE DE L'AUTEUR ET METTEUR EN SCENE :

J’ai eu envie d’écrire cette pièce à partir du moment où j’ai découvert « La tondue de Chartres », célèbre photo du non moins célèbre photographe Robert Capa, représentant une femme tondue à la Libération dans une rue de Chartres, portant son bébé de trois mois dans les bras. Elle est conspuée par une foule d’hommes, de femmes… et d’enfants.

J’ai donc imaginé l’histoire romanesque du petit coiffeur qui a dû malgré lui tondre cette femme.A cette occasion, je lui ai créé une famille et une histoire d’amour permettant de relater la vie des hommes et surtout des femmes dans cette période trouble, en essayant de ne pas tomber dans tous les pièges démagogiques qui guettent sans cesse la route de l’auteur qui se risque à arpenter un sujet comme celui-là.Pour cela, j’ai cherché, avant et malgré tout, à trouver un angle poétique à cette terrible histoire dans laquelle s’invitent parfois des sourires voire des rires, même si pourtant ce sont les larmes et le sang qui coulent le plus le souvent.Jean-Philippe Daguerre

Incandescences

 

Une pièce de théâtre d'Ahmed Madani - du Mercredi 7 juillet 2021 au Vendredi 30 juillet 2021 - Avignon Off. Théâtre des Halles - rue de Roi René à 11h. Relâche les mardis. Tél. : 04 32 76 24 51

Présentation d'Ahmed Madani :

Dans le sillage d’Illumination(s) en 2012 et de F(l)ammes en 2016, Incandescences, dernier chapitre de la trilogie Face à leur destin, met en scène des jeunes femmes et des jeunes hommes non professionnels, nés de parents ayant vécu l’exil et résidant dans des quartiers populaires. L’objectif de cette nouvelle aventure s’inscrit dans la dynamique des précédentes : investir les scènes de France pour y faire entendre la voix d’une jeunesse rarement entendue, y amener d’autres corps, d’autres visages, d’autres histoires, poussé par un vent de liberté, de joie et d’espérance.
Avec Incandescences, c’est par la bouche des enfants qu’ils ont engendrés que les corps de ces parents venus d’ailleurs et souvent cantonnés à n’être que des forces de travail, nous apprennent qu’ils sont aussi d’incroyables forces d’amour.
Une centaine de filles et de garçons, âgés de vingt à trente ans, ont accepté de rencontrer Ahmed Madani et de lui ouvrir leur coeur.

Ces sessions de recherche menées sur une année dans une dizaine de villes ont permis au dramaturge de plonger dans l’humanité et la singularité de vies ordinaires au caractère extraordinaire.
Une dizaine de ces jeunes gens portent sur la scène, dans une langue taillée sur mesure pour chacun d’eux, ces récits trop souvent passés sous silence.
Ces jeunes filles et ces jeunes hommes n’ont pas froid aux yeux, ils s’emparent du plateau avec jubilation et malice pour dire ce qui les unit, ce qui les sépare, ce qui les fragilise, ce qui leur donne la force de se tenir debout et d’avancer.
Ils s’adressent à nous avec éloquence, fierté, drôlerie et élégance et accompagnés par l’auteur et metteur en scène, nous invitent à découvrir une forme de sociologie poétique inédite où fiction et réalité s’entremêlent.
Sans pudeur, tantôt légers, tantôt graves, ils évoquent leur premier « je t’aime », leur premier baiser, leurs premiers émois d’amour.
Ce récit universel, joué, dansé, chanté, est l’expression de l’immense joie d’amour qui a engendré notre humanité, c’est aussi un immense éclat de rire qui résonnera longtemps après que les feux de la rampe se seront éteints.

la traversée de l'été # 2

 

Du 10 juillet au 28 août 2021 à Strasbourg, 60 artistes et 250 événements gratuits - Théâtre National de Strasbourg - 1 Avenue de la Marseillaise -  67005 Strasbourg Cedex

Le Théâtre National de Strasbourg vous propose "La traversée de l’été", entièrement gratuite, couvrant aussi bien le champ de la lecture, de l’écriture et de la pratique théâtrale au travers de temps de rencontres impromptus pour ouvrir et faire découvrir le théâtre et ses coulisses au plus grand nombre.

Pour réserver :

Téléphone : 03 88 24 88 00 ou accueil@tns.fr

en avignon : la littérature s'affche

 

1*- L’Autre Fille d’Annie Ernaux, mise en scène de Marianne Basler et Jean-Philippe Puymartin - du Mercredi 7 juillet 2021 au Dimanche 25 juillet 2021 - Avignon -Reine Blanche - 16, rue de la Grande Fusterie, 84000 Avignon à 11h, Relâche les 13 et 20 juillet. Tél : 04 90 85 38 17

"Marianne Basler porte avec une grande justesse le texte d’Annie Ernaux sur sa sœur disparue deux ans avant sa naissance. Il y a quelques années, les éditions Nil lançaient la collection « Les Affranchis » dont le principe est de publier une lettre jamais écrite à une personne chère. C’est dans ce cadre qu’en 2011, Annie Ernaux signait L’Autre Fille, un texte révélant l’histoire de sa sœur Ginette, morte à l’âge de six ans, deux ans avant sa naissance. Une courte existence emportée par la diphtérie qu’Annie Ernaux découvre, enfant, en interceptant une conversation entre une cliente et sa mère : « Elle était plus gentille que celle-là ». Avec cette phrase, c’est toute l’assurance de l’enfant unique qui fond comme neige au soleil. Ainsi, il y en avait une autre, une à qui les mêmes parents, plus jeunes, pas encore marqués par le deuil ni la guerre. Une qui par sa mort a accédé au rang de sainte ..."

2*- Un Cœur simple d’après Gustave Flaubert, mise en scène Xavier Lemaire - du Mercredi 7 juillet 2021 au Samedi 31 juillet 2021 - Théâtre de La Luna - 1 rue Séverine, 84000 Avignon à 11h35. Tél : 04 90 86 96 28

'... Un voyage en Normandie, au cœur du XIXème siècle, auprès d’une fille de campagne prénommée Félicité… Gustave Flaubert dit de Félicité qu’elle est « dévote mais mystique, dévouée sans exaltation et tendre comme du pain frais ». C’est au sein du recueil de nouvelles intitulé Trois Contes, paru en 1877, que l’auteur de Madame Bovary nous raconte « la vie obscure » de cette « pauvre fille de campagne », une paysanne orpheline entrée au service d’une bourgeoise de Pont-l’Evêque, Madame Aubain. Sur le plateau du Théâtre de La Luna, la comédienne Isabelle Andréani s’empare de cette histoire qu’elle a elle-même adaptée. Elle incarne ce « cœur simple » sous la direction du metteur en scène Xavier Lemaire, dans un seule-en-scène qui veut révéler le regard intime que Félicité porte sur ce qui l’entoure...."

vienne 1913 - Les prémiSSes du pire

 

Du Mercredi 7 juillet au Samedi 31 juillet 2021 une pièce de théâtre, d'après Alain Didier-Weill, mise en scène Jean-Luc Palliès, Les Gémeaux - 10 rue du Vieux-Sextier, 84000 Avignon - Tél. : 09 87 78 05 58

"Freud reçoit en analyse, recommandé par Jung, un jeune aristo antisémite nommé Hugo. Sur un banc du parc voisin, un jeune indigent, fête ses 20 ans. Refusé aux Beaux-Arts, il signe ses dessins de son prénom, Adolf.

À l'expo Sécession, Adolf provoque Klimt et étonne Hugo. Ils vont ensemble se confronter à tous les personnages (jusqu'aux plus fanatiques) de la société Viennoise, tandis que se révèle la rupture entre Jung et Freud...

Hugo va trouver le dur chemin de la guérison.

Adolf, lui, va se forger les prémices des idéaux définitifs du futur Hitler."

À l’aube du XXe siècle, Vienne était en ébullition. Dans cette capitale de l’Empire austro-hongrois, dans cette ville cosmopolite et raffinée vivaient un nombre impressionnant de talents, particulièrement prolifiques en arts et en sciences. De révolutions esthétiques (la dislocation du langage harmonique en musique par exemple) à la naissance de la psychanalyse, ces ruptures avec l’ordre établi annonçaient peut-être la catastrophe à venir : la Première Guerre mondiale qui allait balayer en quelques mois le vieil empire. Sans parler de l’antisémitisme virulent et des idées politiques aussi fanatiques que malsaines qui circulaient activement. Ce climat en clair-obscur, le psychanalyste et dramaturge Alain Didier-Weill (1939 – 2018) en fait la toile de fond de sa pièce Vienne 1913, parue en 2004. Elle s’ouvre sur les 20 ans de Hitler, un jeune homme « banal » qui vient d’échouer à l’École des Beaux-arts de Vienne et vend ses dessins dans la rue, tandis qu’un autre jeune homme, l’aristocrate Hugo von Klast, se fait psychanalyser par Freud en personne pour tenter de soigner sa phobie antisémite sur les conseils de Jung, un ami de la famille.

Le Pied de Rimbaud | Les Présidentes

 

Au Théâtre des Halles - La Chapelle - 4, rue Noël-Biret, 84000 Avignon  [Site du théâtre]

  • Le Pied de Rimbaud. à 16h30. Du Mercredi 7 juillet 2021 au Samedi 31 juillet 2021Relâche les 13, 20 et 27 juillet. Tél. : 04 32 76 24 51. (Mise en scène : 'Laurent Fréchuret)      

Le 11. Avignon, boulevard Raspail.   [Site du théâtre]

  • Les Présidentes. Du 7 au 29 juillet 2021, à 20h30. Relâche les 12, 19 et 26 juillet. Tél. : 04 84 51 20 10. (Mise en scène : 'Laurent Fréchuret)      

Entre Rimbaud et Werner Schwab, Laurent Fréchuret explore les pouvoirs poétiques et politiques de la parole, avec, dans deux spectacles percutants et vibrants, des athlètes du verbe et de la présence.

Les intrépides

 

Le Dimanche 20 juin à 16h et le Lundi 21 juin à 20h au Théâtre 14 - 20 avenue Marc Sangnier 75014 Paris

Ecrire et lire autour du thème des FRONTIERES

Avec obstination, la SACD depuis sept ans passe une commande d’écriture à sept autrices en partenariat avec la SACD Belgique et la Société Suisse des Auteurs pour mettre en lumière la diversité et la richesse de l’écriture des femmes. Invitées à écrire cette année autour du thème des « Frontières » les autrices ont enjambé avec audace cette limite réelle et imaginaire. Accompagnées par la musique de Karoline Rose, elles seront réunies sur scène pour donner corps et voix à ce portrait diffracté qui aborde de façon inattendue cette ligne de séparation. Et leur imagination est sans limite...

Metteuse en scène : Pascale Henry

Autrices : Marie Nimier, Carole Martinez, Alice Zeniter, Céline Champinot, Karoline Rose Sun, Odile Cornuz, Aïko Solovkine

Dorothy

 

Le Jeudi 10 Juin 2021 - 21h30, une soirée inventée pour le Festival d’Anjou - au CHÂTEAU DU PLESSIS-MACE 49770 LE PLESSIS MACÉ.

Zabou Breitman vous fera découvrir des nouvelles mordantes de Dorothy Parker.

“De son vivant, elle a été proche de Scott Fitzgerald, Daniel Hammett, Louise Brooks ou les Marx Brothers, et surnommée par ses amis The Wit (l’esprit) tant le sien était vif et son humour corrosif. Vingt ans après sa mort (1967), elle a inspiré à Prince une chanson : The Ballad of Dorothy Parker. Poète, romancière, journaliste, scénariste (Une étoile est née), chroniqueuse, Dorothy Parker fut l’une des plumes les plus redoutées de la scène intellectuelle new-yorkaise de l’entre-deux-guerres, mais mourut seule dans un hôtel, en léguant ses biens au mouvement de Martin Luther King. Zabou Breitman fait revivre cette femme hors du commun à travers sa nouvelle création qui s’appuie sur cinq de ses nouvelles.”

Les Imprudents d’après Marguerite Duras

 

Du Vendredi 18 juin au Dimanche 20 juin 2021 à 19h30, une pièce de théâtre - Domaine d'O, 178 rue de la Carriérasse, 34000 Montpellier.

Quand Marguerite Duras inversait les rôles et pour une émission TV interviewait une femme de mineur ou une stripteaseuse... 

Isabelle Lafon crée pour le Printemps des Comédiens une pièce inspirée principalement par les interviews réalisées par Marguerite Duras dans les années 1960. Une partition sensible qui rappelle à la vie une foule de personnes et dessine en creux un portrait de l’intervieweuse. 

On se souvient de Deux ampoules sur cinq, L’Opoponax et Let me try : ces pièces réunies sous le cycle Les Insoumises faisaient entendre de manière saisissante les mots et le rapport au monde d’Anna Akhmatova et Lydia Tchoukovskaïa, Monica Wittig et Virginia Woolf. Le théâtre singulier d’Isabelle Lafon révèle toujours des choses essentielles, inattendues, sans jamais se défaire d’une grande délicatesse. Pour le Printemps des Comédiens, elle crée à partir d’une demande de son programmateur Eric Bart  une partition buissonnière, éclairant une Marguerite Duras méconnue, qui se fonde non pas sur ses œuvres, mais principalement sur les interviews qu’elle a réalisées dans les années 1960. Dont par exemple un entretien avec Lolo Pigalle, stripteaseuse aux propos impressionnants, ou une rencontre dans une bibliothèque à Harnes dans le Pas-de-Calais entre Marguerite Duras et des mineurs et femmes de mineurs, lors de laquelle elle a lu des textes de Henri Michaux et Francis Ponge. Ou encore des entretiens avec le journaliste Pierre Dumayet, des discussions du « groupe de la rue Saint-Benoît » au domicile de Marguerite Duras en compagnie de Robert Antelme, Dionys Mascolo, Edgar Morin, Claude Roy et d’autres.

Le domaine d'O est un domaine d'art et de spectacles pluridisciplinaire qui dépend de la Métropole Montpellier Méditérranée : théâtre, musique, cirque, danse, spectacles jeune public.

40° sous zéro

 

Du Jeudi 3 juin au Dimanche 13 juin 2021 - Le Monfort Théâtre, 106 Rue Brancion, 75015 Paris

Sous ce titre de "40° sous zéro", deux pièces de théâtre de Copi : L’Homosexuel ou la difficulté de s’exprimer (1971) et Les quatre Jumelles (1973).

"Après le succès rencontré la saison dernière, nous retrouvons avec le plus grand plaisir l’équipe du Munstrum Théâtre pour clore cette saison.

Monstrueuses, hilarantes et subversives, ces deux pièces au climat frigorifique mettent en scène les luttes fratricides de personnages cruels et extravagants en marge de la société et de l’espèce humaine. Ici, on change de sexe à gogo et on crève pour mieux ressusciter dans un ballet post-apocalyptique, trash et jubilatoire.

En jouant des contrastes entre kitsch et sublime, cruauté et drôlerie, le spectacle est aussi une oeuvre plastique et musicale qui aborde les textes de Copi avec puissance et désinvolture pour en révéler la portée politique, la poésie déglinguée.

Dans une transe joyeuse et dévastatrice est célébré un théâtre de la catastrophe et de la cruauté, certes, mais un théâtre du rire et de la surprise avant tout. Un théâtre de la fin de l’impossible. Un théâtre où la révolution pourrait enfin advenir."

Festival d'Avignon 2021

 

Le programme du festival du 5 au 25 jullet 2021

Fondé en 1947 par Jean Vilar, le Festival d'Avignon est aujourd'hui l'une des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain. Chaque année, en juillet, Avignon devient une ville-théâtre, transformant son patrimoine architectural en divers lieux de représentation, majestueux ou étonnants, accueillant des dizaines de milliers d'amoureux du théâtre de toutes les générations. Le Festival réussit l'alliance originale d'un public populaire avec la création internationale. Avignon, c'est également un esprit : la ville est un forum à ciel ouvert, où les festivaliers parlent des spectacles et partagent leurs expériences de spectateurs. Un mois durant, tous peuvent avoir accès à une culture contemporaine et vivante.

Le programme est composé de spectacles, mais aussi de lectures, d'expositions, de films et de débats, qui sont autant d'entrées dans l'univers des artistes et intellectuels invités. Il y a, chaque soir au Festival, une ou plusieurs « premières », qui font d'Avignon un véritable lieu de créations et d'aventures, pour les artistes comme pour les spectateurs.

Ouverture prévisonnelle de la billetterie :

  1. samedi 5 juin sur internet
  2. samedi 12 juin par téléphone
  3. mardi 15 juin sur place

Féminines

 

Jusqu'au 9 décembre 2021, la pièce de théâtre de Pauline Bureau (captation théâtre Le Volcan - Scène nationale du Havre)

L’histoire d’une poignée de femmes qui vivent une aventure qui les dépasse, dans une pièce terriblement drôle et humaine, une ode à la vie, une tribune douce contre le sexisme.-

Féminines, c’est une histoire d’équipe, une histoire de joueuses, une histoire de sport. Les Féminines du Stade de Reims, c’est aussi le nom historique de l’équipe de foot à la fin des années 60. Recrutées par petite annonce, des femmes entre 16 et 32 ans s’émancipent de leur vie maritale et professionnelle sur le terrain. Ensemble, ces onze femmes iront jusqu’à gagner la coupe du monde, victoire totalement passée sous silence.

C’est cette incroyable histoire que nous raconte Pauline Bureau (Sirènes, Mon Cœur, Dormir 100 ans) qui a collecté les témoignages des joueuses de l’époque. L’occasion de raconter des trajectoires personnelles et des constructions individuelles face à un déterminisme social. Féminines est une œuvre de fiction inspirée d’une aventure collective ayant existé. Une épopée retracée avec brio, humour et sensibilité, avec l’utilisation subtile de la vidéo et d’une bande son terriblement seventies. La force du collectif est magistralement galvanisante et portée par des comédiens épatants.

Durée 125 minutes

La 7e vie de Patti Smith

 

Du 15 au 19 décembre 2020 - Théâtre 14 - 20, avenue Marc Sangnier, 75014 Paris

Pièce de théâtre de Claudine Galea 

À la fin des années 1970, dans un village près de Marseille, une jeune fille timide porte difficilement ses 16 printemps. Jusqu’au moment où elle entend une voix. C’est Patti Smith qui, avec Horses, entre dans la légende. L’adolescente va s’imaginer une correspondance secrète avec son idole. Voilà le point de départ de la fiction radiophonique et du roman de Claudine Galea que Benoît Bradel adapte au théâtre.

Un double-portrait en forme de dialogue fictif qui nous parle de l’impérieux besoin de liberté. De la volonté d’inventer sa vie par les mots. De la jubilation et du vertige d’être multiple. Du désir d’être aimée. Au centre de cette performance habillée de guitares électriques, la magnétique Marie-Sophie Ferdane. Tour à tour adolescente et chanteuse, elle passe la parole à ses musiciens, déclame du Rimbaud, chante le rock and roll, murmure les psaumes de Patti, danse avec une grâce habitée. Tout semble devenir possible.

LÀ-BAS, chansons d’aller-retour

 

Du 07 au 24 janvier 2021 - Du jeudi au samedi à 19h30 -  Samedi et dimanche à 17h - Théâtre de l'Epée de bois Cartoucherie - Route du Champ de Manœuvre 75012 Paris

Deux sœurs, deux voix, un seul chant, ancré dans les petits trésors populaires des artistes déracinées.

L’Histoire des Diseuses est liée à l’exil, à l’histoire des flux migratoires, au « parlé- chanté » avec lequel elles ont porté la parole des femmes : Bien avant nous, Polaire ou Eugénie Buffet, entre Tlemcen et Marseille, sont les premières Diseuses pieds-noirs. À Cuba les Sœurs Faez créent la Trova familiale avec la forme des ida y huelta (aller-retour). Les Sœurs Abatzi s’exilent de Smyrne au Pyrrhée où les cabarets enfumés retentissent de haschich songs … Entre deux cultures, entre deux mondes, entre mot dit et mot chanté, la Diseuse telle que nous allons l’évoquer, est un modèle féminin de force et de courage, un levier pour les enjeux de notre monde actuel, la parité, l’égalité entre les sexes, une diversité culturelle.

« C’est l’exil qui a déterminé toute ma vie, entre deux cultures. Mon travail est un travail de séparation. De l’exil je suis passé à l’ex-il, quelque part entre la réalité et l’imaginaire, entre le connu et l’inconnu, là commence la poésie. » Mata (peintre Chilien)

Wajdi Mouawad reprend "Littoral" au Théâtre de La Colline

 

Du 15 au 30 décembre 2020 au Grand Théâtre du Théâtre de La Colline (Paris)

Wajdi Mouawad a décidé de monter une nouvelle fois Littoral. Littoral.

"Apprenant la mort de son père, une jeune personne troublée recherche un lieu de paix pour enterrer son corps. Elle décide alors de lui offrir une sépulture dans son pays natal. Mais ce coin du monde est dévasté, les cimetières sont pleins et les proches de son père rejettent sa dépouille. Lors de ce périple, elle fera la rencontre de Simone, une fille en colère qui elle aussi a dû affronter un deuil, et de nombreux autres jeunes gens de leur âge. Sur leur chemin, ils devront éprouver la réalité les uns des autres et faire en sorte que ce père devienne le symbole de l’être cher perdu par chacun."

Adieu Monsieur Haffmann

 

Du 10 septembre au 29 novembre 2020, au Théâtre de l'Oeuvre -  55, Rue de Clichy - 3, cité Monthiers 75009 Paris

Texte et mise en scène: Jean-Philippe DAGUERRE

Avec en alternance : Charles Lelaure ou Benjamin Brenière ou Simon Larvaron, Pauline Caupenne ou Julie Cavanna ou Anne Plantey, Alexandre Bonstein ou Marc Siemiatycki, Franck Desmedt ou Jean-Philippe Daguerre ou Benjamin Egner, Charlotte Matzneff ou Salomé Villiers ou Herrade von Meier

Paris-1942 : décret de l’étoile jaune pour les juifs. Joseph Haffmann propose à son employé Pierre Vigneau de lui confier sa bijouterie en attendant que la situation s’améliore. Pierre accepte...

Sachant qu'il doit également prendre le risque d’héberger clandestinement son  ancien » patron dans les murs de la boutique, Pierre finit par accepter le marché de Joseph à condition que celui-ci accepte le sien : « Isabelle et moi voulons à tout prix avoir un enfant. Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fait des examens… je suis stérile. Monsieur Haffmann, j’aimerais que vous ayez des rapports sexuels avec ma femme le temps qu’elle tombe enceinte... »

La convivialité - LA FAUTE DE L'ORTOGRAPHE

 

Le 2 novembre 2020 à 19h00 au Théâtre Antoine - Simone Berriau - 14, Boulevard de Strasbourg 75010 Paris

Mise en scène de Dominique Bréda, Arnaud Pirault et Clément Thirion. Auteurs : Jérôme Piron, Arnaud Hoedt
"Le spectacle des deux belges qui veulent simplifier la langue française" : tout est faux dans cette phrase.Pas “simplifier” mais faire preuve d'esprit critique. Pas “deux belges”, mais deux passionnés qui veulent partager les découvertes des linguistes. Pas même la langue, seulement son orthographe. Car l'orthographe, c'est pas la langue, juste le code graphique qui permet de la retranscrire. Une approche pop et iconoclaste, pour dédramatiser un débat et aussi parce qu'il faut bien avouer que l'Académie Française a un vrai potentiel comique...  Notez que tout n'est pas faux : il s'agit bien d'un spectacle... Et drôle en plus. "C'est quand la dernière fois que vous avez changé d'avis ?" 

Le Dernier Jour du jeûne

 

A partir du 16 octobre et jusqu'au 15 novemebre 2020, , une pièce de théâtre de Simon Abkarian, au théâtre Théâtre de Paris - 15 rue Blanche 75009 PARIS

A travers cette tragi-comédie de quartier, Simon Abkarian célèbre ses racines méditerranéennes et rend hommage au théâtre de la Grèce antique. Dans cette fresque contemporaine, les femmes jouent un rôle de premier plan. Elles ne veulent plus subir l’enclos de la tradition et c’est en se heurtant à un patriarcat millénaire qu’elles forcent la porte de leur destin. C’est en affûtant leur langue qu’elles croisent le fer avec les hommes et font trembler l’ordre établi jusque dans ses fondements. Les discussions sont âpres et ardentes, les images fleuries et les sentiments extrêmes. Le printemps est à portée de main. Mais un terrible secret pèse sur le quartier. Qui le mettra à jour ?

Simon Abkarian présente sa pièce : Le Dernier Jour du jeûne est le deuxième volet d’une saga dont la pièce Pénélope ô Pénélope est l’origine. L’action se passe trente ans plus tôt, au même endroit, dans la même famille… Le Dernier Jour du jeûne est une tragi-comédie à l’italienne ou plutôt à la méridionale.

Certes il y a le ciel, la mer, les arbres. Mais ici, l’infernal enfermement consiste en une prison immatérielle : la tradition. Les personnages de cette pièce, les hommes autant que les femmes, sont des «pris au piège». Toutes et tous sont des figures emblématiques du monde méditerranéen tel que je l’ai connu au Liban dans ma jeunesse. Il y a la mère, le père, le fils unique, la soeur cadette puis l’aînée, la tante érudite puis la voisine colporteuse de rumeurs, le boucher, le jeune désoeuvré, l’autre, l’étranger, celui qui ne dit rien, celui qui a peur de parler, de se déclarer. Ils sont voués à coexister dans un affrontement inavoué. Ils ont peur les uns des autres. Les hommes ont peur des femmes, ils jouent le jeu d’un amour tacite qui maintient un semblant de paix au sein de la famille. Et c’est ce faux-semblant que les femmes veulent détruire. C’est de ce joug ancestral, dont elles veulent s’émanciper. Car ce sont elles qui paient le plus lourd tribut de cette aliénation millénaire. Réduites au rôle de procréatrices, elles sont reléguées au second plan de la grande histoire. Leur plaisir est nié, leur aspiration de liberté aussi. Elles n’ont pas le droit à la verticalité. L’envol n’est pas pour elles. Elles sont embourbées dans le temporel, le concret, le matériel. Toutes les tâches que les hommes réprouvent sont dévolues aux femmes. Elles sont faites pour enfanter, si possible des mâles. Dans ce monde méditerranéen, capillaire et testiculaire, avoir une fille est un fardeau à qui il faudra apprendre à obéir et se taire. Donc forcément quand les femmes sont réunies, elles parlent. J’ai voulu faire de la sexualité le centre de ces colloques drôles et improvisés. Et rediscuter le plaisir charnel des femmes. Entre soumission (cliché) et fantasme, il me fallait établir une secrète cartographie d’une pratique joyeuse et équitable de l’Eros féminin. Retrouver par l’écriture la sauvagerie de la nuit originelle. Dans cette pièce c’est la nuit que l’on attend car c’est là où tout se joue, où tout se dénoue. Le soleil, qui est le grand témoin, interdit tout paroxysme. Il me fallait réinventer les ténèbres afin d’y voir clair dans l’inceste et le meurtre. Il fallait que, dans mon histoire, le soleil se fasse prier.

Nous sommes dans la maison de Théos, chef de village, équitable et sévère. Il vit avec sa femme Nouritsa, ses deux filles Zéla et Astrig, toutes deux en âge de se marier. Astrig est amoureuse de Aris, fils désoeuvré de Vava. Zèla, quant à elle, est dans la contemplation. Elle ne se doute pas que le pêcheur Farès est amoureux d’elle. Lui est l’étranger, comment peut-il prétendre à la fille du chef Théos ? Il y a aussi Elias jeune garçon de 13 ans. Il est le fils unique de Théos et Nouritsa. Sandra est la vieille tante, folle et érudite. Beaucoup pensent qu’elle est devenue folle à force d’avoir trop lu. L’histoire se passe aujourd’hui. C’est la fin d’un jeûne destiné aux filles vierges. Si elles le tiennent jusqu’au bout, leurs futurs époux leur apparaîtront en rêve. Malgré le fait que tout le monde a l’air de tout le temps s’engueuler, tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes. Jusqu’au moment où Vava la voisine, arrive avec de terribles nouvelles. Sophia la fille du boucher est enceinte. Sophia a 13 ans. Qui a commis un tel crime ? Qui a violé la plus joyeuse des fillettes du village ? Comment savoir, puisque Sophia se tait depuis deux mois ? Comment la faire parler ? Grâce à une clef et une prière, Nouritsa redonnera la parole à Sophia qui désignera son père comme son violeur. Cet inceste sera puni de mort. Bientôt Théos se met en route, son fils Elias l’accompagne. La nuit va tomber, un homme va mourir.

Tous des oiseaux

 

Du vendredi 4 décembre au dimanche 13 décembre 2020, la pièce de théâtre de Wajdi Mouawad - Théâtre Les Gémeaux - Scène nationale de Sceaux - 49 avenue Georges Clemenceau, 92330 Sceaux.

Tous des oiseaux a pour source la rencontre entre un auteur québécois d’origine libanaise vivant en France et une historienne juive ayant contribué à faire connaître un diplomate musulman qui fut converti de force au christianisme et qui permit à tout un continent de découvrir la vision qu’un Africain avait de son pays natal. On appelle cela une rencontre avec l’idée absolue de l’Autre.

Dynamitée par la violence du monde, l'histoire intime d'Eitan, un jeune scientifique allemand d'origine israélienne confronté à un violent conflit avec son père, montre comment, dans les luttes fratricides, il n'existe aucune réalité qui puisse dominer une autre. Tout conflit cache un labyrinthe où va, effroyable, le monstre aveugle des héritages oubliés. 

Déconfiner les mots

 

Les vendredi, samedi, dimanche 16, 17 et 18 octobre au Au Théâtre Le Local - 18 rue de l’Orillon 75011 Paris - Métro BellevilleLocal (Paris XIème) Montage de textes, mise en espace, mise en voix : Michèle Taieb Tirer les mots de leur solitude, les extraire des tiroirs pour leur donner vie, leur donner voix.. Et, traçant le contour de ces lettres écrites, embuer de souffle les voyelles, articuler fermement les consonnes et se rencontrer dans le vestibule de nos imaginations réunies
  • La réservation est indispensable : 06 08 92 96 93 

Reprise au Théâtre de la Colline

 

Le programme du théâtre de la Colline pour l'automne 2020 est en ligne

  1. Vivre ! :  du 29 septembre au 25 octobre 2020 au Petit Théâtre, un spectacle de Frédéric Fisbach, inspiré du Mystère de la charité de Jeanne d’Arc de Charles Péguy
  2. Mes frères : du 30 septembre au 21 octobre 2020 au Grand Théâtre, texte Pascal Rambert- mise en scène Arthur Nauzyciel
  3. Les Étoiles : du 10 novembre au 4 décembre 2020 au Petit Théâtre, texte et mise en scène Simon Falguières
  4. Littoral : du 10 au 29 novembre 2020, texte et mise en scène de Wajdi Mouawad
  5. Sœurs : du 8 au 23 décembre 2020 au Grand Théâtre, texte et mise en scène Wajdi Mouawad
  6. Le Petit Poucet : du 9 au 20 décembre 2020 au Petit Théâtre, d'après le conte de Charles Perrault - texte et mise en scène Simon Falguières

 

Le quai de Ouistreham

 

De Florence Aubenas | Mise en scène : Louise Vignaud | Avec Magali Bonat 
  • du 22 septembre au 3 octobre, Théâtre 14, Paris 14e. Tél. : 01 45 45 49 77
  • du 6 au 10 octobre au Théâtre de la Croix-Rousse, Lyon (69)
  • du 3 au 7 novembre à Sète
  • les 4 et 5 décembre au Festival théâtral du Val-d’Oise

Ni pièce de théâtre, ni fiction, c’est un récit journalistique qui est joué et mis en scène. La vie de femmes de ménage en temps de crise. On se souvient de la sortie retentissante du livre de Florence Aubenas en 2010, Le Quai de Ouistreham. La journaliste y racontait son immersion totale durant six mois dans le monde des travailleuses précaires.

Florence Aubenas témoigne et raconte. Ce livre a rendu visible ce que l’on ne veut pas voir : la misère au quotidien de ces femmes de l’ombre. Mais aussi leur volonté de bien faire, l’exigence de ce métier méprisé dans un monde en crise. Près de dix ans après cette expérience, la metteuse en scène Louise Vignaud et la comédienne Magali Bonat s’approprient ce texte et font entendre la parole de ces femmes qui récurent, astiquent, briquent. Celles qui commencent à travailler quand nous ne sommes plus dans nos bureaux, dans nos locations de vacances, dans un ferry à quai. Pour que le monde des autres, le nôtre, soit propre coûte que coûte. Pratiquement sans décor, sans accessoire, dans un rapport frontal au public, le jeu est lui aussi extrêmement sobre, laissant toute la place au témoignage.

Durant une heure, seule au plateau, Magali Bonat recrée les situations, les interroge, nous interroge avec tendresse, humour et sincérité. Le plateau devient un lieu d’enquête et de questionnement. Un lieu de prise de conscience, toujours aussi nécessaire.

 

Tenir paroles

 

Du 22 septembre au 9 octobre 2020 au Théâtre de la Ville - Espace Cardin - 1, avenue Gabriel 75008 Paris, France

Mise en espace & Conception : Emmanuel Demarcy-Mota ;  Troupe du Théâtre de la Ville

Depuis le début du confinement, 97 acteurs, médecins, danseurs, scientifiques et musiciens ont partagé l’aventure des consultations téléphoniques puis présentielles dès que cela a été possible. Au 1er juillet, 7500 personnes avaient participé à ces dialogues inattendus, échanges en tête à tête entre un artiste et un scientifique et une personne consultée. Les échanges ont eu lieu en 19 langues et dans plus de 30 pays à travers le monde. Chaque rencontre est unique, chaque dialogue une expérience intime et artistique. C’est la charge d’humanité de cette aventure inouïe que nous chercherons à porter sur scène, réunissant témoignages de consultants, de consultés, de médecins, de patients. Un instantané, un devoir de mémoire sur cette période à la fois proche et lointaine.

Le Festival OFF d'Avignon... à Paris !

 

Du 24 août au 6 septembre, la Ville de Paris et le Théâtre de la Ville programment 8 spectacles de théâtre et de musique, gratuits et en plein air, dont 2 spectacles jeune public. Des spectacles en plein air dans les 1er, 3e, 4e, 8e et 15e arrondissements

"À la suite de l’annulation du Festival OFF d’Avignon, ainsi qu’en soutien aux auteurs, compositeurs, metteurs en scène et compagnie franciliens, la Ville de Paris a souhaité proposer à certaines compagnies parisiennes ou franciliennes de pouvoir présenter leurs spectacles dans l’espace public à Paris entre le 26 août et le 6 septembre. Tous ces événements s’inscrivent dans le cadre d’Un Été particulier, la programmation des événements culturels à Paris cet été, et sont gratuits et accessibles à tous.

Les visiteurs pourront assister à quatre spectacles de théâtre (L’Homme qui dormait sous mon lit, Callas, il était une voix, Quand je serai un homme et Boxing Shadows), deux spectacles jeune public (Duologie et La légende de Tsolmon) ainsi que deux spectacles musicaux (Une vie de pianiste et Mélodies chroniques).

« Cette opération nouvelle montre la volonté de la Ville de Paris de s’engager pour un nouveau théâtre populaire. Au côté des artistes, des compagnies, de tous les publics, elle préfigure une nouvelle étape de politique culturelle » précise Carine Rolland, adjointe à la culture de la Maire de Paris."

Les carnets d'Albert Camus

 

Du 26 août au 27 septembre 2020 au théâtre LE LUCERNAIRE - 53 Rue Notre Dame des Champs, 75006 Paris

D'après "Carnets" d'Albert Camus (éditions gallimard) - Mise ne scène et avec Stéphane Olivié Bison.
"...Entre journal de travail et journal intime, c'est le combat héroïque et acharné d'un homme, l'un de nos plus beaux écrivains, face à la machine inexorable des jours. Un Camus curieux de tout, épris de beauté et d'harmonie, y livrant, ses colères, ses idées, et sa croyance dans le pouvoir de l'écriture."

 

Le Grand Cahier

 

Du 30 août au 7 octobre 2020 au Dimanche à 20h, lundi, mardi et mercredi à 21h, Théâtre Manufactures des Abesses - 7 rue Véron (75018 Paris)

Une pièce d'Agota Kristof, mise en scène et interprétation Valentin Rossier

À la campagne, en temps de guerre. Abandonnés à eux-mêmes, à la faim et au froid, deux jeunes enfants – des frères jumeaux – vont tenter de vaincre, à travers l’exercice quotidien de la douleur reçue ou infligée, tout ce qui fait mal, et vont consigner, dans un « grand cahier », la liste de leurs progrès.

Extrait d'un message reçu

"...Valentin Rossier, le metteur en scène suisse, s'exporte à Paris le temps d'une série de représentation de son adaptation du Grand Cahier, chef d'oeuvre d'Agota Kristof.

Avez-vous lu ce roman? Il est beau et terrible. Deux enfants s'exercent à supporter la cruauté et le violence de la guerre qui fait rage. Abandonnés à eux-mêmes, ils restituent quotidiennement ces exercices dans un cahier, tentant d'être le plus précis possible. C'est une chute hors de l'humain, dans une langue ciselée... 

Pour les premières représentations, du 30 août au 9 septembre, bénéficiez de places à 12€ en réservant soit par retour de mail, soit sur notre site avec le code MANUF...."

La promesse de l'aube

 

Du mardi 20 octobre 2020 au samedi 9 janvier 2021, un des grands chefs d'oeuvre de Romain Gary au Théâtre de Poche Montparnasse -75 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

Auteur : Romain Gary
Artistes : Stéphane Freiss
Metteur en scène : Stéphane Freiss

Ce roman autobiographique puissant et bouleversant est le récit de la relation passionnelle et profonde qui unit l'écrivain et sa mère durant toute leur vie. D'abord en Lituanie où naquit Romain Gary et à Varsovie, puis à Nice où ils s'exilèrent en 1927, ensuite durant les études de droit de Gary à Paris, enfin durant la Seconde Guerre mondiale où Gary vécut ses aventures les plus glorieuses.

La beauté du livre est dans la richesse des sentiments d'amour qui lia les deux êtres et dans la force du récit épique de la vie aventureuse de l'écrivain.

Le Square

 

Du mercredi 9 septembre 2020 au dimanche 8 novembre 2020 une pièce de Marguerite Duras, au Théâtre Le Lucernaire -53 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris

Auteur : Marguerite Duras
Artistes : Dominique Pinon, Mélanie Bernier
Metteur en scène : Bertrand Marcos

Un après-midi, dans un square, une bonne à tout faire et un voyageur de commerce commencent à discuter. Tout semble les opposer, elle est jeune et pleine d'espoir, celui de se marier notamment, tandis qu'il est d'un âge bien plus avancé, et n'espère plus grand-chose.

Cependant, malgré leurs différences, à l'écoute l'un de l'autre, une véritable rencontre a lieu entre ces deux êtres singuliers, ces deux solitudes dont les chemins étaient peut-être finalement faits pour se croiser.

Vian par debout sur le zinc

 

Date unique le 7 décembre 2020 au Théâtre Edouard VII - 10 place Edouard VII , 75009 Paris  Pour fêter le 100ème anniversaire de la naissance de Boris Vian, l'orchestre  Debout sur le Zinc, s'empare de l'oeuvre de cet artiste aux multiples talents. Un spectacle où les chansons de l'auteur de L'écume des jours bénéficient d'arrangements subtils, de compositions originales, d'intertextes imprévus au service d'une mise en scène foisonnante et remplie d'émotion ! "Debout sur le Zinc, ce ne sont pas 4 garçons, mais " 6 gars dans le vent " rendant hommage à Boris Vian !
Faut-il d'ailleurs parler d'hommage ? Rien n'est moins sûr lorsque l'on découvre leur spectacle où les chansons de l'auteur de L'écume des jours bénéficient d'arrangements subtils, de compositions originales, d'intertextes imprévus au service d'une mise en scène foisonnante et remplie d'émotion.
Leurs multiples talents d'instrumentistes transposent l'univers de Boris Vian qui vient lui-même nourrir l'âme et l'originalité de cet orchestre. Ces garçons ont du " Vian dans leur crâne " et je vous conseille de " ne pas crever " sans avoir vu leur spectacle même si vous êtes " snob " !"

Qui a tué mon père

 

Du 9 au 23 septembre 2020 au théâtre des Abesses (31, Rue des Abbesses 75018 Paris), reprise de la pièce de théâtre d'Edouard Louis avec Edouard Louis. Mise en scène de Thomas Ostermeier.

"L’écrivain Édouard Louis interprète son propre rôle dans un monologue saisissant.En trois récits autobiographiques, Édouard Louis s’est imposé, à 27 ans, comme une voix essentielle de cette littérature contemporaine en prise directe avec le réel. Véritable « transfuge de classe », à la fois écrivain et artiste engagé, il décrypte les mécanismes de domination et de violence sociale et raconte la réinvention de soi à partir de sa propre expérience familiale. Après Histoire de la violence, présenté l’an dernier au Théâtre de la Ville, voici que Thomas Ostermeier pousse un peu plus loin le dialogue avec l’écrivain en le mettant en scène dans son propre rôle. Avec Qui a tué mon père, portrait indigné, tout de colère et de tendresse mêlées, Édouard Louis fouille les contradictions intimes d’un homme brisé. Entendre ce texte par la bouche de son auteur, le voir danser et livrer ses souvenirs d’enfance, décuple sa portée. Répété au Théâtre de la Ville, avant sa création, Qui a tué mon père illustre de puissante manière le fructueux compagnonnage entre les deux maisons. (Maïa Bouteillet)"

Exils intérieurs

 

Du 1 au 5 octobre 2020, une pièce d'Amos Gitaï, au Théâtre des Abesses (31, Rue des Abbesses 75018 Paris)

Conversation imaginaire entre Albert Camus, Rosa Luxemburg et Thomas Mann.

Associant extraits musicaux, projection d’images et lecture de textes, Exils intérieurs est un dialogue imaginaire entre Albert Camus, Rosa Luxemburg et Thomas Mann au sujet de la position de l’artiste lorsqu’il est confronté à l’oppression. En 1936, Thomas Mann vit en Suisse en exil volontaire depuis maintenant trois ans. Mais il n’a absolument rien dit publiquement concernant la politique. Il a de même refusé de participer au Congrès des écrivains pour la défense de la culture, bien que son frère Heinrich y ait pris un rôle prépondérant. Parce qu’il est sans doute l’écrivain allemand le plus éminent de son époque, et probablement le plus estimé des écrivains du monde, il a été soumis à des pressions des deux camps pour prendre position. Les nazis l’ont supplié de rentrer chez lui et ont largement laissé entendre que ses idées inconcevables sur la liberté seraient ignorées s’il disait un mot aimable sur le Chef. Les antifascistes ont insisté pour qu’il se joigne à eux et l’ont malmené pour ne pas couper les derniers liens qui le liaient à l’empire d’Hitler. Néanmoins, il a gardé le silence

France Culture partenaire de "Au théâtre chez soi" sur France 5

 

En attendant la réouverture de théâtres, la Comédie-Française met à disposition une partie de son répertoire.

France 5 propose, à partir du dimanche 29 mars en prime à 20h50, une soirée théâtre "Au théâtre chez soi" pour voir et revoir les plus grands classiques du théâtre français interprétés par la troupe de la Comédie-Française, dont

  1. Roméo et Juliette, de Shakespeare
  2. L'HÔTEL DU LIBRE-ÉCHANGE, de Georges Feydeau et Maurice Desvallières
  3. L'AVARE, de Molière
  4. Un fil à la patte, de Georges Feydeau
  5. Le Misanthrope de Molière
  6. Fanny, de Marcel Pagnol
  7. Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand
  8. Le petit maître corrigé, de Marivaux
  9. Les Fourberies de Scapin, de Molière
  10. Les Rustres, de Carlo Goldoni  

 

CES FILLES-LÀ

 

Une pièce de théâtre : Création : compagnie Ariadne - Mise en scène : Anne Courel - Texte : Evan Placey - Traduction : Adélaïde Pralon

Douze comédiennes professionnelles et huit adolescentes explorent les rapports entre le groupe et l’individu.

En tournée :

  • Jeudi 12 mars / 14H30 et vendredi 13 mars / 20H : Théâtre Firmin Gémier / La Piscine, Chatenay-Malabry (92)
  • Mardi 17 mars / 20H30 : Le ZEF, Merlan, Scène Nationale de Marseille (13)
  • Vendredi 20 mars / 14H et 20H30 : Les Bords de Scènes, Espace Jean Lurçat, Juvisy-Sur-Orge (91)
  • Mardi 7 avril / 14H30 et 20H : Le Grand Bleu, Lille (59) / Festival Youth is Great
  • Jeudi 9 avril / 14H30 et 19H : Le Vivat, Armentières (59), Scène Conventionnée
  • Jeudi 16 avril / 19H30, vendredi 17 avril / 20H30 et samedi 18 avril / 19H30 : MC2, Scène Nationale de Grenoble (38)
  • Mardi 28 avril / 14H15 et 20H30 : Salle Jean Favre, Langres (52)

Présentation par Anne Courel, metteuse en scène

Ces Filles-Làmet en jeu avec une formidable énergie les rapports complexes entre legroupe et l’individu. Les personnages y sont saisis en pleine vie dans un monde réel, tragique, sexuel, violent, complexe. Leur itinéraire se construit sans complaisance, facilité ou manichéisme. J’aime la manière dont les héroïnes d’Evan Placey luttent pour trouver les moyens de sortir de l'immobilisme généré par la loi du plus fort, la dictature des images, les règles omniprésentes du groupe.Au delà de sa réalité concrètement éprouvée par des adolescents, le thème intéresse toutes les générations. A l’heure où l’égo-grégarisme fait rage, la violence de la mise à l’écart est de plus en plus partagée à l’intérieur des cercles professionnels ou privés par tout un chacun. Evan Placeym’invite à renouveler mes formes de pensée, à avancer dans ma recherche d’un théâtre où les ados peuvent se retrouver, en travaillant sur la matière que constitue leur réalité quotidienne, sans démagogie, tout en ouvrant le dialogue intergénérationnel. La pièce est un chœurécrit pour 20 voix qui propose un rapport inventif à la langue, à la musique actuelle, une place importante donnée aux images qui interagissent avec la fable. J’ai choisi de mettre en scène ce texte avec toute la puissance que créela présence de 20 corps au plateau. Parmi elles, 8 adolescentes partagentla scène avec les professionnelles. Expertes du sujet, en osmose avec les comédiennes, emplies dans le secret de leur corps de la violence du silence de la majorité sur lequel repose le cyber-harcèlement, elles nous ont beaucoup apporté.Le mode de présence desados parmi les comédiennes crée des liens singuliers avec les spectateurs, de confiance, de respect, de partage en humanité et génère sur scène une fragilité bénéfique.L’ensemble questionne, nourrit, secoue la scène et la salle.