Télévision

Des émissions de télévision

 

En lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes, des 2MISSIONS TELVISUELLES depuis le 14 décembre 2019

  • Voir les émissions jusqu'au 13/12/2019  ICI

Colonisation, une histoire francaise

 

Le lundi 4 octobre à partir de 21:05, sur France 3

L'histoire de la colonisation française, d’Alger à Madagascar et de Dakar à Saigon

En trois épisodes de 60 minutes, la série documentaire exceptionnelle « Colonisation, une histoire française » revient pour la première fois à la télévision sur l’histoire de la colonisation française, d’Alger à Madagascar et de Dakar à Saigon. De cette confrontation violente entre des peuples va naître une irréversible communauté de destin. Une histoire qui nous raconte aussi la France d’aujourd’hui.

Est-il enfin possible de regarder en face ce passé colonial qui trouble encore aujourd’hui les mémoires et qui exacerbe les identités au point de mettre en péril le creuset républicain ?

 

Il y a 6 ans : les attentats du 13 novembre 2015

 

Alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’ouvre le 8 septembre 2021, des témoignages.

1*- Une exposition de photographies  2*- Des livres

3*- A la radio

  •  “13 novembre, l’audience est ouverte”, dimanche 5 septembre à 20h50 sur France 5
  • "Les cicatrices du 13 novembre", Interception - France Inter, le 5 septembre 2021

4*- A la télévision

  • V13”, du lundi 27 septembre au vendredi 1er octobre 2021 à 20h30 sur LCP

Edgar Morin, journal d'une vie

 

Le jeudi 8 juillet à 23h55 sur ARTE

Réalisation : Jean-Michel Djian

Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes.

Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel. Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la "mondialisation techno-économique" sur notre fragile "Terre-Patrie" (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité. Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste. La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi. Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur "honoris causa" d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité.  

Engagement humaniste
Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu. Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées.

Sur les traces de Gerda Taro

 

A une époque où s'inventait le photojournalisme, Gerda Taro photographiait la tragédie de la guerre d'Espagne. Elle créait une œuvre pionnière, avant de perdre la vie, à la veille de ses 27 ans. De l'Allemagne hitlérienne, aux combats désespérés de la République espagnole, en passant par la bohème parisienne de l'entre-deux-guerres, sa courte vie a traversé toute la grande histoire de la première partie du XXe siècle. Ses photographies expriment la folie des hommes, la douleur de la guerre mais aussi l'idéal de fraternité et l'espoir d'un monde meilleur. Compagne de Robert Capa, son nom, disparu de la mémoire collective, a récemment resurgi des limbes de l'oubli.

En partenariat avec le Journal des Femmes.

Simone de Beauvoir, l'aventure d'être soi

 

La chaîne de télévision LCP a rediffusé le 19 juin 2021  ce documentaire de Fabrice Gardel et Mathieu Weschler

Quelle est la modernité de la vie et de l'œuvre Simone de Beauvoir ? Pourquoi reste-t-elle une référence pour la majorité des féministes du monde entier ? Pourquoi Le Deuxième sexe est-il toujours un livre incontournable ?

Ce film retrace la trajectoire, les lignes de force d’un des esprits les plus libres du XXIe siècle. L’ambition de ce documentaire est de rendre vivante, contemporaine l’auteure des Mémoires d’une jeune fille rangée. Pour cela des archives exceptionnelles et le témoignages de femmes puissantes venues d’horizon divers : Leïla Slimani, Elisabeth Badinter, Titiou Lecoq. 

En camping-car, une histoire de nos vacances

 

Le 20 juin 2021 à 22h35 sur FR 5

En 2018, l'historien et écrivain Ivan Jablonka a publié ses souvenirs d'étés et de voyages en famille dans "En camping-car". Rassemblant des images d'amateur des années 1980, il élargit son propos et brosse le portrait de toute une époque, et surtout de toute une génération qui, portée par le mouvement hippie et imprégnée de culture américaine, part en famille à la découverte de nouveaux espaces et des confins de l'Europe.

[La fiche du livre "En camping-car" d'Ivan Jablonka]

« La Ligne de démarcation, une France coupée en 2 »

 

Le 7 juin 2021 (première partie), un documentaire de Vincent Cointet sur France 3 télévision.

Entre juin 1940 et mars 1943, la ligne de démarcation a séparé les Français dans leur propre pays. Cette frontière honteuse, longue de 1 200 kilomètres, a fracturé la France en deux. Pendant presque trois ans, elle a commandé le quotidien des 40 millions de Français. Comment ont-ils vécu cette épreuve sans précédent ? Comment ont-ils aimé, échangé, circulé d’une zone à l’autre ? Comment ont-ils travaillé quand tout était bloqué, bouleversé ? Et cette frontière intérieure, comment l’ont-ils franchie quand leur vie était menacée ?

Imposée par l’occupant allemand après l’armistice de juin 1940, cette frontière intérieure, allant des Alpes aux Pyrénées, a divisé la France en deux : au nord, la zone occupée par les soldats d’Hitler. Au sud, la zone administrée par le régime de Vichy du maréchal Pétain. Ce film rappelle l’existence de cette frontière unique dans l’histoire de notre pays et lève le voile sur la tragédie qu’elle fut : le théâtre des errements honteux de la collaboration comme celui des actes les plus courageux, les plus nobles.

Aux images d’archives et de tournage sur les lieux autrefois traversés par la ligne se mêlent des interviews avec les derniers témoins de cette époque. Des frontaliers racontent l’impact de la ligne sur leur vie quotidienne ; des fils et filles de passeurs racontent comment ils ont aidé leurs parents au péril de leur vie à faire passer clandestinement la ligne à des soldats évadés, des aviateurs abattus ou des familles entières en fuite. Des Juifs se rappellent comment ils ont dû franchir la ligne pour échapper aux persécutions. Certains ont même été arrêtés lors de leur passage et internés. Car la ligne de démarcation n’a pas seulement déstructuré la vie économique et sociale de tout un pays. Elle a aussi été un redoutable outil au service de la persécution et de la déportation des Juifs de France.

Une affaire de famille

 

Un film (et DVD) de Hirokazu Kore-eda

À Tokyo, une famille de marginaux recueille une fillette maltraitée... Drôle et déchirant, charnel et poétique, un film en état de grâce qui a valu à Hirokazu Kore-eda ("Nobody Knows", "Tel père, tel fils") la Palme d'or au Festival de Cannes 2018.

Dans une bicoque vétuste coincée entre deux immeubles, à Tokyo, cinq êtres unis par l'amour, la solidarité et le besoin survivent en marge de la société. Hatsue, la veuve à qui appartient la maison, fait office de grand-mère. Ouvrier précaire dans le bâtiment, Osamu garnit la table des vols à l'étalage qu'il accomplit avec le jeune Shota, le garçon d'une dizaine d'années qu'il a élevé (et formé) comme son fils. Nobuyo, la compagne d'Osamu, employée dans une blanchisserie industrielle, agrémente elle aussi l'ordinaire de menus larcins. Aki, une adolescente qui s'exhibe dans un peep-show, complète le cercle familial. Un soir d'hiver, Osamu et Shota découvrent une fillette de 4 ans transie devant chez elle et la ramènent à la maison. Ayant constaté qu'elle porte des traces de coups sur tout le corps, Nobuyo et Osamu ne se résolvent pas à la rendre à ses parents, et la petite Yuri devient un membre à part entière de la tribu.

Baisers cachés

 

Téléfilm de Didier Bivel sur France 2, le mercredi 12 mai 2021 à 21h05

Nathan, 16 ans, vit seul avec son père Stéphane. Nouveau venu au lycée, il est invité à une soirée. Il tombe alors sous le charme de Louis, un garçon de de sa classe. Celui-ci, en couple avec Laura, n'assume pas son attirance pour Nathan. Ils se retrouvent néanmoins à l'abri des regards et s'embrassent. Laura les surprend et les photographie. La photo est vite publiée sur Internet. L'effet boule de neige est immédiat. Stéphane découvre l'homosexualité de son fils Nathan. Il refuse dans un premier temps de lui parler. Si Nathan ne cherche pas à cacher ses sentiments, Louis pour sa part, nie son homosexualité. Il va même jusqu'à participer aux brimades et aux violences infligées à son ami...

Transidentité, le combat pour être soi

 

Sur France 5, le mardi 11 mai 2021 à 20h50 (dans le cadre de l'émission "Ils font bouger les lignes")

La transidentité est un terme complexe souvent méconnu, qui définit le sentiment de ne pas se sentir en accord avec le genre, féminin ou masculin attribué à sa naissance. Certains ont le sentiment d'être nés dans le mauvais corps. S'ils décident de changer de genre, ils doivent faire face au jugement de la société, parfois même aux insultes, aux coups ou à la mort. Quel regard la société porte-t-elle sur les personnes transgenres ? Olivier Delacroix part à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi de se libérer d'un corps qui emprisonnait leur véritable identité. Un combat mené avec ou sans le consentement de leurs proches, parfois dans la plus grande solitude, dans l'espoir de devenir enfin eux-mêmes.

Documentaires de « La Ligne bleue » de FR 3

 

Les documentaires de « La Ligne bleue » de FR 3 racontent celles et ceux qui, au cœur de nos territoires, s’engagent, se battent, partagent des combats et des rêves. Engagés ou simples acteurs d’autres possibles, leurs combats sont personnels ou collectifs.

 

 

1*- Irène Frachon, droit au cœur

Diffusé le jeudi 29.04.21, disponible jusqu'au 28.06.21

Cela fait dix ans qu'elle attend le moment où, face à la mer, elle pourra se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit du Mediator. Le docteur Irène Frachon, pneumologue à l'hôpital de Brest, est "celle par qui le scandale est arrivé". Celle qui a lancé l'alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l'a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Ce documentaire, qui rend hommage à son combat, débute à l'été 2010 à Brest.

2*- Hommes des tempêtes

Au coeur de l'hiver 2017, Frédéric Brunnquell embarque à bord du «Joseph Roty II», un chalutier-usine français de 90 mètres, pour accompagner son équipage lors d'une campagne de pêche de deux mois, sans escale. Au large de l'Irlande, le navire et ses 55 hommes d'équipage se retrouvent au coeur de la tempête Fionn. Alors que les vents soufflent à 140 km/h et que les vagues dépassent 15 mètres, les marins placent toute leur confiance dans leur bateau et dans son capitaine. Leur vie à bord, sans aucun jour de repos, est réglée par les coups de chalut. Car, avant tout, ils sont venus pêcher le merlan bleu.

2*- Plogoff, les révoltés du nucléaire

Matin du 12 décembre 1974. Ce jour-là, en ouvrant leur journal, les habitants de Plogoff, en Bretagne, apprennent que leur commune fait partie des sites potentiels destinés à accueillir la plus grande centrale nucléaire jamais construite en France. Les 2300 habitants de ce petit bourg vont alors tout mettre en oeuvre pour dire "non" au nucléaire. Plogoff la révoltée entre dans l'Histoire. Il aura fallu 7 ans de lutte, de 1974 à 1981, six semaines d'affrontements au début des années 1980, une élection présidentielle, et avant tout, une mobilisation générale de tous, vent debout face aux boucliers des gendarmes, armés de pierres contre des fusils, pour venir à bout du projet d'EDF. Une victoire historique de la contestation antinucléaire en France.

4*- Pour ne pas les oublier

Les membres du collectif "Les Morts de la rue" récoltent des bribes de vie sur les invisibles, sans domicile fixe, précaires et isolées, qui bien souvent meurent seules, à la rue ou chez elles, dans l'indifférence. Avec ces morceaux de vie, ils tricotent des textes pour accompagner en mémoire ceux que la vie n'a pas épargnés, pour ne pas les oublier. Ce documentaire raconte à travers la voix et le regard de deux jeunes, Nina et Dorian, qui effectuent leur service civique au sein du collectif, le travail de cette association parisienne. Depuis 18 ans, Cécile et Christelle entourées de bénévoles récoltent des informations précieuses sur la vie et la mort dans la rue.

Vivre dans l'Allemagne en guerre

 

Un documentaire de Jérôme Prieur à la télévision (France 5) le dimanche 9 mai 2021 à 20h40

À partir de quelques journaux intimes et de lettres qui nous font entendre la voix des civils allemands, pour l'essentiel des femmes, à travers les images surprenantes des films amateurs tournés au fil des jours et des saisons, le film de Jérôme Prieur montre comment la Seconde guerre mondiale a été vécue en Allemagne loin du front, avant que le pays ne devienne une citadelle assiégée. Ces destins individuels nous plongent à l’intérieur du pays mis au pas par les nazis, dans la chronique ordinaire de la catastrophe de 1938 à 1945, de l'euphorie collective des premières conquêtes au déluge des bombes alliées, de la soumission à la colère, du crépuscule au désastre de l’Allemagne. 

Un récit par le bas inspiré par le livre de l'historien anglais Nicholas Stargardt "La Guerre allemande"

Femmes : les oubliées de la santé

 

Après avoir été diffusé le 20/04/2021 sur France 5 dans le cadre de l'émission "Le monde en face", ce documentaire est disponible en replay jusqu'au 19/06/2021

Réalisatrice :  Véronique Préault

Aujourd'hui en France et partout dans le monde, des milliers de femmes meurent parce que ce sont des femmes. Moins bien diagnostiquées que les hommes, moins vite soignées, elles échappent aux radars médicaux. Cette enquête s'intéresse d'abord au retard constaté dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes et retrace comment, à chaque étape, celles-ci subissent une perte de chances. Pour comprendre les raisons profondes de cette discrimination, il faut remonter aux origines de la médecine et à l'hystérie. Il faut aussi revenir sur l'histoire des femmes et des médicaments, marquée par les scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Simone de Beauvoir, l'aventure d'être soi

 

Après une diffusion le 17 avril 2021, rediffusion de ce documentaire sur la chaîne de télévision LCP-Public-Sénat

  1. le 24 avril 2021 à 22h30
  2. le 25 avril 2021 à 10h30

35 ans qu'elle nous a quittés. Simone de Beauvoir est décédée le 14 avril 1986. À l'occasion de cet anniversaire, Public Sénat diffuse samedi soir un documentaire qui lui est consacré, intitulé Beauvoir : l'aventure d’être soi. Un portrait de cette icône du féminisme, une des plus grandes autrices et philosophes françaises à qui l'on doit, entre autres, Le deuxième sexe. Un essai féministe traduit en 121 langues, vendu à des millions d'exemplaires dans le monde entier. Et un féminisme très concret, comme le montre ce documentaire.

A la télévision [du 26 mars au 2 avril 2021]

 

  • Albert Camus, l'icône de la révolte : LCP, jeudi 26 mars 22h00
  • Oliver Sacks, biographie d'un médecin conteur : ARTE, samedi 27 mars à 22h40
  • Autisme, mon enfant, ma bataille : FRANCE 5, mardi 30 mars à 20h50
  • Patients : ARTE, mercredi 31 mars à 20h55
  • Loïc, séropo indétectable : LCP, jeudi 1 avril à 20h30
  • Les gardiennes : FRANCE 3, jeudi 1 avril à 21h05

Les damnés de la commune

 

Un film de Raphaël Meyssan diffusé sur ARTE le 23/03/2021 à 20h50 et en ligne gratuitement jusqu'au 20/05/2021 (durée 88 minutes)

D’après les romans graphiques de Raphaël Meyssan (Éditions Delcourt). Avec les voix de Yolande Moreau (Victorine) et Simon Abkarian (le narrateur). Avec la participation exceptionnelle de Mathieu Amalric, Fanny Ardant, Charles Berling, Sandrine Bonnaire, André Dussolier, Anouk Grinberg, Arthur H, Felix Moati, François Morel, Denys Podalydès de la Comédie-Française, Michel Vuillermoz, Jacques Weber.

Un soulèvement du 18 mars 1871 à la "Semaine sanglante" qui s'acheva le 28 mai 1871, Paris fit il y a 150 ans l'expérience d'une insurrection populaire et démocratique. Raphaël Meyssan nous plonge au cœur de cette révolution singulière, grâce à un étonnant dispositif esthétique, construit autour de gravures d'époque.À la fin des années 1860, Paris gronde. Dans un Second Empire qui se veut libéral, Napoléon III a chargé le préfet Haussmann de moderniser la capitale pour en faire un paradis de la grande bourgeoisie. Tandis que la misère et les loyers augmentent, la contestation populaire prend de l’ampleur. Pour affirmer son autorité, l’empereur tente de détourner la colère sociale contre un ennemi extérieur et déclare la guerre à la Prusse. Mais le conflit vire au fiasco. Le 3 septembre 1870, Napoléon III est fait prisonnier. L’empire s’effondre, la République est proclamée et le gouvernement provisoire, installé à Bordeaux, décide de négocier la paix avec les Prussiens. Dans la capitale assiégée, les habitants, eux, refusent de se rendre. Après une élection, la Commune de Paris est proclamée le 28 mars 1871 et, en deux mois, expérimente des réformes sur tous les terrains : politique sociale, éducative, culturelle, égalité des sexes, laïcité... Réfugiés à Versailles à l'instigation d'Adolphe Thiers, chef du gouvernement, les tenants de l’ordre, eux, remobilisent une armée prête à marcher sur Paris....

À mi-chemin entre Les misérables de Victor Hugo et les bandes dessinées documentaires de Joe Sacco, Raphaël Meyssan compose, en incluant le récit de Victorine, une jeune révoltée, une narration limpide qui parvient, à destination de tous les publics, à rendre fluide le chaos de la Commune. Une réussite.

Inceste, que justice soit faite

 

Un documentaire diffusé par France 5 et disponible jusqu'au 02.10.21

C’est l’un des tabous les plus tenaces de notre société, il concerne toutes les classes sociales, tous les milieux : quatre millions de Français ont été victimes d’inceste, 2 enfants par classe en moyenne endurent ce crime familial à huis clos. La quasi-totalité des victimes ne dévoilent jamais leur terrible secret. Devenues adultes, seules 10% d’entre elles se décident à faire éclater la vérité et à porter plainte contre le parent qui les a abusées. Mais seules 2 % d’entre elles obtiennent réparation par une condamnation. Le chemin judiciaire des victimes d’inceste est un parcours du combattant.

Emelyne, Christelle, Céline, Maé et sa fille… les filles et les femmes qui témoignent dans ce film ont le courage et la rage qui font avancer. En s’adressant à la justice, elles ignoraient qu’elles venaient de s’engager dans le plus grand combat de leur vie...

à la télévision, en replay et à la radio

 

♦ Choisir à 20 ans

À travers les parcours de soldats français qui, entre 1954 et 1962, refusent de participer à la guerre d'Algérie, retour sur une facette oubliée de l'histoire franco-algérienne. Certains de ces insoumis, soldats ou appelés, non-violents ou anticolonialistes, se réfugient alors en Suisse. Villi Hermann, lui-même ancien déserteur, recueille leurs témoignages.

 

♦ Nous paysans

En à peine un siècle, les paysans français ont vu leur monde être profondément bouleversé. Alors qu'ils constituaient autrefois la grande majorité du pays, ils ne sont plus aujourd'hui qu'une infime minorité et se retrouvent confrontés à un défi immense : continuer à nourrir la France. De la figure du simple métayer décrite par Emile Guillaumin au début du XXe siècle au lourd tribut payé par les paysans durant la Grande Guerre, des prémices de la mécanisation dans l'entre-deux-guerres à la figure ambivalente du paysan sous l'Occupation, de la course effrénée à l'industrialisation dans la France de l'après-guerre à la prise de conscience qu'il faut désormais repenser le modèle agricole et inventer l'agriculture de demain, le film revient sur la longue marche des paysans français, racontée par Guillaume Canet 

  Gainsbourg, toute une vie

Serge Gainsbourg s'est éteint le 2 mars 1991, à l'âge de 62 ans. SI le grand public est resté sur ses apparitions télévisées des années 80, il reste que Gainsbourg a eu plusieurs carrières avant ces dernières années. Gainsbourg débarrassé de ses masques, c'est le thème de ce documentaire en forme d'autoportrait : " En définitive, je suis resté en filigrane cet enfant timide et secret qui implique candeur, innocence, insoumission et sauvagerie". Chaque séquence de ce portrait pudique et passionné fait découvrir un Gainsbourg secret, intime, drôle et touchant, à bonne distance de Gainsbarre, son dernier visage public. 

 

« En thérapie » : La France de l'après Bataclan sur le divan

Une série télévisée sur ARTE (jusqu'au 27 jullet 2021)

Ce sont les attentats de novembre 2015 qui ont décidé Eric Toledano et Olivier Nakache à adapter cette série en France, alors que beaucoup ressentaient le besoin de parler et d’être écoutés. Ensemble, ils relèvent le défi d'un huis clos minimaliste, où toute l'attention du spectateur est portée sur les paroles des patients. Un art de l'écoute et du temps.

 

Marguerite Duras : "Il n'y a pas d'écriture sans douleur, ça n'existe pas"

 Une émission de France Inter "Le grand atelier", le 31 janvier 2021

Duras est morte il y a vingt cinq ans et elle est encore là, présente à notre esprit et dans nos vies de lecteurs.

Marguerite Duras a marqué. Petite femme immortalisée au 20ème siècle par le photographe Richard Avedon, en noir et blanc, de profil, facétieuse, elle attrape un morceau de sa jupe comme pour aller danser. Duras et ses excès de toutes sortes, son abus d’alcool ou cette manière de s’imposer dans la vie médiatique en se mêlant de tout, publiant des chroniques, des articles, usant de formules géniales et folles, « Morte, je peux encore écrire ! »

Duras, surtout, habitée par l’écriture. Plus de cinquante livres en cinquante ans, des Impudents à C’est tout en passant par Un barrage contre le Pacifique et l’Amant, un style qui évolue et devient culte au point d’être pastiché, des films aussi et du théâtre. Des histoires qui passent d’un livre à une pièce ou d’un livre à un film.

 

"La Princesse de Clèves" de Madame de La Fayette

En 5 épisodes radiophoniques sur France Culture

La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette a été publié anonymement en 1678. Prototype du roman d’analyse psychologique, c’est aussi un roman historique, qui met en scène la vie à la cour des Valois dans les dernières années du règne d’Henri II, à la fin du XVIème siècle. Mme de La Fayette a connu La Rochefoucauld, Racine et Boileau, a été très proche de Mme de Sévigné, et elle a fréquenté les salons de Mme de Scudéry, qui symbolise les précieuses lettrées.

«En thérapie» : La France de l'après Bataclan sur le divan

 

Une série télévisée sur ARTE (jusqu'au 27 jullet 2021)

Ce sont les attentats de novembre 2015 qui ont décidé Eric Toledano et Olivier Nakache à adapter cette série en France, alors que beaucoup ressentaient le besoin de parler et d’être écoutés. Ensemble, ils relèvent le défi d'un huis clos minimaliste, où toute l'attention du spectateur est portée sur les paroles des patients. Un art de l'écoute et du temps.

« Vie et destin du “Livre noir” », sur France 5

 

Diffusion le Samedi 19 décembre 2020 à 01H25 sur France 5 de l'histoire du "Livre Noir - Textes et témoignages"

Présentation du livre chez Actes Sud :

Le 22 juin 1941, les troupes allemandes envahissent l’Union soviétique, rompant sans préavis le pacte germano-soviétique. “L’opération Barberousse” est, aux yeux d’Hitler, le début de la guerre d’anéantissement du “judéo-bolchevisme”. Près de cinq millions de Juifs vivent en effet sur le territoire soviétique, puisque aux trois millions de ses anciennes frontières sont venus s’ajouter les ressortissants juifs de Pologne orientale, des pays Baltes, d’une partie de la Roumanie, annexés en 1939 et en 1940. Des forces mobiles spéciales opérant à l’arrière de la Wehrmacht sont chargées d’assassiner systématiquement les cadres communistes et les Juifs. Prémices et mise en application de la Solution finale, plus de huit cent mille Juifs, qui n’ont pas été évacués à temps, adultes et enfants, parqués dans des ghettos, affamés, torturés, déportés, sont ainsi fusillés, gazés, brûlés vifs...

L’Union soviétique envahie, son armée obligée de reculer, l’heure est à l’Union sacrée, et Staline, prêt à toutes les concessions, accepte la création d’un Comité antifasciste juif (CAJ).

En août 1941, le comité constitutif du CAJ appelle les Juifs du monde entier à résister aux Allemands et à secourir l’Union soviétique. Au cours d’une tournée aux États-Unis, une délégation du CAJ rencontre Albert Einstein qui, en 1942, suggère de constituer Le Livre noir des atrocités commises par les Allemands sur la population juive d’URSS. La mise en œuvre en est confiée à Vassili Grossman et Ilya Ehrenbourg, deux écrivains correspondants de guerre assistés par une “brigade” d’une quarantaine de confrères.

L’édition russe du “Livre noir” ne paraîtra jamais, le plomb sera détruit et tous les membres du Comité antifasciste juif seront exécutés d’une balle dans la tête en 1952.

Après l’écroulement de l’URSS et grâce à Irina Ehrenbourg, la première édition intégrale en russe du Livre noir a enfin pu être publiée en 1993 à Vilnius.

La présente édition, parue la première fois en France en novembre 1995, était épuisée. Elle se veut le plus fidèle possible à ce livre retrouvé, terrible page d’histoire directe et témoignage bouleversant.

Cet ouvrage majeur de la bibliothèque de la Shoah est de nouveau disponible en librairie.

Petite fille

 

Un film de Sébastien Lifshitz diffusé sur ARTE le 02 décembre 2020. Disponible jusqy'au 30 janvier 2021 sur Arte TV 

Née dans un corps de garçon, Sasha, 7 ans, se sent petite fille depuis plusieurs années. Le cinéaste Sébastien Lifshitz ("Les invisibles") suit sa vie au quotidien et le combat incessant de sa famille pour faire comprendre sa différence. Un film documentaire bouleversant remarqué à la Berlinale 2020. 

"Quand je serai grande, je serai une fille", répète Sasha depuis qu’elle a 3 ans. "Sasha est une petite fille, née dans un corps de garçon. Elle déteste son zizi et regrette de ne pas pouvoir un jour porter un bébé dans son ventre", confie sa mère, Karine, au médecin de famille. Celui-ci s’avoue incompétent concernant les enfants présentant une dysphorie de genre, c’est-à-dire ceux qui ne se reconnaissent pas dans leur sexe de naissance. Il l’oriente vers Paris où Karine trouve, à l’hôpital Robert-Debré, une pédopsychiatre spécialiste de la question, qui la reçoit avec Sasha et leur prête enfin une oreille attentive : une éclaircie dans l’incessant combat que doivent mener Karine, son mari et l’aimante fratrie autour de Sasha pour que l’enfant soit enfin reconnue et acceptée comme une fille, notamment à l’école et au cours de danse. C’est aussi pour la jeune mère la fin d’une lourde culpabilité. Non, ce n’est pas parce qu’elle a désiré une fille lors de sa grossesse que Sasha se trouve aujourd’hui dans un tel bouleversement. Les causes de la dysphorie de genre demeurent inconnues. Oui, elle a bien fait de laisser Sasha s’habiller en fille. Armée d’un certificat médical attestant la dysphorie de genre de l’enfant, Karine poursuit son combat auprès du directeur de l’école qui refuse obstinément que Sasha soit considérée comme une petite fille. Le début d’une longue course d’obstacles…

À force de douceur et de patience, le cinéaste Sébastien Lifshitz (Les invisibles, César du meilleur film documentaire 2013, Adolescentes) a apprivoisé la famille de Sasha, obtenant le privilège de suivre l’enfant dans son quotidien pendant une année. Avec pudeur et empathie, il a placé sa caméra à sa hauteur pour capter les moments passés en famille dans sa maison du nord de la France, tout autant que les séances chez la pédopsychiatre à Paris. Pas à pas, dans ce magnifique portrait d’enfant, l’épanouissement de Sasha affleure à mesure qu’elle remporte des victoires sur l’hostilité du monde extérieur à tout ce qui s’écarte de la norme. Avec Petite fille, le réalisateur réussit un vibrant hymne à la tolérance et à la liberté, autour d’une famille unie dans un même combat pour faire comprendre et accepter la différence.

L'odyssée de l'écriture

 

Après sa diffusion sur ARTE, ce documentaire en trois parties est encore disponible jusqu'iau 19 janvier 2021

Des hiéroglyphes égyptiens aux signes sumériens, des glyphes mayas aux idéogrammes chinois, l’écriture commence par des images. Des origines à la révolution numérique, une passionnante plongée dans l’histoire de la plus grande des inventions humaines.

L’écriture commence par des images : les hiéroglyphes égyptiens, dont les premières traces datent de 3700 avant notre ère, les marques creusées sur des tablettes d’argile par les Sumériens pour tenir les comptes, les glyphes mayas ou encore les idéogrammes chinois. Tout groupe humain qui invente l’écriture utilise donc des images, ainsi que le principe du rébus, c’est-à-dire une méthode par laquelle une image représente un son. Mais comment sommes-nous passés de ce système à celui de l’alphabet ? Le secret se trouve dans le Sinaï, où l'égyptologue français Pierre Tallet nous guide à la découverte du premier alphabet au monde. Une révolution ! Réalisée par le Britannique David Sington, cette extraordinaire saga dans les trois principaux foyers de civilisation (Occident, Orient et monde arabo-musulman) nous emporte dans un formidable voyage à travers le temps et le monde pour comprendre la manière dont l’écriture a façonné les sociétés humaines au cours des millénaires. On y découvre l’histoire fascinante des origines, avec de nouvelles révélations d’archéologues et de philologues, mais aussi les secrets de fabrication des supports et des matériaux d’écriture du passé. Riche d’images d’archives illustrant les grandes réformes du siècle dernier, étayé par des témoignages de neuroscientifiques, d’artistes et de spécialistes, le dernier épisode de cette passionnante série documentaire interroge aussi nos usages contemporains à l’ère du numérique.

Giono, une âme forte

 

Un documentaire sur France 3, le 8 octobre 2020 à 22h50

A l'occasion des 50 ans de la disparition de Jean Giono, retour sur la vie intime de cet immense conteur, ce "voyageur immobile" qui a créé une des œuvres les plus puissantes du XXe siècle. "Le Hussard sur le toit", "Les âmes fortes", "Un Roi sans divertissement" sont au cœur du patrimoine littéraire et cinématographique français. Loin des images "d'écrivain régionaliste", de "collabo" qui lui collent à la peau, le voile est levé sur un nouveau visage, grâce à des archives inédites. Jean Giono fut un être complexe et tourmenté, profondément marqué par la Première Guerre mondiale et en particulier l'enfer de Verdun. Une blessure profonde dont découle sa position de "pacifiste radical" dont il ne déviera jamais.

Laëtitia, la vie avant le fait divers

 

Les 21 et 28 septembre 2020 à 21h00 sur France 2, un documentaire "LAËTITIA", d'après le livre de l'historien et écrivain Ivan Jablonka

Laëtitia Perrais disparaît une nuit de janvier 2011, assassinée. Avec sa série dédiée, le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade raconte la vie de la jeune fille avant le fait divers. Il nous en parle aujourd'hui.

France Culture, le 16 septembre 2020

L'atelier

 

Le dimanche 24 mai 2020 à 22h40 sur France 2 diffusion du film de Laurent Cantet.

Une écrivaine est fascinée par un jeune désoeuvré, pr^pet à basculer dans la violence politique, par le réalisateur d'ENTRE LES MURS".

La Ciotat, été 2016. Antoine a accepté de suivre un atelier d’écriture où quelques jeunes en insertion doivent écrire un roman noir avec l’aide d’Olivia, une romancière connue. Le travail d’écriture va faire resurgir le passé ouvrier de la ville, son chantier naval fermé depuis 25 ans, toute une nostalgie qui n’intéresse pas Antoine. Davantage connecté à l’anxiété du monde actuel, il va s’opposer rapidement au groupe et à Olivia, que la violence du jeune homme va alarmer autant que séduire...

La bande annonce

Françoise Dolto, au nom de l'enfant

 

Le mardi 17 décembre 2019 à 22h40, une émission sur France 2

Documentaire de Virgine Linhart (70 minutes - 2018)

"Loin de se contenter de l'image publique, ce beau portrait composé d'archives rares trouve sa pertinence et sa singularité en retissant des liens entre les convictions, la pratique thérapeutique de Françoise Dolto et son histoire personnelles et familiale."

Les émissions avant le 13 décembre 2019

 

  • Voir les émissions jusqu'au 13/12/2019  ICI