Télévision

Des émissions de télévision

 

En lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes, des 2MISSIONS TELVISUELLES depuis le 14 décembre 2019

  • Voir les émissions jusqu'au 13/12/2019  ICI

En thérapie

 

A partir du 7 avril et pendant 35 épisodes, la série "En thérapie" d'Éric Toledano et Olivier Nakache revient avec de nouveaux personnages.

Au lendemain du premier confinement, le psychanalyste Philippe Dayan (Frédéric Pierrot) accueille quatre nouveaux patients… Eric Toledano et Olivier Nakache approfondissent leur sujet avec une nouvelle équipe de réalisateurs et un casting renouvelé (Charlotte Gainsbourg, Jacques Weber, Eye Haïdara…). Premier épisode : Philippe Dayan a rendez-vous avec une brillante avocate.…

  • Les deux saisons d'"En thérapie" sont disponibles en replay sur arte.tv jusqu'au 28/09/2022.  ICI

 

La télévision et la guerre d'Algérie

 

À l’occasion du 60e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie

Georges Perec, l'homme qui ne voulait pas oublier

 

Le vendredi 25 février 2022 à 22h30 sur France 5

En 1965, un inconnu de 29 ans nommé Georges Perec, voit son destin basculer le jour où il obtient le prix Renaudot. En quinze ans et une courte vie, il va devenir un des plus grands écrivains français du XXe siècle. Comment cet orphelin juif, sorti perdu et sans repères de la Seconde Guerre mondiale a-t-il pu accéder aussi rapidement au panthéon de la littérature ? Qui se cache derrière cet homme aux yeux d'enfants qui n'a jamais voulu parler de lui directement dans ses livres ? Pourquoi a-t-il laissé tous ces indices, tels des petits cailloux pour suivre sa trace ? Riche d'archives télévisuelles et photographiques, d'extraits de films et de documents personnels inédits, ce documentaire reconstitue et questionne tel un puzzle, le destin d'un homme et d'une création littéraire uniques.

En guerre(s) pour l'Algérie

 

En 6 épisodes sur ARTE les 1 et 2 mars 2022 à 20h50

Ils sont civils algériens, Français d’Algérie, appelés du contingent, engagés et militaires de carrière français, militants indépendantistes du FLN et du MNA, combattants de l’ALN, intellectuels et étudiants, réfractaires, employés de l’administration française en Algérie, membres de l’OAS, supplétifs de l’armée française, porteurs de valises… Soixante ans après, toutes et tous, certains pour la première fois, racontent, avec une émotion intacte, la guerre telle qu’ils l’ont vécue, à hauteur de jeunes adultes ou d’enfants : les douleurs subies, les actes de violence commis, les illusions brisées, les regrets et les espoirs aussi. Au-delà des mythes entretenus et des a priori tenaces, leurs récits croisés, souvent poignants, surprenants parfois, tissés avec d’extraordinaires archives dont plusieurs inédites, dénouent les fils emmêlés d’une histoire qui encombre encore les mémoires et nourrit les passions des deux côtés de la Méditerranée. Exposant avec précision l’engrenage du conflit, les concurrences de légitimité dans chacun des camps et les points de bascule conduisant de l’Algérie française à l’Algérie indépendante, ces six épisodes éclairent aussi avec acuité les traces laissées par ces années de violences dans les sociétés et les systèmes politiques des deux pays.

[Par ailleurs l'INA mettra en ligne en mars 2022, 180 heures d'entretiens réalisés avec 66 témoins du conflit, civils et combattants des deux camps]

Exterminez toutes ces brutes

 

Un film en quatre parties de Raoul Peck

Après sa projection en salles et à la télévision, ce film reste disponble en replay sur ARTE.tv jusqu'au 8 avril 2022

"Exterminez toutes ces brutes est un voyage dans le temps qui revisite de manière radicale l’histoire du colonialisme européen. Repoussant les frontières du film documentaire, Raoul Peck organise une structure dramatique implacable, faite d’images d’archives et de séquences scénarisées, tout en nous guidant à travers les heures les plus sombres de l’humanité. En quatre épisodes, et en s’appuyant sur les livres de Sven Lindqvist, Roxanne Dunbar-Ortiz et Michel-Rolph Trouillot, le cinéaste déconstruit la fabrication et les silences de l’histoire, cette Histoire dont l’Occident a constamment tordu les réalités. Il met à jour, sans compromis, l’idéologie du suprémacisme blanc et du racisme, obligeant le spectateur à repenser sa propre histoire intime et officielle."

Noirs en France

 

Un documentaire sur France 2 d'Aurélia Perreau et Alain Mabanckou, le 18/01/2022 à 21h10

"Donner la parole aux Français noirs de tous âges et de tous horizons, connus ou inconnus du grand public....

« Nous avons voulu raconter la France noire de 2022 comme une trajectoire de vie, de la naissance, à la vieillesse. Le film se construit autour de six personnages principaux, évocateurs de différents âges de la vie. Une petite fille de 8 ans, un adolescent de Niort, une danseuse de 22 ans, un couple mixte, un aide-soignant, un ancien tirailleur.

À chaque âge, de nouvelles prises de conscience, la construction d’une identité, le regard de la société qui évolue. Cette structure du film par tranche d’âge nous permet d’y associer des thématiques : la prise de conscience de sa couleur noire dans la petite enfance, la première discrimination et le contrôle au faciès dans l’adolescence, les expériences des stéréotypes autour du corps pour les jeunes adultes, le monde du travail, la famille mixte, et la sagesse de la vieillesse.

À travers cette galerie de portraits d’hommes et de femmes, aux origines sociales, géographiques, et ethniques variées, toute la France noire dans sa richesse, sa diversité et son métissage est représentée.

Nos personnages principaux et inconnus du grand public se mêlent aux témoignages de personnalités célèbres, qui pour la première fois, racontent ce que cela signifie d’être noir en France. ...

 

Enfants perdus de la Réunion : le temps de la réconciliation

 

Un documentaire sur FR 3 le mardi 11 janvier 2022 à 00h05 - Disponible en repaly jusqu'au 12 mars 2022

Le 30 novembre 2020, une soixantaine de personnes ont quitté la Métropole pour retourner à La Réunion, leur île natale, après avoir été enlevés dans leur enfance.

"On les a appelés « les enfants de la Creuse » : entre 1962 et 1984, plus de 2 000 petits Réunionnais sont arrachés à leur famille et envoyés en métropole pour repeupler les campagnes touchées par l’exode rural. Par le biais de l’Aide sociale à l’Enfance, l’Etat français a falsifié leurs actes de naissance, menti à leurs parents en leur promettant un avenir meilleur pour leurs enfants. En réalité, la majorité d’entre eux seront maltraités, abusés, réduits à l’état de main-d’œuvre gratuite dans les champs. Surtout, il n’a jamais été question qu’ils retournent un jour sur leur terre natale."

Gens de Dublin

 

Sur ARTE.tv jusqu'au 03/02/2022

Cette somptueuse adaptation de la nouvelle de James Joyce "Les morts", tirée du recueil qui donne au film son titre français, est la dernière réalisation de John Huston. Méditation limpide sur la mort, le temps et le secret, magnifiquement mise en scène et interprétée, entre autres, par la fille du cinéaste, ce chef-d'œuvre est porté par la modestie. Car le réalisateur n'y cherche pas à se montrer l'égal du génie littéraire qu'il admire, mais obéit "au désir d’entendre une dernière fois un texte aimé", comme le soulignait "Les cahiers du cinéma" à la sortie du film. Cette ultime entreprise boucle de façon exemplaire une œuvre immense, éclectique et humaniste. Tourné dans la patrie de ses origines, l'Irlande, par un homme à bout de force, constamment sous perfusion sur le plateau, ce film bouleversant résonne comme son adieu à la vie et son testament spirituel. 

Sur les traces de Flaubert

 

Emission réalisée par François Busnel, Adrien Soland et diffusée par France 5 et disponible jusqu'au 7 janvier 2021

Il règne autour de Flaubert un parfum de mystère. Qui se cache derrière le colosse débonnaire reclus dans son ermitage des bords de Seine dont la légende a sculpté le portrait ? Toute sa vie, Flaubert s'est ingénié à brouiller les pistes. Et si la meilleure façon d'entrer dans l'œuvre de Flaubert était de s'inviter dans sa vie, de partir sur ses traces ? François Busnel part enquêter sur l'auteur de "Madame Bovary" : comment vivait-il, comment écrivait-il, quel était son projet artistique, quelle fut son existence, ses opinions politiques, ses amours, ses amitiés, ses obsessions ? Avec le concours d'historiens, d'écrivains, de professeurs de lettres, d'un prix Nobel de littérature, François Busnel fait découvrir un homme et un artiste bien loin des idées reçues et du mythe, écrivain de génie toujours lu et admiré dans le monde entier

Le Temps retrouvé

 

Jusqu'au 30/04/2022 sur ARTE.tv, un documentaire sur Proust

1922, Marcel Proust sur son lit de mort regarde des photos et se remémore sa vie. Sa vie, c'est son oeuvre et les personnages de la réalité se mélangent avec ceux de la fiction et la fiction prend peu à peu le pas sur la réalite. Tous ses personnages se mettent à hanter le petit appartement de la rue Hamelin et les jours heureux de son enfance alternent avec les souvenirs plus proches de sa vie sociale et littéraire.

Condamné par l'asthme qu'il a combattu toute sa vie, Marcel Proust, alité et reclus, lutte désormais pour prendre la mort de vitesse et terminer son œuvre, assisté et soigné par sa gouvernante, Céleste. Alors qu'il contemple des photos, le passé envahit peu à peu la chambre : voici Odette (Catherine Deneuve), de Forcheville par mariage, faisant une entrée éblouissante dans le salon de Mme Verdurin (Marie-France Pisier), où Morel (Vincent Perez) s'amuse à jouer Beethoven pour narguer le sentiment antiallemand de la haute société. Voici Marcel, enfant, faisant tourner sa lanterne magique pour voir Geneviève de Brabant, ancêtre de cette duchesse de Guermantes (Édith Scob) dont la robe et les souliers rouges vont le fasciner. Voici Saint-Loup (Pascal Greggory) et son éternel monocle, contemplant dans un minicinéma portatif la boucherie de la Grande Guerre. Voici Marcel encore (Marcello Mazzarella), élégant monsieur moustachu, prenant le thé à Combray avec Gilberte (Emmanuelle Béart) et se rappelant le geste obscène qu'elle lui a adressé lors de leur première rencontre enfantine. Voici Marcel toujours, adolescent naïf, scrutant la plage de Cabourg avec exaltation depuis la salle à manger de l'hôtel tandis qu'un baron de Charlus juvénile (John Malkovich) le dévisage insolemment…

"Flaubert C qui ?"

 

Sur France 3 Normandie, une collection pop qui retrace de la vie du célèbre écrivain - diffusé en septembre et octobre 2021 - disponible sur Youtube

En cinq épisodes de trois minutes, on dit tout, sur Flaubert. Ou presque : ses qualités, ses défauts, ses réussites, ses échecs, ses obsessions, ses travers, sa vie, sa famille, les endroits où il a vécu, sa mort, sa postérité.

"Les misérables" et Victor Hugo - Au nom du peuple

 

Diffusé sur ARTE le 28 octobre 2021, ce documentaire est disponible jusqu'au 4 avril 2022 sur ARTE. tv 

La prodigieuse genèse d’un monument de la littérature mondiale, trop souvent réduit à son succès populaire, raconte aussi la conversion tourmentée de son auteur, Victor Hugo, à l’idéal de progrès social. 

"Partout où l’homme désespère, le livre Les misérables frappe à la porte et dit : 'Ouvrez-moi, je viens pour vous !'", écrivait Victor Hugo. Livre somme, roman d'un peuple, œuvre repère universelle, ce monument de la littérature de quelque 1 500 pages, incontournable dans les programmes scolaires, autant adapté sur scène qu’au cinéma, retrace l’épopée rédemptrice du forçat Jean Valjean, devenu porte-voix de tous les damnés de la terre. Vouée aux gémonies à sa parution en 1862 − "un livre immonde et inepte !", tranchera Baudelaire –, fustigée pour son sentimentalisme, l’œuvre, qui menace l’ordre établi, affole les puissants et donne de l’espoir aux opprimés, en exaltant les barricades : "Parfois, insurrection, c’est résurrection !" Mais sa genèse au long cours (plus de quinze ans de chantier) recouvre aussi la conversion, douloureuse et totale, du conservateur Victor Hugo, pair de France assis sur une gloire précoce, aux idéaux de progrès social. Car l’écrivain député, qui consignait déjà dans Choses vues des scènes de la misère ordinaire, de la maltraitance des femmes et des enfants à la pauvreté des classes laborieuses, doit bientôt s’exiler dans les îles anglo-normandes à la suite du coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Une période de purgatoire où, entre contemplation, peinture et séances de spiritisme, Hugo l’humaniste doute avant d’exhumer, en 1859, son manuscrit inachevé du fond d’une malle pour l’emmener, dans un souffle puissant, jusqu’aux sommets.

Les liaisons scandaleuses

 

Jusqu'au 14 mars 2022 sur ARTE.tv 

C'est à la veille de la Révolution, en 1782, que paraît "Les liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos : ce volet de la série documentaire "Les grands romans du scandale" propose une éclairante anatomie de ce chef-d’oeuvre, à la fois manuel libertin et satire sociale. 

"Le vice monstrueux s’y fait voir dans toute sa difformité." À sa publication en 1782, Les liaisons dangereuses scandalise et déchaîne les passions. On le lit sous le manteau et dans les alcôves pour mieux s’offusquer de son parfum de soufre et de ses allusions sexuelles. Composé de 175 lettres d’un duo machiavélique d’aristocrates − partenaires puis ennemis −, le roman, brillant traité de libertinage, entremêle dans une langue raffinée amour, vengeance et manigances. Jugé immoral, le livre est surtout voué aux gémonies comme corrupteur d’âmes, celle des jeunes filles en particulier. Plus encore que le vicomte de Valmont, séducteur débauché, la diabolique marquise de Merteuil sidère et dérange. Manipulatrice à l’intelligence redoutable, cette veuve et amante blessée, qui aspire au pouvoir des hommes, se bat pour le conquérir dans une guerre des sexes sans merci, menant le jeu au fil d’intrigues sophistiquées. À travers cette héroïne du XVIIIe siècle, jusque-là sans équivalent en littérature, Choderlos de Laclos dénonce la domination masculine − qu’illustre aussi cruellement le viol par Valmont de la jeune Cécile de Volanges, pour laquelle Mme de Merteuil exprime, à son tour, un désir à peine voilé. Car en homme des Lumières et lecteur de Rousseau, l’auteur dresse, dans ce roman épistolaire virtuose, le portrait d’une société hiérarchisée délétère que seule une révolution serait en mesure de réformer.

Le procès d'Emma Bovary

 

Jusqu'au 14 mars 2022, sur ARTE Replay, un documentaire sur le procès intenté à Gustave Flaubert et son héroïne transgressive, et raconte également la mise au pilori des femmes par une société patriarcale conservatrice dominante.

Le 31 janvier 1857, Gustave Flaubert prend place au banc des accusés de la sixième chambre correctionnelle de Paris pour outrage à la morale publique et à la religion. L’accusée, la vraie, c’est, à travers lui, Emma Bovary, héroïne aux mille visages et mille désirs, coupable sans doute d’une impardonnable envie de vivre. Le procureur Ernest Pinard, porte-parole d’une époque conservatrice, qui avait su déceler la profondeur subversive du roman malgré les nombreux retraits entre le scénario (autrement plus salé) précédemment établi par l’écrivain et la version définitive, le dit lui-même : Emma Bovary exerce "une domination sur tous les hommes qui l’entourent". Exercer une domination sur les hommes ? Et ainsi échapper à sa condition ? Il n’en faut pas plus pour mobiliser la société patriarcale et conservatrice de l’époque, qui craint plus que tout de voir son ordre social remis en cause. Flaubert sera acquitté ; le scandale rendra Emma immortelle.

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Le monde de Marcel Proust

 

Jusqu'au 5 février 2022, sur ARTE Replay, un documentaire tissé d’archives, des souvenirs de Céleste Albaret, la célèbre gouvernante de l'écrivain, et de lectures d’extraits donne vie à l’éblouissant tableau d’une époque engloutie que constitue "À la recherche du temps perdu".

Faisant dialoguer des photographies et films d’époque – dont, en leitmotiv, la sortie d’une messe de mariage où apparaît une silhouette qui pourrait être celle de Marcel Proust – avec la voix de Céleste Albaret et des lectures d’extraits savamment choisis, Thierry Thomas part, dans les pas de l’écrivain disparu il y a bientôt un siècle, le 18 novembre 1922, à la recherche de ce "temps perdu" qu’il a magistralement sauvé de l’oubli. Arpentant le quartier parisien de la Madeleine (l’auteur y écrivait dans sa chambre tapissée de liège du 102 boulevard Haussmann, reconstituée au musée Carnavalet), la promenade de Cabourg ou encore sa villégiature d’enfance dans les environs de Chartres, rebaptisée Illiers-Combray en son honneur, ce documentaire élégant nous plonge dans une époque révolue pour donner vie au monument de la littérature qui a fini par l’incarner tout entière dans nos imaginaires. 

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Emma Bovary

 

Un film adapté du roman "Madame Bovary" de Gustave Flaubert sera diffusé le 13 décembre à 21h05 sur France 2

Extrait de la présentation :

"... À l'écran, le film de Didier Bivel se révèle très accessible et assez court (1h42). L'univers réaliste de Flaubert est moins respecté que dans l'adaptation de Claude Chabrol (2h23), l'intrigue est un peu moins fouillée, mais la narration est plus rythmée. Dans les canons de ce qui se fait actuellement sur les plateformes de streaming. "Chabrol avait fait quelque chose de plus sociologique. Notre adaptation est plus romanesque", estime Laurence Bachman." 

Hervé Guibert, la mort propagande

 

Après une première diffusion sur ARTE le 2 décembre 2021, une rediffusion le dimanche 12 décembre 2021 à 05:00, le documentaire reste disponible en replay sur ARTE.tv jusqu'au 29/01/2022

Présentation :

Trente ans après la mort, en décembre 1991, du journaliste, écrivain, scénariste et photographe, David Teboul ("Sigmund Freud, un juif sans Dieu") rend un émouvant hommage à cette figure intellectuelle et homosexuelle des années 1980, dans un documentaire composé de photographies et planches contacts, souvent inédites, d’Hervé Guibert, de films super-8 de son enfance et d’images puisées dans les quatorze heures de rushes de son transgressif film-testament "La pudeur ou l’impudeur", où il a visuellement mis en scène les derniers moments de sa vie. Construit à la manière d’un hymne "guibertien" à l'amour, au corps, au sexe et au désir, Hervé Guibert, "la mort propagande" – titre de l’un de ses premiers essais paru en 1977 – réunit, dans le décor de lieux aimés – les plages italiennes, la villa Médicis à Rome, l’île d’Elbe où il repose – les images de ceux qui comptèrent parmi ses très proches : Thierry Jouno, l’homme de sa vie mort du sida en 1992 ; son épouse Christine Guibert ; ses amis, le philosophe Michel Foucault – emporté lui aussi par le VIH en 1984 –, les écrivains Eugène Savitzkaya et Mathieu Lindon (qui l’a raconté dans son livre "Hervelino") ; mais aussi ses parents et ses deux grands-tantes adorées, Suzanne et Louise, avec lesquelles il entreprit de réaliser en 1980 un roman-photo. Nourri d’extraits de ses textes et lettres lus par le comédien Nicolas Maury, le portrait intime d’un créateur ancré dans son époque, dévastée par la pandémie de sida, et dont l’inestimable legs nous aura ouvert les yeux sur l’effroyable maladie. 

Et lire aussi l'article paru le 2 décembre 2021 "« Hervé Guibert, la mort propagande » : un portrait personnel et intime de l’écrivain-photographe"

Nous

 

Un film documentaire de Alice Diop - disponible jusqu'au 29 janvier 2022 sur ARTE.tv 

Un voyage à travers la banlieue parisienne le long de la ligne B du RER, pour un portrait en mosaïque de ceux qui l’habitent. Inspirée par "Les passagers du Roissy-Express" de François Maspero, Alice Diop documente des vies "de peu", qui confluent vers un possible "nous".

 Au lendemain de la manifestation du 11 janvier 2015, en réaction aux attentats de" Charlie Hebdo" et de l'Hyper Cacher, "Libération" titre en une "Nous sommes un peuple", et Alice Diop ("La permanence") s’interroge sur cette foule très majoritairement blanche. À la manière de François Maspero dans son livre "Les passagers du Roissy-Express "(Seuil, 1990), la cinéaste décide alors d’entreprendre un voyage au long cours en suivant la ligne B du RER, à la rencontre de tous ces “autres” qui ne figurent pas sur la photo. De son enfance revisitée en Seine-Saint-Denis, sur les traces fugaces de parents émigrés du Sénégal dans les années 1960, aux sentiers d’une forêt automnale en vallée de Chevreuse empruntés par une chasse à courre en passant par le mémorial de la Shoah de Drancy, le périple met en lumière un territoire contrasté. Esquissant un portrait choral de Franciliens saisis dans leur quotidien, la réalisatrice tisse ainsi librement le récit d’un "nous" possible. Un ferrailleur malien au Bourget, une infirmière – la sœur d’Alice Diop –, visiteuse patiente de destins brinquebalés, des royalistes fervents qui assistent à la messe en mémoire de Louis XVI à la basilique de Saint-Denis, des adolescentes joueuses et tchatcheuses, l'écrivain Pierre Bergounioux ou des jeunes de cités émus par "La foule" d’Édith Piaf…: devant sa caméra défilent, sans ordre ni hiérarchie, comme à travers les vitres d’un train, visages et paysages de banlieue, pavillons avec jardins et grands ensembles, composant envers et malgré tout une vacillante mémoire collective.

Retour à Reims

 

Une adaptation du récit de Didier Eribon. Prochaine diffusion sur ARTE le 13 décembre 2021 à 01h50.

Jean-Gabriel Périot raconte l’histoire douloureuse et politique des ouvriers de France, grâce à un foisonnant montage d’archives reliant l’intime au collectif et la voix d’Adèle Haenel.

Comment porter à l’écran "Retour à Reims "(Fayard, 2009) – par ailleurs objet d’une adaptation théâtrale de Thomas Ostermeier en 2017 –, le magistral et tranchant best-seller de Didier Eribon, récit autobiographique et sociologique passant volontiers d’une temporalité à l’autre ? Jean-Gabriel Périot ("Une jeunesse allemande") a rétabli la chronologie et pris comme fil conducteur l’histoire de la classe ouvrière, en s’attachant aux trajectoires des parents de l’auteur, notamment de sa mère. Placée à l’hospice de la Charité quand sa propre mère partit travailler en Allemagne après la défaite de 1940, celle-ci dut renoncer à devenir institutrice. Contrainte par l’institution de se mettre au travail après le certificat d’études, elle devint employée de maison, métier tacitement en butte au harcèlement des maîtres de maison, et épousa un ouvrier. "Les lois de l’endogamie sociale sont aussi fortes que celles de la reproduction scolaire, et étroitement liées à celle-ci", écrira Didier Eribon, au sujet de leur rencontre dans un bal populaire...

Germinal

 

A partir du 27 octobre 2021, sur France 2, une série télévisuelle d'après l'oeuvre d'Emile Zola.

Avec Louis Peres (Étienne Lantier), Guillaume de Tonquédec (Philippe Hennebeau), Alix Poisson (La Maheude), Thierry Godard (Le Maheu), Natacha Lindinger (Mme Hennebeau), Sami Bouajila (Victor Deneulin), Jonas Bloquet (Antoine Chaval), Rose-Marie Perreault (Catherine Maheu)...

Après avoir dû fuir Lille, Etienne Lantier se réfugie à Montsou où il est engagé comme mineur. Il rencontre les Maheu et tombe amoureux de leur fille Catherine mais celle-ci est courtisée par Chaval et semble lui donner sa préférence. Au contact des mineurs, Etienne se révolte contre la misère dans laquelle ils sont tenus par la Compagnie des Mines. Quand cette dernière décide de baisser les salaires, Etienne pousse à la grève et prend la tête de la contestation. Les semaines s’écoulent, les grévistes affamés luttent, mais sont victimes d'une répression violente. Etienne ne peut cependant renoncer à son idéal ; il sait qu'un jour la force ouvrière, encore en germination, viendra à bout des injustices.

  • A la télévision ou en replay ICI

Colonisation, une histoire francaise

 

Le lundi 4 octobre à partir de 21:05, sur France 3

L'histoire de la colonisation française, d’Alger à Madagascar et de Dakar à Saigon

En trois épisodes de 60 minutes, la série documentaire exceptionnelle « Colonisation, une histoire française » revient pour la première fois à la télévision sur l’histoire de la colonisation française, d’Alger à Madagascar et de Dakar à Saigon. De cette confrontation violente entre des peuples va naître une irréversible communauté de destin. Une histoire qui nous raconte aussi la France d’aujourd’hui.

Est-il enfin possible de regarder en face ce passé colonial qui trouble encore aujourd’hui les mémoires et qui exacerbe les identités au point de mettre en péril le creuset républicain ?

 

Il y a 6 ans : les attentats du 13 novembre 2015

 

Alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’ouvre le 8 septembre 2021, des témoignages.

1*- Une exposition de photographies  2*- Des livres

3*- A la radio

  •  “13 novembre, l’audience est ouverte”, dimanche 5 septembre à 20h50 sur France 5
  • "Les cicatrices du 13 novembre", Interception - France Inter, le 5 septembre 2021

4*- A la télévision

  • V13”, du lundi 27 septembre au vendredi 1er octobre 2021 à 20h30 sur LCP

Edgar Morin, journal d'une vie

 

Le jeudi 8 juillet à 23h55 sur ARTE

Réalisation : Jean-Michel Djian

Embrassant les disciplines académiques, le sociologue Edgar Morin, né en 1921, a traversé son siècle en observateur éclairé et en chercheur indiscipliné. Jean-Michel Djian lui consacre un lumineux portrait, tissé de ses interviews passées et récentes.

Philosophe de la complexité, sociologue des pratiques culturelles et pourfendeur de l’incurie de l’enseignement de la pensée, Edgar Morin a renouvelé, avec autant de rigueur que de conviction, la figure de l’intellectuel. Au seuil des années 1980, il figure parmi les premiers à pressentir les ravages de la "mondialisation techno-économique" sur notre fragile "Terre-Patrie" (titre de l’un de ses ouvrages) et les désastres dont elle menace l’humanité. Né Edgar Nahoum à Paris, en 1921, dans une famille de commerçants juifs originaire de Salonique, il rejoint encore adolescent le courant pacifiste et antifasciste. La guerre venue, tout juste diplômé en histoire et en droit, il s’engage à Toulouse, en 1942, dans les rangs de la Résistance communiste, où il adopte le pseudonyme de Morin dont il ne s’est plus départi. Auteur d’une centaine d’ouvrages, docteur "honoris causa" d’une quarantaine d’universités dans le monde, Edgar Morin n’a eu de cesse de s’interroger et d’interroger ses contemporains afin de donner du sens à la fraternité qui nous fait tenir ensemble, malgré l’adversité.  

Engagement humaniste
Comment esquisser les grandes lignes d’une vie aussi féconde, tout entière dédiée à la pensée et à l’engagement humaniste ? Suivant un fil chronologique, du Paris de l’avant-guerre à son refuge sur les rives de la Méditerranée d’aujourd’hui, en passant par son incursion au californien Salk Institute, où directeur de recherche du CNRS il posa un temps ses valises, ce portrait retrace ses compagnonnages intellectuels (avec le philosophe Régis Debray, les idéaux du communisme), ses fidélités indéfectibles (avec le couple Duras-Antelme) comme les rares frictions avec ses pairs, notamment Pierre Bourdieu. Alors qu’Edgar Morin fête ce 8 juillet son centième anniversaire, Jean-Michel Djian, en tissant ensemble un choix éclairant d’archives filmées, de ses interviews, passées et récentes, et de ceux qui l’ont côtoyé, donne à entendre la voix de l’un de nos plus vaillants résistants au conformisme des idées.

Sur les traces de Gerda Taro

 

A une époque où s'inventait le photojournalisme, Gerda Taro photographiait la tragédie de la guerre d'Espagne. Elle créait une œuvre pionnière, avant de perdre la vie, à la veille de ses 27 ans. De l'Allemagne hitlérienne, aux combats désespérés de la République espagnole, en passant par la bohème parisienne de l'entre-deux-guerres, sa courte vie a traversé toute la grande histoire de la première partie du XXe siècle. Ses photographies expriment la folie des hommes, la douleur de la guerre mais aussi l'idéal de fraternité et l'espoir d'un monde meilleur. Compagne de Robert Capa, son nom, disparu de la mémoire collective, a récemment resurgi des limbes de l'oubli.

En partenariat avec le Journal des Femmes.

Simone de Beauvoir, l'aventure d'être soi

 

La chaîne de télévision LCP a rediffusé le 19 juin 2021  ce documentaire de Fabrice Gardel et Mathieu Weschler

Quelle est la modernité de la vie et de l'œuvre Simone de Beauvoir ? Pourquoi reste-t-elle une référence pour la majorité des féministes du monde entier ? Pourquoi Le Deuxième sexe est-il toujours un livre incontournable ?

Ce film retrace la trajectoire, les lignes de force d’un des esprits les plus libres du XXIe siècle. L’ambition de ce documentaire est de rendre vivante, contemporaine l’auteure des Mémoires d’une jeune fille rangée. Pour cela des archives exceptionnelles et le témoignages de femmes puissantes venues d’horizon divers : Leïla Slimani, Elisabeth Badinter, Titiou Lecoq. 

En camping-car, une histoire de nos vacances

 

Le 20 juin 2021 à 22h35 sur FR 5

En 2018, l'historien et écrivain Ivan Jablonka a publié ses souvenirs d'étés et de voyages en famille dans "En camping-car". Rassemblant des images d'amateur des années 1980, il élargit son propos et brosse le portrait de toute une époque, et surtout de toute une génération qui, portée par le mouvement hippie et imprégnée de culture américaine, part en famille à la découverte de nouveaux espaces et des confins de l'Europe.

[La fiche du livre "En camping-car" d'Ivan Jablonka]

« La Ligne de démarcation, une France coupée en 2 »

 

Le 7 juin 2021 (première partie), un documentaire de Vincent Cointet sur France 3 télévision.

Entre juin 1940 et mars 1943, la ligne de démarcation a séparé les Français dans leur propre pays. Cette frontière honteuse, longue de 1 200 kilomètres, a fracturé la France en deux. Pendant presque trois ans, elle a commandé le quotidien des 40 millions de Français. Comment ont-ils vécu cette épreuve sans précédent ? Comment ont-ils aimé, échangé, circulé d’une zone à l’autre ? Comment ont-ils travaillé quand tout était bloqué, bouleversé ? Et cette frontière intérieure, comment l’ont-ils franchie quand leur vie était menacée ?

Imposée par l’occupant allemand après l’armistice de juin 1940, cette frontière intérieure, allant des Alpes aux Pyrénées, a divisé la France en deux : au nord, la zone occupée par les soldats d’Hitler. Au sud, la zone administrée par le régime de Vichy du maréchal Pétain. Ce film rappelle l’existence de cette frontière unique dans l’histoire de notre pays et lève le voile sur la tragédie qu’elle fut : le théâtre des errements honteux de la collaboration comme celui des actes les plus courageux, les plus nobles.

Aux images d’archives et de tournage sur les lieux autrefois traversés par la ligne se mêlent des interviews avec les derniers témoins de cette époque. Des frontaliers racontent l’impact de la ligne sur leur vie quotidienne ; des fils et filles de passeurs racontent comment ils ont aidé leurs parents au péril de leur vie à faire passer clandestinement la ligne à des soldats évadés, des aviateurs abattus ou des familles entières en fuite. Des Juifs se rappellent comment ils ont dû franchir la ligne pour échapper aux persécutions. Certains ont même été arrêtés lors de leur passage et internés. Car la ligne de démarcation n’a pas seulement déstructuré la vie économique et sociale de tout un pays. Elle a aussi été un redoutable outil au service de la persécution et de la déportation des Juifs de France.

Une affaire de famille

 

Un film (et DVD) de Hirokazu Kore-eda

À Tokyo, une famille de marginaux recueille une fillette maltraitée... Drôle et déchirant, charnel et poétique, un film en état de grâce qui a valu à Hirokazu Kore-eda ("Nobody Knows", "Tel père, tel fils") la Palme d'or au Festival de Cannes 2018.

Dans une bicoque vétuste coincée entre deux immeubles, à Tokyo, cinq êtres unis par l'amour, la solidarité et le besoin survivent en marge de la société. Hatsue, la veuve à qui appartient la maison, fait office de grand-mère. Ouvrier précaire dans le bâtiment, Osamu garnit la table des vols à l'étalage qu'il accomplit avec le jeune Shota, le garçon d'une dizaine d'années qu'il a élevé (et formé) comme son fils. Nobuyo, la compagne d'Osamu, employée dans une blanchisserie industrielle, agrémente elle aussi l'ordinaire de menus larcins. Aki, une adolescente qui s'exhibe dans un peep-show, complète le cercle familial. Un soir d'hiver, Osamu et Shota découvrent une fillette de 4 ans transie devant chez elle et la ramènent à la maison. Ayant constaté qu'elle porte des traces de coups sur tout le corps, Nobuyo et Osamu ne se résolvent pas à la rendre à ses parents, et la petite Yuri devient un membre à part entière de la tribu.

Baisers cachés

 

Téléfilm de Didier Bivel sur France 2, le mercredi 12 mai 2021 à 21h05

Nathan, 16 ans, vit seul avec son père Stéphane. Nouveau venu au lycée, il est invité à une soirée. Il tombe alors sous le charme de Louis, un garçon de de sa classe. Celui-ci, en couple avec Laura, n'assume pas son attirance pour Nathan. Ils se retrouvent néanmoins à l'abri des regards et s'embrassent. Laura les surprend et les photographie. La photo est vite publiée sur Internet. L'effet boule de neige est immédiat. Stéphane découvre l'homosexualité de son fils Nathan. Il refuse dans un premier temps de lui parler. Si Nathan ne cherche pas à cacher ses sentiments, Louis pour sa part, nie son homosexualité. Il va même jusqu'à participer aux brimades et aux violences infligées à son ami...

Transidentité, le combat pour être soi

 

Sur France 5, le mardi 11 mai 2021 à 20h50 (dans le cadre de l'émission "Ils font bouger les lignes")

La transidentité est un terme complexe souvent méconnu, qui définit le sentiment de ne pas se sentir en accord avec le genre, féminin ou masculin attribué à sa naissance. Certains ont le sentiment d'être nés dans le mauvais corps. S'ils décident de changer de genre, ils doivent faire face au jugement de la société, parfois même aux insultes, aux coups ou à la mort. Quel regard la société porte-t-elle sur les personnes transgenres ? Olivier Delacroix part à la rencontre de celles et ceux qui ont choisi de se libérer d'un corps qui emprisonnait leur véritable identité. Un combat mené avec ou sans le consentement de leurs proches, parfois dans la plus grande solitude, dans l'espoir de devenir enfin eux-mêmes.

Documentaires de « La Ligne bleue » de FR 3

 

Les documentaires de « La Ligne bleue » de FR 3 racontent celles et ceux qui, au cœur de nos territoires, s’engagent, se battent, partagent des combats et des rêves. Engagés ou simples acteurs d’autres possibles, leurs combats sont personnels ou collectifs.

 

 

1*- Irène Frachon, droit au cœur

Diffusé le jeudi 29.04.21, disponible jusqu'au 28.06.21

Cela fait dix ans qu'elle attend le moment où, face à la mer, elle pourra se satisfaire du délibéré des juges dans le procès hors norme dit du Mediator. Le docteur Irène Frachon, pneumologue à l'hôpital de Brest, est "celle par qui le scandale est arrivé". Celle qui a lancé l'alerte de ce médicament nocif devant les autorités pour le faire interdire, l'a relayée dans les médias pour en faire une affaire, puis portée jusque devant les tribunaux. Ce documentaire, qui rend hommage à son combat, débute à l'été 2010 à Brest.

2*- Hommes des tempêtes

Au coeur de l'hiver 2017, Frédéric Brunnquell embarque à bord du «Joseph Roty II», un chalutier-usine français de 90 mètres, pour accompagner son équipage lors d'une campagne de pêche de deux mois, sans escale. Au large de l'Irlande, le navire et ses 55 hommes d'équipage se retrouvent au coeur de la tempête Fionn. Alors que les vents soufflent à 140 km/h et que les vagues dépassent 15 mètres, les marins placent toute leur confiance dans leur bateau et dans son capitaine. Leur vie à bord, sans aucun jour de repos, est réglée par les coups de chalut. Car, avant tout, ils sont venus pêcher le merlan bleu.

2*- Plogoff, les révoltés du nucléaire

Matin du 12 décembre 1974. Ce jour-là, en ouvrant leur journal, les habitants de Plogoff, en Bretagne, apprennent que leur commune fait partie des sites potentiels destinés à accueillir la plus grande centrale nucléaire jamais construite en France. Les 2300 habitants de ce petit bourg vont alors tout mettre en oeuvre pour dire "non" au nucléaire. Plogoff la révoltée entre dans l'Histoire. Il aura fallu 7 ans de lutte, de 1974 à 1981, six semaines d'affrontements au début des années 1980, une élection présidentielle, et avant tout, une mobilisation générale de tous, vent debout face aux boucliers des gendarmes, armés de pierres contre des fusils, pour venir à bout du projet d'EDF. Une victoire historique de la contestation antinucléaire en France.

4*- Pour ne pas les oublier

Les membres du collectif "Les Morts de la rue" récoltent des bribes de vie sur les invisibles, sans domicile fixe, précaires et isolées, qui bien souvent meurent seules, à la rue ou chez elles, dans l'indifférence. Avec ces morceaux de vie, ils tricotent des textes pour accompagner en mémoire ceux que la vie n'a pas épargnés, pour ne pas les oublier. Ce documentaire raconte à travers la voix et le regard de deux jeunes, Nina et Dorian, qui effectuent leur service civique au sein du collectif, le travail de cette association parisienne. Depuis 18 ans, Cécile et Christelle entourées de bénévoles récoltent des informations précieuses sur la vie et la mort dans la rue.

Vivre dans l'Allemagne en guerre

 

Un documentaire de Jérôme Prieur à la télévision (France 5) le dimanche 9 mai 2021 à 20h40

À partir de quelques journaux intimes et de lettres qui nous font entendre la voix des civils allemands, pour l'essentiel des femmes, à travers les images surprenantes des films amateurs tournés au fil des jours et des saisons, le film de Jérôme Prieur montre comment la Seconde guerre mondiale a été vécue en Allemagne loin du front, avant que le pays ne devienne une citadelle assiégée. Ces destins individuels nous plongent à l’intérieur du pays mis au pas par les nazis, dans la chronique ordinaire de la catastrophe de 1938 à 1945, de l'euphorie collective des premières conquêtes au déluge des bombes alliées, de la soumission à la colère, du crépuscule au désastre de l’Allemagne. 

Un récit par le bas inspiré par le livre de l'historien anglais Nicholas Stargardt "La Guerre allemande"

Femmes : les oubliées de la santé

 

Après avoir été diffusé le 20/04/2021 sur France 5 dans le cadre de l'émission "Le monde en face", ce documentaire est disponible en replay jusqu'au 19/06/2021

Réalisatrice :  Véronique Préault

Aujourd'hui en France et partout dans le monde, des milliers de femmes meurent parce que ce sont des femmes. Moins bien diagnostiquées que les hommes, moins vite soignées, elles échappent aux radars médicaux. Cette enquête s'intéresse d'abord au retard constaté dans le diagnostic des maladies cardiovasculaires chez les femmes et retrace comment, à chaque étape, celles-ci subissent une perte de chances. Pour comprendre les raisons profondes de cette discrimination, il faut remonter aux origines de la médecine et à l'hystérie. Il faut aussi revenir sur l'histoire des femmes et des médicaments, marquée par les scandales de la Thalidomide et du Distilbène.

Simone de Beauvoir, l'aventure d'être soi

 

Après une diffusion le 17 avril 2021, rediffusion de ce documentaire sur la chaîne de télévision LCP-Public-Sénat

  1. le 24 avril 2021 à 22h30
  2. le 25 avril 2021 à 10h30

35 ans qu'elle nous a quittés. Simone de Beauvoir est décédée le 14 avril 1986. À l'occasion de cet anniversaire, Public Sénat diffuse samedi soir un documentaire qui lui est consacré, intitulé Beauvoir : l'aventure d’être soi. Un portrait de cette icône du féminisme, une des plus grandes autrices et philosophes françaises à qui l'on doit, entre autres, Le deuxième sexe. Un essai féministe traduit en 121 langues, vendu à des millions d'exemplaires dans le monde entier. Et un féminisme très concret, comme le montre ce documentaire.

A la télévision [du 26 mars au 2 avril 2021]

 

  • Albert Camus, l'icône de la révolte : LCP, jeudi 26 mars 22h00
  • Oliver Sacks, biographie d'un médecin conteur : ARTE, samedi 27 mars à 22h40
  • Autisme, mon enfant, ma bataille : FRANCE 5, mardi 30 mars à 20h50
  • Patients : ARTE, mercredi 31 mars à 20h55
  • Loïc, séropo indétectable : LCP, jeudi 1 avril à 20h30
  • Les gardiennes : FRANCE 3, jeudi 1 avril à 21h05

Les damnés de la commune

 

Un film de Raphaël Meyssan diffusé sur ARTE le 23/03/2021 à 20h50 et en ligne gratuitement jusqu'au 20/05/2021 (durée 88 minutes)

D’après les romans graphiques de Raphaël Meyssan (Éditions Delcourt). Avec les voix de Yolande Moreau (Victorine) et Simon Abkarian (le narrateur). Avec la participation exceptionnelle de Mathieu Amalric, Fanny Ardant, Charles Berling, Sandrine Bonnaire, André Dussolier, Anouk Grinberg, Arthur H, Felix Moati, François Morel, Denys Podalydès de la Comédie-Française, Michel Vuillermoz, Jacques Weber.

Un soulèvement du 18 mars 1871 à la "Semaine sanglante" qui s'acheva le 28 mai 1871, Paris fit il y a 150 ans l'expérience d'une insurrection populaire et démocratique. Raphaël Meyssan nous plonge au cœur de cette révolution singulière, grâce à un étonnant dispositif esthétique, construit autour de gravures d'époque.À la fin des années 1860, Paris gronde. Dans un Second Empire qui se veut libéral, Napoléon III a chargé le préfet Haussmann de moderniser la capitale pour en faire un paradis de la grande bourgeoisie. Tandis que la misère et les loyers augmentent, la contestation populaire prend de l’ampleur. Pour affirmer son autorité, l’empereur tente de détourner la colère sociale contre un ennemi extérieur et déclare la guerre à la Prusse. Mais le conflit vire au fiasco. Le 3 septembre 1870, Napoléon III est fait prisonnier. L’empire s’effondre, la République est proclamée et le gouvernement provisoire, installé à Bordeaux, décide de négocier la paix avec les Prussiens. Dans la capitale assiégée, les habitants, eux, refusent de se rendre. Après une élection, la Commune de Paris est proclamée le 28 mars 1871 et, en deux mois, expérimente des réformes sur tous les terrains : politique sociale, éducative, culturelle, égalité des sexes, laïcité... Réfugiés à Versailles à l'instigation d'Adolphe Thiers, chef du gouvernement, les tenants de l’ordre, eux, remobilisent une armée prête à marcher sur Paris....

À mi-chemin entre Les misérables de Victor Hugo et les bandes dessinées documentaires de Joe Sacco, Raphaël Meyssan compose, en incluant le récit de Victorine, une jeune révoltée, une narration limpide qui parvient, à destination de tous les publics, à rendre fluide le chaos de la Commune. Une réussite.

Inceste, que justice soit faite

 

Un documentaire diffusé par France 5 et disponible jusqu'au 02.10.21

C’est l’un des tabous les plus tenaces de notre société, il concerne toutes les classes sociales, tous les milieux : quatre millions de Français ont été victimes d’inceste, 2 enfants par classe en moyenne endurent ce crime familial à huis clos. La quasi-totalité des victimes ne dévoilent jamais leur terrible secret. Devenues adultes, seules 10% d’entre elles se décident à faire éclater la vérité et à porter plainte contre le parent qui les a abusées. Mais seules 2 % d’entre elles obtiennent réparation par une condamnation. Le chemin judiciaire des victimes d’inceste est un parcours du combattant.

Emelyne, Christelle, Céline, Maé et sa fille… les filles et les femmes qui témoignent dans ce film ont le courage et la rage qui font avancer. En s’adressant à la justice, elles ignoraient qu’elles venaient de s’engager dans le plus grand combat de leur vie...

à la télévision, en replay et à la radio

 

♦ Choisir à 20 ans

À travers les parcours de soldats français qui, entre 1954 et 1962, refusent de participer à la guerre d'Algérie, retour sur une facette oubliée de l'histoire franco-algérienne. Certains de ces insoumis, soldats ou appelés, non-violents ou anticolonialistes, se réfugient alors en Suisse. Villi Hermann, lui-même ancien déserteur, recueille leurs témoignages.

 

♦ Nous paysans

En à peine un siècle, les paysans français ont vu leur monde être profondément bouleversé. Alors qu'ils constituaient autrefois la grande majorité du pays, ils ne sont plus aujourd'hui qu'une infime minorité et se retrouvent confrontés à un défi immense : continuer à nourrir la France. De la figure du simple métayer décrite par Emile Guillaumin au début du XXe siècle au lourd tribut payé par les paysans durant la Grande Guerre, des prémices de la mécanisation dans l'entre-deux-guerres à la figure ambivalente du paysan sous l'Occupation, de la course effrénée à l'industrialisation dans la France de l'après-guerre à la prise de conscience qu'il faut désormais repenser le modèle agricole et inventer l'agriculture de demain, le film revient sur la longue marche des paysans français, racontée par Guillaume Canet 

  Gainsbourg, toute une vie

Serge Gainsbourg s'est éteint le 2 mars 1991, à l'âge de 62 ans. SI le grand public est resté sur ses apparitions télévisées des années 80, il reste que Gainsbourg a eu plusieurs carrières avant ces dernières années. Gainsbourg débarrassé de ses masques, c'est le thème de ce documentaire en forme d'autoportrait : " En définitive, je suis resté en filigrane cet enfant timide et secret qui implique candeur, innocence, insoumission et sauvagerie". Chaque séquence de ce portrait pudique et passionné fait découvrir un Gainsbourg secret, intime, drôle et touchant, à bonne distance de Gainsbarre, son dernier visage public. 

 

« En thérapie » : La France de l'après Bataclan sur le divan

Une série télévisée sur ARTE (jusqu'au 27 jullet 2021)

Ce sont les attentats de novembre 2015 qui ont décidé Eric Toledano et Olivier Nakache à adapter cette série en France, alors que beaucoup ressentaient le besoin de parler et d’être écoutés. Ensemble, ils relèvent le défi d'un huis clos minimaliste, où toute l'attention du spectateur est portée sur les paroles des patients. Un art de l'écoute et du temps.

 

Marguerite Duras : "Il n'y a pas d'écriture sans douleur, ça n'existe pas"

 Une émission de France Inter "Le grand atelier", le 31 janvier 2021

Duras est morte il y a vingt cinq ans et elle est encore là, présente à notre esprit et dans nos vies de lecteurs.

Marguerite Duras a marqué. Petite femme immortalisée au 20ème siècle par le photographe Richard Avedon, en noir et blanc, de profil, facétieuse, elle attrape un morceau de sa jupe comme pour aller danser. Duras et ses excès de toutes sortes, son abus d’alcool ou cette manière de s’imposer dans la vie médiatique en se mêlant de tout, publiant des chroniques, des articles, usant de formules géniales et folles, « Morte, je peux encore écrire ! »

Duras, surtout, habitée par l’écriture. Plus de cinquante livres en cinquante ans, des Impudents à C’est tout en passant par Un barrage contre le Pacifique et l’Amant, un style qui évolue et devient culte au point d’être pastiché, des films aussi et du théâtre. Des histoires qui passent d’un livre à une pièce ou d’un livre à un film.

 

"La Princesse de Clèves" de Madame de La Fayette

En 5 épisodes radiophoniques sur France Culture

La Princesse de Clèves de Mme de La Fayette a été publié anonymement en 1678. Prototype du roman d’analyse psychologique, c’est aussi un roman historique, qui met en scène la vie à la cour des Valois dans les dernières années du règne d’Henri II, à la fin du XVIème siècle. Mme de La Fayette a connu La Rochefoucauld, Racine et Boileau, a été très proche de Mme de Sévigné, et elle a fréquenté les salons de Mme de Scudéry, qui symbolise les précieuses lettrées.

«En thérapie» : La France de l'après Bataclan sur le divan

 

Une série télévisée sur ARTE (jusqu'au 27 jullet 2021)

Ce sont les attentats de novembre 2015 qui ont décidé Eric Toledano et Olivier Nakache à adapter cette série en France, alors que beaucoup ressentaient le besoin de parler et d’être écoutés. Ensemble, ils relèvent le défi d'un huis clos minimaliste, où toute l'attention du spectateur est portée sur les paroles des patients. Un art de l'écoute et du temps.