Revues à lire

ECRITURE, HISTOIRES DE VIE, Littérature ...

Depuis 2015, des revues consacrées exclusivement à la littérature ou l’autobiographie. D’autres, dans un contexte plus général de formation, consacrent une partie de leur production à la démarche autobiographique, aux histoires de vie, à l’écriture, ou au hasard d’un numéro, un article, un dossier à un de ces sujets. 

 

Années antérieures  :    L'année 2014     L'année 2013 

Les carnets de chaminadour

 

Chaque année, à la suite des rencontres de Chaminadour, un CARNET est édité comprenant les actes des Rencontres de l'édition précédente.Y sont retranscrites les différentes interventions (conférences, table-rondes, débats...), illustrées de photographies. Treize carnets sont disponibles.

Les romans de la rentrée

 

Dossier du numéro 9 - septembre 2018 du "Nouveau Magazine Littéraire"

"Cosmopolitisme, ultraviolence, écolo-fiction : les romans de la rentrée

Ne croyez pas ceux qui vous annoncent la mort du roman – il est en pleine forme, comme en témoigne cette rentrée. C’est que la fiction bénéficie de la globalisation, en même temps qu’elle s’en méfie. Fini le temps où un écrivain français travaillait juché sur ses prédécesseurs de même langue et quelques étrangers. De là la floraison de nombreuses fictions ardemment cosmopolites. Loin de l’agonie prédite par ceux qui aimeraient le remplacer par du témoignage, le roman pourrait bien ainsi connaître un nouvel âge d’or."

 

Poétique de l'exil

 

Sur le site du Nouveau Magazine Littéraire

Cinq poètes mettent de nouveaux mots sur la tragédie humaine que l'on nomme avec froideur la « question migratoire ». 

 [le départ de Raphaël Glucksmann : 3 points de vue]

Décoloniser la langue française

 

Le n°10 - juin 2018 de la revue DU CRIEUR

Pour son numéro 10, la Revue du Crieur revient sur les annonces récentes faites par Emmanuel Macron à l’occasion de la Journée mondiale de la francophonie : Achille Mbembe, Alain Mabanckou, Françoise Vergès et Nadia Yala Kisukidi prolongent la discussion, analysent les imaginaires qui accompagnent cette Francophonie datée et dépolitisée, et proposent d’entreprendre une décolonisation de la langue et une dénationalisation du français qui ne soient pas que de façade…

"Le meilleur de la rentrée littéraire"

 

Le numéro de rentrée de la revue LIRE - 23 août 2018 - n°468

Beauvoir, les clefs de la liberté

 

Le numéro 213 de la revue LE 1

Avec entre autres

 

James Baldwin : le feu, le sexe, la race

 

Un dossier de la revue LE MATRICULE DES ANGES - n° 195 - Juillet/Août 2018

"Essayiste et romancier, cet acteur majeur du mouvement des droits civiques aux États-Unis a su questionner l’inhumanité de son temps. Il place son oeuvre, sensuelle et transgressive, poétique et politique, au coeur de l’identité."

Littératures Féministes

 

Numéro hors série des Inrockuptibles 2

Portraits, entretients, analyses, ces 100 pages vous proposent un panaroma des grandes figures qui ont mis la femme au centre de toutes les attentions : pensées féministes, un regard féminin, écritures engagées, voici les trois axes de réflexion qui ont orienté notre hors-série consacré à ces auteures majeures et essentielles que sont Beauvoir, Wharton, Sand, Ronell, Perkins, Oksanen, Atwood, Austen, Kasischke, Adichie, Badinter, Butler, Colette, Cixous, Carter, Djebar, Ernau, Le Guin, McCullers, Lispector, Lessing, Gay, Greer, Jelinek, Hooks, et toutes les autres...

George Sand - L'INSOUMISE

 

Un hors-série du journal LE MONDE - juillet 2018

Libre-penseuse, féministe avant l’heure et socialiste par conviction, George Sand ne peut être réduite à ses amours tumultueuses avec Musset et Chopin, ou à la « bonne dame de Nohant », auteure de La Mare au diable. Femme de lettre saluée par Hugo, Balzac, Flaubert, Dostoïevski, Sand participa à tous les combats de son temps, qu’il s’agisse de politique, de la condition des femmes ou de l’identité sexuelle. Baudelaire la détestait, Beauvoir, aussi, Sagan, en revanche, l’admirait. Le Monde, lui, se penche sur cette écrivaine hors norme…

Portrait
« Tôt ou tard, on en revient à l’essentiel : l’histoire en train de se faire, les rapports entre les hommes et les femmes, les positions politiques », écrit Martine Reid dans le portrait qu’elle consacre à la « bonne dame de Nohant ». Spécialiste de littérature du XIXe siècle, à l’initiative de la réédition de plusieurs ouvrages de George Sand, elle propose d’entrer dans l’œuvre de la femme libre par le biais de ses combats politiques et de son ancrage dans son Berry natal.

L'œuvre
Les extraits proposés dans ce hors-série permettent de prendre la mesure d’une oeuvre considérable. Ils témoignent de la production littéraire extrêmement variée de George Sand. Une œuvre profondément « romanesque », dans laquelle elle n’entendait pas dissimuler son intérêt continu pour les questions politiques, la condition des femmes et l’identité sexuée, mais aussi les chagrins personnels, les goûts et les choix esthétiques.

L'entretien
Historienne, spécialiste du XIXe siècle et de l’Histoire des femmes, Michelle Perrot a choisi d’aborder Sand à travers Nohant, maison de famille dont elle a hérité. Une rencontre à travers un lieu, afin de saisir la fascination qu’il avait exercée, l’énergie qu’il avait absorbée, l’influence que peut-être il avait eue sur l’œuvre de l’écrivaine.

Débats et hommages
Une femme en littérature ? Une femme qui disposerait d’un talent comparable à celui d’un Honoré de Balzac ou d’un Victor Hugo ? La critique demeurera longtemps divisée. Jules Renard la traita de « vache bretonne de la littérature » et Nietzsche de « vache à écrire ». Mais ces critiques tendent parfois à faire oublier leur pendant : l’enthousiasme et les hommages nombreux attachés à une personnalité et à une oeuvre hors du commun. C’est le cas de nombreux écrivains de sa génération.

Ladies first

 

Un dossier de la revue "AMERICA" n° 06 - Eté 2018

Women’s March, affaire Weinstein, mouvement #MeToo : la question féminine, depuis un an et demi, embrase l’actualité des États-Unis. Est-ce un hasard si ces événements ont éclaté sous le règne du président le plus misogyne de l’histoire du pays ?
Quarante ans après Le Monde selon Garp, John Irving revient sur la question du genre dans un pays qu’il juge plus désuni que jamais. Le retour de la « bigoterie », c’est aussi ce que nous raconte Philippe Coste à l’occasion de son enquête sur l’avortement, dans l’Arkansas.
Mais les choses bougent et le rôle des femmes dans ce sursaut est déterminant. Toni Morisson, Leïla Slimani, Siri Hustvedt, Jesmyn Ward, Corine Lesnes, Lauren Groff et bien d’autres vous racontent comment évoluent la condition et l’engagement féminins aux États-Unis.
Enfin, America vous propose 10 livres incontournables à savourer cet été, dont My Absolute Darling de Gabriel Tallent. À moins que vous ne préfériez (re)découvrir un des chefs d’œuvre de Philip Roth, à qui François Busnel rend un ultime hommage.

femmes au travail

 

Dossier du numéro 78 de la revue de l'APA "LA FAUTE A ROUSSEAU" - Juin 2018

...Dans des textes autobiographiques, nombreux, du fonds de l'APA, dans des récits d'expériences, des reportages, dans les témoignages qu'a suscités le thème de ce dossier, ouvrières, enseignantes, soignantes, commerçantes, artistes ou "femmes au foyer" sont nombreuses à écrire sur ce pan très important de leur vie dans des secteurs aussi variés que l'usine, la classe, le commerceou... la synaguogue...

Patrick Chamoiseau : "L'objet de l'art, c'est l'humaine condition"

 

Un entretien de Patrick Chaoiseau paru dans "PAPIERS" la revue de FRANCE CULTURE n° 25 - juillet/septembre 2018

L'écrivain martiniquais raconte ici comment l'enfant créolophone qu'il était a appris la langue française. Et cooment, devenu écrivain, il a su mêler les deux langues, avec des variations infinies d'un livre à l'autre...

1984 de George Orwell

 

Un article dans LIRE n° 466 - juin 2018

Avec cette description d’une société totalitaire où police de la pensée et contrôle de la langue anéantissent toute réflexion individuelle, l’auteur britannique est devenu l’un des penseurs politiques majeurs du 20è siècle. Une oeuvre visionnaire à redécouvrir dans une nouvelle traduction.

11 histoires de séduction

 

Un recueil de nouvelles proposées pour cet été par la revue "Le 1" (Hors-série nouvelles)

Après le succès des deux premiers recueils de nouvelles ayant rythmé les étés 2016 et 2017, le 1 revient cette année avec 11 histoires de séduction racontées par Philippe Claudel, Véronique Olmi, Lola Lafon, Olivier Adam, Philippe Jaenada, Monica Sabolo, François-Henry Désérable, Carole Martinez, David Foenkinos, Léonor de Récondo et Kaouther Admi.

"Notre Mai 68"

 

Un cahier de l'APA (n° 67 - mai 2018)

Ce Cahier forme une mosaïque d’expériences et d’écritures qui font comprendre le vécu d’auteurs représentant différentes générations et strates de la société, en province comme à Paris, et les transformations profondes, sur les plans collectif et individuel, de l’après-Mai.

Philip Roth : son Amérique

 

Le numéro 204 - 30 mai 2018 de la revue "Le 1"

Editorial d'Eric Fottorino :

Philip Roth était-il à lui seul un Complot contre l’Amérique ? Oui, assurément, si on accepte que la littérature soit ce cocktail explosif de mots qui vous saute à la figure et fait trembler tout un pays et ses élites bien-pensantes en même temps que les lignes de la page. La bêtise à front bas, les hypocrisies sociales, le politiquement correct, le rêve américain qu’il retournait comme un gant pour en révéler chaque déchirure : l’œuvre romanesque de Philip Roth peut être lue comme une entreprise politique, à condition, comme nous le dit François Busnel, de relier l’intime et le politique. 

Pas d’idées générales chez l’écrivain, rien que de petits faits, vrais ou faux, mais qui sonnent juste, pour dire la vérité des personnages dont le destin se confond souvent avec celui d’un pays tout entier. « Je frotte deux morceaux de réalité l’un contre l’autre pour que le feu en jaillisse », expliquait Philip Roth. Élucider le réel avec les armes de la fiction, ce fut son combat en trente et un rounds, si on accepte l’idée que chacun de ses livres fut une lutte contre lui-même et contre les démons de l’Amérique. « J’ai connu pas mal de défaites, concédait Roth, mais comme le boxeur Joe Louis, moi aussi j’ai fait du mieux que j’ai pu avec ce que j’avais. »

Il y avait lui, l’auteur. Et nous, les lecteurs. Des lecteurs du monde entier qui ont saisi quelque chose des États-Unis à travers son regard, on devrait dire ses regards multiples, sans parler de ses propres doubles qui aiguisaient son œil absolu. « Lire Philip Roth, écrivait André Clavel dans le premier numéro de notre trimestriel America, c’est revisiter un demi-siècle d’histoire américaine en un long travelling qui va de la tourmente maccarthyste – J’ai épousé un communiste – à la dictature du politiquement correct des années Clinton – La Tache – en passant par le traumatisme vietnamien dans Pastorale américaine. » Lorsque Donald Trump est entré à la Maison Blanche, c’est un autre roman, le fameux Complot contre l’Amérique, qui a rétrospectivement frappé les esprits. Campé sur ses peurs anciennes d’enfant juif, Roth rendait plus vrai que vrai un Charles Lindbergh triomphant de Roosevelt dans la course à la présidence, avec un discours antisémite et un slogan, « America First »…

De cette œuvre achevée, puisqu’il avait décidé en 2012 de casser sa plume, l’auteur d’Opération Shylock nous aura aussi éclairés mieux que personne sur l’art d’être un autre. Sans jugement sentencieux ni affirmation péremptoire. Comme son ami Kundera, il aurait pu dire qu’un roman, loin d’avoir réponse à tout, a d’abord question à tout. 

Feuilles d'Automne

 

Le numéro 40 de la revue LES MOMENTS LITTERAIRES

Pour fêter ses vingt ans, la revue Les Moments Littéraires a choisi de mettre le journal intime à l’honneur. En mars 2017, la revue a proposé à des écrivains de publier les pages de leur journal intime, qu’ils tiendraient entre le 23 et le 29 octobre 2017 ; la même semaine pour tous fut la seule contrainte. Parmi les écrivains qui ont répondu à notre demande, certains tiennent régulièrement leur journal intime, d’autres se sont prêtés à cet exercice à l’occasion de ce projet.

Après Lire les journaux intimes, un texte introductif de Michel Braud, le n°40 vous propose les pages de vingt-cinq journaux intimes. Etude de soi, regard sur les autres, carnet de voyage, actualité, ressouvenir, réflexion sur le journal intime, indignation, douleur ou joie… chaque écrivain a ses préoccupations, chaque journal son style. Au final ce projet aboutit à un numéro témoin de la richesse et de la diversité du journal intime.

Les écrivains au sommaire du n°40 : Pierre Bergounioux, René de Ceccatty, Anne Coudreuse, Colette Fellous, Claire Dumay, Roland Jaccard, Lambert Schlechter, Charles Juliet, Belinda Cannone, Annie Ernaux, Lydia Flem, Marcelin Pleynet, Béatrice Commengé, Michel Braud, Emmanuelle Pagano, Hervé Ferrage, Jocelyne François, Dominique Noguez, Patrick Combes, Denis Grozdanovitch, Christian Garcin, Camille Laurens, Anne Serre, Régine Detambel, Fabienne Jacob, Jeanne Hyvrard.

Venise, la cité des livres

 

Dossier de la revue LIRE n°465 - mai 2018

"...L'objet de ce dossier autour de la Sérénissime, vue à travers les livres, est d'en proposer une synthèse, en vous transportant -par la voie des canaux- d'un quartier à l'autre. Vous croiserez ainsi les spectres de Casanova, de Thomas Mann, de lord Byron ou Shakespeare, avec une halte au Café Florian, sur la place Saint-Marc ou au cimetière San Michele. Après tout, les oeuvres ne pourraient-elles pas se révéler d'excellents guides de voyage ? Pour savoir où déguster un Bellini, en lisant -pourquoi pas ?-, Paul Morand ou un bon Donna Leon" (extrait de la présentation de Baptiste Liger)

AMeRIcA n° 5

 

Dans ce numéro de la revue parue le 1er avril 2018 :

À la Une : un texte inédit de Margaret Atwood, l'auteure de La Servante écarlate, qui offre un manuel de résistance à l'ère Trump ; un entretien de 25 pages avec Jonathan Franzen, qui revient sur sa conception de la vérité, le rôle de l'écrivain, et l’implication des médias et des réseaux sociaux dans l’élection de Donald Trump ; ainsi qu'une nouvelle inédite de Cormac McCarthy, le géant le plus discret des lettres américaines, qui n'a rien publié en France depuis dix ans !

Au cœur de ce numéro, notre dossier « Into the wild : que reste-t-il de l’Amérique sauvage ? » America enquête sur la part sauvage des États-Unis avec la complicité des écrivains les plus emblématiques des grands espaces : Pete Fromm, Annie Proulx, TC Boyle, Philipp Meyer, Thomas McGuane, Jean Hegland, Craig Johnson, Alexandra Fuller, Jim Fergus, Jon Krakauer, Terry Tempest Williams … Découvrez également le récit de Ron Rash sur la pollution de l’eau dans les Appalaches, un reportage de Philippe Coste dans l’Oklahoma, bastion de l'industrie pétrolière, ou encore le texte de Yann Perreau sur la Nouvelle-Orléans, une ville musicale et joyeusement chaotique.

Sans oublier les chroniques subtiles de Douglas Kennedy, François Busnel, Olivia de Lamberterie, Augustin Trapenard, et l’incontournable poisson rouge de la Maison Blanche !

Lire, une expérience de la vie

 

Numér 8 - novembre 2017 de la revue "LE SUJET DANS LA CITE"

Présentation (extrait) :

... À l’heure où l’audio-visuel et le virtuel prennent de plus en plus de place dans l’expérience que les individus se font du monde et dans la construction de leur rapport avec eux-mêmes, où l’urgence du faire tend à supplanter la nécessité de l’intériorisation, et dans un contexte où l’apprentissage scolaire de la lecture, dans un souci exorbitant du texte, l’envisage le plus souvent comme un moment dissocié de l’existence ordinaire et de ses enjeux [1], qu’advient-il du « lire » et du « sujet lecteur », en quoi cette activité participe-t-elle de la vie ? Lire en tant qu’expérience de la vie invite à ne plus considérer la lecture comme une simple parenthèse mais dans sa dynamique d’emboîtement avec l’existence qui permet de la penser comme un processus de subjectivation spécifique, difficile à cerner, difficile à nommer mais pourtant si anthropologiquement fondateur. Citant Martha Nussbaum, Sandra Laugier revendique « de poser à un texte littéraire des questions concernant la façon dont nous pourrions vivre, en traitant l’œuvre comme une œuvre qui s’adresse aux intérêts et aux besoins pratiques du lecteur, et comme portant dans un certain sens sur nos vies [2] ». Il suffit pour s’en convaincre d’évoquer les expériences décisives de lecture qui ont marqué les grands auteurs et dont la narration est l’écho d’un vécu universellement partagé. Cet emboîtement « tient à la façon dont on est d’accord pour laisser agir des phrases, laisser agir des formes, les laisser errer à l’intérieur de nous quand on ne sait pas ce qu’on veut le leur laisser faire [3] ». La lecture suppose « un corps à corps permanent entre le lecteur et ses autres que sont les livres ...


[1] Voir Tzvetan Todorov, La littérature en péril, Paris, Flammarion, 2007 ; et plus récemment Hélène Merlin-Kajman, Lire dans la gueule du loup. Essai sur une zone à défendre, la littérature, Paris, Gallimard, 2016.

[2] Sandra Laugier, « Littérature, philosophie, morale », Fabula-LhT, n° 1, « Les philosophes lecteurs », février 2006, URL : http://www.fabula.org/lht/1/laugier.html

[3] Extrait de l’émission « Nouvelles vagues » sur France Culture, en date du 14 mars 2016 : « La lecture comme forme de vie », entretien avec Marielle Macé autour de son livre Façons de lire, manières d’être aux éditions Gallimard, 2011. 

 

 

 

Retour sur un classique : Isaac Bashevis Singer

 

Dossier de la revue TRANSFUGE n° 117 – mars 2018

C'est à l'occasion de la parution d'un inédit, Keila la Rouge, de l'écrivain juif Isaac Bashevis Singer, prix Nobel de littérature en 1978, que Transfuge a décidé de lui consacrer un dossier. Retour sur un écrivain et son œuvre, hantés par les fantômes et les démons du passé, et sur un homme à la vie épique et tourmentée. Ce dossier souligne bien la complexité de l’auteur attaché et au monde juif orthodoxe polonais dont il est issu et à la société sécularisée israélienne.

récits de filiation

 

Dossier du numéro 77 - février 2018 de LA FAUTE A ROUSSEAU, revue de l'APA

"...Voici des portraits de pères et de mères, et chaque fois, entre eux et leurs enfants, (rejetons uniques ou nombreuse progéniture…) des liens spécifiques, des accords ou des désaccords, des attitudes approuvées ou rejetées, des traits de caractère hérités. Voici également des filiations troublées ou rompues, avec des disparitions, des abandons, des manques, mais aussi des rencontres heureuses dans le cadre d’adoptions. Voici enfin des filiations idéales, rêvées ou devinées, et des transmissions spirituelles dans un contexte éducatif.

Le dossier évoque également certains écrivains dont l’œuvre reflète, de manière ponctuelle ou constante, la même préoccupation de l’origine et de la filiation : Pierre Bergounioux, Paul Auster, Christophe Honoré, Éric Fottorino, Daniel Mendelsohn… Vécues comme positives ou négatives, comme une contrainte ou comme un élan, la filiation, la parentalité et la transmission sont au cœur de la démarche autobiographique."

 

Boris Cyrulnik - De l’enfant persécuté à l’homme reconstruit

 

Le dossier du numéro 39 de la revue LES MOMENTS LITTERAIRES

Les Moments littéraires s’intéressent à l’autobiographie, un domaine où les souvenirs tiennent une place prépondérante. Lors de l’entretien que Boris Cyrulnik nous a accordé, outre son enfance et son parcours professionnel, nous avons évoqué, à la lumière de la neurologie et de son expérience de praticien, la difficulté de dire, la véracité autobiographique et, selon l’expression proustienne, l’édifice immense du souvenir.

 

Le dossier Boris Cyrulnik

  • Cartographie d'une vitesse de Croisade de Gérard Ostermann
  • Entretien avec Boris Cyrulnik
  • Je me souviens… de Boris Cyrulnik

 

Egalement au sommaire du n°39, Stéphane Lambert : La maison qui n'a pas existé : La question de l’intime est au cœur du cycle autobiographique (Mes morts, Mon corps mis à nu) de Stéphane Lambert, romancier, poète et essayiste. Nous publions un extrait d'un récit autobiographique en cours d'écriture.

 

TRACES DE LA VIE COLONIALE AU CONGO BELGE ET AU RUANDA-BURUNDI

 

La revue Congo Meuse n°12

Ce douzième numéro de Congo-Meuse choisit de mettre en lumière des documents, souvent inédits, qui éclairent vie quotidienne et mentalités. Ces textes ouvrent une fenêtre singulière sur la vie coloniale, des lendemains de la Première Guerre mondiale aux moments des Indépendances. Ils permettent de revisiter quelques facettes de l'Histoire à partir de témoignages d'acteurs de terrain et de voyageurs.

Une interview de Paul Auster

 

A l'occasion de la sortie de son dernier livre "4 3 2 1", la revue AMERICA n°4 publie une longue interview de Paul Auster et un chapître du livre.

"J'écris chaque livre comme s'il devait être le dernier. Alors, une impulsion nouvelle me soulève..."

Plongez dans l'univers de Paul Auster à travers 30 pages d'entretien dans lesquelles l'auteur s'exprime pour la première fois sur la présidence de Donald Trump et sur son nouveau roman, 4321, paru aux éditions Actes Sud.

Retour en grâce de Paul Auster

 

Une interview de Paul Auster à l'occasion de la sortie de son 19è roman "4 3 2 1", interview parue dans la revue TRANSFUGE - n°115-janvier 2018.

Quelques phrases extraites de l'interview

"Harvey Weinstein ? Il était le producteur le plus impitoyable qu'il m'a été donné de rencontrer !"

"Je voulais me concentrer sur cette métamorphose inouïe qui a lieu à vingt ans, lorsque d'enfants, nous devnons hommes ou femmes"

"C'est mon livre le plus politique"

"La question de la vie érotique me passionne, je sais qu'elle définit ma vie"

"Je ne lis plus beaucoup de romans, et plus de poésie"

En compagnie de Marie-Hélène Lafon

 

Une longue interview dans la revue "LA FEMELLE DU REQUIN" n° 48 - automne/hiver 2017.

"... Ce qui frappe, dès les premiers échanges, c'est la détermination de cette femme, une volonté farouche de s'affranchir des conventions du vieux monde paysan dans lequel elle a grandi, où tout paraissait réglé par des phrases sentences assenées comme des vérités de vie, où l'orgueil et l'idée de mésalliance ont brisé des existences..."

Français : la fabrique des mots

 

Le dossier du n° 172 de la revue "Le 1" - numéro double du 4 octobre 2017

Loin d’être un idiome figé, le français est constamment bousculé, réinventé au gré des époques. À l’occasion du 50e anniversaire du Petit Robert et de la parution d’une édition enrichie de 22 polyptyques signés par la peintre Fabienne Verdier, le 1 revient sur les évolutions récentes de notre langue, sans doute plus ouverte que jamais.

Avec une interview du linguiste Alain Rey "Je suis contre l'idée que la langue doit rester fermée pour subsister"

Le Matricule des Anges n° 187 - octobre 2017

 

Le Matricule des anges met à l'honneur ce mois-ci Jakuta Alikavazovic, qui fait paraître «L'Avancée de la nuit» (L'Olivier).
Au sommaire de ce N°187 : Pierre Souchon, Jean-Louis Baudry, Azad Ziya Eren, Laura Kasischke, Velimir Khlebnikov, Patrick Deville, Camille Laurens…

Perdre

 

Le dossier du numéro 76 - octobre 2017 de la revue "LA FAUTE A ROUSSEAU" de l'APA

Présentation :

Il y a tant de choses à perdre, d’un bout à l’autre de l’existence, et tant de « façons de perdre », selon le titre d’un recueil de de Julio Cortázar. Et tant de manières aussi de vivre ces pertes, de s’en emparer, de les surmonter. Tant et tant que ce dossier en donne seulement quelques pistes, petits cailloux perdus ou semés dans la forêt.

Cela commence avec les mots eux-mêmes, et ce verbe « perdre » qui a perdu son âme, comme le dit Sylvie Jouanny. Cela se poursuit avec le récit et l’impact de pertes plus ou moins importantes, plus ou moins douloureuses : quand on perd son chemin, ou des objets auxquels on est attaché, ou son travail (voir l’article d’Isabelle Valeyre « J’ai pas mérité ça »). On peut perdre sa liberté, ou sa raison, deux perspectives effrayantes qui sont abordées ici. Plus grave, car irréversible, la perte des êtres aimés…

Comme les écrivains font feu de tout bois, il est aussi question de ce qu’ils perdent, et notamment leurs propres manuscrits. Ou encore de la manière dont ils font, de la mémoire de ce qui est perdu, matière de leur œuvre, comme Georges Perec.

Mais la perte peut aussi ne pas être forcément du côté négatif, et c’est ainsi qu’Emmanuelle Arsan nous montre où est le « bonheur de perdre », et que le dernier mot pourrait appartenir à Denis Dabbadie : « Qui perd gagne ».

La chanson est-elle de la littérature ?

 

Dossier du numéro 460 - 26 octobre 2017 du magazine "LIRE"

Un an après l'attribution du Prix nobel de littéreature à Bob Dylan, LIRE revient sur la question "La chanson est-elle de la littérature ? "... Entre considérations historiques ou terminologiques, anecdotes, rencontres et interviews, voici un dossier éclairant quelques points sur les relations ténues entre les mots et les notes...." (extrait de la présentation de Baptiste Liger)

 

Irène Némirovsky, droit de suite sur ses aveuglements et dilemmes

 

Dans le numéro 584 -octobre 2017de la revue "LE MAGAZINE LITTERAIRE"

En partant du livre de l'américaine Susan Rbin Suleima, "La question Némirovsky. Vie, mort et héritage d'une écrivaine juive dans la France du XXè siècle" (éd. Albin Michel), Annette Wieviorka revient sur les ombres de cette écrivaine. Peu solidaire avec ses coreligionnaires persécutés, se refusant d'être assimilée "aux indésirables", elle en appelle à Pétain. Déjà dans son roman David Golder, l'auteure de l'admirable Suite française, utilise tous les clichés antisémites dignes du journal d'extrème droite Gringoire dans lequel elle publie...

Par ailleurs l'essentiel du numéro est consacré à HOMERE :

Extrait de la présentation : Puisqu’il nous parle toujours, puisqu’on en parle toujours, Homère a non seulement bien existé, mais il vit encore parmi nous. Il n’est pas besoin de tordre sa poésie, reposant sur une vision du monde éloignée de la nôtre, pour la rendre plus sonnante à nos modernes oreilles. Nous faisons la guerre mais nous nous détournons de sa figure sanglante ? Homère jette à nos pieds le cadavre martyrisé d’Hector. Imprégnés de préjugés judéo-chrétiens, nous cherchons à distinguer les victimes et les bourreaux ? En multipliant les points de vue, Homère nous renvoie à la ­réalité des conflits. Qui, dans L’Iliade, a la raison pour lui ? Les Grecs ou les Troyens ?... Les Grecs ont eu le génie de mettre leurs dieux à la hauteur des hommes en les lestant de passions terrestres. Ils n’ont pas pour autant élevé leurs héros à la hauteur des dieux : la colère déborde Achille, et Ulysse, bien que vaillant, préfère se sauver que de défendre Nestor un jour de déroute. L’ingénieux Ulysse pourrait-il être un lâche ? La marionnette de la déesse Athéna ? Pourquoi pas un affabulateur ? S’il est un personnage immortel, c’est en vertu de sa formidable ambiguïté.

 

"America", l'Amérique comme vous ne l'avaez jamais lue

 

Le numéro 3 d'America vient de paraître en kiosque et en librairie !

Retrouvez un grand entretien avec James Ellroy​, un inédit de Jim Harrison​, le parti pris de Siri Hustvedt​, Mark Twain​, un grand dossier sur le FBI face à Trump, des reportages de Philippe Besson​, Douglas Kennedy​, Éric Vuillard​... et les chroniques de Olivia de Lamberterie​, Augustin Trapenard​ et François Busnel​ !

Littérature israélienne

 

Numéro 1179 de "La nouvelle quinzaine littéraire".

Un panorama de la littérature israélienne qui serait passé de l'engagement à l'intime.
Une interview de Gilles Rozier sur le Yiddish, cette langue assassinée par les nazis au nom de la haine des juifs, assassinée par Staline au nom de la lutte contre les particularismes, déconsidérée par les Israéliens au nom de la lutte pour le citoyen "nouveau".

La rentrée littéraire - Nos coups de coeur, nos découvertes

 

Dans ce numéro 458 de "LIRE" les choix de la rédaction pour cette rentrée littéraire 2017.
Et aussi

• l'Algérie vue par les écrivains

• bienvenue chez Marc Dugain

• un très intéressant article intitulé "biographie d'un classique" à propos du livre "Les Misérables" de Victor Hugo

Les romans de la rentrée

 

Consacré à la rentrée littéraire 2017 et à ses enjeux, ce numéro 583 du Magazine Littéraire propose une première sélection des romans et essais qui ont marqué la rédaction.

Découvrez notre numéro spécial romans de la rentrée. Avec Grégoire Bouillier, Pauline Dreyfus, Daniel Rondeau, Fouad Laroui, Vincent Delecroix, Stéphane Audeguy, Arno Bertina, Kamel Daoud, Éric Reinhardt, Sorj Chalandon, Kaouther Adimi, Pierre Ducrozet, Yves Ravey, François-Henri Désérable, Jean-Marie Blas de Roblès, Emmanuel Todd, Camille Laurens.

Grand entretien avec Jacques Rancière. Selon le philosophe, « la fiction moderne donne du temps à ceux qui normalement ne l’ont pas », et cela se joue pour l’essentiel entre les années 1830 et 1950. Il revient sur cette « séquence » dans un nouveau recueil.

Dossier : L'esprit de résistance. La France est un pays où le mot « résistance » s’écrit aussi avec un R majuscule. C’est dire si la notion peut être capitale. Sauf qu’en l’espèce elle désigne le refus de se soumettre à l’occupant nazi pendant la dernière guerre. La Résistance tient une telle place dans la conscience et l’imaginaire qu’on en oublierait que la vie quotidienne en temps de paix est aussi faite d’innombrables résistances à ce qui nous est présenté comme des faits acquis, des diktats, des situations qui appellent la résignation. Il y a parfois de l’héroïsme à résister sur le plan personnel ou professionnel sans que cela n’entraîne un destin semblable à celui de Jean Moulin. Un fil invisible est tendu entre Blanquette, la chèvre de M. Seguin, qui s’efforce de tenir jusqu’à l’aube même si elle se sait promise au pire, et Paul Celan, explorant dans le seul verbe stehen toutes les virtualités de « résister », autant « tenir » que « se tenir ». Sur l’une comme sur l’autre plane le spectre de Job, premier des résistants, celui qui refuse d’abdiquer sa foi, sa raison, sa dignité sans comprendre. Il y a en toute résistance une ténacité désintéressée, une capacité d’obstination, un courage obscur qui frôlent l’inconscience. Cette énergie souterraine, dont nous ne nous savions pas capables avant qu’elle nous envahisse, nous irrigue et, nalement, nous révèle à nous-mêmes, les contri- buteurs de ce dossier l’illustrent chacun à sa manière, qu’il s’agisse de résister à la maladie, au terrorisme, aux pou- voirs, aux dénis, aux pressions, à la destruction...

Nouvelles - Le 1

 

Un numéro spécial de la revue "LE 1"

Cet été, le 1 va plus loin et publie, en partenariat avec La Grande Librairie, un recueil de 11 nouvelles inédites.
Ce livre réunit onze auteurs contemporains venus d’horizons différents mais familiers des pages du 1 et du plateau de François Busnel :
J.M.G. Le Clézio, Véronique Ovaldé, Erik Orsenna, Catherine Poulain, Tonino Benacquista, Karine Tuil, Metin Arditi, Lydie Salvayre, Valentine Goby, Natacha Appanah, Kenneth White. Ce recueil petit format, pour voyager léger cet été et emporter avec vous un petit bout d'ailleurs, est disponible en kiosques et en librairies à partir du 24 mai 2017.
6,90€

Jean-Noël Pancrazi, un rescapé en cavale

 

Dans le numéro 38 de la revue "MOMENTS LITTERAIRES"

La présentation :

C’est avec Madame Arnoul, paru dans la collection « Haute enfance » de Gallimard (Prix du livre Inter et Prix Albert Camus), que Jean-Noël Pancrazi a commencé, en 1995, sa trilogie de la mémoire familiale ; suivront un livre consacré à sa mère (Renée Camps) et un à son père (Long séjour).

Après cette trilogie familiale, loin de se cantonner dans un registre qui lui assure le succès auprès des lecteurs et du milieu littéraire, Jean-Noël Pancrazi n’hésite pas à se remettre en cause et à prendre des risques en écrivant Les Dollars des sables, un livre sulfureux sur le sexe, l'amour et l'argent et, après La Montagne, le portrait de sans-papiers (Indésirable).

Est-ce son enfance passée dans un village proche de Sétif, sur les hauts plateaux au climat âpre, dans un environnement difficile dû à une situation familiale tendue et à la violence des événements d’Algérie qui le fait, sans cesse, rechercher un ailleurs ? Jean-Noël Pancrazi vit comme un oiseau sur la branche.

Est-ce le fait d’être un rescapé des attentats d’Algérie (La Montagne) ou des années sida (Les Quartiers d’hiver) qui induit son empathie envers les démunis, les exclus, ceux qui n’ont pas trouvé de place dans ce monde ? Jean-Noël Pancrazi est un militant à sa façon : il ne se contente pas de faire le portrait d’un sans-papiers, il l’accompagne dans les démarches pour tenter d'obtenir sa carte de séjour. Ainsi essaye-t-il de mettre en accord ce qu’il écrit, vit et fait.

Quant à son écriture, elle est reconnaissable par le rythme des phrases, longues, amples et ciselées par de nombreuses incises, par le recours aux métaphores, aux analogies. La recherche du mot juste est une permanence chez l’auteur de Quartiers d'hiver, Prix Médicis. ...

Egalement au sommaire du n°38 

Claude Pugade-Renaud & Daniel Zimmermann : Journal à quatre mains

Claude Pujade-Renaud et Daniel Zimmermann  ont toujours pratiqué l’écriture à quatre mains (voir à ce sujet le dossier qui leurs était consacré dans le n°16 de la revue). Un de leurs exercices fut l’écriture d’un journal de bord de leur vie de couple. Nous vous présentons quelques extraits de « journal à quatre mains », tenu durant un quart de siècle.

Jocelyne François  : Journal 

Après Journal 1961-1989, Journal 1990-2000, Une vie d'écrivain et Le Solstice d'hiver : journal 2001-2007 trois volumes parus au Mercure de France, Jocelyne François, prix Femina pour Joue-nous « España », offre aux lecteurs des Moments Littéraires la suite inédite de son journal.

Vincent d’Indy : lettre

La chronique littéraire d’Anne Coudreuse

Transfuge n° 111 - septembre 2017

 

Avec deux longues interviews de Daniel Mendelsohn, l'auteur des Disparus, et de Eva Ionesco, auteure de Innocence