Propositions d'écriture

Règles générales

 

  • Ne pas dépasser les 4500 signes espaces compris
  • Préciser si, à la publication, votre texte peut ou non être signé et avec quel nom
  • Respecter la date limite d'envoi
  • Adresse pour envoyer votre texte : ateliers@ledireetlecrire.com

à la manière d’Abreu

 

Proposition le 2 mai 2020 (vos textes sont à envoyer avant le 20 mai)

Il y a 20 ans, les éditions José Corti publiaient un livre de chroniques Petites épiphanies de l’auteur brésilien Caio Fernando Abreu (prononcez « Abréou »), mort du sida en 1996. Ces chroniques, « en partie nourries par la vie intime de l’auteur et ses humeurs, du rose au noir, au gré de ses rencontres, de ses expériences, de ses enthousiasmes, et de ses pertes » sont aussi « des digressions ou divagations diverses » ou encore « l’observation de la vie politique et économique du pays » écrit dans sa préface, Claire Cayron, sa traductrice. Elle note également qu’Abreu s’autorise, dans ses chroniques, « l’usage de l’argot ou du langage parlé » voire l’emprunt à d’autres langues et que du côté du registre, il use de « l’interpellation /…/, l’imprécation /…/ ; le rire jusqu’à la dérision, et aussi l’humour /…/ ; les larmes ou les gémissements, voire les hurlements /…/ ; mais aussi l’émerveillement /…/, la jubilation, la douceur des sentiments et finalement l’intarissable espoir ».

Quand j’ai relu ces chroniques au tout début du confinement, il en est une qui a particulièrement retenu mon attention : Suggestions pour franchir le mois d’août, que nous reproduisons ci-dessous avec l’aimable autorisation des éditions José Corti, que je remercie, (autorisation qui prendra fin le 20 mai prochain, date à laquelle nous retirerons le texte du site).

La proposition 

Ce n’est pas un mois de confinement, mais quasiment deux, que vous aurez eu à franchir quand aura lieu la levée d’écrou. Vous avez développé des stratégies, des rituels, des manières de faire ou de ne pas faire, vous êtes passé par des sentiments divers et variés, vécu de mille et une façons vos jours et vos nuits, vu la vie de toutes les couleurs, du rose le plus vif au noir le plus noir et vous avez certainement, si jamais revenait le temps du confinement, des suggestions à faire quant à la manière de le franchir !

 Je vous propose donc d’écrire un texte, Suggestions pour franchir le temps du confinement, à la manière d’Abreu : choisissez votre ou vos registres, utilisez, ou pas, le leitmotiv Pour franchir le temps du confinement, collez complètement à la réalité ou laissez libre cours à votre imagination, la voie est libre. Seule et unique contrainte : ne pas dépasser les 4500 signes espaces compris.

Envoyez-nous vos textes avant le 20 mai, en format word, nous nous chargerons de les mettre en page et de les réunir dans un « calameo » qui sera publié sur le site.

A vos claviers !

En accord avec la maison Corti, ce lien ci-dessous n'est plus actif depuis le 20/05/2020

Franchir le temps du confinement

 

Nous publions des contributions sur ce thème qui nous sont parvenues après la proposition d'écriture de Michèle Cléach

A l’origine, la proposition d’écrire un texte à la manière de Fernando de Abreu.

Et ce qu’il y a de formidable avec une proposition d’écriture, c’est que chacun et chacune s’en saisit comme il l’entend.

Naissent alors des textes qui portent l’empreinte de leur auteur.e, de ce qu’il ou elle vit, a vécu et de son état d’esprit au moment où lui est arrivée la proposition.

On oublie alors le texte à l’origine de la proposition, et arrivent au lecteur et à la lectrice, des textes à l’empreinte toujours singulière.