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Le rire des amants, une épopée afghane

 

Du 21 janvier au 02 avril 2022, une exposition de photos d'artistes afghans, Pavillon Carré de Baudouin, 121 rue de Ménilmontant Paris 

Le Rire des Amants, une épopée afghane, ce sont 6 femmes et hommes de talent qui nous proposent d’entrer en résistance en faisant rayonner au Pavillon Carré de Baudouin la puissance de la création face à la violence rémanente. À travers l’exposition et les rencontres, les visiteurs sont invités à revenir sur une partie de l’histoire de l’Afghanistan et à tenter de saisir le vécu du peuple afghan qui alterne entre résignation, survie, doute, espoir… Rachel Deghati et Pierre Bongiovanni propose aux visiteurs de l’exposition d’explorer les univers de ces 6 artistes :
  1. L’amère rosée de Roya Heydari
  2. L’audace de la beauté de Fatimah Hossaini
  3. La couleur pour survivre de Roshanak
  4. Terres sombres de Naseer Turkmani
  5. Wrong place? de Massoud Hossaini
  6. Le ciel des yeux de Reza

Une vidéo d'oeuvres de Banksy

 

Banksy est un artiste de street art qui travaille sous pseudonyme. Son véritable nom et son identité exacte sont inconnus et font toujours l'objet de spéculations. Apparemment britannique et actif depuis les années 1990, il utilise la peinture au pochoir pour faire passer ses messages, qui mêlent souvent politique, humour et poésie. Ses œuvres sont des images humoristiques, parfois combinées à des slogans. Le message est généralement anarchiste, antimilitariste, anticapitaliste ou antisystème et ses personnages sont souvent des rats, des singes, des policiers, des soldats, des enfants, des personnes célèbres ou des personnes âgées.

https://www.museumtv.art/artnews/agendas/le-monde-de-banksy-transforme-la-gare-de-milan-le-temps-dune-exposition/

Sabine Weiss 1924-2021

 

Une photographe humaniste connue pour son observation de la vie et des émotions humaines ainsi que pour ses photographies de rues. Son œuvre a fait l’objet de nombreuses expositions personnelles, notamment à l’Art Institute of Chicago, à la Fondation Nationale de la Photographie, aux Rencontres d’Arles, à la Maison Européenne de la Photographie, au Jeu de Paume-Château de Tours et au Centre Georges-Pompidou, ainsi que d’expositions collectives au MoMA de New York, à la Bibliothèque Nationale de France ou au musée d’Art moderne de la ville de Paris.

L’autoportrait : rencontre avec les artistes Elsa et Johanna

 

Le jeudi 16 Décembre 2021 à 20:00 au cinéma MK2-Nation -  133 Bd Diderot, 75012 Paris

Le magazine L’Obs et mk2 Institut s’unissent pour donner la parole à celles et ceux qui questionnent notre époque, ses enjeux et ses mutations à travers l’image : les photographes et cinéastes.

Il s’agit d’ouvrir les yeux et les oreilles sur ce qui advient et que l’image fixe ou animée révèle, frontalement ou en creux. Prendre le temps de se pencher sur les œuvres de ces artistes, leur donner l’occasion d’expliquer leur démarche et ce que leurs images incarnent en écho au présent.

Qu’il soit empathique, engagé ou ironique, le regard des artistes nous rend plus profonds, plus intelligents et surtout plus vivants. Voilà pourquoi les images restent.
Un ou plusieurs photographes ou cinéastes sont invités à commenter leurs travaux, diffusés sur grand écran, à partir d’une thématique sociétale. 

Un temps est consacré à un échange avec le public présent.

Samuel Fosso

 

Jusqu'au 13 mars 2022, une exposition retraçant la carrière de Samuel Fosso, au MEP (Maison Européenne de la Photographie)  - 5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris (Tous les jours sauf lundi et mardi. Mercredi et vendredi 11h-20h. Jeudi 11h-22h. Samedi et dimanche 10h-20h).

"... Mêlant le médium photographique, le genre de l’autoportrait et la performance, son œuvre occupe aujourd’hui une place centrale sur la scène artistique internationale contemporaine.

Né au Cameroun en 1962, Samuel Fosso s’installe à Bangui, en Centrafrique, chez son oncle et débute une carrière de photographe de studio dès l’âge de 13 ans. En dehors de son travail de commande, il se crée une série d’avatars défiant les codes de la représentation. À partir de cette époque, Fosso n’aura de cesse de se réinventer dans des autoportraits qui lui permettent de traverser les frontières, qu’elles soient sociales, géographiques ou temporelles. Ses œuvres éprouvent les normes identitaires et célèbrent notre liberté à l’autodétermination.

Cette exposition, de plus de 300 tirages, rassemble des séries emblématiques et des travaux plus confidentiels, des photographies anciennes et inédites, dans un parcours majoritairement sériel. Elle rend compte du travail artistique de Samuel Fosso mais également de son parcours personnel par une mise en dialogue de ces deux perspectives."

La reconstruction de l’identité personnelle par la photographie, ...

 

Titre complet : « La reconstruction de l’identité personnelle par la photographie, dans les autobiographies d’Annie Ernaux, d’Anny Duperey, d’Hervé Guibert et de Lydia Flem »

Le 17 décembre 2021 à 14h00, soutenance de thèse de Sara Ziaee Shirvan

Présentation sur AUTOBIOSPHERE.com :

"L’accident, l’abus sexuel, le viol, le harcèlement moral, la violence, l’humiliation sociale et professionnelle ou encore la guerre sont parmi des causes probables du traumatisme d’un individu pour qui des effets post-traumatiques peuvent être omniprésents durant plusieurs années, et paralyser conséquemment certains aspects ou la totalité de sa vie.

La présence du traumatisme dans la littérature, qui n’a pas seulement attiré l’attention de nombreux écrivains, mais aussi des théoriciens, des philosophes ou encore des psychologues, nous a mené à nous demander de quelle manière l’événement traumatisant – qui rend l’individu sidéré et le pousse dans l’ombre et le silence – peut paraître dans la littérature et être traduit par elle. Notre hypothèse consiste ainsi à tenter de prouver comment l’auteur, après l’expérience d’un événement traumatisant, reconstruit son identité dans un récit de soi et à examiner quel est le rôle de la photographie dans ce processus de reconstruction. Les quatre auteurs de notre corpus – Annie Ernaux, Anny Duperey, Hervé Guibert et Lydia Flem –, ont été choisis selon deux points essentiels qu’ils ont en commun ..."

intime et autofictions

 

Expositions de photographies, jusqu'au 21 novembre 2021 - du mercredi au dimanche - Ancienne poste de Cergy, place des Cerclades - face à la Tour des Jeunes Mariés (Tour Bleue), Mail des Cerclades 95000 Cergy

"L’approche autobiographique a toujours existé dans la photographie, mais elle est longtemps restée à l’arrière-plan... Si on peut considérer que la première photo de l’intime est, en 1840, l’incroyable autoportrait d’Hippolyte Bayard en noyé (protestant ainsi contre l’oubli par l’Etat de sa propre invention de la photographie), pendant longtemps la mission du photographe était de montrer le monde extérieur, d’être un témoin, un observateur, un reporter. Bien sûr on peut retrouver des traces d’intimité chez Edward Weston, dès 1935, quand il réalise des nus de Charis Wilson qui deviendra sa compagne. Mais celui qui va définitivement ancrer l’intime dans une photographie de témoignage, c’est Robert Frank dans «Les Américains», qui se clôt par une photo prise au petit matin sur une route où l’on devine sa famille endormie dans un véhicule mal garé le long de la route. Quelques figures titulaires ont définitivement fait basculer la photographie dans l’autobiographie et l’intime. On peut citer Nan Goldin et sa «ballade de la dépendance sexuelle» (1986), toute l’école japonaise issue de Nobuyoshi Araki et de Daido Moriyama, ainsi que la filiation nordique qui s’ouvre avec Christer Strömholm, s’épanouit avec Anders Petersen et se multiplie au XXIème siècle avec JH Engstrom, Jacob Aue Sobol et beaucoup d’autres...
En France, l’arrivée quasi simultanée dans le sillage de Christian Caujolle de l’agence Vu d’Antoine d’Agata et de Michael Ackerman, à la fin des années 1990, ancrent définitivement le corps du photographe comme étant un élément constitutif du travail artistique. Désormais, le photographe est autant derrière l’appareil que devant, dans une sorte de dédoublement de personnalité. En accueillant dans cette édition quelques photographies emblématiques de Michael Ackerman et un film sur Antoine d’Agata, nous mettons justement en valeur ce basculement où l’intimité du photographe dialogue en prise directe avec le monde extérieur. Cette façon d’affirmer le « je » (que l’on pourrait prendre pour une forme d’égotisme quand il est mal géré) va aussi permettre de renouveler et de revivifier la photographie créative. En se rapprochant d’une forme de narration, les «mises en scènes» de l’intime vont devenir le pendant photographique de ce que l’on nomme en littérature « l’autofiction ». Ce genre mal défini nous a paru intéressant à mettre en parallèle avec la notion de l’intime photographique. Comment se dévoiler sans aller trop loin ? Comment faire de sa propre personne un personnage « extérieur » ? Comment éviter le piège de l’autocongratulation ou de l’autoflagellation ? Comment trouver la bonne distance quand on est à la fois l’auteur et l’acteur, le sujet et l’objet ? Mais surtout comment mêler fiction et réalité dans ce qui est à la fois une création artistique et un témoignage documentaire ?" [Sylvie Hugues et Mathilde Terraube Directrices artistiques du Festival du Regard)

Frida Kahlo par Lucienne Bloch

 

Jusqu'au 14 mars 2021, l'expo gratuite et inédite de la Galerie de L'Instant - 46 rue de Poitou 75003 Paris (ATTENTION : exposition  ouverte tous les jours, mais pas aux mêmes heures)

La galerie de l'Instant nous invite à découvrir une exposition exceptionnelle du 15 décembre 2020 au 14 mars 2021. Venez admirer les œuvres du Regard d'une artiste, Frida Kahlo par Lucienne Bloch. Cet ensemble de photographies datant des années 1930 nous offre un aperçu du quotidien et de l'intimité de l'une des plus grandes artistes mexicaine, vue par son amie Lucienne Bloch.

Des portraits. Des scènes de vie, prises sur l'instant. Un aperçu d'une vie haute en couleur, sur des tirages en noir et blanc. L'exposition photo de la Galerie de l'Instant rend hommage à la peintre et photographe Lucienne Bloch, à travers une sélection d'œuvres très spéciales. 

Découvrez le regard que la photographe a porté sur son amie Frida Kahlo, comment elle a piégé pour l'éternité ces petites facettes de sa personnalité et de sa vie si extraordinaire.

 

Les pelouses de la place Tahrir

 

Jusqu(au 23 mars 2021,expositon de photos d'Arnaud du Boistesselin - Galerie Librairie Maupetit, 142 La Canebière 13001 Marseille

Quand éclatent les événements de janvier 2011 j’habite au Caire depuis plus de 10 ans, une foule incroyable passe sous mes fenêtres ce 25 janvier, je descends, prends quelques photos, les gens m’invitent à venir avec eux, ils sont heureux et déterminés, ils vont écrire une page d’histoire de leur pays, l’Egypte. Hélas, comme toujours, la répression cherche à ramener le peuple dans le « droit chemin », cette fois, une fois de plus, elle fut terrible. Les combats, les scènes de liesses, de terreur et de foi ont été décrites, photographiées, racontées, … Je n’ai pas suivi cette voie, pour moi la représentation de cette période a commencé le 14 avril 2011 en sortant du métro Sadat je vois les militaires replanter la pelouse, indiquant ainsi un retour à la « normalité » … Je décide de voir et de montrer comment la place Tahrir devient une sorte de scène du théâtre grec, de skḗnē, ces tentes, ces lieux couverts, cet endroit où jouaient les acteurs. J’y suis avant/après jamais pendant les violences. L’occupation du territoire de cette place donne un paysage assez précis des typologies des intervenants. Je m’attache surtout à la géographie de cette place et prend des photographies des tentes, des structures de communications, de ravitaillement, …

Après des occupations et puis les expulsions, les militaires replantent à nouveau la pelouse, cette exposition raconte les vagues paysagées, suivies d’espoir et suivies de violence, sans les montrer, comme dans les récits du théâtre grec …

Juifs du Maroc : Comment j'ai retrouvé la photo de mon père

 

Le MAHJ, fermé comme tous les musées, a mis en ligne une interview autour de l'exposition de Jean Besancenot "Juifs du Maroc, 1934-1937 Photographies de Jean Besancenot" (prévue jusqu'au 2 mai 2021)

Datant des années 1934-1937, les photographies de Jean Besancenot offrent un témoignage exceptionnel sur les communautés juives rurales du Maroc, aujourd’hui disparues.

Né Jean Girard, Jean Besancenot (1902-1992) fréquente l’École des arts décoratifs à Paris, entame une carrière de peintre et étudie les costumes régionaux français. À l’occasion d’un voyage d’études au Maroc, en 1934, il se met à la photographie en s’intéressant aux vêtements traditionnels. Grâce à une aide du ministère des Affaires étrangères, il y séjourne en 1935 et 1936, photographie les hommes et femmes des différentes communautés et documente avec soin leurs costumes de cérémonie. ...

Jean Besancenot explore en particulier les régions les plus méridionales du pays, peu touchées par l’occidentalisation, où vivent, mêlées aux populations berbères, des communautés juives présentes parfois depuis l’Antiquité. Réalisées pendant la période du protectorat français, ses images reflètent une grande proximité avec ses modèles, lui permettant de mêler enjeux esthétiques et exigence scientifique. Son œuvre documente de manière irremplaçable la culture juive au Maroc, et en particulier les costumes et les parures féminines, dont le répertoire est parfois commun avec celui des femmes musulmanes.

[Catalogue de l'exposition]

[Feuilleter le catalogue]

 

le mur Rosa Parks à Paris

 

Une fesque sur plus de 400 mêtres à Paris [cliquer sur la photo ci-dessus]

A l'occasion de la création de la station RER "Rosa Parks", la mairie du 19e et la RATP avaient invité le collectif GFR à investir 400m de murs rue Aubervilliers (du n°104 au 164). Les grafs rendent hommage à la militante noire américaine Rosa Parks, aux droits des femmes et au respect de la différence

[le collectif GFR conçoit et produit des projets artistiques pluridisciplinaires dans l'espace public]

30 ans de spectacles en photos

 

Photographies de Patrick Riou 1988-2016

Photographe durant plus de 40 ans à Toulouse, Patrick Riou a notamment immortalisé la vie culturelle de la ville, de Piano aux Jacobins au Grenier de Toulouse, en passant par le théâtre Sorano ou encore la Cinémathèque.

Il a été aussi, et nous n’en sommes pas peu fiers, « l’œil » d’Odyssud depuis la création de l’établissement en 1988.

Avec les centaines de reportages et les milliers de clichés réalisés au fil des saisons de spectacles, il a construit la mémoire visuelle de la maison jusqu’à ce qu’il nous quitte en 2016.

"... Outre l’exposition permanente (et régulièrement renouvelée) présente dans les coursives d’Odyssud, les oeuvres de Patrick Riou ont fait l’objet de trois expositions personnelles in situ, en 1996, en 2003 et en 2013. Et à chaque fois, ce fut un vrai plaisir de partager avec lui ces instants fugaces de scène qu’il avait eu le talent de capturer dans son objectif. C’est évidemment avec lui aussi que nous avons publié l’ouvrage référence « L’odyssée d’Odyssud » chez Privat à l’occasion de notre 20e anniversaire en 2008. Ses remarquables photographies y accompagnent magistralement les textes d’Yves Marc, d’Emmanuel Gaillard et de Pierre Lépagnol. 

L’exposition en ligne que nous vous proposons de découvrir ici réunie une sélection des centaines de clichés réalisés par Patrick Riou à Odyssud entre 1988 et 2016, aujourd’hui précieusement conservés par les archives municipales de Blagnac..."

Des photos des "bouillons" avant mars 2019

Quand des photos racontent l'Histoire

 

Le photographe Marc Garanger, né le 2 mai 1935,  est décédé le 28 avril 2020. 

À l’âge de 25 ans, Marc Garanger, jeune photographe, est mobilisé en Algérie.

«  J’avais 20 ans en 1959 et comme je refusais de faire cette guerre, j’ai demandé un sursis de 5 ans en pensant qu’elle serait finie, explique-t-il. Mais j’ai été mobilisé en 1959. Je suis parti contre mon gré avec mon Leïca en poche, déterminé à témoigner contre cette guerre avec laquelle je n’étais pas d’accord.  »
Durant les 28 mois de son service, il réalise près de  20 000 photos, dont 2 000 portraits, de femmes principalement, pour des papiers d’identité à la demande de l’armée française. «  Dans chaque village, les populations étaient convoquées par le chef de poste. C'est le visage des femmes qui m'a beaucoup impressionné. Elles n'avaient pas le choix. Elles étaient dans l'obligation de se dévoiler et de se laisser photographier. Elles devaient s'asseoir sur un tabouret, en plein air, devant le mur blanc d'une mechta. J'ai reçu le regard a bout portant, premier témoin de leur protestation muette, violente.».    

Femmes algériennes (1960)