Notes, Articles, Entretiens

Notes de lecture, ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

Ces textes sont donc toujours personnels et ne reflètent pas "la pensée" de l'association. 

Vous voulez présenter un livre que vous avez aimé ou voire détesté, vous voulez réagir à une note de lecture, vous pouvez envoyer votre texte à cette adresse webmaster@ledireetlecrire.com.  

 

Notes de lecture de notre équipe en tirés à part 

 

«MARTIN EDEN», LUTTE TRÈS CLASSE

 

Un article à propos du film "MARTIN EDEN" de Pietro Marcello, paru le 15 octobre 2019 dans LIBERATION

Transposant le roman de Jack London dans l’effervescence sociale du XXe siècle à Naples, Pietro Marcello réussit une adaptation audacieuse autour de l’histoire d’un gâchis, celui d’un marin qui, s’acharnant à devenir écrivain, finit par trahir ses origines.

Quelle ambition, d’adapter Martin Eden au cinéma ! Le roman de Jack London, dont la brûlure s’avive encore, on le parierait, au cœur de chacun de ses lecteurs, est un splendide récit d’émancipation et de désillusion, le devenir écrivain d’un jeune matelot de San Francisco au début du XXe siècle. Paru en 1909, il ...

“1939, un dernier été”, quand les Français se filmaient juste avant la guerre

 

Un entretien avec Ruth Zylberman. Paru dans TELERAMA le 30 mai 2019 à propos du  film-documentaire "1939, un dernier été".

Eté 1939. La menace de guerre se précise. Pour le moment, les Français sont en vacances, vivent, certains se filment… Compilant images d’amateurs et témoignages, Ruth Zylberman montre de façon subtile comment la grande histoire infuse l’intime et le quotidien dans “1939, un dernier été”, diffusé sur France 3. ...

 

Le documentaire diffusé par France 3

En France, l’été 1939 a été la dernière période calme avant les déflagrations de la Seconde Guerre mondiale. Cet état d’esprit plein de quiétude se retrouve à travers les journaux intimes, les lettres et les images d'amateurs de de cette époque. On fêtait alors les 150 ans de la Révolution française, et les films à l’affiche étaient «La Chevauchée fantastique» de John Ford et «La Règle du jeu» de Jean Renoir. A l’aide de témoignages privés et d’archives visuelles, le documentaire replonge dans ces quelques mois qui précèdent la tempête.

Corinne Bacharach nous parle du film "Papicha"

 

Corinne Bacharach nous parle du film "PAPICHA" (chronique reproduite ici avec l'aimable autorisation de l'auteure)

Qu’est-ce qu’une Papicha ? Dans le vocabulaire algérois, papicha désigne une jeune femme drôle, jolie, libérée. Mounia Medour met en scène, dans son premier film de fiction, une bande de papicha, une bande de filles dans l’Algérie des années 90, période qualifiée de « décennie noire » ou de guerre civile algérienne, pendant laquelle le mouvement islamiste algérien, mené d’abord par le FIS (Frot Islamiste du Salut), tente d’imposer ses lois et ses valeurs.

Le film s’ouvre sur une scène fondatrice : Nedjma et son amie Wassila s’échappent à la nuit de leur cité universitaire pour s’engouffrer dans le taxi qui les attend. Les étudiantes sages, en jogging, opèrent alors dans la voiture leurs mues en « belles meufs », enfilant des robes scintillantes, maquillant leurs yeux et leurs bouches, fumant des cigarettes. Elles passent miraculeusement à travers un barrage de police grâce aux voiles dont elles recouvrent rapidement leurs cheveux. Le décor est planté : il faut transgresser les limites pour pouvoir être une jeune fille libre dans ce pays, à cette période.

La fin de l’insouciance est le thème de ce film qui met le corps des femmes au centre de son propos. ...

"Jean-Luc Coatalem en quête d'aïeul"

  Un entretien avec Jean-Luc Coatalem à propos de son livre "La part du fils". Entretien paru dans L'ORIERNT LITTERAIRE - octobre 2019 L'écrivain français dévoile un secret de famille : l'arrestation et la déportation de son grand-père, durant la Seconde Guerre mondiale. À mi-chemin entre le roman et le récit, son nouveau livre est tout autant un hommage au courage de générations disparues qu'une réflexion sur le silence.

Modiano, du temps perdu au temps révélé

  Une note de lecture à propos du livre de Patrick Modiano "Encre sympathique" (parue dans L'ORIENT LITTERAIRE" - octobre 2019)  Depuis La Place de l’étoile paru il y a 50 ans aux éditions Galimard jusqu’à Encre sympathique, son dernier opus, Patrick Modiano aura traqué tout au long de sa vie d’écrivain « les fantômes du passé ». Une existence est quelque chose de fragile. Mais peut-être est-ce l’art et le temps qui permettent d’en révéler la grandeur. Dans Encre sympathique, court roman d’à peine 130 pages, notre prix Nobel de littérature touche à la quintessence de son art...

Luc Lang et la fin des paysages

  Entretien avec Luc Lang réalisé par Georgia Makhlouf (Octobre 2019 - L'Orient littéraire)  Romancier et essayiste, Luc Lang enseigne l’esthétique à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur d’une douzaine de romans et il a été récompensé par le Prix Goncourt des lycéens en 1998 pour son roman Mille six cents ventres. Par ailleurs Lang, qui est également un théoricien de l’art, est l’auteur de monographies d’artistes et de textes d’esthétique sur l’art contemporain, l’architecture et la littérature.  L'intérêt que porte Luc Lang à la création artistique nourrit une œuvre romanesque exigeante portée par une écriture somptueuse et l’amène à se renouveler constamment. Écrivain aussi discret qu’audacieux, tant sur la forme que sur le fond, il s’est lancé dans de singulières entreprises littéraires telles que de réécrire deux de ses livres, de la même manière que les grands maîtres reprenaient leurs tableaux. Il a également écrit un roman shakespearien, Mille six cents ventres, et joué avec les codes de la tragédie grecque dans Furies. Son précédent roman Au commencement du septième jour a été sélectionné pour le Prix Goncourt 2016 et il vient de publier La Tentation, magnifique histoire familiale marquée par la folie, la violence et la trahison. Lang occupe une place à part dans la littérature française contemporaine, qu’il juge par ailleurs trop cérébrale, trop théorisante. Il lui préfère la littérature américaine, ses grands espaces, sa matérialité. Rien d’étonnant puisqu’il est lui-même un grand écrivain des paysages et que pour construire ses personnages, il met de côté la psychologie pour se concentrer sur les métiers, sur la matérialité du faire, décrit avec une grande précision des gestes et des outils. Retour sur son « atelier » d’écrivain dans cet entretien plein de passion. 

"En attendant Nadeau" met les femmes autrices à l'honneur

 

"EN ATTENDANT NADEAU"  (Journal de la littérature, des idées et des arts - N°88) met en avant des femmes autrices 

"...Nous avons laissé toute la place aujourd’hui à des autrices : notre rédaction n’est pas toujours d’accord sur le terme à employer. Auteur pour tout le monde ? Auteure pour les femmes ? J’inscris ici cette « autrice » (sans en faire pour toutes et tous une règle intangible dans notre journal), qui a le mérite de faire entendre et voir le féminin tout en reprenant une forme attestée depuis le XVIe siècle… De quoi contenter les esprits traditionnels comme les esprits progressistes.

Avec Chimère, Emmanuelle Pireyre quitte le terrain de l’expérimentation poétique pour investir l’espace social dans un roman délirant sur les manipulations diverses dont notre monde est le terrain. Tout aussi fantasque, Éden, de Monica Sabolo, traite de l’adolescence des filles comme d’un lieu à la fois excitant et inquiétant. Il y a des animaux dedans, comme dans Les grands cerfs de Claudie Hunzinger roman sur l’animal autant que très beau texte sur une femme. Bérangère Cournut, Lídia Jorge, mais aussi Lucie Taïeb et Christine Wunnicke complètent ce sommaire avec d’autres rencontres originales....."

En cliquant sur un titre vous avez accès à une chronique présentant le livre correspondant

  1. Emmanuelle Pireyre, Chimère. L’Olivier, 224 p., 18,50 €
  2. Monica Sabolo, Éden. Gallimard, 288 p., 19,50 €
  3. Emma Becker, La maison. Flammarion, 370 p., 21 €
  4. Claudie Hunzinger, Les grands cerfs. Grasset, 192 p., 17 €
  5. Lídia Jorge, Estuaire. Trad. du portugais par Marie-Hélène Piwnik. Métailié, 236 p., 19 €
  6. Hélène Gaudy, Un monde sans rivage. Actes Sud, 320 p., 21 €
  7. Lucie Taïeb, Les échappées. L’Ogre, 171 p., 18 €
  8. Christine Wunnicke, Le renard et le Dr Shimamura. Trad. de l’allemand par Stéphanie Lux. Jacqueline Chambon, 176 p., 21,50 € 

 

EAN en appelle au soutien de ses lecteus. Voir ICI

Les français et leurs bibliothèques

 

Une étude du Ministère de la Culture (la dernière en date du 15/06/2017)

Extraits de la synthèse

Forte d’un maillage territorial exceptionnel de plus de 16 000 lieux de lecture – 7 000 bibliothèques et 9 000 points d’accès au livre – la lecture publique est le premier réseau culturel de France. …

Depuis l’enquête de 2005, la pénétration des équipements numériques au sein des foyers s’est fortement accélérée. En 2016, 85% des français ont accès à internet depuis leur domicile (40% en 2005), 65% disposent d’un smartphone (11% en 2009), 40% disposent d’une tablette (4% en 2011). Face à la multiplicité de solutions numériques potentiellement concurrentes ou complémentaires des bibliothèques et dans un contexte d’accroissement du nombre de lieux de lecture publique et de forte diversification de leur offre, cette nouvelle enquête sur les publics et les usages des bibliothèques municipales était attendue. Elle met en lumière une modification en profondeur et sur le long terme du rapport qu’entretiennent les Français avec l’institution bibliothèque, évolution était déjà amorcée lors de l’enquête de 2005. 87% des Français de 15 ans et plus ont fréquenté une bibliothèque municipale au moins une fois dans leur vie, soit 15 points de plus qu’en 2005 (72%). Cette hausse importante résulte principalement de la progression de la fréquentation des bibliothèques municipales par les jeunes générations, qui pousse mécaniquement cet indicateur à la hausse. Autre résultat central de cette enquête : 40% de la population française a fréquenté une bibliothèque municipale au moins une fois lors des 12 derniers mois. Ce résultat est en très nette progression par rapport à 2005, supérieur de cinq points (35%) à celui de 2005 et de 14 points à celui observé en 1997 (25,7%). Le nombre d’usagers des bibliothèques municipales a augmenté de 23% depuis 2005, soit une hausse de plus de 4 millions d’usagers, alors que dans le même temps la population française ne s’est accrue que de 4%. ….

Simultanément à la hausse de la fréquentation des bibliothèques, le taux d’inscrits a connu un net recul, passant de 21% en 2005 à 16% en 2016. Si la place du livre et de l’emprunt demeure centrale dans l’activité des équipements de lecture publique, elle a fortement baissé au profit d’autres pratiques qui se répartissent sur la diversité de l’offre proposée par les bibliothèques. Ainsi, la progression du nombre d’usagers et la baisse du nombre d’inscrits synthétisent une tendance de fond au redéploiement des activités des bibliothèques municipales : en 1997, 69% des usagers étaient inscrits. En 2005, ce ratio n’était plus que de 59%. En 2016, il est tombé à 39% : si l’on continue à emprunter dans les bibliothèques, on vient aussi de plus en plus y faire tout autre chose. La meilleure prise en compte par les bibliothèques au cours de la dernière décennie de la qualité des lieux et de l’accueil en général a d’ailleurs été bien perçue par les usagers comme par les non usagers de ces équipements…

 

Entretien avec Mounia Meddour à propos de son film "Papicha"

 

Entretien avec la réalisatrice paru dans AFCA-Promotion [AFCA : Association Française des Cinémas Art et Essai]

Synopsis du film : Nedjma est une “papicha” branchée dans l’Algérie des années 90. A 18 ans, elle rêve de devenir styliste et fait le mur de sa cité universitaire pour vendre ses créations à des copines en discothèque. Mais c’est aussi la décennie des attentats meurtriers et de l’intégrisme. Là où les islamistes veulent cacher le corps des femmes dans des Hidjab, Nedjma répond qu’elle va organiser un défilé de mode...

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A travers la voix de ces Syriennes, je veux dire qu’on n’est pas des victimes...

 

Titre complet : «A travers la voix de ces Syriennes, je veux dire qu’on n’est pas des victimes mais des résistantes»

Entretien avec Samar Yazbek à propos de son livre "Dix-neuf femmes"  

Dans son livre, la romancière et militante rassemble les témoignages de celles qu’elle a connues et accompagnées dans son pays en guerre. Infirmières, enseignantes, mères de famille, souvent passées par la prison, elles ont survécu à la terreur et à la guerre sans jamais renoncer. Des «héroïnes» en quête d’une révolution laïque et démocratique.

Réfugiée à Paris peu après le début du conflit syrien en 2011, Samar Yazbek, n’a jamais quitté la Syrie dans ses livres. La romancière, essayiste et militante a écrit et décrit la tragédie de son pays au plus près de celles et ceux qui l’ont vécu au quotidien dans leur chair. Son livre 19 Femmes, qui vient de paraître (éd. Stock) est un recueil de longs témoignages de Syriennes, de 20 à 77 ans, de différentes régions, confessions et milieux....

Rupi Kaur, papesse de l’instapoésie

 

Un article paru dans L'INVENTOIRE, le 3 octobre 2019

Rupi Kaur a vendu près de 3,5 millions d’exemplaires de son recueil « Milk and Honey », traduit à ce jour en 40 langues. Après s’être fait connaître sur Instagram, elle s’auto-publie sur Amazon avant que la maison Andrews McMeel ne lui propose de l’éditer. « Lait et miel » est paru en France en 2019.

Véritable phénomène d’édition, Rupi Kaur trace la voie de ces très jeunes poètes qui, en s’auto-publiant sur des réseaux sociaux, partagent leur univers avec les lecteurs avant même de penser au livre terminé. Mais la poésie, art de l’instant et de l’oral, s’accommode particulièrement bien de ces nouveaux modes de lecture que sont Whattsapp, Facebook , Twitter et Instagram...

Une seule vie n’est pas suffisante pour perdre du temps à demander

 

Note parue le 1/10/2019, sur le site ENTRELESLIGNEENTRELESMOTS, à propos du livre "Je suis quelqu'un" de Aminata Aidara. Avec l'aimable autorisation de l'auteur.

"Un roman polyphonique. Des personnages, particulièrement des femmes, « Je suis de celles qui se redressent », entre la France et le Sénégal, dans un présent marqué par le passé et un mensonge revêtu de travestissements.

L’écriture et le flux des énonciations est différencié suivant les locutrices. J’ai particulièrement apprécié celui d’Estelle et son « Je suis quelqu’un qui » entrecoupé de messages téléphoniques reçus...."

Le Nouveau Théâtre Populaire est arrivé !

 

Un article paru sur le site CULTURELINK, le 1 octobre 2019

De génération en génération, le théâtre se réinvente. La tentation d’un théâtre authentiquement populaire réapparait, qui pousse de jeunes artistes à imaginer un lieu nouveau, une autre manière de toucher des publics. Un répertoire adapté, une esthétique singulière, un mode de production innovant. 

Ce fut le cas pour le Théâtre du Peuple de Maurice Pottecher à la fin XIXe siècle à Bussang dans les Vosges, pour les Copiaux de Jacques Copeau dans les années vingt en Bourgogne, pour le Théâtre National Populaire de Vilar après la guerre, en banlieue parisienne puis à Chaillot et Avignon, pour le Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine à la Cartoucherie de Vincennes dans les années soixante, pour ne citer que les plus connues. Ces expériences, menées sans ambition institutionnelle, hors des circuits installés, auront finalement marqué profondément le théâtre de leur époque.

Dans l’archipel actuel de la jeune création théâtrale, une aventure exceptionnelle a vu le jour il y a dix ans déjà, dans la plus grande discrétion, qui s’inscrit dans le courant de ces aînés. Le Festival du Nouveau Théâtre Populaire (NTP) se tient chaque année au mois d’août à Fontaine-Guérin, en Anjou. Dans ce village d’un millier d’habitants, une bande de jeunes acteurs et metteurs en scène réalisent, depuis onze ans, leur rêve de théâtre à la fois exigeant et attractif, sérieux et festif, convivial et populaire.... 

à propos de "Sur les chemins de Jean-Jacques" de Gabrielle De Conti

 

Note parue initialement en juin 2019 dans la revue de l'APA "La Faute à Rousseau" n° 81 (article de Madeleine Rebaudières, reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteure)

« Un homme illustre me guide par des signes. Le dessein de mon histoire se trace ainsi sur les lieux de la sienne. Sur ses chemins, pas à pas, je découvre le mien. »

C’est à Genève, lors des journées de l’APA en mai 2012, pour les 20 ans de l’association et le tricentenaire de la naissance de Rousseau, que Gabrielle De Conti visite la maison de naissance de Rousseau, devenue "Maison de Rousseau et de la Littérature". Lors de la représentation d’extraits des Confessions, elle a un échange avec un participant au sujet des enfants abandonnés par Rousseau, ou « confiés à l’éducation publique, plus exactement », selon celui-ci, qui se trouve être Rémy Hildebrand, le Président du Comité européen Jean-Jacques Rousseau. Il lui propose de l’emmener en voiture à Bossey (lieu du presbytère du pasteur Lambercier) et à Confignon où Rousseau s’était enfui à pied et où il fut converti par le curé Benoît de Pontverre. Ainsi commence pour Gabrielle De Conti la découverte des lieux où Rousseau a vécu et qu’il a parcourus, au long de sa vie. Elle poursuit, par l’écriture à propos de ces lieux, les chemins de sa propre vie ...

[Fiche du livre]

50 ans sans E

 

Note parue dans EAN, le 24 septembre 2019

A l’occasion des cinquante ans de La disparition (Gallimard, 1969), plusieurs récentes parutions autour de Georges Perec renouvellent la lecture de ce grand roman du XXe siècle. On en apprend aussi sur l’initiation à l’écriture et la construction de l’œuvre, en particulier aux États-Unis et au sein du champ littéraire français...

A propos de "Nous étions nés pour être heureux"

 

Une note parue dans FLORILETTRES (n° 206-septembre 2019), à propos du livre "Nous étions nés pour être heureux" de Lionel Duroy

C’est l’histoire d’un repas de famille, l’histoire d’une fratrie qui se retrouve après s’être brouillée près de trente ans. L’écrivain, journaliste et biographe de personnalités, qui trouva ce qu’il cherchait, ce qu’il voulait être, ce qu’il était envers et contre tous, à trente-deux ans, avec Priez pour nous (1990), un premier roman décisif dans lequel il évoquait ses traumatismes d’enfance puis d’adulte, auteur de plus d’une quinzaine de textes autobiographiques et de titres tout aussi déterminés, dont Le Chagrin (2010), Colères, (2011), Vertiges (2013), Échapper (2015), ici, laisse de côté la colère, le règlement de comptes, pour convier à déjeuner chez lui toute sa famille, frères, enfants, petit-enfants, y compris ses deux ex-femmes. Lionel Duroy ou l’écrivain obsessionnel, celui qui revient inlassablement sur ce qui lui est arrivé, en éprouve jusqu’à épuisement, jusqu’à isolement, jusqu’à en couper les ponts avec ce qu’il a de plus cher, le besoin de comprendre comment « ça » a été possible. ...

"Les malveillantes : famille criminelle sous le Troisième Reich"

 

Note parue dans EAN, le 27/09/2019, à propos du livre "La fabrique des salauds" de Chris Kraus

Par sonampleur, par son propos qui plonge le lecteur au cœur même du mal incarné par deux frères inaugurant leur carrière dans les services de renseignement en participant aux crimes commis par la SS et ses sinistres commandos, La fabrique des salauds peut faire penser aux Bienveillantes de Jonathan Littell, le succès de librairie que l’on sait. Comparaison n’étant cependant pas raison, on imagine assez vite que ce long récit pourrait bien se métamorphoser sous la férule du réalisateur et scénariste qu’est aussi Chris Kraus en une vaste saga, une série à rebondissements où se mêleraient l’histoire d’un pays et celle d’une famille....

"Même pas des racailles"

 

Note parue dans EAN, le 27/08/2019, à propos du livre "77" de Marin Fouqué

Premier roman de Marin Fouqué, 77 est un uppercut. La brutalité nue de la vie de quelques jeunes du « sept-sept » est décrite par l’un d’entre eux qui a décidé, un matin, de ne pas monter dans le bus scolaire et d’affronter, seul cette fois-ci, ses pensées et ses souvenirs. Filtrée par son regard et sa sensibilité, la réalité prend forme, le sens se dévoile au fil de ce flux de pensée au rythme obsédant. Marin Fouqué, connu jusqu’ici pour sa poésie, son rap, ses nouvelles, mais aussi pour ses performances sur scène, taille une langue par laquelle il fait naître à lui-même son personnage ...

Note de lecture à propos de " L’Empreinte d’un frère" de Jean-Bruno Kerisel

 

Note parue le 22/09/2019 sur le site de l'APA 

"Ce récit poignant s’étale sur plus d’une soixantaine d’années et tient constamment le lecteur en haleine. On sent chez Jean-Bruno Kerisel l’urgence de découvrir la vérité vraie sur le suicide imprévisible de Patrick, son frère aîné, à vingt ans, alors que lui-même en avait à peine quinze.  Avec Patrick disparaissait son premier objet d’amour, son modèle mais aussi un persécuteur qui se moquait toujours de lui et semblait le mépriser..."

"La mer à l'envers" de Marie Darrieussecq dans la presse

L’ÈRE LIBRE DE NATHALIE SARRAUTE

 

Un article paru dans LIBERATION, le 28 août 2019, à l'occasion de la parution en Français du livre "Nathalie Sarraute" d'Ann Jefferson.

Née russe, quadrilingue, romancière novatrice : l’auteure de « Tropismes » (1939) fait l’objet d’une biographie de la Britannique Ann Jefferson, qui l’a bien connue. Celle-ci détaille la genèse de son œuvre, ses engagements politiques ou amicaux ainsi que sa gloire tardive....

Entretien avec Jean-Marc Moura : du postcolonialisme en littérature

 

A l'occasion de la parution de la 3è édition du livre "Littératures francophones et théorie postcoloniale" de Jean-Marc Moura.

Interview de l'auteur parue sur le site NONFICTION le 13/07/2019

"Pour Jean-Marc Moura, le postcolonialisme est un courant littéraire désormais reconnu en France.

Il revient à Jean-Marc Moura d’avoir théorisé les études postcoloniales au travers de ses applications à l’espace francophone dans un excellent ouvrage intitulé Littératures francophones et théorie postcoloniale (1999), enrichi d’une préface à l’occasion de la publication d’une deuxième édition en 2013. Les Presses Universitaires de France viennent de faire paraître une nouvelle édition dans leur collection « Quadrige manuels ». « Pocologue » et « pocophile »  de renom en France, Jean-Marc Moura fait remonter la filiation du postcolonialisme « à l’époque des décolonisations et des dynamiques intellectuelles qui en naissent, la période de Bandoeng (1955),.."

A propos de "Scrabble" de Michaël Ferrier

 

Un article de Pierre Ahnne paru le 10 septembre 2019 sur son blog. Reproduit ici avec son aimable autorisation

Pour fêter une enfance… On songe souvent à ce titre et à ce recueil de Saint-John Perse, en lisant le livre, ponctué de photos, que Michaël Ferrier consacre à ses dix ou douze premières années, passées dans un pays d’Afrique. On y pense pour la langue, poétique et musicale, pour les courts paragraphes, éclats de souvenirs où tous les sens sont convoqués, la « pourpre des flamboyants » ou les « capsules roses et rouges du savonnier » répondant aux sons des voix féminines et aux parfums des onguents et des fards, qui composent « une fête florale, un poème parfumé ». On y pense aussi pour le ton, lequel sait, sans emphase, se faire incantatoire et rythmé : « L’enfance : le temps passait, les années se suivaient, traversées par les cris des oiseaux, gorgées de papayes et de mangues »…

"je au travail"

 

Le texte de la conférence de V. Montémont prononcée le 24 juin 2019. Texte paru le 10 septembre 2019 sur le site de AUTOBIOSPHERE

Dans le cadre du DU HIVIF (Histoires de vie en formation) de l’université de Tours, une conférence intitulée « Je au travail » a été donnée le 24 juin. Elle porte sur l’expérience du travail telle qu’elle est consignée dans plusieurs textes autobiographiques. En voici l’introduction.

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Entretien avec Edgar Morin

 

Article paru dans EN ATTENDANT NADEAU n°86 - 11 septembre 2019, à prpoos du livre d'Edgar Morin, Les souvenirs viennent à ma rencontre. Fayard.

Pour la sortie de son livre autobiographique Les souvenirs viennent à ma rencontre, nous avons pu parler longuement avec Edgar Morin. Ce fut l’occasion de revenir sur les points saillants de sa pensée et d’évoquer les lignes d’une vie tissée avec les fils de l’histoire du XXe siècle. Le temps donne bien sa forme au livre, mais pas seulement : d’autres logiques, celles des lieux, des rencontres, président au récit d’une vie. Ce livre de souvenirs présente une structure tantôt linéaire, tantôt circulaire, une forme qui fait sa force.

 

Dans l'émission "C à vous" (6/09/201)

"Nous Autres" : entretien avec Catherine Blondeau directrice du festival

 

Interview de Catherine Blondeau, qui dirige le théâtre Grand T de Nantes.

Interview parue sur le site NONFICTION, le 10 septembre 2019

"Nonfiction : Catherine Blondeau, vous dirigez le théâtre Grand T et – avec Patrick Boucheron qui en est le commissaire – le festival Nous autres. Qu’est-ce qui vous a amenée à fonder ce festival atypique [NOUS AUTRES] ?

« Nous autres » recroise deux de mes passions, l’une pour le théâtre et pour les arts, l’autre pour les textes de toute nature et disciplines dont l’histoire. Au théâtre, aujourd’hui comme hier, beaucoup de pièces embrassent des sujets historiques. Or la création aborde ces sujets à sa manière, par le sensible, par la recherche d’une forme esthétique qui a pour effet de nourrir des questions plus que de formuler des réponses ou des récits...."

L'échappée - livre de Francine Gautier

 

Note de lecture de Michèle Cléach (10/09/2019) 

Au moment où Bernard Lahire publie « Enfances de classes », une grande enquête qui montre que les inégalités déjà présentes chez les enfants de maternelle vont influencer le destin social des individus, lire L’échappée de Francine Gautier, c’est lire l’histoire d’une de ces enfants-là.

Bien sûr, l’enfant de L’échappée, née juste après-guerre, est une enfant du baby-boom. Une enfant dont l’arrivée a provoqué le mariage de ses parents à une époque où le mariage, pour une femme, c’était l’assurance de voir s’envoler tous ses rêves d’émancipation. Une enfant contemporaine de la reconstruction du pays qui a vu un grand nombre de Français s’enrichir mais qui en a laissé un certain nombre sur le bord de la route. La famille de la narratrice est de ces familles-là, de celles qui longtemps encore auront de la peine à « joindre les deux bouts ». De celles qui, dans ce territoire de bord de mer que l’auteur nous décrit magnifiquement, constituent le petit peuple de l’estran.

Dans une langue limpide et précise, c’est avec les yeux de l’enfant, puis ceux de l’adolescente et de la jeune adulte, que nous découvrons la vie dans ce village du bord de mer, puis dans une ville moyenne du Cotentin jusqu’à l’entrée à l’université, dans la capitale régionale.

Malgré les nombreuse difficultés rencontrées par la famille - les frère et sœurs qui arrivent trop vite et trop nombreux et dont il faut s’occuper, la mère qui perd peu à peu sa joie de vivre, le père trop souvent absent, les problèmes d’argent -, la narratrice nous donne à voir une enfant plutôt heureuse : elle développe une grande complicité avec sa mère, trouve appui et affection auprès de ses grands-parents et de quelques adultes de la commune, et il y a ce territoire dans lequel elle navigue librement, à un âge où aujourd’hui on ne laisserait pas un enfant faire trois pas tout seul !

Et bien sûr, il y a l’école de la République qui a sauvé la narratrice du destin que nombre de ses camarades d’école ont connu – le placement comme petite bonne dans des familles aisées -, grâce à son goût et son désir d’apprendre et à une institutrice  et un instituteur animés du désir d’amener les enfants à sortir de leur condition sociale en les initiant à tout ce à quoi ils n’avaient pas accès dans leurs familles : la lecture des « grandes œuvres »,  la peinture, la musique, etc. ; mais, faute de capital social, le prix à payer pour accéder aux diplômes supérieurs fut rude !  D’autant plus que pendant ce temps-là, la santé psychique d’Henriette, la mère, se détériore, et le père ne se remettra jamais d’avoir « failli » dans ses affaires.  

Mais l’histoire de la narratrice et celle de sa famille sont traversées par l’Histoire. L’Histoire politique, l’Histoire économique, l’Histoire sociale. C’est au travers des personnages que cette Histoire nous est donnée à voir, la guerre de 14 avec le grand-père devenu allemand en 1870, celle de 39 racontée par Henriette et Anne, l’amie, la guerre d’Algérie avec l’oncle Etienne, et mai 68 vécut par la narratrice à l’Université de Caen.

Il y a du Annie Ernaux dans ce récit, mais contrairement à Annie Ernaux, ce n’est pas la honte qui habite la narratrice. Plutôt la fierté d’avoir parcouru ce chemin, une fierté non dénuée de chagrin :

A moi, il reste le chagrin d’avoir vu ma mère dévalorisée, maltraitée, poussée à la déraison – par mon père, certes, mais aussi par un ordre social violent qui a fini par les emporter tous les deux. Un chagrin que rien n’apaise, pas même le temps.

 

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Sombre royaume de la mémoire

 

A propos du livre de Xavier Cercas, "Le Monarque des ombres" (Actes Sud), un article paru dans "AUTOBIOSPHERE" le 6 septembre 2019.

« Il s’appelait Manuel Mena et il est mort à l’âge de dix-neuf ans au cours de la bataille de l’Ebre. […] C’était un franquiste fervent, ou du moins un fervent phalangiste ». C’est avec cette brève biographie que s’ouvre Le Monarque des Ombres, œuvre du romancier espagnol Xavier Cercas. Avec ce récit, l’écrivain touche au cœur de ce qui est à la fois le cœur de son histoire familiale – une famille dont les deux côtés, maternel et paternel, furent résolument franquistes – mais aussi la tache aveugle de son travail d’écrivain. Cercas avait pris la décision de ne pas écrire sur Manuel Mena, son grand-oncle maternel, bien que Bianca, la mère du romancier, lui eût maintes fois raconté la légende de ce jeune officier, qui était pour elle un frère plus qu’un oncle, et à qui elle vouait une affection sans bornes..."

Carole Zalberg parle de son ouvrage "Où vivre"

 

Vidéo de la librairie Mollat (4 octobre 2018)

[Chronique dans La Cause Littéraire]

OùVivreOùVivre [172 Kb]

Boris Cyrulnik parle de son livre "La nuit, j'écrirai des soleils"

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Vidéo Librairie Mollat

Rencontre avec Juliette Rigondet

 

Interviewée à l'occasion de la sortie de son livre "Un village pour aliénés tranquilles" (L'INVENTOIRE 3 JUIN 2019)

"Juliette Rigondet écrit notamment des portraits pour la revue L’Histoire, des enquêtes ou des documentaires sur des sujets de société. Elle est l’auteure de deux documentaires littéraires: « Le Soin de la terre » (Tallandier 2016) et « Un village pour aliénés tranquilles » qui vient de paraître aux Éditions Fayard. Avant de lui consacrer prochainement un entretien au sujet de son dernier livre, un récit où elle revient sur les lieux de son enfance, le village de Dun-sur-Auron où cohabitaient à la fin du XIXème siècle des « aliénés tranquilles » et des villageois, voici 3 aspects de son approche de l’enseignement du récit documentaire (source Aleph-écriture)...."

Dans les coulisses de la création

 

Intervention de Maylis de Kerangal aux "Assises du Roman" le 22 mai 2019

Écrire un livre, n’est-ce pas rassembler les pièces d’un gigantesque puzzle ? 

Dans quels intimes méandres l’écrivain s’aventure-t-il lorsqu’il prend la plume ? 

Le rêve offre une voie, la documentation s’amoncelle, les passions de toujours ressurgissent, les obsessions reviennent, les figures tutélaires veillent…

"Écrire un roman tient d’un art du pistage. Quelque chose rôde autour de moi, furtif, spectral, quelque chose qui me fuit et par quoi je veux être touchée. Je sens sa présence — c’est une image, un lieu, une scène, une question. J’y pense, j’en rêve, jusqu’à ce que cette rêverie « apporte sa terre » (Chaillou), situe un milieu, se donne un sol. Dès lors, je peux le pister. J’apprends à le connaître. Je me déplace sur son terrain, je relève les indices de sa présence, je recueille ses pratiques, je file ses parcours, je découvre ses rythmes,..."

Line Papin parle de son livre "Les os des filles"

 

 Entretien à La Grande Librairie, le 16 mai 2019

Gaëlle Josse parle de son livre "Une femme en contre-jour"

 

Entretien sur France Culture, le 4 mars 2019

Entretien avec Sylvie Salvayre, autour de son livre "Marcher jusqu'au soir"

 

Une vidéo de MOLLAT

Comment écrire sur l’Afrique

 

Article paru le 2 juillet 2019 dans "EN ATTENDANT NADEAU"

Âgé de 48 ans, l’écrivain kényan Binyavanga Wainaina est mort le 21 mai dernier à Nairobi. Son décès est passé inaperçu en France, peu habituée à célébrer des écrivains africains anglophones, même lorsqu’ils sont largement reconnus ailleurs. Dans son autobiographie, One Day I Will Write About This Place (Granta Books, 2011), Binyavanga Wainaina, fondateur de la revue littéraire Kwani, avait raconté ses circulations sur le continent, entre Kenya, Ouganda et Afrique du Sud, pays de ses études et de son apprentissage du militantisme. Il y avait ajouté un chapitre en 2014, « I am a homosexual, mum », pour combattre les lois anti-gay. Dans How To Write About Africa, il s’en prenait ironiquement aux clichés colonialistes qui accompagnent les récits du continent. Pour mieux faire connaître Binyavanga Wainaina aux lecteurs francophones, En attendant Nadeau publie une traduction inédite de son essai, par Santiago Artozqui. 

Rencontre avec Chantal Thomas à propos de son livre "East Village Blues"

 

Rencontre animée par Sophie Joubert ayant eu lieu le lundi 6 mai 2019 à la Maison de la Poésie

« Marcheuse vers rien : ça ne retire pas leur nécessité aux tracés de mes errances. » Si Chantal Thomas parle de « nécessité », c’est parce que le séjour à New York qu’elle nous raconte dans ce nouveau livre la ramène vers son passé. Au milieu des années 1970, elle a décidé de partir, loin de la France ; elle s’est installée chez une amie dans l’East Village, lieu de l’immigration et de la bohème d’Allen Ginsberg, ou encore de William Burroughs… Un quartier où, sur fond de Velvet Underground, on inventait et expérimentait des formes de liberté grisantes. Quarante ans après cette parenthèse à l’intensité particulière, Chantal Thomas nous emmène sur les lieux qui l’ont fait vibrer. Que reste-t-il de la marginalité d’autrefois ? Des graffitis sur les quelques immeubles qui n’ont pas été restaurés et dont son complice Allen Weiss nous livre des images au cours du récit. Délicieuse évasion.

Jérôme Garcin présente "Un village pour aliénés tranquilles"

 

Un article de Jérôme Garcin, paru dans BIBLIOBS (le 19 juin 2019) à propos de livre de Juliette Rigondet "Un village pour aliénés tranquilles"

Dans le cimetière de Dun-sur-Auron (Cher), bien à l’écart et en contrebas, comme si ces morts-là étaient contagieux, six cents tombes identiques, où un pauvre gravillon remplace le beau marbre, sont alignées dans un ordre militaire et un silence macabre. Nul ne vient jamais s’y recueillir. D’autant qu’elles sont régulièrement « relevées » : pour faire de la place aux nouveaux défunts, on jette les ossements des anciens dans la fosse commune. On appelle cette nécropole « le carré des malades ». Comprenez les fous, dont les cercueils, autrefois, n’avaient pas le droit d’atteindre le chœur de l’église et devaient stationner à l’entrée de la nef....

Comment les écrivains français ont inventé la science-fiction

 

Extraterrestres, super-pouvoirs et savants fous à foison ! Science-fiction bien sûr, mais si on lui dit « première moitié du XXe siècle », l’amateur pense plutôt au premier âge d’or américain de la « scientifiction », appelée science-fiction à partir de 1929.

Or, après les précurseurs européens comme H.G. Wells, et avant, puis en même temps que les Américains, il y eut une grande vague d’auteurs français, des années 1900 à la Seconde Guerre mondiale. Méconnue de nos jours, cette période du « merveilleux-scientifique » est présentée par la Bibliothèque nationale dans une exposition passionnante, que l’on s’intéresse à la SF, à la littérature en général, à l’histoire de la culture populaire ou à celle des sciences.