Notes, Articles, Entretiens

Notes de lecture, ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

Ces textes sont donc toujours personnels et ne reflètent pas "la pensée" de l'association. 

Vous voulez présenter un livre que vous avez aimé ou voire détesté, vous voulez réagir à une note de lecture, vous pouvez envoyer votre texte à cette adresse webmaster@ledireetlecrire.com.  

 

Notes de lecture de notre équipe en tirés à part 

interview croisée de Michèle Cléach et Delphine Tranier-Brard

 

Dans L'INVENTOIRE, revue littéraire numérique d'Aleph-Ecriture, à propos du livre "« Devenir biographe. Prêter sa plume pour écrire la vie des autres »

"L’Inventoire a rencontré Michèle Cléach et Delphine Tranier-Brard à l’occasion de la sortie de leur livre « Devenir biographe. Prêter sa plume pour écrire la vie des autres ». Au-delà d’un guide sur « comment écrire une biographie », leur ouvrage nous révèle les secrets de construction d’un récit, permettant à toute histoire vraie de se lire comme un roman.

L’Inventoire : Vous avez créé une des premières formations de biographe en France. Qu’est-ce qui vous a fait choisir cette voie?

Delphine Tranier-Brard : Elle s’est tracée comme un prolongement naturel de nos parcours et de notre rencontre, à un moment où (pour m’investir complètement dans un roman) je souhaitais écrire moins de biographies, sans pour autant m’éloigner de cette pratique.

Michèle Cléach : J’avais un parcours dans le domaine des histoires de vie en formation et j’avais créé à Aleph le cycle « écrire et transmettre son histoire de vie », avec le postulat que le travail de l’écriture pouvait avoir des effets aussi importants que la recherche de sens dans la démarche des histoires de vie. 

Nos échanges sur nos pratiques respectives, notre passion commune pour l’accompagnement et la transmission, le sentiment que les formations proposées ne répondaient pas complètement aux attentes des aspirants biographe… tout cela nous a amenées à concevoir ce projet et à le réaliser avec le soutien des responsables d’Aleph...."

Les traductions passent, le racisme reste

 

Un article d'EN ATTENDANT NADEAU, paru le 1/07/2020.
Nous le publions dans le cadre de la dsicussion qui s'est ouverte (ou réouverte) avec le développement du mouvement "Blak lives matter"

"Les éditions Gallmeister publient Autant en emporte le vent, l’unique roman de Margaret Mitchell, dans une nouvelle traduction de Josette Chicheportiche. Au même moment, Gallimard réédite la traduction de Pierre-François Caillé (1938), accompagnée de la préface que J. M. G. Le Clézio avait rédigée en 1989 et d’extraits de la correspondance entre l’auteure et son traducteur. Alors que l’actualité récente, que les deux éditeurs français ne pouvaient évidemment pas prévoir, vient de déclencher une réflexion collective planétaire sur la place des Noirs dans toutes les sociétés où ils sont discriminés, et sans vouloir exclusivement lire ces deux traductions à travers le prisme du mouvement Black Lives Matter, il n’est pas inintéressant d’examiner en quoi, vues sous cet angle, l’une et l’autre disent finalement « presque la même chose »...."

Entretien avec Anne Pauly

 

Entretien publié dans FLORILETTRES en septembre 2019.

Depuis Anne Pauly a obtenu le Prix Inter 2020 pour son livre "Avant que j’oublie" édité chez VERDIER

Autant en emporte le vent, la morale et la censure

 

Un article d'Emmanuel Pierrat, avocat au Barreau de Paris et écrivain, paru dans LIVRESHEBDO.fr le 19 juin 2020

"Autant en emporte le vent n'est pas la première œuvre emblématique à subir la censure. Ne tirez pas sur l'oiseai moquer, La case de l'Oncle Tom, Tintin au Congo, Tristes tropiques, mais aussi Shakespeare et Voltaire sont tous visés depuis quelques années. Pédagogie, contextualisation, éducation ne semblent pas pouvoir lutter, même quand certains de ces ouvrages défendent la cause des accusateurs.

A l’automne 2018, je m’inquiétais dans un essai intitulé Nouvelles Morales, nouvelles censures (Gallimard), des attaques multiples contre la culture. Les œuvres - quelle que soit leur discipline d’origine : arts plastiques, littérature, cinéma, musique, etc. – sont fustigées de toute part...."

Woody Allen, écrivain avant tout

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE du 4 juin à propos de l'autobiographie de Woody Allen.

"Woody Allen ne laisse pas indifférent. Scénariste à l’humour décapant, réalisateur et acteur de talent, clarinettiste de jazz, il a à son actif une cinquantaine de films, dont plusieurs sont devenus des classiques. Les éditions Stock viennent de publier Soit dit en passant, la traduction en français de son autobiographie très attendue.

À 84 ans, Woody Allen a décidé de dérouler la bobine de son existence et de nous raconter sa vie, depuis sa naissance jusqu’à son dernier film. Mais il le fait à la manière de Woody Allen, c’est-à-dire avec beaucoup d’humour et d’autodérision, en véritable cinéaste : il veille à planter le décor en nous décrivant les lieux qu’il fréquente et l’atmosphère des villes évoquées ; il utilise la « voix off », assez présente dans ses films, en prenant les lecteurs à témoin et en s’adressant à eux comme à des amis (« Au fait, chers lecteurs… » ; « Bon, où en étions-nous ? » « Maintenant que vous avez une petite idée de qui étaient mes parents, je souhaite parler un peu de ma sœur »…) ; et n’hésite pas à recourir aux flashbacks et aux digressions – d’où le titre de son livre : Soit dit en passant..."

CONTRE LES STATUES : LES "TRACES-MÉMOIRES"

 

Extrait du livre "Traces-mémoires du bagne" de Patrick Chamoiseau (1994)

Nos monuments demeurent comme des douleurs.

Ils témoignent de douleurs.

Ils conservent des douleurs.

Ce sont le plus souvent des édifices produits par la trajectoire coloniale : forts, églises, chapelles, moulins, cachots, bâtiments d’exploitation de l’activité esclavagiste sucrière, structures d’implantation militaire… Les statues et les plaques de marbre célèbrent découvreurs et conquistadores, gouverneurs et grands administrateurs. En Guyane, comme aux Antilles, ces édifices ne suscitent pas d’écho affectif particulier ; s’ils témoignent des colons européens, ils ne témoignent pas des autres populations (Amérindiennes, esclaves africains, immigrants hindous, syro-libanais, chinois…) qui, précipitées sur ces terres coloniales, ont dû trouver moyen, d’abord de survivre, puis de vivre ensemble, jusqu’à produire une entité culturelle et identitaire originale. 

La trajectoire de ces peuples-là s’est faite silencieuse. Non répertoriée par la Chronique coloniale, elle s’est déployée dans ses arts, ses résistances, ses héroïsmes, sans stèles, sans statues, sans monuments, sans documents. Seule la parole des Anciens, qui circule dessous l’écriture – la mémoire orale – en témoigne. 

Or la parole ne fait pas monument.

La parole ne fait pas l’Histoire.

La parole ne fait pas la Mémoire. 

La parole transmet des histoires

La parole diffuse des mémoires.

La parole témoigne en traces, en réminiscences, en souvenirs protéiformes où l’imagination mène commerce avec le sentiment. 

Et avec l’émotion 

C’est pourquoi l’on dit, très souvent, que dans les Amériques, les monuments (et l’histoire avec un grand H) témoignent des colons, de la force dominante, de l’acte colonial avec ce que cela suppose comme génocides, asservissements et attentats contre l’Autre. L’Histoire, la Mémoire et le Monument magnifient, ou exaltent (du haut de leur majuscule), le crime que la Chronique coloniale a légitimé. 

Les peuples créoles américains ont donc cette lancinance de leurs mémoires asphyxiées, de leurs histoires souterraines ; et quand ils se tournent vers les Monuments qui balisent leurs espaces, ils ne s’y retrouvent pas, où alors, vénérant ces édifices, ils s’aliènent à la Mémoire et à l’Histoire édictées par la colonisation...

[extrait paru initialement sur le site OUTREMERS 360]

des concours de nouvelles 2020

 

L'INVENTOIRE, revue littéraire numérique d'Aleph-Ecriture propose une liste des concours de nouvelles au 2è semestre de l'année 2020.

"De nombreux auteurs ont débuté en participant à des concours. Ceux-ci permettent d’expérimenter l’écriture sous contrainte et d’être publié pour la première fois. Ils permettent ainsi aux auteurs en devenir, quand ils contactent des maisons d’édition, de montrer qu’ils bénéficient déjà d’une reconnaissance de leurs écrits. Alors, à vos plumes pour le 2ème semestre 2020 !"

« Être noir en France»

 

S'inscrivant directement dans l'actualité, le numéro 301 de l'hebdomadaire "Le 1" donne la parole à des artistes noirs

     1*- Bintou Dembélé :"Je suis d’origine hip-hop"

"J’aime à dire où je me situe, à l’endroit des individus et non des masses, qui n’ont ni noms ni racines. J’aime à dire que je suis Bintou Dembélé, enfant de Demba Dembélé et de Salimata Dembélé, née mi-banlieue mi-campagne. J’aime à dire que je me définis mi-homme mi-femme, ni homme ni femme, donc je suis une personne queer. J’aime à dire que je suis une Afrodescendante entourée dans mon enfance de Portugaises, d’Espagnoles et d’Algériennes, confrontée au racisme des Manouches qui vivaient dans des caravanes, des skinheads qui cassaient du Noir et du Bougnoule et du pédé..."

     2*- Raoul Peck : "J'étouffe"

"Ce matin en me levant, j’étais déjà brisé. Il y a eu tant de matins comme celui-là.

Et chacun de ces matins laisse des traces. Des traces qui s’accumulent. Puis, ces cauchemars en sommeil, qui reviennent à chaque déflagration.

Ce qui se passe en ce moment aux États-Unis me trouble à la nausée. Ce n’est cependant pas de l’Amérique dont je désire vous parler. Mais de la France.

Par quelle extraordinaire magie celle-ci pourrait-elle rester en dehors de ce grand déballage ?

Car ce matin, en me levant, je me suis mis à pleurer. Sans contrôle, sans pouvoir reprendre mon souffle. Quelque chose venait de se briser..."

La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport ...

 

Titre complet : « La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Un entretien, le 7 mai 2020, avec Frantz Olivié, co-fondateur avec Charles-Henri Lavielle des éditions Anacharsis.

Comme de nombreux éditeurs indépendants, ils ont signé un texte mercredi 29 avril pour interpeller le gouvernement : intitulé « Nous sommes en crise ».

"C’est un texte fort que vous avez signé. Pour commencer, que représente ce secteur des indépendants et qui le représente ?

Frantz Olivié : Je préférerais ne pas parler d'un « secteur » concernant l'édition indépendante. Ce n'est pas un isolat, elle n'est ni homogène ni étanche. À rigoureusement parler, l'expression désigne des maisons d'édition variées, dont le capital est majoritairement détenu par ceux qui travaillent en leur sein (gérants, salariés, associés, ou même bénévoles), dans des formes diverses (sarl, association 1901, ou, comme nous, des coopératives, etc.), et non pas par des sociétaires en attente de plus-values ou par des groupes ou consortiums à visée lucrative. Ce qui signale une capacité de liberté plus grande dans le choix des titres, elle-même suggérant à son tour une capacité de création plus importante. On convient  ..."

Un monde mal connu en France : les communistes américains

 

Un note de lecture, parue sur le site EAN le 17 juin 2020, à propos de la réédition du livre "The Romance of American Communism" de Vivian Gornick, son livre d'entretiens avec d'ex-communistes américains

En 1977, la journaliste new-yorkaise Vivian Gornick publie un livre d’entretiens avec des ex-communistes américains. Critiqué tant par la droite conservatrice que par la nouvelle gauche (New Left) et bien sûr la gauche communiste, The Romance of American Communism a fini par devenir un classique, mais il est rare qu’un classique ait pu concentrer autant de haine ! La maison d’édition indépendante Verso, créée autour de la New Left Review, le réédite aujourd’hui, avec une nouvelle préface de l’auteure. C’est peu de dire qu’on ne voit plus rien comme avant. Il y a bien sûr l’« effet Sanders », mais pas seulement : on essaiera de comprendre pourquoi – en regrettant que seuls deux livres de Vivian Gornick soient traduits en français.

[en Français : en 2017 "Attachement féroce" et en 2019 "La femme à part"]

"La statue de sel", un roman pour penser la décolonisation et le racisme

 

Zoé Sfez, productrice sur France Culture (A voix nue) et chroniqueuse (Soft Power), livre un hommage à Albert Memmi en vous invitant à redécouvrir l’œuvre du romancier et essayiste, disparu le 22 mai 2020 à l’âge de 99 ans.

Héritier d’une triple culture juive, tunisienne et française, Albert Memmi entre en littérature avec cette magistrale autobiographie romancée, préfacée par Albert Camus, où il jette les bases de sa pensée à venir sur la domination et l’oppression.

« Le racisme est un virus », par Dany Laferrière

 

Article paru dans BIBLIOBS du 10 juin 2020

Bon, soyons clair, le racisme naît, vit et pourrait même mourir un jour. Il est contagieux, et se transmet d’un être humain à un autre. Toutefois sa rapidité de contagion varie selon le lieu ou la situation. On peut d’ailleurs créer de toutes pièces des situations qui augmenteraient sa vitesse et sa puissance, alors que d’autres la diminueraient. À certains moments on annonce de nouvelles vagues à l’horizon. On s’en étonne alors que des signes avant-coureurs avertissaient de l’imminence du danger. Le chômage, la misère, la violence urbaine, l’absence de courtoisie, sont des agents capables d’accélérer son éclosion dans un lieu où sa présence était embryonnaire. Mais le racisme a cette particularité de ne jamais naître à l’endroit où on se trouve. C’est un virus qui vient toujours d’ailleurs....

« On ne peut pas tout raconter d’une vie, il faut faire des choix »

 

Entretien avec Michèle Cléach, dans L'INVENTOIRE du 5 juin 2020

"À l’occasion du cycle de formation réalisé en partenariat avec Le Pèlerin et Aleph-Écriture, L’Inventoire a interviewé Michèle Cléach, responsable du projet « Écrire et publier son histoire de vie ». Michèle Cléach explore depuis plus de dix ans les sentiers des histoires de vie et des ateliers d’écriture. Elle dirige ce projet de l’aventure de la transmission écrite jusqu’à l’édition du livre de sa vie, opportunité inédite aujourd’hui en France. ..."

se faire éditer

 

Deux entretiens dans L'INVENTOIRE

1*- Nelly Garnier : le parcours d’un manuscrit dans une maison d’édition – 26 mai 2020

Nelly Garnier travaille comme lectrice chez Albin Michel. Elle reçoit des manuscrits et rédige des rapports de lecture à partir desquels se décideront en comité éditorial la publication des ouvrages. Nous l’avons rencontrée pour l’interroger sur le parcours d’un manuscrit de sa réception à sa publication. En filigrane, elle nous raconte aussi à travers ce témoignage sa passion de la lecture....

2*-  Présenter son manuscrit à un éditeur : tout ce qu’il faut savoir – 28 mai 2020 

Le point final du manuscrit posé, une nouvelle étape s’impose à l’auteur : trouver un éditeur pour son texte. Comment sélectionner et contacter les éditeurs ? Avant d’animer une formation autour de ces thèmes du 26 au 28 juin 2020, L’Inventoire a posé ces questions à François Terrier, journaliste et éditeur....

Salah Stétié : le bilan d'une vie

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE (n° 91 - janvier 2014)

Diplomate, poète, essayiste, ancien responsable de L’Orient Littéraire dont il fut le fondateur, Salah Stétié a beaucoup lu, écrit, voyagé et observé. Dans un ouvrage intitulé L’Extravagance, à paraître en septembre [2014] chez Robert Laffont, il retrace son parcours fécond et nous fait découvrir une foule de personnages connus ou méconnus qui ont façonné sa pensée et marqué sa carrière..

Entretien avec Miriam Cendrars

 

Propos recueillis par Nathalie Jungerman, dans FLORILETTRES, édition février 2007.

Miriam Cendrars a été journaliste à la BBC, à France-Soir, Jeune Maman, Elle... Elle a créé en 1970, le Fonds Blaise Cendrars à la Bibliothèque Nationale Suisse de Berne. Elle a publié notamment, Les Inédits secrets de Blaise Cendrars, (Club Français du Livre, 1969), la Correspondance Blaise Cendrars - Henry Miller 1934-1979 (Denoël, 1995), Blaise Cendars, L'Or d'un poète (Découverte Gallimard, 1996) et un essai biographique (Denoël, 1984, 1993, 2006)...

Liberté : réadaptation du poème de Paul Eluard, écrit en 1941

 

Par Charline Vanhoenacker, le 28 mai 2020 sur Francve Inter

Sur la vitre en plexiglas  |  Sur les flèches collées au sol   | Sur le drone qui nous survole |  J’écris ton nom  |  Sur le sable dynamique  |  Sur les déserts médicaux  |  Et sur les vents de panique  |  J’écris ton nom  |  Sur les arbres des parcs fermés |  Sur la carte en rouge et vert  |  Sur l’autel de la croissance  |  J’écris ton nom  |  Sur le silence des tribunes  |  Sur les sièges vides des théâtres  |  Et sur la selle de mon tigre  |  J’écris ton nom  |  Sur l’écaille d’un pangolin  |  Sur la barbe d’Edouard Philippe  |  Sur les motifs impérieux  |  J’écris ton nom  |  Sur la paye de la caissière  |  Sur les cernes de l’infirmier  |  Et sur le revers de la médaille  |  J’écris ton nom  |  Sur l’écran de ma tablette  |  Sur ma tablette de chloroquine  |  Sur un masque jeté au sol  |  J’écris ton nom  |  Sur un bandeau BFM  |  Sur l’urne des municipales  |  Sur le CV d’Agnès Buzyn  |  J’écris ton nom  |  Sur la transparence politique  |  Sur les urgences en tension  |  Et sur l’attestation de sortie  |  J’écris ton nom  |  Sur la ligne 13 du métro  |  Sur une livre de gariguettes  |  Sur le retour de Roselyne Bachelot  |  J’écris ton nom  |  Sur les 100 kilomètres  |  Sur le ciel vide et sans avions  |  Sur la javel et Stop-Covid  |  J’écris ton nom  |  Et par le pouvoir d’un mot  |  J’entre dans le monde d’après  |  Et j’espère t’y recroiser  |  Pour te nommer  |  Liberté

Gaëlle Nohant présente son livre "La femme révélée"

 

 Le 27 février 2020 (Grasset-Librairie Mollat)

“Le livre est en danger” : l'édition demande 500 millions € à Emmanuel Macron

 

Un article paru le 23 mai 2020 sur le site « ActuaLitté »

Dans une tribune parue dans « Le Monde », un collectif de 625 auteurs, éditeurs, libraires demande à Emmanuel Macron un plan de relance pour la filière, étrangement absente des annonces faites, le 6 mai 2020, par le chef de l’Etat.

500 millions €, c’est la somme nécessaire pour « traverser cette crise, non sans dommages, mais avec l’assurance de pouvoir simplement redémarrer ». La pétition, adressée au président, souligne la nécessité de travailler communément avec les services de l’Etat à un « plan de relance d’ampleur ».
Et d’énumérer plusieurs modalités : « [U]ne politique résolue de soutien à l’offre, subventions, prêts, exonération de charges sociales et de taxes… et par une amplification ponctuelle de la demande, avec des commandes massives par les bibliothèques et des opérations d’envergure liées au Pass-Culture et au Chèque Lire. » ...

Les lecteurs ont été au rendez-vous de la réouverture des librairies.

 

Des articles de LIVRESHEBDO

Les clients au rendez-vous dès le 1er jour

Clients nombreux et masqués, et libraires soulagés. Tel était le bilan, lundi soir, de la première journée de réouverture des librairies, placée sous le signe du plaisir partagé.

Le déconfinement a dopé les ventes de livres

Les niveaux de ventes de la 20e semaine ont dépassé ceux de 2019 à la même période.

"Click & collect" : Un bilan en demi-teinte

A l'heure de la réouverture, les librairies qui ont pratiqué le retrait de commandes pendant le confinement dressent un bilan contrasté de cette solution de repli, souvent plus symbolique que rentable.

L’enfermement ordinaire des femmes au foyer

 

« L’enfermement infini », un article d’En attendant Nadeau - N° 105, 20 mai 2020

Maria Messina, écrivaine sicilienne du début du XXe siècle, est connue pour avoir décrit l’enfermement physique et psychique des femmes, l’impossibilité pour elles de s’épanouir, prises dans la toile de l’espace domestique où elles répètent, solitaires, les mêmes tâches à l’infini. Traduit en français en 1986, son roman le plus célèbre, La maison dans l’impasse, reparaît.

En 1907, alors qu’elle est âgée de vingt ans, on diagnostique à Maria Messina une sclérose en plaques. Elle signe son dernier livre, L’amour nié, en 1928, contrainte d’abandonner l’écriture, et vit les suites de sa maladie elle-même recluse. Son œuvre est oubliée jusqu’au début des années 1980 lorsque, redécouverte par Leonardo Sciascia, elle sort finalement de l’oubli et sera traduite aux éditions Actes Sud en France.

La maison dans l’impasse raconte le sort d’une famille coincée dans une vaste demeure. Le mari, un usurier, aigri et tyrannique, s’y installe avec sa femme ruinée et la jeune sœur de celle-ci. Le foyer s’agrandit d’un fils aîné et de deux cadettes. Seul à sortir régulièrement, pour gérer ses affaires, l’homme est le gardien du domicile hors duquel les autres ne pourront s’aventurer qu’au péril de leur vie. Dans ce huis clos dramatique, Maria Messina traduit brillamment la profondeur de leur désarroi. ... 

Véronique Leroux-Hugon à propos de "Ecrire le cancer" de Silvia Rossi

 

Note de lecture parue le 8 mai 2020 sur le site de l'APA

"Bénéfice secondaire du confinement : j’ai trouvé dans ma boîte aux lettres le livre de Silvia Rossi, gentiment déposé par cette voisine … Silvia Rossi était intervenue lors d’une table ronde de l’APA présentant notre Cahier de relecture n°61 : Écrire la maladie en 2016. Son livre publié dans la collection (Auto)biographie & Education dirigée par Christine Delory-Momberger reprend et approfondit le propos.

Le projet de sa thèse, soutenue en 2016, est le suivant : à partir de six textes d’écrivains italiens, analyser le rôle du cancer comme déclencheur d’écriture, matière de la narration. Aussi, elle décrypte systématiquement dans ces ouvrages le recours aux métaphores pour narrer cette expérience vitale, dans une perspective très actuelle de redonner la parole aux patients. De fait, ce sont plutôt les malades (du sida, du cancer ici) qui prennent la parole depuis quelques décennies et font du récit de leur expérience un outil, pour ne pas dire une arme..."

[Fiche du livre]

 

« Ne pas laisser passer le temps d’écrire »

 

Avec le déconfinement, L'INVENTOIRE, revue littéraire électronique d'Aleph-Ecriture, a mis fin à sa série de propositions d"écriture sur le thème  « Le temps des maisons »..

"Pendant 8 semaines, vous avez été 150 à répondre présent à nos appels à écriture, et à nous offrir l’incroyable diversité de vos univers et de vos talents. Du dessin à la photo, du poème au fragment. À travers ces 400 textes et 400 créations visuelles se lit en creux le portrait inoubliable d’une période que personne n’a encore réussi à nommer. Peut-être fallait-il la dessiner. Peut-être fallait-il pour l’« habiter » l’appréhender par l’écriture ou le dessin pour exister, autrement..."

Lire différents textes sur le site de L'INVENTOIRE :

Le Covid-19 s’attaquerait-il aussi à la langue française ?

 

Un article d'Eliane Viennot, historienne de la littérature et critique littéraire, professeure émérite de littérature française de la Renaissance à l'université Jean-Monnet-Saint-Étienne. Texte paru sur le site "site TheConversation".

« Coronavirus : la crise sanitaire exacerbe la fracture sociale et politique », titrait récemment Le Monde, résumant une vérité que des dizaines d’articles déclinent depuis deux mois, et que tout le monde vit en live ces temps-ci. Mais si les analyses ne passent plus guère sous silence l’étonnante capacité des métiers massivement féminisés à être pénibles, mal payés, non reconnus pour les compétences qu’ils exigent, et néanmoins « en première ligne » en raison de leur utilité, bien peu s’interrogent sur la manière dont on parle des femmes qui les exercent, et plus largement dont on parle des femmes et des hommes qui font l’actualité. Manière qui participe pourtant de l’exacerbation en question, tout en la révélant.

Alors que la langue française offre quantité de ressources permettant de s’exprimer sans sexisme, l’idéologie selon laquelle le masculin est « le genre le plus noble », théorisée sous Richelieu et relookée sous la IIIe République, semble ces jours-ci devoir être respectée avec la même intransigeance que les ordres concernant le confinement. Les femmes ont beau être 87 % d’infirmières, 91 % d’aides-soignantes, 97 % d’aides à domicile et d’aides ménagères, 76 % de caissières et de vendeuses, 73 % d’agentes d’entretien, c’est en suivant la règle qui veut que « le masculin l’emporte sur le féminin » qu’on nous parle de ces populations.

D’ailleurs, 1 % suffirait : quand un homme – un seul – figure dans un groupe de femmes, on s’adresse à elles au masculin, on parle d’elles au masculin. Faire autrement constituerait un crime de lèse-majesté. L’idée même rend malade....

Requiem pour une jeunesse syrienne sacrifiée

 

Un entretien avec Omar Youssef Souileimane à propos de la sortie de son livre "Le dernier Syrien" (in L'ORIENT LITTERAIRE n° 164 - février 2020)

Extrait :

Comment est né Le dernier Syrien ?

J’ai perdu plusieurs amis avec qui on a milité ; ils ont été assassinés par les services de renseignements syriens. On a vécu des moments inoubliables ; j’ai eu besoin d’écrire pour eux mais il a fallu laisser passer un peu de temps. 

Mes personnages s’inspirent de plusieurs de mes rencontres. Chez Youssef, il y a une partie de moi, mais je me sens surtout proche de Joséphine ; elle représente l’espoir, la force, l’indépendance et l’humour. Disons que j’aimerais être comme ça. Elle rassemble les jeunes autour d’elle et elle rappelle le rôle des femmes pendant la révolution syrienne, tant qu’elle a été pacifique. Elles apportaient des médicaments, organisaient les manifestations, aidaient les militants à s'enfuir, à traverser les check-points...

J’ai voulu représenter la diversité des attitudes qu’a suscitée la révolution. Mohammad, l’amant de Youssef, incarne tous les jeunes gens perdus, qui ne parvenaient pas à se prononcer sur la pertinence de la révolution en voyant le nombre de morts qui ne cessait d’augmenter. Ainsi, il s’interroge surtout sur sa vie intime, sa bisexualité… Youssef est différent, il pense qu’il n’a pas d’autre choix que de s’engager, même s’il est en train de creuser sa propre tombe. 

Dans ce quatuor, chacun a son histoire, sa vision, et sa voix. Mais ce qui les réunit, c’est le rêve d’un pays sans violence....

Petit guide de littérature indienne

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - n° 166 - avril 2020 à propos d'une littérature mal connue en France

"Méconnue, la littérature indienne offre une une création vaste, linguistiquement diverse, multi-culturelle, pluri-ethnique, œcuménique, qui, partant de ses fondamentaux hindous, a aussi parfaitement intégré des problématiques très contemporaines : racisme, sexisme, écologie, problèmes de genre, immigration, terrorisme, urbanisation, religions, décolonisation"

THÉÂTRE « CORONA-COMPATIBLE »

 

Un article de Thomas Jolly, le directeur du QUAI d'Angers

"On en parle peu mais ce virus provoque un symptôme, apparu chez tout le monde : l’impossibilité de la projection. De soi. Dans le temps et dans l’espace. Cette faculté est pourtant constitutive de notre espèce. 
Elle a généré, les mythes, la fiction, la réalité imaginaire… l’art. Et pour le partager, des lieux d’art : les théâtres. 
Et les politiques s’en sont saisis et, dans un début de 20e siècle éraflé par deux grandes guerres, une femme, Jeanne Laurent, a décidé que ces lieux devaient consteller l’entièreté du territoire français pour permettre à tous et toutes d’accéder, par l’art vivant, à son besoin de projection. Et c’était un projet nécessaire dans un pays meurtri.
L’institution est née. Comme nulle part ailleurs sur le globe. Pour exister, elle n’est elle-même que projection : projection de spectacles dans le temps (ce qu’on appelle une saison), projection budgétaire, projection de jauges de public, lui même amené à projeter ses venues au théâtre par la contraction d’un abonnement, retro-plannings, plans de communication… autant d’outils qui permettent à ces institutions de se projeter...."

“Je ressens de la colère devant la médiocrité, les mensonges et l’arrogance..."

 

Titre complet : “Je ressens de la colère devant la médiocrité, les mensonges et l’arrogance de nos dirigeants

Interview d'Ariane Mnouchkine parue le 9 mai 2020 sur TELERAMA.fr et reproduite sur le site de MEDIAPART (in Le blog de Martine Lecoq)

Extrait : « … Ah ! ça oui ! Je ressens de la colère, une terrible colère et, j’ajouterai, de l’humiliation en tant que citoyenne française devant la médiocrité, l’autocélébration permanente, les mensonges désinformateurs et l’arrogance obstinée de nos dirigeants. Pendant une partie du confinement, j’étais plongée dans une semi-inconscience due à la maladie. Au réveil, j’ai fait la bêtise de regarder les représentants-perroquets du gouvernement sur les médias tout aussi perroquets. J’avais respecté la rapidité de réaction d’Emmanuel Macron sur le plan économique et son fameux « quoi qu’il en coûte » pour éviter les licenciements. Mais lorsque, dans mon petit monde convalescent, sont entrés en piste ceux que je surnomme les quatre clowns, le directeur de la Santé, le ministre de la Santé, la porte-parole du gouvernement, avec, en prime, le père Fouettard en chef, le ministre de l’Intérieur, la rage m’a prise. Je voudrais ne plus jamais les revoir... »

Dominique Paquet: des mots pour penser le monde et ses tumultes

 

Chargée de cours dans plusieurs universités, Dominique Paquet participe à des Cafés Philo, montrant la nécessité et l’urgence d’un débat citoyen. Elle intervient également à Aleph-Écriture.

"L'Inventoire : « Penser la vie, voilà la tâche », écrivait Hegel. Vous vous référez souvent aussi à Spinoza. Pourquoi ?

Disons pour l’amour du destin et le fait de dire oui à ce qui arrive. Pas mal de difficultés dans la vie viennent de ce qu’on est « contre ». On pense qu’être contre c’est lutter, mais être contre c’est refuser, ne pas vouloir prendre à bras le corps le problème. Cela peut heurter les personnes qui pensent qu’on ne peut pas lutter, mais là, vous me prenez à un moment où je peux enfin l’accepter : dire oui à ce qui arrive.

Et pourquoi Platon ?

Platon, c’est la montée vers la philosophie, le travail d’analyse, de réflexion. Et puis je suis assez platonicienne, parce que je pense qu’il faut travailler à se dégager des opinions et des préjugés. Ensuite, il y a tout un travail sur soi à faire pour vivre le mieux possible. Mais pour répondre à votre question, je pense plutôt à Nietzsche en général...."

« Écrire l’histoire, ça s’apprend ! »

 

Entretien avec Alain Bellet dans L'INVENTOIRE - Février 2020

"Le roman historique continue d’être très prisé, comme le confirme les nombreuses adaptations récentes à l’écran (d' »Au revoir là-haut », de Pierre Lemaître au succès des « Enquêtes de Nicolas Le Floch », de Jean-François Parrot). Écrire un récit historique nécessite un travail particulier, et le romancier doit parvenir à plonger son lecteur dans l’époque voulue. Il nous parle ici du roman historique..."

La Moleskine du diable

 

Pierre Ahnne, sur son blog, re-pblie un article ancien.

"Je ne serai jamais un véritable écrivain car je n’ai pas de petit carnet. Un véritable écrivain a un petit carnet à couverture de moleskine dans lequel il inscrit de petites notations, lumières, visages, dialogues entendus dans le métro. Il ne se sépare jamais de ce petit carnet. Grâce aux notations qu’il y note..."

Entretien avec Camille Laurens à propos de son livre "Fille"

 

Camille Laurens est nterviewée dans la revue libanaise "L'ORIENT LITTERAIRE" (numéro 166 - avril 2020).

Son livre, dont la publication a été retardée cause Covid-19, devrait sortir le 13 août 2020.

"Le point de départ du nouveau roman de Camille Laurens, Fille, dont la parution chez Gallimard est imminente, est lexical. Le titre peut désigner, selon le dictionnaire, une personne de sexe féminin, un enfant de sexe féminin, une femme non mariée, ou une prostituée. L’effet de syllepse fonde pour la narratrice le fait que « la fille est une éternelle affiliée, (elle) ne sort jamais de la famille (…). » « L’unique mot qui te désigne ne cesse jamais de souligner ton joug. »

Les premiers mots du livre sont prononcés dans une maternité normande, dans les années soixante : « c’est une fille » ; ils cristallisent une déception parentale assumée. Le récit, qui s’étend sur une soixantaine d’années, dessine à travers le parcours de Laurence une vaste fresque sociale et culturelle d’une époque au cours de laquelle la construction traditionnelle du féminin est remise en cause..."

L’amour entre deux mondes

 

Un article paru en avril 2020 dans la revue littéraire L'ORIENT LITTERAIRE, à propos du livre de Leïla Slimani "Le pays des autres"

"... Cette saga qui reprend des épisodes réels de l’histoire familiale de l’auteure tourne, dans son premier tome, autour de la solitude d’une Alsacienne, personnage inspiré de sa propre grand-mère, éloignée des siens et jetée dans une ferme du Maroc entourée d’une terre ingrate à plusieurs lieues de la ville. Cette femme, Mathilde, a épousé par amour Amine, un soldat marocain de l’armée coloniale qui a participé à la libération de son village. Nous sommes en 1944. Le couple quitte la France et s’installe à Meknès où Amine ambitionne de transformer un terrain acheté par son père en paradis verdoyant, en utilisant les techniques modernes de l’agriculture qu’il approche non seulement en néophyte, mais aussi dans l’esprit du colon imprégné de mépris pour les méthodes archaïques et d’exaspération pour l’ignorance des paysans...."

Entretiens avec Philippe Lejeune (2004) et Annie Ernaux (2011)

 

Suite à un article revenant sur la floraison de "journaux de confinement", la revue électronique FLORILETTRES publie

Un ancien entretien avec Philippe Lejeune 

"Philippe Lejeune  est le spécialiste en France et en Europe de l’autobiographie et du journal intime. Il a enseigné la littérature française à l’Université Paris-Nord. Il est cofondateur et président de l’Association pour l’Autobiographie (APA), auteur de nombreux essais sur l’autobiographie et sur le journal personnel, notamment, Le Pacte autobiographique, Seuil, 1975, « Cher cahier… » (1990), Le Moi des demoiselles (1993), Les brouillons de soi (1998), « Cher écran… » (2000). Un journal à soi. Histoire d’une pratique, publié avec Catherine Bogaert, a paru aux éditions Textuel en octobre 2003. ..."

 

Un ancien entretien avec Annie Ernaux 

"Marie-Claude Char et Michèle Gazier, éditrices des éditions des Busclats, suggèrent aux écrivains de leur collection de « faire un pas de côté », d’écrire en marge de leur œuvre. Vous avez répondu à leur proposition en offrant aux lecteurs votre journal d’écriture, publié récemment sous le titre L’atelier noir, où vous confi ez tout de vos recherches, vos hésitations, vos doutes quant à l’élaboration d’un texte..."

Une enfance aux terres mêlées

 

Dans "EN ATTENDANT NADEAU", un article, paru le 29 avril 2020, à propos du dernier livre de Jean-Marie Gustave Le Clézio "Chanson bretonne suivi de L’enfant et la guerre"

Cinq jours avant le début du confinement, le 12 mars 2020, Le Clézio nous a offert un petit diamant autobiographique. Un diamant poli ? Non, un diamant rugueux et chargé d’impuretés : deux récits d’enfance qu’il appelle des contes, justement, parce que la destruction y domine. Le premier, Chanson bretonne, chante la Bretagne des années 1950, quand l’écrivain était un « gosse ». Le second, L’enfant et la guerre, remonte à sa prime enfance, avant le langage, quand il était à Nice et que c’était la guerre.

"Nous sommes tous légitimes à écrire"

 

Un article de Mathieu Simonet, paru le 24 avril 2020 sur le site BIBLIOBS

Pour l’écrivain Mathieu Simonet, tous les « journaux de confinement » sont à encourager. Selon lui, l’écriture autobiographique constitue une « armure dont tout le monde a besoin ».

Entretien avec Patrick Chamoiseau

 

L'écrivain martiniquais donne un entretien au le quotidien L'Humanité, repris par le site "ENTRE LES LIGNES ENTRE LES MOTS"

"Confiné à Paris, loin de la Martinique, l’écrivain nous fait part de ses réflexions sur « l’embâcle et la débâcle » consécutives à la pandémie et au saccage de l’intérêt général. Souhaitant un « après » véritable, craignant le « non-événement », Patrick Chamoiseau en appelle à une mise « en relation de nos individuations questionnantes, solitaires et solidaires » pour vaincre le néolibéralisme, « véritable virus contre lequel nous n’avons pas encore trouvé de traitement ».

Né en 1953 à Fort-de-France, en Martinique, Patrick Chamoiseau est l’auteur de nombreux romans et essais, maintes fois primés, dont Texaco, pour lequel il a obtenu le prix Goncourt, en 1992. Il est par ailleurs le nouveau titulaire de la chaire d’écrivain en résidence de Sciences-Po...."

"écrire à plusieurs mains"

 

Un article paru dans "L'INVENTOIRE", le 24 avril 2020
Pour Alain André, auteur de romans et d’ouvrages consacrés à la littérature et aux ateliers d’écriture, l’importance croissante des formes collectives d’écriture lui semble témoigner d’une tendance de l’évolution de la conception romantique de l’auteur. Elle s’affirme au profit d’un style de vie symbolique dans lequel autrui cesse d’être une abstraction.