Mai 68 - 50 ans après

La France d'hier - Récit d'un monde adolescent - Des années 1950 à mai 1968

 

Livre de Jean-Pierre Le Goff

« Mai 68 peut apparaître comme la préhistoire pour les générations dites X, Y, ou Z... Mais que savent-elles au juste des conditions dans lesquelles a vécu ma génération, de sa jeunesse et de son passage à l’âge adulte ? Ce livre voudrait faire comprendre “de l’intérieur” la vie d’un jeune dans les années 1950 et 1960. Parce que l’adolescence est la plaque sensible du basculement dans le nouveau monde, “crise de l’adolescence” et “crise de la modernité” se font écho : elles révèlent un malaise symptomatique des difficultés du pays à s’engager dans une nouvelle étape de son histoire. »  Jean-Pierre Le Goff

Jean-Pierre Le Goff a retenu tout ce qu’il a observé dans les comportements familiaux et sociaux, le catéchisme et les enterrements, les débuts de la grande consommation et des loisirs de masse, le livre de poche, le cinéma, la publicité, les lumières de la ville, le quotidien des femmes, le yéyé… Cinquante ans après Mai 68, pour éviter les contresens et les récupérations, rien de plus nécessaire que ce récit émouvant et drôle qui constitue un document ethnologique hors du commun éclairant le passé et le présent.

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L'ALLIGATOR - Itinéraire d'un enfant de mai 68

 

Livre de Michel Cointepas

« Mai 68 fut pour moi un big bang. Sans son souffle, ma vie aurait été différente. Comment ai-je fait pour y participer à l’âge de seize ans ? [...] Il a bien fallu une crise permettant à la chrysalide de se transformer en papillon. [...] Je suis devenu gauchiste comme tant d’autres, bercés d’illusions et soudés par une camaraderie de combat, formant la queue juvénile de la bête communiste, cette tragédie du XXe siècle. Comment ai-je pu le rester durant vingt ans ? La réponse illustrera l’état d’esprit de cette génération bercée par l’atmosphère optimiste des années soixante-dix, plus proche, peut-être, de celle de 1830 que de celle de 2018. [...] Je ne laisserai pas ma vie privée dans l’ombre. Je m’inspirerai de ceux qui ont pris le risque de s’exposer, en avançant au plus près de la corne, pour reprendre la métaphore tauromachique de Michel Leiris.»

À la fois quête des origines, récit affectif, témoignage militant et enquête historique, L’Alligator est une œuvre dérangeante où l’humour et le tragique, la violence et la tendresse se côtoient.

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Filles de Mai - 68 mon Mai à moi - Mémoires de femmes

 

Livre collectif (direction APA); Préface de Michèle Perrot - Postface de Ludivine Bantigny

Réédition de la brochure de l'APA parue en 2002, puis rééditée une première fois en 2004

"Michelle Perrot a raison d'évoquer une «chronologie existentielle», à propos de ces lignes qui traversent l'événement comme des sillons féconds. 68 se décline en milliers d'expériences intimes et collectives. Celles qu'offre ce livre n'ont pas vocation à être exhaustives, ni même représentatives. Elles s'expriment en revanche avec sincérité, loin des reniements et des rejets qui font depuis plusieurs décennies, dans les médias, le bon ton des rédactions, loin des mépris hautains et des ricanements. Ces témoignages sont une force parce qu'ils ne parlent pas seulement du passé mais donnent espoir pour le présent, à bonne distance des triomphants."(Ludivine Bantigny)

L'envers de Flins - Une féministe révolutionnaire à l'atelier

 

Livre de Fabienne Lauret

Le 3 mai 1972, Fabienne Lauret est embauchée à l'atelier couture de Renault-Flins. Issue de la génération de Mai 68, membre du groupe Révolution !, elle est une établie, comme on appelle ces jeunes militant-es qui entraient en usine pour changer le monde. Elle y restera plus de trente-six ans. Loin des clichés habituels, elle nous raconte la condition ouvrière moderne, la souffrance au travail, l'exploitation quotidienne. Féministe, elle est plus particulièrement sensible à la condition des ouvrières et au sexisme dont elles sont victimes, tant de la part de leurs collègues ouvriers que de la direction patronale. La bataille qu'elle mène avec détermination est longue, rude et exige une infinie patience. Militante CFDT, puis déléguée syndicale, elle anime ses premières grèves. Indissociables de son parcours professionnel, ses activités syndicales nous plongent au coeur des fortes luttes sociales qui ont secoué l'usine de Flins. Elue au comité d'entreprise, puis salariée de celui-ci, elle participe au développement d'une autre conception de cette institution sociale, qui heurte les conservatismes de la direction syndicale qui succède à la CFDT et qui utilise contre elle les méthodes patronales les plus éculées. L'Envers de Flins, parcours de vie, parcours de lutte, est aussi le témoignage vivant et fort d'une féministe ouvrière qui n'a jamais renoncé à transformer le monde.

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Quelques livres plus anciens

Derrière la vitre

 

Livre de Robert Merle

« Au huitième étage de la tour, les étudiants, assis dans les fauteuils des mandarins, s'emparaient symboliquement du pouvoir. Au sixième étage, un homme seul luttait contre la mort. Au rez-de-chaussée, une foule d'étudiants et, mêlés à eux, bon nombre de professeurs, à leur insu dépossédés, communiaient dans le culte de la musique classique. »
Nanterre vu par Robert Merle. Son roman retrace, heure par heure, la journée qui allait devenir historique du 22 mars 1968, où quelques «enragés» occupèrent, dans la tour de l'Université, la salle du conseil des professeurs. Personnages réels (le doyen Grappin, Daniel Cohn-Bendit) et créatures romanesques se mêlent pour donner une image complète de la jeunesse, des professeurs, et de tous ceux dont les problèmes individuels allaient déboucher sur une contestation générale.

500 affiches de Mai 68

 

Livre de Vasco Gasquet

" Il ne s'est rien passé en 68 ! " Slogan maintes fois répété ! Et pourtant Mai 68 a été le plus grand mouvement de masse de l'histoire de France la grève la plus importante de l'histoire du mouvement ouvrier français. En France. Trois fois plus de travailleurs se sont mis en grève que pendant le Front populaire en 1936. On comprend pourquoi un certain président rêve de " liquider l'héritage de 68 ". En restituant l'explosion graphique des affiches de Mai, Vasco Gasquet, acteur et collaborateur du fameux atelier des Beaux-Arts, nous fait à nouveau sentir l'odeur de poudre qui s'en dégage : anti-impérialisme, aspiration à l'égalité, solidarité avec les ouvriers, critique radicale de l'autorité, du pouvoir, rêve d'une autre société basée sur un autre possible que le diktat du capital ! La beauté convulsive de ces affiches nous semble si loin et pourtant elles sont d'une terrible actualité.

La commune de Nantes

 

Livre de Yannick Guin

Le 14 mai 1968 les travailleurs de Sud-aviation occupent leur lieu de travail : ils sonnent ainsi le réveil de la classe ouvrière. La veille les étudiants de Nantes assiégeaient la Préfecture, mettant en échec les forces de l’ordre.
Yannick Guin montre dans La commune de Nantes le cours exceptionnel et original imprimé aux événements nantais, l’esquisse d’une administration des classes laborieuses parallèle à celle de l’état bourgeois qui, sans jamais atteindre le « double pouvoir » sera toutefois suffisamment dessinée pour que le Préfet affirme, le 27 mai au soir, que la Loire-Atlantique est en état d ‘insurrection. On a surtout insisté, à propos des luttes nantaises, sur leur radicalisme extérieur (l’émeute). L’auteur met ici les choses au point.

Des Soviets à Saclay ?

 

Livre de Jacques Pesquet

Le mois de mai 1968 n'a pas manqué de richesse en actions, en nouveautés organisationnelles de toutes sortes, en initiatives audacieuses inimaginables un mois plus tôt. C'est qu’un mouvement de masse, qui secoue toute la société jusque dans ses fondements, ne peut pas être marqué de conformisme : toutes les règles et lois ont été violées, les autorités bafouées, les défenseurs de traditions insultés. Mai 1968 a donné un avant-goût de ce que serait la prochaine révolution française. Mais une révolution n'est pas seulement affaire d'imagination ; sa préparation exige beaucoup de travail à tous les niveaux, depuis la recherche d'un programme jusqu'à la construction d’organisations ad hoc. C'est bien pourquoi nous ne saurions nous en tenir à la simple collection des affiches, des photographies et des journaux ; ni nous laisser prendre au jeu plus ou moins sordide de certains éditeurs qui mettent sur papier glacé les bons mots et les taches de sang. Ceux qui se sont battus, sur les barricades ou dans les usines, ne demandent pas qu'on leur serve du pittoresque ou du sensationnel. C'est un bilan qu'il faut dresser. Ce sont des perspectives qu'il faut ouvrir. C'est dans cet esprit que nous communiquons à nos camarades de combat, particulièrement à tous ceux que les directions syndicales ont détournés des objectifs initiaux de leur lutte et qui en ont conscience, une expérience originale faite au Centre d'études nucléaires de Saclay et plus généralement au Commissariat à l'énergie atomique. Ainsi espérons-nous apporter quelque chose ; un exemple qui peut-être sera repris demain par des millions de travail1eurs au cours d'une prochaine étape à notre vis inévitable. Nous pensons même que les délais dont nous disposons pour que s'amorce une ·vaste confrontation d'expériences sont très courts et que nous risquons fort d'être pris dans un nouveau tourbillon sans avoir pu faire le point, sans avoir pu assimiler les leçons de ce mois de mai, sans avoir· pu nous préparer à un nouveau combat fatalement plus dur que le précédent. Des conseils élus dans chaque service sont aujourd'hui en place au CEA. Ne s'inscrivent-ils pas dans la tradition des comités de fabrique et d'atelier qui virent le jour dès le siècle dernier ? Ne sont-ils pas une préfiguration des conseils ou comités ouvriers qui demain contrôleront toute la production ? Peut-être avons-nous trouvé, au CEA, à plusieurs milliers, un nouveau style d'école de la démocratie ?

Mai 68, l'irruption ?

 

Livre d'Henri Lefebvre

L'explosion fut si surprenante que les hommes du pouvoir faillirent le perdre.
Partout ce ne fut que contestation et chienlit, barricades et occupations d'usine, grève générale ouvrière et «enragés»… Puis «situation révolutionnaire sans révolution», ce fut le reflux, Grenelle, la défaite électorale… mais un nouveau cycle de lutte de classes qui secouera la France et l'Europe pendant dix ans…
Henri Lefebvre pose des questions, plante des repères, dégage des pistes de réflexion, passe au crible de la critique l'événement, la contestation qui ébranle l'État, le marxisme qu'il faut (dés)altérer, Herbert Marcuse et sa société close, la spontanéité, le romantisme révolutionnaire, les stratégies débordées et inadaptées, la gauche paralysée, la dualité des pouvoirs qui demeure bloquée, l'absence de projet de société…
Et pourtant, demeurent la contestation et l'autogestion à la fois brèche et processus possible!

Ce livre nourrit toujours les interrogations sur les possibles de l'histoire, sur les possibles d'un passé encore proche et d'un avenir à construire.

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La France des années 1968

 

Livre d'Antoine Artous, Didier Epsztajn, Patrick Silberstein

En finira-t-on jamais avec Mai 68?
La droite, toujours prompte à rappeler son souvenir, s'acharne contre ce passé. Elle en dénonce toujours les traces dans la société française. L'aveu est de taille et, paradoxalement, indique bien l'ampleur et l'intensité de l'événement qui ne peut se circonscrire au seul mois de mai 1968, ni à la France du général de Gaulle. Cet ouvrage en témoigne: la déferlante fut plus large, touchant plusieurs continents, plus longue, se prolongeant jusqu'à la fin des années 1970.

Cette «encyclopédie de la contestation» raconte cette fracassante époque et  analyse ce soulèvement planétaire.

Mai 68, un pavé dans leur histoire

 

Livre de Julie Pagis

Qui sont celtes et ceux qui ont fait Mai 68 ? Pourquoi et comment leurs trajectoires individuelles sont-elles entrées dans l'histoire ? En portent-ils encore aujourd'hui les marques ? Quel a été l'impact de leur militantisme sur leurs enfants ? Pour répondre à ces questions, Julie Pagis, s'appuyant sur une enquête d'ampleur consacrée aux parcours de « soixante-huitards ordinaires », combine analyses statistiques et récits de vie. Prenant ses distances avec le lieu commun d'une « génération 68 » devenue opportuniste, occupant des postes de pouvoir dans les champs politiques, médiatiques ou littéraires et convertie au « libéral-libertarisme », l'auteure explore avec finesse la diversité des profils des femmes et des hommes qui ont participé à Mai 68, avant de montrer les effets multiples de cet engagement dans les sphères professionnelles, amoureuses, militantes ou familiales. Des racines de l'engagement à la transmission familiale du militantisme en passant par les diverses reconversions post-soixante-huitardes, l'ouvrage vient réhabiliter une histoire plurielle de Mai 68, largement ensevelie au fil des célébrations décennales des évènements.

Longtemps je me suis souvenu de mai 68

 

Cercle Barbara Salutati

En ce temps-là, Sartre n'était déjà plus très jeune, et Cohn-Bendit débutait. Certains P.-D.G. portaient encore des guêtres. La France s'ennuyait. Soudain, pourtant, tout sembla possible. Le fond de l'air se fit rouge, et plutôt sexy. La vie devint buissonnière. Il n'y eut plus d'automobiles, les villes ne furent plus que silence. Ou clameurs. Au coin de chaque rue, l'aventure. Mouna fait chanter « Frère Jacques », en canon, à des cordons de CRS devant la Sorbonne, les cocos se mettent à douter, les meneurs changent d'abri chaque soir. Les tracts qui tachent les doigts invitent à des rendez-vous inédits, les graffitis entraînent à des pratiques dangereuses. La dialectique peut enfin casser des pavés. Certains se réjouissent sans entraves, d'autres trouvent qu'il n'y a pas là de quoi rigoler. Ils n'étaient pas d'accord entre eux, ils ne le sont toujours pas. Un tiers de siècle plus tard, le cercle Barbara Salutati a ressorti banderoles et slogans, et réanimé des souvenirs enfouis. Les nôtres. Ceux de gens ordinaires qui, le temps d'un mois de mai, se sont senti personnages de roman, et furent, parfois à leur insu, avec leurs petites histoires, des acteurs historiques. Joe Brainard et Georges Perec ont tracé le chemin pour remonter le temps. Ces « Je me souviens » de manifestants de tous âges, qui défilent à nouveau, pas tous militants, ni érudits, ni informés, ni influents, forment une manière de guirlande en l'honneur d'un printemps mémorable. Barbara Salutati était chanteuse et comédienne. Elle fut le dernier amour de Machiavel, vers 1520. C'était une femme du peuple.

Contre-discours de mai

 

Livre de François Cusset

A chaque commémoration de Mai 68, les embaumeurs ressortent leurs oripeaux photographiques. Ils nous remâchent leurs camaraderies d'anciens combattants, s'arrogent les rôles de premier plan et, sans s'expliquer sur leurs reniements passés et présents, momifient l'épisode soixante-huitard pour la plus grande joie des fossoyeurs, leurs alliés - qui parlent haut et fort d'à tout jamais "liquider l'héritage".
Montrer que ceux-ci et ceux-là font œuvre commune, comprendre que le mausolée qu'ils honorent ou méprisent a d'abord pour fonction d'interdire toute action collective à venir, rappeler la dimension internationale effervescente de 68, ressaisir l'essence imprévisible de l'événement et, enfin, renouer avec l'esprit de révolte : tel est le salutaire contre-discours que leur oppose, dans ces pages, un des meilleurs historiens du monde intellectuel - et de ses trahisons.

Mai 68 raconté par des anonymes

 

Livre de Nicolas Daum

Mai 68 et ses stars ont quelque peu éclipsé ceux qui, sur leur lieu de travail ou dans leur quartier, ont voulu vivre la révolution au quotidien. En prenant délibérément le contre-pied de la personnalisation, Nicolas Daum est parti à la recherche de ses anciens compagnons du comité d'action du Ille arrondissement de Paris. Témoin et acteur anonyme, il revendique, avec eux et pour eux, la part de ceux qui ont forgé et véhiculé les valeurs du mouvement. Témoins privilégiés de l'histoire, 19 personnes racontent leur action et leur engagement, leurs motivations profondes, qu'elles soient politiques ou personnelles, ou même le hasard qui les a conduit à se retrouver. Analyse détachée et critique pour certains, encore passionnelle pour d'autres, ces témoignages lucides, émouvants et parfois pleins d'humour apportent un éclairage nouveau sur quelques années intenses, qui, d'une manière ou d'une autre, ont laissé des traces.

32 jours de mai

 

Livre de Martine Storti

Sans nul doute, Martine Storti a écrit là le roman de mai 68... Deux femmes se rencontrent dans les rassemblements, professeur issue d'un milieu bourgeois pour l'une, étudiante issue d'un milieu ouvrier pour l'autre. Dès les premiers regards, elles s'aiment... Un amour de mai qui grandit au cours des événements. Mai 68 écrit dans l'attente de l'être aimé... attente devenue éternité.
L'une meurt dans un accident de voiture en juin. Amour tragique, inassouvi, tout comme cette révolution de mai qui ne finit pas de finir.
L'histoire commence par l'évocation de ce voyage sur les bords du lac d'Orta qu'elles ne feront jamais... voyage qui résonne comme celui que firent, des années plus tôt, Nietzsche et Lou Andréa Salomé. A quel endroit sur ce petit chemin du Sacro Monte, Lou a-t-elle embrassé Nietzsche ?
Une écriture ample et vive qui laisse entrevoir l'intensité des jours de mai, et qui, au fond, restitue toute l'humanité de ces jours où des individus, souvent étrangers les uns des autres, redevinrent le peuple. C'est dans ce jour en plus, en trop pour certains, toujours à venir pour d'autres, que nous entraîne Martine Storti.

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Reprise

 

Livre d'Hervé Le Roux

Un film, tourné en 1968. Son titre : La reprise du travail aux usines Wonder. Et une image, dans une revue de cinéma. Un photogramme. L'image d'une femme qui crie. Qui reste là, plantée sur le trottoir, petit îlot de résistance sur lequel la caméra va vite se fixer. Elle crie donc. Et elle pleure de rage en même temps. Elle dit à qui veut l'entendre qu'elle " y foutra plus les pieds dans cette usine dégueulasse ". Et son refus, ferme, définitif - de l'usine, du travail - restera à jamais l'image de 68. J'ai décidé de retrouver cette femme. Sorti en 1997, Reprise est aujourd'hui devenu un film culte. Son metteur en scène, Hervé Le Roux, a entrepris ici de raconter cette aventure, de la découverte, dans une revue de cinéma, de la photo d'une jeune ouvrière révoltée à l'enquête-tournage et aux réactions suscitées. Un texte à la première personne qui déroule le fil d'une obsession, un récit à suspense qui brasse, de témoins en témoins, trente ans d'histoire politique et sociale, trente ans de relations au travail. Hervé le Roux a écrit et mis en scène Grand Bonheur et Reprise. Sur le film : " Un grand récit d'histoire(s) et un formidable stimulant à la réflexion. " Jean-Michel Fredon, Le Monde " Polar social (qui a tué la class ouvrière ? ", livre d'histoires françaises et d'Histoire de France, et aussi, surtout, romance amoureuse. " Gérard Lefort, Libération " Reprise développe le même parfum romanesque, le même enivrement de gigantesque puzzle qu'un Citizen Kane dont le Rosebud serait la jeune fille. " Serge Kaganski, Les Inrockuptibles

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Ecrire Mai 68

 

Livre : collectif de 40 auteur.e.s

Les 40 auteurs, en répondant aujourd'hui à la question Écrire, mai 68, revisitent la littérature et la poésie de l'époque, 40 ans plus tard. Tous ont connu et partagé de près ou de loin les questionnements sur l'écriture et le statut d'écrivain, en mai 68. Engagés dans des mouvements collectifs, la création de revues d'avant-garde en littérature et poésie, ou témoins et héritiers de ces mobilisations, ils ont à dire sur ces moments déterminants pour le devenir de la poésie, de la littérature et de la pensée française

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Les idées de Mai 68

 

Un hors-série du magazine littéraire
Sommaire : De la révolte d'hier au discours anti-68 d'aujourd'hui, quarante ans de réflesions et d'interprétations. Marx n'aimait pas le printemps. La révolte. Fac-similé : les nouveaux idéologues, un mythe Che Guevara, Althusser, Rudi le Rouge, Daniel Cohn-Bendit. Les prolongements : Edgar Morin, la libération du désir, Félix Guattari, années érotiques. Les interprétations.