Les mises à jour

attention covid-19

 

Compte tenu des mesures sanitaires prises par les autorités françaises, toutes les manifestations, rencontres, formations sont annulées ou reportées à une date ultérieure.

Pour les manifestations à l’étranger, des mesures similaires peuvent avoir été prises.

Se renseigner auprès des organisateurs.

 

Pendant la période de l'épidémie, nous mettons en ligne des propositions d'activités sur des pages dédiées spécialement (ICI)

Le 24 mars 2020 : Certains lecteurs nous signalent des services commerciaux  qui fonctionnent gratuitement pendant cette période de confinement. Nous vérifions autant que faire se peut la validité de l'information. Mais parfois le diable se cache dans les détails. Si vous trouvez une supercherie, prière nous prévenir. Merci.

Le 20 mars 2020 : Dans les conditions actuelles de confinement, il nous est impossible de maintenir à jour les pages « Spectacles », « Rencontres », « Formations ». En revanche nous poursuivons la mise à jour des autres pages, tout spécialement les pages sur les livres, les notes de lecture, etc..

comment notre site est-il organisé ?

 

 

1*- Chaque nouvelle information (quelle qu’en soit la nature) est affichée au fur à mesure dans cette page « Les mises à jour ».

2*- Ensuite chaque information est dupliquée dans la page spécifique, exemples :

« Formations », « Théâtre », « Livres », « Dossiers », « Revues », « Expositions », « Notes, articles, entretiens », etc…

3*- Une information peut donc se retrouver dans plusieurs pages : par exemple un livre se trouve dans la page "Les mises à jour", puis naturellement dans la page « Tous les livres », et peut également faire partie de la page « Livres sur l’écriture » ...

4*- Un événement (un salon, une conférence, une pièce de théâtre, etc…) qui se trouve dans la page « Les mises à jour », est également dans la page correspondante de « L’agenda » au(x) mois où il a lieu.

 

 - le dire et l'écrire

 

Voir aussi l'AGENDA

La dernière lettre : Numéro 294 - 08 avril 2020

08/04/2020

 

Le temps du confinement, la périodicité de la LETTRE est modifiée. Sa parution sera fonction de l’actualité.

 

 

 

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"Nos disques sont rayés - quinze jours sur les blocages français"

07/04/2020

La conférence introductive d'Edgar Morin au Festival de la Biographie de Nîmes, le 24 janvier 2020

" On ne se parlait plus. Les rassemblements comme Los Indignados, Occupy Wall Street, Nuit Debout ressuscitent le Forum, l’Agora des cités antiques. Ce réveil coïncide avec d’autres mouvements de réveil partout contre la domination du profit, de la finance, du calcul, de l’anonymat. On a besoin de penser ensemble, il n’y a plus de pensée en politique car nos représentants sont à la remorque de l’économie libérale. Sur le plan écologique par exemple, il y a une révolution à faire que les citoyens peuvent commencer sans attendre l’État. C’est un début, la route est longue..."

Jours d’apprêt

 07/04/2020

Poème de Catherine Malard (7 avril 2020)

On finira bien par en sortir

De nos chambres recroquevillées

Nous finirons bien par écarter

Les barreaux de nos torpeurs

Tordre les rêves en proie à la peur

Qui trimballent des noirceurs troublées

De ces menaces avides qui étouffent

Quand la tragédie partout fait mouche

Il est temps de songer aux jours d’après

Lendemains et surlendemains des jours d’avant

C’est sérieux comment tu vas occuper la terre

C’est pas le tout de dire que le jour d’après

Ne sera plus comme les jours d’avant

Rabaissons nos ailes trop déployées

Il est urgent de lester nos têtes évaporées

Emportées à la vitesse d’egos dilatés

    

Il est temps d’emprunter d’autres rails

Filant au ras de frêles pâquerettes

Jusque là piétinées sur-le-champ on arrête

Cessons de mettre le monde à nos pieds 

Ou à notre main ivre de maîtrise

Quand la vie ne tolère nulle emprise

Icare voulait voler beaucoup trop haut

S’approchant du soleil toujours plus près

Alors il a brûlé ses ailes arrogantes

Nous faisons de même dans nos peaux de chagrin

Pétrissons des pains d’une autre nature

Pour des terres de désir levées au bon levain

Et tirant de nos poches des crayons affûtés

Nous tracerons des voies et chemins d’apprêt

Pour rechampir nos âmes et boire à l’avenir.

 

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Cinq textes rédigés par des écrivains en herbe

07/04/2020

Depuis 2018, le festival Oh les beaux jours ! organise un concours littéraire de nouvelles destiné aux collégiens.

Durant l’automne, plusieurs classes rédigent chacune une nouvelle, accompagnées par des écrivains. Au printemps, les nouvelles écrites collectivement sont soumises au vote d’autres collégiens qui élisent leur texte préféré. La remise du prix a lieu pendant le festival, en même temps que paraît un livre imprimé qui rassemble les contributions.

À la maison, en solo ou en famille, il vous suffit de télécharger les 5 nouvelles ci-dessous, de les lire (dans une pratique solitaire ou à voix haute, à vos enfants et/ou votre entourage !), de débattre sur le réseau social dédié au concours et de défendre le texte que vous préférez en votant en ligne avant le 4 mai 2020. 

 

Identités : Écrite par la classe de 4e D du collège Simone de Beauvoir, à Vitrolles, avec Raphaële Frier.  Ctrl Z : Écrite par la classe de 4e 3 du collège Nathalie Sarraute, à Aubagne, avec Carole Fives.  Tournez, manèges… : Écrite par la classe de 3e 6 du collège Longchamp, à Marseille, avec Alain Damasio.  Sacha : Écrite par la classe de 3e M du collège Thiers, à Marseille, avec Marion Brunet.  L’Affaire est dans le sac : Écrite par la classe de 5e 1 du collège Les Amandeirets, à Châteauneuf-les-Martigues, avec Cédric Fabre.

Petite et grande histoire des épidémies

07/04/2020

Pour tenter de prendre un peu de recul sur ce qui nous arrive avec la pandémie de coronavirus, RFI vous propose un retour sur la petite et la grande histoire des épidémies.  

Depuis le premier récit de la « peste d’Athènes » dans la Grèce antique jusqu’à l’émergence de nos coronavirus en passant par les grandes épidémies du Moyen-Âge en Europe, le VIH sida ou Ebola, quelles leçons humaines, politiques et sanitaires tirer de toutes les pandémies qui ont ravagé et façonné notre humanité ? Comment mieux comprendre les constantes et les périls auxquels nous sommes confrontés ? Comment éclairer notre présent à la lumière du passé ? Regards croisés de philosophes, d’historiens, d’anthropologues, d’épidémiologistes, de préhistoriens, de médecins, vétérinaires, généticiens, auteurs et chercheurs pour partager nos petites et grandes histoires d’épidémies. 

Le Père Goriot

07/04/2020

"Le Père Gorioit" sur France Culture en 10 épisodes

Achevé en 1835 sous la Monarchie de Juillet, Le Père Goriot décrit l’entrée dans le monde du « lion » Eugène de Rastignac, jeune provincial venu à Paris pour y étudier le droit et s’y faire un nom. On le découvre pensionnaire de la Maison Vauquer, voisin du pauvre père Goriot, faisant ses premiers pas dans la société mondaine de la Restauration, en novembre 1819. Évoluant habilement entre ces deux mondes, Rastignac apprend vite et comprend dès lors que l’argent « fait tout ». Quelques mois plus tard, en février 1820, on le quitte désabusé sur les hauteurs du Père-Lachaise, enterrant à ses propres frais le père Goriot et lançant sur cette société son célèbre et conquérant défi.

"Et ta moue et ton sourire et ta raideur m’accueilleront. Dis-moi oui."

06/04/2020

Lettre de Christiane Taubira lue le 6 avril 2020 par Augustin Trapenard sur France Inter

[Christiane Taubira est née à Cayenne. Elle a été Garde des sceaux entre 2012 et 2016. Dans cette lettre adressée à une jeune femme sans abri, elle use de son art de la digression, pour mieux exprimer son inquiétude concernant la vulnérabilité des personnes sans domicile face à l'épidémie.]

"Avant tes mots, c’est ta moue puis ton sourire puis une légère raideur vertébrale qui me répondent… m’auraient répondu. Car je ne peux plus passer te voir. C’est ainsi depuis plus de quatre mois maintenant. Je vis à des milliers de kilomètres. Ici, nous n’avons pas besoin de guetter un printemps capricieux. Il fait beau toute l’année. Et ce n’est pas un cliché. Même les deux saisons pluvieuses sont traversées, tous les trois ou quatre jours, d’après-midis ardemment ensoleillées. D’ailleurs depuis quelques temps, ici comme partout, le temps fait comme il veut. Les météorologistes eux-mêmes semblent désorientés. Et je peux te dire que le Covid n’a rien à y voir. C’était déjà comme ça des mois avant ce fléau. C’est étonnant la vie des mots ! Il n’y a pas si longtemps, disons quoi, vingt, trente ans - pour toi qui n’étais pas née, évidemment, ça fait un siècle - donc il n’y a pas si longtemps, calamité était un mot plus fort que fléau. Calamité suggérait une plus grande diversité de dégâts. Je ne crois pas que ça ait à voir avec son genre… féminin. Je pense plutôt que ses sonorités courtisaient l’imagination bien davantage que ne sait le faire le fléau. Assurément, ce n’est pas tout à fait ainsi que le dit le Dictionnaire historique des mots, d’Alain Rey. Mais les savants proposent, les langages populaires disposent .... "

Jeux littéraires de Hubert Haddad

06/04/2020

Les éditions ZULMA proposent de vous essayer aux ateliers d’écriture imaginés par Hubert Haddad à partir du Nouveau magasin d’écriture. Laissez libre cours à votre imaginaire et laissez vous surprendre !
Les plus jeunes peuvent aussi participer grâce à l’atelier d’écriture Luna Circus.

La dernière lettre : Numéro 293 - 05 avril 2020

05/04/2020

 

Le temps du confinement, la périodicité de la LETTRE est modifiée. Sa parution sera fonction de l’actualité.

 

 

 

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Le 22.03.2014

L'APA organise sa prochaine a Table-ronde 2014 sur le thème Ego numericus.

Elle a lieu le 22 Mars 2013, à l’École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005, Paris.

L’écriture numérique et la connexion universelle sont-elles en train de changer notre identité: notre rapport au temps, à l’espace, à l’information, à la pensée, à autrui, à nous-mêmes ? Après l’horloge, l’imprimerie et le chemin de fer, l’ordinateur et Internet seraient-ils en train de créer un homme nouveau ? Homo faber, devenu homo numericus, aura-t-il la même mémoire, les mêmes modèles, les mêmes projets ? L’identité narrative, fondée sur le récit, s’effacera-t-elle devant l’identité numérique, fondée sur le dialogue ? Quelle place pour le for intérieur, le silence, la lenteur, l’intime ? Quels nouveaux rapports entre les générations ? « Ego numericus » : apothéose ou éclatement de l’individu tel qu’il s’est construit dans l’Europe de l’époque moderne ?

avec Dominique Cardon, Christine Genin, Christophe Grossi, et Pierre, dit l'Idéaliste.

la comédie française continue !

05/04/2020

Deux propositions

1*- Elle met à disposition des petits comme des grands des entretiens, des lectures.

2*- Et aussi retrouvez, tous les jours à 16h, ses programmes vidéos gratuits sur www.comedie-francaise.fr

Gaël Faye – Petit pays

05/04/2020

Lecture musicale conçue avec le soutien de la SACEM 
Accompagnée de Samuel Kamanzi (guitare, chant). Les 18 et 19 janvier 2017 à la Maison de la Poésie-Scène Littéraire

« Les habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939 »

05/04/2020

Christian Boltanski revient sur la création de l'oeuvre « Les habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939 », exposée au MAHJ

Installée dans une discrète arrière-cour du musée, l’œuvre rappelle une histoire que la restauration de l’hôtel de Saint-Aignan a effacée : celle de la présence, jusqu’aux années 1960 dans ce lieu, de modestes artisans (casquettiers, chapeliers, tailleurs, fourreurs…), juifs pour la plupart, dont beaucoup sont morts dans la Shoah. Christian Boltanski rend à l’hôtel cette mémoire par l’évocation des noms de tous ses habitants en 1939, juifs et non juifs. Quatre-vingts affichettes rappellent leurs identités, accompagnées d’indications biographiques : lieu de naissance, métier et parfois date du convoi de déportation.

Un émouvant entretien filmé par Isabelle Filleul de Brohy dans la série « Portraits d’artistes », produite par la fondation Pro mahJ.

Cause confinement, Aleph écriture modifie ses formations et vous propose

05/04/2020

Communiqué

Le printemps est là, l’heure d’été aussi ; le confinement, lui, s’étire. Nous espérons que vous allez aussi bien que possible et parvenez à trouver l’énergie et l’imagination nécessaires pour endurer cette période.  

On peut écrire partout, tout le temps. C’est la force de l’écriture et la raison pour laquelle nous avons très vite cherché un moyen pour continuer vos ateliers, même à distance. Nous avons mis en place un outil collaboratif , “Teams”. Via cette plateforme, l’intervenant et le groupe communiquent dans les conditions aussi proches que possibles du direct de l’atelier. Les voix, les visages, les embarras, les éclats de rire. 

Depuis le 20 mars, nous l’avons testé avec succès et plusieurs groupes poursuivent désormais leur atelier ainsi. Nous mettons systématiquement en place un temps d’initiation pour les participants, de façon à moins buter sur les aspects techniques.  

Ceci fait, nous avons travaillé à composer une offre qui, outre celle prévue au programme, réponde au temps disponible et à l’envie d’écrire, au besoin d’ouvrir l’espace derrière les portes fermées, à la nécessité d’être reliés les uns aux autres.  

Nous intensifions la programmation des ateliers ouverts (un auteur, un livre paru récemment, une proposition) que vous connaissiez notamment en librairie. L’atelier dure 2 h et son tarif passe, la durée du confinement à 10 € au lieu de 20 €.  

Nous adaptons en demi-journées le format à distance de la plupart de nos ateliers pour vous permettre de vous organiser. 

Nous ouvrons en avril nos ateliers par e-mail, notamment pour ceux qui ne peuvent pas être disponibles à des heures précises. 

Vous trouverez ci-dessous l'ensemble de notre offre pour les jours à venir, sur la plateforme (cliquez sur le titre de l'activité pour en savoir plus et pour vous inscrire).  

Nous revenons très vite vers vous avec d’autres propositions et vous souhaitons d’apercevoir le « forsythia gai d’avant printemps » cher au poète Jude Stéfan

LE FESTIVAL DES FESTIVALS NTP

04/04/2020

A l'heure où tous les théâtre se taisent, alors que  nous sommes tous confinés, voir ou revoir quatre spectacles du Nouveau Théâtre Populaire...  filmés lors du festival organisé chaque année depuis 2009 à Fontaine-Guérin (Maine et Loire).

  1. Le jour de gloire est arrivé. Vie et mort de sept rois : Texte de Léo Cohen-Paperman et Sacha Todorov en collaboration avec les comédiens du spectacle ; mise en scène Léo Cohen-Paperman (1h50')
  2. Grandes espérances / Charles Dickens :  (1h13')  Adaptation et mise en scène de Philippe Canales ; collaboration dramatique : Sophie Guibard ; collaboration musicale : Baptiste Chabauty
  3. La fleur au fusil : Mise en scène : Clovis Fouin (2h) ; collaboration artistique : Léo Cohen-Paperman ; Texte-écriture collective sous la direction de Clovis Fouin (2h)
  4. Oedipe roi : Texte : Sophocle ; Traduction et adaptation : Lazare Herson-Macarel et Sacha Todorov ; Mise en scène : Lazare Herson-Macarel ; Collaboration artistique : Philippe Canales (1h43')

s'évader du confinement

04/04/2020

Au bout de deux semaines, le confinement vous pèse.

Alors sortez virtuellement de chez vous et visiter ou revisiter

"Le Seuil du jour" : un livre gratuit par jour

04/4/2020

Gratuit et à lire directement sur l'écran de votre ordinateur

Depuis le 30 avril et durant tout le temps du confinement, la maison d’édition du Seuil a décidé de proposer chaque jour la lecture gratuite et intégrale d’un livre issu de son catalogue ou de celui de sa filiale, les éditions du Sous-Sol. C’est La douleur porte un costume de plumes, premier roman très remarqué du jeune écrivain anglais Max Porter, traduit il y a quatre ans, qui a inauguré l’opération. Mardi, ce fut New Moon, café de nuit joyeux, de David Dufresne, rejoint mercredi par Peste & Choléra, le beau roman de Patrick Deville, prix Femina 2012, centré sur la figure d’Alexandre Yersin, découvreur du bacille de la peste, et jeudi par 10 Jours dans un asile, de la pionnière américaine du journalisme Nellie Bly. Suivront notamment Aux quatre vents du monde, de Mireille Delmas-Marty, ou encore Contes des sages zen, de Pascal Fauliot. D’autres maisons d’édition mènent des opérations similaires : Gallimard propose des textes inédits d’Erri de Luca ou d’Alain Badiou, quand La Découverte a mis gracieusement à disposition des lecteurs Chez soi, de Mona Chollet ou L’an 2440, de Louis-Sébastien Mercier.

exposition « Chagall, Modigliani, Soutine… Paris pour école, 1905-1940 »

03/04/2020

Cette expositon devait ouvrir ses portes aujourd’hui 02 avril au MAHJ..

Elle le sera peut-être en juin.

Il s'agit de faire découvrir les parcours d’une quarantaine d’artistes venus de toute l’Europe, qui au début du XXe siècle convergèrent vers Paris en quête d’émancipation artistique, sociale et religieuse. Ces hommes et ces femmes qui ont largement contribué à façonner la scène artistique dans ce qui était alors la capitale de l’art moderne.

En attendant, Le MAHJ propose une plongée dans l’effervescence cosmopolite qui anima le Paris de cette époque, avec le documentaire de Perry Miller Adato, Paris, Les Années Lumineuses 1905-1930 (France, 2010, 1 h 30 min).

Paris, Les Années Lumineuses 1905 1930 (diffusion ARTE)

Des "non-confiné(e)s" ont la parole dans les Inrocks

03/04/2020

Dans la revue LES INROKUPTIBLES, des NON-confiné·es prennent la parole.

  1. Journal d'une non-confinée : “Nous les caissières, on a l’impression d’être les oubliées”
  2. Journal d’une éducatrice non-confinée : “Quand on a appris que les écoles fermaient, on s’est dit ‘au secours’!”
  3. Journal d'une femme de ménage non-confinée : “Les petits travailleurs ont le sentiment d’être abandonnés”
  4. Journal d'une assistante-sociale non-confinée : “Il faudra repenser notre rapport au service public”
  5. Journal d'un bénévole des Restos du Cœur non-confiné : “L’idée même de solidarité est renforcée”
  6. Journal d’une conductrice de bus non-confinée : “Macron nous dit d’aller à la guerre, mais on n’a pas d’armes” 
  7. Journal d’une infirmière en EHPAD non-confinée : “La solitude, elle ronge les personnes âgées”

Et aussi, chaque jour, un·e journaliste des Inrocks raconte son confinement.

La dernière lettre : Numéro 292 - 02 avril 2020

02/04/2020

 

Le temps du confinement, la périodicité de la LETTRE est modifiée. Sa parution sera fonction de l’actualité.

 

 

 

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alors on se souviendra

02/04/2020

Un poème de Catherine Malard (1 avril 2020)

Alors on se souviendra

De ces vastes silences à couper à la serpe

Signant les rues des villes et les façades glacées

Sillonnant les routes de campagne désertées

Seul le paysan continue au champ d’œuvrer

De ces routes futiles empreintes d’inanité

Des silences striés au matin de chants d’oiseaux

Qui se réjouissent des lumières bleues épurées

Dans ces vastes ciels que les avions ont quittés

Et des brassées d’étoiles la nuit à embrasser

Alors on se souviendra

De ces hommes femmes et enfants éclipsés

De la peur fébrile cernant nos maisons confinées

Où l’on se serrait contre ce qui nous restait de certitudes

Tandis qu’à l’autre bout du monde aussi on était frappé

Alors on se souviendra

De grands livres ouvrant des horizons dépliés

Mythes, épopées, ineffables odyssées

Qui consolaient nos maigres pensées fissurées

On se souviendra de ces voix amies au bout d’un fil

De toutes nos solitudes des autres privées

On se souviendra qu’on suivait une fourmi du doigt

Pour qu’elle s’enivre de verdure se perde dans les bois

On se souviendra de ces vies qu’on a laissées au café

Le dernier jour où on s’est saoulé de bons mots et de bons vins

Alors on se souviendra

Ou bien on aura oublié.

 

Au pays des monstres

02/04/2020

En lieu et place de l'exposition "Léopold Chauveau (1870-1940)" qui devait débuter le 10 mars 2020, le Musée d'Orsay propose pour les petits et pour les grands un podcast de Claude Ponti, avec des histoires de monstres spécialement écrites à l'occasion de l'exposition Léopold Chauveau au Musée d'Orsay

Ecoutez 5 histoires de Claude Ponti, lues par Ariane Ascaride, Bérénice Béjo, Hervé Pierre, Arthur Teboul et Dora Tillier, créées spécialement à l'occasion de l'exposition Léopold Chauveau....

Antoine de Saint-Exupéry

02/04/2020

France culture vous offre d'écouter des émissions sur Antoine de Saint-Exupéry

Tour à tour aviateur, écrivain et journaliste, Antoine de Saint-Exupéry est l'auteur d'une oeuvre riche et prestigieuse. Il reste pour beaucoup l'auteur d'un seul livre, Le Petit Prince, qu'il a lui-même illustré. Un ouvrage à la langue épurée qui propose, à travers ses allégories, une réflexion qui fascine à tout âge.

En quatre épisodes, La Compagnie des auteurs tente de dépasser la légende de cet écrivain, pour découvrir l'homme que ce nom dissimule

L'Algérie se raconte

 

Un dossier littéraire de la librairie DIALOGUES de Brest

"La rentrée littéraire est algérienne. De nombreux romans nous font voyager à travers l'histoire de ce pays. De l'exil des harkis, à la guerre d'indépendance et ses silences douloureux, en passant par la création d'une librairie à Alger ou par le travail de Fernand Pouillon à Bab el-Oued, l'Algérie, la mystérieuse, dévoile ses secrets."

 

 

Livres de la rentrée littéraire 2017

 

Pour contacter la librairie DIALOGUES : https://www.librairiedialogues.fr/decouvrir_la_librairie/

D'un sentiment de honte

02/04/2020

André Markowicz s'élève contre des cas d’arbitraire de la police lié au confinement

"Depuis, je ne sais pas, deux-trois jours, je sens monter un sentiment qui n’est plus l’accablement, plus la surprise, non, mais qui est comme un sentiment de honte. D’une honte aux visages multiples, on pourrait croire, mais c’est la même.

D’une honte, par exemple, devant des cas de plus en plus fréquents d’arbitraire de la police lié au confinement. Cette histoire que j’ai vue passer ici, sur mon mur, d’une femme qui sort pour acheter des serviettes pour ses règles, et qui, visiblement, n’achète que ça, — qui se fait contrôler par un policier, et verbaliser, parce que, selon lui, ce n’est pas un produit de première nécessité. Ou bien, cette histoire rapportée par Libé, dans une tribune, de cette psychiatre de Rennes (à 500 mètres de l’endroit où je suis), qui voit son jeune patient — un jeune au RSA — arriver dans tous ses états parce qu’il a été verbalisé pour avoir coché deux cases, et quand le médecin descend et essaie de parler à la policière, elle se fait insulter, et c’est elle qui est accusée d’insulte à la police...."

SOPHIE CONFITE, JOURNAL DU CONFINEMENT

02/04/2020

Depuis le 18 mars 2020, et chaque jour,Sophie Divry raconte sa journée de confinement

"Coucou, j’ai décidé, d’abord pour maintenir mon moral en me donnant un objectif, ensuite pour garder le lien avec mes amis, enfin dans un souci de sauver le quotidien de cette époque historique, de tenir un journal du confinement. Journaliste un jour, journaliste toujours. J’espère que je tiendrai mes résolutions, surtout si j’ai des commentaires fraternels. ..."

Freud, un juif sans Dieu

01/04/2020

Jusqu'au 4 juin 2020, ARTE.tv met en ligne le documentaire de David Teboul

Au travers d’images d’archives hypnotiques et en s’appuyant sur sa correspondance, David Teboul raconte un Sigmund Freud intime. Un portrait touchant du père de la psychanalyse et un grand roman familial. Avec les voix de Mathieu Amalric, Isabelle Huppert, Catherine Deneuve et Jeanne Balibar.

"Plus de quatre-vingts ans après sa disparition le 23 septembre 1939 à Londres, Sigmund Freud hante encore le siècle nouveau, figure iconique et demi-dieu sans dieu. Pour évoquer l’homme, plus méconnu qu’il n’y paraît derrière la barbe taillée et le regard pénétrant du médecin viennois du 19 Berggasse, David Teboul a simplement choisi de faire entendre sa voix – et celle de ses proches –, au travers de sa correspondance, à laquelle ce grand épistolier consacrait quelque trois heures chaque jour. Dans ses lettres, cet enfant de la Mitteleuropa, né en 1856 à Freiberg en Moravie, se raconte avec une sensible élégance et délivre sa pensée, fluide et lumineuse, composant le portrait d’un homme et d’un penseur indissociablement liés. Lequel se donnera tout entier à l’œuvre d’une vie : la psychanalyse et l’essor de son mouvement, depuis le texte fondateur "L’interprétation des rêves". Au fil de son récit, Sigmund Freud dévoile la construction de sa psyché, le rapport complexe au père, l’amour de la mère, l’éblouissement de l’enfant aussi, qui découvre, dans la Bible de Philippson, la saga égyptienne de Moïse, et la complicité sans faille avec sa fille Anna."

Quand Philip Roth raconte la contagion

01/04/2020

Un article paru le 31 mars 2020 sur le site d'EN ATTENDANT NADEAU.

L'article reveient sur le lvre de Philip Roth "Némésis"

Némésis, dans la mythologie, est celle à laquelle on ne peut échapper, la déesse de la vengeance. Elle donne son nom à un cycle romanesque de Philip Roth, mais aussi au dernier – le quatrième – des livres qui le constituent. Dans ce roman paru en français en 2012, l’écrivain américain mort il y a deux ans revisite une pandémie qui sema l’angoisse jusqu’au milieu du siècle dernier : la poliomyélite. ...

LE MONDE QUI MARCHAIT SUR LA TÊTE EST EN TRAIN DE REMETTRE SES IDÉES A L’ENDROIT

01/04/2020

Un texte de Coline Serreau, paru le 22 mars 2020

Le gouvernement gère l'épidémie comme il peut… mais les postures guerrières sont souvent inefficaces en face des forces de la nature. Les virus sont des êtres puissants, capables de modifier notre génome, traitons-les sinon avec respect, du moins avec modestie.

Apprenons à survivre parmi eux, à s'en protéger en faisant vivre l'espèce humaine dans des conditions sanitaires optimales qui renforcent son immunité et lui donnent le pouvoir d'affronter sans dommage les microbes et virus dont nous sommes de toute façon entourés massivement, car nous vivons dans la grande soupe cosmique où tout le monde doit avoir sa place. La guerre contre les virus sera toujours perdue, mais l'équilibre entre nos vies et la leur peut être gagné si nous renforçons notre système immunitaire par un mode de vie non mortifère.

Dans cette crise, ce qui est stupéfiant c’est la rapidité avec laquelle l'intelligence collective et populaire se manifeste.

En quelques jours, les français ont établi des rites de remerciement massivement suivis, un des plus beaux gestes politiques que la France ait connus et qui prolonge les grèves contre la réforme des retraites et l'action des gilets jaunes en criant haut et fort qui et quoi sont importants dans nos vies....

La dernière lettre : Numéro 291 - 31 mars 2020

31/03/2020

 

Le temps du confinement, la périodicité de la LETTRE est modifiée. Sa parution sera fonction de l’actualité.

 

 

 

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Nouvel atelier pour tous : « LE TEMPS DES MAISONS »

31/03/2020

L'INVENTOIRE, revue littéraire électronique d'Aleph Ecriture propose d'écrire.

Dans ces temps inédits, L’Inventoire et Aleph-écriture vous proposent à partir de cette semaine un rendez-vous hebdomadaire, pour écrire, élargir l’horizon, jouer avec ses mots et ceux des autres, et rêver un peu. Dans un esprit de partage, L’Inventoire publiera TOUS LES TEXTES ENVOYÉS.

Des musiciens jouent pour nous

31/04/2020

Des musiciens de deux grands orchestres nationaux (L(Orchestre National de Radio France et l'Orhestre National de Lyon), confinés chez eux, ont souhaité, malgré la distance, jouer ensemble pour offrir et partager avec chacun ce qu'ils savent le mieux faire : de la musique

Appel à témoignages : dire le travail en temps de confinement

31/03/2020

Raconter cette épreuve du travail en temps de confinement 

En « télé travail » plus ou moins forcé. Comment vous y prenez-vous pour assurer vos tâches au mieux, ou à minima, malgré l’absence de rencontres professionnelles, avec des outils numériques plus ou moins fiables, une hiérarchie, des collègues, des prestataires, des clients à présent à distance ? En présence éventuellement du conjoint ou de vos enfants, ou au contraire en cas de solitude, plus ou moins supportable ?

En « chômage technique » plus ou moins complet. Comment considérez-vous votre travail dans ce contexte si particulier ? Plutôt sur le mode « ouf, quel soulagement », ou alors « en fait, qu’est-ce que ça me manque » ? Comment envisager la reprise, les perspectives professionnelles après une rupture aussi brutale ?

En « travail indispensable ». Quel est ce travail qui doit se faire coute que coute ? Que faites-vous des injonctions à la responsabilité, voire à l’héroïsme ? Comment assumez-vous, dans la mesure du possible, les consignes de « distanciation sociale », la prise de risque ?

Habibi mon blédard : autopsie d’un laissé pour compte

31/03/2020

Un article de Youssef Belghmaidi , paru sur le site de L'INSATIABLE

De la même façon que la beurette  cristallise les entrelacements entre orientalisme érotisé et jeux de pouvoirs raciaux, la figure du blédard telle qu’elle s’est enracinée dans les imaginaires collectifs français est elle-même révélatrice de tensions, pour la plupart héritées du colonialisme. Au-delà de son tempérament débonnaire aussi ridicule que touchant, le blédard démontre par lui-même les reliquats néo-colonialistes qui continuent de parasiter les affects maghrébins en imposant une catégorisation factice. A la fois toxique et réparatrice, la figure du blédard peut également ếtre une identité dense et vibrante, aussi asservissante que libératrice.

Dans les parlers populaires, le blédard renvoie à un immigré d’origine africaine, tout droit venu du « bled », la terre d’origine dont il continue de se nourrir. Ce qui nous intéresse ici, c’est spécifiquement la figure du blédard maghrébin, fortement connotée, aussi bien associée à une certaine conception de l’indiscipline - car à la fois arabe et africain donc doublement sauvage- qu’à une vision de bonhomie. Le blédard est éminemment un produit migratoire, dont les contours sont d’une part établis par sa trajectoire mais aussi, et surtout, par ses interprétations. Si l’on veut succinctement et clairement définir le blédard, c’est celui qui immigre et le fait mal ...

"L’état compte ses sous, on comptera les morts "

21/03/2020

Lettre d'Annie Ernaux au Président de la République (30 mars 2020)

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants. Or, depuis que vous ..."

les auteurs de polar se mobilisent contre le covid-19

31/03/2020

Quarante écrivains offrent des nouvelles chaque jour sur le site de Cultura.

Quarante nouvelles pour quarante jours de confinement … pour l'instant. Bernard Werber, Bernard Minier, Ian Manook, Michel Bussi, Olivier Norek, Niko Tackian, Claire Favan ou encore Eric Giacometti et Jacques Ravenne, des auteurs qui, en septembre en bord de Garonne, aiment se retrouver au festival Lisle Noir en bord de Garonne, dédié à tous les amoureux du thriller.

Quand la France a été mise sous cloche, Ida Mesplède, directrice littéraire du festival, leur a proposé d'écrire chacun une nouvelle déposée tous les jours à 12h30 sur le site de l'enseigne culturelle Cultura et sur la page Facebook de Lisle Noir.

"Aujourd'hui, je te demande pardon..."

31/03/2020

Ariane Ascaride est comédienne. Elle interpelle un jeune inconnu dans un texte lu par Augustin Trapenard (26 mars 2020 sur Franve Inter)

"Je décide de t’appeler « Beau gosse ». Je ne te connais pas. Je t’ai aperçu l’autre jour alors que, masquée, gantée, lunettée, j’allais faire des courses au pas de charge, terrifiée, dans une grande surface proche de ma maison. Sur mon chemin, je dois passer devant un terrain de foot qui dépend de la cité dans laquelle tu habites et que je peux voir de ma maison particulière pleine de pièces avec un jardin.

À mon réveil chaque jour je prends ma température, j’aère ma maison pendant des heures au risque de tomber malade, paradoxe infernal et ridicule. La peau de mes mains ressemble à un vieux parchemin et commence à peler, je les lave avec force et savon de Marseille toutes les demie heures. Si je déglutis et que cela provoque une légère toux, mon sang se glace et je dois faire un effort sur moi-même pour ne pas appeler mon médecin. Je n’ai d’ailleurs pas fui en province pour rester proche de lui. ..."

La Flore de A à Z - La lettre florale du jour

31/03/2020

Le Mucem déploie un abécédaire floral en 26 lettres, composé à partir des collections du Mucem.
"Cet abécédaire est proposé dans le cadre de l'exposition "La Flore de A à Z" qui  aurait dû ouvrir mercredi 25 mars 2020. Nous vous proposons donc de la découvrir en ligne, et même d'y participer.

Chaque jour, nous vous dévoilerons une lettre florale, un conseil botanique, et une illustration signée par Reckless Morning que vous pourrez colorier chez vous en famille.".