Les mises à jour

comment notre site est-il organisé ?

 

 

1*- Chaque nouvelle information (quelle qu’en soit la nature) est affichée au fur à mesure dans cette page « Les mises à jour ».

2*- Ensuite chaque information est dupliquée dans la page spécifique, exemples :

« Formation », « Théâtre », « Livres », « Dossiers », « Revues », « Coups de cœur », etc…

3*- Une information peut donc se retrouver dans plusieurs pages : par exemple un livre se trouve dans la page "Les mises à jour", puis naturellement dans la page « Livres », et peut également faire partie de la page « Livres sur l’écriture » ...

4*- Un événement (un salon, une conférence, une pièce de théâtre, etc…) qui se trouve dans la page « Les mises à jour », est également dans la page « L’agenda » au mois où il a lieu.

5*- Et n’oubliez pas le moteur de recherche en haut à droite de chaque page. Il peut vous aider !

 - le dire et l'écrire

 

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Naissance d’une grand-mère

12/07/2019

Livre d'Annemarie Trekker

Naître grand-mère, c'est ouvrir son regard sur un art de vivre, d'aimer et d'exister. Cette expérience intime se déroule au fil des jours et des pages à travers un récit pris sur le vif et animé par plusieurs voix. Un tremplin pour l'imaginaire, les désirs et les projets dans le cercle de famille. L'apparition de chaque nouveau pion sur l'échiquier des générations fait bouger le jeu et les enjeux tandis qu'une malicieuse intimité se tisse entre les partenaires.

Présentation par l’auteure : https://www.youtube.com/watch?v=idicxeyU1kE&feature=youtu.be

Initiation au recueil et à l'accompagnement de récits de vie - 2019-2020

12/07/2019

Cette formation se tient en Belgique et est initiée par TRACES DE VIE, association belge spécialisée dans l'écriture, la formation et l'édition en histoire de vie (dates : 30 septembre et 1 octobre 2019 - 25 novembre 2019 - 20 janvier et 2 mars 2020)
Ce cycle vous propose cinq journées d'initiation aux pratiques de recueil et d'accompagnement de récits de vie par le croisement entre théorie, méthodologie et  pratiques dans la perspective d'une approche biographique en sciences humaines via la narrativité orale ou par l'écriture.

Il s'adresse à toute personne désirant découvrir les pratiques des récits de vie à titre personnel ou professionnel, ces récits étant recueillis dans un objectif de transmission, d'expression de soi, de formation, de questionnement existentiel ou de recherche scientifique, selon le contrat établi entre narrataire et narrateur.

Animatrices :

Marichela Vargas, docteur en psychologie, consultante aux Consultations psychologiques spécialisées en histoire de vie (faculté de psychologie et des sciences de l'éducation- UCL)de cours invitée à Université Catholique de Louvain ( UCL), consultante aux Consultations psychologiques spécialisées en en histoire de vie.

Annemarie Trekker, sociologue, co-fondatrice  et Présidente de l'Association Traces de vie, praticienne de l'approche biographique et narrative, animatrice des tables d'écriture en histoire de vie, accompagnement de suivi individuel ou collectif en écriture de récits de vie, éditrice.

 

Plus d'informations

Vita & virginia

10/07/2019

A partir du 10 juillet 2019, un film de Chanya Button avec Gemma Arterton, Elizabeth Debicki, Isabella Rossellini, Rupert Penry-Jones, Peter Ferdinando

Virginia Woolf et Vita Sackville-West se rencontrent en 1922. La première est une femme de lettres révolutionnaire, la deuxième une aristocrate mondaine. Quand leurs chemins se croisent, l'irrésistible Vita jette son dévolu sur la brillante et fragile Virginia. Commence une relation passionnelle qui fait fi des conventions sociales et de leurs mariages respectifs. La fascination que Virginia ressent pour Vita, l'abîme entre sa vie d'artiste et le faste de l'excentrique aristocrate donneront naissance à Orlando, une de ses oeuvres maîtresses, bouleversante réflexion sur le genre et sur l'art.

Le film est basé sur les lettres échangées entre Vita Sackville-West et Virginia Woolf.

Les 13 dimanches à l'École des filles de Huelgoat

10/07/2019

Du 6 juillet au 1er septembre 2019 dans l'ancienne École des filles de Huelgoat (29690)

Cela fait 6 ans que ces rencontres culturelles de haute qualité ont lieu à l'ancienne École des filles de Huelgoat transformée en salles d'exposition et lieu de conférence par Françoise Livinec.

Les rencontres littéraires, sous le double parrainage de Mona Ozouf et d'Alain Rey, se dérouleront les dimanches (d'où le nom de 13 dimanches car 13 dimanches par été), mais aussi le samedi.

"Femmes biographes"

09/07/2019

En préparation

Du 26 au 29 septembre 2019 - Jardin du Presbytère à Savenières 49170

"Un grand vin est comme un bon livre : tous deux résultent de transformations complexes et mystérieuses. Un long travail change en un livre les sentiments, les passions, les idées, la vie vécue de l’auteur... comme lui, le vigneron guide ces mutations, les oriente, les conduit vers leur résultat glorieux." Ainsi Danièle SALLENAVE définit-elle l’esprit de ce Festival.

Venez partager avec ces "alchimistes" que sont les écrivains et les vignerons.

Dans les coulisses de la création

09/07/2019

Intervention de Maylis de Kerangal aux "Assises du Roman" le 22 mai 2019

Écrire un livre, n’est-ce pas rassembler les pièces d’un gigantesque puzzle ? 

Dans quels intimes méandres l’écrivain s’aventure-t-il lorsqu’il prend la plume ? 

Le rêve offre une voie, la documentation s’amoncelle, les passions de toujours ressurgissent, les obsessions reviennent, les figures tutélaires veillent…

"Écrire un roman tient d’un art du pistage. Quelque chose rôde autour de moi, furtif, spectral, quelque chose qui me fuit et par quoi je veux être touchée. Je sens sa présence — c’est une image, un lieu, une scène, une question. J’y pense, j’en rêve, jusqu’à ce que cette rêverie « apporte sa terre » (Chaillou), situe un milieu, se donne un sol. Dès lors, je peux le pister. J’apprends à le connaître. Je me déplace sur son terrain, je relève les indices de sa présence, je recueille ses pratiques, je file ses parcours, je découvre ses rythmes,..."

L’écrivain public

08/09/2019

Livre de Dan Fesperman

New York, 1942. Alors que le pays marche vers la guerre, et que la ville est en proie à la paranoïa, des meurtres vont mettre l'inspecteur Woodrow Cain sur la piste de sympathisants nazis...

9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s'échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l'Hudson. C'est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d'un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d'un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d'une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l'avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l'ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent...

LEcrivainPublicLEcrivainPublic [135 Kb]

Une amie de la famille

08/07/2019

Livre de Jean-Marie Laclavetine

« Le 1ᵉʳ novembre 1968, alors que nous nous promenions sur les rochers qui surplombent la Chambre d’Amour à Biarritz, ma sœur aînée a été emportée par une vague. Elle avait vingt ans, moi quinze. Il aura fallu un demi-siècle pour que je parvienne à évoquer ce jour, et interroger le prodigieux silence qui a dès lors enseveli notre famille. Je suis parti à la recherche d’Annie. Je l’ai vue revenir intacte dans sa fougue, ses doutes, ses enthousiasmes, ses joies et ses colères : une jeune femme d’aujourd’hui. » Jean-Marie Laclavetine.

Vanessa et Virginia

08/07/2019

Livre de Susan Sellers

Dans la douceur d'un jardin anglais, deux jeunes filles s'éveillent au monde. Elles sont sœurs, fusionnelles mais rivales, toutes deux animées par l'art et le goût de la liberté. Vanessa veut être peintre, tandis que la fragile Virginia se destine à l'écriture. Virginia deviendra Virginia Woolf, une des plus grandes romancières du XXe siècle. Elle et Vanessa ne se quitteront jamais. Des blessures de l'enfance au célèbre cercle littéraire de Bloomsbury, des éclairs de génie aux tumultes des amours contrariées, Vanessa et Virginia met magnifiquement en scène les destins croisés de deux sœurs légendaires, Vanessa Bell et Virginia Woolf, portés par la passion et la tragédie.

Vincent qu'on assasine

08/07/2019

Livre de Marianne Jaeglé (réédition)

Auvers-sur-Oise, juillet 1890.
Vincent Van Gogh revient du champ où il est allé peindre, titubant, blessé à mort. Il n’a pas tenté de se suicider, comme on le croit d’ordinaire. On lui a tiré dessus.
Inspiré par les conclusions des historiens Steven Naifeh et Gregory White Smith, ce roman retrace dans un style épuré les deux dernières années de la vie du peintre et interroge sa fin tragique.
Qui est responsable de sa mort ? Pourquoi l’a-t-on tué ? Comment la légende du suicide a-t-elle pu perdurer cent vingt années durant ?
En montrant Vincent Van Gogh aux prises avec son temps, avec ceux qui l’entourent et avec la création, le roman rend justice à un homme d'exception que son époque a condamné à mort.

Le 22.03.2014

L'APA organise sa prochaine a Table-ronde 2014 sur le thème Ego numericus.

Elle a lieu le 22 Mars 2013, à l’École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005, Paris.

L’écriture numérique et la connexion universelle sont-elles en train de changer notre identité: notre rapport au temps, à l’espace, à l’information, à la pensée, à autrui, à nous-mêmes ? Après l’horloge, l’imprimerie et le chemin de fer, l’ordinateur et Internet seraient-ils en train de créer un homme nouveau ? Homo faber, devenu homo numericus, aura-t-il la même mémoire, les mêmes modèles, les mêmes projets ? L’identité narrative, fondée sur le récit, s’effacera-t-elle devant l’identité numérique, fondée sur le dialogue ? Quelle place pour le for intérieur, le silence, la lenteur, l’intime ? Quels nouveaux rapports entre les générations ? « Ego numericus » : apothéose ou éclatement de l’individu tel qu’il s’est construit dans l’Europe de l’époque moderne ?

avec Dominique Cardon, Christine Genin, Christophe Grossi, et Pierre, dit l'Idéaliste.

Fugues

08/07/2019

Livre d'Arthur H

« J’avais quinze ans, et un mois plus tôt j’avais fugué. Ça avait été beaucoup plus simple que je ne le croyais. On était à l’aéroport de Pointe-à-Pitre, pour rentrer à Paris, et j’avais fermement pris ma décision. Deux jours avant, il s’était passé une chose prodigieuse et après cette chose je ne pouvais plus revenir en arrière. »

Arthur H signe ici un bouleversant autoportrait, en trois fugues. Celle de sa mère, Nicole Courtois, à l’âge de dix-huit ans. La sienne, lorsqu’il avait quinze ans, pendant un séjour en Guadeloupe avec son père Jacques Higelin, dans la maison de Coluche. Et la dernière fugue de Bach, laissée inachevée : L’Art de la fugue.

FuguesFugues [121 Kb]

Le geste d'écrire

08/07/2019

Thème du numéro 15- Printemps 2019 de la revue "Chroniques du çà et là"

Comment les praticiens de l’écriture interprètent-ils le geste d’écrire ? Quelle sensibilité s’attache à ce geste ? Aller à la pêche aux mots, comment traduire ce mouvement jusqu’à la main, docile outil prêt à suivre la pensée d’un instant, et qui rebondit ailleurs.

Quel devenir pour le geste d’écrire avec cette nouvelle relation singulière au numérique, au médium écran ?

La première partie de ce numéro des Chroniques du çà et là recueille les réponses d’écrivains, de poètes et de plasticiens, puis la seconde partie – Lettres et graphie – envisage le geste d’écrire sous un autre angle : calligraphie, logogrammes de Dotremont, graphologie, interprétation de l’écrire à travers la typographie, et enfin le devenir de la signature.

Les os des filles

08/07/2019

Livre de Line Papin

« Tu avais dix-sept ans alors, à peine, et tu as pris l’avion, seule, pour retourner à Hanoï. Tu vois, j’en ai vingt-trois aujourd’hui, et je retourne, seule, une nouvelle fois, sur les lieux de ton enfance. Tu es revenue et je reviens encore, chaque fois derrière toi. Je reviendrai peut-être toujours te trouver, trouver celle qui naissait, celle qui mourait, celle qui se cherchait, celle qui écrivait, celle qui revenait. Je reviendrai peut-être toujours vers celle qui revenait, vers les différents coffrets d’os, vers les couches de passé qui passent toutes ici. »

« Après deux premiers romans fictionnels, je me suis trouvée face à la nécessité d’écrire un roman plus intime. L’écriture lyrique dont j’avais usé jusque-là laissa place soudain à une écriture plus directe, sans autre envie que celle de raconter la stricte vérité. Pourquoi ? Pour trouver, à travers la littérature, des réponses aux questions qui nous empêchent de vivre.
Les Os des Filles est l’histoire de trois femmes : Ba, sa fille et sa petite-fille – ma grand-mère, ma mère et moi-même. L’histoire commence dans les années 1960, pendant la seconde guerre d’Indochine, sous les bombes d’un village vietnamien. Seule, Ba y élève ses trois filles, avec l’intention de monter à Hanoi, la capitale, pour s’extraire des conditions de vie misérables. Si elle y parvient, le quotidien de cette famille est toutefois brisé en 2005 par le départ des filles en Occident. Tandis que la grand-mère reste à Hanoi, sa fille s’installe en France avec sa petite-fille. Cette dernière, arrachée à sa terre natale, garde dans son corps le souvenir des guerres, des famines et des bombes. Quand l’enfant tombe malade, quelques années plus tard, à l’hôpital où elle se retrouve, son corps fatigué se rappelle les combats d’une grand-mère pour survivre.
Ainsi, Les Os des filles est un roman sur trois générations de femmes qui ont traversé trois combats : celui de la guerre, celui de l’exil et celui de la maladie. Comment les événements historiques influent-ils sur les relations personnelles ? Comment le lien affectif entre une fille et sa mère peut-il être brisé par une bombe, un avion ou bien un hôpital ? De quoi sont donc faits les os qui nous soutiennent ? En 2018, j’ai voulu revenir sur le récit de cette filiation maternelle brisée, afin de réparer avec l’écriture, peut-être, des choses irréparables. » 

Vidéo de La Grande Librairie (mai 2019)

LesOsDesFillesLesOsDesFilles [174 Kb]

Une femme en contre-jour

08/07/2019

Livre de Gaëlle Josse

« Raconter Vivian Maier, c’est raconter la vie d’une invisible, d’une effacée. Une nurse, une bonne d’enfants.

Une photographe de génie qui n’a pas vu la plupart de ses propres photos.

Une Américaine d’origine française, arpenteuse inlassable des rues de New York et de Chicago, nostalgique de ses années d’enfance heureuse dans la verte vallée des Hautes-Alpes où elle a rêvé de s’ancrer et de trouver une famille.

Son œuvre, pleine d’humanité et d’attention envers les démunis, les perdants du rêve américain, a été retrouvée par hasard – une histoire digne des meilleurs romans – dans des cartons oubliés au fond d’un garde-meuble de la banlieue de Chicago.

Vivian Maier venait alors de décéder, à quatre-vingt-trois ans, dans le plus grand anonymat. Elle n’aura pas connu la célébrité, ni l’engouement planétaire qui accompagne aujourd’hui son travail d’artiste.

Une vie de solitude, de pauvreté, de lourds secrets familiaux et d’épreuves ; une personnalité complexe et parfois déroutante, un destin qui s’écrit entre la France et l’Amérique.

L’histoire d’une femme libre, d’une perdante magnifique, qui a choisi de vivre les yeux grands ouverts.

Je vais vous dire cette vie-là, et aussi tout ce qui me relie à elle, dans une troublante correspondance ressentie avec mon travail d’écrivain. » G.J. 

Dix ans après la mort de Vivian Maier, Gaëlle Josse nous livre le roman d’une vie, un portrait d’une rare empathie, d’une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

Entretien sur France Culture, le 4 mars 2019

Marcher jusqu’au soir

08/07/2019

Livre de Lydie Salvayre

L’humeur railleuse et le verbe corrosif, Lydie Salvayre se saisit du prétexte d’une nuit passée au musée Picasso pour questionner le milieu artistique et ses institutions. Se tournant vers son enfance de pauvre bien élevée et abordant sans masque son lien à un père redouté et redoutable, elle essaie de comprendre comment s’est constitué son rapport à la culture et à son pouvoir d’intimidation, tout en faisant l’éloge de Giacometti, de sa radicalité, de ses échecs revendiqués et de son infinie modestie.

Une vidéo de MOLLAT

Harkis au Camp de Rivesaltes La relégation des familles (sept 1962-déc 1964)

08/07/2019

Livre de Fatima Besnaci-Lancou

Au lendemain de la signature des Accords d'Évian, le 18 mars 1962, des harkis et leurs familles font l'objet de violences de la part de membres du Front de libération nationale (FLN). Dès l'indépendance de l'Algérie, le 3 juillet 1962, la situation s'aggrave. Des dizaines de milliers d'entre eux sont tués, d'autres milliers sont emprisonnés, quand presque tous les autres sont mis au ban de la société. Il est reproché aux hommes leur "engagement" sous le drapeau français. Par ordonnance française du 21 juillet 1962, ils perdent leur nationalité française.

Entre juin 1962 et fin 1963, malgré les mesures prises par les autorités françaises pour les maintenir dans l'Algérie indépendante, environ 90 000 personnes (hommes, femmes et enfants) traverseront la Méditerranée pour se réfugier en France. Accueillis par des militaires français, près de 43 000 vont transiter par des camps en Algérie, puis par ceux implantés en France. Ces familles seront traitées en "réfugiés" à surveiller et non en "rapatriés" comme les Européens qui, eux aussi, ont dû quitter l'Algérie. Autour de 22 000 personnes - soit plus de la moitié - seront reléguées dans le camp de Rivesaltes. Ce chiffre fait de Rivesaltes le lieu le plus emblématique dans l'histoire de l'exil des familles de harkis.

Cet ouvrage réunit dix-sept tranches de vie comme autant de témoignages qui illustrent la tragédie des familles de harkis à la fin de la guerre d'Algérie. Onze femmes et six hommes partagent l'expérience d'une vie de souffrances dans ce camp pour y avoir été relégués, entre quelques mois et deux ans.

Manuscrits de l'extrême - Prison, passion, péril, possession

05/07/2019

Catalogue de l'expositon qui s'est tenue à la BNF jusqu'au 04/07/2019

" Je crois que les mots ne sont pas sans importance. Je crois qu'ils sont notre cirque et notre dignité. " Cette épigraphe, tirée du livre Croquis de Jean-Pierre Cescosse, ouvre l'introduction du catalogue de l'exposition " Manuscrits de l'extrême ".
L'usage des mots dans une situation extrême – détention, mission périlleuse, tournant critique, amour passionnel, deuil, aliénation mentale – prend souvent la forme d'un acte nécessaire, mais se heurte aussi à l'impasse du langage, à la difficulté à exprimer et à transmettre les émotions ou les tourments les plus vifs qui nous animent, sans les dévoyer, les amplifier ou au contraire les subvertir.
Cet ouvrage présente une centaine de manuscrits touchants, bouleversants et parfois glaçants : les lettres de Sade écrite lors de son emprisonnement à la Bastille, le Livre d'heures de Marie-Antoinette annoté avant son exécution, les notes prises par Victor Hugo sous la dictée des esprits lors de séances de spiritisme, les fragments du Journal de Marie Curie à la mort de Pierre, les dessins des enfants d'Izieu, un billet d'Alice Mangin, arrêtée en 1942, écrit avec son sang, les derniers mots de Pierre Guyotat alors qu'il sombre dans le coma,...
Il s'organise en quatre sections
- " Prison " : ce sont les manuscrits écrits dans des conditions de détention (prisons, camps, interrogatoire, isolement, déportation).
- " Passion " : les manuscrits écrits dans des états émotionnels extrêmes (transport amoureux, délire mystique, deuil).
- " Péril " : les manuscrits écrits dans des situations particulièrement périlleuses ou face à un danger de mort imminent (expédition, veille d'exécution, évasion, aventure incertaine).
- " Possession " : les manuscrits écrits sous emprise, qu'elle soit liée à la prise de psychotropes ou à un état psychique particulier (folie, drogue, délire, transe).

Les "Bouillons" d'Angers - Le programme de la saison 2019-2020 (pas complet)

05/07/2019

  • Jeudi 19 septembre 2019 : Alexandre Seurat – Petit frère – Éditions du Rouergue
  • Jeudi 17 octobre 2019 : Jeanne Benameur – Ceux qui partent – Éditions Actes Sud - En partenariat avec la Médiathèque Toussaint
  • Mercredi 20 novembre 2019 : Luc Lang – La Tentation – Éditions Stock - Salle de répétition du Quai
  • Jeudi 19 décembre 2019 : Cécile Coulon – Une bête au paradis – Éditions de l’Iconoclaste
  • Jeudi 16 Janvier 2020 : Jacques Ferrandez pour l’adaptation du Chant du Monde de Jean Giono - Dialogue avec Anne Prouteau – En partenariat avec la Médiathèque Toussaint
  • Jeudi 13 Février 2020 : Coups de cœur de la rentrée littéraire - En partenariat avec la Médiathèque Toussaint
  • Jeudi 5 mars 2020 : Contacts en cours en référence à la rentrée de janvier 2020
  • Jeudi 9 Avril 2020 : Contacts en cours
  • Jeudi 7 mai 2020 : Contacts en cours
  • Jeudi 11 Juin 2020 : Bouillon festif et musical – Les livres pour l’été - En partenariat avec le Quai - Equipe d’animation : Christine Tharel – Sonia Auguin – Pauline Faligand – Catherine Malard – Benoît Fourrier
 

Points de non-retour (Quais de Seine)

05/07/2019

Du 7 novembre au 1er décembre 2019 au Petit Théâtre (du mercredi au samedi à 20h, le mardi à 19h et le dimanche à 16h - durée 1h50) - Théâtre de La Colline Paris

Texte et mise en scène Alexandra Badea

Pour ce deuxième volet de la trilogie Points de non-retour, Alexandra Badea place au centre de l’histoire le personnage de Nora, réalisatrice de documentaires pour la radio publique française. Au cours d’un voyage en Algérie, sur les traces de son grand-père qu’elle n’a jamais connu, Nora tente de combler les silences de son père sur ses origines. Dans cette quête, elle sera confrontée à la complexité de la guerre d’Algérie, moins manichéenne qu’au temps des affrontements entre indépendantistes et partisans de l’Algérie française.
Quelle est la responsabilité de l’Histoire dans les déchirements de cette famille aux origines mixtes, comme il en existe tant ? C’est une question qui relie tous les personnages de cette  fresque déployée en trois parties dont la première, Thiaroye, est créée à La Colline en septembre 2018. Alexandra Badea et sa troupe d’actrices et d’acteurs poursuivent leur traversée de l’Histoire contemporaine et plus que jamais universelle de la France.


Sur la route

  1. du 4 au 7 décembre 2019 à la Comédie de Béthune
  2. les 22 et 23 janvier 2020 au Lieu Unique – Nantes
  3. le 3 février 2020 au Gallia Théâtre – Saintes
  4. le 6 février 2020 à la Scène nationale d’Aubusson
  5. du 12 au 14 mai 2020 à la Comédie de Saint-Étienne

 

5 villes, 5 dates, 5 livrodromes

04/07/2019

Dans le cadre de Partir en Livre, du 10 au 19 juillet 2019

Un livrodrome c'est quoi ?

Le Livrodrome est un parc d’attractions littéraires entièrement gratuit qui, sur le mode du Tour de France, fait étape dans 5 villes en 2019, dont Dunkerque en ouverture de Partir en Livre, le 10 juillet.

Que se passe-t-il dans un Livrodrome ?

...Plus de 30 activités ludiques, créatives et artistiques qui seront proposées aux jeunes, de 10 à 17 ans, et à leur famille, en compagnie d’une vingtaine d’auteurs, illustrateurs, slameurs, musiciens,
booktubers … parmi lesquels Claudine Desmarteau, Séraphine Menu, Olivier de Solminihac, Flore Vesco, Jérôme Leroy, Aurélie Boissière, Clémence Simon, Kei Lam, Ludovic Rio, Tom Lévêque, l’Évadée des livres, le collectif À fond de classe, etc.

Des chèques-lire, des livres et de nombreux cadeaux seront également offerts durant ces journées exceptionnelles et inédites.

Parmi les nouveautés cette année, des attractions spécifiques à chaque ville, comme chaque étape du Tour de France...

Le Livrodrome, c’est où ?

  • Découvrez le Livrodrome de Dunkerque le 10 juillet ici
  • Découvrez le Livrodrome de Saint-Dié des Vosges le 12 juillet ici
  • Découvrez le Livrodrome de Saint-Étienne le 16 juillet ici
  • Découvrez le Livrodrome de Saint-Nazaire le 18 juillet ici
  • Découvrez le Livrodrome d’Orléans le 19 juillet ici

Toutes les informations

Écrivains en bord de mer

04/07/2019

Du 17 au 21 juillet 2019, à la Chapelle Sainte Anne à La Baule 

"Écrivains en bord de mer" est organisé par l'association Écrivains en bord de mer et les éditions joca seria à l'initiative de la Mairie de La Baule, avec le concours de la Région des Pays de la Loire, du Centre national du livre, de la Sofia du Conseil général de Loire-Atlantique, de la Poetry Foundation de Chicago

Écrivains en bord de mer est un festival de littérature contemporaine qui, depuis plus de 20 ans, évoque les grandes questions artistiques et sociétales de notre époque : le printemps arabe, l’engagement de l’artiste, interrogations littéraires : l’avenir du roman, le creative writing, la traduction ; les grandes villes du monde sources de création littéraire : Mexico, Tokyo, Shanghai, New York ; les grands auteurs qui influencent les écrivains d’aujourd’hui : Marguerite Duras, Walt Whitman, James Joyce. Ceci pour accompagner les auteurs dans leurs recherches et les lecteurs dans leur curiosité afin de s’enrichir intellectuellement.
Les invités sont romanciers, poètes, essayistes, éditeurs, critiques, traducteurs, universitaires.
Durant 5 jours à La Baule. Le festival propose différents moments : conférences, débats, entretiens, lectures par les auteurs ou par des comédiens, projections de films documentaires ou fictions...l’entrée est libre et gratuite, le festival s’adresse donc à tous.

Comment écrire sur l’Afrique

04/07/2019

Article paru le 2 juillet 2019 dans "EN ATTENDANT NADEAU"

Âgé de 48 ans, l’écrivain kényan Binyavanga Wainaina est mort le 21 mai dernier à Nairobi. Son décès est passé inaperçu en France, peu habituée à célébrer des écrivains africains anglophones, même lorsqu’ils sont largement reconnus ailleurs. Dans son autobiographie, One Day I Will Write About This Place (Granta Books, 2011), Binyavanga Wainaina, fondateur de la revue littéraire Kwani, avait raconté ses circulations sur le continent, entre Kenya, Ouganda et Afrique du Sud, pays de ses études et de son apprentissage du militantisme. Il y avait ajouté un chapitre en 2014, « I am a homosexual, mum », pour combattre les lois anti-gay. Dans How To Write About Africa, il s’en prenait ironiquement aux clichés colonialistes qui accompagnent les récits du continent. Pour mieux faire connaître Binyavanga Wainaina aux lecteurs francophones, En attendant Nadeau publie une traduction inédite de son essai, par Santiago Artozqui. 

L'Algérie se raconte

 

Un dossier littéraire de la librairie DIALOGUES de Brest

"La rentrée littéraire est algérienne. De nombreux romans nous font voyager à travers l'histoire de ce pays. De l'exil des harkis, à la guerre d'indépendance et ses silences douloureux, en passant par la création d'une librairie à Alger ou par le travail de Fernand Pouillon à Bab el-Oued, l'Algérie, la mystérieuse, dévoile ses secrets."

 

 

Livres de la rentrée littéraire 2017

 

Pour contacter la librairie DIALOGUES : https://www.librairiedialogues.fr/decouvrir_la_librairie/

Que reste-t-il du rêve américain ?

04/07/2019

La revue AMERICA n° 10 propose une dossier sur le "Rêve américain".

Commentaire : Même si François Busnel reconnaît que le rêve a "déraillé" bien avant Trump, la tonalité de l'éditorial comme des articles du dossier laisse penser qu'il y a eu un âge d'or de ce "rêve", oubliant tout de même qu'il en a exclut dès le départ les indiens, puis les esclaves noirs et qu'il était donc limité aux propriétaires blancs de sexe masculin. Même à l'origine, dans plusieurs États, les catholiques, les Juifs, les quakers, les non-blancs et d'autres catégories de résidents sont exclus du droit de vote. Quant-aux femmes, ce n'est quen 1920, que leur droit de vôte est reconnu dans toute l'Union... (P.S.)

La dernière lettre : Numéro 258 - 3 juillet 2019

03/07/2019 

 

 

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La revue "Lire" propose ses" livres de l'été

03/07/2019

Comme chaque année, LIRE propose "ses" livres pour passer l'été avec des livres.
Cette année Lire propose 60 livres.

En plus dans ce numéro :

  1. LE GRAND ENTRETIEN DE CLAIRE CHAZAL J.-M.G.Le Clézio
  2. ENQUÊTE Le Petit Prince, Astérix, Harry Potter : la folie des parcs d'attractions littéraires

 

Rencontre avec Chantal Thomas à propos de son livre "East Village Blues"

01/07/2019

Rencontre animée par Sophie Joubert ayant eu lieu le lundi 6 mai 2019 à la Maison de la Poésie

« Marcheuse vers rien : ça ne retire pas leur nécessité aux tracés de mes errances. » Si Chantal Thomas parle de « nécessité », c’est parce que le séjour à New York qu’elle nous raconte dans ce nouveau livre la ramène vers son passé. Au milieu des années 1970, elle a décidé de partir, loin de la France ; elle s’est installée chez une amie dans l’East Village, lieu de l’immigration et de la bohème d’Allen Ginsberg, ou encore de William Burroughs… Un quartier où, sur fond de Velvet Underground, on inventait et expérimentait des formes de liberté grisantes. Quarante ans après cette parenthèse à l’intensité particulière, Chantal Thomas nous emmène sur les lieux qui l’ont fait vibrer. Que reste-t-il de la marginalité d’autrefois ? Des graffitis sur les quelques immeubles qui n’ont pas été restaurés et dont son complice Allen Weiss nous livre des images au cours du récit. Délicieuse évasion.

NUIT DE JUILLET - LA RAFLE DU VEL D'HIV - NOUVELLES

30/06/2019

Livre de Philippe Lipchitz

L'auteur livre ici dix-neuf nouvelles sur la mémoire de la Grande Rafle.

" Bientôt les voix des témoins directs se seront éteintes. Alors, il faudra se poser la question : comment assumer le travail de mémoire ? Ce sera sans doute l'un des lourds héritages que nous devrons porter. Nous, c'est-à-dire ceux de ma génération, celle que j'appelle la génération du silence ".

Festival d'Avignon 2019 - 73ème édition

29/06/2019

Du 4 au 23 jullet 2019 en Avignon

Le programme complet

Jérôme Garcin présente "Un village pour aliénés tranquilles"

29/06/2019

Un article de Jérôme Garcin, paru dans BIBLIOBS (le 19 juin 2019) à propos de livre de Juliette Rigondet "Un village pour aliénés tranquilles"

Dans le cimetière de Dun-sur-Auron (Cher), bien à l’écart et en contrebas, comme si ces morts-là étaient contagieux, six cents tombes identiques, où un pauvre gravillon remplace le beau marbre, sont alignées dans un ordre militaire et un silence macabre. Nul ne vient jamais s’y recueillir. D’autant qu’elles sont régulièrement « relevées » : pour faire de la place aux nouveaux défunts, on jette les ossements des anciens dans la fosse commune. On appelle cette nécropole « le carré des malades ». Comprenez les fous, dont les cercueils, autrefois, n’avaient pas le droit d’atteindre le chœur de l’église et devaient stationner à l’entrée de la nef....

Comment les écrivains français ont inventé la science-fiction

29/06/2019

Extraterrestres, super-pouvoirs et savants fous à foison ! Science-fiction bien sûr, mais si on lui dit « première moitié du XXe siècle », l’amateur pense plutôt au premier âge d’or américain de la « scientifiction », appelée science-fiction à partir de 1929.

Or, après les précurseurs européens comme H.G. Wells, et avant, puis en même temps que les Américains, il y eut une grande vague d’auteurs français, des années 1900 à la Seconde Guerre mondiale. Méconnue de nos jours, cette période du « merveilleux-scientifique » est présentée par la Bibliothèque nationale dans une exposition passionnante, que l’on s’intéresse à la SF, à la littérature en général, à l’histoire de la culture populaire ou à celle des sciences.

L'édition en France : une année 2018 en demi-teinte

28/06/2019

A l'occasion de son Assemblée générale du 26 et 27 juin 2019, le SNE (le Syndicat National de l'Edition) a publié une étude sur l'état de l'édition en France en 2018. Le site ACTUALITTE en publie un large compre-rendu :

Le chiffre d'affaires des éditeurs français a connu une baisse de 4,38 % en 2018, passant de 2 792,3 millions € en 2017 à 2 670,1 millions €, révèle un rapport statistique du Syndicat national de l'édition qui prend en compte les données de 160 maisons d'édition. Les ventes de livres ont baissé, elles, de 4,88 % par rapport à 2017.

Avec 419 millions d'exemplaires vendus en 2018, contre 430 millions en 2017, l'année passée fut en demi-teinte, pour l'édition française, en témoigne également le chiffre d'affaires cumulé des éditeurs, qui passe de 2 792,3 millions € en 2017 à 2 670,1 millions € en 2018, soit une baisse de 4,38 %.

Si la réforme scolaire avait fait de 2017 une bonne année pour l'édition, le Syndicat national de l'édition explique que « la rentrée littéraire n’a pas su pleinement rencontrer les attentes du public », tandis que les mouvements sociaux, la baisse des ventes dans les clubs de livres et du temps accordé à la lecture ont eux aussi pesé sur les résultats de l'année....

Quelques points particuliers

Pas vu Maurice - Chroniques de l'infraordinaire

28/06/2019

Parution le 14 août 2019

Livre de Laurence Hugues (Auteure), Claude Benoit à la Guillaume (Photographies)

À partir de petits carnets oubliés dans une maison abandonnée, Pas vu Maurice raconte la vie quotidienne d'un hameau du Haut-Forez dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, à 900 m d'altitude. Une histoire rurale disparue. Ces carnets, une quinzaine, de 1997 à 2000, ont été retrouvés parmi les matelas éventrés, les empilements de journaux et les bocaux de haricots périmés par le nouveau propriétaire de la maison, Claude Benoit à la Guillaume, photographe. Il les a montrés à sa plus proche voisine qui a bien connu la personne qui les remplissait. En découvrant et ouvrant ces carnets, Laurence Hugues a souhaité donner à entendre cette voix qui s'est tue. Elle a entrepris de transcrire ces textes de listes, très contemporains dans leur style, leur énoncé, leur répétition, sans affect même lorsque des morts surviennent et de les reprendre dans sa propre écriture, au sens de repriser, comme on répare un tissu.
Le récit repose sur une part d'histoire de vie. Marie, paysanne, consigne son univers quotidien dans ces petits agendas recyclés en carnet de bord dans une écriture de plus en plus serrée au fil des années qui passent et la solitude qui s'installe chez elle. Elle y inscrit les travaux et les jours, les visites du neveu, Maurice (tel jour " vu ", tel autre " pas vu "), le nombre de bocaux de confiture ou de haricots, le temps qu'il fait. Les notes se répètent à chaque saison, presque à l'identique, comme ces tâches répétées tout au long de sa vie et de la vie du hameau.
Cette vie rurale disparue, ou presque, a aussi sa noblesse et de nombreuses vertus. Ténacité, frugalité, accord avec les saisons... un sens du travail en commun, de la communauté, même.
À la lecture de ces chroniques de la vie ordinaire (infraordinaire aurait dit Georges Perec), Laurence Hugues a puisé dans ses souvenirs les motifs listés de la corvée de patates, la mise à mort du cochon, les slips qui battent au vent.
Autour d'extraits des carnets elle propose une écriture à deux voix des moments de la vie de deux femmes, à des années de distance.
Le photographe, de son côté, a documenté par l'image les carnets. Son travail, en contrepoint des écritures mêlées, donne à voir de très belles photographies au plus près du matériau même des agendas et des objets de l'univers de Marie.
Dans l'imbrication d'une approche intime, documentaire mais aussi littéraire et artistique, se dessinent en creux deux portraits de femmes, au tournant du millénaire, dans un même lieu mais avec des vies bien différentes. C'est aussi une manière très concrète d'évoquer la désertification des villages. Mais ce double témoignage n'a pas seulement caractère d'archive. Il peut faire écho chez celles et ceux qui aujourd'hui sont tentés par une vie plus simple, plus sobre, loin des grands centres urbains.

PasVuMauricePasVuMaurice [143 Kb]

Le suis le carnet de dora Maar

28/06/2019

Livre de Brigitte Benkemoun

Il était resté glissé dans la poche intérieure du vieil étui en cuir acheté sur Internet. Un tout petit répertoire, comme ceux vendus avec les recharges annuelles des agendas, daté de 1951.
A : Aragon. B : Breton, Brassaï, Braque, Balthus… J’ai feuilleté avec sidération ces pages un peu jaunies. C : Cocteau, Chagall… E : Éluard… G : Giacometti… À chaque fois, leur numéro de téléphone, souvent une adresse. L : Lacan…
P : Ponge, Poulenc… Vingt pages où s’alignent les plus grands artistes de l’après-guerre. Qui pouvait bien connaître et frayer parmi ces génies du xxe siècle ?
Il m’a fallu trois mois pour savoir que j’avais en main le carnet de Dora Maar.
Il m’a fallu deux ans pour faire parler ce répertoire, comprendre la place de chacun dans sa vie et son carnet d’adresses, et approcher le mystère et les secrets de la « femme qui pleure ». Dora Maar, la grande photographe qui se donne à Picasso, puis, détruite par la passion, la peintre recluse qui s’abandonne à Dieu. Et dans son sillage, renaît un Paris où les amis s’appellent Balthus, Éluard, Leiris ou Noailles.    B.B.

Ainsi fut Auschwitz - Témoignages (1945-1986)

28/06/2019

Livre de Primo Levi

Les vérités les plus précises — et les plus terribles, tant elles sont précises — sur la machine d’extermination.
Quarante ans de témoignages, en grande partie inédits, d’une importance historique essentielle.


En 1945, au lendemain de la libération, les militaires soviétiques qui contrôlaient le camp pour anciens prisonniers de Katowice, en Pologne, demandent à Primo Levi et à Leonardo De Benedetti, son compagnon de détention, de rédiger un compte rendu détaillé sur les conditions sanitaires du camp. Le résultat est le Rapport sur Auschwitz, un témoignage extraordinaire, l’une des premières descriptions sur les camps d’extermination jamais élaborées. Publiée en 1946 dans la revue scientifique Minerva Medica, elle inaugure l’œuvre à venir de Primo Levi, témoin, analyste et écrivain. Dans les quatre décennies suivantes, Levi ne cessera jamais de raconter son expérience du Lager dans des textes de nature différente, qui, pour leur grande majorité, n’ont jamais été publiés ensemble. Des recherches entamées très tôt par Levi sur le destin de ses compagnons à la déposition pour le procès Eichmann, en passant par la « lettre à la fille d’un fasciste qui demande la vérité » et les articles parus dans des quotidiens et des revues spécialisées, Ainsi fut Auschwitz est une mosaïque de souvenirs et de réflexions critiques d’une valeur historique et morale inestimable.

Un recueil de témoignages, d’enquêtes et d’analyses approfondies qui, grâce à la cohérence, à la clarté de son style, à la rigueur de sa méthode, nous rendent le Primo Levi que nous avons appris à reconnaître comme un auteur classique de la littérature italienne.

Exilés d'une autre France - La saveur d'un fruit amer

28/06/2019

Livre de Fairouz Nouari À l’école, l’histoire des Harkis est survolée. Alors, adolescente, j’essayais de comprendre cette grand-mère autrement qu’avec les mots. Je l’ai longtemps observée, regardée, imaginée, et j’ai pu attraper au vol, des mots, des phrases, des proverbes, puis j'ai tenté de tisser le fil de son histoire. Ce récit veut faire connaître cette période où des gens qui se sont battus pour la patrie, auxquels on a promis un avenir meilleur, qui ont cru et fait confiance, se sont retrouvés dans ces camps, à la périphérie des villes, jusqu’en 1975. Tout au long de leur existence, ils ont conservé ce goût si particulier que l’on éprouve lorsque l’on croque dans un fruit amer, cette déception que ma grand-mère a tenté de ne jamais transmettre à la génération qui l’a suivie. Je me sens garante d’une histoire qui doit se raconter, se savoir, afin qu’elle serve de réflexion pour l’avenir.
Parmi mes missions professionnelles, je suis amenée à m’occuper de jeunes issus d’autres camps, dans d’autres contextes. Cette histoire personnelle d'exil et de rejet éclaire les migrations d'aujourd'hui d'une manière toute particulière.

Couples littéraires et destins croisés

27/06/2019

Dossier du numéro 19 - juillet-août 2019 dela revue "LE NOUVEAU MAGAZINE LITTERAIRE"

À la veille de l’été, Le NML s’improvise club de rencontres. L’amour, l’amitié, l’intérêt, la jalousie, le hasard… Les écrivains ont mille façons de se croiser, pour le meilleur, pour le pire et parfois pour l’improbable. De Nietzsche et Lou Andreas-Salomé en passant par Breton et Gracq, Sartre et Beauvoir, Joyce et Proust, ou encore Yourcenar et Bardot, florilège de rencontres, parfois incongrues, mais souvent fécondes, du début du XIXe siècle à nos jours.

Avec Aurélien Bellanger, Geneviève Brisac, Camille Brunel, Thomas Clerc, Julia Deck, Bruno Blanckeman, Dorian Astor, Christian Garcin, Robert Kopp, Philippe Labro, Christine Montalbetti, Philippe Forest, Patrice Pluyette, Philippe Vilain…

Egalement : Le portrait : Chantal Thomas. Dix-huitièmiste et romancière, cette élève sadienne de Barthes mène sa barque des deux côtés de l’Atlantique. Par Marie-Dominique Lelièvre.

La dernière lettre : Numéro 257 - 26 juin 2019

26/06/2019 

 

 

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