Les mises à jour

comment notre site est-il organisé ?

 

 

1*- Chaque nouvelle information (quelle qu’en soit la nature) est affichée au fur à mesure dans cette page « Les mises à jour ».

2*- Ensuite chaque information est dupliquée dans la page spécifique, exemples :

« Formations », « Théâtre », « Livres », « Dossiers », « Revues », « Expositions », « Notes, articles, entretiens », etc…

3*- Une information peut donc se retrouver dans plusieurs pages : par exemple un livre se trouve dans la page "Les mises à jour", puis naturellement dans la page « Tous les livres », et peut également faire partie de la page « Livres sur l’écriture » ...

4*- Un événement (un salon, une conférence, une pièce de théâtre, etc…) qui se trouve dans la page « Les mises à jour », est également dans la page correspondante de « L’agenda » au(x) mois où il a lieu.

 

 - le dire et l'écrire

 

Voir aussi l'AGENDA

Les histoires de vie dans un monde en transformation

23/01/2020

Note (22/01/2020)  de Danielle Desmarais, au nom du Comité  d’organisation du colloque : dernières nouvelles du colloque qui se tiendra à Montréal les 19, 20 21 et 22 mai 2020

D’abord, une mauvaise nouvelle : nous avons essuyé un refus concernant notre 2e (et dernière !) demande de financement par l’organisme fédéral du CRSH. Nous attendons toujours les commentaires du comité d’évaluation. Le comité d’organisation du colloque a donc dû revoir le budget. La principale rentrée d’argent viendra des inscriptions dont nous avons fixé le tarif au plus bas niveau possible afin de favoriser la participation la plus large et ce, pour toutes les catégories de participant.e.s au colloque. Cet exercice difficile de prestidigitation (équilibre entre un tarif bas et une couverture des frais minimaux) nous laisse toutefois avec une inquiétude qui s’effacera lorsque nous aurons atteint un certain nombre d’inscriptions. Ici, vous pouvez apporter une contribution en encourageant la diffusion de l’info concernant le colloque, et notamment l’offre d’un tarif préférentiel pour les personnes qui s’inscrivent maintenant au colloque.

Voir les tarifs selon les catégories de personnes et les dates sur le site : 

https://sites.grenadine.uqam.ca/sites/hv/fr/hv2020/documents/get_document/24

J’ajoute ici que nous pouvons compter sur la contribution financière directe ou indirecte de plusieurs d’entre vous, à titre de partenaires, contributions que nous apprécions à leur juste valeur ! Nous nous efforcerons dans les semaines qui viennent de poursuivre notre quête de partenaires intéressés à notre colloque et prêts à y contribuer financièrement.

Notre colloque a certes suscité un grand intérêt. Outre les 4 panels constitués d’experts que nous avons sollicités pour leur expertise, mais aussi parce que nous privilégions une diversité de points de vue sur les thématiques des panels, nous avons reçu une centaine de propositions de contribution, réparties en 3 catégories : des communications, des ateliers d’exploration et des symposiums. Toutes ces propositions ont été évaluées en double aveugle. La très grande majorité d’entre elles ont été retenues, ce qui démontre déjà la qualité de ces propositions. Le comité d’organisation s’attelle maintenant à la construction du programme, tâche colossale, comme vous pouvez l’intuitionner. Nous avons annoncé une mise en ligne du programme complet du colloque le 1er mars prochain. Nous tâcherons de nous y tenir. 

Étant donné le grand nombre de propositions reçues, nous avons dû modifier l’horaire du colloque – en ligne - pour augmenter le nombre de plages horaire d’ateliers.  ....

les inconsolés

23/01/2020

Livre de Minh Tran Huy

Entre Lise et Louis, la rencontre produit des étincelles dignes des romans et des films que la jeune fille, rétive aux renoncements de l'âge adulte, confond parfois avec la vie. Leur histoire - le premier amour - se déroule tel un conte. Mais comme dans un conte, elle est rapidement minée par la petite musique de l'enfance mal aimée, le refrain des rapprochements impossibles, des différences infranchissables. Et bientôt la nuit des malédictions envahit le rose des rêveries romantiques.
Nimbé d'un mystère qui de page en page s'épaissit, Les Inconsolés est une histoire de fantômes et de vengeance, où l'on retrouve le talent délicat et têtu de Minh Tran Huy pour la navigation de l'eau qui dort - dont chacun sait qu'il faudrait s'en méfier.
Il y a l'élan vers l'amour fou, l'irrésistible faim d'aimer - et d'être aimé, enfin -, les blessures de l'enfance, le poids des origines et les émerveillements de la jeunesse. Il y a aussi cette manière toute personnelle, à la fois sincère et ironique, de pousser les clichés jusqu'à leur paroxysme, jusqu'à en extraire toute la vérité, en révéler le tranchant, les dangers.
Entre thriller romantique et conte de fées cruel, ligotant l'une à l'autre naïveté et lucidité, le nouveau roman de l'auteur de La Double Vie d'Anna Song nous livre aux vénéneux tentacules du malentendu.

Présentation sur le site d'Actes sud

LesInconsolesLesInconsoles [122 Kb]

Une vie dans les mots - Conversations avec I. B. Siegumfeldt

23/01/2020

Livre de Paul Auster, I.B.Siegumfeldt et Céline Curiol

À travers ces entretiens approfondis qui abordent l’œuvre de Paul Auster sous un angle thématique, le lecteur revisitera l’univers de ses récits autobiographiques comme de ses romans, dont il découvrira des aspects ignorés ou encore insuffisamment mis en lumière, notamment les obsessions qui traversent l’œuvre et l’homme.

L’universitaire danoise Inge Birgitte Siegumfeldt et Paul Auster ont choisi le mode de la conversation pour mieux rester fidèles à l’ADN si spécifique de romans dont chacun constitue un voyage en terres inconnues – pour l’auteur comme pour le lecteur.

Paul Auster s’est très largement investi, durant trois ans, dans ce dialogue intense, pour offrir à tout son lectorat un accès privilégié à une œuvre d’exception.

 

La mère morte

23/01/2020

Livre de Blandine de Caunes

Une mère, âgée mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue.

Cela pourrait être drôle, si ce n’était une maladie mentale due à l’âge, et surtout si cette femme si confuse n’était pas la romancière Benoîte Groult, la mère de l’auteure de ce livre d’une force rare. Benoîte Groult, luttant, jouant avec sa propre fin, mais refusant avec rage de céder à la fatalité et à la vieillesse, elle qui a été une militante de l’association « Pour le droit de mourir dans la dignité  ». Voici la femme intime, plus que la femme publique, ici telle qu’on ne la connaît pas, et qui écrivait : « Dans la vie, deux mondes se côtoient : celui des gens qui vont vivre et celui des gens qui vont mourir. Ils se croisent sans se voir. »

Benoîte s’éteint en juin 2016 à Hyères, à 96 ans. Écrivaine comblée, mère et grand-mère heureuse, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n’est pas juste le deuil hélas ! prévisible d’une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le terrible sens du titre, La mère morte. « Maman, mon dernier rempart contre la mort. Bientôt, ce sera moi le rempart pour ma fille ».

Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Caunes, Violette, 36 ans, meurt dans un banal accident de voiture, laissant orpheline sa fille Zélie. L’ordre du monde est renversé : Benoîte s’accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n’est plus.

De Benoîte Groult, sa fille a hérité l’humour et la force vitale. Ce livre n’est pas triste, au contraire. C’est une réconciliation entre trois générations de femme qui partagent le « même amour forcené pour la vie, toujours plus forte que tout », le credo de Benoîte qu'elle a transmis à sa fille.

Vidéo de la librairie Mollat

LaMereMorteLaMereMorte [125 Kb]

Intervalles de loire

23/01/2020

A paraître le 6 février

Livre de Michel Jullien

Sur le pont de Nevers, trois bons amis regardent couler la Loire. Ils vont avoir cinquante ans. Ce qu’ils voient depuis le tablier : les grandes veines de courant, l’eau fendue par l’étrave des piles, les marmites tournant sur elles-mêmes sans jamais vouloir se rendre au lit, les bancs de sable, les îlots et les troncs flottés. Les fleuves et les rivières font appel à l’enfance et, avant le soir, la songerie des trois camarades prend la forme d’une boutade, c’est-à-dire d’un serment : descendre la Loire à la rame, sur une barque plate, idée potache qui les conduira à l’océan.

Ce texte de Michel Jullien nous place dans un esquif de quatre mètres carrés, pour une descente longue de huit cent cinquante kilomètres, chaque nuit à dormir d’île en île. C’est tout sauf un journal de bord ; pas de récit événementiel, une équipée sans hauts faits, rien qui ne concernât les inévitables anicroches et autres coups de théâtre de ce genre de relations, pas d’appesantissement non plus sur la richesse patrimoniale des régions traversées bref, l’auteur nous livre une chronique antisportive, anticulturelle, une narration dans le désordre.

Cette échappée fourmillante d’images s’attache à restituer ce qu’est la perception d’un fleuve parcouru du dedans, à hauteur de paupières. Michel Jullien s’approche au plus près d’une acuité sensuelle et traduit chaque impression physique, auditive et visuelle d’une morne récréation fluviale. Que voit-on depuis une barque, quels paysages, quels défilés, quelles contrées, quelles rencontres, quelles bourgades, toutes choses que l’on conçoit autrement depuis la rive ? Que devient une ville traversée à la rame ? Quels liens rapprochent et désunissent les mouvements du marcheur et celui du rameur, comment tournent les pensées en tirant l’aviron, de quoi parler à bord, comment s’appréhende le décor par le centre du fleuve ?

Comme souvent dans les textes de Michel Jullien, l’humour en est, qui lui permet de toucher au plus juste les perceptions sensorielles. Très vite, à chaque page, à notre tour, nous voici au bastingage, au cœur de la Loire, dans la barque même, maniant les rames, indiquant le chemin à la proue, corrigeant l’avancée depuis le gouvernail, passant des ponts, croisant des hameaux, éprouvant le temps, bâillant aux paysages, tout un projet de l’enfance tenu jusqu’à la mer.

(fiche reprise du site de l’éditeur VERDIER)

La dernière lettre : Numéro 277 - 22 janvier 2020

22/01/2020

 

 

  1. Pour s'inscrire à la newsletter, remplir le formulaire  
  2. Proposer la newsletter à un.e ami.e, cliquer ICI

 

"En lisant, en écrivant"

21/01/2020

Masterclasses en public à la BNF - François Mitterrand à Paris

Prochaines dates :

  • Mardi 3 mars - Pénélope Bagieu avec Victor Macé de Lépinay
  • Mardi 28 avril - Michel Vinaver avec Arnaud Laporte
  • Mardi 5 mai - Claude Ponti avec Louise Tourret
  • Mardi 26 mai - Catherine Meurisse avec Antoine Guillot (sous réserve)
  • Mardi 16 juin - Jérôme Ferrari avec Lucile Commeaux

 

Son éclat seul me reste

20/01/2020

Livre de Natacha Wolinski

Suis-je orpheline de toi ou de l’absence de toi ? Tu vis désormais en moi comme le soleil de minuit, lactescent, éperdu de blancheur. Tu habites l’univers et mon arrière-monde. Je ne te cherche pas, tu es partout et introuvable. Tu es tapi dans le mohair des jours heureux. Tu es un lierre au feuillage persistant. La mort n’est pas une fin. Mon refus de ta disparition est tempéré par mon acceptation du monde.

Cherchant à définir le lien qui l’unit à son père, Georges Wolinski, tué lors de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’auteur revit les jours sombres de janvier 2015 et interroge les confins rouillés de sa mémoire, à travers une écriture qui revient inlassablement sur le motif. Entre refus et acceptation, l’adieu au père devient un chant d’amour et de consolation.

[Un entretien paru le 12/01/2020 dans NONFICTION]

[L'auteure parle de son livre]

bye bye babylone

18/01/2020

Livre de Lamia Zaidé

Bye Bye Babylone est la version longue (comme l’on dit au cinéma) du premier livre de Lamia Ziadé, paru il y a dix ans, avant ses deux succès chez P.O.L : Ô nuit, ô mes yeux (2015), et Ma très grande mélancolie arabe (2017). Cette nouvelle édition, dans un nouveau format, est en réalité un nouveau livre, avec de nombreux nouveaux dessins inédits (une cinquantaire de nouveaux dessins), un texte entièrement revu et augmenté. Beyrouth 1975-1979 : une petite fille observe, raconte l’avancée imparable d’un conflit qui va ravager la Babylone chatoyante qui l’a vue naître. « Dans ce livre il y a Beyrouth, en feu, en flammes, en étincelles, en explosions, dans le noir absolu, il y a Beyrouth qui brille. Il y a moi et mon petit frère, il y a des miliciens et des miliciennes... Il y a le magasin de mon grand-père et le foulard en soie de ma grand-mère, la Nivéa de ma nounou et le Petzi de Walid. Il y a des cinémas en feu, le Roxy, le Radio City, le Dunia, l’Empire, le Rivoli, et des hôtels en flammes, le Palm Beach, le Vendôme, le St Georges, le Phoenicia, l’Alcazar. Dans ce livre, il y a des chewing gums et des kalachnikov, des bonbons, des chocolats, des barbe-à-papas, il y a des bazookas, des M16, des mortiers, des obus, des missiles, des grenades… »

[vidéo de présentation par l'auteure]

ByeByeBabyloneByeByeBabylone [185 Kb]

Grande rencontre avec Kim Thúy

18/01/2020

Le vendredi 31 janvier à 14 h, dans l’espace bibliothèque de la Maison de la littérature - 67 Boulevard de Montmorency, 75016 Paris   Kim Thúy a quitté le Vietnam avec les boat people à l’âge de dix ans et s’est installée avec sa famille au Québec. Diplômée en traduction et en droit, l’écrivaine a travaillé comme couturière, interprète, avocate, propriétaire de restaurant et chroniqueuse culinaire pour la radio et la télévision.

Le premier livre de l’écrivaine, Ru, publié en 2009 chez Libre Expression, connaît un succès fulgurant dès sa sortie. Composé de très courts récits autobiographiques liés comme dans une ritournelle, ce best-seller au Québec et en France remporte de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix du Gouverneur général du Canada 2010 et le grand prix RTL-Lire 2010 du Salon du livre de Paris.
  • Gratuit – Places attribuées par tirage - Aucune réservation possible Par souci d’équité, nous procédons uniquement par tirage pour l’attribution des places.Pour participer au tirage : Remplissez un coupon de participation à la Maison de la littérature ou remplissez le formulaire en nous mentionnant votre nom, vos coordonnées et le nombre de places désirées (maximum de 2 places) avant le 21 janvier 2020.

Le 22.03.2014

L'APA organise sa prochaine a Table-ronde 2014 sur le thème Ego numericus.

Elle a lieu le 22 Mars 2013, à l’École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005, Paris.

L’écriture numérique et la connexion universelle sont-elles en train de changer notre identité: notre rapport au temps, à l’espace, à l’information, à la pensée, à autrui, à nous-mêmes ? Après l’horloge, l’imprimerie et le chemin de fer, l’ordinateur et Internet seraient-ils en train de créer un homme nouveau ? Homo faber, devenu homo numericus, aura-t-il la même mémoire, les mêmes modèles, les mêmes projets ? L’identité narrative, fondée sur le récit, s’effacera-t-elle devant l’identité numérique, fondée sur le dialogue ? Quelle place pour le for intérieur, le silence, la lenteur, l’intime ? Quels nouveaux rapports entre les générations ? « Ego numericus » : apothéose ou éclatement de l’individu tel qu’il s’est construit dans l’Europe de l’époque moderne ?

avec Dominique Cardon, Christine Genin, Christophe Grossi, et Pierre, dit l'Idéaliste.

Colloque international Montréal - mai 2020

17/01/2020

Les inscriptions sont ouvertes

Ce colloque international abordera les pratiques (auto)biographiques dans une perspective historique en
  • marquant l’héritage de l’École de Chicago eu égard notamment aux pratiques québécoises
  • permettant de tracer un portrait de la grande diversité des pratiques actuelles et émergentes
  • étayant une posture critique eu égard à ces pratiques et au processus de théorisation qui les accompagne

 

Déposer un texte autobiographique à l’APA

17/01/2020

Une présentation par l'APA (source : site de l'APA)

Le premier objectif de l’APA est d’assurer la collecte, la conservation et la mise à disposition de textes autobiographiques inédits rédigés par des personnes de tous milieux sociaux

Papa

17/01/2020

Livre de Régis Jauffret

19 septembre 2018, j’aperçois dans un documentaire sur la police de Vichy mon père sortant menotté entre deux gestapistes de l’immeuble marseillais où j’ai passé toute mon enfance. Ils semblent joyeux alors que le visage de mon père exprime la terreur. D’après le commentaire, ces images ont été tournées en 1943. Non seulement mon père n’a de sa vie parlé de cet incident mais je n’ai jamais entendu dire par personne qu’il avait eu affaire à l’occupant.

Moi, le conteur, le raconteur, l’inventeur de destinées, il me semble soudain avoir été conçu par un personnage de roman. R. J

[Note de Pierre Ahnne sur son blog]

PapaPapa [124 Kb]

Note de lecture de Pierre Ahnne sur "Papa" de Régis Jauffret

16/01/2020

Pierre Ahnne parle de "PAPA" de Régis Jauffret

Avec les mères, c’est rarement simple, mais avec les pères c’est souvent compliqué. Jauffret, avec le sien, n’a pas eu la tâche facile. C’est difficile, un père sourd. Allez vous étonner, après, que le fils écrive… Et quand, à l’enfermement de la surdité, s’ajoutent la dépression chronique et ses médicaments « qui empêch[ent] de penser », la coupe est pleine : « Alfred, tu n’étais même plus un homme, juste un organisme, avec au fond de la coquille un ego dévasté, piqué sur le cerveau comme un papillon sur un bouchon de liège ». « On ne traite pas un père de la sorte. Mais on a le droit d’injurier un donneur de sperme ».

Pierre Ahnne présente "la Fabrique des salauds" de Chris Kraus

16/01/2020

Note de lecture de Pierre Ahnne, parue sur son blog le 14 janvier 2020

"850 pages. Il n’entrait pas dans ma boîte aux lettres. Aussi fut-il, comme il arrive, déposé sur les boîtes par le coursier pressé, et disparut. Il y a des gens bien malfaisants. Et encore, s’ils s’appropriaient les livres pour les lire… Mais mon exemplaire du roman de Chris Kraus risque fort d’avoir été vendu au plus offrant.

Cependant, certains envois doivent, sans doute, en vertu d’une nécessité qui nous échappe, atteindre leur destinataire. Les éditions Belfond ont eu l’amabilité de me faire parvenir une autre version, numérique, celle-là, de l’ouvrage. Je l’ai lu, plus tard que prévu, en marge des répétitions de ma pièce, La Cantatrice et le Gangster (voir ici). Il fallait bien ça pour m’abstraire de mes préoccupations du moment. Mais ça m’en a abstrait. Quand une lecture est aussi efficace, et ce, sur 850 pages, la moindre des choses est de se demander pourquoi...."

Ecrire serait l'épicentre du jour

16/01/2020

Livre de Claire Angelini & Marie-Hélène Lafon

Le livre propose une cohabitation. D'une part un texte inédit d'une écrivaine au plus près des choses et des moments de la campagne, d'autre part des dessins originaux d'une artiste plasticienne qui est aussi cinéaste. Le dispositif initial est posé : à quatre mains. L'une dessine, l'autre écrit. Les deux ensembles se nouent via l'articulation souterraine de l'Histoire, qui, le soir du 14 juillet 2016 à Nice, a traversé les deux femmes chacune de leur côté.
Pour dessiner un ensemble qui puisse rencontrer le texte, il faut reprendre sa situation de travail, dans le Cantal, en Auvergne, une maison, de la campagne, de la paysannerie vivace, des histoires, l'histoire. En écho à cela, le Jura, la maison d'une famille paysanne et ouvrière hantée de restes et de traces et Nice, autre maison et lieu d'enfance.
Marie-Hélène Lafon note par le menu, dans un vrai-faux journal en treize fragments, les moments d'un été dans une campagne dans la Nièvre. Un motif par fragment et une poignée de motifs, un panier d'osier, un hélicoptère, des chaises-longues, un paysan-maçon, un blaireau, un mot, surgis jour après jour de l'inépuisable réel. Les étés débordent, les vies débordent, sont mêlées, emmêlées. Les coutures étriquées de l'autobiographie craquent.
Claire Angelini saisit dans neuf dessins des morceaux de ce même été dans une campagne frontalière du Jura, propose une vision graphique, à la fois observation et interprétation. Ce qui est recherché en termes de dessin n'est pas de l'ordre de l'illustration ou du reflet, mais de l'analogie. A partir de moments visuels choisis au sein de ce monde campagnard et familier, il s'agit de composer une proposition graphique, organique, qui relèverait à la fois de l'observation et de l'interprétation.
Il ne s'agit donc pas d'un commentaire d'écrivain sur une série dessinée. Et pas plus, d'une illustration par le dessin d'un texte existant. Les deux dispositifs sont éprouvés, inscrits qu'ils sont dans l'histoire longue des textes et des illustrations.

La dernière lettre : Numéro 276 - 15 janvier 2020

15/01/2020

 

 

  1. Pour s'inscrire à la newsletter, remplir le formulaire  
  2. Proposer la newsletter à un.e ami.e, cliquer ICI

47e ÉDITION - Festival international de la BD d'Angoulême

14/01/2020

Du 30 janvier au 2 février 2020 à Angoulême

Expositions, ateliers, rencontres, spectacles …

Nuit de la lecture - Lecture musicale d’Arthur H

14/01/2020

Le samedi 18 janvier 2020 de 20h30 à 22h - à la Médiathèque musicale de Paris (MMP) -8 porte Saint Eustache 75001 Paris

Arthur H propose une lecture musicale de son premier roman « Fugues » publié au Mercure de France. Il sera accompagné du talentueux guitariste, compositeur et producteur Nicolas Repac.

Arthur H signe un bouleversant autoportrait, en trois fugues. Celle de sa mère qui, à l’âge de dix-huit ans, décide avec des amis de fuir sa banlieue ouvrière en construisant un radeau pour naviguer jusqu’à Tahiti. La sienne, lorsqu’il avait quinze ans, à l’issue de vacances en Guadeloupe avec son père Jacques Higelin, dans la maison de Coluche. Et la dernière fugue de Bach, laissée inachevée : L’Art de la fugue. Ces trois fugues dialoguent entre elles et racontent un désir farouche d’indépendance et de liberté.

Lors de cette soirée, Arthur H, rejoint par son complice le guitariste Nicolas Repac, lit et chante ses Fugues, qu’il mêle à son univers musical. Une invitation au voyage et à l’évasion.

Ecrire serait l'épicentre du livre

14/01/2020

Le jeudi 23 janvier 2020 de 19h à 21h -Librairie des Éditeurs associés 11 rue de Médicis 75006 PARIS

Rencontre-lecture : Un dialogue, deux écritures. Des moments d’été.

Dans le Cantal, Marie-Hélène Lafon, écrivain, les note par le menu, dans un vrai-faux journal en fragments ; dans le Jura, Claire Angelini, artiste, les saisit en dessins. Les étés débordent, les vies débordent, sont mêlées, emmêlées. Les coutures de l’autobiographie craquent.

Le 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais, troue la quiétude paisible et attentive des mots et des signes graphiques. Il les imbibe de sang. Le livre devient. Le rouge est mis.

Les mouches sont à la page, elles ne quittent guère l’écran de mon ordinateur, plus encore que la page du carnet ; elles glissent à la surface des mots ; s’immiscent, insistent, caracolent, en redemandent, persévèrent, récidivent. Elles arpentent le vaste monde et choisissent finalement d’atterrir sur le dos de ma main droite, ou sur mon large front bombé qui permet et promet maints riants ébats. Elles sont bonnes filles et s’offrent sans mégoter à la fatidique accolade de la tapette, rose ou rouge, que brandissent mes visiteurs exaspérés ou délicats de l’épiderme.

FESTIVAL RACCORD(S) : 7e édition

14/1/2020

La 7e édition du Festival Raccord(s) aura lieu à Paris et en Île-de-France de février à mai 2020 avec un temps fort du mardi 21 au dimanche 26 avril 2020.

Né à l’initiative des Éditeurs associés et organisé en partenariat avec une quinzaine d'éditeurs indépendants, le festival Raccord(s) fête le livre et invite le public à découvrir les ouvrages sous un angle singulier dans les librairies, bibliothèques, musées, jardins, centres culturels, cafés, restaurants, ateliers, salles de cinéma, de théâtre, de spectacle, etc.

Mêlant toutes les littératures aux sciences, à la photographie, à la musique, à l’art culinaire, à l’histoire de l’art, aux questions sociales… le festival ne s’interdit rien, décloisonne les disciplines et les savoirs, pour regarder et entendre les œuvres autrement.

Détails

13/01/2020

Du Mercredi 8 janvier au Dimanche 2 février 2020 - Théâtre du Rond-Point - 2 bis avenue Franklin D. Roosevelt, 75008 Paris.

Texte : Lars Norén, mise en scène : Frédéric Bélier-Garcia, avec : Isabelle Carré, Ophelia Kolb, Laurent Capelluto, Antonin Meyer-Esquerré

Erik, Stefan, Ann et Emma s’aiment, se trahissent, se quittent. Ils construisent, hésitent et détruisent. Ils sont éditeur, auteur, romancière, médecin. Détails, c’est dix ans de leur vie, à Stockholm, Florence et New York. Leurs années quatre-vingt-dix s’émaillent d’échecs et de succès relatifs, d’atermoiements, de mauvais choix, avec ou sans enfants. Avec les venins du temps, et son ironie aussi. Saga pour un quatuor, Détails dépeint les cafés, la vie culturelle et sociale d’un monde au tournant du siècle, qui s’effrite et prend l’eau de partout. Failles profondes. Mais en surface restent les détails où le diable se cache, et la drôlerie avec.Écrivain suédois, héritier de Strindberg et de Bergman, entré au répertoire de la Comédie-Française, Lars Norén s’impose en sismographe des relations humaines, du tragique social, tous milieux confondus. Il construit le kaléidoscope d’une génération et de son époque, avec successions truculentes de flashs, scènes courtes au dialogue affilé. Frédéric Bélier-Garcia, complice de l’aventure du Rond-Point depuis sa création, y a présenté Honneur à notre élue de Marie NDiaye, Perplexe de Marius von Mayenburg, Yaacobi et Leidental de Hanokh Levin, Le Mental de l’équipe d’Emmanuel Bourdieu, Et la nuit chante de Jon Fosse, Une nuit arabe de Roland Schimmelpfennig et récemment Retours suivi de Le Père de l’enfant de la mère de Fredrik Brattberg. Il implose dans Détails les conforts d’un monde qui coule et qui l’ignore. Il traverse dix années de vies de couples, croisements, évitements et transformations. 

L'Algérie se raconte

 

Un dossier littéraire de la librairie DIALOGUES de Brest

"La rentrée littéraire est algérienne. De nombreux romans nous font voyager à travers l'histoire de ce pays. De l'exil des harkis, à la guerre d'indépendance et ses silences douloureux, en passant par la création d'une librairie à Alger ou par le travail de Fernand Pouillon à Bab el-Oued, l'Algérie, la mystérieuse, dévoile ses secrets."

 

 

Livres de la rentrée littéraire 2017

 

Pour contacter la librairie DIALOGUES : https://www.librairiedialogues.fr/decouvrir_la_librairie/

Les Rivières

12/01/2020

Le 21 janvier 2020 à 20h00 au cinéma Les 3 Luxembourg - 67 rue Monsieur le prince 75005 Paris

Documentaire : Mai Hua

Mai Hua, femme française d’origine Vietnamienne, est une mère célibataire de 2 enfants. En 2013, avec sa mère, elle ramène sa grand-mère mourante en France. Alors que cette dernière renaît de manière miraculeuse, un passé non résolu refait surface : Mai devient l’héritière d’une mémoire familiale complexe et douloureuse qu’elle ne veut pas transmettre à sa fille. A travers cette lignée de femmes et sa quête de vérité, la réalisatrice plonge dans une archéologie familiale à la fois intime et universelle.

Présentation

Rencontre avec Régis Jauffret

12/01/2020

Le lundi 13 janvier 2020 à 19h00, à la Maison de la Poésie - Passage Moliėre 157, rue Saint-Martin - 75003 Paris

En septembre 2018, Régis Jauffret tombe sur une archive à la télévision montrant son père arrêté par la Gestapo devant la maison de son enfance. Cet évènement n’était connu de personne, pas même de son épouse qu’il a rencontrée après-guerre. De notoriété familiale, il n’avait été ni résistant, ni collabo. En essayant de trouver l’origine de cette archive, l’auteur raconte cet homme nommé Alfred – décédé en 1987 – affecté de surdité et de bipolarité. Dans une prise de parole on ne peut plus émouvante, le fils raconte sa frustration de n’avoir pas eu un père présent au monde et à lui-même, mais il l’immortalise avec ce portrait lumineux.

4e Nuit de la lecture

12/01/2020

Rendez-vous samedi 18 janvier dans vos bibliothèques et librairies pour participer à cette 4e Nuit de la lecture, une grande fête du livre pensée pour tous. Lire ensemble, lire le soir, en pyjama, en musique, en langue des signes...
Bibliothèques et librairies ouvrent grand leurs portes

Samedi 18 janvier, partout en France métropolitaine, en Outre-mer et même à l'étranger, les bibliothèques et les librairies vous proposent de découvrir de manière ludique et festive la richesse de leurs collections papier et numérique mais aussi de consulter les nouvelles parutions comme les œuvres littéraires du passé, d’échanger ou encore de jouer autour des mots.

Dès l’après-midi et toute la soirée, participez aux animations gratuites conçues pour les enfants, les adolescents et les adultes – lectures itinérantes, jeux d’évasion, ateliers en pyjama ou en musique, débats – et aux rencontres avec des auteurs, illustrateurs, conteurs.

 

Avec Aleph Ecriture, dans le cadre de la Nuit de la lecture

Cette année Aleph-Écriture vous invite à une joyeuse soirée autour des mots, sur le thème : « Le français, langue étrangère ? », le 18 janvier de 19 h à 22 h 30 / 23 h, dans les locaux de France Langue Notre-Dame, au 6 rue du Fouarre, Paris.

Inscription : merci de vous inscrire à toutes les activités auxquelles vous souhaitez participer. Attention, vous ne pouvez vous inscrire qu’à un seul des ateliers d’écriture proposés.

Rencontre avec Joumana Haddad

12/01/2020

Le 5 février 2020 à 18h30 à la Sadel - 7 rue Vaucanson – 49100 Angers

En ce début d’année, nous mettons le Liban à l’honneur grâce à la présence de l’écrivaine Joumana Haddad pour ce roman inspiré de sa propre famille, ancrée dans 4 cultures, arménienne, syrienne, palestinienne et libanaise. Récit palpitant que celui de ces femmes malmenées de génération en génération, toutes prises par les tragédies qui frappent le Moyen-Orient et chacune à sa façon, des combattantes. Reines d’un jeu de cartes mal distribuées par le destin, Qayah, Qana, Qadar et Qamar sont des femmes puissantes, unies par les liens du sang qui coule dans leurs veines et que la violence a répandu à travers les âges.
D’une écriture ciselée, Joumana Haddad parvient à construire un roman intense qui jamais ne sombre dans le pathos ou la grandiloquence.
Cette soirée sera aussi l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la révolution libanaise, commencée le 17 octobre dernier et sur le rôle déterminant que les femmes y jouent.

Joumana Haddad est née en 1970. 

Elle dirige les pages culturelles du quotidien An-Nahar, ainsi que le magazine Jasad (Corps), qu'elle a fondé en 2009.  

Journaliste et traductrice polyglotte, elle a interviewé de grands écrivains comme Umberto Eco, Wole Soyinka, Paul Auster, José Saramago et Mario Vargas Llosa.  

Poétesse, elle a publié cinq recueils, dont Le Retour de Lilith (Babel n° 1079), pour lesquels elle a reçu divers prix, notamment le prix de la fondation Metropolis bleu pour la littérature arabe (Montréal, 2010). Actes Sud / Sindbad a également publié ses essais J'ai tué Shéhérazade. Confession d'une femme arabe en colère (2010 ; Babel n° 1158) et Superman est arabe (2013).  

En hommage à Marceline Loridan-Ivens

10/01/2020

Le dimanche 19 janvier 2020, 19h00-20h30, une lecture par Isabelle Carré au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

« J’ai été quelqu’un de gai, tu sais, malgré ce qui nous est arrivé. Gaie à notre façon, pour se venger d’être triste et rire quand même. » Ainsi débute le récit de Marceline Loridan-Ivens adressé à son père, avec lequel elle fut arrêtée puis déportée à Auschwitz- Birkenau en 1944. Elle raconte à celui qui n’est pas revenu sa propre captivité, son retour en France, sa vie d’après.

Scénariste, documentariste et écrivaine, survivante de la Shoah, Marceline Loridan-Ivens (1928-2018) nous a quittés l’an dernier.

La comédienne Isabelle Carré prête sa voix à cette bouleversante lettre au père.

Rivage de la colère

10/01/2020

Livre de Caroline Laurent

Après le succès de Et soudain, la liberté, co-écrit avec Evelyne Pisier, voici le nouveau roman de Caroline Laurent. Au coeur de l'océan Indien, ce roman de l'exil met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d'un amour impossible. Certains rendez-vous contiennent le combat d'une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère...
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l'île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l'entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l'administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l'indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s'avance, jusqu'à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.

Roman de l'exil et de l'espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

[entretien avec Georgia Makhlouf pour L'Orient Littéraire]

Entretien Georgia Makhlouf / Caroline Laurent (livre "Rivage de la colère")

 10/01/2020

Entretien paru dans L'Orient Littéraire (n° 163 - janvier 2020)

Caroline Laurent a fait une entrée singulière en littérature avec un livre à quatre mains. Co-écrit avec Evelyne Pisier dont elle était l’éditrice, Et soudain, la liberté (Les Escales, 2017) a obtenu le prix Marguerite Duras, le Grand Prix des Lycéennes de ELLE et le Prix Première Plume, et a été traduit dans de nombreux pays. Laurent signe à présent un nouveau roman Rivage de la colère qui plonge, on le devine tout de suite, dans sa mémoire personnelle et familiale.   Situé dans l’archipel des Chagos rattaché à l’île Maurice, le roman restitue un drame historique méconnu et une lutte qui reste vive cinquante ans après. En effet, lorsque Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique, les Chagos sont détachés de Maurice et l’île de Diego Gracia est « louée » par les Anglais aux Américains qui souhaitent y installer une base militaire. Elle est donc vidée de ses habitants qui seront déportés dans des conditions indignes.    Roman de l'exil, de l’amour impossible mais néanmoins de l'espoir, Rivage de la colère est un texte ambitieux et ample, écrit d’une plume sensible, qui restitue une tragédie géopolitique et humaine à travers des personnages crédibles et attachants....

Nos années brûlantes

10/01/2020

Livre d'Acacia Condès

Nicolas Boulte (1944-1975) fut un militant révolutionnaire des années 1960-1970. À partir de ses lettres, Acacia Condès fait revivre cette grande figure. Intellectuel engagé, il a embrassé les grands combats sociaux et les luttes de libération nationale de ces années-là. Ses lettres sont un témoignage brut, incandescent, des aspirations, tourments et désillusions d'un homme sincère qui n'acceptait pas que soient dévoyés les idéaux de Mai 68. L'auteure, destinataire de ces lettres, femme engagée elle aussi - elle fut l'une des pionnières du MLF - brosse en contrepoint une toile de fond historique et personnelle, où l'intime cohabite avec le politique.

 

Mauvais juif

09/01/2020

Livre de Piotr Smolar

A vingt-six ans, j'ai découvert que mon grand-père était un héros en lisant son livre sur le ghetto de Minsk, où il avait fondé le réseau de résistance. Après être rentré en Pologne, une fois la guerre achevée, il finit par émigrer en Israël : il y est mort. La passion de sa vie était le communisme. Mon père aussi a quitté la Pologne après les répressions contre les étudiants en mars 1968 et la vague d'antisémitisme. Il devint une figure majeure du mouvement démocratique à l'étranger. La passion de sa vie est son pays. Je suis arrivé en Israël comme correspondant du journal Le Monde en 2014. J'ai assisté à la mise sous tension identitaire de la démocratie, à la montée de l'intolérance et à la polarisation du débat public. Au moment de quitter le pays, j'écris ce récit qui est un voyage au bout de la loyauté : à quoi devons-nous être fidèles ? Ce livre croise nos trois parcours, marqués par l'effacement commun de nos origines. En ces temps d'assignation identitaire, nous sommes de mauvais Juifs. P.S.

 

MauvaisJuifMauvaisJuif [181 Kb]

À propos du livre « Le Consentement » de Vanessa Springora

09/01/2020

Un article de Clémentine Autain, femme politique et auteure du livre « Dites-lui que je l’aime », article paru le 7 janvier sur son blog "le fil des communs"

« C’est un récit qui fera date. Le témoignage littéraire de Vanessa Springora, qui s’inscrit dans la temporalité de la vague #MeToo, suscite un choc. Il permet de comprendre comment un homme de cinquante ans peut manipuler et violer une jeune fille de 14 ans. Il nous emmène au cœur d’une entreprise de domination, de chosification. Il interroge la notion même de consentement dès lors qu’il s’agit d’une enfant n’ayant pas les moyens d’éclairer son choix face à un homme mur qui possède une force supérieure d’argumentation et une autorité évidente. Il donne à voir l’ampleur du désastre psychologique qui s’ensuit. 

La chaîne des manquements sociaux est criante tout au long de la lecture. Nous sommes dans les années 1980, à Paris, et la non-assistance à personne en danger est aussi saisissante qu’hallucinante. Un père absent, une mère qui se laisse rapidement convaincre du bienfondé de la relation, un personnel hospitalier qui ne voit rien, des amis qui ne s’alertent pas, des policiers qui ne prêtent aucun crédit aux lettres de dénonciation… Et Vanessa Springora sombre doucement mais sûrement. ... »

 

La dernière lettre : Numéro 275 - 8 janvier 2020

08/01/2020

 

 

  1. Pour s'inscrire à la newsletter, remplir le formulaire  
  2. Proposer la newsletter à un.e ami.e, cliquer ICI

C'est bizarre l'écriture

08/01/2020

Du 13 janvier au 27 avril 2020, uniquement le lundi à 19h00, une pièce de   Christiane Rochefort - Théâtre LES DECHARGEURS - 3 rue des Déchargeurs 75001 Paris

Un voyage sur l’écriture, voguant en jeu, en lecture et en musique dans l’univers iconoclaste, rageur, utopiste et poétique de Christiane Rochefort (1917-1998), auteure notamment de Le Repos du guerrier, Ma vie revue et corrigée par l’auteur ou La Porte du fond. Par des allers-retours entre ses nombreux textes sur l’écriture et des extraits de ses romans et proses poétiques, les deux interprètes traversent en poésie et en mouvement la parole libre d’une écrivaine côtoyée tout au long de leur enfance. Nous prouvant que l’écriture est bien un exercice physique

Autour du spectacle
samedi 7 mars à 16h - Dans le grenier ambulant de Rachel Mizrahi - lecture en entrée libre (réservation au 01 40 36 00 50 ou reservation@scenesblanches.com)
lundi 20 janvier et lundi 13 avril de 16h à 18h - Atelier d'écriture organisé avec Aleph-Écriture (+ d'infos :
- lundi 20 janvier > un atelier d'expérimentation autour de jeux d'écriture afin de vous immerger dans l'univers ludique de Christiane Rochefort. Réservez ici
- lundi 13 avril > S'inspirer du style atypique et ludique de Christiane Rochefort et, à votre tour, dérivez, inventez, jouez avec les mots. Des fragments de votre vie brève revue et corrigée par vous-même. Réservez ici

Amiel & CO - Diaristes suisses & Henri-Frédéric Amiel - Elisa Guédin

04/01/2020

Le numéro 43 des "Moments littéraires" et le Hors-série n° 3

La Suisse semble être une terre d’élection pour l’introspection .

Jean-Jacques Rousseau avait ouvert la voie avec ses Confessions. Amiel lui a emboîté le pas avec son monumental Journal, et, à sa suite, sont venus Jaccottet et ses semaisons, Georges Haldas et ses carnets ainsi que Maurice Chappaz, Alexandre Voisard, Gustave Roud, Alice Rivaz, Ramuz...

Face à la richesse et à la densité de ces œuvres où l’intime et la littérature se côtoient, Les Moments littéraires ont souhaité consacrer leur n° 43 à des journaux intimes d’écrivains suisses de langue française.

Pour son numéro 43, la revue Les Moments littéraires présente, sous le titre Amiel & Co, des extraits de journaux ou de carnets intimes – presque tous inédits – pour livrer un panorama des diaristes suisses d’hier et d’aujourd’hui. Un cahier photographique témoigne de l’apport de l’image dans la démarche autobiographique.

Henri-Frédéric Amiel (1821-1881), écrivain et philosophe suisse, est l’auteur d’un journal intime dont la première édition (partielle) en 1883 lui apporta une célébrité immédiate. Depuis lors, ce journal (dont le manuscrit compte 16 000 pages) a fait l’objet d’une publication intégrale en douze volumes aux éditions L’Âge d’homme (1976-1994). Outre son Journal, Amiel a laissé une abondante correspondance, largement inédite. La correspondance qu’Amiel et Élisa Guédin ont échangée durant treize années fait l’objet d’un hors-série des Moments littéraires.Hormis ceux d’Amiel, de Ramuz et de Saint-Hélier, aucun de ces textes n’avait été publié.

Rencontre avec Pierre Bergounioux : compte rendu de la réunion du 30/11/2019

03/01/2020

Compte rendu de la réunion de l'APA, tenue le samedi 30 novembre 2019. En présence de Yves Charnet et Véronique Leroux-Hugon.

Ce compte rendu, rédigé par par Chantal de Schoulepnikoff et Élizabeth Legros Chapuis, est paru sur le site de l'APA le 28 décembre 2019

"Lutter contre les ravages de l’oubli

« Parmi les écrivains que je connais, vous êtes le seul qui parle comme il écrit ». Cette remarque formulée par une participante à la fin de l’exposé de Pierre Bergounioux résume bien le sentiment général du public groupé autour des deux orateurs et de Véronique Leroux-Hugon, animatrice de ce débat. Le public composé de membres de l’APA et de personnes de l’extérieur, parfois anciens élèves de Pierre Bergounioux, groupé en demi-cercle autour des intervenants, était nombreux et d’autant plus attentif que la sonorisation faisait défaut..."

En 2020, s'affranchir d'Amazon ?

02/01/2020

En 2020 vous aimeriez, pour vos achats de livres, vous affranchir d’Amazon.

C’est possible puisque des libraires s’organisent et offrent un service identique.
Sur le site « Place des Libraires » vous troiuvez 1 1 724 893 livres numériques et papiers disponibles dans 698 librairies. Vous pouvez savoir quelle librairie, proche de chez vous, a en stock le livre de votre choix. Et soit le réserver pour le chercher à votre convenance, soit le commander et vous le faire livrer.
Le prix du livre est le même partout en France depuis l’instauration du « prix unique » (loi n° 81-766 du 10 août 1981).

 

Créé il y a une dizaine d'années, le site de vente en ligne lalibrairie.com regroupe 2 500 libraires et propose à ses clients de commander des livres en ligne et de se les faire livrer chez eux ou dans des points librairies.