Les mises à jour

comment notre site est-il organisé ?

 

 

1*- Chaque nouvelle information (quelle qu’en soit la nature) est affichée au fur à mesure dans cette page « Les mises à jour ».

2*- Ensuite chaque information est dupliquée dans la page spécifique, exemples :

« Formation », « Théâtre », « Livres », « Dossiers », « Revues », « Coups de cœur », etc…

3*- Une information peut donc se retrouver dans plusieurs pages : par exemple un livre se trouve dans la page "Les mises à jour", puis naturellement dans la page « Livres », et peut également faire partie de la page « Livres sur l’écriture » ...

4*- Un événement (un salon, une conférence, une pièce de théâtre, etc…) qui se trouve dans la page « Les mises à jour », est également dans la page « L’agenda » au mois où il a lieu.

5*- Et n’oubliez pas le moteur de recherche en haut à droite de chaque page. Il peut vous aider !

 - le dire et l'écrire

 

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Les histoires de vie dans un monde en transformation: ...

17/01/2019

Titre complet : Les histoires de vie dans un monde en transformation: au carrefour de la recherche, de la formation et de l'intervention

 

Du 19 au 22 mai 2020 à Montréal (UQAM - Université du Qubec à Montréal) Ce colloque international abordera les pratiques (auto)biographiques dans une perspective historique en

 

  • marquant l’héritage de l’École de Chicago eu égard notamment aux pratiques québécoises
  • permettant de tracer un portrait de la grande diversité des pratiques actuelles et émergentes
  • étayant une posture critique eu égard à ces pratiques et au processus de théorisation qui les accompagne
Les approches (auto)biographiques
  • posent la question du sujet, de l’acteur social (agentivité), confronté à des enjeux identitaires, des enjeux de reconnaissance ainsi que des collectifs auxquels ce sujet-acteur appartient
  • permettent en outre d’éclairer une grande diversité de domaines de la vie sociale et, du coup, les transformations radicales du monde actuel
Dans cette foulée, l'adoption par les praticien.ne.s de l'approche (auto)biographique d'une posture réflexive ne peut-elle pas fournir des clés de contribution à un monde meilleur ?

[Notre association est partenaire du colloque]

Retour à REims

17/01/2019

Du Vendredi 11 janvier au Samedi 16 février 2019 - Espace Pierre Cardin - 1 avenue Gabriel, 75008 Paris, pièce de théâtre de Didier Eribon, mise en scène Thomas Ostermeier

Puis

  • du 21 et 22 février à la Scène nationale d’Albi
  • les 28 février et 1er mars à la Maison de la Culture d’Amiens
  • du 6 au 8 mars à la Comédie de Reims
  • les 14 et 15 mars à la Scène nationale de Poitiers
  • du 21 au 23 mars à La Coursive - Scène nationale de La Rochelle
  • les 28 et 29 mars aux Scènes nationales de Belfort et de Montbéliard
  • du 5 au 7 avril au Théâtre Vidy-Lausanne, les 24 et 25 avril au TANDEM - Scène nationale de Douai
  • du 2 au 4 mai à Bonlieu - Scène nationale d’Annecy, du 14 au 16 mai à La Comédie de Clermont-Ferrand
  • les 22 et 23 mai à l’Apostrophe - Scène nationale de Cergy-pontoise et du Val d’Oise

Thomas Ostermeier livre, en français, sa version de Retour à Reims, 10 ans après la parution du célèbre essai de Didier Eribon. Dans un studio, une actrice enregistre le commentaire d’un documentaire, qui se déroule en direct. Jeu et film se superposent pour révéler au mieux les angles sombres de la société d’aujourd’hui, comme les mécanismes d’exclusion, la disparition de la classe ouvrière… Un état des lieux politique et humaniste de la société.

2 Masterclasses au Havre à l’occasion du Festival Le Goût des Autres

16/01/2019

Le festival Le Goût des Autres vous embarque cette année pour un voyage littéraire qui se tiendra du jeudi 17 au dimanche 20 janvier 2019 sur le site du Magic Mirrors au Havre. 

Dimanche 20 janvier 2019
En public au Salon Perdu - Magic Mirrors, Quai des Antilles au Havre

  • 15h30-16h45 : Masterclasse de William Finnegan animée par Sylvain Bourmeau
  • 17h00-18h15 : Masterclasse de Leonardo Padura animée par Arnaud Laporte

Le Goût des Autres est un festival littéraire pas tout à fait comme les autres… Ici, le public est invité à des rencontres autour des livres pour assister à des créations originales sur scène en compagnie de comédiens et de musiciens. Quatre jours, quatre soirées et une Grande Nuit pour faire de la littérature un spectacle vivant. Thématique de cette 8ème édition : les littératures des voyages. Fil rouge autour duquel vont se tisser les différents programmes de rencontres et de lectures avec des écrivains (William Finnegan, Laurent Gaudé…), des écrivains voyageurs (Sylvain Tesson, Catherine Poulain…) et des artistes invités (Limousine, L (Raphaële Lannadère)…). Quoi de mieux que ces récits de voyages et d’aventure pour inviter le public à la rêverie, pour ouvrir les imaginaires, entrer en contact avec les autres ?

je ne parle pas la langue de mon père

 

Livre de Leïla Sebbar (réédition)

Je ne parle pas la langue de mon père et L’arabe comme un chant secret sont deux récits qui se répondent et donnent la clé de l’œuvre de Leïla Sebbar.
Ils témoignent de son obstination d’écrivain face à cette question pour elle lancinante, depuis l’Algérie coloniale où elle est née d’un père algérien et d’une mère française, jusqu’à Paris où elle écrit son père dans la langue de sa mère : comment vivre séparée du roman familial de « l’étranger bien-aimé » qui, par son silence, l’a tenue à distance ?
Cette question que l’exil exacerbe, peu l’ont explorée avec autant d’acuité que Leïla Sebbar dans ces récits devenus des classiques, ici réédités avec des textes d’écrivains et universitaires, des aquarelles de Sébastien Pignon et des images de sa mythologie affective.

abécédaire en vingt-six lettres et vingt-six semaines

16/01/2019

Pierre Ahnne, sur son blog, propose son abécédaire en vingt-six lettres et vingt-six semaines. (à partir du 27 Novembre 2018) 

Les plus anciens lecteurs de ce blog se rappellent peut-être le temps où avait commencé d’y paraître, une lettre de temps à autre, selon l’humeur, L’Alphabet hasardeux de Philippe Arbogast. Le fantôme de Philippe Arbogast, ce double littéraire possible, a disparu à l’horizon. Ce sont donc tout uniment et franchement Mes vingt-six lettres, complétées, harmonisées, munies de discrètes passerelles pour les relier les unes aux autres, qui vont venir s’inscrire au cours de semaines à venir dans la rubrique Fiction. Pendant vingt-six semaines, sauf cas particulier. Et de A à Z. Plus de hasard. 

Des lettres, sur un blog littéraire, c’est un peu normal. En mettant les miennes bout à bout, on y verrait peut-être le portrait d’une époque, et aussi les origines d’un certain intérêt pour les mots et pour leur usage. 

Car, les alphabets ramenant toujours peu ou prou à l’enfance, les stations du mien ont chacune un rapport plus ou moins direct avec cet âge prétendu tendre. Noël approche, son cortège de rennes, de souvenirs et de santons, le moment m’a paru propice pour commencer. Par la lettre A, comme de juste. Comme alcool. Mais Noël est aussi la fête des excès de table.

 

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M
                                                 
N   O   P   Q   R   S   T   U   V   W   X   Y   Z

Livre Paris - 2019

16/01/2019

Du 15 au 18 mars 2019 se déroulera la 39e édition de Livre Paris, la matinée du lundi étant réservée aux professionnels.

Livre Paris souhaite célébrer à sa manière la richesse et la diversité du patrimoine littéraire européen, ainsi que le rôle des écrivains et des penseurs dans la construction d’une Europe ouverte et plurielle. Nous ferons donc exception à la tradition du salon d’inviter chaque année un pays à l’honneur, pour accueillir pour la première fois, un continent : l’Europe.

Une édition où l’on pourra retrouver, à côté des écrivains qui ont marqué l’année, les nouvelles voix de la littérature et de la bande-dessinée, francophones et européennes.

Une édition qui confirme et accentue les parti-pris programmatiques de l’année dernière, en structurant sa programmation comme celle d’une grille radio, avec, en 2019, huit à dix « émissions » récurrentes sur chaque scène, aux concepts encore plus diversifiés et singuliers qu’en 2018.

Festival de la Biographie de Nîmes - 2019

16/01/2019

Les 25, 26 et 27 janvier 2019 un festival co-présidé par Clara Dupont-Monod et Jean-Louis Debré. 

100 auteurs vous donnent rendez-vous. Expositions, rencontres, débats, concerts, projections, dédicaces...

Entrée libre - le 25 de 14h à 19h, les 26 et 27 de 10h à 19h

Les invisibles

14/01/2019

Un film de Louis-Julien Petit avec entre autres Corinne Masiero, Déborah Lukumuena, Pablo Pauly, Audrey Lamy (à partir du 9 janvier 2019)

Suite à une décision municipale, L'Envol, centre d'accueil pour femmes SDF, va fermer. Il reste trois mois aux travailleuses sociales pour tenter de réinsérer les femmes dont elles s'occupent : falsifications, pistons, mensonges... Désormais tout est permis !

 

ANGUILLE SOUS ROCHE

14/01/2019

Pièce de théâtre d'après le roman d'Ali Zamir - mise en scène de Guillaume Barbot

Quelque part dans l’océan Indien, une jeune femme se noie. Ses forces l’abandonnent mais sa pensée, tel un animal sur le point de mourir, se cambre : dans un ultime sursaut de vie et de révolte, la naufragée convoque, dans un monologue étourdissant, les personnages de sa courte vie… Anguille sous roche est un miracle littéraire : son auteur, Ali Zamir, jeune écrivain comorien inconnu, reçoit, pour cet ouvrage, le Prix Senghor du premier roman francophone et francophile 2016 et la Mention Spéciale du jury du Prix Wepler 2016. Roman fait d’une longue phrase, d’un souffle syncopé, il agglomère les styles pour mieux les éclater, créant une langue qui crépite, insensée, sublime et triviale. Au-delà du phénomène, le récit, les caractères, offrent un matériau riche et lumineux, un kaléidoscope d’images, de pensées, de sensations qui donnent parfois le vertige, mais qui bouleversent et attisent. Figure magnifique, Anguille ouvre les méandres de sa conscience à l’instant où elle va sombrer. Crotale, sa soeur, Connaît-tout, son père, et Vorace, son amant, surgissent à ses côtés, robustes et languissants, repeuplant la petite maison du port de pêche de l’île d’Anjouan.

Passionné par le travail d’adaptation de textes littéraires non théâtraux, Guillaume Barbot, artiste invité de Jean Bellorini pour son second mandat, s’entoure de deux musiciens, l’un violoniste, complice de longue date, et l’autre, spécialiste des percussions d’Afrique et de musique électronique, pour faire naître un univers mental sans limites, un océan. C’est Déborah Lukumuena, jeune comédienne dont le talent tout neuf lui a valu en 2017 le César de la meilleure actrice dans un second rôle pour le film Divines, qui incarne la vibrante Anguille.

Coups de cœur de la rentrée de janvier 2019

13/01/2019

Le jeudi 7février 2019 à 19h30, sixième rencontre des Bouillons 2018/2019, à la Médiathèque Toussaint, 49 rue Toussaint – 49100 Angers

Après la rentrée littéraire de septembre dernier particulièrement remarquée pour sa grande qualité, voici que janvier nous livre encore quelques pépites prometteuses pour les mois à venir.

Nous vous ferons partager quelques ouvrages qui ont su nous étonner, nous surprendre, nous émouvoir. Lectures d’extraits de ces ouvrages, commentaires et échanges avec nos libraires et bibliothécaires pour votre plus grand plaisir.

Soirée chaleureuse et riche en perspective ! Rendez-vous RUE TOUSSAINT pour les coups de cœur et pour un coup à boire !

Le 22.03.2014

L'APA organise sa prochaine a Table-ronde 2014 sur le thème Ego numericus.

Elle a lieu le 22 Mars 2013, à l’École Normale Supérieure, 45 rue d'Ulm, 75005, Paris.

L’écriture numérique et la connexion universelle sont-elles en train de changer notre identité: notre rapport au temps, à l’espace, à l’information, à la pensée, à autrui, à nous-mêmes ? Après l’horloge, l’imprimerie et le chemin de fer, l’ordinateur et Internet seraient-ils en train de créer un homme nouveau ? Homo faber, devenu homo numericus, aura-t-il la même mémoire, les mêmes modèles, les mêmes projets ? L’identité narrative, fondée sur le récit, s’effacera-t-elle devant l’identité numérique, fondée sur le dialogue ? Quelle place pour le for intérieur, le silence, la lenteur, l’intime ? Quels nouveaux rapports entre les générations ? « Ego numericus » : apothéose ou éclatement de l’individu tel qu’il s’est construit dans l’Europe de l’époque moderne ?

avec Dominique Cardon, Christine Genin, Christophe Grossi, et Pierre, dit l'Idéaliste.

Blue book

13/01/2019

Livre d'Elise Fontenaille - N'Diaye

Il est une chose dont peu se souviennent, c’est que l’Allemagne fut une puissance colonisatrice. De 1883 à 1916, elle occupa ce qu’on appelait alors le Sud-Ouest africain, l’actuelle Namibie. Il en est une autre que beaucoup ignorent, c’est que cette colonie fut le théâtre du premier génocide du XXe siècle. Un génocide oublié, occulté même, car le premier rapport officiel – le fameux Blue Book – sur le massacre des Hereros et des Namas fut soustrait à la connaissance du public en 1926.
Élise Fontenaille-N’Diaye, alors qu’elle enquêtait sur son aïeul, le général Mangin, a retrouvé ce rapport disparu. Dès lors, elle se devait de raconter.

Si ce livre vise à ranimer le souvenir de cette sombre page de l’histoire du colonialisme, il ne se veut pas un ouvrage de spécialiste. L’auteur y donne son point de vue d’écrivain, son point de vue personnel.

Quelque part entre le désert du Kalahari et la presqu’île de Shark Island, au large de Lüderitz, s’est déroulée une macabre répétition générale, préfiguration des exterminations à venir.

[Un dossier sur le 1er génocide du 20è siècle]

BlueBookBlueBook [104 Kb]

Un génocide en Afrique

13/01/2019

Un dossier sur le premier génocide du 20è siècle, thème du livre "Blue book" d' Elise Fontenaille-N'Diaye.

Catherine malard présente son dernier livre : "En Compagnie des Indes"

12/01/2019

Le 5 février 2019 à 19h00, à la librairie CONTACT, 3 Rue Lenepveu, 49100 Angers , rencontre avec Catherine Malard

Catherine Malard sera à la librairie Contact le mardi 5 février pour nous présenter son nouveau roman "En compagnie des Indes" paru en décembre dernier au Petit Pavé. Cette fois-ci l'écrivaine nous embarque en Inde où Anouk revient trente cinq ans après son premier voyage. C’est alors que lui revient en mémoire le film dont elle ne peut plus interrompre les images : le labyrinthe affolant des villes, les odeurs, les couleurs, les rencontres avec les hommes et les dieux, ses amours, ses peurs et ses questions.

L'Algérie se raconte

 

Un dossier littéraire de la librairie DIALOGUES de Brest

"La rentrée littéraire est algérienne. De nombreux romans nous font voyager à travers l'histoire de ce pays. De l'exil des harkis, à la guerre d'indépendance et ses silences douloureux, en passant par la création d'une librairie à Alger ou par le travail de Fernand Pouillon à Bab el-Oued, l'Algérie, la mystérieuse, dévoile ses secrets."

 

 

Livres de la rentrée littéraire 2017

 

Pour contacter la librairie DIALOGUES : https://www.librairiedialogues.fr/decouvrir_la_librairie/

A la télévision, le 15 et 16 janvier 2019

12/01/2019

♦ Ma vie dans l'Allemagne d'Hitler

En 1933, des chercheurs de Harward organisent un concours incitant les allemands à raconter le pays qu'ils ont fui...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 21h00 / le 23 janvier 2019 à 10h15 [visible sur internet jusqu'au 15 mars 2019 : Parie 1 / Partie 2]

♦ Les archives secrètes du ghetto de Varsovie

"Ces récits réssucités d'entre les morts sont les témoignages de notre tragédie et de notre résistance"...

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 20h50 / le 25 janvier 2019 à 09h30 [visible sur internet jusqu'au 14 avril 2019 : ICI]
Rosa Luxembourg - Rebelle et visionnaire

"La liberté est toujours la liberté de penser autrement."

  • Sur ARTE, le 15 janvier 2019 à 23h00 / 5 février à 11:10 [visible sur internet jusqu'au 21 janvier 2019 avril : ICI]

♦ La vie balagan de Marceline Loridan-Ivens

"Documentaire", vraiment ? Ce film est, en fait, la captation d'une rencontre mémorable devant le public du Forum des images, à Paris, le 30 octobre 2014..."

  • Sur ARTE, le 16 janvier 2019 à 22h35 [visible sur internet jusq'au 16 mars 2019 : ICI]

RÉCITS DE VIE EN MILIEU CARCÉRAL - Des vies cabossées des identités blessées

11/01/2019

Livre de Marie-Hélène Verneris (Préface de Hans Clause)

Cet ouvrage s'inscrit dans la continuité des expériences de recherche formation associée à la recherche biographique menées depuis plusieurs années dans l'univers très fermé de la prison en y occupant une place originale dans le champ des récits de vie. L'auteure nous fait découvrir dix personnages, dont les histoires de vies « cabossées » sont le reflet de leurs nombreuses blessures identitaires, sous la forme d'autoportraits d'instants de vie.

 

En lisant, en écrivant - Une collection de master classes littéraires

10/01/2019

Des masterclasses à la Bibliothèque François-Mitterrand – Petit auditorium - Quai François-Mauriac - Paris 13e

Entrée libre (horaires : 18h30 - 20h00)

Rencontre autour de "Chef de guerre"

10/01/2019

Le samedi 19 janvier à 16h autour du livre Chef de guerre (Mémoires de Black Hawk) en présence de Frantz Olivié, co-éditeur chez Anacharsis.

Frantz Olivié est co-fondateur des éditions Anacharsis. Il est l’auteur de L’Enfer de la flibuste [2016].

Chef de guerre
En 1832, sur le cours du haut Mississippi, Black Hawk, chef des Indiens Sauks, refuse d’abandonner ses terres aux colons américains.
Il se lance dans une guerre éphémère mais violente avant d’être contraint à capituler. Durant sa captivité, il rédige avec l’aide d’un interprète son autobiographie, qui deviendra un best-seller et fera de lui une figure tragique de grand chef indompté. […] En racontant ses combats depuis le temps de sa jeunesse jusqu’à la guerre qui fera sa renommée, il porte aussi un dernier coup, par l’écrit cette fois, à ses ennemis victorieux.
Son autobiographie n’avait jamais été traduite en français.

Réécrire

10/01/2019

Du 04 au 07 juin 2019 à Béhuard près d'Angers, un stage proposé par Catherine Malard

On y est ; à l’établi ; in situ ; et c’est une place, une place dans le monde, un creux pour le vertige et la jubilation, ensemble, les deux, à fond à fond à fond. Le texte se fait en se faisant, le verbe se fait chair et la chair des choses s’incarne par le verbe, c’est circulaire, ça fait corpus …
(Chantiers, MH Lafon, 2015)
A l’issue des premiers jets, le geste de réécrire est incontournable, on devrait soupeser chaque mot, l’entendre sonner, se demander ce qui a motivé son choix, se pencher sur la phrase, sa construction, son rythme et sa musique.
Réécrire un texte est un travail comparable à celui du peintre qui ajoute de la couleur pour mieux équilibrer ses motifs, remodèle ses formes, gomme un profil mal ajusté, ôte le surcroît de peinture que la truelle trop généreuse a appliqué sur la toile....

Nuit de la lecture : une nuit entière avec Jack London

10/01/2019

Le Samedi 19 janvier à 20h00, une nuit de lecture jusqu'au matin, à la Médiathèque Michel Crepeau - Avenue Michel Crépeau - 17086 La Rochelle  

Une lecture à voix haute de Martin Eden par Marc Roger, lecteur public. Martin Eden est le plus autobiographique des romans de Jack London. C' est le récit d'un écrivain né dans les bas-fonds, homme de rien basculé dans la bourgeoisie ... Venez renouer avec cette excitation d'enfant que nous avons tou(te)s connue, à l'idée de vivre notre première nuit blanche, notre première traversée de la nuit. Souvenez-vous… N’oubliez pas votre duvet, venez avec un petit matelas et un oreiller si vous le souhaitez, apportez un plat à partager si vous en avez envie. Ecouter ou dormir : le choix vous appartient... Et pour celles et ceux qui souhaitent rester jusqu’à la fin de la nuit … et du roman, le plaisir de petit-déjeuner ensemble.

  • Sur inscription au 05 46 45 71 69.

 

Les Oubliés (Alger-Paris)

09/01/2019

Du Jeudi 24 janvier 2019 au Dimanche 10 mars 2019 - Théâtre du Vieux-Colombier -21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris - à 20h30, le mardi à 19h, le dimanche à 15h. - relâche le lundi. - Tel : 01 44 39 87 00

Pièce et mise en scène de Julie Bertin et Jade Herbulot

« … Dans une démarche d’écriture de plateau, elles réunissent trois générations d’acteurs de la Troupe plus ou moins proches de cette histoire récente. Partant du « point de vue » des trentenaires dont elles font partie, elles s’interrogent sur la façon dont l’histoire se fait, opérant un focus sur une « politique de l’oubli » et une société en mal de mémoire collective. C’est dans un métissage de registres de jeu et par un croisement de types de prises de parole que le spectacle, ancré dans le présent et en métropole, s’ouvre à la « grande histoire ». À travers des séquences de flash-back, elles convoquent discours et conversations d’antichambres du palais présidentiel et livrent, loin du pamphlet, un théâtre de brûlures, chargé de symboles et empreint de faits réels. »

Jours de travail / les journaux des Raisins de la colère

09/01/2019

Livre de John Steinbeck 

John Steinbeck a écrit Les Raisins de la colère entre juin et octobre 1938, dans un moment de bouillonnement et de tension extraordinaire. Tout au long de cette période, il a tenu un journal qui retrace scrupuleusement son expérience et le révèle dans les affres de la création. Face à la page blanche, aux doutes, aux obstacles qui le ralentissent, l'empêchent de penser, l'écrivain tient avec obstination le fil de l'écriture. Il défend ses personnages, son intrigue, guette le miracle qui pourrait lui offrir ce chef-d’œuvre dont il est le premier à questionner la possibilité… En 1941, après le succès colossal du roman, après les controverses et les menaces, tandis que la guerre fait rage et que l'argent afflue, John Steinbeck reprend la plume. Seul son journal pourra le guider vers le nouveau livre d'une vie nouvelle

JoursDeTravailJoursDeTravail [106 Kb]

Mes vingt-six lettres

09/01/2019

Pierre Ahnne, sur son blog, propose son abécédaire en vingt-six lettres et vingt-six semaines. (à partir du 27 Novembre 2018) 

Les plus anciens lecteurs de ce blog se rappellent peut-être le temps où avait commencé d’y paraître, une lettre de temps à autre, selon l’humeur, L’Alphabet hasardeux de Philippe Arbogast. Le fantôme de Philippe Arbogast, ce double littéraire possible, a disparu à l’horizon. Ce sont donc tout uniment et franchement Mes vingt-six lettres, complétées, harmonisées, munies de discrètes passerelles pour les relier les unes aux autres, qui vont venir s’inscrire au cours de semaines à venir dans la rubrique Fiction. Pendant vingt-six semaines, sauf cas particulier. Et de A à Z. Plus de hasard. 

Des lettres, sur un blog littéraire, c’est un peu normal. En mettant les miennes bout à bout, on y verrait peut-être le portrait d’une époque, et aussi les origines d’un certain intérêt pour les mots et pour leur usage. 

Car, les alphabets ramenant toujours peu ou prou à l’enfance, les stations du mien ont chacune un rapport plus ou moins direct avec cet âge prétendu tendre. Noël approche, son cortège de rennes, de souvenirs et de santons, le moment m’a paru propice pour commencer. Par la lettre A, comme de juste. Comme alcool. Mais Noël est aussi la fête des excès de table.

 

A   B   C   D   E   F   G   H   I   J   K   L   M
                                                 
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Fabienne Jacob

09/01/2019

Dossier de la revue "Les Moments Littéraires" n° 41

"De nos jours, à force d’être surexposé dans les magazines et les publicités urbaines avec des images retouchées, le corps est devenu un objet de représentation, un ornement, une nature morte.

Chez Fabienne Jacob, rien de tout cela. « Les corps des femmes de Fabienne Jacob sentent, suent, pèsent, sont accablés, sont glorieux. Ils sont désirés, ne le sont plus, ils désirent, ils sont affamés, affamés » souligne Marie-Hélène Lafon.

La matrice de l’œuvre de Fabienne Jacob se trouve dans la cour de la ferme de sa grand-mère, en Moselle, où, enfant, elle passa des heures à « observer, à deviner, à déchiffrer les corps, à rêver, à se créer un univers » où elle replonge sans cesse pour mettre à jour les non-dits, le caché, les secret des adultes, les souvenirs enfouis dans le magma de l’enfance."

 

Extrait de la fiche WIKIPEDIA : Fabienne Jacob a grandi à Guessling-Hémering en Lorraine, où elle a vécu jusqu’à ses 17 ans. Elle n’eut pas le français comme langue maternelle mais le Ditsch qu'elle à longtemps pratiqué. En 2014, elle en fait la description suivante : « Ma langue maternelle, le platt, a été ensevelie sous plusieurs sédiments de français. Honte et transhumance sociale obligent. Mais au fond de moi, elle a toujours continué d’irradier comme un diamant noir. Je la soupçonne même d’être à l’origine de mon écriture. La matrice. ». Elle a enseigné à Mayotte avant de rejoindre Paris où elle a exercé diverses professions avant de se consacrer à l'écriture. Romancière, elle est l'auteure d'une œuvre romanesque qui explore le corps, la sensation et l'origine et a été nommée à deux reprises au prix Femina. Son roman Corps a été très remarqué par la critique. ...

Falafel sauce piquante

07/01/2018

BD. Dessinateur / Scénariste / Coloriste : Michel Kichka

L'Israël dessinée dans les médias, trop souvent réduite au conflit israélo-palestinien qui exacerbe le monde entier ne correspond pas toujours à l'Israël de Michel Kichka dont il connaît le peuple, Falafel sauce piquante est le récit autobiographique romancé de son rapport à ce pays. Quarante et une années de vie adulte à Jérusalem racontées à travers ses rencontres, ses souvenirs, les événements politiques, une vie dans une Terre de conflits, mais aussi Terre de miracles.

Ecrire, ça fait pas recette

07/01/2019

Dans “Spla$h” deux professeurs d’économie auscultent les comptes en banque des écrivains et c’est pas le Pérou. Une situation édifitante à découvrir sur Nouvelles Ecoutes.

« Ecrire condamne-t-il à la pauvreté ? » interrogent Etienne Tabbagh et Lau­reen Melka dans cet épisode de Spla$h (Nouvelles Ecoutes). Trêve de suspense : hormis de rares exceptions, la réponse est « oui ». Les deux pro­fes­seurs d’économie entreprennent d’expliquer pourquoi de façon limpide, et énoncent des chiffres un tantinet alarmants. Des quatre-vingt mille écrivains déclarant leurs revenus à l’Agessa (le régime de sécurité sociale des auteurs), seuls trois mille gagnent plus de 8 400 euros par an, grâce à l’a­vance sur droits – qui peut varier de 500 à 100 000 euros –, et au pourcentage sur les ventes, qui se situe généralement à 7 %. Pour chaque livre vendu 20 euros, son auteur gagnera donc l’équivalent d’un ticket de bus. Vient ensuite le témoignage de l’écrivain Audrey Alwett (Princesse ­Sara, éd. Soleil) : « Dans le monde de la BD, les autrices sont payées 52 % de moins que les auteurs. » Quant à Catherine ­Nichols, elle a reçu huit fois plus de ­réponses positives en envoyant son manuscrit sous pseudo masculin. C’est Byzance !

Mode d'emploi : 1*- Cliquer sur ECOUTER (ci-dessus) 2*- dans la liste cliquer sur "Ecrire, ça fait pas recette" 3*- sous la ligne "fréquence" cliquer sur SKIP pour passer la présentation générale

"Sérotonine", le dernier roman de Michel houellebecq

07/01/2019

On aime. On n'aime pas. Trois articles

"L’impuissance et la gloire".. Cécile Dutheil (EAN n° 70  - janvier 2019)

Après avoir joué avec le feu, Michel Houellebecq, maudit mais prudent, revient à son terreau originel, la France vue par un cadre moyen, malheureux, esseulé, mal aimant et peu puissant. Dans Sérotonine, il est égal à lui-même : un observateur pénétrant et un œil qui heurte….

"Captorix, mon amour". Pierre Assouline (L’Orient Littéraire n° 151)

Paraphrasant Woody Allen, notre dernier grand critique, on pourrait dire du Houellebecq nouveau : « J’ai lu Sérotonine, ça se passe en Normandie. » Mais on ne le fera pas.

Florent-Claude Labrouste, le narrateur, a 46 ans, roule en 4x4 Mercedes G 350 TD, mange du boudin artisanal au volant, boit du Coca zéro, n’appartient à aucun milieu, vandalise les détecteurs de fumée dans les chambres d’hôtel, vomit les écoresponsables et pense avec nostalgie au bonheur de ses années d’études. Au fond un type d’une nature assez simple qui n’en finit plus de se cogner à la complexité du monde. De quoi être désespéré et autodestructeur. ...

"Houellebecq dans toute sa noirceur". Nathalie Crom (Télérama - 4/01/2019) 

Des héros désabusés qui hantent ses romans, Florent-Claude Labrouste est le plus poignant. Sa soumission à un lent délitement est scrutée par Houellebecq avec ironie et une compassion nouvelle ...

 

Tout cet hier à l’intérieur de moi

06/01/2019

Livre d'Antoine Silber

Un voyage à Cracovie, où l'auteur, retrouvant les maisons familiales à l'abandon et les tombes profanées, rend hommage à ses ancêtres. Mettant ses pas dans les leurs, il trouve enfin sa place dans cette lignée de Juifs magnifiques. Être l'arrière-petit fils de Lazare, le petit-neveu de Samuel, le petit-fils d'Ernest, le neveu de Roger, descendre de ces hommes-là, au fond, m'obligeait. Pour Antoine Silber est venu le temps de trouver sa place dans sa lignée familiale. Après un livre sur sa mère, Le silence de ma mère, et un livre sur son père, Ton père pour la vie, il décide de remonter plus loin, de suivre pas à pas cette famille de juifs polonais, natifs de Cracovie, qui, bientôt, se disperseront, au début du vingtième siècle, rejoignant en cela l'histoire de tant de juifs contraints à l'exil, fuyant les pogroms puis plus tard, l'horreur nazie. L'Amérique pour certains, Anvers et le quartier des diamantaires, les plages d'Ostende ou la France pour les autres, tous viennent de Cracovie, de Kazimierz, le quartier juif de la ville où son arrière grand-père était rabbin. C'est là que l'auteur décide de retourner, là où il ne reste que des adresses imprécises et des tombes profanées, dans cette ville qui immédiatement lui paraît familière et connue, dans ces rues pleines de froid et de glace où il lui semble apercevoir les silhouettes de ses ancêtres, dont il raconte avec émotion, les histoires, les choix, les succès et les échecs, tout cet entrelacs de vies et de destinées qui feront de lui une partie de ce qu'il est aujourd'hui. D'où vient-on ? Quel rôle joue-t-on dans la transmission de ce qui est l'histoire d'une famille mais aussi, plus largement l'histoire d'un peuple entier. Mais ce voyage initiatique vers le passé, Antoine Silber ne le fait pas seul. Il est accompagné de Laurence, la femme aimée, celle qui écoute, comprend, tient fort la main dans les moments de trop grande émotion. Et c'est aussi l'histoire d'un couple qui fait écho à celle d'une famille. Antoine Silber nous donne là son livre le plus accompli, celui qui, par sa densité et sa sincérité, mêle avec profondeur et justesse la grande Histoire et son histoire particulière. En redonnant vie à ces âmes enfuies, en leur prêtant sa voix et ses mots, il nous les donne à voir et à aimer.

La blessure

06/01/2019

Livre de Jean-Baptiste Naudet

1960. Il a tout juste vingt ans. Alors qu'il patrouille dans le djebel algérien, le sergent Robert Sipière est tué d’une seule balle. A Paris, Danièle, sa fiancée, est dévastée. Toute sa vie, elle gardera sur son cœur les lettres d’Algérie. Et sombrera dans la folie.
Des années plus tard, son fils, Jean-Baptiste, devient reporter de guerre. Pourquoi affronte-t-il lui aussi l’horreur des conflits  ? A tant fixer la mort, la folie le guette à son tour. Jusqu’au jour où il découvre la correspondance entre sa mère et un jeune sergent mobilisé en Algérie, son premier fiancé. Il commence à comprendre qu’il est prisonnier d’un destin qui n’est pas le sien.
De ces trois vies sacrifiées, Jean-Baptiste Naudet tresse une même blessure. Et livre un grand récit sur la guerre, la filiation, l’amour.

["La Blessure" de Jean-Baptiste Naudet : le récit magistral d'une quête de vérité et de pardon - France inter 5 janvier 2019]

LaBlessureLaBlessure [150 Kb]

"La Blessure" de Jean-Baptiste Naudet : le récit magistral d'une quête de ...

06/01/2019

Titre complet : "La Blessure" de Jean-Baptiste Naudet : le récit magistral d'une quête de vérité et de pardon

Sur France Inter, le 5 janvier 2019 - Emission "L'humeur vagabonde"

Le fiancé de Danielle est mort en Algérie. Hantée par ses lettres, elle sombre dans la folie. Jean-Baptiste, son fils, reporter de guerre et auteur de "La Blessure", se débat avec cet héritage. Pour sauver sa peau, il exhume l’histoire de Robert, le chasseur alpin sacrifié.

[La fiche du livre]

Edgar Hilsenrath 1926-2018

06/01/2019

Il est né le 2 avril 1926 à Leipzig (Saxe, Allemagne) et mort le 30 décembre 2018 à Wittlich (Rhénanie-Palatinat, Allemagne).

Cet écrivain allemand est connu avant tout pour ses romans, dont Nuit (Nacht, 1964), Le Nazi et le Barbier (Der Nazi & der Friseur, 1977), Fuck America (1980) et Le Conte de la pensée dernière (Das Märchen vom letzten Gedanken, 1989).

Nous lui consacrons un dossier : ses livres, les hommages, une conférence au MAHJ en 2009

idiss

4/01/2019

Livre de Robert Badinter

J'ai écrit ce livre en hommage à ma grand-mère maternelle, Idiss.
Il ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l'Empire russe venus à Paris avant 1914.
Il est simplement le récit d'une destinée singulière à laquelle j’ai souvent rêvé.
Puisse-t-il être aussi, au-delà du temps écoulé, un témoignage d'amour de son petit-fils.

[Vidéo Robert Badinter à LA GRANDE LIBRAIRIE]

[Vidéo Robert Badinter au Mémorial de la Shoah]

IdissIdiss [117 Kb]

Suzanne

04/01/2019

Livre de Frédéric Pommier

Un récit fort et personnel qui est à la fois une traversée du siècle dernier et une dénonciation terriblement actuelle des conditions de vie dans les EHPAD (les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes).

« Elle s'appelle Suzanne et elle a 95 ans. Malgré les drames, elle a toujours aimé la vie.
A l'école, c'était la première en sprint. Puis, elle est devenue une grande joueuse de tennis. Elle adorait rouler vite et rêvait de faire des rallyes automobiles. Elle a toujours voulu tout voir, tout faire, tout lire, tout visiter. Elle dit tout haut ce qu'elle pense, et tant pis si ça vexe. Elle ne sait pas mentir. Elle ne sait pas pleurer non plus. Sauf quand elle est heureuse. . Jamais quand elle a mal ou qu'elle a du chagrin. Elle a du caractère et ne se laisse pas faire. Elle déjeune en terrasse, quelle que soit la saison. Elle ne boit jamais d'eau, que du rosé ou de la bière, c'est plus désaltérant. Elle aime les plats en sauces et la cuisine à la crème – on ne renie pas ses origines, Suzanne est née en Normandie.
Elle est née le 5 juin 1922 rue de la Solitude, à Sainte-Adresse, près du Havre. Sa mère ne l'aimait pas, et c'était réciproque. Avec son père, c'était la passion. Lui était artiste ; ils se comprenaient. Elle s'est mariée pendant la guerre. Un très beau mariage à Laval, en pleine occupation. Son mari était avocat à Laval. Ils allaient au théâtre, ils recevaient, beaucoup. La petite bourgeoisie de province des années 50. Elle avait le goût du spectacle et de la mise en scène. Elle rêvait de New-York et de Jérusalem. Elle rêvait d'être comédienne. Elle a connu des tragédies.
Un à un, Suzanne a perdu tous les hommes de sa vie. Son petit frère, son fils, son père, son mari. Elle avait quarante ans, et elle dit que, pour elle, tout s'est arrêté ce jour-là. Après, il n'y a plus eu de fêtes, il y a eu moins d'amis. Seule, Suzanne a élevé ses quatre filles, auxquelles elle a tenté d'inculquer l'essentiel : faire bonne figure, toujours, et en toutes circonstances, garder le sens de l'humour.
Mais il y a quelque temps, elle a commencé à perdre l'équilibre. Elle est tombée plusieurs fois. Impossible de se relever. Impossible de rester chez elle. Elle a dû tout vendre ou donner. Adieu l'appartement, les meubles et les souvenirs. Après avoir vaillamment traversé les tourments du siècle, elle vit maintenant dans un EHPAD, un Etablissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes.
Là-bas, son existence ressemble à une bouillie insipide servie dans des plateaux en plastique. Des remarques infantilisantes, des humiliations, des objets qui disparaissent... Elle sait qu'il y a pire ailleurs : des surdoses de médicaments, des injures voire des coups – des coups sur le petit papy, des coups sur la petite mamie... Comme si la fin de la vie n'était déjà plus de la vie. Suzanne ne mange presque plus. Elle a beaucoup maigri. " Il est très efficace, leur programme minceur ", souffle-t-elle avec ironie.
Depuis qu'elle a quitté son domicile, elle a perdu près de vingt kilos. Et moi, quelques grammes d'humour, parce que cette vieille dame de 95 ans, Suzanne, c'est ma grand-mère. »

SuzanneSuzanne [138 Kb]

De la race en Amérique

04/01/2019

Dossier principal du numéro 8 - janvier 2019 de la revue AMERICA (soixante-dix pages, dont un inédit de James Baldwin)

Et une très intéressante interview de Russel Banks par François Busnel

 

Rencontre avec les poètes Denise Desautels et Diane Régimbald

04/01/2019 Le 28 mars 2019 à la Bibliothèque Gaston-Miron – Études québécoise, Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 Campus Censier, bibliothèque universitaire bâtiment C, 1er étage, Salle de la Clef 13, rue Santeuil, 75005 Paris, Paris, 75005, France

Alternant lectures et commentaires de textes, les poètes québécoises Denise Desautels et Diane Régimbald présenteront un rapport à la beauté qui se manifeste et persiste, chez l’une et l’autre, au cœur des aspects les plus sombres de leurs textes poétiques. Ce dialogue sera suivi d’échanges avec le public et d’un moment convivial autour d’un apéritif.

Alain Cavalier, Ross McElwee : auto-portraits

04/01/2019

Du 9 janvier au 9 mars 2019 -horaires variables - Cinéma 1, Cinéma 2, Petite salle - Centre Pompidou, Paris - Tarifs : 5€ / TR 3€ / Gratuit pour les adhérents

Filmer à la première personne, c’est imaginer un espace commun pour la vie et les films. Cette démarche consiste nécessairement en une mise en forme – en scène, en récit – resserrée, fantasmée et romancée de l’espace et du temps d’une vie. Passée au filtre des moyens du cinéma, la veine autobiographique condense l’existence : un dialogue entre soi et le monde, une manière d’éprouver le passage du temps, une façon d’être - sociale, familiale, professionnelle, sentimentale, amicale... Ces films font résonner la vie, dans ses états les plus contradictoires, n’hésitant pas à dévisager sa part tragique. Avec la pratique autobiographique, les cinéastes réalisent l’archive de leur existence, captent le fugace, sauvegardent ce qui est voué à disparaître.
Les œuvres d’Alain Cavalier et de Ross McElwee se déploient avec une acuité toute particulière à la croisée de ces aspirations et dialoguent ainsi naturellement, et ce jusque dans les voix de ces deux conteurs et filmeurs. Chacun y manie un humour et une dérision défiant la gravité des choses, la distance flegmatique et la fausse naïveté de Ross McElwee, la spiritualité joyeuse et joueuse d’Alain Cavalier. Alain Cavalier caractérise sa pratique autobiographique - son journal - comme un double mouvement, à la fois intérieur, tourné vers lui, et extérieur, dirigé vers le monde. Cette tension exprime combien ces films nous regardent et aussi pourquoi l’autobiographie n’est pas seulement un art de l’autoportrait, mais également du portrait. Ces deux «auto-portraitistes» se rejoignent ainsi par la pratique du portrait cinématographique, qui est aussi un art de la rencontre. Alain Cavalier y a consacré un important pan de son œuvre, Ross McElwee s’y adonne avant tout en les intégrant à ses films autobiographiques. Le choix de mêler dans ce cycle portraits et films à la première personne permet d’explorer comment on se raconte aussi à travers autrui, comment on est nourri de la rencontre, moteur essentiel de la démarche documentaire. ...

Prochaine permanence APA

04/01/2019

Communiqué

La prochaine permanence de l’APA se tiendra mardi 5 février 2019 de 17h à 19h à la Maison de la Vie Associative et Citoyenne (MVAC), 181 avenue Daumesnil, 75012 Paris, bureau 3 (métro Dugommier ou Daumesnil).

Des bénévoles de l’association pourront répondre à toutes vos questions sur les activités et le fonctionnement de l’APA, les modalités pour déposer un texte ou pour consulter le fonds, etc...
En outre vous pourrez découvrir et vous procurer les derniers numéros de La Faute à Rousseau, du Garde-mémoire ainsi que les Cahiers de l’APA récemment parus.

L’Euregio lit - 2019

04/01/2019

En Belgique (Province de Liège)

C’est parti pour une nouvelle saison de découvertes littéraires et de rencontres transfrontalières avec l’Euregio lit 2019 !

Vous avez envie de découvertes littéraires ? Rencontrer un auteur et son traducteur, débattre d'égal à égal avec des critiques littéraires ne seraient pas pour vous déplaire ? Alors, le projet Euregio lit est fait pour vous !

L’Euregio lit vous invite à découvrir la littérature d’aujourd’hui, à échanger avec d’autres lecteurs et à rencontrer les auteurs, par-delà les frontières linguistiques et géographiques. Nous présentons chaque année six livres d’auteurs contemporains, deux romans de langue française, deux romans de langue allemande et deux romans néerlandais ou flamands. Tous sont bien sûr disponibles dans les trois langues.

L’Euregio lit c’est aussi un réseau de plus de septante librairies, bibliothèques et autres institutions culturelles, qui organisent de nombreux événements. Un réseau qui rassemble connaisseurs, curieux et amateurs de littérature. Ils trouveront là l’occasion de se rencontrer, d’échanger et de partager les joies de la lecture. Les sites www.euregio-lit.eu et www.facebook.com/Euregio.lit.eu permettent aux cercles de lecture de se présenter et d’ouvrir leurs portes, ils permettent aussi aux lecteurs de fonder de nouveaux clubs. Tout le monde est le bienvenu. L’Euregio lit est un lieu de rencontre pour tous les passionnés de littérature. Un mouvement qui prend de la vitesse à l’arrivée des six auteurs dans notre Euregio.

Et comme tout le monde ne maîtrise pas parfaitement les trois langues, nous invitons également les traducteurs. L’auditeur peut ainsi goûter aux plaisirs de la langue d’origine tout en appréciant l’art de la traduction, et chacun a la possibilité de participer aux débats clôturant officiellement les rencontres. Ce qui n‘empêche pas les participants de l‘Euregio lit de poursuivre leurs lectures, une fois rentrés chez eux !