L'Orient Littéraire

Un excellent site littéraire

 

Créé à Beyrouth en 1929 par le poète Georges Schéhadé, repris en 1955 par Salah Stétié, puis en 2006 par Alexandre Najjar, L'Orient littéraire est aujourd'hui le supplément littéraire du quotidien libanais francophone L'Orient-Le Jour.

Il paraît le premier jeudi de chaque mois et est également consultable en ligne.

  • Les numéros depuis janvier 2008
  • Pour lire les numéros antérieurs à la dernière parution, saisir un mois et une année à droite à côté du nom de la revue  

 

 

Une sélection de critiques ou d'entretiens littéraires sont disponibles sur cette page

Interview d'Eric Fottorino par Georgia Makhlouf

 

Interview parue dans L'Orient Littéraire en aout 2018 à propos du livre "Dix-sept ans"

"Écrivain prolixe, Éric Fottorino continue à creuser son sillon romanesque et poursuit sa déambulation intérieure pour « traduire » les silences et les mensonges qui jalonnent son enfance et son adolescence en mots, en récits, en romans subtils et bouleversants. ... "

L'églantine et le muguet

 

Note de lecture de Georgia Makhlouf à propos du livre "L'EGLANTINE ET LE MUGUET" de Danièle Sallenave. Note parue dans la revue "L'ORIENT LITTERAIRE n°146-août 2018.

"Le dernier livre de Danièle Sallenave est un récit de voyage, nous dit-elle, voyage entrepris dans sa région natale, l’Ouest conservateur et clérical de l’Anjou, pour y retrouver « ce qui caractérisait l’éducation républicaine que j’y ai reçue, de parents instituteurs, au milieu du siècle dernier » et revisiter cette école « dressée contre le pouvoir de l’Église et des châteaux » dont Sallenave interroge les idéaux de justice et d'émancipation, le combat pour le progrès, mais aussi les limites, et les aveuglements..."

Wajdi Mouawad : écrire le fracas et la clarté du monde

 

Note de lecture de Georgia Makhlouf à propos du livre "Tout est écriture" de Wajdi Mouawad (parue dans L'ORIENT LITTERAIRE n°135 - septembre 2017)

"L’ouvrage est passionnant. On peut le lire d’une traite ou le savourer, plonger puis le reprendre pour en relire certains passages. Pour qui s’intéresse au théâtre, au processus de création artistique, à la mise en branle de l’écriture, la matière qu’il livre est à la fois limpide et complexe, simple et foisonnante, nourrissante, féconde. Il est organisé en quinze courts chapitres, rédigés suite à des échanges entre Sylvain Diaz, maître de conférences en études théâtrales et directeur de l’action culturelle à l’université de Strasbourg et Wajdi Mouawad, en résidence sur le campus de l’université au mois de mars 2016 alors qu’il travaille à l’écriture d’un nouveau texte. Ces échanges, nommés « disputes » comme dans la tradition scolastique, avaient vocation à explorer de manière dialoguée « l’acte même de création » à travers trois thématiques : l’héritage, la quête, la scène. Ils témoignent d’un parcours singulier, à l’articulation de la page et de la scène, et montrent de manière éclatante de quelle manière Mouawad est sans cesse en recherche, ouvert à de multiples possibles, tentant sans relâche d’apporter des réponses « à l’insoluble énigme que constitue l’autre », désireux d’« apprendre l’autre – pour, peut-être, mieux se comprendre soi ».

Le parcours biographique de l’artiste, ..."

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à mon fils

 

Une note de Georgia Makhlouf, parue dans L'ORIENT LITTERIARE (février 2017) à propos du livre "LETTRE A MON FILS" de Fouad Elbouky paru en octobre 2016 chez Actes Sud

Le livre s’ouvre sur une série de planches contact qui toutes, sont des photographies intimes, familiales ; une mère avec son fils, dans des postures de grande proximité, joue contre joue le plus souvent, ou l’enfant, la tête contre le bras de sa mère. Sur chacune, il y a ce toucher, cette tendresse, ce corps-à-corps de la mère et de l’enfant. Et on se dit que c’est cela, en contrepoint, le sujet du livre. Les pères ne touchent pas ainsi leurs enfants, pas de cette façon là, pas dans cette proximité là, cette bulle sur eux refermée. Et c’est cela que recherche Fouad Elkoury, toucher lui aussi son fils, mais comme le font les pères, avec des mots, des mots qu’il lui adresse dans des lettres, envoyées par mail, entre le 5 février et le 12 mars 2015, à raison d’une par jour, accompagnée d’une photo. Soit trente-cinq missives pour raconter son parcours, la façon dont la photographie est devenue pour lui une passion, puis un métier. Car il n’est pas facile, écrit-il, de devenir photographe. « Tout comme il n’est pas facile d’aimer. Ça arrive, c’est tout. Et quand vient la révélation, il faut savoir discerner l’essentiel et avoir le courage d’aller jusqu’au bout. » ...