L'Orient Littéraire

Une excellente et riche revue francophone libanaise

 

Créé à Beyrouth en 1929 par le poète Georges Schéhadé, repris en 1955 par Salah Stétié, puis en 2006 par Alexandre Najjar, L'Orient littéraire est aujourd'hui le supplément littéraire du quotidien libanais francophone L'Orient-Le Jour.

Il paraît le premier jeudi de chaque mois et est également consultable facilement en ligne jusqu'au numéro 166 d'avril 2020. A partir de mai 2020, la consultation en ligne est limitée.

Pour les numéros à partir de mai 2020 (à partir du n° 167)


Pour les numéros de janvier 2008 à avril 2020 (jusqu'au n° 166)


Woody Allen, écrivain avant tout

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE du 4 juin à propos de l'autobiographie de Woody Allen.

"Woody Allen ne laisse pas indifférent. Scénariste à l’humour décapant, réalisateur et acteur de talent, clarinettiste de jazz, il a à son actif une cinquantaine de films, dont plusieurs sont devenus des classiques. Les éditions Stock viennent de publier Soit dit en passant, la traduction en français de son autobiographie très attendue.

À 84 ans, Woody Allen a décidé de dérouler la bobine de son existence et de nous raconter sa vie, depuis sa naissance jusqu’à son dernier film. Mais il le fait à la manière de Woody Allen, c’est-à-dire avec beaucoup d’humour et d’autodérision, en véritable cinéaste : il veille à planter le décor en nous décrivant les lieux qu’il fréquente et l’atmosphère des villes évoquées ; il utilise la « voix off », assez présente dans ses films, en prenant les lecteurs à témoin et en s’adressant à eux comme à des amis (« Au fait, chers lecteurs… » ; « Bon, où en étions-nous ? » « Maintenant que vous avez une petite idée de qui étaient mes parents, je souhaite parler un peu de ma sœur »…) ; et n’hésite pas à recourir aux flashbacks et aux digressions – d’où le titre de son livre : Soit dit en passant..."

Salah Stétié : le bilan d'une vie

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE (n° 91 - janvier 2014)

Diplomate, poète, essayiste, ancien responsable de L’Orient Littéraire dont il fut le fondateur, Salah Stétié a beaucoup lu, écrit, voyagé et observé. Dans un ouvrage intitulé L’Extravagance, à paraître en septembre [2014] chez Robert Laffont, il retrace son parcours fécond et nous fait découvrir une foule de personnages connus ou méconnus qui ont façonné sa pensée et marqué sa carrière..

Requiem pour une jeunesse syrienne sacrifiée

 

Un entretien avec Omar Youssef Souileimane à propos de la sortie de son livre "Le dernier Syrien" (in L'ORIENT LITTERAIRE n° 164 - février 2020)

Extrait :

Comment est né Le dernier Syrien ?

J’ai perdu plusieurs amis avec qui on a milité ; ils ont été assassinés par les services de renseignements syriens. On a vécu des moments inoubliables ; j’ai eu besoin d’écrire pour eux mais il a fallu laisser passer un peu de temps. 

Mes personnages s’inspirent de plusieurs de mes rencontres. Chez Youssef, il y a une partie de moi, mais je me sens surtout proche de Joséphine ; elle représente l’espoir, la force, l’indépendance et l’humour. Disons que j’aimerais être comme ça. Elle rassemble les jeunes autour d’elle et elle rappelle le rôle des femmes pendant la révolution syrienne, tant qu’elle a été pacifique. Elles apportaient des médicaments, organisaient les manifestations, aidaient les militants à s'enfuir, à traverser les check-points...

J’ai voulu représenter la diversité des attitudes qu’a suscitée la révolution. Mohammad, l’amant de Youssef, incarne tous les jeunes gens perdus, qui ne parvenaient pas à se prononcer sur la pertinence de la révolution en voyant le nombre de morts qui ne cessait d’augmenter. Ainsi, il s’interroge surtout sur sa vie intime, sa bisexualité… Youssef est différent, il pense qu’il n’a pas d’autre choix que de s’engager, même s’il est en train de creuser sa propre tombe. 

Dans ce quatuor, chacun a son histoire, sa vision, et sa voix. Mais ce qui les réunit, c’est le rêve d’un pays sans violence....

Petit guide de littérature indienne

 

Un article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - n° 166 - avril 2020 à propos d'une littérature mal connue en France

"Méconnue, la littérature indienne offre une une création vaste, linguistiquement diverse, multi-culturelle, pluri-ethnique, œcuménique, qui, partant de ses fondamentaux hindous, a aussi parfaitement intégré des problématiques très contemporaines : racisme, sexisme, écologie, problèmes de genre, immigration, terrorisme, urbanisation, religions, décolonisation"

Entretien avec Camille Laurens à propos de son livre "Fille"

 

Camille Laurens est nterviewée dans la revue libanaise "L'ORIENT LITTERAIRE" (numéro 166 - avril 2020).

Son livre, dont la publication a été retardée cause Covid-19, devrait sortir le 13 août 2020.

"Le point de départ du nouveau roman de Camille Laurens, Fille, dont la parution chez Gallimard est imminente, est lexical. Le titre peut désigner, selon le dictionnaire, une personne de sexe féminin, un enfant de sexe féminin, une femme non mariée, ou une prostituée. L’effet de syllepse fonde pour la narratrice le fait que « la fille est une éternelle affiliée, (elle) ne sort jamais de la famille (…). » « L’unique mot qui te désigne ne cesse jamais de souligner ton joug. »

Les premiers mots du livre sont prononcés dans une maternité normande, dans les années soixante : « c’est une fille » ; ils cristallisent une déception parentale assumée. Le récit, qui s’étend sur une soixantaine d’années, dessine à travers le parcours de Laurence une vaste fresque sociale et culturelle d’une époque au cours de laquelle la construction traditionnelle du féminin est remise en cause..."

L’amour entre deux mondes

 

Un article paru en avril 2020 dans la revue littéraire L'ORIENT LITTERAIRE, à propos du livre de Leïla Slimani "Le pays des autres"

"... Cette saga qui reprend des épisodes réels de l’histoire familiale de l’auteure tourne, dans son premier tome, autour de la solitude d’une Alsacienne, personnage inspiré de sa propre grand-mère, éloignée des siens et jetée dans une ferme du Maroc entourée d’une terre ingrate à plusieurs lieues de la ville. Cette femme, Mathilde, a épousé par amour Amine, un soldat marocain de l’armée coloniale qui a participé à la libération de son village. Nous sommes en 1944. Le couple quitte la France et s’installe à Meknès où Amine ambitionne de transformer un terrain acheté par son père en paradis verdoyant, en utilisant les techniques modernes de l’agriculture qu’il approche non seulement en néophyte, mais aussi dans l’esprit du colon imprégné de mépris pour les méthodes archaïques et d’exaspération pour l’ignorance des paysans...."

Entretien Sonia Ristic / Georgia Makhlouf

 

Autour du livre "Saisons en friche" de Sonia Ristic (in L'Orient Littéraire, avril 2020)

Née en 1972 à Belgrade, Sonia Ristic a grandi entre la Yougoslavie et l’Afrique. Elle vit à Paris depuis 1991 et elle a fait partie du collectif du Théâtre de Verre, dont l’expérience nourrit son dernier roman qui vient de paraître, Saisons en friche, chez Intervalles. Son précédent roman chez le même éditeur, Des fleurs dans le vent, avait remporté le Prix Hors Concours 2018, prix de l’édition indépendante. Mais les lecteurs libanais connaissent aussi sans doute ses belles Lettres de Beyrouth (Lansman), parues en 2012 suite à une résidence d’écriture de quatre mois. Sonia Ristic écrit également beaucoup pour le théâtre et elle est metteur en scène.

Saisons en friche est un délicieux roman au charme fou, écrit d’une plume sensible, pleine de tendresse et d’humour, qui se déguste avec bonheur. Ses nombreux personnages sont croqués avec justesse, on sent qu’ils ont trouvé leur inspiration dans des personnes réelles et dans une expérience qui, bien que remontant à plus d’une dizaine d’années, a été fondamentale et structurante pour Ristic. Ce squat d’artistes qu’elle fait vivre sous nos yeux restitue un quotidien tumultueux, des débats permanents et les contradictions qui tiraillent un collectif d’artistes décidés à aller jusqu’au bout de leurs fragiles utopies. La multiplicité des personnages fait écho à cette aventure qui se conjugue toujours au collectif. Et si les couples se font et se défont au rythme des coups de foudre et des malentendus, les amitiés, elles, restent solides et permettent de faire face aux multiples aléas de la vie dans ce Paris de la fête, certes, mais également des difficultés d’intégration pour les uns, ou des méandres de la vie professionnelle pour les autres, surtout quand ils tentent d’y vivre de leur art. ...

Entretien avec Minh Tran Huy à propos de son livre "Les Inconsolés"

 

Entretien avec Georgia Makhlouf, paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - numéro 164 - février 2020

Après La Princesse et le pêcheur paru en 2007, récit d’une amitié sur fond de mémoire du Vietnam et d’exil, elle avait obtenu en 2010 le Prix Drouot et le Prix Pelléas pour La Double Vie d’Anna Song, histoire d’amour fou, de musique et d’imposture. Voyageur malgré lui (Flammarion, 2014) évoquait les voyages forcés des membres de sa famille. Pour cette rentrée, Minh Tran Huy signe avec Les Inconsolés son quatrième roman, paru chez Actes Sud comme les deux premiers. On y retrouve des thématiques et des références qui lui sont chères : la nostalgie du pays perdu, le Vietnam et ses drames, l’exil, le déracinement et la difficile transmission, le pouvoir des récits dans la construction de l’imaginaire, et… le jeu des références qui brouille les pistes et donne à ce roman, truffé de motifs empruntés aux contes et légendes, des allures de polar. Le tout emmené par une construction rigoureuse, une mécanique parfaitement huilée et la petite musique de son style délicat.

Entretien Georgia Makhlouf / Caroline Laurent (livre "Rivage de la colère")

 

Entretien paru dans L'Orient Littéraire (n° 163 - janvier 2020)

Caroline Laurent a fait une entrée singulière en littérature avec un livre à quatre mains. Co-écrit avec Evelyne Pisier dont elle était l’éditrice, Et soudain, la liberté (Les Escales, 2017) a obtenu le prix Marguerite Duras, le Grand Prix des Lycéennes de ELLE et le Prix Première Plume, et a été traduit dans de nombreux pays. Laurent signe à présent un nouveau roman Rivage de la colère qui plonge, on le devine tout de suite, dans sa mémoire personnelle et familiale.   Situé dans l’archipel des Chagos rattaché à l’île Maurice, le roman restitue un drame historique méconnu et une lutte qui reste vive cinquante ans après. En effet, lorsque Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique, les Chagos sont détachés de Maurice et l’île de Diego Gracia est « louée » par les Anglais aux Américains qui souhaitent y installer une base militaire. Elle est donc vidée de ses habitants qui seront déportés dans des conditions indignes.    Roman de l'exil, de l’amour impossible mais néanmoins de l'espoir, Rivage de la colère est un texte ambitieux et ample, écrit d’une plume sensible, qui restitue une tragédie géopolitique et humaine à travers des personnages crédibles et attachants....

entretietien avec Sylvain Prudhomme à propos de son ivre "Par les routes"

 

Entretien réalisé par Georgia Makhlouf pour 'L'Orient Littéraire" n° 162 - décembre 2019, avec Sylvain Prudhomme à propos de son ivre "Par les routes" 

Son dernier roman Par les routes vient d’obtenir le prestigieux Prix Femina, après avoir également été récompensé par le Prix Landernau des lecteurs et le Prix Summer de la fête du livre de Bron. Beau triplé pour Sylvain Prudhomme qui avait déjà été récompensé par le Prix Louis-Guilloux en 2012 pour Là, avait dit Bahi, le Prix littéraire de la Porte dorée en 2014 pour Les Grands, le Prix Révélation de la SGDL et le Prix François-Billetdoux en 2016 pour Légende. 

Luc Lang et la fin des paysages

  Entretien avec Luc Lang réalisé par Georgia Makhlouf (Octobre 2019 - L'Orient littéraire)   Romancier et essayiste, Luc Lang enseigne l’esthétique à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur d’une douzaine de romans et il a été récompensé par le Prix Goncourt des lycéens en 1998 pour son roman Mille six cents ventres. Par ailleurs Lang, qui est également un théoricien de l’art, est l’auteur de monographies d’artistes et de textes d’esthétique sur l’art contemporain, l’architecture et la littérature.   L'intérêt que porte Luc Lang à la création artistique nourrit une œuvre romanesque exigeante portée par une écriture somptueuse et l’amène à se renouveler constamment. Écrivain aussi discret qu’audacieux, tant sur la forme que sur le fond, il s’est lancé dans de singulières entreprises littéraires telles que de réécrire deux de ses livres, de la même manière que les grands maîtres reprenaient leurs tableaux. Il a également écrit un roman shakespearien, Mille six cents ventres, et joué avec les codes de la tragédie grecque dans Furies. Son précédent roman Au commencement du septième jour a été sélectionné pour le Prix Goncourt 2016 et il vient de publier La Tentation, magnifique histoire familiale marquée par la folie, la violence et la trahison. Lang occupe une place à part dans la littérature française contemporaine, qu’il juge par ailleurs trop cérébrale, trop théorisante. Il lui préfère la littérature américaine, ses grands espaces, sa matérialité. Rien d’étonnant puisqu’il est lui-même un grand écrivain des paysages et que pour construire ses personnages, il met de côté la psychologie pour se concentrer sur les métiers, sur la matérialité du faire, décrit avec une grande précision des gestes et des outils. Retour sur son « atelier » d’écrivain dans cet entretien plein de passion. 

Modiano, du temps perdu au temps révélé

  Une note de lecture à propos du livre de Patrick Modiano "Encre sympathique" (parue dans L'ORIENT LITTERAIRE" - octobre 2019)  Depuis La Place de l’étoile paru il y a 50 ans aux éditions Galimard jusqu’à Encre sympathique, son dernier opus, Patrick Modiano aura traqué tout au long de sa vie d’écrivain « les fantômes du passé ». Une existence est quelque chose de fragile. Mais peut-être est-ce l’art et le temps qui permettent d’en révéler la grandeur. Dans Encre sympathique, court roman d’à peine 130 pages, notre prix Nobel de littérature touche à la quintessence de son art...

"Jean-Luc Coatalem en quête d'aïeul"

 

Un entretien avec Jean-Luc Coatalem à propos de son livre "La part du fils". Entretien paru dans L'ORIERNT LITTERAIRE - octobre 2019  L'écrivain français dévoile un secret de famille : l'arrestation et la déportation de son grand-père, durant la Seconde Guerre mondiale. À mi-chemin entre le roman et le récit, son nouveau livre est tout autant un hommage au courage de générations disparues qu'une réflexion sur le silence. 

L'églantine et le muguet

 

Note de lecture de Georgia Makhlouf à propos du livre "L'EGLANTINE ET LE MUGUET" de Danièle Sallenave. Note parue dans la revue "L'ORIENT LITTERAIRE n°146-août 2018.

"Le dernier livre de Danièle Sallenave est un récit de voyage, nous dit-elle, voyage entrepris dans sa région natale, l’Ouest conservateur et clérical de l’Anjou, pour y retrouver « ce qui caractérisait l’éducation républicaine que j’y ai reçue, de parents instituteurs, au milieu du siècle dernier » et revisiter cette école « dressée contre le pouvoir de l’Église et des châteaux » dont Sallenave interroge les idéaux de justice et d'émancipation, le combat pour le progrès, mais aussi les limites, et les aveuglements..."

WAJDI MOUAWAD : ÉCRIRE LE FRACAS ET LA CLARTÉ DU MONDE

 

Note de lecture de Georgia Makhlouf à propos du livre "Tout est écriture" de Wajdi Mouawad (parue dans L'ORIENT LITTERAIRE n°135 - septembre 2017)

"L’ouvrage est passionnant. On peut le lire d’une traite ou le savourer, plonger puis le reprendre pour en relire certains passages. Pour qui s’intéresse au théâtre, au processus de création artistique, à la mise en branle de l’écriture, la matière qu’il livre est à la fois limpide et complexe, simple et foisonnante, nourrissante, féconde. Il est organisé en quinze courts chapitres, rédigés suite à des échanges entre Sylvain Diaz, maître de conférences en études théâtrales et directeur de l’action culturelle à l’université de Strasbourg et Wajdi Mouawad, en résidence sur le campus de l’université au mois de mars 2016 alors qu’il travaille à l’écriture d’un nouveau texte. Ces échanges, nommés « disputes » comme dans la tradition scolastique, avaient vocation à explorer de manière dialoguée « l’acte même de création » à travers trois thématiques : l’héritage, la quête, la scène. Ils témoignent d’un parcours singulier, à l’articulation de la page et de la scène, et montrent de manière éclatante de quelle manière Mouawad est sans cesse en recherche, ouvert à de multiples possibles, tentant sans relâche d’apporter des réponses « à l’insoluble énigme que constitue l’autre », désireux d’« apprendre l’autre – pour, peut-être, mieux se comprendre soi ».

Le parcours biographique de l’artiste, ..."

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à mon fils

 

Une note de Georgia Makhlouf, parue dans L'ORIENT LITTERIARE (février 2017) à propos du livre "LETTRE A MON FILS" de Fouad Elbouky paru en octobre 2016 chez Actes Sud

Le livre s’ouvre sur une série de planches contact qui toutes, sont des photographies intimes, familiales ; une mère avec son fils, dans des postures de grande proximité, joue contre joue le plus souvent, ou l’enfant, la tête contre le bras de sa mère. Sur chacune, il y a ce toucher, cette tendresse, ce corps-à-corps de la mère et de l’enfant. Et on se dit que c’est cela, en contrepoint, le sujet du livre. Les pères ne touchent pas ainsi leurs enfants, pas de cette façon là, pas dans cette proximité là, cette bulle sur eux refermée. Et c’est cela que recherche Fouad Elkoury, toucher lui aussi son fils, mais comme le font les pères, avec des mots, des mots qu’il lui adresse dans des lettres, envoyées par mail, entre le 5 février et le 12 mars 2015, à raison d’une par jour, accompagnée d’une photo. Soit trente-cinq missives pour raconter son parcours, la façon dont la photographie est devenue pour lui une passion, puis un métier. Car il n’est pas facile, écrit-il, de devenir photographe. « Tout comme il n’est pas facile d’aimer. Ça arrive, c’est tout. Et quand vient la révélation, il faut savoir discerner l’essentiel et avoir le courage d’aller jusqu’au bout. » ...