L'Orient Littéraire

Une excellente et riche revue francophone libanaise

 

Créé à Beyrouth en 1929 par le poète Georges Schéhadé, repris en 1955 par Salah Stétié, puis en 2006 par Alexandre Najjar, L'Orient littéraire est aujourd'hui le supplément littéraire du quotidien libanais francophone L'Orient-Le Jour.

Il paraît le premier jeudi de chaque mois et est également consultable en ligne.

  • Les numéros depuis janvier 2008
  • Pour lire les numéros antérieurs à la dernière parution, saisir un mois et une année à droite à côté du nom de la revue


Luc Lang et la fin des paysages

  Entretien avec Luc Lang réalisé par Georgia Makhlouf (Octobre 2019 - L'Orient littéraire)   Romancier et essayiste, Luc Lang enseigne l’esthétique à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris-Cergy. Il est l’auteur d’une douzaine de romans et il a été récompensé par le Prix Goncourt des lycéens en 1998 pour son roman Mille six cents ventres. Par ailleurs Lang, qui est également un théoricien de l’art, est l’auteur de monographies d’artistes et de textes d’esthétique sur l’art contemporain, l’architecture et la littérature.   L'intérêt que porte Luc Lang à la création artistique nourrit une œuvre romanesque exigeante portée par une écriture somptueuse et l’amène à se renouveler constamment. Écrivain aussi discret qu’audacieux, tant sur la forme que sur le fond, il s’est lancé dans de singulières entreprises littéraires telles que de réécrire deux de ses livres, de la même manière que les grands maîtres reprenaient leurs tableaux. Il a également écrit un roman shakespearien, Mille six cents ventres, et joué avec les codes de la tragédie grecque dans Furies. Son précédent roman Au commencement du septième jour a été sélectionné pour le Prix Goncourt 2016 et il vient de publier La Tentation, magnifique histoire familiale marquée par la folie, la violence et la trahison. Lang occupe une place à part dans la littérature française contemporaine, qu’il juge par ailleurs trop cérébrale, trop théorisante. Il lui préfère la littérature américaine, ses grands espaces, sa matérialité. Rien d’étonnant puisqu’il est lui-même un grand écrivain des paysages et que pour construire ses personnages, il met de côté la psychologie pour se concentrer sur les métiers, sur la matérialité du faire, décrit avec une grande précision des gestes et des outils. Retour sur son « atelier » d’écrivain dans cet entretien plein de passion. 

Modiano, du temps perdu au temps révélé

  Une note de lecture à propos du livre de Patrick Modiano "Encre sympathique" (parue dans L'ORIENT LITTERAIRE" - octobre 2019)  Depuis La Place de l’étoile paru il y a 50 ans aux éditions Galimard jusqu’à Encre sympathique, son dernier opus, Patrick Modiano aura traqué tout au long de sa vie d’écrivain « les fantômes du passé ». Une existence est quelque chose de fragile. Mais peut-être est-ce l’art et le temps qui permettent d’en révéler la grandeur. Dans Encre sympathique, court roman d’à peine 130 pages, notre prix Nobel de littérature touche à la quintessence de son art...

"Jean-Luc Coatalem en quête d'aïeul"

 

Un entretien avec Jean-Luc Coatalem à propos de son livre "La part du fils". Entretien paru dans L'ORIERNT LITTERAIRE - octobre 2019  L'écrivain français dévoile un secret de famille : l'arrestation et la déportation de son grand-père, durant la Seconde Guerre mondiale. À mi-chemin entre le roman et le récit, son nouveau livre est tout autant un hommage au courage de générations disparues qu'une réflexion sur le silence. 

L'églantine et le muguet

 

Note de lecture de Georgia Makhlouf à propos du livre "L'EGLANTINE ET LE MUGUET" de Danièle Sallenave. Note parue dans la revue "L'ORIENT LITTERAIRE n°146-août 2018.

"Le dernier livre de Danièle Sallenave est un récit de voyage, nous dit-elle, voyage entrepris dans sa région natale, l’Ouest conservateur et clérical de l’Anjou, pour y retrouver « ce qui caractérisait l’éducation républicaine que j’y ai reçue, de parents instituteurs, au milieu du siècle dernier » et revisiter cette école « dressée contre le pouvoir de l’Église et des châteaux » dont Sallenave interroge les idéaux de justice et d'émancipation, le combat pour le progrès, mais aussi les limites, et les aveuglements..."