Expositions

À la rencontre du Petit Prince

 

Du 17 février au 26 juin 2022, une exposition consacrée au livre "LE PETIT PRINCE" au Musée des Arts Décoratifs, 107 rue de Rivoli 75001.
Le Musée des Arts Décoratifs présente la première grande exposition muséale en France consacrée au Petit Prince, chef-d'oeuvre intemporel de la littérature. Plus de 600 pièces célèbrent les multiples facettes d'Antoine de Saint-Exupéry : écrivain, poète, aviateur, explorateur, journaliste, inventeur, philosophe, porté toute sa vie par un idéal humaniste, véritable moteur de son oeuvre.
À l'occasion de cet hommage exceptionnel, le manuscrit original, conservé à la Morgan Library & Museum à New York et jusqu'alors jamais présenté au public français, est mis en regard d'aquarelles, esquisses et dessins - pour la plupart inédits - mais également des photographies, poèmes, coupures de journaux et extraits de correspondances.

Le rire des amants, une épopée afghane

 

Du 21 janvier au 02 avril 2022, une exposition de photos d'artistes afghans, Pavillon Carré de Baudouin, 121 rue de Ménilmontant Paris 

Le Rire des Amants, une épopée afghane, ce sont 6 femmes et hommes de talent qui nous proposent d’entrer en résistance en faisant rayonner au Pavillon Carré de Baudouin la puissance de la création face à la violence rémanente. À travers l’exposition et les rencontres, les visiteurs sont invités à revenir sur une partie de l’histoire de l’Afghanistan et à tenter de saisir le vécu du peuple afghan qui alterne entre résignation, survie, doute, espoir… Rachel Deghati et Pierre Bongiovanni propose aux visiteurs de l’exposition d’explorer les univers de ces 6 artistes :
  1. L’amère rosée de Roya Heydari
  2. L’audace de la beauté de Fatimah Hossaini
  3. La couleur pour survivre de Roshanak
  4. Terres sombres de Naseer Turkmani
  5. Wrong place? de Massoud Hossaini
  6. Le ciel des yeux de Reza

Son oeil dans ma main : Algérie 1961-2019

 

Une exposition et un livre, du 8 février au 17 juillet 2022 à l'Institut du Monde Arabe - 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris

À l’approche du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, l’exposition « Son œil dans ma main. Algérie 1961-2019. Raymond Depardon / Kamel Daoud » offre un témoignage unique sur l’Algérie en 1961 puis en 2019, à travers le regard de deux grands artistes : l’un français, cinéaste et photographe, revisitant ses photos d’Algérie ; l’autre algérien, journaliste et écrivain, né en 1970, après l’indépendance de son pays.

 "En 1961, le tout jeune Raymond Depardon réalise plusieurs reportages photographiques à Alger, puis à Évian, pendant les premières négociations pour mettre fin à la guerre d’Algérie. Près de soixante ans plus tard, avec le désir de publier ces photographies dans une perspective algérienne, il rencontre Kamel Daoud.
Porté par Barzakh, la maison d’édition algérienne de l’écrivain, un projet d’ouvrage à quatre mains prend forme : un beau livre faisant entrer en résonance photographies « algériennes » de 1961 et textes inédits de Kamel Daoud. Celui-ci a dans l’idée d’écrire des textes très différents, presque disjoints des photos ; il s’agira de méditations ou de rêveries sauvages. Par ailleurs, des « comètes » – une explication de l’image, un commentaire, une fulgurance inspirée par une photographie… – accompagneront une sélection de photos choisies par l’artiste.
Raymond Depardon retourne en Algérie en 2019 et y réalise une série de photos, à Alger puis à Oran, ville où habite Kamel Daoud..."

Vivian Maier, New-York - Chicago | Vivian Maier e(s)t son double

 

Du 4 février au 29 mai 2022, exposition conjointe 

  • Musée de Pont-Aven, Place Julia, 29930 Pont-Aven
  • Musée des Beaux Arts - 40, place Saint-Corentin - 29000 Quimper

Au cœur des préoccupations de Vivian Maier, les scènes de rue de New York puis de Chicago sont à découvrir au Musée des Beaux-Arts de Quimper. Elle immortalise en une fraction de seconde des instantanés de vie de parfaits inconnus, d’anonymes avec lesquels elle partage une destinée et une humanité communes. Des gestes, des détails, un regard, une situation, rien n’échappe à son Rolleiflex qui lui permet de rester discrète. Le monde de l’enfance l’inspire et imprègne son travail.

Au Musée de Pont-Aven, l’autoportrait, sujet récurrent chez Vivian Maier et jamais exploré en France dans son intégralité, est à l’honneur, incarnation de la quête éperdue de sa propre identité. Se dédoublant, elle mêle subtilement jeux d’ombres et de miroirs, de réflexion(s) sur elle-même, maniant avec une grande habileté les angles, les détails, la lumière et les cadrages. Ces autoportraits interrogent : ne sont-ils pas pour elle un moyen d’exprimer la quête de sa propre identité ?

Deux livres :

L'abîme - Nantes dans la traite atlantique et l'esclavage colonial, 1707-1830

 

Jusqu'au 19 juin 2022 (du mardi au dimanche de 10h à 18h), au Château des Ducs de Bretagne - Musée d'Histoire de Nantes

Le musée d’histoire de Nantes propose d’interroger ses collections sous un nouvel angle, afin de révéler les traces invisibles au premier abord mais bien présentes, du destin de celles et ceux qui furent victimes du système colonial. Au-delà de la vision économique et commerciale habituelle, l’exposition lèvera le voile sur la complexité du réel d’une ville qui fut négrière et esclavagiste.

Volontairement immersive, suggestive et sensible, "L’abîme" rend compte de la complexité du réel et sera l’occasion de découvrir les noms de celles et ceux qui, inscrits dans les documents officiels, vécurent à Nantes en subissant le statut de personnes captives mises en esclavage, entre 1692 et 1792. 

Le multimédia y tient une place importante : introduction sonore, lecture de documents historiques en écoute individuelle, diffusion de musiques, vidéomapping sonore sur deux tableaux, projections de noms de personnes esclavagisées sur une cimaise et de documents en grands formats dans l’espace de traversée, rythmeront la visite. La modélisation du navire La Marie-Séraphique est présentée au public à travers un film. 

L’exposition se fait également l’écho de grands débats et sujets qui font notre actualité : migrations, réseaux de l’esclavage contemporain, développement de nouvelles formes de racisme, mouvements pour l’égalité des droits… 

 Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage.

Julien Gracq, l'œil géographique

 

Du 14 janvier - 25 février 2022, une exposition au Qu4tre et du 14/01 au 05/03 à la médiathèque Toussaint [Une co-production UA, Ville d’Angers, Communauté de commune Caen la Mer, Maison Julien Gracq]

À l’occasion de l’anniversaire du refus du Prix Goncourt par Julien Gracq, la Maison Julien Gracq, la Ville de Caen et l’université d’Angers en partenariat avec la Ville d’Angers, proposent une exposition de l’écrivain géographe : au gré de ses traversées de la France, de l’Europe et de l’Amérique, Julien Gracq photographie des falaises de craie, des collines plantées de vigne, des canaux et des futaies, des forteresses et des citadelles, des fleuves, des lacs, des rivages, des cluses, des combes et des lignes de crête.   Cette exposition de carnets photographiques du grand chemin de Gracq est commentée par des auteurs familiers de son œuvre qui nous font part de leur enthousiasme à voir enfin révélée cette partie jusque-là inconnue de l’œuvre gracquienne. 

La vie HLM

 

Jusqu'au 30 juin 2022, une exposition-visites dans la CITÉ ÉMILE-DUBOIS - Allée Charles-Grosperrin - 93300 AUBERVILLIERS

Exposition organisée par l'AMuLoP (Association pour un musée du logement populaire)

L'exposition propose une expérience immersive dans le quotidien et les parcours de quatre familles qui ont habité la cité des années 1950 aux années 2000, à travers la reconstitution de tout ou partie de leurs logements.  

Au cours des deux visites que nous proposons, au choix, le récit de nos guides médiateur·trice·s met à la portée de tous une histoire incarnée d’Aubervilliers et de la France contemporaine vue des quartiers populaires. 

- Visite 1 | Histoire d'une famille ouvrière : En immersion dans le logement de la famille Croisille, reconstitué tel qu’en 1967, nos guides vous présentent sa trajectoire depuis son arrivée dans la cité Émile-Dubois. Après avoir fait connaissance avec la famille, vous serez amené à suivre, dans une journée ordinaire de l’année 1967, le père (ouvrier), la mère (au foyer) ou encore l’un des enfants (une employée de la Sécurité sociale, un apprenti plombier, une écolière).

- Visite 2 | Trois familles, une histoire des quartiers populaires : Dans cette visite, nos guides vous font découvrir l'histoire de trois ménages qui se sont succédé dans une même cage d’escalier, des débuts de la “cité des 800”, en 1957, aux années 2000.

Anselm Kiefer à la galerie Thaddaeus Roppac

 

Du dimanche 9 janvier au mercredi 11 mai 2022, Galerie Thaddaeus Ropac, 69 avenue du Général Leclerc - 93500 PANTIN

Anselm Kiefer revient à la Galerie Thaddaeus Ropac de Pantin en 2022 pour exposer ses nouveaux travaux avec Hommage à un poète. L'artiste présente 18 nouvelles peintures grand format. Anselm Kiefer rend hommages aux poètes Paul Celan, Ingeborg Bachmann, Osip Mandelstam et August von Platen. L'exposition suit celle au Grand Palais Éphémère, Pour Paul Ceylan.

L'artiste aborde les thématiques qui lui sont familières : la sédimentation du souvenir, la destruction et la régénération, le fragment et le souvenir. Andrea Emo est un philosophe italien nihiliste du XXe siècle, figure majeure de la nouvelle pensée métaphysique. Il a vécu volontairement reclus et à l'écart du monde académique. Ce philosophe développe une vision particulière du temps, dont l'élément central est le souvenir. 

Entrée libre

L'exposition à Pantin en 2012

"the world of bansky"

 

Jusqu'au 25 février 2022 à Bruxelles, une exposiion d'oeuvres de Banksy -  rue de Laeken 28 - 1000 Brussels - ouvert du lundi au dimanche (10h-19h – dernière entrée à 18h15) 

"Une expérience immersive dans le monde du street-art : un voyage dans l'univers des oeuvres de l'artiste.

Ambiances urbaines et découvertes d'oeuvres murales sans frontières. Graffeurs, amoureux des pochoirs, passionnés d'art urbain et curieux en tous genres."

Banksy est sans aucun doute le street artiste le plus célèbre et le plus controversé du moment. L’exposition a pour vocation de présenter Banksy et son approche originale à travers les œuvres murales qu’il a peintes dans les rues du monde entier. Il n’était pas question pour l’équipe des commissaires de l’exposition de mettre Banksy sous cadre. Les visiteurs découvriront le maître du street art dans une expérience complète et immersive. Cette exposition donne un nouveau souffle aux créations de Banksy, car beaucoup d’entre elles ont disparu.

Juifs d'Orient - Une histoire plurimillénaire

  Jusqu' au 13 mars 2022, à l'iInstitut du Monde Arabe - 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris

Dans le prolongement des expositions « Hajj, le pèlerinage à La Mecque » en 2014 et « Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire » en 2017, l’IMA poursuit sa trilogie consacrée aux religions monothéistes dans le monde arabe avec une exposition exceptionnelle dédiée à l’histoire des communautés juives d’Orient.

Une approche chronologique et thématique déclinera les grands temps de la vie intellectuelle et culturelle juive en Orient et révèlera les échanges prolifiques qui ont façonné les sociétés du monde arabo-musulman durant des siècles. 

Du pourtour méditerranéen jusqu’à l’Euphrate en passant par la péninsule arabique, l’exposition explorera les multiples facettes de la cohabitation entre juifs et musulmans, des premiers liens tissés entre les tribus juives d’Arabie et le Prophète Mohammed à l’émergence des principales figures de la pensée juive durant les califats médiévaux à Bagdad, à Fès, au Caire et à Cordoue, de l’essor des centres urbains juifs au Maghreb et dans l’empire ottoman aux prémices de l’exil définitif des juifs du monde arabe. 

Le récit de cette coexistence, tour à tour féconde ou tumultueuse, témoignera du rôle de chacun dans l’enrichissement de la culture et de la religion de l’autre, qu’il s’agisse de la langue parlée, des coutumes, de l’artisanat ou encore de la production scientifique et intellectuelle.

La Rage d'écrire de Gustave Flaubert à Peter Handke

 

Une exposition, des rencontres et des masterclass, du 29 octobre 2021 au 27 février 2022, du mercredi au dimanche de 14h à 18h -  à l’abbaye d’Ardenne 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe - tél. 02 31 29 37 37

"Un carnet sous la main, le dos d’une enveloppe qui traînait là, une page vierge qu’on ouvre au petit matin, des listes, des ratures… comment ça commence quand ça commence ? comment ça s’écrit ?

Profitant de l’anniversaire de Gustave Flaubert, saint patron de l’écriture contemporaine, l’Imec propose une exposition, des rencontres et des masterclass, s’installe au beau milieu de l’écriture et en explore la fabrique, les repentirs comme les fulgurances, les hésitations, les défaites, les humeurs.

« Chienne de chose que la prose », disait Flaubert. Cette prose qui résiste, ce rude combat, c’est tout le travail de l’écrivain. Nous essaierons de mieux le comprendre en compagnie de Pierre Bergounioux, Olivier Cadiot, Florence Delay et Liliane Giraudon, et en exposant les carnets de travail de nombreux écrivains, de Gustave Flaubert à Peter Handke.

Modeste et portatif, le carnet de travail est au coeur de La rage d’écrire. Il accompagne la formulation de l’idée, il en est le sismographe. Ses pages griffonnées sont une mine, un laboratoire. Le carnet nous rappelle qu’il n’y a pas de création, pas d’interprétation, pas de recherche sans tâtonnements ni sans errances.

C’est au fond ce que Flaubert, le premier, nous a aussi appris. (Nathalie Léger)"

Samuel Fosso

 

Jusqu'au 13 mars 2022, une exposition retraçant la carrière de Samuel Fosso, au MEP (Maison Européenne de la Photographie)  - 5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris (Tous les jours sauf lundi et mardi. Mercredi et vendredi 11h-20h. Jeudi 11h-22h. Samedi et dimanche 10h-20h).

"... Mêlant le médium photographique, le genre de l’autoportrait et la performance, son œuvre occupe aujourd’hui une place centrale sur la scène artistique internationale contemporaine.

Né au Cameroun en 1962, Samuel Fosso s’installe à Bangui, en Centrafrique, chez son oncle et débute une carrière de photographe de studio dès l’âge de 13 ans. En dehors de son travail de commande, il se crée une série d’avatars défiant les codes de la représentation. À partir de cette époque, Fosso n’aura de cesse de se réinventer dans des autoportraits qui lui permettent de traverser les frontières, qu’elles soient sociales, géographiques ou temporelles. Ses œuvres éprouvent les normes identitaires et célèbrent notre liberté à l’autodétermination.

Cette exposition, de plus de 300 tirages, rassemble des séries emblématiques et des travaux plus confidentiels, des photographies anciennes et inédites, dans un parcours majoritairement sériel. Elle rend compte du travail artistique de Samuel Fosso mais également de son parcours personnel par une mise en dialogue de ces deux perspectives."

Exposition Adolfo Kaminsky sur les grilles de la Mairie de Paris Centre

 

A partir du 2 décembre 2021 et jusqu’au 26 février 2022, La Mairie de Paris Centre (2 rue Eugène Spuller)

lui consacre une exposition, en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MahJ), afin de rendre hommage à cet homme ayant sauvé des centaines de personnes de la Shoah.

Photographe, résistant et faussaire, Adolfo Kaminsky, né le 1er octobre 1925, est connu pour s’être spécialisé dans la fabrication de faux papiers au cours de la Seconde Guerre mondiale.

En savoir plus

Marcel Proust, un roman parisien

 

Une exposition du 16 décembre 2021 au 10 avril 2022, au Musée Carnavalet - Histoire de Paris - 23, rue de Sévigné 75003 Paris

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 10h à 18h

Le musée Carnavalet – Histoire de Paris commémore le 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust (1871-1922), dont l’œuvre majeure "A la recherche du temps" perdu accède peu après sa parution au statut de mythe littéraire dans le monde entier.

Consacrée aux rapports de l’écrivain à Paris, où se déroule l’essentiel de son existence, l’exposition interroge la place de la ville dans le roman proustien.

Salammbô

 

Jusqu'au 7 février 2022, une exposition au MECEM - 7 promenade Robert Laffont (esplanade du J4) 13002 Marseille

Publié en 1862, le roman de Flaubert retrace l’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit, et Mathô, chef des mercenaires révoltés contre l’opulente Carthage. Pour la première fois, une exposition s’empare de ce chef-d’œuvre de la littérature moderne : en convoquant littérature, peinture, sculpture, photographie, arts de la scène, cinéma, bande dessinée et archéologie, l’exposition « Salammbô. Fureur ! Passion ! Éléphants ! » nous plonge au cœur d’un tourbillon d’images et de sensations qui révèle la portée considérable de ce texte sur les arts, mais aussi son héritage dans l’histoire de la Méditerranée et son actualité.
 
Portée par la RMM (Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie) et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition présente environ 250 œuvres de collections publiques et privées, ainsi que des trésors archéologiques de l’époque punique des musées du Bardo et de Carthage. Elle constitue l’élément majeur des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset).

Patrick Zachmann . Voyages de mémoire

 

Du 2 décembre 2021 au 6 mars 2022, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris

Patrick Zachmann dit être devenu photographe parce qu’il n’a pas de mémoire. Aussi la photographie lui a permis de reconstituer les albums de famille qu’il n’a pas eus. Membre de l'agence Magnum, photojournaliste et réalisateur, il développe une œuvre qui traite de façon récurrente des questions d’identité, de mémoire et d'exil. 

Voyages de mémoire rassemble une douzaine des grandes séries du photographe, pour certaines jamais publiées. L’œuvre de Patrick Zachmann est complexe et dense. Elle se lit notamment à la lumière de plusieurs thèmes récurrents qui la traversent. Le premier, et l’un des plus importants, est la question de l’identité juive. Cette identité, il va la chercher, l’explorer, la découvrir, partant pour cela en introspection dans sa propre famille, puis dans différents pays d’Europe, à un rassemblement des survivants de la Shoah ou dans une communauté loubavitch. De cette enquête naîtront d’autres questionnements sur la disparition et l'exil avec ses travaux en Afrique du Sud, au Rwanda ou au Chili. 

Le chef-d'oeuvre inconnu - ENTRE GÉNIE ET FOLIE

 

Du 18 novembre 2021 au 6 mars 2022, une exposition à La Maison de Balzac - 47, rue Raynouard 75016 Paris

Plusieurs dessins et peintures majeurs des XXe et XXIe siècles, associés au roman de Balzac Le Chef-’œuvre inconnu, incitent à réfléchir au rapport des artistes avec un texte qui évoque la maîtrise de l’art.

Le Chef-d’œuvre inconnu est un récit très vivant qui met en scène à Paris au début du XVIIe siècle deux grands peintres ayant existé, Nicolas Poussin et Frans Pourbus le jeune, ainsi qu’un génie fictif, Frenhofer.

Les premiers illustrateurs s’en tiennent à ces personnages ou à des scènes d’atelier. En 1926, l’éditeur Ambroise Vollard décide d’utiliser des études graphiques de Picasso. Ces dessins sont complétés par des planches plus en rapport avec le texte, commandées à Picasso. Picasso y explore les rapports du peintre avec son modèle, exploitant le texte de Balzac pour réfléchir à un thème qui le préoccupe. Quelques années plus tard, Picasso s’installe rue des Grands-Augustin, à l’adresse même où commence la nouvelle de Balzac. C’est là qu’il réalise Guernica. Plus récemment, d’autres grands artistes tels Eduardo Arroyo ou Paula Rego vont à leur tour réagir au Chef-d’œuvre inconnu, sans chercher davantage à suivre le récit.

Lorsque le cinéma s’est emparé de la nouvelle de Balzac, la question s’est posée de savoir qu’associer à un chef-d’œuvre inconnu. Le réalisateur Jacques Rivette choisit en 1991 Michel Piccoli pour incarner Frenhofer, mais s’adresse à un peintre vivant, Bernard Dufour, pour esquisser sous l’œil de la caméra les formes de la jeune Emmanuelle Béart. En situant l’action à la fin du XXe siècle et en adaptant très librement le roman, Eduardo Arroyo, Jacques Rivette, Bernard Dufour ou Paula Rego, s’inscrivent dans la descendance de Picasso car chacun ouvre de nouvelles voies.

L’exposition souligne ainsi combien la réflexion de Balzac, aujourd’hui encore, nourrit la création artistique sous toutes ses formes. [COMMISSAIRE :  Yves Gagneux, directeur de la maison de Balzac]

Réservation conseillée

BAUDELAIRE, LA MODERNITÉ MÉLANCOLIQUE

 

Du 03 novembre 2021 au 13 février 2022, une exposition à la BNF - Quai François Mauriac, 75013 Paris

La BnF célèbre le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire par une exposition qui invite à pénétrer au cœur de sa création poétique en explorant le rôle déterminant qu’y joue l’expérience de la mélancolie, « toujours inséparable du sentiment du beau », comme l’écrivait le poète.

"Tout en embrassant les divers aspects de l’œuvre de Baudelaire, c’est à son univers poétique que cette exposition est avant tout consacrée. Elle présente les figures tutélaires qui le protègent, les thèmes qui l’organisent, les images qui le hantent. Autour de cette œuvre poétique qui a changé le destin de la poésie, le parcours rassemble manuscrits, éditions imprimées, œuvres graphiques et picturales (estampes, photographies, dessins, tableaux) issues des collections de la BnF, mais aussi des prêts extérieurs. Des pièces exceptionnelles y sont présentées, telles que les épreuves d’imprimerie de la première édition des Fleurs du Mal (1857), abondamment corrigées par Baudelaire ou le manuscrit autographe de Mon cœur mis à nu, saisissant autoportrait de sa révolte et de son déchirement intérieur." 

Écrire, c’est dessiner

 

Du 6 novembre 2021 au 21 février 2022, une exposition au Centre Pompidou de Metz

Née d’une conversation avec l’artiste, poète et écrivaine Etel Adnan (née en 1925), l’exposition Écrire, c’est dessiner explore notre fascination pour l’écriture et ses signes, et leur proximité avec la pratique du dessin, opposant le monde manuscrit au monde numérique.

L’artiste se rappelle avec beaucoup de simplicité et de sensibilité comment l’arrivée d’une lettre était autrefois - il n’y a pas si longtemps - un événement considérablement plus éloquent que la réception d’un courriel. Selon l’écriture, le choix de la langue (elle-même navigant entre français, arabe et anglais), la couleur de l’encre, l’utilisation de la feuille ou de l’enveloppe même, le destinataire pouvait déjà faire pressentir l’état d’esprit de son correspondant. L’humeur, le caractère ou l’âge étaient autant de facteurs faisant évoluer la graphie, des informations que les claviers ont fait disparaître.

De cette conversation est née l’idée d’une exposition mettant en avant la poésie de cet « ancien savoir » qu’est l’écriture, à travers des lettres et manuscrits, mais aussi des œuvres graphiques issues des collections du Centre Pompidou, où l’écrit se mêle à l’image, voire disparaît complètement. Les supports de narration que sont le leporello, le rouleau, le livre, le cycle illustré, sont au centre de cette présentation, qui réunit des ensembles de dessins, notes et oeuvres d’Etel Adnan, Pierre Alechinsky, Roland Barthes, Irma Blank, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, Frédéric Bruly Bouabré, Mirtha Dermisache, Christian Dotremont, A.R. Penck, Nancy Spero et Jacques Villeglé.

Ces œuvres sont mises en regard de cabinets d’écritures, contenant des manuscrits autographes de personnalités illustres (Arthur Rimbaud, Victor Hugo, Antonin Artaud, …) ainsi que de précieux trésors des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque nationale de France (supports d’écritures et manuscrits anciens de différentes civilisations, brouillons d’écrivains, recueils de poésies,…), du Louvre, de l'Institut du Monde Arabe, des Bibliothèques- Médiathèques de Metz et du Grand Est (fonds Paul Verlaine, enluminures médiévales, …), en lien avec des œuvres et films de Guy de Cointet, Alighiero e Boetti, Yuichi Inoué, James Lee Byars ou encore d’Art Brut. Témoignant d’une imbrication primordiale et d’une richesse infinie entre écriture et dessin, signe et trace, ce dialogue donne à l’exposition son titre : Écrire, c’est dessiner.

Etel Adnan rêve ainsi que l’on regarde dans cette exposition une simple écriture, quelles que soient sa langue et sa graphie, « comme un tableau dans un musée. »

Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie

 

Une exposition de mars 2021 à février 2022, au Mémorial de la Shoah - 17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris

« Enjeu de mémoire, le destin des « triangles roses » a longtemps été invisibilisé. Cette exposition entend rendre compte, grâce à de nombreux documents originaux, du sort des homosexuels et des lesbiennes sous le régime nazi, entre stigmatisation, persécution et lutte pour la reconnaissance. »

 

Et également une exposition reportée de photographies de la Sud-Africaine Zanele Muholi, médaillée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour son engagement artistique envers la communauté LGBTQ, et particulièrement sur les conditions de vie des femmes lesbiennes de son pays, victimes de viols correctifs pour «guérir» leur homosexualité ou de violence extrême souvent meurtrière. Faute d'exposition, des photos sont visualisables sur internet

Passion ! Fureur ! Éléphants ! - Du roman culte à l’exposition

 

2021 marque le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821- 1880). Des expositions à Rouen, Marseille et ... Tunis

Portée par la RMM (Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie) et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition « Salammbô » sera en 2021 l’élément majeur des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset). En convoquant littérature, peinture, sculpture, photographie, arts de la scène, cinéma, bande dessinée et archéologie, « Salammbô » explore l’actualité d’un ouvrage hors normes où se bousculent les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Déterminisme de classe, assignation de genre, violence politique, légitimité du pouvoir, guerre de masse, altérité et diversité, tout ce qui va bouleverser le monde moderne se trouve en germe dans cette fantasmagorie historique qui continue d’ébranler les sensibilités contemporaines.

L’exposition présente 250 œuvres issues des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles (Archives municipales) de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin…

1*- Du 23 Avril 2021 au 19 Septembre 2021, au Musée des Beaux Arts de Rouen, une exposition inspirée du roman éponyme, paru en 1862. Fureur, passion, désir, trahisons et… éléphants traversent cette géniale épopée qui nous fait voyager en terre punique, trois siècles avant J.-C.

2*- Du mercredi 20 octobre 2021 au lundi 7 février 2022 au MUCEM (Marseille)

3*- Et aussi au Musée national du Bardo (Tunis) : En Tunisie, l’espace sera un peu plus petit et présentera certaines œuvres puniques qui n’ont pas pu voyager en France.