Expositions

La vie HLM

 

Jusqu'au 30 juin 2022, une exposition-visites dans la CITÉ ÉMILE-DUBOIS - Allée Charles-Grosperrin - 93300 AUBERVILLIERS

Exposition organisée par l'AMuLoP (Association pour un musée du logement populaire)

L'exposition propose une expérience immersive dans le quotidien et les parcours de quatre familles qui ont habité la cité des années 1950 aux années 2000, à travers la reconstitution de tout ou partie de leurs logements.  

Au cours des deux visites que nous proposons, au choix, le récit de nos guides médiateur·trice·s met à la portée de tous une histoire incarnée d’Aubervilliers et de la France contemporaine vue des quartiers populaires. 

- Visite 1 | Histoire d'une famille ouvrière : En immersion dans le logement de la famille Croisille, reconstitué tel qu’en 1967, nos guides vous présentent sa trajectoire depuis son arrivée dans la cité Émile-Dubois. Après avoir fait connaissance avec la famille, vous serez amené à suivre, dans une journée ordinaire de l’année 1967, le père (ouvrier), la mère (au foyer) ou encore l’un des enfants (une employée de la Sécurité sociale, un apprenti plombier, une écolière).

- Visite 2 | Trois familles, une histoire des quartiers populaires : Dans cette visite, nos guides vous font découvrir l'histoire de trois ménages qui se sont succédé dans une même cage d’escalier, des débuts de la “cité des 800”, en 1957, aux années 2000.

Anselm Kiefer à la galerie Thaddaeus Roppac

 

Du dimanche 9 janvier au mercredi 11 mai 2022, Galerie Thaddaeus Ropac, 69 avenue du Général Leclerc - 93500 PANTIN

Anselm Kiefer revient à la Galerie Thaddaeus Ropac de Pantin en 2022 pour exposer ses nouveaux travaux avec Hommage à un poète. L'artiste présente 18 nouvelles peintures grand format. Anselm Kiefer rend hommages aux poètes Paul Celan, Ingeborg Bachmann, Osip Mandelstam et August von Platen. L'exposition suit celle au Grand Palais Éphémère, Pour Paul Ceylan.

L'artiste aborde les thématiques qui lui sont familières : la sédimentation du souvenir, la destruction et la régénération, le fragment et le souvenir. Andrea Emo est un philosophe italien nihiliste du XXe siècle, figure majeure de la nouvelle pensée métaphysique. Il a vécu volontairement reclus et à l'écart du monde académique. Ce philosophe développe une vision particulière du temps, dont l'élément central est le souvenir. 

Entrée libre

L'exposition à Pantin en 2012

"the world of bansky"

 

Jusqu'au 25 février 2022 à Bruxelles, une exposiion d'oeuvres de Banksy -  rue de Laeken 28 - 1000 Brussels - ouvert du lundi au dimanche (10h-19h – dernière entrée à 18h15) 

"Une expérience immersive dans le monde du street-art : un voyage dans l'univers des oeuvres de l'artiste.

Ambiances urbaines et découvertes d'oeuvres murales sans frontières. Graffeurs, amoureux des pochoirs, passionnés d'art urbain et curieux en tous genres."

Banksy est sans aucun doute le street artiste le plus célèbre et le plus controversé du moment. L’exposition a pour vocation de présenter Banksy et son approche originale à travers les œuvres murales qu’il a peintes dans les rues du monde entier. Il n’était pas question pour l’équipe des commissaires de l’exposition de mettre Banksy sous cadre. Les visiteurs découvriront le maître du street art dans une expérience complète et immersive. Cette exposition donne un nouveau souffle aux créations de Banksy, car beaucoup d’entre elles ont disparu.

Juifs d'Orient - Une histoire plurimillénaire

  Jusqu' au 13 mars 2022, à l'iInstitut du Monde Arabe - 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris

Dans le prolongement des expositions « Hajj, le pèlerinage à La Mecque » en 2014 et « Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire » en 2017, l’IMA poursuit sa trilogie consacrée aux religions monothéistes dans le monde arabe avec une exposition exceptionnelle dédiée à l’histoire des communautés juives d’Orient.

Une approche chronologique et thématique déclinera les grands temps de la vie intellectuelle et culturelle juive en Orient et révèlera les échanges prolifiques qui ont façonné les sociétés du monde arabo-musulman durant des siècles. 

Du pourtour méditerranéen jusqu’à l’Euphrate en passant par la péninsule arabique, l’exposition explorera les multiples facettes de la cohabitation entre juifs et musulmans, des premiers liens tissés entre les tribus juives d’Arabie et le Prophète Mohammed à l’émergence des principales figures de la pensée juive durant les califats médiévaux à Bagdad, à Fès, au Caire et à Cordoue, de l’essor des centres urbains juifs au Maghreb et dans l’empire ottoman aux prémices de l’exil définitif des juifs du monde arabe. 

Le récit de cette coexistence, tour à tour féconde ou tumultueuse, témoignera du rôle de chacun dans l’enrichissement de la culture et de la religion de l’autre, qu’il s’agisse de la langue parlée, des coutumes, de l’artisanat ou encore de la production scientifique et intellectuelle.

Samuel Fosso

 

Jusqu'au 13 mars 2022, une exposition retraçant la carrière de Samuel Fosso, au MEP (Maison Européenne de la Photographie)  - 5/7 Rue de Fourcy, 75004 Paris (Tous les jours sauf lundi et mardi. Mercredi et vendredi 11h-20h. Jeudi 11h-22h. Samedi et dimanche 10h-20h).

"... Mêlant le médium photographique, le genre de l’autoportrait et la performance, son œuvre occupe aujourd’hui une place centrale sur la scène artistique internationale contemporaine.

Né au Cameroun en 1962, Samuel Fosso s’installe à Bangui, en Centrafrique, chez son oncle et débute une carrière de photographe de studio dès l’âge de 13 ans. En dehors de son travail de commande, il se crée une série d’avatars défiant les codes de la représentation. À partir de cette époque, Fosso n’aura de cesse de se réinventer dans des autoportraits qui lui permettent de traverser les frontières, qu’elles soient sociales, géographiques ou temporelles. Ses œuvres éprouvent les normes identitaires et célèbrent notre liberté à l’autodétermination.

Cette exposition, de plus de 300 tirages, rassemble des séries emblématiques et des travaux plus confidentiels, des photographies anciennes et inédites, dans un parcours majoritairement sériel. Elle rend compte du travail artistique de Samuel Fosso mais également de son parcours personnel par une mise en dialogue de ces deux perspectives."

Exposition Adolfo Kaminsky sur les grilles de la Mairie de Paris Centre

 

A partir du 2 décembre 2021 et jusqu’au 26 février 2022, La Mairie de Paris Centre (2 rue Eugène Spuller)

lui consacre une exposition, en partenariat avec le Musée d’art et d’histoire du Judaïsme (MahJ), afin de rendre hommage à cet homme ayant sauvé des centaines de personnes de la Shoah.

Photographe, résistant et faussaire, Adolfo Kaminsky, né le 1er octobre 1925, est connu pour s’être spécialisé dans la fabrication de faux papiers au cours de la Seconde Guerre mondiale.

En savoir plus 

 

Ubuntu, un rêve lucide

 

Jusqu'au 20/02/2022, une exposition au Palais de Tokyo - Paris

Pour sa nouvelle saison artistique, le Palais de Tokyo dévoile six expositions qui rêvent le « faire humanité » par-delà les frontières. Installations, peintures et films fêtent le métissage culturel, inoculent des pédagogies décoloniales. Et, surtout, fantasment une fraternité globalisée. Tout débute avec Ubuntu, un rêve lucide, l’expo chorale autour de laquelle s’articulent les cinq autres. Au total, 19 artistes donnent corps au concept africain d’« ubuntu » renvoyant à la solidarité, l’hospitalité. Et l’entraide. La saison se poursuit avec un parcours « pensé comme un album » par Jay Ramier sur les origines du hip-hop. Puis direction le night-club abandonné d’Aïda Bruyère, un « paysage de films » autour de la regrettée Sarah Maldoror, cinéaste devenue une icône des luttes indépendantistes. Pertinente, dynamique et porteuse d’espoir sur la question transnationale, cette programmation frappe juste face à l’urgence de l’actualité

Marcel Proust, un roman parisien

 

Une exposition du 16 décembre 2021 au 10 avril 2022, au Musée Carnavalet - Histoire de Paris - 23, rue de Sévigné 75003 Paris

Exposition ouverte du mardi au dimanche de 10h à 18h

Le musée Carnavalet – Histoire de Paris commémore le 150e anniversaire de la naissance de Marcel Proust (1871-1922), dont l’œuvre majeure "A la recherche du temps" perdu accède peu après sa parution au statut de mythe littéraire dans le monde entier.

Consacrée aux rapports de l’écrivain à Paris, où se déroule l’essentiel de son existence, l’exposition interroge la place de la ville dans le roman proustien.

Salammbô

 

Jusqu'au 7 février 2022, une exposition au MECEM - 7 promenade Robert Laffont (esplanade du J4) 13002 Marseille

Publié en 1862, le roman de Flaubert retrace l’attraction fatale entre Salammbô, prêtresse de Tanit, et Mathô, chef des mercenaires révoltés contre l’opulente Carthage. Pour la première fois, une exposition s’empare de ce chef-d’œuvre de la littérature moderne : en convoquant littérature, peinture, sculpture, photographie, arts de la scène, cinéma, bande dessinée et archéologie, l’exposition « Salammbô. Fureur ! Passion ! Éléphants ! » nous plonge au cœur d’un tourbillon d’images et de sensations qui révèle la portée considérable de ce texte sur les arts, mais aussi son héritage dans l’histoire de la Méditerranée et son actualité.
 
Portée par la RMM (Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie) et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition présente environ 250 œuvres de collections publiques et privées, ainsi que des trésors archéologiques de l’époque punique des musées du Bardo et de Carthage. Elle constitue l’élément majeur des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset).

L'outre-vie

 

Du 5 octobre 2021 au 16 janvier 2022, dans le cadre du festival "Québec en toutes lettres", Maison de la littérature - 40, rue Saint-Stanislas, Québec

Une exposition sur Marie Uguay

Poète avant-gardiste, Marie Uguay nous a légué une œuvre éblouissante qui ne cesse de résonner près de 40 ans après sa mort. Investie d'une démarche authentique et rigoureuse, la poète, d'une maturité exceptionnelle pour son âge, a réussi à déployer de vastes espaces intérieurs portés par une parole humble et lumineuse.

Cette exposition reprend un extrait de son deuxième recueil publié, L'outre-vie, et présente des photos d'elle et des photos artistiques prises par Stéphan Kovacs tirées de la première édition du recueil, ainsi que le long-métrage documentaire Marie Uguay de Jean-Claude Labrecque.

Europa, Oxalá : Héritage, mémoire et identités des « enfants d’empires »

 

Jusqu'au 16  janvier 2022, une exposition - Mucem, fort Saint-Jean— Bâtiment Georges Henri Rivière - Marseille

L’exposition « Europa, Oxalá » présente les travaux de vingt-et-un artistes et intellectuels européens dont les origines familiales se situent dans les anciennes colonies. Ces « enfants d’empires », nés et élevés dans un contexte postcolonial, proposent une réflexion sur leur héritage, leur mémoire et leur identité.
 
Leurs parents et grands-parents sont nés et ont vécu au Congo, en Angola, en Guinée, au Bénin, en Algérie, à Madagascar ; et ces artistes ont hérité non seulement des voix, des sons et des gestes, mais aussi des images et des souvenirs de leurs cultures d’origine, point de départ d’un important travail de recherche dans les archives historiques. De ce fait, leurs productions artistiques nourrissent une réflexion originale sur le racisme, la décolonisation des arts, ou encore la déconstruction de la pensée coloniale. La façon dont certains d’entre eux conjuguent langages contemporains et processus traditionnels constitue un apport essentiel pour l’Europe contemporaine. Le caractère novateur et transnational des travaux de ces artistes « post-mémoire » a d’ailleurs profondément marqué la scène artistique et culturelle ces deux dernières décennies.

L’exposition « Europa, Oxalá » présente environ soixante œuvres (peintures, dessins, sculptures, films, photos, installations) de vingt-et-un artistes : Aimé Mpane, Aimé Ntakiyica, Carlos Bunga, Délio Jasse, Djamel Kokene-Dorléans, Fayçal Baghriche, Francisco Vidal, John K. Cobra, Katia Kameli, Mohamed Bourouissa, Josèfa Ntjam, Malala Andrialavidrazana, Márcio Carvalho, Mónica de Miranda, Nú Barreto, Pauliana Valente Pimentel, Pedro A.H. Paixão, Sabrina Belouaar, Sammy Baloji, Sandra Mujinga, Sara Sadik.

À travers leurs travaux, « Europa, Oxalá » témoigne de la puissance créatrice de la diversité culturelle européenne contemporaine, ouvrant de nouvelles perspectives à la notion d’Europe. 

Le 27 novembre 2021 : En écho à l’exposition, le Mucem propose une rencontre avec l’écrivaine Isabela Figueiredo, auteure de l’ouvrage Carnet de mémoires coloniales, et d'une lecture par la comédienne Sandrine Bonnaire, suivie du spectacle-documentaire Les petites épouses des blancs / Histoires de mariages noirs (de Marisa Gnondaho dit Simon et Stéphane Horly) et d’une soirée slam et danse avec Bintou Dembélé et Lisette Lombé.

Patrick Zachmann . Voyages de mémoire

 

Du 2 décembre 2021 au 6 mars 2022, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris

Patrick Zachmann dit être devenu photographe parce qu’il n’a pas de mémoire. Aussi la photographie lui a permis de reconstituer les albums de famille qu’il n’a pas eus. Membre de l'agence Magnum, photojournaliste et réalisateur, il développe une œuvre qui traite de façon récurrente des questions d’identité, de mémoire et d'exil. 

Voyages de mémoire rassemble une douzaine des grandes séries du photographe, pour certaines jamais publiées. L’œuvre de Patrick Zachmann est complexe et dense. Elle se lit notamment à la lumière de plusieurs thèmes récurrents qui la traversent. Le premier, et l’un des plus importants, est la question de l’identité juive. Cette identité, il va la chercher, l’explorer, la découvrir, partant pour cela en introspection dans sa propre famille, puis dans différents pays d’Europe, à un rassemblement des survivants de la Shoah ou dans une communauté loubavitch. De cette enquête naîtront d’autres questionnements sur la disparition et l'exil avec ses travaux en Afrique du Sud, au Rwanda ou au Chili. 

Le chef-d'oeuvre inconnu - ENTRE GÉNIE ET FOLIE

 

Du 18 novembre 2021 au 6 mars 2022, une exposition à La Maison de Balzac - 47, rue Raynouard 75016 Paris

Plusieurs dessins et peintures majeurs des XXe et XXIe siècles, associés au roman de Balzac Le Chef-’œuvre inconnu, incitent à réfléchir au rapport des artistes avec un texte qui évoque la maîtrise de l’art.

Le Chef-d’œuvre inconnu est un récit très vivant qui met en scène à Paris au début du XVIIe siècle deux grands peintres ayant existé, Nicolas Poussin et Frans Pourbus le jeune, ainsi qu’un génie fictif, Frenhofer.

Les premiers illustrateurs s’en tiennent à ces personnages ou à des scènes d’atelier. En 1926, l’éditeur Ambroise Vollard décide d’utiliser des études graphiques de Picasso. Ces dessins sont complétés par des planches plus en rapport avec le texte, commandées à Picasso. Picasso y explore les rapports du peintre avec son modèle, exploitant le texte de Balzac pour réfléchir à un thème qui le préoccupe. Quelques années plus tard, Picasso s’installe rue des Grands-Augustin, à l’adresse même où commence la nouvelle de Balzac. C’est là qu’il réalise Guernica. Plus récemment, d’autres grands artistes tels Eduardo Arroyo ou Paula Rego vont à leur tour réagir au Chef-d’œuvre inconnu, sans chercher davantage à suivre le récit.

Lorsque le cinéma s’est emparé de la nouvelle de Balzac, la question s’est posée de savoir qu’associer à un chef-d’œuvre inconnu. Le réalisateur Jacques Rivette choisit en 1991 Michel Piccoli pour incarner Frenhofer, mais s’adresse à un peintre vivant, Bernard Dufour, pour esquisser sous l’œil de la caméra les formes de la jeune Emmanuelle Béart. En situant l’action à la fin du XXe siècle et en adaptant très librement le roman, Eduardo Arroyo, Jacques Rivette, Bernard Dufour ou Paula Rego, s’inscrivent dans la descendance de Picasso car chacun ouvre de nouvelles voies.

L’exposition souligne ainsi combien la réflexion de Balzac, aujourd’hui encore, nourrit la création artistique sous toutes ses formes. [COMMISSAIRE :  Yves Gagneux, directeur de la maison de Balzac]

Réservation conseillée

BAUDELAIRE, LA MODERNITÉ MÉLANCOLIQUE

 

Du 03 novembre 2021 au 13 février 2022, une exposition à la BNF - Quai François Mauriac, 75013 Paris

La BnF célèbre le bicentenaire de la naissance de Charles Baudelaire par une exposition qui invite à pénétrer au cœur de sa création poétique en explorant le rôle déterminant qu’y joue l’expérience de la mélancolie, « toujours inséparable du sentiment du beau », comme l’écrivait le poète.

"Tout en embrassant les divers aspects de l’œuvre de Baudelaire, c’est à son univers poétique que cette exposition est avant tout consacrée. Elle présente les figures tutélaires qui le protègent, les thèmes qui l’organisent, les images qui le hantent. Autour de cette œuvre poétique qui a changé le destin de la poésie, le parcours rassemble manuscrits, éditions imprimées, œuvres graphiques et picturales (estampes, photographies, dessins, tableaux) issues des collections de la BnF, mais aussi des prêts extérieurs. Des pièces exceptionnelles y sont présentées, telles que les épreuves d’imprimerie de la première édition des Fleurs du Mal (1857), abondamment corrigées par Baudelaire ou le manuscrit autographe de Mon cœur mis à nu, saisissant autoportrait de sa révolte et de son déchirement intérieur." 

Dessiner la lettre, écrire le dessin

 

Du 15 octobre 2021 au 18 janvier 2022 (du mercredi au dimanche 13h-19h – Fermé lundi et mardi). une exposition aux Beaux Arts de Paris - 14 rue Bonaparte, 75006 Paris

"La relation entre le texte et l’image n’a jamais été aussi présente dans l’art contemporain (Basquiat, Cy Twombly, le Street Art, etc.). Elle est particulièrement évidente dans le domaine du dessin, qui s’apparente à l’écriture par son caractère littéralement graphique, mais aussi par son support privilégié, le papier. L’exposition propose d’explorer à travers les siècles précédents la question de cette relation.

Les inscriptions apposées par l’artiste ou parfois par l’amateur contribuent à livrer une lecture des dessins qui, sans leur présence, échapperait à leur compréhension. Grâce à elles, le visiteur se trouve au coeur de la création et perçoit toutes les complexités d’une invention où se mêlent imagination, contraintes d’une commande, culture visuelle, mais aussi hasard et improvisations.

Les oeuvres choisies offrent une large typologie des écrits qui figurent généralement sur les dessins : signatures ou monogrammes (Urs Graf), datations (Zuccari), lieux d’exécution (Hubert Robert, Natoire), dédicaces (Puvis de Chavannes), commentaires liés au contexte d’une commande ou d’un marché liant l’artiste et le donneur d’ordre (Pourbus, Martellange). Des annotations de couleurs, de dimensions ou de détails architecturaux contribuent à fournir des informations sur un projet destiné à être peint, sculpté ou gravé.

Les sources dans lesquelles les artistes puisent leurs inspirations sont autant de références explicitement inscrites sur les feuilles : sources artistiques, lorsque le dessinateur se réfère à de grands maîtres, Michel-Ange (Carpeaux), Bramante (Hubert Robert), Holbein (Alberola), sources littéraires ou orales : Homère et Hésiode (de La Fosse), Sophocle (Véronèse), Michaux (Unica Zürn) proverbes (Verbeeck, Richer).

Si les inscriptions et le dessin forment le plus souvent un ensemble cohérent, ils cohabitent parfois dans une juxtaposition aléatoire, qui peut surprendre le visiteur."

Écrire, c’est dessiner

 

Du 6 novembre 2021 au 21 février 2022, une exposition au Centre Pompidou de Metz

Née d’une conversation avec l’artiste, poète et écrivaine Etel Adnan (née en 1925), l’exposition Écrire, c’est dessiner explore notre fascination pour l’écriture et ses signes, et leur proximité avec la pratique du dessin, opposant le monde manuscrit au monde numérique.

L’artiste se rappelle avec beaucoup de simplicité et de sensibilité comment l’arrivée d’une lettre était autrefois - il n’y a pas si longtemps - un événement considérablement plus éloquent que la réception d’un courriel. Selon l’écriture, le choix de la langue (elle-même navigant entre français, arabe et anglais), la couleur de l’encre, l’utilisation de la feuille ou de l’enveloppe même, le destinataire pouvait déjà faire pressentir l’état d’esprit de son correspondant. L’humeur, le caractère ou l’âge étaient autant de facteurs faisant évoluer la graphie, des informations que les claviers ont fait disparaître.

De cette conversation est née l’idée d’une exposition mettant en avant la poésie de cet « ancien savoir » qu’est l’écriture, à travers des lettres et manuscrits, mais aussi des œuvres graphiques issues des collections du Centre Pompidou, où l’écrit se mêle à l’image, voire disparaît complètement. Les supports de narration que sont le leporello, le rouleau, le livre, le cycle illustré, sont au centre de cette présentation, qui réunit des ensembles de dessins, notes et oeuvres d’Etel Adnan, Pierre Alechinsky, Roland Barthes, Irma Blank, Pierrette Bloch, Louise Bourgeois, Frédéric Bruly Bouabré, Mirtha Dermisache, Christian Dotremont, A.R. Penck, Nancy Spero et Jacques Villeglé.

Ces œuvres sont mises en regard de cabinets d’écritures, contenant des manuscrits autographes de personnalités illustres (Arthur Rimbaud, Victor Hugo, Antonin Artaud, …) ainsi que de précieux trésors des fonds patrimoniaux de la Bibliothèque nationale de France (supports d’écritures et manuscrits anciens de différentes civilisations, brouillons d’écrivains, recueils de poésies,…), du Louvre, de l'Institut du Monde Arabe, des Bibliothèques- Médiathèques de Metz et du Grand Est (fonds Paul Verlaine, enluminures médiévales, …), en lien avec des œuvres et films de Guy de Cointet, Alighiero e Boetti, Yuichi Inoué, James Lee Byars ou encore d’Art Brut. Témoignant d’une imbrication primordiale et d’une richesse infinie entre écriture et dessin, signe et trace, ce dialogue donne à l’exposition son titre : Écrire, c’est dessiner.

Etel Adnan rêve ainsi que l’on regarde dans cette exposition une simple écriture, quelles que soient sa langue et sa graphie, « comme un tableau dans un musée. »

La Rage d'écrire de Gustave Flaubert à Peter Handke

 

Une exposition, des rencontres et des masterclass, du 29 octobre 2021 au 27 février 2022, du mercredi au dimanche de 14h à 18h -  à l’abbaye d’Ardenne 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe - tél. 02 31 29 37 37

"Un carnet sous la main, le dos d’une enveloppe qui traînait là, une page vierge qu’on ouvre au petit matin, des listes, des ratures… comment ça commence quand ça commence ? comment ça s’écrit ?

Profitant de l’anniversaire de Gustave Flaubert, saint patron de l’écriture contemporaine, l’Imec propose une exposition, des rencontres et des masterclass, s’installe au beau milieu de l’écriture et en explore la fabrique, les repentirs comme les fulgurances, les hésitations, les défaites, les humeurs.

« Chienne de chose que la prose », disait Flaubert. Cette prose qui résiste, ce rude combat, c’est tout le travail de l’écrivain. Nous essaierons de mieux le comprendre en compagnie de Pierre Bergounioux, Olivier Cadiot, Florence Delay et Liliane Giraudon, et en exposant les carnets de travail de nombreux écrivains, de Gustave Flaubert à Peter Handke.

Modeste et portatif, le carnet de travail est au coeur de La rage d’écrire. Il accompagne la formulation de l’idée, il en est le sismographe. Ses pages griffonnées sont une mine, un laboratoire. Le carnet nous rappelle qu’il n’y a pas de création, pas d’interprétation, pas de recherche sans tâtonnements ni sans errances.

C’est au fond ce que Flaubert, le premier, nous a aussi appris. (Nathalie Léger)"

VIVIAN MAIER

 

Du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022 - Exposition de photos - Musée du Luxembourg à Paris

Le parcours de Vivian Maier (New York, 1926 – Chicago, 2009) est atypique mais c’est pourtant celui d’une des plus grandes photographes du XXe siècle. C’est au cœur de la société américaine, à New York dès 1951 puis à Chicago à partir de 1956, que cette gouvernante d’enfants observe méticuleusement ce tissu urbain qui reflète déjà les grandes mutations sociales et politiques de son histoire. C’est le temps du rêve américain et de la modernité surexposée dont l’envers du décor constitue l’essence même de l’œuvre de Vivian Maier. L’exposition permet au public d’accéder pour la première fois à des archives inédites de la photographe, découvertes en 2007 : photographies vintages que Vivian Maier a pu tirer, films super 8 jamais montrés, enregistrements audio… L’exposition permet ainsi de saisir toute l’ampleur de l’œuvre de cette grande artiste et de replacer son œuvre dans l’histoire de la photographie.

Passion ! Fureur ! Éléphants ! - Du roman culte à l’exposition

 

2021 marque le bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821- 1880). Des expositions à Rouen, Marseille et ... Tunis

Portée par la RMM (Réunion des Musées Métropolitains Rouen Normandie) et le Mucem (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée), l’exposition « Salammbô » sera en 2021 l’élément majeur des célébrations du bicentenaire de la naissance de Gustave Flaubert (1821, Rouen - 1880, Croisset). En convoquant littérature, peinture, sculpture, photographie, arts de la scène, cinéma, bande dessinée et archéologie, « Salammbô » explore l’actualité d’un ouvrage hors normes où se bousculent les grandes préoccupations d’aujourd’hui. Déterminisme de classe, assignation de genre, violence politique, légitimité du pouvoir, guerre de masse, altérité et diversité, tout ce qui va bouleverser le monde moderne se trouve en germe dans cette fantasmagorie historique qui continue d’ébranler les sensibilités contemporaines.

L’exposition présente 250 œuvres issues des collections publiques et privées françaises et européennes, dont le musée du Louvre, la Bibliothèque nationale de France, le Musée national d’art moderne-Centre Pompidou, le musée d’Archéologie méditerranéenne de Marseille, le Cabinet des Médailles (Archives municipales) de Marseille, les musées de Rouen, Munich et Berlin…

1*- Du 23 Avril 2021 au 19 Septembre 2021, au Musée des Beaux Arts de Rouen, une exposition inspirée du roman éponyme, paru en 1862. Fureur, passion, désir, trahisons et… éléphants traversent cette géniale épopée qui nous fait voyager en terre punique, trois siècles avant J.-C.

2*- Du mercredi 20 octobre 2021 au lundi 7 février 2022 au MUCEM (Marseille)

3*- Et aussi au Musée national du Bardo (Tunis) : En Tunisie, l’espace sera un peu plus petit et présentera certaines œuvres puniques qui n’ont pas pu voyager en France.

Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie

 

Une exposition de mars 2021 à février 2022, au Mémorial de la Shoah - 17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris

« Enjeu de mémoire, le destin des « triangles roses » a longtemps été invisibilisé. Cette exposition entend rendre compte, grâce à de nombreux documents originaux, du sort des homosexuels et des lesbiennes sous le régime nazi, entre stigmatisation, persécution et lutte pour la reconnaissance. »

 

Et également une exposition reportée de photographies de la Sud-Africaine Zanele Muholi, médaillée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour son engagement artistique envers la communauté LGBTQ, et particulièrement sur les conditions de vie des femmes lesbiennes de son pays, victimes de viols correctifs pour «guérir» leur homosexualité ou de violence extrême souvent meurtrière. Faute d'exposition, des photos sont visualisables sur internet

Anselm Kiefer - Pour Paul Celan

 

Jusqu'au 11 janvier 2022 au Grand Palais Ephémère (Place Joffre, 75007 Paris)

Quinze ans après avoir inauguré la série des Monumenta au Grand Palais en 2007, Anselm Kiefer est le premier plasticien à investir l’intégralité de l’espace du Grand Palais Éphémère, pour un projet inédit.
Avec Pour Paul Celan, il poursuit son travail sur la mémoire européenne, traversée par ses conflits. Installées dans les volumes uniques du Grand Palais Éphémère au moyen d’une scénographie minimale, des sculptures, des installations et des toiles de grand format, conçues entre 2015 et 2021, interagissent avec la poésie inapaisée du grand poète de langue allemande Paul Celan, dont l’œuvre a sans cesse été présent dans les peintures d’Anselm Kiefer. Fragments de textes tracés à la craie, pigments et matériaux végétaux composent cette relecture picturale du texte de Celan, qui, après avoir connu l’horreur des camps, a entrepris sa vie durant d’utiliser le langage comme un outil contre l’oubli et la barbarie - parce qu’il est nécessaire de se tourner, souvent, vers le passé pour mieux comprendre notre avenir.

  • Réservation
  • En marge de l'exposition, le Samedi 8 janvier à 17h : Lecture : J’ai grandi au bord du Rhin - Anne Consigny, comédienne, lit le discours qu’Anselm Kiefer a prononcé à Francfort lorsqu’il a reçu le Prix de la Paix des Libraires et Editeurs allemands. L’artiste y évoque l’Allemagne et son histoire. Il décrit son travail de création et la place qu’occupent la mythologie et la poésie dans son œuvre. Par la voix d’Anne Consigny, Anselm Kiefer expose sa vision de l’art et rend hommage au grand poète Paul Celan. 

 

Lumières du Liban - Art moderne et contemporain de 1950 à aujourd'hui

 

Du 21 septembre 2021 au 2 janvier 2022 - Institut du Monde Arabe - 1 Rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris

Un an après l’explosion du 4 août 2020 qui a ravagé le port de Beyrouth, l’Institut du monde arabe rend hommage à la vitalité et à la résilience de la scène artistique libanaise. Avec l’exposition LUMIÈRES DU LIBAN. Art moderne et contemporain de 1950 à aujourd’hui (21 septembre-2 janvier 2022), l’IMA célèbre la prodigieuse créativité des artistes modernes et contemporains du Liban et de ses diasporas, du lendemain de son indépendance en 1943 jusqu’à nos jours, avec des œuvres de Shafic Abboud, Etel Adnan, Saliba Douaihy, Paul Guiragossian, Hussein Madi, Assadour, Chaouki Choukini, Ayman Baalbaki, Zad Moultaka, Serwan Baran, Hala Matta, Hiba Kalache, Zena Assi ou encore Tagreed Darghouth.