Expositions

Autrices, écrire libre (1945-1980)

 

Du 15 septembre - 14 novembre 2020, une exposition à la Galerie Gallimard, du mardi au samedi de 13H à 19H ou sur rendez-vous au 30-32 rue de l'Université, 75007 Paris

Exposition réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque Nationale de France et en partenariat avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine.

"L’attribution du prix Goncourt à Elsa Triolet en 1945 marque l’entrée des femmes dans un palmarès aussi masculin que l’avait été jusque-là son jury. L’événement inaugure une ère enfin plus favorable à la mixité en littérature, après des décennies de sous-représentation des auteures dans les catalogues des éditeurs français. L’une des particularités de ce mouvement d’émancipation intellectuelle est qu’il livre son sens critique en même temps qu’il s’accomplit en œuvres ; dans le prolongement de la parution du Deuxième Sexe (1949), les femmes enfin s’expriment et s’expliquent ; et elles disposent de «lieux» pour le faire, comme l’avaient appelé de leurs vœux Virginia Woolf et Colette...."

Pierre Dac. Du côté d'ailleurs

 

Du jeudi 15 octobre 2020 jusqu'au dimanche 28 février 2021, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Le mahJ présente la première exposition consacrée à Pierre Dac (1893-1975). Plus de 250 documents issus des archives familiales, extraits de films, émissions télévisées et radiophoniques éclairent le parcours personnel et l’œuvre de ce maître de l’absurde, qui présida à la naissance de l’humour contemporain.

Qui sait que, dans les années 1950, Pierre Dac fut l’inventeur du schmilblick, cet objet au nom yiddish « qui ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout » ? Qui se souvient du biglotron ? Qui a en mémoire la désopilante série radiophonique Bons baisers de partout, diffusée sur France Inter de 1966 à 1974 ? Des années 1930 au milieu des années 1970, l’imagination et l’inventivité de Pierre Dac ont nourri la culture française d’un extraordinaire arsenal humoristique que l’exposition fera redécouvrir....

PASCAL QUIGNARD – L’HOMME AUX TROIS LETTRES

 

Du 30 septembre au 29 novembre 2020, une exposition à la BnF / François-Mitterrand / Galerie des donateurs

Découvert par le grand public à la publication de son récit Tous les matins du monde, adapté au cinéma par Alain Corneau, Pascal Quignard est l’auteur d’une œuvre considérable. La BnF célèbre le don que lui a consenti l’écrivain en 2018 en lui consacrant une exposition. Manuscrits, correspondances, photographies, peintures, éditions rares : une centaine de pièces, présentées au public pour la première fois, invitent à revenir sur les moments marquants d’une carrière littéraire exceptionnelle.

Échappées belles d'ici et d'ailleurs

 

Du 18 Septembre au 18 décembre 2020, une exposition et des ateliers autour du carnet de voyage - Service culturel 58-60, avenue Raspail - 94250 Gentilly. Peut-être l’avez-vous déjà croisée dans les rues de Gentilly avec son carnet, ses crayons et ses aquarelles ? Dessinatrice, graphiste, illustratrice et enseignante en art, Marielle Durand aime avant tout le voyage, partir aux quatre coins de la planète pour y découvrir de nouveaux paysages et faire de nouvelles rencontres. À travers cette exposition, vous aurez le plaisir de goûter à quelques-uns de ces lointains voyages (Vietnam, Réunion, Martinique, Balkans, New-York), d’admirer ses nombreux petits carnets et ses beaux et grands dessins. À chaque fois, s’y déploie son habileté à rendre l’ambiance d’une place de village, d’une terrasse de café ou à esquisser en quelques lignes l’expression d’un visage. Et comme le voyage est aussi à notre porte, nous avons proposé à Marielle de regarder de près Gentilly, ses rues, son architecture, ses parcs, et tous ces territoires familiers. Cette exposition est donc à la fois un voyage au loin mais aussi,  grâce au regard affûté de Marielle, une façon singulière et originale de redécouvrir notre ville.

Sur les traces de la famille Hassoun de Constantine

 

Jusqu'au 17 janvier 2021, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris

Les conservateurs du mahJ ont levé une partie du mystère qui enveloppait trois portraits de la famille Hassoun de Constantine au terme d'une vaste enquête. Leurs recherches ont permis de localiser la famille, de découvrir les ancrages identitaires qu'indiquent les vêtements portés, de retracer un itinéraire singulier vers la France.

Le mahJ a acquis, en décembre 2019, un ensemble de trois grands portraits au pastel réalisés en 1904 à partir de photographies par un certain A. Hassoun : un couple en costume occidental dans un parc autour d'un enfant dans un landau neuf, et un homme et une femme « à l'orientale ». Au revers du premier pastel figure une inscription ajoutée plusieurs décennies plus tard par le petit-fils du peintre précisant l'dentité des personnages : un instituteur –  l'auteur des tableaux –, sa femme et leur fils, futur polytechnicien. À partir de ces indices, le musée a retracé l'ascension, grâce à l'école publique, de cette modeste famille juive de Constantine, un itinéraire conduisant de cette ville d'Algérie à Paris, en passant par Rouen et Drancy.

A l'occasion de cette exposition, l'Algérie est à l'honneur dans les vitrines attenantes au cabinet d'art graphique : en particulier un panier et nécessaire pour le bain rituel (miqveh) et le hammam, des tableaux de synagogue et de salle d'étude, des portraits et des costumes traditionnels, dont une peu banale coiffe traditionnelle de femme juive algérienne (sarmah).

Catherine Meurisse, la vie en dessin

 

Du 30 septembre 2020 au 25 janvier 2021 à la Bibliothèque Publique d'Information - Niveau 2 - Entrée rue Beaubourg 75004   Paris

La Bibliothèque publique d’information, en collaboration avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, propose cet automne une exposition consacrée à l’œuvre de la dessinatrice Catherine Meurisse.

"Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste prolixe. Dans la lignée de Claire Brétécher, elle a, comme cette dernière, et comme Riad Sattouf, saisi le monde en marche. Aiguisant son regard et son trait pendant 15 ans dans de nombreux titres de presse et en particulier à Charlie"

Les valises de Jean Genet

 

Du 30 octobre 2020 au 31 janvier 2021, du marcredi au dimache de 14h00 à 18h00, exposition à l'IMEC, abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

Que contiennent les valises d’un écrivain ? Après les malles légendaires de Fernando Pessoa, Raymond Roussel ou Antonin Artaud, voici les valises de Jean Genet, écrivain vagabond, sans domicile, sans bureau, sans bibliothèque.

Entré par effraction en poésie avec la publication du Condamné à mort, en 1942, Jean Genet rédige ses premiers livres en prison mais se retire de la scène littéraire au moment même où son théâtre le fait connaître dans le monde entier. Il dit alors avoir

renoncé à écrire. Et pourtant, durant près de vingt ans, d’une chambre d’hôtel à l’autre, du camp de Chatila à la Goutte d’Or, des ghettos noirs d’Amérique à la petite ville de Larache au Maroc, il transporte dans ses minces bagages les matériaux d’une œuvre rêvée où sa vie entière est consignée, de sa jeunesse perdue à ses dernières péripéties politiques.

En avril 1986, quelques jours avant sa mort, Jean Genet confie à Roland Dumas, son avocat rencontré pendant la guerre d’Algérie, deux valises de manuscrits. Un mois plus tard paraît son ultime chef-d’œuvre, Un captif amoureux. Durant trente-quatre ans, ces valises ont dormi dans le secret du cabinet de l’avocat avant que celui-ci ne décide d’en faire don à l’IMEC.

Brouillons, manuscrits inédits, notes éparses… le dernier atelier de l’écrivain est aujourd’hui révélé au public.