Expositions

Des expositions

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, à l’écriture, les journaux intimes et plus généralement la littérature. 

Käthe Kollwitz « Je veux agir dans ce temps »

 

Jusqu'au 12 janvier 2020, une expositon au MAMCS (Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbour) 1, place Hans-Jean Arp, Strasbourg - Ouvert tous les jours de 10h à 18h – sauf le lundi

En partenariat avec le Kollwitz Museum de Cologne, le MAMCS organise une grande rétrospective consacrée à l’artiste allemande Käthe Kollwitz (1867-1945). Témoin des crises politiques et sociales de son temps et auteure d’une œuvre marquée par son pacifisme, Käthe Kollwitz est ici montrée comme une artiste complète (graveuse, dessinatrice et sculptrice) dont le réalisme expressif influencera son époque et au-delà. Se présentant elle-même comme une artiste engagée, Käthe Kollwitz aura retenu comme sujets de prédilection les grands drames qui traversent son époque, n’hésitant pas à inclure des éléments personnels dans son art. Reconnue et estimée de son vivant en son pays et considérée comme un modèle pour nombre de jeunes artistes, Käthe Kollwitz sera menacée par l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Cette vaste rétrospective (600 m2, 170 œuvres) vient porter à la connaissance du public une œuvre qui passe de l’autobiographie à l’universel en traitant de thèmes tels que l’amour maternel, les conflits sociaux, la Grande Guerre, la mort ou le deuil.

Réunissant ses cycles gravés les plus connus (La Révolte des Tisserands, La Guerre des Paysans), des dessins et des œuvres graphiques ainsi que de nombreux autoportraits, l’exposition met en lumière le trait expressif, parfois poignant, si particulier de Käthe Kollwitz. Le MAMCS est actuellement la seule collection publique française à conserver des témoignages de son œuvre réunissant un ensemble d’une trentaine de pièces, certaines d’entre elles ayant été acquises du vivant de l’artiste.

Photographier la Petite pologne 1924-1939

 

Jusqu'au 30 mars, une exposition de photos de KASIMIR ZGORECKI au Louvre-Lens - 99 Rue Paul Bert, 62300 Lens

En septembre 1919, au lendemain de la signature d’une convention entre la France et la Pologne, de nombreux travailleurs polonais arrivent dans le Bassin minier du Nord de la France. Kasimir Zgorecki fait partie de cette diaspora polonaise.

En 1922, il quitte la Ruhr où son père travaille comme mineur de fond, et s’installe à Rouvroy dans le Pas-de-Calais. Chaudronnier de formation, il ne travaille que six mois dans les mines, avant de se tourner vers la photographie professionnelle.

En 1924, il reprend l’atelier-librairie de son beau-frère photographe, qui l’initie aux rudiments de la technique. Durant la période d’entre-deux-guerres, l’activité de Kasimir Zgorecki connait une ascension fulgurante et une période particulièrement intense.

Il se plait à portraiturer les émigrés polonais partis loin de leur pays, en gardant trace de leur histoire intime, en immortalisant  leur réussite personnelle, en rendant palpable leur existence et en révélant leur quotidien à la fois sobre et touchant.
L’exposition présente une centaine de photographies en noir et blanc témoignant de la vie de cette communauté polonaise émigrée, soucieuse à la fois de montrer ses capacités d’intégration et de réussite, et de garder vivantes ses traditions.

Paris-Londres Music Migrations (1962-1989)

 

Du 12 mars 2019 au 5 janvier 2020 du Mardi - vendredi de 10h à 17h30, Samedi et dimanche de 10h à 19h (Fermé le lundi) - Palais de la Porte Dorée - 293, avenue Daumesnil 75012 Paris

Du début des années 1960 à la fin des années 1980, de multiples courants musicaux liés aux flux migratoires ont transformé Paris et Londres en capitales multiculturelles. Paris-Londres. Music Migrations propose un parcours immersif et chronologique pour traverser ces trois décennies décisives de l’histoire musicale de Paris et de Londres.

giono - expo

 

Du 30/10/2019 au 17/02/2020 - Exposition au MUCEM à Marseille

À la veille des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Jean Giono (octobre 2020), le Mucem propose, à travers près de 300 oeuvres et documents, une rétrospective qui, loin de l’image simplifiée de l’écrivain provençal, suit le trajet de son oeuvre écrite et filmée en lui rendant sa noirceur, son nerf et son universalité. Giono,
poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, s’est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu’à en trouver les antidotes : création, travail, pacifisme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l’imaginaire...

Bacon en toutes lettres

 

Du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020, exposition au Centre Pompidou - Paris

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

L’exposition consacrée à Francis Bacon s’attache aux œuvres réalisées par l'artiste durant les deux dernières décennies de sa pratique. Au travers d’une soixantaine de tableaux, incluant douze triptyques et une série de portraits et d’autoportraits, les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur ; de grandes voix lisent en français et en anglais des textes d'auteurs ayant inspiré à Bacon des œuvres et des motifs.

Rosine Cahen - Dessins de la Grande Guerre

 

Du jeudi 17 octobre 2019 jusqu'au dimanche 23 février 2020 une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple 75003 Paris - 01 53 01 86 60

Rosine Cahen (1857-1933), née à Delme aujourd’hui en Moselle, arrive à Paris après que sa famille a opté pour la nationalité française, comme 25 % des juifs des territoires annexés par l’Allemagne en 1871.

Elle y étudie les arts à l’académie Julian, promotion remarquable pour une jeune fille d’un milieu aussi modeste – son père boulanger, puis boucher, devait subvenir aux besoins de six autres enfants.
À partir de 1884, elle expose régulièrement au Salon des artistes français et reçoit plusieurs récompenses, dont une médaille d’or en 1921. Professeur de dessin à l’école Gustave de Rothschild, elle gagne aussi sa vie en réalisant des gravures, notamment des lithographies d’œuvres de Jules Adler.
Entre 1916 et 1919, elle visite plusieurs hôpitaux militaires et exécute le portrait de grands blessés de guerre au pastel et au fusain. Cet ensemble de dessins d’une grande sensibilité, où l’artiste, dépassant l’horreur des blessures, s’attache à saisir l’expression des soldats convalescents, est ici présenté pour la première fois en France, faisant écho au travail de Jules Adler pendant la Première Guerre mondiale.

Jules Adler - Peintre du peuple

 

Du jeudi 17 octobre 2019 jusqu'au dimanche 23 février 2020, exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple 75003 Paris - 01 53 01 86 60

Né à Luxeuil-les-Bains en Franche-Comté, au sein d’une famille juive d’origine alsacienne, Jules Adler (1865-1952) est un peintre de la mouvance naturaliste, qui incarne une voie alternative entre les avant-gardes impressionnistes et l’art officiel à la fin du XIXe siècle. À l’origine d’une œuvre aussi forte que singulière, il est aujourd’hui peu connu du grand public, bien qu’une de ses toiles, La Grève au Creusot (1899), soit devenue une icône des luttes ouvrières

soustraction

 

Du 18 octobre 2019 au 16 février 2020 une exposition à l'IMEC (Institut Mémoires de l'édition contemporaine), à l'Abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

Dessinant une trajectoire résolument oblique entre littérature, cinéma et arts plastiques, Valérie Mréjen s’inspire, pour son travail, de souvenirs, d’événements du quotidien, de détails burlesques et cruels de l’existence, de la folie ordinaire. Elle y mélange divers types de récits rapportés ou vécus qu’elle réécrit et réarrange, affectionne le mode de l’enquête comme une occasion d’enregistrer des paroles et des témoignages dans une approche documentaire.

Tolkien, voyage en Terre du Milieu

 

Du 22 octobre 2019 au 16 février 2020, une exposition  à la BNF (Ouverte tous les jours sauf le lundi) - Bibliothèque François-Mitterrand - Quai François Mauriac - 75013 Paris

La BnF propose une exposition d’envergure consacrée à l’œuvre protéiforme de J.R.R. Tolkien, brillant professeur d’Oxford et créateur de mondes, qui continue à vivre dans l’imaginaire d’un très large public. Les quelque 300 pièces exposées mettent en lumière à la fois l’homme et son œuvre. Pour la première fois en France, de nombreux manuscrits et dessins originaux de Tolkien sont présentés. Parallèlement, une sélection de pièces d’exception issues pour la plupart des collections de la BnF fournit un contexte pour cette création artistique et littéraire.

FABIENNE VERDIER - SUR LES TERRES DE CéZANNE

 

Jusqu'au 5 janvier 2020, exposition au Musée Granet - Place Saint Jean de Malte 13100 Aix-en-Provence

Au musée Granet, sur plus de 700 m2 d’espace muséal, l’exposition retrace le parcours de Fabienne Verdier depuis son retour de Chine où elle est restée plus de 10 ans, jusqu’à ses œuvres créées ces derniers mois dans les carrières de Bibémus, face à la Sainte-Victoire, à Saint-Antonin, au sommet
de la montagne mythique… Il s’agit de la première rétrospective de l’artiste en France.

Cette exposition permet au visiteur d’appréhender l’œuvre de l’artiste dans sa globalité, de mieux comprendre son apprentissage auprès des lettrés chinois après la Révolution culturelle et de voir comment, rentrée en France, Fabienne Verdier élabore une esthétique nouvelle en se nourrissant des grands courants de pensée de la peinture occidentale (des Primitifs flamands à l’Expressionnisme abstrait). Ainsi, au fil des salles du musée, ce sont six temps forts qui sont proposés aux visiteurs, qui permettent d’embrasser l’évolution et la richesse du travail de l’artiste…