Expositions

Des expositions

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, à l’écriture, les journaux intimes et plus généralement la littérature. 

La Rage d'écrire de Gustave Flaubert à Peter Handke

 

Une exposition, des rencontres et des masterclass, du 29 octobre 2021 au 27 février 2022, du mercredi au dimanche de 14h à 18h -  à l’abbaye d’Ardenne 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe - tél. 02 31 29 37 37

"Un carnet sous la main, le dos d’une enveloppe qui traînait là, une page vierge qu’on ouvre au petit matin, des listes, des ratures… comment ça commence quand ça commence ? comment ça s’écrit ?

Profitant de l’anniversaire de Gustave Flaubert, saint patron de l’écriture contemporaine, l’Imec propose une exposition, des rencontres et des masterclass, s’installe au beau milieu de l’écriture et en explore la fabrique, les repentirs comme les fulgurances, les hésitations, les défaites, les humeurs.

« Chienne de chose que la prose », disait Flaubert. Cette prose qui résiste, ce rude combat, c’est tout le travail de l’écrivain. Nous essaierons de mieux le comprendre en compagnie de Pierre Bergounioux, Olivier Cadiot, Florence Delay et Liliane Giraudon, et en exposant les carnets de travail de nombreux écrivains, de Gustave Flaubert à Peter Handke.

Modeste et portatif, le carnet de travail est au coeur de La rage d’écrire. Il accompagne la formulation de l’idée, il en est le sismographe. Ses pages griffonnées sont une mine, un laboratoire. Le carnet nous rappelle qu’il n’y a pas de création, pas d’interprétation, pas de recherche sans tâtonnements ni sans errances.

C’est au fond ce que Flaubert, le premier, nous a aussi appris. (Nathalie Léger)"

Confidences : AUTOPORTRAIT AUTOFICTION

 

Jusqu'au 30.10.2021, une exposition de photographies  - Espace 100 - 100 rue de Charenton 75012 Paris

10 femmes photographes nous invitent à voyager dans l’intime ; nous plongent dans une exploration de l’inconscient.

Autofiction, genre bien étonnant mêlant l’autobiographie à la fiction. L’auteur se prend donc au jeu de nous raconter sa vie en intégrant des faits fictifs mais reconnus comme vécus. Il brouille sa vérité. Mais les évènements passés au filtre du temps et de la mémoire ne sont-ils pas des faits d’une réalité forcément distordue ? Quelle distance entre le vécu et la réalité ? Quelle distance entre l’artiste et le sujet ?

Dans l’autoportrait, ils ne font plus qu’un.  Tel un miroir, révélateur d’un moi. Mais quel est ce MOI qui se livre à notre regard ?

C’est bien à travers cette question que nous avons orienté notre sélection d’artistes. Souvent théâtralisé, l’autoportrait s’inscrit dans une recherche expérimentale, décomplexée et se jouant des clichés.

VIVIAN MAIER

 

Du 15 septembre 2021 au 16 janvier 2022 - Exposition de photos - Musée du Luxembourg à Paris

Le parcours de Vivian Maier (New York, 1926 – Chicago, 2009) est atypique mais c’est pourtant celui d’une des plus grandes photographes du XXe siècle. C’est au cœur de la société américaine, à New York dès 1951 puis à Chicago à partir de 1956, que cette gouvernante d’enfants observe méticuleusement ce tissu urbain qui reflète déjà les grandes mutations sociales et politiques de son histoire. C’est le temps du rêve américain et de la modernité surexposée dont l’envers du décor constitue l’essence même de l’œuvre de Vivian Maier. L’exposition permet au public d’accéder pour la première fois à des archives inédites de la photographe, découvertes en 2007 : photographies vintages que Vivian Maier a pu tirer, films super 8 jamais montrés, enregistrements audio… L’exposition permet ainsi de saisir toute l’ampleur de l’œuvre de cette grande artiste et de replacer son œuvre dans l’histoire de la photographie.

Il y a 6 ans : les attentats du 13 novembre 2015

 

Alors que le procès des attentats du 13 novembre 2015 s’ouvre le 8 septembre 2021, des témoignages.

1*- Une exposition de photographies  2*- Des livres

3*- A la radio

  •  “13 novembre, l’audience est ouverte”, dimanche 5 septembre à 20h50 sur France 5
  • "Les cicatrices du 13 novembre", Interception - France Inter, le 5 septembre 2021

4*- A la télévision

  • V13”, du lundi 27 septembre au vendredi 1er octobre 2021 à 20h30 sur LCP

Maya Zack. La Mémoire en action - Œuvres vidéos

 

Jusqu'au dimanche 12 septembre 2021, une exposition du MAHJ  - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Trois vidéos de Maya Zack sont présentées pour la première fois en France : la trilogie Mother Economy (2007), Black and White Rule (2011), Counterlight (2016-2017). 

Dans ces vidéos, l’artiste explore la construction de la mémoire en mettant en scène, dans une ambiance d’avant la Seconde Guerre mondiale, des figures féminines attachées à répertorier avec une obsession scientifique et, pour finir, poétique les fragments du passé.

Dernier volet de ce triptyque, Counterlight nous immerge dans l’univers de Paul Celan (1920-1970), un des plus grands auteurs de langue allemande de l’après-guerre. Grâce à un exceptionnel travail archivistique, l’artiste reconstitue un monde d’images qui redonne vie au poète.

Aboutissement de longues périodes de recherche et de création, les films de Maya Zack conjuguent le cinéma, la photographie, mais aussi la sculpture, pour interroger le risque d’oubli et proposer des stratégies de mémorisation, à une époque où disparaissent les témoins de la Shoah.

Née en 1976, Maya Zack vit et travaille à Tel-Aviv. Son oeuvre a fait l’objet d’expositions monographiques à Londres, Rome, New York, Paris, Berlin, Tel-Aviv et Jérusalem. Ses films ont été remarqués dans des festivals européens ; elle est lauréate du prix Celeste en 2008 à Berlin.

Portrait, autoportrait

 

Jusqu'au 5 septembre 2021 - Exposition au Musée Jenish Vevey - Avenue de la Gare 2 - CH-1800 Vevey - T + 41 21 925 35 20

Du mardi au dimanche de 11h à 18h - Ouverture jusqu’à 20h les jeudis

Depuis le néolithique, les êtres humains ont cherché à représenter leurs semblables, et à se représenter eux-mêmes. Cette exposition d’œuvres sur papier offre un foisonnement de visages et de corps, depuis Rembrandt jusqu’à Hodler et Kiki Smith ; elle nous renseigne sur les variations infinies qu’offre l’art du portrait, du réalisme le plus strict au symbolisme et à l’expressionnisme les plus effrénés. Art chamanique à l’origine, l’art du portrait nous interroge sur ces questions fondamentales : « Comment voyons-nous nos semblables, comment nous voyons-nous nous-mêmes ? »

Une exposition sous le commissariat de Frédéric Pajak, commissaire invité, assisté d'Emmanuelle Neukomm, conservatrice Beaux-Arts.

Memoria : récits d’une autre Histoire

 

Une exposition du 5 février au 20 novembre 2021 au Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA - 5, Parvis Corto Maltese 33 800 Bordeaux - Tel. 05 56 24 71 36

L’exposition « Memoria : récits d’une autre Histoire », c’est l’idée d’une mémoire collective composée d’une myriade de récits, d’histoires, de questionnements et d’expériences éparpillées dans nos mémoires individuelles, personnelles, intimes. Elle est ici révélée à travers les oeuvres d’artistes dont le travail renvoie à la (re)construction d’un tout commun, d’un tout universel, qui renouvelle notre regard sur la création contemporaine issue d’Afrique et de ses diasporas.

« Mémoires d’enfances exilées », l'histoire des Enfants dits de la Creuse

 

Du 10 jusqu’au 25 juin, l’exposition « Mémoires d’enfances exilées, histoire des Enfants dits de la Creuse » présente à Limoges une vingtaine de portraits réalisés par la photographe Corinne Rozotte en partenariat avec la FEDD, la fédération des enfants déracinés des DROM, départements et régions d'outre-mer - Maison de la Région Limoges - 27 Boulevard de la Corderie, Limoges

Un regard sur des enfants réunionnais exilés de force en métropole de 1962 à 1984 par le gouvernement français, dans le but de repeupler des départements victimes de l’exode rural.

Entre 1962 et 1984, ils furent 2150 enfants réunionnais exilés en métropole, à Guéret dans la Creuse, ainsi que dans 83 départements français. Ce programme, mis en place par le député de la Réunion d’alors, Michel Debré, devait contribuer au repeuplement de départements français désertés par l’exode rural. Aux familles réunionnaises choisies, pauvres et souvent illettrées, était proposé d’offrir à leurs enfants un avenir plus radieux en métropole, avec la promesse de retours réguliers au pays. Mais ils ne se sont jamais produits, et ces enfants ont été pris en charge par l’aide sociale à l’enfance - à l’époque la DDASS - puis adoptés par des familles métropolitaines...

Quelques livres sur ces événements :

Homosexuels et lesbiennes dans l’Europe nazie

 

Une exposition de mars 2021 à février 2022, au Mémorial de la Shoah - 17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris

« Enjeu de mémoire, le destin des « triangles roses » a longtemps été invisibilisé. Cette exposition entend rendre compte, grâce à de nombreux documents originaux, du sort des homosexuels et des lesbiennes sous le régime nazi, entre stigmatisation, persécution et lutte pour la reconnaissance. »

 

Et également une exposition reportée de photographies de la Sud-Africaine Zanele Muholi, médaillée Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres pour son engagement artistique envers la communauté LGBTQ, et particulièrement sur les conditions de vie des femmes lesbiennes de son pays, victimes de viols correctifs pour «guérir» leur homosexualité ou de violence extrême souvent meurtrière. Faute d'exposition, des photos sont visualisables sur internet

Le Chat de Geluck s’expose

 

  1. « Le Chat déambule » : exposition de sculptures monumentales sur les Champs-Elysées de Paris jusqu’au 9 juin 2021 (des photos prises sur les Champs-Elysées, le 31 mars 2021 - voir ICI)
  2. « Le Chat à Matignon » : les dessins préparatoires aux sculptures et autres œuvres - Galerie Huberty et Breyne à Paris jusqu’au 5 juin 2021 [exposition virtuelle]
  3. « Le Chat visite le musée Soulages » : des dessins, des inédits de l’été, et quelques peintures sur toile - à Rodez jusqu’au 26 septembre 2021

les gestes de Valérie Linder

 

Du 20 mars au 17 avril 2021 (mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi de 11h à 17h30), exposition à la Librairie des Éditeurs associés 11 rue de Médicis - 75006 Paris

L'exposition présente une sélection des dessins originaux de Valérie Linder, extraits de deux livres parus au courant du printemps et de l'été 2020. Images agrandies et fragments de textes accompagneront l'installation.

Dans Les gestes du jardin, d'Amandine Marembert, paru aux éditions Esperluète, il est question de transmission familiale, de la joie simple d'être ensemble les mains dans la terre, de la rêverie que le végétal provoque.

Dans L'écorcée de Nathalie Vallée, paru aux éditions Points de suspension, l'inceste et surtout l'histoire de la reconstruction d'une enfant, sont au centre du propos.

Deux livres réunis par l'image et la présence complice de la nature - le jardin, la forêt - comme une échappatoire, un espace hors du temps et qui pourtant veille et répare au fil des saisons.

Andy Warhol - Instantanés

 

Une exposition gratuite du 2 mars au 10 avril 2021 - Galerie Italienne - 15 rue du Louvre - 75001 Paris - Ouverture du mardi au samedi - Horaires : 11h à 19h

C'est à ce jour l’expo photo d’Andy Warhol la plus exhaustive qui aie jamais eu lieu en France au sein d’une galerie privée. On le doit à la Galerie Italienne (1er arrondissement), qui présente sur ses cimaises les plus beaux clichés réalisés par le pape du pop art. Photomatons, polaroïds, argentiques, collages… L’occasion de se plonger dans le New York mondain d’Andy et ses (très) nombreux potes : Grace Jones, Jean-Michel Basquiat, Liza Minnelli, Jean Paul Gauthier ou encore Debby Harry aka Blondie.   Tout un tas de beautiful people photagraphiés en soirée ou dans la vie de tous les jours. Parmi les œuvres incontournables à zieuter ? Les nus de la célèbre série Sex Parts & Torsos (l’expo est interdite aux moins de 18 ans)… Sans oublier les cultissimes Stitched Photographs, images faites de tirages photographiques en noir et blanc cousus les uns aux autres avec du fil, apogée de l’oeuvre photographique de Warhol, qu'il dévoilera en janvier 1987 pour sa dernière exposition, six semaines pile avant sa mort. 

Noir & Blanc : une esthétique de la photographie

 

Une exposition virtuelle de photos au Grand Palais jusqu'au 12 mai 2021

Plus de 300 clichés de 200 photographes, issus des collections de la Bibliothèque nationale de France

L'exposition Noir & Blanc. Une esthétique de la photographie. Collection de la Bibliothèque nationale de France n'a malheureusement pas pu ouvrir ses portes au Grand Palais en raison de la crise sanitaire. Pour vous permettre d'en profiter depuis chez vous, découvrez notre offre de visites virtuelles payantes (4 €).

Accès immédiat : chaque période réservée dure du mercredi au mardi suivant, où vous circulez à votre rythme, de salle en salle, à travers plus de 300 tirages dont 33 œuvres bénéficiant de contenus audioguide. En début de parcours, une introduction sonore de Sylvie Aubenas, commissaire principale de l'exposition vous est proposée. L'affichage en haute définition de cette sélection d’œuvres permet également de zoomer en profondeur.

TOUS TÉMOINS - Les prisons syriennes

 

Exposition de gravures et dessins, du 18 mars au 30 avril 2021, du mercredi au samedi de 13h30 à 17h, à la Galerie FAIT & CAUSE - 58 rue Quincampoix 75004 Paris

"Evénement rare dans l’histoire de notre Galerie, au printemps 2021, FAIT & CAUSE exposera les gravures et dessins de l’artiste syrien, Najah Albukai. Cette exception dans notre vocation dédié à la photographie sociale se justifie à la fois par la convergence du sujet et par l’extraordinaire qualité de son travail....

Ses dessins sont un témoignage bouleversant de ce qu’il a vu et vécu : les coups, les tortures, les humiliations…
Ils font inévitablement penser à ceux ressurgis sous le crayon de Zoran Music plus d’un quart de siècle après qu’il ait été victime et témoin des atrocités de Dachau.
La mémoire photographique de Najah Albukai, a tout enregistré et sa main obsédée reproduit ce dont l’œil ne cesse et ne cessera pas de souffrir. ...


Les dessins de Najah Albukai seront accompagnés de textes que nous avons demandés d’écrire à des auteurs – en résonnance avec l’émotion suscitée par leur violence – sur les injustices et les tragédies de notre époque. Tous Témoins réunit des textes d’une vingtaine d’écrivains français et étrangers : Philippe Claudel, Dominique Eddé, Laurent Gaudé, Jérôme Godeau, Nancy Huston, Farouk Mardam-Bey, Wajdi Mouawad, Olivier Py…" [Parution prévue le 17 mars 2021]

Les pelouses de la place Tahrir

 

Jusqu(au 23 mars 2021,expositon de photos d'Arnaud du Boistesselin - Galerie Librairie Maupetit, 142 La Canebière 13001 Marseille

Quand éclatent les événements de janvier 2011 j’habite au Caire depuis plus de 10 ans, une foule incroyable passe sous mes fenêtres ce 25 janvier, je descends, prends quelques photos, les gens m’invitent à venir avec eux, ils sont heureux et déterminés, ils vont écrire une page d’histoire de leur pays, l’Egypte. Hélas, comme toujours, la répression cherche à ramener le peuple dans le « droit chemin », cette fois, une fois de plus, elle fut terrible. Les combats, les scènes de liesses, de terreur et de foi ont été décrites, photographiées, racontées, … Je n’ai pas suivi cette voie, pour moi la représentation de cette période a commencé le 14 avril 2011 en sortant du métro Sadat je vois les militaires replanter la pelouse, indiquant ainsi un retour à la « normalité » … Je décide de voir et de montrer comment la place Tahrir devient une sorte de scène du théâtre grec, de skḗnē, ces tentes, ces lieux couverts, cet endroit où jouaient les acteurs. J’y suis avant/après jamais pendant les violences. L’occupation du territoire de cette place donne un paysage assez précis des typologies des intervenants. Je m’attache surtout à la géographie de cette place et prend des photographies des tentes, des structures de communications, de ravitaillement, …

Après des occupations et puis les expulsions, les militaires replantent à nouveau la pelouse, cette exposition raconte les vagues paysagées, suivies d’espoir et suivies de violence, sans les montrer, comme dans les récits du théâtre grec …

Frida Kahlo par Lucienne Bloch

 

Jusqu'au 14 mars 2021, l'expo gratuite et inédite de la Galerie de L'Instant - 46 rue de Poitou 75003 Paris (ATTENTION : exposition  ouverte tous les jours, mais pas aux mêmes heures)

La galerie de l'Instant nous invite à découvrir une exposition exceptionnelle du 15 décembre 2020 au 14 mars 2021. Venez admirer les œuvres du Regard d'une artiste, Frida Kahlo par Lucienne Bloch. Cet ensemble de photographies datant des années 1930 nous offre un aperçu du quotidien et de l'intimité de l'une des plus grandes artistes mexicaine, vue par son amie Lucienne Bloch.

Des portraits. Des scènes de vie, prises sur l'instant. Un aperçu d'une vie haute en couleur, sur des tirages en noir et blanc. L'exposition photo de la Galerie de l'Instant rend hommage à la peintre et photographe Lucienne Bloch, à travers une sélection d'œuvres très spéciales. 

Découvrez le regard que la photographe a porté sur son amie Frida Kahlo, comment elle a piégé pour l'éternité ces petites facettes de sa personnalité et de sa vie si extraordinaire.

 

Flore : L’odeur de la nuit était celle du jasmin

 

Jusqu'au 30 janvier 2021 - du Mardi au dimanche, 11h à 17 h - Académie des beaux-arts - Palais de l'Institut de France - 27 quai de Conti 75006 Paris

Indochine, mousson, moiteur, beauté du Mékong et dangers de la nuit… les récits des grands-parents de l’artiste photographe FLORE, ayant vécu à la même époque et sur les mêmes lieux que Marguerite Duras, ont baigné son enfance d’insondables mystères qui nourrissent aujourd’hui un imaginaire commun entre elle et l’écrivaine. Après Lointains souvenirs, sa première série autour de l’adolescence de Marguerite Duras, FLORE continue à « inventer photographiquement » une Indochine mythifiée. Elle propose ici un voyage dans le temps et agrandit le monde d’espaces insoupçonnés, en saisissant quelque chose qui n’a pas nécessairement existé mais dont on accepte le postulat, cette vie qui aurait été vécue il y a presque 100 ans et que Marguerite Duras raconte dans ses livres. 

[FLORE est une artiste photographe franco-espagnole née en 1963. Ses séries au long cours souvent réalisées lors de voyages ont été acquises ou présentées par des institutions prestigieuses comme le Musée du Petit Palais, le MMP+ de Marrakech, le Mémorial de Rivesaltes, la BnF, ainsi qu’à l’occasion de foires internationales comme Paris Photo, Photo London, Fotofever, Marrakech Art Fair, Daegu Art Fair ou la Snif Art Fair de Osaka. Par des procédés techniques sophistiqués, FLORE façonne tout autant qu’elle restitue le monde déployé sous ses yeux pour en extraire des images qui se confrontent au mystère du temps qui passe, à notre condition de mortels, à la fragilité des souvenirs et à la capacité de la photographie de créer de la vérité plus vraie qu’une réalité.]

Une exposition dédiée à Picasso et son rapport à la BD

 

Une expositon en ligne du Musée National Picasso (Paris)

Picasso a toujours aimé la bande dessinée. Marqué tout jeune par les strips de la presse quotidienne, le maître, à la fin de sa vie, regrettait publiquement de ne pas en avoir fait ! Présentée au musée Picasso de Paris, cette belle exposition confronte les quelques « incursions » du peintre dans ce domaine (Histoire claire et simple de Max Jacob, Songe et mensonge de Franco…) avec ses influences (Krazy Kat, Little Nemo). Elle montre également comment Picasso est devenu un sujet d’inspiration pour plusieurs générations d’auteurs de BD. 

Riopelle : territoires nordiques et cultures autochtones

 

Du du 28 novembre 2020 au 02 mai 2021, une exposition à Montréal

Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) consacrera une exposition d’envergure à Jean Paul Riopelle (1923-2002), figure majeure de l’art moderne canadien, québécois et international. Fruit de recherches inédites, cette présentation explorera, au travers de près de 175 œuvres et de plus de 200 artefacts et documents d’archives, l’intérêt de l’artiste pour la nordicité et l’autochtonie. Elle jettera un nouvel éclairage sur sa production des années 1950 et 1970, en retraçant les voyages et les influences qui ont nourri son intérêt pour les territoires nordiques et les communautés autochtones d’Amérique du Nord.

Yseult Riopelle et Andréanne Roy parlent de l'exposition et du catalogue

1940, Les Parisiens dans l’exode

 

Jusqu'au au dimanche 13 décembre 2020, du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00, une exposition de photographies, archives, dessins d'enfants - Musée de la Libération de Paris,  Musée du Général Leclerc,  Musée Jean Moulin -  4 Avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy 75014 Paris

Du début du mois de mai à la mi-juin 1940, les populations traversent un moment historique bouleversant : la fuite sur les routes de huit millions de personnes pour échapper à l’avance des armées allemandes.

Les trois quart des Parisiens se jètent sur les routes, entassant comme ils le pouvaient leurs affaires les plus précieuses, dans un chaos inimaginable. Cet effondrement brutal des structures et de l’organisation de la société explique pour partie l’accueil fait à l’armistice demandé par le Maréchal Pétain.

Ce mouvement de masse vers le sud ou l’ouest de la France prend de telles proportions que la référence à la Bible s’impose rapidement pour le nommer : l’exode...

L’accent est mis ici sur une expérience collective faite de millions d’histoires individuelles, mêlant les Parisiens aux autres Français, aux Belges ou aux Luxembourgeois. En s’appuyant sur des films d’époque, des témoignages, des dessins - d’enfants notamment - et des archives, l'exposition plonge dans cette période singulière de l’histoire. Le visiteur y découvre peu à peu le sentiment d’urgence qui saisit les Parisiens et leur départ en catastrophe pour se retrouver dans la masse de réfugiés qui déferle sur les routes.

L’exposition apporte un éclairage sur le sort des réfugiés et la fragilité des institutions.

 

Les commissaires Sylvie Zaidman et Hanna Diamond vous présentent l'exposition

Paris 1910-1937. Promenades dans les collections Albert-Kahn

 

Du 16 septembre 2020 au 11 janvier 2021, tous les jours sauf le mardi de 11h à 19hCité de l'architecture & du patrimoine - Galerie haute des expositions temporaires -  1 place du Trocadéro et du 11 novembre - 75016 Paris

Produite en partenariat avec le musée départemental Albert-Kahn, cette exposition explore à travers l'image, le Paris de la Belle époque à la fin des années 1930. À partir des autochromes et des films produits par les opérateurs des Archives de la Planète, l'exposition dresse un portrait de la ville et révèle le glissement d'une capitale intemporelle vers une métropole soucieuse de progrès et tournée vers l'avenir. ...

L'exposition souligne les liens étroits de cette collection avec les grandes questions urbaines qui ont accompagné la mutation de la capitale en ville moderne, à la genèse du Grand Paris. À travers une déambulation poétique dans la ville, elle propose aux visiteurs un parcours immersif, au cœur de l'image, propre à montrer le glissement d'une capitale intemporelle, en cours de patrimonialisation, vers une métropole tournée vers l'avenir. À l'appui des 120 autochromes en couleurs et des films projetés sont exposés des œuvres et documents uniques provenant notamment des collections de la Cité de l'architecture & du patrimoine.

Autrices, écrire libre (1945-1980)

 

Du 15 septembre - 14 novembre 2020, une exposition à la Galerie Gallimard, du mardi au samedi de 13H à 19H ou sur rendez-vous au 30-32 rue de l'Université, 75007 Paris

Exposition réalisée avec le concours exceptionnel de la Bibliothèque Nationale de France et en partenariat avec l’Institut Mémoires de l’édition contemporaine.

"L’attribution du prix Goncourt à Elsa Triolet en 1945 marque l’entrée des femmes dans un palmarès aussi masculin que l’avait été jusque-là son jury. L’événement inaugure une ère enfin plus favorable à la mixité en littérature, après des décennies de sous-représentation des auteures dans les catalogues des éditeurs français. L’une des particularités de ce mouvement d’émancipation intellectuelle est qu’il livre son sens critique en même temps qu’il s’accomplit en œuvres ; dans le prolongement de la parution du Deuxième Sexe (1949), les femmes enfin s’expriment et s’expliquent ; et elles disposent de «lieux» pour le faire, comme l’avaient appelé de leurs vœux Virginia Woolf et Colette...."

Les valises de Jean Genet

 

REOUVERTURE LE 16 DECEMBRE 2020

Du 30 octobre 2020 au 31 janvier 2021, du marcredi au dimache de 14h00 à 18h00, exposition à l'IMEC, abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

Que contiennent les valises d’un écrivain ? Après les malles légendaires de Fernando Pessoa, Raymond Roussel ou Antonin Artaud, voici les valises de Jean Genet, écrivain vagabond, sans domicile, sans bureau, sans bibliothèque.

Entré par effraction en poésie avec la publication du Condamné à mort, en 1942, Jean Genet rédige ses premiers livres en prison mais se retire de la scène littéraire au moment même où son théâtre le fait connaître dans le monde entier. Il dit alors avoir

renoncé à écrire. Et pourtant, durant près de vingt ans, d’une chambre d’hôtel à l’autre, du camp de Chatila à la Goutte d’Or, des ghettos noirs d’Amérique à la petite ville de Larache au Maroc, il transporte dans ses minces bagages les matériaux d’une œuvre rêvée où sa vie entière est consignée, de sa jeunesse perdue à ses dernières péripéties politiques.

En avril 1986, quelques jours avant sa mort, Jean Genet confie à Roland Dumas, son avocat rencontré pendant la guerre d’Algérie, deux valises de manuscrits. Un mois plus tard paraît son ultime chef-d’œuvre, Un captif amoureux. Durant trente-quatre ans, ces valises ont dormi dans le secret du cabinet de l’avocat avant que celui-ci ne décide d’en faire don à l’IMEC.

Brouillons, manuscrits inédits, notes éparses… le dernier atelier de l’écrivain est aujourd’hui révélé au public.

Pierre Dac. Du côté d'ailleurs

 

Du jeudi 15 octobre 2020 jusqu'au dimanche 28 février 2021, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Le mahJ présente la première exposition consacrée à Pierre Dac (1893-1975). Plus de 250 documents issus des archives familiales, extraits de films, émissions télévisées et radiophoniques éclairent le parcours personnel et l’œuvre de ce maître de l’absurde, qui présida à la naissance de l’humour contemporain.

Qui sait que, dans les années 1950, Pierre Dac fut l’inventeur du schmilblick, cet objet au nom yiddish « qui ne sert absolument à rien et peut donc servir à tout » ? Qui se souvient du biglotron ? Qui a en mémoire la désopilante série radiophonique Bons baisers de partout, diffusée sur France Inter de 1966 à 1974 ? Des années 1930 au milieu des années 1970, l’imagination et l’inventivité de Pierre Dac ont nourri la culture française d’un extraordinaire arsenal humoristique que l’exposition fera redécouvrir....

Pascal Quignard, fragments d'une écriture

 

Du 30 septembre au 29 novembre 2020, une exposition à la BnF / François-Mitterrand / Galerie des donateurs

Découvert par le grand public à la publication de son récit Tous les matins du monde, adapté au cinéma par Alain Corneau, Pascal Quignard est l’auteur d’une œuvre considérable. La BnF célèbre le don que lui a consenti l’écrivain en 2018 en lui consacrant une exposition. Manuscrits, correspondances, photographies, peintures, éditions rares : une centaine de pièces, présentées au public pour la première fois, invitent à revenir sur les moments marquants d’une carrière littéraire exceptionnelle.

L’invention du surréalisme : Des Champs magnétiques à Nadja

 

Du 17 novembre 2020 au 7 février 2021, une exposition de la BNF - Galerie 1

L’année 2020 marque le centenaire de la publication par André Breton et Philippe Soupault de leur recueil commun, Les Champs magnétiques – « première œuvre purement surréaliste », dira plus tard André Breton. À cette occasion, la Bibliothèque nationale de France et la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet associent la richesse de leurs collections pour présenter la première grande exposition consacrée au surréalisme littéraire.

Échappées belles d'ici et d'ailleurs

  Du 18 Septembre au 18 décembre 2020, une exposition et des ateliers autour du carnet de voyage - Service culturel 58-60, avenue Raspail - 94250 Gentilly. Peut-être l’avez-vous déjà croisée dans les rues de Gentilly avec son carnet, ses crayons et ses aquarelles ? Dessinatrice, graphiste, illustratrice et enseignante en art, Marielle Durand aime avant tout le voyage, partir aux quatre coins de la planète pour y découvrir de nouveaux paysages et faire de nouvelles rencontres. À travers cette exposition, vous aurez le plaisir de goûter à quelques-uns de ces lointains voyages (Vietnam, Réunion, Martinique, Balkans, New-York), d’admirer ses nombreux petits carnets et ses beaux et grands dessins. À chaque fois, s’y déploie son habileté à rendre l’ambiance d’une place de village, d’une terrasse de café ou à esquisser en quelques lignes l’expression d’un visage. Et comme le voyage est aussi à notre porte, nous avons proposé à Marielle de regarder de près Gentilly, ses rues, son architecture, ses parcs, et tous ces territoires familiers. Cette exposition est donc à la fois un voyage au loin mais aussi,  grâce au regard affûté de Marielle, une façon singulière et originale de redécouvrir notre ville.

Sur les traces de la famille Hassoun de Constantine

 

Jusqu'au 17 janvier 2021, une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan, 71, rue du Temple, 75003 Paris

Les conservateurs du mahJ ont levé une partie du mystère qui enveloppait trois portraits de la famille Hassoun de Constantine au terme d'une vaste enquête. Leurs recherches ont permis de localiser la famille, de découvrir les ancrages identitaires qu'indiquent les vêtements portés, de retracer un itinéraire singulier vers la France.

Le mahJ a acquis, en décembre 2019, un ensemble de trois grands portraits au pastel réalisés en 1904 à partir de photographies par un certain A. Hassoun : un couple en costume occidental dans un parc autour d'un enfant dans un landau neuf, et un homme et une femme « à l'orientale ». Au revers du premier pastel figure une inscription ajoutée plusieurs décennies plus tard par le petit-fils du peintre précisant l'dentité des personnages : un instituteur –  l'auteur des tableaux –, sa femme et leur fils, futur polytechnicien. À partir de ces indices, le musée a retracé l'ascension, grâce à l'école publique, de cette modeste famille juive de Constantine, un itinéraire conduisant de cette ville d'Algérie à Paris, en passant par Rouen et Drancy.

A l'occasion de cette exposition, l'Algérie est à l'honneur dans les vitrines attenantes au cabinet d'art graphique : en particulier un panier et nécessaire pour le bain rituel (miqveh) et le hammam, des tableaux de synagogue et de salle d'étude, des portraits et des costumes traditionnels, dont une peu banale coiffe traditionnelle de femme juive algérienne (sarmah).

Dans l'intimité de Marguerite Duras et de Dionys Mascolo

 

Jusqu'au 13 septembre 2020, une exposition au Centre Marguerite Duras - 1 place du couvent (Face à l'hostellerie des ducs) 47120 - DURAS

Avec 60 photographies issues de la collection de leur fils Jean Mascolo et projection du film de Dominique Auvray MARGUERITE TELLE QU'EN ELLE MEME

Catherine Meurisse, la vie en dessin

 

Du 30 septembre 2020 au 25 janvier 2021 à la Bibliothèque Publique d'Information - Niveau 2 - Entrée rue Beaubourg 75004   Paris

La Bibliothèque publique d’information, en collaboration avec le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême, propose cet automne une exposition consacrée à l’œuvre de la dessinatrice Catherine Meurisse.

"Dessinatrice, caricaturiste, illustratrice, scénariste, reporter, Catherine Meurisse est une artiste prolixe. Dans la lignée de Claire Brétécher, elle a, comme cette dernière, et comme Riad Sattouf, saisi le monde en marche. Aiguisant son regard et son trait pendant 15 ans dans de nombreux titres de presse et en particulier à Charlie"

Le grand ordonnateur et autres nouvelles des prisons

   

Jusqu'au 6 septembre 2020 une exposition au Centre d'art GwinZegal à Guingamp (en partenariat avec le centre photographique Rouen Normandie , le Bleu du ciel (Lyon) et le Point du jour (CHerbourg))

Entre 2016 et 2018, Maxence RIFFLET a réalisé des phtotgraphies dans sept prisons françaises. Evitant la fascination du fait divers et le pathos des anecdotes personnelles, il tente de mettre à nu le mécanisme même de l'enfermement.

Lors d'ateliers, il partage avec les détenus cette expérimentation : photographier derrière ces lourdes portes, entre ces murs épais, sans pour autant réduire l'espace ou écraser davantage les perspectives et sans que l'appareil photographique ne crée un registre supplémentaire de surveillance et de paranoïa.

Ensemble, ils observent et documentent l'espace exigu qui leur est dévolu - cette privation d'espace - devenant tantôt le théâtre d'une table , tantôt celui d'une performance. Et si l'oeuvre de Maxence RIFFLET  nous renvoie à des questions de société essentielles, elle déploie dans l'espace du centre d'art GwinZegal , dans une ancienne prison, des formes singulières et expérimentales, entre photographies, installations, volumes ...

L'artiste nous pousse à nous interroger sur l'histoire de ce lieu, sur la cohérence et l'acuité de sa réhabilitation patrimoniale, et sur notre impunité à y déambuler librement.

Exposition «Paul Éluard, Gérald Cramer, Joan Miró | À toute épreuve»

 

Une exposition jusqu'au 30 août 2020 à la Fondation Janmichalski à Montricher en Suisse - du mardi à vendredi, de 14h à 18h, le samedi et dimanche, de 11h à 18h

Présentation de l'exposition :  

La collaboration entre le poète Paul Éluard (1895–1952), l’éditeur Gérald Cramer (1916–1991) et l’artiste Joan Miró (1893–1983) pour l’édition de À toute épreuve, en 1958, a produit l’un des plus beaux livres d’artiste du XXe siècle.

Éluard en écrit les poèmes entre 1929 et 1930, au moment où Gala, qu’il a épousée en 1917, prend ses distances et entame une relation amoureuse avec Salvador Dalí. C’est l’heure aussi de la rencontre du poète avec Nusch. Les textes sont publiés aux Éditions surréalistes en 1930, mais ce n’est qu’en 1947, à l’issue d’une entrevue avec Gérald Cramer, que naît le projet d’en faire un livre d’artiste avec des illustrations de Joan Miró.

Séduit par la composition de l’édition de 1914 du poème de Stéphane Mallarmé, Un coup de dés jamais n’abolira le hasard, Éluard répartit ses vers sur les quelque quarante doubles pages d’une première maquette. Cramer, qui assure pas à pas la mise au point du livre, lui donne toute latitude pour fixer l’importance de la typographie et son emplacement. À partir de leurs indications, Miró conçoit l’idée d’en faire une sculpture polychrome autant qu’un livre. Ayant découvert les xylographies de Paul Gauguin chez Gérald Cramer et trouvant de l’inspiration dans les estampes japonaises, il fait alors le choix de la gravure sur bois. Au total, ce sont 233 bois qui sont taillés, « sculptés », imprimés en couleur, et forment avec les poèmes autant de paysages de mots et d’images.

Les lettres envoyées par Miró à Cramer témoignent d’un long processus de création et de réalisation. Le livre paraît en 1958. Tiré à 130 exemplaires, il est présenté pour la première fois à la Galerie Berggruen, à Paris, la même année.

En collaboration avec la Fundació Joan Miró, qui lui a consacré une exposition en 2017, la Fondation Jan Michalski raconte à son tour l’histoire de ce livre d’artiste majeur à travers un ensemble de correspondances, de photographies, de matrices et les six maquettes conservées. Quatre exemplaires de l’édition originale permettent d’en contempler toutes les pages.

Programme autour de l’exposition :

Visites commentées
Samedi 18 juillet à 11h et Dimanche 23 août à 11h 
Un parcours commenté de l’exposition vous propose de découvrir l’histoire du livre d’artiste À toute épreuve, réunissant des poèmes d’Éluard et des xylographies de Miró, et paru aux Éditions Gérald Cramer, à Genève, en 1958.
Offert avec le billet d’entrée à l’exposition | Sur réservation à visite@fondation-janmichalski.ch

Concert littéraire «La voix surréaliste: voyage à travers les œuvres de Paul Éluard et de Francis Poulenc»
Par Anaëlle Gregorutti et Marie-Cécile Bertheau
Jeudi 23 juillet à 19h
Entrée CHF 20.- (plein tarif), CHF 15.- (retraités, chômeurs, AI), CHF 10.- (étudiants) | Sur réservation à concert@fondation-janmichalski.ch

Lecture «Paul Éluard : poèmes À toute épreuve et lettres à Gala»
Par le comédien Jacques Bonnaffé
Dimanche 26 juillet à 18h30
Entrée CHF 10.- | Sur réservation à lecture@fondation-janmichalski.ch

[Présentation de l'exposition dans le journal LE TEMPS du 1 mars 2020]

Käthe Kollwitz « Je veux agir dans ce temps »

 

Jusqu'au 12 janvier 2020, une expositon au MAMCS (Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbour) 1, place Hans-Jean Arp, Strasbourg - Ouvert tous les jours de 10h à 18h – sauf le lundi

En partenariat avec le Kollwitz Museum de Cologne, le MAMCS organise une grande rétrospective consacrée à l’artiste allemande Käthe Kollwitz (1867-1945). Témoin des crises politiques et sociales de son temps et auteure d’une œuvre marquée par son pacifisme, Käthe Kollwitz est ici montrée comme une artiste complète (graveuse, dessinatrice et sculptrice) dont le réalisme expressif influencera son époque et au-delà. Se présentant elle-même comme une artiste engagée, Käthe Kollwitz aura retenu comme sujets de prédilection les grands drames qui traversent son époque, n’hésitant pas à inclure des éléments personnels dans son art. Reconnue et estimée de son vivant en son pays et considérée comme un modèle pour nombre de jeunes artistes, Käthe Kollwitz sera menacée par l’arrivée d’Hitler au pouvoir. Cette vaste rétrospective (600 m2, 170 œuvres) vient porter à la connaissance du public une œuvre qui passe de l’autobiographie à l’universel en traitant de thèmes tels que l’amour maternel, les conflits sociaux, la Grande Guerre, la mort ou le deuil.

Réunissant ses cycles gravés les plus connus (La Révolte des Tisserands, La Guerre des Paysans), des dessins et des œuvres graphiques ainsi que de nombreux autoportraits, l’exposition met en lumière le trait expressif, parfois poignant, si particulier de Käthe Kollwitz. Le MAMCS est actuellement la seule collection publique française à conserver des témoignages de son œuvre réunissant un ensemble d’une trentaine de pièces, certaines d’entre elles ayant été acquises du vivant de l’artiste.

Photographier la Petite pologne 1924-1939

 

Jusqu'au 30 mars, une exposition de photos de KASIMIR ZGORECKI au Louvre-Lens - 99 Rue Paul Bert, 62300 Lens

En septembre 1919, au lendemain de la signature d’une convention entre la France et la Pologne, de nombreux travailleurs polonais arrivent dans le Bassin minier du Nord de la France. Kasimir Zgorecki fait partie de cette diaspora polonaise.

En 1922, il quitte la Ruhr où son père travaille comme mineur de fond, et s’installe à Rouvroy dans le Pas-de-Calais. Chaudronnier de formation, il ne travaille que six mois dans les mines, avant de se tourner vers la photographie professionnelle.

En 1924, il reprend l’atelier-librairie de son beau-frère photographe, qui l’initie aux rudiments de la technique. Durant la période d’entre-deux-guerres, l’activité de Kasimir Zgorecki connait une ascension fulgurante et une période particulièrement intense.

Il se plait à portraiturer les émigrés polonais partis loin de leur pays, en gardant trace de leur histoire intime, en immortalisant  leur réussite personnelle, en rendant palpable leur existence et en révélant leur quotidien à la fois sobre et touchant.
L’exposition présente une centaine de photographies en noir et blanc témoignant de la vie de cette communauté polonaise émigrée, soucieuse à la fois de montrer ses capacités d’intégration et de réussite, et de garder vivantes ses traditions.

Paris-Londres Music Migrations (1962-1989)

 

Du 12 mars 2019 au 5 janvier 2020 du Mardi - vendredi de 10h à 17h30, Samedi et dimanche de 10h à 19h (Fermé le lundi) - Palais de la Porte Dorée - 293, avenue Daumesnil 75012 Paris

Du début des années 1960 à la fin des années 1980, de multiples courants musicaux liés aux flux migratoires ont transformé Paris et Londres en capitales multiculturelles. Paris-Londres. Music Migrations propose un parcours immersif et chronologique pour traverser ces trois décennies décisives de l’histoire musicale de Paris et de Londres.

giono - expo

 

Du 30/10/2019 au 17/02/2020 - Exposition au MUCEM à Marseille

À la veille des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Jean Giono (octobre 2020), le Mucem propose, à travers près de 300 oeuvres et documents, une rétrospective qui, loin de l’image simplifiée de l’écrivain provençal, suit le trajet de son oeuvre écrite et filmée en lui rendant sa noirceur, son nerf et son universalité. Giono,
poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, s’est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu’à en trouver les antidotes : création, travail, pacifisme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l’imaginaire...

Bacon en toutes lettres

 

Du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020, exposition au Centre Pompidou - Paris

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

L’exposition consacrée à Francis Bacon s’attache aux œuvres réalisées par l'artiste durant les deux dernières décennies de sa pratique. Au travers d’une soixantaine de tableaux, incluant douze triptyques et une série de portraits et d’autoportraits, les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur ; de grandes voix lisent en français et en anglais des textes d'auteurs ayant inspiré à Bacon des œuvres et des motifs.

Rosine Cahen - Dessins de la Grande Guerre

 

Du jeudi 17 octobre 2019 jusqu'au dimanche 23 février 2020 une exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple 75003 Paris - 01 53 01 86 60

Rosine Cahen (1857-1933), née à Delme aujourd’hui en Moselle, arrive à Paris après que sa famille a opté pour la nationalité française, comme 25 % des juifs des territoires annexés par l’Allemagne en 1871.

Elle y étudie les arts à l’académie Julian, promotion remarquable pour une jeune fille d’un milieu aussi modeste – son père boulanger, puis boucher, devait subvenir aux besoins de six autres enfants.
À partir de 1884, elle expose régulièrement au Salon des artistes français et reçoit plusieurs récompenses, dont une médaille d’or en 1921. Professeur de dessin à l’école Gustave de Rothschild, elle gagne aussi sa vie en réalisant des gravures, notamment des lithographies d’œuvres de Jules Adler.
Entre 1916 et 1919, elle visite plusieurs hôpitaux militaires et exécute le portrait de grands blessés de guerre au pastel et au fusain. Cet ensemble de dessins d’une grande sensibilité, où l’artiste, dépassant l’horreur des blessures, s’attache à saisir l’expression des soldats convalescents, est ici présenté pour la première fois en France, faisant écho au travail de Jules Adler pendant la Première Guerre mondiale.

Jules Adler - Peintre du peuple

 

Du jeudi 17 octobre 2019 jusqu'au dimanche 23 février 2020, exposition au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple 75003 Paris - 01 53 01 86 60

Né à Luxeuil-les-Bains en Franche-Comté, au sein d’une famille juive d’origine alsacienne, Jules Adler (1865-1952) est un peintre de la mouvance naturaliste, qui incarne une voie alternative entre les avant-gardes impressionnistes et l’art officiel à la fin du XIXe siècle. À l’origine d’une œuvre aussi forte que singulière, il est aujourd’hui peu connu du grand public, bien qu’une de ses toiles, La Grève au Creusot (1899), soit devenue une icône des luttes ouvrières