Expositions

Mondes tsiganes, la fabrique des images : une histoire photographique, 1860-1980

 

Du 13 mars au 26 août 2018 - Musée national de l’histoire de l’immigration, au Palais de la porte Dorée, 75012 Paris

Cette exposition célèbre la présence des communautés tsiganes, roms, manouches et gitanes qui ont traversé le XIXe siècle en France.

« Ce sont des histoires de famille, des destins collectifs et individuels que nous voulons montrer ici », confie Ilsen About, le commissaire de l’exposition. Une exposition à la fois chronologique et thématique, articulée en deux parties, qui racontent des histoires différentes : la première révèle des destins croisés, revenant sur certains clichés et stéréotypes. Elle est suivie d’un reportage du photographe Mathieu Pernot sur une famille de Gitans, les Gorgan, dans le sud de la France, où les images reflètent « une rencontre entre le photographe et son sujet ».

évasions - l’art sans liberté

 

Du 7 avril - 23 septembre 2018 - Musée International des Arts Modestes (MIAM) - 23 Quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200 Sète

"Au-delà de ce qu’on nomme communément « l’art carcéral », l’exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration.

Des productions des ateliers de la Jungle de Calais aux dessins d’Haz el Sudani réalisés sur les trottoirs de Paris, des Paños, créés par les prisonniers mexicains dans les geôles américaines aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus dans le cadre d’ateliers de pratique artistique, l’exposition EVASIONS, l’art sans liberté pose l’expression artistique comme dernière des libertés de l’homme.
Ainsi, en témoigne l’exceptionnel ensemble de carnets de recettes de cuisine illustrés, imaginés et rédigés dans des camps de concentration et des camps de travail. L’exposition EVASIONS, l’art sans liberté, qui présente nombre d’œuvres et d’objets inédits, s’organise selon trois sections :

  • Territoires imaginaires (camps et campements d’exilés),
  • Dehors imaginaires (prisons),
  • Festins imaginaires (camps de concentration).

La scénographie, conçue par Isabelle Allégret assistée de Mathilde Grospeaud, rend compte de ces contextes différents par un parcours qui, au travers de trois types d’atmosphères, va crescendo vers l’enfermement extrême des camps".  Norbert Duffort - Commissaire général de l’exposition

Mai 68 en Alsace

 

Du 28 avril au 7 octobre 2018 - exposition à la Bibliothèque Nationale Universitaire - Salle d’exposition - 1er étage - 6 place de la République Strasbourg

Avec Mai 68, Paris a occupé le devant de la scène et a bien souvent occulté ce qui s’était passé en province. Dans l’imaginaire collectif, Mai 68 évoque d’abord des images en noir et blanc de manifestations et de barricades au Quartier latin. Si Paris est bien l’épicentre du mouvement, ces seules images passent sous silence une réalité plus complexe qui touche l’ensemble des régions françaises.

Loin des cigognes et des colombages des cartes postales, l’Alsace de 1968 apparaît elle aussi traversée par le vent de la contestation. Dans une région réputée conservatrice, Mai 68 sème le trouble. Dès 1966, à l’Université de Strasbourg, les situationnistes et leurs partisans, qui ont pris le contrôle de l’AFGES, principale association étudiante, remettent en cause les fondements de la société. Grâce à la publication du pamphlet De la misère en milieu étudiant qui fait scandale, les thèses situationnistes sont diffusées pour la première fois à grande échelle. Leurs théories subversives inspirent la contestation étudiante à Strasbourg comme ailleurs....

Entrée libre et gratuite.

Le 68 des enfants - L'album jeunesse fait sa révolution

 

 Exposition du 2 mai au 28 juillet 2018 à la médiathèque Françoise Sagan - 8 rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris 

Mai 1968 et les mouvements de protestation qui ont bouleversé l’Europe et les USA durant une décennie se caractérisent avant tout par la rébellion d’une partie de la jeunesse.

C’est aussi un moment charnière pour le livre pour enfants. Un grand vent de liberté traverse l’édition, dont une des grandes figures, François Ruy-Vidal, sera particulièrement mise à l’honneur, suite au don de ses archives au fonds patrimonial Heure Joyeuse. Ses collaborations au sein de plusieurs maisons en font un acteur incontournable de la période. Les dessins originaux, correspondance, dossiers de fabrication rassemblés révèlent l’émergence d’une génération de jeunes talents de l’illustration et du graphisme, comme Nicole Claveloux, Étienne Delessert, Henri Galeron, Claude Lapointe ou encore Agnès Rosenstiehl.

L’ordre du jour pour ces pionniers est de bousculer toutes les conventions. Des albums pop et psychédéliques côtoient des livres d’art abstrait ; alors que le mouvement féministe publie des fables anti-sexistes pour petites filles, d’autres courants contestataires produisent des fables écologiques, des manuels de révolte politique pour écoliers, ou bien des journaux radicaux écrits par des élèves eux-mêmes.

L’exposition s’appuie sur le travail de chercheurs en littérature jeunesse dans le cadre d’un programme européen et s’accompagne d’une sélection d’albums de l’époque à feuilleter sur place. Clin d’œil entre hier et aujourd’hui, les étudiants des Arts décoratifs de Strasbourg s’en sont inspirés pour créer des dessins spécialement pour cette exposition.

Chris Marker, les 7 vies d'un cinéaste

 

Du 3 mai au 29 juillet 2018 à la Cinémathèque française - 51 Rue de Bercy, 75012 Paris

"L'exposition Chris Marker est un voyage. Un voyage dans l'espace et le temps, un voyage qui accompagne, de la Deuxième Guerre mondiale et la Résistance jusqu'à sa mort en 2012, le parcours exceptionnel d'un cinéaste et d'un homme hors du commun. Ce voyage est à la fois la chronique d'une existence longue et très remplie, et une libre circulation dans les différentes couches du temps aux côtés d'un explorateur inventif de possibles déplacements entre présent, passé et avenir, déplacements dont La Jetée a offert le modèle le plus connu. Cette exposition est en même temps un voyage dans l'espace, à la surface de la planète, aux côtés d'un infatigable globe-trotter, curieux du monde et de ses habitants : la Californie, l'Islande, la Corée, la Guinée-Bissau, la Sibérie, la Chine, l'Amérique latine de Mexico à Valparaíso en passant par La Havane, jalonnent ces trajets où l'amour du Japon occupe une place singulière. Les parcours de Chris Marker, à l'occasion, l'auront même mené sur Mars ou sur la planète virtuelle de Second Life..."

Mai 68 : Exposition Gilles Caron

 

Du 4 mai au 28 juillet à l'Hôtel de Ville de Paris - 5 rue Lobau 75004 Paris

Une exposition majeure du photographe Gilles Caron sera présentée à l’Hôtel de Ville, dans la salle Saint-Jean, à partir du 4 mai, à l’occasion du 50ème anniversaire des événements de mai 1968. En 7 sections, le public pourra découvrir le Paris de 1968 à travers la présentation d’environ 300 photographies, incluant des clichés d’époque et des épreuves modernes d’après les négatifs originaux conservés dans les archives en grande partie inédites de la fondation Gilles Caron.

"détenues"

 

Exposition de Bettina Rheims au château de Cadillac (4 Place de la Libération, 33410 Cadillac) du 1er juin au 4 novembre 2018

La série « Détenues » offre une fenêtre de conversation avec l’univers sensible et peu connu de la détention. Ces femmes photographiées en prison, dans un studio improvisé, ont pu s’engager avec la photographe dans une démarche de reconstruction de leur identité féminine et amorcer un travail de restauration de leur image.

« Il me fallait aller à la rencontre de femmes qui n’avaient pas fait le choix de vivre entre quatre murs. Nous avons beaucoup parlé. Elles se sont racontées, et j’ai tenté de leur offrir un moment hors de ce temps-là ». Bettina Rheims, novembre 2016.  

Au total, une cinquantaine de photographies sont exposées.

Familles à l’épreuve de la guerre

 

Du 2 juin au 2 décembre 2018 - Musée de la Grande Guerre - Rue Lazare Ponticelli - 77100 Meaux

Avec une orientation résolument intimiste, l’exposition temporaire de l’année 2018 s’attache à présenter les bouleversements et les répercussions de la Grande Guerre pour des millions de familles.

Quelles répercussions la Grande Guerre a-t-elle eues sur ces millions de familles qui ont subi le conflit ?
En quoi la Première Guerre mondiale a-t-elle bouleversé la vie des foyers ? Dans le cours de l’histoire européenne et mondiale, comme sur les destins individuels, la rupture provoquée par la guerre est profonde et brutale

Sabine Weiss - les villes, la rue, l'autre

 

Du 20 juin 2018 au 15 octobre 2018 - de 11h à 21h - Galerie de photographies - Centre Pompidou, Paris

Au travers de cette exposition qui couvre la période 1945-1960, correspondant aux années confuses et précaires de l’après-guerre, le Centre Pompidou propose une nouvelle lecture des photographies de Sabine Weiss, appartenant à un courant injustement perçu comme « sentimentaliste ». Son œuvre riche et variée, dévoilant un regard inédit sur son travail à partir de ses propres archives, témoigne d’un engagement en faveur d’une réconciliation avec le réel.

Entrée libre

1968, quelle histoire ! BARRICADES, EXPRESSION, RÉPRESSION

 

Du 2 juillet au 23 septembre 2018, dans le cadre du Festival de la Phtographie en Arles, de 10H00 à 19H30

"1968 : les Trente Glorieuses paraissent apporter confort et modernité. La société prend un coup de jeune, les enfants du baby-boom de l’après-guerre atteignent l’adolescence. Avec leurs propres modèles et leur culture, ils ne se retrouvent pas dans les valeurs jugées archaïques de leurs aînés. Mobilisation, impopularité, combats de rue, nuits blanches et bagarres : les archives de la préfecture de police de Paris montrent l’autre côté des barricades. On suivra aussi la chronologie des « événements » au travers des affiches, produites pour beaucoup par les étudiants des Beaux-Arts de Paris, aidés et conseillés par des artistes. Afin de comprendre comment le pays a basculé dans la plus grande grève générale que le pays ait connu jusqu’alors, des photographies, documents, livres et affiches montrent le contexte social, culturel et politique de cette année 68. Pour clore le parcours, l’artiste argentin Marcelo Brodsky présente son travail, réalisé à partir de documents d’archives sur l’embrasement du monde."