Expositions

Des expositons

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, à l’écriture, les journaux intimes et plus généralement la littérature.

Sigmund Freud. Du regard à l’écoute

 

Du mercredi 10 octobre 2018 jusqu'au dimanche 10 février 2019 au MAHJ - Hôtel de Saint-Aignan - 71, rue du Temple 75003 Paris - Téléphone 01 53 01 86 60

Cette exposition, proposée à l’occasion des vingt ans du MAHJ, est la première présentée en France sur Sigmund Freud (1856-1939). Par un ensemble de 200 pièces – peintures, dessins, gravures, ouvrages, objets et dispositifs scientifiques –, dont des œuvres majeures de Gustave Courbet (L’Origine du monde), Oskar Kokoschka, Mark Rothko ou Egon Schiele, elle jette un regard nouveau sur le cheminement intellectuel et scientifique de l’inventeur de la psychanalyse.

Respirations

 

Du 1er septembre au 10 novembre 2018, exposition Patyricia Cartereau, le mercredi, vendredi et samedi de 14h30 à 17h30 - 1 rue du Grenier à sel - Saint-Florent-le-Vieil (Région Pays de Loire)

"Que Sapho chante Barbara ou qu’elle prenne la plume pour dire le blanc sous toutes ses couleurs, qu’Emmanuèle Jawad explore le corps androgyne de la frontière, que Laurence Pagès danse autour du corps brisé de Joë Bousquet, qu’Israel Ariño fasse surgir du noir la pesanteur d’un sein, c’est notre corps – et particulièrement notre corps féminin – qu’elles/ils interrogent en dessinant, en peignant, en dansant, en écrivant, en chantant, en photographiant. Nous vous invitons à venir les rencontrer pour transgresser les frontières entre les arts, entre les genres."

Divers événements durant  cette période, voir le document PDF annexé.

"Autour de Zehra Doğan "

 

Du 21 septembre au 21 octobre 2018, le festival des Autres Mondes 2018 - Le Roudour – Pôle Culturel / La Salamandre (dans le Pays de Morlaix)

• Ce projet fait suite à deux expositions simultanées, qui se sont déroulées en janvier 2018. L’une à Traon Nevez (Plouézoc’h) a accueilli 750 personnes sur 15 jours, tandis que l’autre à Angers recevait 2000 visiteurs.

• Il est à l’initiative de La Minoterie-A Pleine Voix, association basée dans le Pays de Morlaix, association dont la raison d’être est l’organisation de manifestations culturelles transdisciplinaires, conjointement avec l’association « Les amis du Kedistan », qui permet la réalisation d’un web magazine sur les questions du Moyen-Orient.

L’objectif de cette exposition, comme des rencontres qui l’accompagneront, est :

  • de faire entendre une voix, celle de Zehra Doğan, jeune artiste kurde de 28 ans, et d’en transmettre toute la portée,
  • de faire découvrir une œuvre picturale d’une très grande force, réalisée dans l’urgence, et avec des moyens réduits.
  • de faire également le point sur la situation des minorités dans une Turquie en pleine mutation, notamment celle de la communauté Kurde, et en son sein, y décrire la condition des femmes.

Zehra Doğan a été condamnée par l’État turc, tant pour son travail de journaliste, que pour une œuvre artistique diffusée sur les réseaux sociaux. Elle est aujourd’hui incarcérée, privée matériellement des moyens d’exercer son art, mais conserve sa parole, qu’elle ne cesse de renforcer.

Dans quelles vignes on vit !

 

Les 15 et  16 septembre 2018 de 14h00 à 18h00 à la Grange aux dimes - Soulaisnes sur Aubance

Une expositon des photos de Fred Mérieau avec des textes de Catherine Malard. Avec des lectures, des échanges.

Willy Ronis par Willy Ronis

 

Exposition prolongée jusqu'au 2 janvier 2019, du mardi au samedi de 11h à 18h - au Pavillon Carré de Baudoin, 121 rue de Ménilmontant, Paris 20e. En partenariat avec l'Agence Photographique de la Rmn-Grand Palais. 

 Willy Ronis (1910- 2009) est un personnage clé de l’histoire de la photographie française. Une des plus grandes figures d'un médium attaché à capter fraternellement l’essentiel de la vie quotidienne des gens : une photographie dite « humaniste ». À partir de 1985, l'artiste se plonge dans son fonds photographique et sélectionne ce qu’il considère être l’essentiel de son travail. La série de six albums, qui constituent ainsi son testament photographique, est au cœur de cette exposition.

Les photos de Willy Ronis dressent un portrait à la fois intimiste et profond de la société et de l’époque d'alors. Elles permettent ainsi d'observer, de comprendre et d'apprécier les gens dans leur vie quotidienne. Des albums, ainsi qu'une série de films et de vidéos réalisés par l'artiste, complètent un parcours riche de près de 200 photos réalisées entre 1926 et 2001.

Entrée gratuite

Le 68 des enfants - L'album jeunesse fait sa révolution

 

  

 Exposition du 2 mai au 28 juillet 2018 à la médiathèque Françoise Sagan - 8 rue Léon Schwartzenberg 75010 Paris 

 

Mai 1968 et les mouvements de protestation qui ont bouleversé l’Europe et les USA durant une décennie se caractérisent avant tout par la rébellion d’une partie de la jeunesse.

C’est aussi un moment charnière pour le livre pour enfants. Un grand vent de liberté traverse l’édition, dont une des grandes figures, François Ruy-Vidal, sera particulièrement mise à l’honneur, suite au don de ses archives au fonds patrimonial Heure Joyeuse. Ses collaborations au sein de plusieurs maisons en font un acteur incontournable de la période. Les dessins originaux, correspondance, dossiers de fabrication rassemblés révèlent l’émergence d’une génération de jeunes talents de l’illustration et du graphisme, comme Nicole Claveloux, Étienne Delessert, Henri Galeron, Claude Lapointe ou encore Agnès Rosenstiehl.

L’ordre du jour pour ces pionniers est de bousculer toutes les conventions. Des albums pop et psychédéliques côtoient des livres d’art abstrait ; alors que le mouvement féministe publie des fables anti-sexistes pour petites filles, d’autres courants contestataires produisent des fables écologiques, des manuels de révolte politique pour écoliers, ou bien des journaux radicaux écrits par des élèves eux-mêmes.

L’exposition s’appuie sur le travail de chercheurs en littérature jeunesse dans le cadre d’un programme européen et s’accompagne d’une sélection d’albums de l’époque à feuilleter sur place. Clin d’œil entre hier et aujourd’hui, les étudiants des Arts décoratifs de Strasbourg s’en sont inspirés pour créer des dessins spécialement pour cette exposition.

1968, quelle histoire ! BARRICADES, EXPRESSION, RÉPRESSION

 

Du 2 juillet au 23 septembre 2018, dans le cadre du Festival de la Phtographie en Arles, de 10H00 à 19H30

"1968 : les Trente Glorieuses paraissent apporter confort et modernité. La société prend un coup de jeune, les enfants du baby-boom de l’après-guerre atteignent l’adolescence. Avec leurs propres modèles et leur culture, ils ne se retrouvent pas dans les valeurs jugées archaïques de leurs aînés. Mobilisation, impopularité, combats de rue, nuits blanches et bagarres : les archives de la préfecture de police de Paris montrent l’autre côté des barricades. On suivra aussi la chronologie des « événements » au travers des affiches, produites pour beaucoup par les étudiants des Beaux-Arts de Paris, aidés et conseillés par des artistes. Afin de comprendre comment le pays a basculé dans la plus grande grève générale que le pays ait connu jusqu’alors, des photographies, documents, livres et affiches montrent le contexte social, culturel et politique de cette année 68. Pour clore le parcours, l’artiste argentin Marcelo Brodsky présente son travail, réalisé à partir de documents d’archives sur l’embrasement du monde."

évasions - l’art sans liberté

 

Du 7 avril - 23 septembre 2018 - Musée International des Arts Modestes (MIAM) - 23 Quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200 Sète

"Au-delà de ce qu’on nomme communément « l’art carcéral », l’exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration.

Des productions des ateliers de la Jungle de Calais aux dessins d’Haz el Sudani réalisés sur les trottoirs de Paris, des Paños, créés par les prisonniers mexicains dans les geôles américaines aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus dans le cadre d’ateliers de pratique artistique, l’exposition EVASIONS, l’art sans liberté pose l’expression artistique comme dernière des libertés de l’homme.
Ainsi, en témoigne l’exceptionnel ensemble de carnets de recettes de cuisine illustrés, imaginés et rédigés dans des camps de concentration et des camps de travail. L’exposition EVASIONS, l’art sans liberté, qui présente nombre d’œuvres et d’objets inédits, s’organise selon trois sections :

  • Territoires imaginaires (camps et campements d’exilés),
  • Dehors imaginaires (prisons),
  • Festins imaginaires (camps de concentration).

La scénographie, conçue par Isabelle Allégret assistée de Mathilde Grospeaud, rend compte de ces contextes différents par un parcours qui, au travers de trois types d’atmosphères, va crescendo vers l’enfermement extrême des camps".  Norbert Duffort - Commissaire général de l’exposition

 

France Culture (le 5/06/2018) 

Peut-on imaginer des lives par millions sans Gutemberg ?

 

Les 23 et 24 juin à Strasbourg

Organisée tous les deux ans depuis 2010 par l’Espace européen Gutenberg, association qui œuvre pour l’ouverture d’un Conservatoire & Ateliers de l’Imprimerie et des Arts Graphiques à Strasbourg, la Fête des Imprimeurs s’inscrit cette année dans le cadre de l’événement « 2018 : Année Gutenberg » qui commémore les 550 ans de la mort de Gutenberg. Elle se déroulera les 23 et 24 juin à Strasbourg (entrée libre). A cette occasion, six lieux emblématiques du cœur historique de la capitale alsacienne seront mis en lumière avec des présentations et des démonstrations exceptionnelles, inspirées des techniques mises au point à l’époque de Gutenberg. L’Imprimerie Nationale et son Atelier du Livre d’art a été sollicité pour participer à cette commémoration. Ainsi, Nelly Gable, maître d’art, sera amenée à graver un poinçon d’une Gothique de Mayence, Philippe Mérille, élève de maître d’art, proposera de fondre des caractères en plomb au moule à arçon, Frédéric Lepetz, typographe, exécutera devant le public une composition manuelle en Gothique de Mayence, enfin, Gilles Contesenne, ancien typographe, orientaliste composera un texte en Grecs du Roi (grec à ligatures) gravés par Claude Garamont. Bien d’autres corps de métiers seront également représentés, de l’enluminure à la reliure, en passant par la gravure, la fabrication de papiers, la dorure, etc. Le vendredi 22 juin, lors de la soirée d’ouverture, sera projeté en plein air sur la place Kléber, le film Gutenberg, l’aventure de l’imprimerie.

Mai 68 en Alsace

 

Du 28 avril au 7 octobre 2018 - exposition à la Bibliothèque Nationale Universitaire - Salle d’exposition - 1er étage - 6 place de la République Strasbourg

Avec Mai 68, Paris a occupé le devant de la scène et a bien souvent occulté ce qui s’était passé en province. Dans l’imaginaire collectif, Mai 68 évoque d’abord des images en noir et blanc de manifestations et de barricades au Quartier latin. Si Paris est bien l’épicentre du mouvement, ces seules images passent sous silence une réalité plus complexe qui touche l’ensemble des régions françaises.

Loin des cigognes et des colombages des cartes postales, l’Alsace de 1968 apparaît elle aussi traversée par le vent de la contestation. Dans une région réputée conservatrice, Mai 68 sème le trouble. Dès 1966, à l’Université de Strasbourg, les situationnistes et leurs partisans, qui ont pris le contrôle de l’AFGES, principale association étudiante, remettent en cause les fondements de la société. Grâce à la publication du pamphlet De la misère en milieu étudiant qui fait scandale, les thèses situationnistes sont diffusées pour la première fois à grande échelle. Leurs théories subversives inspirent la contestation étudiante à Strasbourg comme ailleurs....

Entrée libre et gratuite.

Chris Marker, les 7 vies d'un cinéaste

 

Du 3 mai au 29 juillet 2018 à la Cinémathèque française - 51 Rue de Bercy, 75012 Paris

"L'exposition Chris Marker est un voyage. Un voyage dans l'espace et le temps, un voyage qui accompagne, de la Deuxième Guerre mondiale et la Résistance jusqu'à sa mort en 2012, le parcours exceptionnel d'un cinéaste et d'un homme hors du commun. Ce voyage est à la fois la chronique d'une existence longue et très remplie, et une libre circulation dans les différentes couches du temps aux côtés d'un explorateur inventif de possibles déplacements entre présent, passé et avenir, déplacements dont La Jetée a offert le modèle le plus connu. Cette exposition est en même temps un voyage dans l'espace, à la surface de la planète, aux côtés d'un infatigable globe-trotter, curieux du monde et de ses habitants : la Californie, l'Islande, la Corée, la Guinée-Bissau, la Sibérie, la Chine, l'Amérique latine de Mexico à Valparaíso en passant par La Havane, jalonnent ces trajets où l'amour du Japon occupe une place singulière. Les parcours de Chris Marker, à l'occasion, l'auront même mené sur Mars ou sur la planète virtuelle de Second Life..."

 

 

Un article sur le Blog de Corinne Bacharach

(reproduit avaec l'aimable autorisation de Corinne Bacharach)

              CHRIS MARKER à la Cinémathèque Française - le dire et l'écrire                       

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

A l’heure où s’ouvre le 71ème Festival de Cannes, la Cinémathèque française présente une exposition consacrée à une figure singulière du monde du cinéma puisqu’à son nom, et surtout à son oeuvre, la qualité de réalisateur est parfaitement insuffisante. 

Le résistant, l’écrivain, le cinéaste, l’amateur d’art, l’anticolonialiste, le chroniqueur, l’ami des chats, le cinéphile, l’éditeur, le voyageur, le photographe, le documentariste, l’explorateur du temps, l’activiste, le monteur, l’homme des collectifs, l’historien, l’explorateur des techniques, l’archiviste, le compositeur, le passionné d’informatique sont autant de facettes de Chris Marker que les commissaires de l’exposition Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, explorent dans un parcours chronologique qu’ils intitulent plutôt un voyage, un voyage dans l’espace et dans le temps, de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à la mort du cinéaste en 2012.

Voyage dans les engagements de Chris Marker : la résistance tout d’abord, puis son anti-colonialisme, ses soutiens aux mouvements politiques du siècle explorés dans plusieurs de ses documentaires tournés à Cuba ou en Israël (Description d’un combat), ses réflexions historiques (Le fond de l’air est rouge, le Tombeau d’Alexandre), son observation de la société dans le Paris de l’après guerre d’Algérie (Le joli Mai), ses réflexions sur l’engagement révolutionnaire, dont bien entendu Mai 68, mais aussi le Chili ou la Guinée Bissau....

Passages et Passants

 

Une exposition d'Alain Delaporte du 17 mai au 16 juin 2018 chez SILEBO - 36 avenue Albert de Mun - 44600 Saint-Nazaire - 0240110359

  • Du mardi au samedi de 10h30 à 13h00 et de 14h30 à 19h00
  • Vernissage le 17 mai à partir de 18h30

 

Peintures-photographies-romans

Les Passages : Ces espaces fermés nous conduisent d'un lieu à un autre, et parfois d'une époque à une autre. Sur le même support, la peinture complète et perturbe la perspective de la photographie.

Les Passants : Ce sont des romans courts et carrés. La photo montre une ou plusieurs personnes dans un espace public et le texte court inscrit ces personnes dans une fiction, une trame romanesque. Il s'est passé quelque chose avant la prise de vue. Il y aura aussi un après.

 

               Le site d'Alain Delaporte

 

 

Mai 68 : Exposition Gilles Caron

 

Du 4 mai au 28 juillet à l'Hôtel de Ville de Paris - 5 rue Lobau 75004 Paris

Une exposition majeure du photographe Gilles Caron sera présentée à l’Hôtel de Ville, dans la salle Saint-Jean, à partir du 4 mai, à l’occasion du 50ème anniversaire des événements de mai 1968. En 7 sections, le public pourra découvrir le Paris de 1968 à travers la présentation d’environ 300 photographies, incluant des clichés d’époque et des épreuves modernes d’après les négatifs originaux conservés dans les archives en grande partie inédites de la fondation Gilles Caron.

Silence Radio : Mai 68 à l'ORTF

 

Exposition gratuite du 22 mars au 29 juin 2018 à la Maison de la Radio - Paris Il y a cinquante ans, le mouvement protestataire de Mai 68 transformait profondément la société française. S’associant aux événements qui secouaient la population et annonçaient une société nouvelle en devenir, l’ORTF se mobilisait contre le silence qu’on lui imposait, pour la liberté d’informer. Si aujourd’hui la majorité des Français estime que l’information et les médias participent à l’ équilibre d’une société démocratique, c’est après un long et éprouvant parcours de plus de deux décennies que la parole s’est libérée.

Cinquante ans après, à l’initiative de la Direction de la musique et de la création culturelle, Radio France et l’INA retracent ce parcours historique, le SILENCE RADIO du printemps 1968, par une rétrospective des événements vécus dans l’enceinte de la Maison ronde, et de l’ORTF plus largement.
Un parcours alimenté d’archives inédites de l’INA, d’affiches, de slogans, d’extraits de courriers des auditeurs et téléspectateurs, de photos exclusives, de la description du quotidien des journalistes et de toutes les équipes qui constituaient alors l’information permettra aux visiteurs d’entrer dans ce qui fut une phase décisive pour l’avenir de l’ORTF....

MAI 68 PAR LES PHOTOGRAPHES DE FRANCE-SOIR

 

Du 8 au 27 mai 2018 - Entrepôts Larosa - 1978 Avenue Gilbert Martelli, 34200 Sète

Une exposition de photos dans le cadre du 10è rendez-vous "IMAGES SINGULIERES"

Mai 68 a cinquante ans... La belle affaire pour les générations qui n’ont pas idée de ce que fut cette révolte contre un immuable ordre établi d’une société figée dans ses archaïsmes. Cette France gaulliste fière et peu encline à régler ses comptes avec l’Histoire, son histoire. De Gaulle semblant faire face seul, en potentat protecteur au passé. Mais les guerres et la fin de la colonisation ne se digèrent pas si facilement.

Mai 68, appelons cet événement comme cela même si les soubresauts de ces quelques semaines firent longtemps écho et furent lourds de conséquences et de débats en France et ailleurs. Avortement, féminisme, salaire minimum, emprise patronale, autant de questions qui nous animent encore et encore. On pourrait dire que les étudiants ont à cette époque là amorcé à leur manière brutale et provocatrice la question de la modernité et de l’avenir de la société....

Vernissage le jeudi 10 mai à 18h00

MAi 68, ... 50 ans après

 

De mars à juin, les bibliothèques et le comité d'histoire de la Ville de Paris se penchent, cinquante ans après, sur les événements de mai 68 et les bouleversements qu'ils ont apporté dans la société française. Retour sur le mois qui a changé la France.

Le récit interactif "Mai 68, 50 ans ans" avec toute la programmation

Des images, des commentaires, des sons

August Sander. Persécutés-persécuteurs, des hommes du XXe siècle

 

Du 8 mars au 15 novembre 2018, au Mémorial de la Shoah - 17, rue Geoffroy-l’Asnier 75004 Paris

Le Mémorial de la Shoah consacre une grande exposition à des séries de portraits réalisés pendant le IIIe Reich par l’une des figures majeures de la photographie allemande, August Sander (1876-1964). Internationalement reconnu comme l’un des pères fondateurs du style documentaire, August Sander est l’auteur de nombreuses photographies iconiques du XXe siècle. Il entreprend au sortir de la Première Guerre mondiale un projet qui deviendra celui d’une vie : dresser, sous le titre d’« Hommes du XXe siècle », le portrait photographique de la société allemande. Il réalise vers 1938 de nombreuses photographies d’identité des Juifs persécutés, ainsi que des portraits de nazis qui se présentent à son studio photographique de Cologne. À la fin de la guerre, August Sander décide d’intégrer ces images ainsi que celles faites par son fils Erich, mort en prison en 1944, à son projet. La force d’August Sander réside dans la mise à plat par le portrait de la diversité sociale, politique, mais aussi et surtout de l’unicité des Hommes. Et à cet égard, il renouvelle notre questionnement sur l’impossible, dont le Mémorial a pour mission de rappeler, sans relâche, qu’il a été possible.

Aures 1935

 

Du 7 fèvrier au 15 avril au Pavillon Populaire à Montpellier, exposition de photographies de Thérèse Rivière et Germaine Tillion 
Présentation :

Fin 1934, deux jeunes chercheuses, Thérèse Rivière (1901-1970) et Germaine Tillion (1907-2008), se voient confier par le musée d'ethnographie du Trocadéro – devenu peu après le musée de l'Homme – une mission d'étude qui les conduit pour plusieurs années dans l'Aurès. Situé dans l'Est algérien, à la lisière du Sahara, ce massif montagneux abrite alors quelque 60 000 Chaouis population berbère qui conserve son ancienne économie agropastorale.
Ces images nous donnent à voir une société traditionnelle encore largement préservée, ses rapports à la présence coloniale et la manière dont elle se livre au regard des deux ethnographes".

Mondes tsiganes, la fabrique des images : une histoire photographique, 1860-1980

 

Du 13 mars au 26 août 2018 - Musée national de l’histoire de l’immigration, au Palais de la porte Dorée, 75012 Paris

Cette exposition célèbre la présence des communautés tsiganes, roms, manouches et gitanes qui ont traversé le XIXe siècle en France.

« Ce sont des histoires de famille, des destins collectifs et individuels que nous voulons montrer ici », confie Ilsen About, le commissaire de l’exposition. Une exposition à la fois chronologique et thématique, articulée en deux parties, qui racontent des histoires différentes : la première révèle des destins croisés, revenant sur certains clichés et stéréotypes. Elle est suivie d’un reportage du photographe Mathieu Pernot sur une famille de Gitans, les Gorgan, dans le sud de la France, où les images reflètent « une rencontre entre le photographe et son sujet ».

"détenues"

 

Exposition de Bettina Rheims au château de Vincennes du 9 février au 30 avril 2018 et au château de Cadillac du 1er juin au 4 novembre 2018

La série « Détenues » offre une fenêtre de conversation avec l’univers sensible et peu connu de la détention. Ces femmes photographiées en prison, dans un studio improvisé, ont pu s’engager avec la photographe dans une démarche de reconstruction de leur identité féminine et amorcer un travail de restauration de leur image.

« Il me fallait aller à la rencontre de femmes qui n’avaient pas fait le choix de vivre entre quatre murs. Nous avons beaucoup parlé. Elles se sont racontées, et j’ai tenté de leur offrir un moment hors de ce temps-là ». Bettina Rheims, novembre 2016.  

Au total, une cinquantaine de photographies sont exposées.

Interview de Bettina Rheims à propos de ses portraits de femmes en prison

Icônes de Mai 68 - Les images ont une histoire

 

Du 17 avril 2018 au 26 août 2018 à la BNF François-Mitterrand / Galerie 1 - Paris

50 ans après les événements de mai-juin 1968, cette exposition revient sur la construction médiatique de notre mémoire visuelle collective. Elle permet de suivre la trajectoire d’images célèbres – les portraits de Daniel Cohn-Bendit face à un CRS par Gilles Caron et de la « Marianne de 68 » de Jean-Pierre Rey ; de comprendre comment et pourquoi la mémoire visuelle de Mai 68 se conjugue en noir et blanc alors que les événements ont été couverts en couleurs par la presse de l’époque ; de découvrir qu’en marge de la presse magazine, des initiatives d’expositions et de projections photographiques ont vu le jour face à une vision médiatique dominante des faits ; ou encore de saisir pourquoi la première « nuit des barricades » – qui fit « monter à la une » des magazines les affrontements de mai 1968 – n’a paradoxalement laissé aucune image persistante, aucune icône… Autant de clés pour appréhender le rôle majeur des acteurs médiatiques et éditoriaux dans l’élaboration des représentations des faits.

Exposition rétrospective à l’œuvre de David Goldblatt

 

Jusqu'au 13 mai 2018 au Centre Pompidou - Galerie 4 - Paris

Le Centre Pompidou consacre pour la toute première fois une rétrospective à l’œuvre de David Goldblatt, figure clé de la scène photographique sud-africaine et artiste phare du documentaire engagé. À travers ses photographies, Goldblatt raconte l’histoire de son pays natal, sa géographie et ses habitants. L’artiste entretient dans son œuvre une tension singulière entre les sujets, le territoire, le politique et la représentation. L’exposition retrace son parcours à travers un choix de séries majeures et dévoile aussi des ensembles plus méconnus, comme ses premières photographies prises dans les townships de Johannesbourg. La série On the Mines, devenue aujourd’hui une œuvre emblématique de l’histoire de la photographie documentaire, est présentée avec des tirages de travail. L’exposition montre enfin une partie de la série Particulars appartenant à la collection du Centre Pompidou, ou encore le travail plus récent de l’artiste à travers la série Intersections. Toutes ces séries reviennent avec acuité sur la complexité des relations sociales sous l’apartheid.

Ceija Stojka (1933-2013) une artiste rom dans le siècle

 

Du 23 février au 20 mai 2018, une exposition d'oeuvres de Ceija Stojka - à la Maison Rouge - 10 Boulevard de Bastille Paris (horaires)

Ceija Stojka est née en Autriche en 1933, cinquième d'une fratrie de six enfants dans une famille de marchands de chevaux rom d'Europe Centrale, issue des Lovara. Déportée à l'âge de dix ans, parce que Rom, avec sa mère Sidonie et d'autres membres de sa famille, elle survit à trois camps de concentration, Auschwitz-Birkenau, Ravensbrück et Bergen-Belsen.

C'est seulement quarante ans plus tard, en 1988, à l’âge de cinquante-cinq ans, qu'elle ressent le besoin et la nécessité d'en parler ; elle se lance dans un fantastique travail de mémoire et, bien que considérée comme analphabète, écrit plusieurs ouvrages poignants, dans un style poétique et très personnel, qui font d'elle la première femme rom rescapée des camps de la mort à témoigner de son expérience concentrationnaire contre l'oubli et le déni, contre le racisme ambiant.

Son œuvre peinte ou dessinée, réalisée en une vingtaine d'années, sur papier, carton fin ou toile, compte plus d'un millier de pièces. Ceija peignait tous les jours, dans son appartement de la Kaiserstrasse à Vienne.
On note deux axes dans son travail pictural : la représentation, sans omettre les détails, des années terribles de guerre et de captivité endurées par sa famille, par son peuple ; en parallèle elle peint des paysages colorés idylliques, évocations des années d'avant-guerre, quand la famille Stojka, avec d'autres Roms, vivait heureuse et libre en roulotte dans la campagne autrichienne.

Christian Boltanski - Les Habitants de l’hôtel de Saint-Aignan en 1939

 

Une exposition permanente.
Spécialement restauré pour les 20 ans du musée, le chef-d'œuvre de Christian Boltanski offert par l'artiste au musée en 1998, sera désormais accessible au public dans la courette.

"Au MAHJ, la Shoah est principalement évoquée par cette œuvre majeure, qui reflète une rigoureuse recherche dans les archives pour documenter l’ensemble des habitants de l’hôtel avant la guerre. Selon le vœu de l'artiste, elle est constituée d’affichettes que le temps dégrade progressivement"