Expositions

Des expositons

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, à l’écriture, les journaux intimes et plus généralement la littérature.

Le roman-photo entre au musée

 

Au MUCEM - à Marseille - jusqu'au 23 avril 2018

Le roman-photo a mauvaise presse. Le terme sous-entend tout à la fois la niaiserie sentimentale, la frivolité, ou encore l’ingénuité. À ce jour, il n’a que rarement retenu l’attention des historiens de l’image, et encore moins celle des musées et des centres d’art. Grave erreur ! Car le roman-photo a pourtant bien des choses à nous dire… et pas seulement des mots d’amour.

Né en 1947 en Italie, le roman-photo a constitué le plus gros succès éditorial de l’après-guerre, et restera pendant plus de vingt ans le best-seller de la littérature populaire en Méditerranée. Les lecteurs – en majorité des lectrices – se comptaient par millions ; les revues dans lesquelles ils étaient publiés passaient de main en main et c’est ainsi que dans les années soixante, on estime qu’un Français sur trois lisait des romans-photos.

Reconstituer ces petites mythologies sentimentales permet ainsi d’offrir une relecture originale de l’avènement de la société de consommation et de l’évolution des mœurs, tout autant qu’un regard décalé sur l'émancipation et la libération des femmes dans l’Europe méditerranéenne de la seconde moitié du XXe siècle.

C’est l’enjeu de l’exposition « Roman-Photo », qui réunit plus de 300 objets, films, photographies, documents, et, bien entendu, quelques-unes des plus belles réalisations de cet artisanat devenu en peu de temps une industrie culturelle de masse, dont certaines productions élaborées par des réalisateurs proches du néo-réalisme italien s’avèrent d’une qualité exceptionnelle.   

Jalousies et trahisons, tendres baisers et cœurs brisés, décapotables et micro-ondes, Dolce Vita et lutte des classes : « Roman-Photo », un feuilleton riche en surprises, rebondissements et coups de foudre (esthétiques), à ne manquer sous aucun prétexte !

Extrait d'un article de présentation du journal LE MONDE (14/12/2017) :

"...« Il ne s’agit pas de réhabiliter le roman-photo et de dire que c’est un truc absolument génial à côté duquel on est tous passés, mais de raconter une saga, celle du plus gros succès éditorial de l’après-guerre », tempère, à la terrasse d’un café marseillais, la commissaire de l’exposition, Frédérique Deschamps. Il y a une dizaine d’années, cette iconographe de la presse parisienne (Libération, Le Monde…) travaillait pour Science et vie, propriété de l’italien Mondadori. Là, elle tombe sur une ­collection de Nous deux – que le groupe édite – prête à partir à la benne. « Bon sang ! Cela existe encore ce truc-là, le roman-photo ? », se dit-elle. Eh oui. Si on est loin des millions de lecteurs que ceux-ci attiraient dans les années 1960, Nous deux vend toujours quelque 250 000 exemplaires chaque semaine en France...."  [article ICI]

Jack London dans les mers du Sud

 

Une expositon jusqu'au 7 janviier 2018 à La Vieille Charité - Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA), Marseille

Cette exposition est une invitation au voyage et à l’aventure, symboles de la vie et de l’œuvre de l’écrivain Jack London.

Réalisée par le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (MAAOA), en coproduction avec la Compagnie des Indes, elle propose de revivre l’un de ses paris les plus audacieux : le voyage effectué sur son voilier, le Snark, à travers les îles du Pacifique Sud, entre 1907 et 1909.

S’articulant autour des différents archipels traversés (Hawaï, les îles Marquises, Tahiti, Fidji, Samoa, Vanuatu et les îles Salomon), elle constitue une formidable opportunité pour chaque visiteur de s’ouvrir à la diversité des cultures de cette région du monde.

Une sélection exceptionnelle d’œuvres d’art océanien sera présentée, issue des collections du MAAOA et d’autres grands musées (Musée du Quai Branly, Musée Barbier-Mueller, Musée d’Aquitaine,…). Celles-ci seront exposées aux côtés d’autres objets rapportés par Jack London lui-même, montrés au public pour la première fois.

La scénographie nous plongera au cœur de cette odyssée mythique, grâce à la présentation de nombreux tirages photographiques issus de la collection personnelle de l’écrivain, mais aussi des installations audiovisuelles composées à partir de films historiques et ethnographiques, ainsi que de nombreux objets d’époque (éditions originales des ouvrages inspirés par ce voyage, objets de marine, appareil photographique…) et une maquette du Snark au 1/15ème réalisée pour l’occasion.

Riche et surprenante, l’exposition Jack London dans les Mers du Sud permettra, en empruntant les pas de l’écrivain voyageur, de partager avec lui la magie de ses rencontres et de ressentir, à notre tour, le souffle de son aventure.

Un très intéressant article est consacré au Jack London navigateur des Mers du Sud dans la revue politique CONTRE TEMPS n° 35 - octobre 2017

Jean Echenoz : Roman, rotor, stator

 

Du 29/11/2017 au 05/03/2018, une exposition à la Bibliothèque du Centre Georges Pompidou - Bpi Entrée rue Beaubourg 75004   Paris Écrivain à l'univers jubilatoire, ayant exploré, à travers dix-sept romans, les différents genres littéraires jusqu’à les détourner - du roman d’aventure au roman d’espionnage ou au roman biographique - Jean Echenoz nous entraîne dans une course audacieuse contre l’ennui, et organise avec le lecteur une apparente complicité qui se révèle également manipulation, dérivation, renversement...

À travers tapuscrits et manuscrits originaux, carnets de notes, repentirs et réflexions sur l’écriture, mais également photographies, archives et documents audiovisuels, extraits cinématographiques, l’exposition nous entraine dans le foisonnement de l’écriture et la vivacité du romanesque qui surgissent de l’univers de Jean Echenoz.

Conçue avec le concours de Gérard Berthomieu, spécialiste de langue et littérature françaises contemporaines (Université de Paris IV Sorbonne), en partenariat avec la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet et les éditions de Minuit, l’exposition élaborée par la Bpi sera accompagnée d’une riche programmation associée (rencontres, conférences, ateliers…). Entrée libre  
 

Paysages français - Une aventure photographique (1984 - 2017)

 

Du 24 octobre 2017 au 4 février 2018 François-Mitterrand / Galeries 1 et 2 (Paris)

Face à un paysage en mutation, Raymond Depardon, Lewis Baltz, Elina Brotherus et une centaine d’autres photographes tentent de dresser un nouveau « portrait » de la France. C’est le récit de cette aventure photographique, commencée à l’orée du XXIe siècle, que la BnF vous invite à découvrir au travers de plus de mille œuvres.

Perec au fil

 

Exposition du 3 mai au 12 août 2017, visible aux heures d’ouverture de la médiathèque (mardi 13h-19h, mercredi 10h-10h, jeudi 13h-19h, vendredi 13h-19h, samedi 10h-18h, dimanche 13h-18h – fermé le dimanche en juillet et août)

Médiathèque Françoise Sagan : 8 rue Léon Schwartzenberg – 75010 Paris - Métro : Gare de l’est, lignes 4, 5, 7 (Sortie 8 Bld de Magenta) - Bus : Gare de l’est, lignes 30, 31, 32, 35, 47

On n’a pas fini de broder autour de l’œuvre de Georges Perec. C’est ce que démontre le collectif PERECOFIL avec astuce, en traduisant Perec… en broderie !

A l’occasion de la parution dans la Bibliothèque de La Pléiade de deux volumes qui lui sont consacrés, la médiathèque Françoise Sagan accueille une exposition de ce collectif de broderie littéraire pour (re)découvrir Perec autrement, ainsi qu’une programmation d’animations ludiques (lecture chorale, ateliers d’écriture ou de broderie, rencontres…)

Le travail des brodeuses de PERECOFIL a débuté en 1999, répondant à un désir de broder des textes littéraires. Certaines œuvres de Georges Perec, auteur obnubilé par le jeu et la contrainte, se sont tout naturellement prêtées à cette tentative d’épuisement du texte.

Par la forme et la couleur, les broderies de PERECOFIL donnent à voir les multiples contraintes inventées par l’auteur. Chaque lettre du texte est remplacée par un carré de couleur, suivant un cahier des charges précis, constituant ainsi un canevas aussi bigarré que cohérent.

L’exposition à la médiathèque sera centrée sur la traduction en broderie de La Vie mode d’emploi, roman majeur de Georges Perec publié en 1978 et lauréat du prix Médicis, qui couvre sur plus d’un siècle l’histoire d’un immeuble à Paris où se croisent plus de 2000 personnages… Plus généralement, l’exposition ouvrira sur la question de la traduction des textes à contraintes, comme la poésie.....

Josef Koudelka - La fabrique d'exils

 

Exposition photos jusqu'au 22 mai 2017 au Centre Pompidou  Paris

 Josef Koudelka. La simple évocation du Français d’origine tchèque suffit à suggérer le voyage et une forme de nomadisme qui est l’ADN de son œuvre. Le parangon en est sa série “Exils”, réalisée dans les années 70 et 80, période où le photographe de l’agence Magnum parcourait l’Europe avec pour seules commandes celles qu’il se fixait lui-même. Sans sensationnalisme, Koudelka s’intéresse aux animaux, à des gens et à des lieux souvent anonymes et parvient à rendre compte d’un exotisme invisible au quotidien.

Si ses images ont fait le tour du monde, on connaît peu ses autoportraits, pourtant réalisés à la même période. On l’y voit le plus souvent allongé, blotti dans son sac de couchage sur le bord d’une route, dans les bureaux de Magnum ou le salon d’un ami. Les clichés peuvent donner l’impression d’avoir été pris par un compagnon de route, mais on le devine seul.

Pour Clément Chéroux, “il s’agit moins d’une autoreprésentation que d’une attestation”. Et le commissaire du Centre Pompidou poursuit: “Il n’y a ni narcissisme ni introspection. Koudelka ne cherche pas à se montrer, à construire une image de lui-même, mais plutôt à attester de sa présence dans un endroit à un moment donné.”

L’exposition se donne moins pour mission de montrer la série “Exils” que de dévoiler le travail nécessaire à la conception de ce projet puis du livre du même nom, sorti en 1988. D’où la présence de ces autoportraits et des planches thématiques que Koudelka a réalisées “afin de mieux comprendre la cohérence des ensembles d’images qu’il avait prises ”, reprend Clément Chéroux, qui a eu accès aux journaux de voyage de Koudelka, en partie reproduits dans le catalogue.

Tous ces documents viennent apporter un éclairage inhabituel à ces photographies souvent mystérieuses dont le Centre Pompidou a fait l’acquisition dernièrement et qui forment le cœur de l’exposition. On comprend dès lors pourquoi Josef Koudelka se reconnaît dans ces mots des “Mémoires d’Hadrien”: “Etranger partout, je ne me sentais particulièrement isolé nulle part.”

Entrée libre

Une oeuvre picturale comme une autobiographie

 

Une exposition Frida Kahlo à Paris (Octobre 2016 - Janvier 2017)

Elle a si souvent inspiré les créateurs de mode, Frida Kahlo a peint des toiles aux accents colorés de son Mexique. Mais Frida Kahlo, c'est aussi une peinture pour transcender des blessures, un journal intime rédigé au pinceau. Frida disait peindre sa réalité, celle d'une vie souvent tragique...

L’Ineffacé

 

Une exposition présentée du 30 novembre 2016 au 2 avril 2017 - de 14:00 - 18:00 - IMEC, abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.

Matière à penser, à rêver, les archives sont autant de fragments d’histoire, de savoir ou d’émotion. Entre un document de la taille d’une vignette et une surface écrite grande comme une chambre, entre le scénario complet d’un film jamais tourné et le graphique d’un pas de danse, entre une écriture régulière et un buissonnement de ratures, l’exposition L’Ineffacé offre une traversée de la création et de la pensée du XXe siècle, révélée au détour d’une esquisse, d’une empreinte incertaine, d’une ligne qui insiste.

En compagnie de Ponge, de Paulhan, de Duras, de Duby, de Derrida, d’Artaud, de Celan ou de Levinas, de Genet mais aussi de Resnais, de Jean Hélion ou de Gisèle Freund (et d’une cinquantaine d’autres), Jean-Christophe Bailly a construit, par rebonds et ricochets, une très délicate poétique de l’archive qui s’expose à l’abbaye d’Ardenne.

Après Babel, traduire

 

Du 14 décembre 2016 au 20 mars 2017, une exposition au MUCEM à Marseille.

“Babel” : en hébreu, cela veut dire “Confusion”. Babel, la diversité des langues, est-ce une malédiction ou une chance ? Réponse : une chance, à condition de traduire. 

La traduction est l’un des grands enjeux culturels et sociétaux d’un monde globalisé. Traduire, c’est préférer à une communication rapide et basique dans une langue dominante plus ou moins artificielle (aujourd’hui le « global english » ou globish) un travail coûteux et parfois déconcertant sur la différence des langues, des cultures, des visions du monde, pour les comparer et les mettre en harmonie. 

La traduction est d'abord un fait d'histoire : les routes de la traduction, via le grec, le latin, l'arabe, sont celles de la transmission du savoir et du pouvoir. «La langue de l’Europe, c’est la traduction», a dit Umberto Eco. Les civilisations d’Europe et de Méditerranée se sont construites sur cette pratique paradoxale : dire « presque » la même chose, et inventer en passant, à la confluence des savoirs et des langues. 

C'est aussi un enjeu contemporain. La diversité des langues apparaît souvent comme un obstacle à l’émergence d’une société unie et d’un espace politique commun, mais l’exposition Après Babel, traduire inverse cette proposition et montre comment la traduction, savoir-faire avec les différences, est un excellent modèle pour la citoyenneté d’aujourd’hui. 

Partant d’une abstraction - le passage d’une langue à une autre -, l’exposition donne à voir, à penser et à voyager dans cet entre-deux. Du mythe de Babel à la pierre de Rosette, d’Aristote à Tintin et de la parole de Dieu aux langues des signes, elle présente près de deux cents œuvres, objets, manuscrits, documents installations, qui manifestent de façon spectaculaire ou quotidienne les jeux et les enjeux de la traduction.

ALTER EGO : Amitiés et réseaux du 16e au 21e siècle

 

Exposition du 30 novembre 2016 au 12 février 2017 - Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

6 Place de la République, 67000 Strasbourg

Inconnus du grand public, les livres d’amitié sont les ancêtres des albums de poésie de notre enfance et préfigurent les réseaux de sociabilité d’aujourd’hui, inscrits dans le sillage de Facebook.

L’exposition présentera les grandes étapes de l’histoire des livres d’amitié :

  • Les livres d’amitié miroirs de la vie étudiante.
  • Un genre noble
  • Des corporations à la Révolution
  • Le culte de l’amitié au XVIIIe siècle
  • Au bonheur des dames  :la pratique féminine des livres d’amitié au XIXe siècle
  • Des objets mémoriels au culte du souvenir : les livres précieux et singuliers
  • Vers la modernité : œuvres de Nathalie Sebayashi, Baptiste Filippi et G. Chauchat, sérigraphie murale et installation vidéo.

Toutes les informations

« Ô vous, frères humains » - Luz dessine Albert Cohen

 

Du mardi 6 décembre 2016 jusqu'au dimanche 28 mai 2017 au MAHJ - 71, rue du Temple 75003 Paris

« Un enfant juif rencontre la haine le jour de ses dix ans. J’ai été cet enfant. » - Albert Cohen, 1972

« […] courant 2015, j’ai ressenti le besoin de relire Ô vous, frères humains. J’ai été plus puissamment encore frappé par le calvaire psychologique de ce petit garçon, déambulant à la lisière de la folie, par le message testamentaire d’Albert Cohen... » - Luz, 5 février 2016

"... Le musée d’art et d’histoire du Judaïsme expose les planches originales du roman graphique de Luz, Ô vous, frères humains, adapté du récit éponyme d’Albert Cohen. Quatre ans après avoir obtenu une reconnaissance internationale avec Belle du seigneur, Albert Cohen publie Ô vous, frères humains (Gallimard, 1972). Alors âgé de soixante-dix-sept ans, l’écrivain place au cœur de son ouvrage l’un des événements les plus traumatisants de sa vie : en 1905, le jour de ses dix ans, il subit en public les insultes antisémites d’un camelot à Marseille. Douleur, colère et désespoir vont ébranler son sentiment de sécurité, fragilisant à jamais ses certitudes sur la fraternité des hommes. C’est en évoquant cette expérience, que l’écrivain lance un appel à la mémoire d’une humanité commune et solidaire..."

L'autre mer

 

Du 5 au 20 novembre 2016, de 14h00 à 18h00, salle du Sépulcre à Caen

Le point de départ de cette exposition a été la rencontre entre une série de peintures d’Annie Lenoir, mettant en scène une vision puissante de la mer et des bateaux qui l’affrontent, et le regard d’Estelle Lépine, qui souhaitait proposer en contrepoint un texte sur celle qui reste. Qu'affronte-t-elle sur la terre ferme, cette femme qui attend l'homme parti naviguer - quelles marées, quelles vagues, quelles tempêtes ?

Inspiré par l'engagement physique ressenti face à la peinture d'Annie Lenoir, le texte évoque le corps de cette femme plongé dans un quotidien – la maison, l’enfant, la cuisine, le sommeil – et balayé par une série de courants contraires, l'angoisse, le désir, l'oubli, l'obsession... Une femme prise dans le flux et reflux de l'attente, comme dans une autre mer, invisible et ravageuse.

Annie Lenoir a invité trois autres artistes aux valeurs poétiques proches des siennes : le peintre Emmanuel Julien, la photographe Patricia Le Goadec, et la danseuse Elsa Deslandes, qui se produira lors du vernissage. Tous, de près ou de loin, ont déjà évoqué ces émotions dans leur parcours artistique personnel. Les associer au duo peinture/écriture du départ était une évidence.

Entrée gratuite

Anselm Kiefer, l’alchimie du livre

 

Du 20 octobre 2015 au 7 février 2016 BNF François-Mitterrand / Galerie 2 - du mardi au samedi de 10h à 19h - dimanche de 13h à 19h (fermeture des caisses à 18h) - fermé lundi et jours fériés

La Bibliothèque nationale de France organise une exposition consacrée aux livres d’Anselm Kiefer. Avec une scénographie inédite signée par l’artiste allemand, l’exposition dévoile plus d’une centaine de livres réalisés entre 1968 et 2015, associés à des sculptures et des tableaux récents.
Exposé dans le monde entier, Anselm Kiefer est connu essentiellement pour ses tableaux et ses sculptures alors que ses livres qui fondent l’œuvre et représentent soixante pour cent de son travail, n’ont, paradoxalement, jamais fait l’objet d’une rétrospective en France.Existant en un seul exemplaire, ces livres sont des œuvres uniques dont les formats et la présentation évoluent au cours des décennies. Pouvant atteindre de grandes dimensions, ils intègrent dans leurs pages divers matériaux, tels que l’argile, le sable, la cendre, les cheveux, les plantes, la paille, des photos… et bien sûr, le plomb, medium privilégié de l’artiste, d’abord utilisé sous forme de feuilles ou de fragments, avant de devenir, vers la fin des années 1980, les livres eux-mêmes, pesant alors entre 70 et 200 kg. Pour l’artiste, outre sa plasticité, le plomb se caractérise par sa puissance poétique et spirituelle....

Photos et origines

 

Du 04.02.2015 au 05.04.2015, à la Maison Européenne de la Photographie - 5/7 Rue de Fourcy - 75004 Paris

 

Exposition de photos de Bernard Plossu :

"Toute mon enfance, j’ai entendu ma mère parler de nos origines italiennes, j’entendais les noms de tante Dina et de Nana, mon arrière grand-mère.

Puis un jour, au début des années 1970, je suis parti à Naples, à Rome et à Pompéi sous une pluie torrentielle : c’était magnifique."... (Bernard Plossu)

 

Exposition de photos de Grégoire Korganow :

"Qu’est-ce qu’un père ? Qu’est-ce qu’un fils ? Quel est lien qui les unit ? Le sang ? L’amour ? La transmission ? L’héritage ?"

« Je photographie des pères, de 20 à 80 ans, debout, torse nu, avec leur fils de quelques minutes pour les plus jeunes ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés. Ils sont proches, souvent peau contre peau.... (Grégoire Korganow)

Récits photographiques de femmes

 

Exposition jusqu’au 30 avril, du mardi au samedi de 13h30 à 18h30 - Galerie Fait & Cause - 58, rue Quincampoix, Paris 4ème / M°Rambuteau ou Châtelet

Deux ans après son premier événement, une nouvelle exposition intitulée “Carnets de route” sera accrochée à la galerie parisienne Fait & Cause. Les Carnets sont de courts récits photographiques dont les clichés évoquent les moments cruciaux de la vie de leur auteure.

La Galerie Fait & Cause est une création de l'association "Pour Que l'Esprit Vive".
Elle a pour mission de favoriser la prise de conscience des problèmes sociaux où qu'ils se présentent à travers le monde.

Elle a choisi de privilégier le médium qui se prête le mieux à la dénonciation des injustices, des inégalités et de la misère : la photographie.

Cette exposition est accompagnée d'un livre comportant 10 carnets de route, récits photographiques, journaux intimes, réalisées par des femmes qui ont en commun de s'être retrouvées à la rue du jour au lendemain.

 

 Présentation en vidéo de l'exposition "L'Une et l'Autre"

Carnet de Route .... de Kasia Grabowska

Les cahiers dessinés

 

Du 21 janvier au 14 août 2015, Halle Saint Pierre, 51, rue des Petites-Ecuries - 75010 Paris - 01 45 23 14 14

67 artistes internationaux + 500 œuvres

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Depuis vingt ans la Halle Saint Pierre œuvre, au carrefour de l’art brut, à parcourir et rendre compte des territoires hétérodoxes de l’art. Cette tâche passionnée et passionnante a pour but d’ouvrir des trajectoires différentes au sein d’un monde de l’art qui se parcourt sans qu’on puisse jamais le fermer ou le posséder. Cette tension vers cet Autre de l’art anime un projet artistique qui, échappant aux concepts préalablement formatés, s’inscrit dans une pensée non exclusive.

C’est avec cet esprit que la Halle Saint Pierre et les éditions les Cahiers Dessinés se sont associées pour organiser une exposition célébrant le dessin comme l’accomplissement d’une aventure humaine à part entière.  Dessins classiques, art brut ou dessins d’humour sont ici autant de propositions graphiques singulières qui nous séduisent, nous étonnent ou nous dérangent. Mais qu’elles fassent fi d’un savoir-faire technique, le revendiquent où le subvertissent, elles n’œuvrent pas à servir ou opposer des courants artistiques. Bien au contraire, elles font naître, au sein de leur pluralité, un jeu d’échos basé sur l’impératif intime de l’expérience du dessin, ouvrant un potentiel infini de résonance sémantique autant que sensible....

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