Expositions

Des expositons

 

en lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, à l’écriture, les journaux intimes et plus généralement la littérature.

MARCEL PROUST, PRIX GONCOURT : L'EXPOSITION DU CENTENAIRE

 

Du 11 septembre au 23 octobre 2019 - GALERIE GALLIMARD 30/32 rue de l'Université, PARIS - TÉL. : 01 49 54 42 30

... Retour à la Galerie Gallimard sur l'histoire de ce prix, à partir des archives des Éditions Gallimard, de la Maison de Tante-Léonie (IlliersCombray), du prix Goncourt (Nancy), de la Bibliothèque nationale de France, et de la Bibliothèque littéraire Jacques-Doucet, avec la présentation d'une soixantaine de documents exceptionnels dont certains ont été exposés dans le cadre du Printemps proustien dans la Maison de Tante-Léonie à Illiers-Combray: lettres, épreuves d’imprimerie, manuscrits et « placards » originaux, dessins et photographies. ...

BACON EN TOUTES LETTRES

 

Du 11 septembre 2019 au 20 janvier 2020, exposition au Centre Pompidou - Paris

À la suite des monographies consacrées à Marcel Duchamp, René Magritte, André Derain ou encore Henri Matisse, le Centre Pompidou poursuit la relecture des œuvres majeures du 20ème siècle et consacre une vaste exposition à Francis Bacon.
Les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur. De grandes voix lisent en français et en anglais des textes d’Eschyle, Nietzsche, Bataille, Leiris, Conrad et Eliot. Ces auteurs, qui ont tous inspiré à Bacon des œuvres et des motifs, partagent un univers poétique, forment comme une famille spirituelle dans laquelle s’est reconnu le peintre. Ils ont en commun la même vision réaliste, amoraliste du monde, une conception de l’art et de ses formes libérée des a priori de l’idéalisme.

L’exposition consacrée à Francis Bacon s’attache aux œuvres réalisées par l'artiste durant les deux dernières décennies de sa pratique. Au travers d’une soixantaine de tableaux, incluant douze triptyques et une série de portraits et d’autoportraits, les six salles de « Bacon en toutes lettres » placent la littérature en leur cœur ; de grandes voix lisent en français et en anglais des textes d'auteurs ayant inspiré à Bacon des œuvres et des motifs.

Les derniers impressionnistes, le temps de l'intimité

 

Du 21 juin au 29 septembre 2019 à Quimper  au Musée des Beaux Arts et au Musée départemental breton

L'exposition est dédiée à La Société Nouvelle de Peintres et de Sculpteurs, la confrérie d’artistes la plus célèbre et la plus caractéristique d’une des périodes les plus riches de l’art français et européen. De la fin du XIXe à la première moitié du XXe siècle, face à une modernité qui allait peu à peu tout dévorer, nos artistes surent séduire les publics des deux côtés de l’Atlantique, la critique, les conservateurs et les expositions internationales. Le Sidaner, Aman-Jean, Cottet, Dauchez, Prinet, Henri Martin, … chacun d’entre eux avait son propre style, parfaitement identifiable, mais tous partageaient une vision sentimentale de la nature : rendre les êtres et la nature tels qu’on les aperçoit, en laissant deviner ce qu’ils ont de profond, de tragique ou de mystérieux. C’est ainsi qu’ils furent qualifiés d’intimistes. En respectant la véracité des apparences, en perpétuant les valeurs permanentes de l’art européen, le souci de l’évocation dans le paysage ou de la psychologie dans le portrait, en s’attachant à rendre la poésie, la tendresse de leurs sujets, ils ont réussi à nous parler de nous-mêmes. C’est ainsi qu’à la fin de leur carrière, nos artistes furent regardés par les observateurs de leur temps comme les derniers représentants de l’impressionnisme.

Les deux musées publics de Quimper s’unissent pour célébrer ce grand moment de l’histoire de l’art en présentant une exceptionnelle exposition déployée sur deux lieux. Le musée des beaux-arts s’attarde sur le patronage de Rodin, sur les grandes pages du paysage urbain ou champêtre ainsi que sur un ensemble de portraits virtuoses. Le Musée départemental breton célèbre la mer sauvage, les plaisirs balnéaires de la Belle Époque en Bretagne, terre d’élection de nombre de ces peintres tels que Charles Cottet, Lucien Simon ou André Dauchez.

Au musée des beaux-arts, outre deux salles du rez-de-chaussée consacrées à l'exposition, le visiteur pourra accéder à l'étage au cabinet des arts graphiques et découvrir les précieux talents d’artistes amateurs des techniques de l’eau-forte ou de la lithographie. Les planches d’Edmond Aman-Jean, Albert Besnard ou Henri Martin rivalisent de virtuosité et offrent un heureux contrepoint aux peintures intimistes.

Giono - Expo

 

Du 30/10/2019 au 17/02/2020 - Exposition au MUCEM à Marseille

À la veille des commémorations du cinquantenaire de la disparition de Jean Giono (octobre 2020), le Mucem propose, à travers près de 300 oeuvres et documents, une rétrospective qui, loin de l’image simplifiée de l’écrivain provençal, suit le trajet de son oeuvre écrite et filmée en lui rendant sa noirceur, son nerf et son universalité. Giono,
poète revenu des charniers de la Première Guerre mondiale, s’est en effet autant attaché à décrire la profondeur du Mal qu’à en trouver les antidotes : création, travail, pacifisme, amitié des peintres, refuge dans la nature, évasion dans l’imaginaire...

Li Kunwu - "La Chine du Sud au fil du crayon"

 

Exposition du 15 au 17 novembre 2019 au Polydome – Clermont-Ferrand

Journaliste, dessinateur de presse, auteur de nombreux ouvrages, Li Kunwu est aujourd’hui reconnu en Chine comme le plus grand dessinateur chinois contemporain. Il présente sa grande exposition "La Chine du Sud au fil du crayon" au Rendez-vous du Carnet de Voyage 2019.

En France, on le connaît pour ses nombreuses bandes dessinées et notamment sa trilogie Une vie chinoise, déjà traduite en 15 langues. En Chine, c’est surtout sa production éditoriale et ses dessins de presse qui sont connus, notamment dans le sud-ouest chinois où il a travaillé pendant trente ans pour Le Quotidien du Yunnan.

Li Kunwu vient présenter au Rendez-vous une grande exposition “La Chine du Sud au fil du crayon”, ainsi qu’une fresque inédite de plus de vingt mètres sur “La route du thé et des chevaux”. Présent tout le week-end, Li Kunwu présentera ses oeuvres et son parcours au public et dédicacera ses ouvrages, notamment Travel Book Cuba, publié par les éditions Vuitton en 2018....

Dora Maar

 

Exposition (photos, peintures) au Centre Pompidou du 5 juin au 29 juillet 2019

La plus grande rétrospective jamais consacrée en France à l’œuvre de Dora Maar (1907-1997) vous invite à découvrir tous les volets de son travail, au travers de plus de cinq cents œuvres et documents.
D’abord photographe professionnelle et surréaliste, puis peintre, Dora Maar jouit d’une reconnaissance incontestable. Bien loin du modèle auquel sa relation intime avec Pablo Picasso la limite trop souvent, l’exposition retrace le parcours d’une artiste accomplie, d’une intellectuelle libre et indépendante.

Adolfo Kaminsky. Faussaire et photographe

 

Une exposition au MAHJ, du jeudi 23 mai au dimanche 8 décembre 2019 - Hôtel de Saint-Aignan 71, rue du Temple 75003 Paris

Adolfo Kaminsky, figure de la Résistance et faussaire de génie, a consacré trente ans de son existence à produire des faux papiers pour sauver des vies. C’est pendant la seconde Guerre mondiale qu’il découvre la photographie en reproduisant des tampons pour fabriquer des cartes d’identité.À travers 70 clichés, le mahJ rend hommage à une œuvre photographique remarquable, mais restée ignorée en raison des engagements et de l’existence pour partie clandestine de son auteur.

photographier l'algérie

 

Jusqu’au 13 juillet à l’IMA de Tourcoing - 9 Rue Gabriel Péri, 59200 Tourcoing

Cette exposition inédite part‭ ‬du constat simple que l’on ne photographie pas de la même façon selon qui on est et selon la destination des images‭. ‬Elle portera une réflexion sur la nature de l’image comme medium de contact entre des mondes différents et‭  ‬moyen de lecture d’un contexte historique et social‭.‬

C'est Beyrouth

 

Du 28 mars au 28 juillet 2019, une exposition avec spectacles, projections et tables rondes - du mardi au dimanche de 11h à 19h sauf le vendredi de 16h à 20h, à l’Institut des Cultures d’Islam, 56 Rue Stephenson, 75018 Paris

Beyrouth exerce une forme de fascination. L’évoquer, c’est convoquer les images d’une ville meurtrie, résiliente, effervescente et insolite, où se côtoient les cultures, les communautés et les croyances.

À travers les regards croisés de seize artistes photographes et vidéastes, l’exposition C’est Beyrouth propose d’entrevoir une société unique dans sa diversité, fragilisée par les guerres et une structuration confessionnelle à bout de souffle. Les oeuvres choisies par Sabyl Ghoussoub, commissaire de l’exposition, documentent l’actualité de Beyrouth. Elles montrent l’omniprésence de la religion, les conditions de vie des réfugiés palestiniens et syriens comme celles des travailleurs migrants, les discriminations en raison de l’homosexualité, les échappatoires d’une génération désorientée.

Autour de l’exposition, des spectacles, des projections et des tables rondes prolongent cette immersion libanaise. Les arts de la scène nous enchantent avec une interprétation contemporaine et masculine du baladi, une lecture musicale et poétique sur un piano pouvant jouer le quart de ton de la musique orientale, ou encore un DJ set pour plonger dans les nuits électro beyrouthines. Des conférences, des films et des documentaires sont programmés sur le photojournalisme, le multiconfessionnalisme, les initiatives de la société civile, les figures emblématiques du pays… Le jeune public bénéficie également d’une offre dédiée avec des ateliers, des ciné-goûters et des spectacles. Et à l’occasion du ramadan, l’ICI organise ses traditionnels iftars, précédés de contes et de films sur le Liban.

Au fil des rencontres qui jalonnent cette saison culturelle, C’est Beyrouth donne à voir autrement les bouleversements et le bouillonnement de la société libanaise.

Éclatante jeunesse

 

Du 12 au 28 avril 2019 une exposition de photos de Pierre Jamet - au Chateau du Val Fleury 5, allée du Val Fleury - 91190 Gif-sur-Yvette

Le Val Fleury expose plus de 100 clichés issus de la collection personnelle de Corinne Jamet-Vierny, fille du photographe français Pierre Jamet (1910-2000). 

L'exposition "Éclatante jeunesse" vous dévoile un témoignage photographique unique sur la vie dans les Auberges de jeunesse durant la période historique du Front populaire. Parcourez l’album de vacances de Pierre Jamet, à la fois témoin et acteur de ces merveilleuses scènes de vie en noir et blanc, d’une beauté franche et directe, pleines de spontanéité, de bonheur et de camaraderie.

 Le film du vernissage

L’Odyssée des livres sauvés

 

Exposition, du 12 avril au 22 septembre 2019 - du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h00 - 13 Rue de la Poulaillerie, 69002 Lyon

Il s’agit d’une invitation au voyage à travers les siècles, les continents, les événements mondiaux ou nationaux, sur les pas des livres annihilés, broyés, caviardés, menacés, blessés, spoliés, égarés, censurés, subtilisés, mais triomphant des vicissitudes de l’existence grâce à des sauveuses et à des sauveurs.
L’exposition célèbre également de nombreux ouvrages, tout aussi chèrement préservés, qui ont acquis les vertus de véritables talismans et sont devenus d’indispensables compagnons, jusque dans l’exil.
Une scénographie intimiste et sensible permettra de montrer ou d’évoquer ces ouvrages et documents à la destinée exceptionnelle.
BibliOdyssées, l’ouvrage qui accompagne l’exposition paraît aux éditions Actes Sud/Imprimerie nationale/Arts du livre avec deux textes inédits : Textures ou Comment coucher avec un livre (témoignage de Kamel Daoud) et L’Âne et le rapace (récit fabuleux de Raphaël Jerusalmy) ainsi que 50 notices sur les livres et documents sauvés.

Hollywood menteur

 

Du 4 avril au 5 mai 2019, la galerie HUBERTY & BREYNE GALLERY expose les planches du dernier album de LUZ- 91 rue Saint-Honoré 75001 Paris

Luz adore Les Désaxés. Ce film mythique de 1961 réalisé par John Huston sur un scénario d’Arthur Miller a tout pour plaire : des stars à foison, des thématiques fortes comme la fin du rêve américain, du mythe de la frontière, du couple traditionnel… et un mode de narration absolument moderne. Mais ce film est tout aussi légendaire pour ce qui se trame à l’écran que pour ce qui se déroule dans ses coulisses. Comment pourrait-il en être autrement avec des acteurs aussi écorchés que Montgomery Clift, Clark Gable et, surtout, Marylin Monroe ?
Dans Hollywood menteur, publié par Futuropolis, Luz raconte avec brio les dessous du tournage. C’est à la fois un bel hommage aux « Misfits » et une manière d’expérimenter sur le papier un mode de narration qui explose dans tous les sens. Initialement publié dans Les Cahiers du Cinéma, l’ancien collaborateur de Charlie Hebdo a remanié ses pages pour servir un récit à la hauteur de la grande histoire du cinéma hollywoodien. ...

Uniques. Cahiers écrits, dessinés, inimprimés

 

Jusqu'au 25 août 2019 de 14h à 18h tous les jours sauf le lundi, à la Fondation Martin Bodmer -  Route Martin-Bodmer 19-21, 1223 Cologny (Suisse)

L’exposition montre des cahiers et des carnets d’artistes, de philosophes, d’écrivains qui n’ont jamais été imprimés mais qui sont suffisamment travaillés, écrits, voire composés, pour constituer plus que des brouillons, des carnets d’étude ou de croquis : des livres à exemplaires uniques.

Le principe qui guide cette réunion d’objets n’est ainsi pas chronologique mais plastique : ce sont des parentés graphiques, visuelles qui légitiment des rapprochements entre, par exemple, une tablette cunéiforme et un ouvrage de Frédéric Bruly Bouabré. Au-delà du texte et de son contenu, il s’agit donc de montrer un certain nombre d’univers écrits, dessinés, tracés, coloriés dans des cahiers et des carnets qui tissent une familiarité visuelle – une amitié graphique – entre eux.

Les objets viennent pour l’essentiel de la collection du MAMCO – et donc de la période contemporaine – et de la Fondation Martin Bodmer – avec tout le recul historique qu’elle permet.

 

Vidéo de présentation

Manuscrits de l’extrême - Prison, passion, péril, possession

 

Du 9 avril au 7 juillet 2019 à la Bibliothèque François-Mitterrand (BNF) Quai François Mauriac, 75012 Paris (Ouvert tous les jours sauf le lundi)

La BnF consacre une exposition aux manuscrits écrits dans des contextes extrêmes d’enfermement, de péril, de détresse, de folie, ou de passion. Quelque 150 manuscrits sont exposés, parmi lesquels on découvre des billets et notes de personnalités et d’auteurs connus. Feuillets et notes d’André Chénier, Napoléon Ier, Alfred Dreyfus, Guillaume Apollinaire ou Nathalie Sarraute y côtoient les mots d’anonymes, simples soldats, prisonniers, hommes et femmes ordinaires. Un propos sensible et encore jamais tenu dans une exposition.

Autour d'elles, au tour d'elles

 

Du 10 au 30 avril 2019, exposition de photos à la Mairie du 13e - Place d'Italie 75013 Paris

Cette deuxième édition du Salon de la photographie du 13e sera consacrée aux rapports des femmes et de la photographie : femmes sujets, femmes objets, femmes auteures... Longtemps, la qualité de « photographe » ne s'est appréciée qu'au masculin. Quelle est la place des femmes dans le monde de la photographie aujourd'hui ? Y a-t-il un regard féminin ? Peut-on évoquer une démarche singulière ? Tels sont les sujets de cette rencontre qui rendra hommage à Gerda Taro, première femme photoreporter de guerre décédée en mission, alors qu'elle couvrait la guerre d'Espagne, et qui donnera prochainement son nom à une rue de notre arrondissement.

Deux autres femmes seront à l'honneur, Jane Evelyn Atwood et Elodie Lachaud. Ces trois photographes ont un point commun : toutes vivent ou ont vécu dans le 13e. Mais ce Salon -auquel contribuent de nombreux partenaires que nous remercions vivement-est avant tout le vôtre....

Isidore Isou

 

Du 6 mars au 20 mai 2019, Rétrospective Isidore Isou - Centre Pompidou Paris

Prolifique, excessive jusqu’au scandale, l’œuvre d’Isidore Isou (1925-2007) est celle d’un penseur autant que d’un poète, d’un cinéaste ou d’un artiste. Fondateur du Lettrisme, Isou promeut le renouvellement total des arts, avant de concevoir un système susceptible de révolutionner toutes les branches de la science. Arrivé de Roumanie en France dans l’immédiat après-guerre, Isou ne tarde pas à fédérer autour de lui ce qui constitue sans doute aujourd’hui la dernière des avant-gardes parisiennes.

Plusieurs autres manifestations durant le temps de l'exposition

Lire en introduction à l'expo

Zehra Doğan est sortie de prison le 24 février 2019

 

Emprisonnée depuis 2017, cette artiste peintre, journaliste et militante féministe kurde vient de sortir de prison.

Laisse pas traîner ton fil

 

Du 6 février au 28 avril 2019 une exposition à la Médiathèque Françoise Sagan - 8 Rue Léon Schwartzenberg, 75010 Paris - 01 42 41 14 30

La médiathèque Françoise Sagan a ouvert ses portes en 2015 dans les murs de l’ancienne prison Saint ­Lazare, où les femmes détenues cousaient, cardaient la laine et le coton, brodaient, piquaient, reprisaient.

Dans ces murs aujourd’hui, on raconte des histoires, on discute, on lit, on tisse des liens de toutes sortes. À travers une sélection d’œuvres patrimoniales et de créations contemporaines, cette exposition explore les liens – étymologiques, symboliques, esthétiques – qui unissent texte et textile et la manière dont les deux, lorsqu’ils se mêlent, forment un ensemble plus riche de sens. Marquoirs brodés par des jeunes filles au XIX e siècle, abécédaires imprimés sur tissu wax, livres pour enfants en tissu, œuvres d’artistes textiles contemporains utilisant la lettre, le mot, ou le motif littéraire… Ces œuvres de différentes époques et de différentes natures nous montrent comment « l’étoffe bien étalée est un grand livre de prose » (Yves Bonnefoy).

Avec des œuvres de la bibliothèque Forney, du fonds patrimonial Heure Joyeuse, du Musée de l’Éducation de Rouen, du Musée de la Toile de Jouy, du FRAC Lorraine, et des artistes Véronique Devignon, Sandra Dufour, Marie­Noëlle Horvath, Fanny Viollet…

AUTOUR DE L’EXPOSITION…

  • mercredi 6 février à 19h : vernissage
  • samedi 9 février à 16h : visite guidée
  • mercredi 27 février à 14 h 30 : atelier Do it yourself, création de carnets en tissu

 

Récits du monde

 

Exposition du 20 octobre 2018 au 17 février 2019 - IMEC, abbaye d'Ardenne, 14280 Saint-Germain-la-Blanche-Herbe

À partir des archives de l’IMEC (Institut mémoires de l'édition contemporaine), Gilles A. Tiberghien propose un voyage à travers nos représentations du monde.

Comment se sont-elles construites ? À quelles sources puisent-elles ? Du roman au journal de voyage, de la correspondance d’explorateur au compte rendu scientifique, de Jules Verne à Jean Rouch, de Jules Supervielle à Georges Devereux, le monde s’ouvre, se donne à voir, à comprendre, à méprendre.

Dans cette fabrique de l’imaginaire, les représentations occidentales de l’Afrique, de l’Asie, du Grand Nord s’élaborent dans un moment de conquête coloniale, versant incontournable de l’inconscient collectif. Entre centrement et décentrement, entre stéréotypes et vœux d’objectivité, quelles parts prennent les sentiments d’exotisme et les rêves d’aventure ? Récits de voyage, études de terrain anthropologiques, photographies, l’explorateur prend aussi le visage du rapporteur désireux de rendre compte d’une réalité nouvelle. Les archives racontent ces histoires, disent le monde, le saisissent ou l’inventent, elles nous livrent la trace de pérégrinations entre réel et imaginaire, où il est toujours aussi question de soi et de l’Autre.

Embarquez pour un voyage en 380 documents, dont de nombreux inédits, documents sonores, filmiques, manuscrits. Parcourez la Terre de feu grâce à des rushs de Gisèle Freund, pénétrez dans le désert de Mojave avec Georges Devereux et ses notes de terrain, suivez les traces de l’intrépide archéologue Jane Delafoy en Asie Mineure, descendez le fleuve Niger avec l’ethnologue Jean Rouch et ses acolytes, admirez les dessins des explorateurs sillonnant les quatre coins du monde, lisez la correspondance des aventuriers du siècle dernier et découvrez les carnets de voyage des fondateurs de l’anthropologie.

Photographie, arme de classe

 

Exposition de photos, du 7 novembre 2018 au 4 février 2019, de 11h à 21h - Galerie de photographies - Centre Pompidou, Paris

Cette exposition revient sur la photographie documentaire et sociale en France de 1928 à 1936.

"... Articulée autour d’axes thématiques et de séries formelles, au travers d’une sélection d’une trentaine de documents inédits et d’une centaine d’œuvres où se côtoient les grands noms de la photographie moderne, l’exposition interroge le passage d’une iconographie pittoresque de la pauvreté vers une conscience sociale : du Paris d’Eugène Atget au regard aiguisé de l’auteur russe Ilya Ehrenbourg, témoin aussi subjugué qu’atterré par le tableau de misère qu’offre la capitale en ce début des années 1930. Les pratiques spécifiques, tel le photomontage, font l’objet d’un éclairage particulier avec l’architecte et militante Charlotte Perriand qui a saisi le potentiel de « déflagration » du montage photographique. Enfin, les thématiques iconographiques récurrentes, de l’image de l’ouvrier à la représentation du collectif en lutte sans oublier les stratégies de la presse illustrée de gauche (Regards, Vu), permettent de compléter une image encore lacunaire de la photographie documentaire et sociale de l’entre-deux-guerres tout en s’appuyant sur des découvertes récentes."

Doisneau et la musique

 

Exposition du 4 décembre 2018 au 28 avril 2019 à la Philharmonie de Paris - 221, avenue Jean-Jaurès 75019 Paris

  • du mardi au vendredi : 12h - 18h
  • samedi : 10h - 20h
  • dimanche : 10h - 18h

Des bals populaires aux fanfares, en passant par les cabarets, Doisneau a croisé musiciens de jazz et vedettes de son époque. Les photographies de ces instants, souvent inédites, sont rassemblées pour la première fois dans cette exposition.

L’internement des Nomades, une histoire française (1940-1946)

 

Du mercredi 14 novembre 2018 au dimanche 17 mars 2019 au Mémorial de la Shoah - 17, rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris - Niveau crypte et entresol

D’octobre 1940 à mai 1946, près de 6 700 personnes, en majorité françaises, dont un grand nombre d’enfants, sont internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Assignés à résidence, enfermés dans des conditions indignes, les Nomades sont spoliés, sous-alimentés, empêchés de travailler ou contraints aux travaux forcés. Certains décèdent dans ces camps. Des déportations ont lieu à partir de 1943. Ces répressions, à l’encontre de ceux que la loi française dénomme Nomades, diffèrent de la politique allemande menée dans le Reich envers les Zigeuner (Tsiganes) et s’insèrent dans une histoire plus longue des persécutions de la République à l’égard de ce groupe exclu de la communauté nationale. L’internement continue après la Libération, le dernier camp ferme seulement en mai 1946. Documents d’archives, témoignages et photographies ravivent la mémoire de cette page de notre histoire restée méconnue pendant des décennies.

Entrée gratuite

Les contes cruels de Paula Rego

 

Du 17 octobre 2018 au 14 janvier 2019 - Du mercredi au lundi de 9 heures à 18 heures - Musée de l’Orangerie - 1 Place de la Concorde – Jardin des Tuileries (côté Seine) 75001 Paris

Exposition d'oeuvres de Paula Rego

"Unique artiste femme du groupe de l’École de Londres, Paula Rego se distingue par une œuvre fortement figurative, littéraire, incisive et singulière.
Née en 1935 à Lisbonne, Paula Rego a quitté, adolescente, le Portugal et l’oppressante dictature de Salazar, pour faire ses études à Londres où elle vit depuis plus de cinquante ans. Formée à la Slade School of Arts, elle a côtoyé Francis Bacon, Lucian Freud, Frank Auerbach, David Hockney.
Peintre, elle élabore avec virtuosité de grands polyptyques au pastel. Habitée par une certaine littérature et culture visuelle du XIXe siècle, réaliste et fantastique, à l’instar de son compatriote cinéaste Manoel de Oliveira, Paula Rego entremêle de manière très contemporaine ces références (Jane Eyre, Peter Pan, Daumier, Goya, Lewis Carroll, Hogarth, Ensor, Degas...) à des éléments fortement autobiographiques et des éléments du réel, celui du monde actuel et de ses enjeux sociaux et politiques. Narratifs, grinçants, ses tableaux semblent issus de quelque conte cruel et évoquent la condition féminine dans des scènes étranges, à contre-courant des codes sociaux."

L’internement des Nomades, une histoire française (1940-1946)

 

Du mercredi 14 novembre 2018 au dimanche 17 mars 2019, une exposition au Musée de la Shoah - 17 Rue Geoffroy l'Asnier, 75004 Paris

D’octobre 1940 à mai 1946, près de 6 700 personnes, en majorité françaises, dont un grand nombre d’enfants, sont internées dans plus d’une trentaine de camps pour Nomades situés sur l’ensemble du territoire métropolitain. Assignés à résidence, enfermés dans des conditions indignes, les Nomades sont spoliés, sous-alimentés, empêchés de travailler ou contraints aux travaux forcés. Certains décèdent dans ces camps. Des déportations ont lieu à partir de 1943. Ces répressions, à l’encontre de ceux que la loi française dénomme Nomades, diffèrent de la politique allemande menée dans le Reich envers les Zigeuner (Tsiganes) et s’insèrent dans une histoire plus longue des persécutions de la République à l’égard de ce groupe exclu de la communauté nationale. L’internement continue après la Libération, le dernier camp ferme seulement en mai 1946. Documents d’archives, témoignages et photographies ravivent la mémoire de cette page de notre histoire restée méconnue pendant des décennies.