Ecrits

"Journal de bord d'un tournage inachevé - Theo Angelopoulos"

 

Note publiée le 20/12/2018 par Catherine Malard (sur le site MOBILIS) - Reproduite avec l’aimable autorisation de l’auteure

La jeune cinéaste Élodie Lélu a tenu un journal précis et émouvant pendant le tournage du dernier film du grand réalisateur grec Théo Angelopoulos, mort tragiquement avant qu’il ne puisse, hélas, y mettre la dernière touche. Lecture de Catherine Malard.

Si vous aimez plonger dans les coulisses d’un tournage et vous sentir entraînés dans un suspense haletant, emparez-vous vite de ce précieux journal écrit par Élodie Lélu, jeune cinéaste et amie de longue date du grand réalisateur grec qu’était Théo Angelopoulos. Ce journal, elle l’a tenu sur un peu plus d’une année, jusqu’à la mort du cinéaste, fauché par une moto pendant le tournage de L‘Autre mer.

C’est d’emblée une atmosphère que le lecteur, amoureux de la Grèce, pénètre avec une vive émotion. Élodie Lélu place sa caméra-stylo au plus près du travail du réalisateur, nous le montrant en train de créer ce qui devait être son film le plus difficile. Le film arrivera-t-il à son terme ? L’auteure nous fait vivre l’histoire palpitante d’un collectif qui ne peut se déprendre du climat de crise que la Grèce traverse, frappée par ces politiques d’austérité que lui a imposées l’Europe, crise qui nourrira le scénario du film, traversé par L’Opéra de Quat’sous de Bertolt Brecht. 

Le lecteur suit, jour après jour, les affres du tournage : problèmes techniques, matériels, recherche de financement, d’acteurs adaptés aux rôles, pourtant la dimension poétique et politique de cette figure tutélaire qu’est le réalisateur du Pas de la cigogne n’en est pas affectée, bien au contraire. Nous plongeons avec l’équipe dans les rues d’Athènes en crise, maculées de tags, côtoyant les nombreux migrants installés au Pirée et dans la ville. Au fil des pages, nous sommes touchés par l'obstination de Théo Angelopoulos qui ne cède jamais sur son désir de faire un film qui doit “toujours dépasser l’ordinaire”. C’est cette chance unique qu’Élodie Lélu nous fait approcher, chance d’avoir partagé cette école de vie et d’en être désormais forte de ce que cet homme lui aura transmis pour nourrir son travail actuel de cinéaste.

[La note de Catherine Malard sur le site MOBILIS]

[Fiche du livre]

[Extraits du livre sur CALAMEO]

En Compagnie des Indes

 

Le nouveau roman de Catherine Malard doit paraître fin janvier 2019

Trente cinq ans après, Anouk refait le voyage pour éprouver à nouveau L’Expérience de l’Inde. C’est alors que lui revient en mémoire le film dont elle ne put plus interrompre les images : le labyrinthe affolant des villes, les odeurs, les couleurs, les rencontres avec les hommes et les dieux, ses amours, ses peurs et ses questions.

A chaque page, Anouk fait vibrer cette Inde des paradoxes, continent mythique et réel qui inquiète et fascine toujours autant le voyageur occidental

Dans quelles vignes on vit !

 

Un livre en souscription (à paraître en décembre 2017)

Présentation du livre :

Un livre de photographies de Fred Merieau et textes de Catherine Malard.

Lequel du photographe ou du poète jubile le plus à voir ce qui se répète, ce qui  varie à l’infini des coteaux et des coulées de l’Anjou ?

Nous avons pris les vignes en filature, guettant les caprices des saisons, épiant les gestes du vigneron qui la façonnent jusque dans le verre. Sur notre route, nous avons rencontré des hommes et des femmes qui, dans la patience des jours, savent durer, témoignant du bienfait de s’inscrire dans un temps long, ce temps dont notre époque affolée ne connaît plus le goût.

Catherine Malard écrit des romans et des nouvelles. Elle anime des ateliers d’écriture et des rencontres littéraires en librairie.

Parutions aux Editions du Petit Pavé :

A paraître, Made in India, (roman) mai 2018

Tanguer (roman) 2016

Plus lourd que l’air (roman) 2013

Les Délaissés (nouvelles) 2011

L’Insolence du rouge (roman) 2010

Fred Merieau, photographe, privilégie la prise de vue rapprochée et compose principalement autour de sujets traitant de la matière. Il expose régulièrement les tirages réalisés par voie numérique dans son atelier angevin.

Adresse du site : http://fredm.photodeck.com

Le livre sera présenté à :

  • La Sadel, Angers en février 2018,
  • La Godeline, Angers en mars 2018,
  • Hyper-U, Mûrs-Erigné, (dates à préciser),
  • Médiathèque Toussaint, Angers,
  • L’Abbaye de Fontevrault (cloître St Lazare), en mars 2018,
  • Le Festival Terres à vins, Terres à vignes de Savennières en septembre 2018,
  • La Galerie de l’Aubance, Brissac, (dates à préciser),
  • Médiathèque La Bulle, Mazé en novembre 2018

Tanguer

 

Tout est calme et tout bouge. Une tourterelle cogne à la fenêtre ; Marceau s’active en cuisine alors que dans les yeux d’Elvire se dessine le désir intense du bleu de la mer. Entre ces deux-là, le malentendu est constant,  l’atmosphère suffocante.

Dans les années 60, l’heure est à l’émancipation de la femme, et même si Marceau gagne de l’argent et veut changer de voiture, Elvire, elle, c’est sa vie qu’elle veut changer. Mais comment s’y prendre alors que tout près, les oiseaux de la volière se moquent de leur lancinant manège ?

Tangage d’une femme dans les années 60, tiraillée entre son désir de liberté et la vie qu’elle s’est choisie !

TanguerTanguer [2.572 Kb]

Plus lourd que l'air

 

1907. L’année de tous les paris pour les Plus lourd que l’air, comme les avait nommés Nadar. Les premiers fous volants s’ingénient à lancer dans le ciel ces nouvelles voies que Gasnier rêve de tracer. Solitaire, tenace et tourmenté, il prend la Loire pour une compagne complice de ses essais. Il y a urgence à conquérir les airs, urgence à inventer.

Edmond, ainsi est-il nommé dans ce roman, réussira-t-il à rejoindre la galaxie des pionniers ? Relèvera-t-il le défi des frères Wright grâce à sa machine aussi  brinquebalante  qu’astucieuse ...

 

[une note de lecture sur le site Aérobibliothèque] 

Les délaissés

 

Huit nouvelles, à l’écriture aussi vive qu’incisive, sur les invisibles, les délaissés, les oubliés, que Catherine Malard nous appelle à découvrir, à voir, à reconnaître, à accepter…

Le paysage est perpétuellement en mouvement, désormais, vous allez vous attacher aussi à voir ce que vous ne voyez pas, ce qui est caché, en dessous, ce que nous, en architecture, nous appelons « les délaissés ».

LesDelaissesLesDelaisses [26 Kb]

L'insolence du rouge

 

Une vieille dame, une jeune fille et un chat dans une maison en bord de Loire. Ils écoutent les Maîtres du mystère sur Paris-Inter. A frémir. On est dans les années 1960, la petite fille voudrait voir le monde en rouge, rêve d’un monde équitable tandis que son père célèbre les valeurs de l’argent, du mérite et de la sueur. Le sang coule dans la fiction radiophonique, à proximité de la maison aussi. Comment se construire dans le choc de deux mondes ?
Quarante ans plus tard, le propos reste singulièrement actuel.