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Soirée de solidarité avec Asli Erdogan

 

Cette soirée, le 9 mars 2017, a rassemblé 220 personnes au Théâtre Chanzy à Angers.

Ci-dessous l'intervention des membres de Kédistan

 

"Oui, la solidarité sert à quelque chose...

A chaque initiative comme celle de ce soir, on est en droit de se poser la question.

Asli Erdogan fut arrêtée mi 2016. Depuis, et avec elle, des milliers d'autres l'ont été, comme elle.

Et cela, de tous milieux sociaux, de toutes professions, intellectuelles ou non.

Et quand ce ne sont pas des arrestations, ce sont des déchéances sociales, des licenciements, des privations de retraites et d'emploi...

Et il serait trop long de parler ici de la guerre que mène le régime contre les minorités de Turquie. Certains textes vous le rappelleront.

Asli a été emprisonnée parce qu'elle ne supportait pas de vivre dans ce noir permanent et qu'elle l'écrivait. Un procureur a demandé la "prison à vie" pour cela.

Et si, justement, elle fut placée en liberté provisoire fin décembre, c'est parce que sur 3 continents, des soirées comme celles de ce soir ont regroupés des voix pour dire NON.

Par dizaines, centaines, au final par dizaine de milliers, du Chiapas à l'Australie, d'une médiathèque de la Creuse à la Maison de la Poésie à Paris, des voix ont lu, crié, des textes qui disent NON et porte une parole d'humanité.

Asli a aussi écrit, alors qu'elle était encore en prison, des appels au secours qui nous parlent.

Quand elle dit que "laisser à nos portes, s'installer un tel régime, secouera à terme l'Europe entière", pas besoin de traduction.

Bien malgré elle, et à son corps défendant souvent, elle est devenue la porte parole de milliers d'autres otages politiques en Turquie.

Et si nous sommes là ce soir, c'est à la fois parce que l'audience de son procès a lieu ce 14 mars, mais aussi parce que quel que soit le résultat, ces procès et les mobilisations humanistes qu'ils suscitent ont éveillé des consciences.

Oui, à l'heure où tout se répercute sur les réseaux sociaux, le pire des régimes sait qu'il est sous le regard du monde... Bien sûr, à condition que celui-ci ne tourne pas les yeux...

Et l'alchimie des mots d'Asli Erdogan et ce besoin un peu partout de dire NON à la déshumanisation, à la répression, à la xénophobie, au repli identitaire, ont fait s'ouvrir des yeux pour un temps... Alors, portons les vers la fenêtre ouverte.

Bien sûr, pour agir, il faut non seulement savoir s'émouvoir, être capable d'empathie, mais il faut aussi comprendre... Et cela, c'est de votre ressort. Allez chercher l'information, vous en saisir... A l'occasion, allez faire un tour en ligne sur le web et sur Kedistan.net.Vous verrez vite pourquoi les mots d'Asli Erdogan résonnent avec la réalité.

A ce compte là, vous comprendrez vite que se mobiliser pour le Moyen Orient, c'est en fait comprendre aussi les urgences ici même...

Merci d'être là, et n'ayez aucune honte d'être là avant tout pour vous... solidaires"

Ballade en littérature espagnole

 

Bibliographie présentée lors des BOUILLONS du 12 janvier 2017

Les "Bouillons" du 10 mars 2016

 

Avec les Dé-livreurs, S. Fontaine, M. Leroy-Rambaud et C. Malard

Les romans présentés lors de la "Balade littéraire" du 10 mars 2016.

Document préparé par la Librairie CONTACT – 3 rue Lenepveu-  49100 Angers

 

[ Informations sur la librairie : https://www.facebook.com/pages/Librairie-Contact/654852084543737?ref=hl ou https://www.facebook.com/pages/La-Sadel-Angers ]

Cynthia Fleury interviewée par C. Malard et G. Guillaune (14 janvier 2016)

 

Interview lors des BOUILLONS, à propos de la parution de son livre Les irremplaçables (2015, Gallimard)

Le projet de Cynthia Fleury est de  remettre le sujet au cœur du collectif.

Non, nous ne sommes pas remplaçables !

La société néolibérale provoque l’aliénation, la chosification (un ouvrier dans l’entreprise peut être remplacé par un autre) ; cette société construit de la non-visibilité et, en nous dé-singularisant, elle se détruit elle-même.

Il existe un vrai lien entre le souci de soi, l'individuation,  et le souci de l’Etat de droit, de la démocratie ; le processus d’individuation protège l’Etat de droit, l’individuation de l'individu « revitalise » l’Etat de droit....

Avec Marie-Hélène Lafon et Luc Lang (5 novembre 2015)