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La guerre des appelés en Algérie

 

Document mis en ligne initialement sur ARTE Radio

A 20 ans, Rémi, Georges, Gilles et les autres se sont retrouvés soldats, appelés au cœur de la guerre d’Algérie. Une guerre sans nom et sans visage, avec son lot d’atrocités et de crimes. A leur retour en France, personne ne leur a posé de questions : ni leurs femmes, ni leurs parents. Comme beaucoup d'autres ils se sont tus….    

L'algérie,c'est le pays de ma mère

 

Document mis en ligne initialement sur ARTE Radio

"Mon truc à moi, c’est l’Algérie. Pas l’Algérie dont on parle aux infos, mais plutôt celle des livres d’histoire ou des chansons d’Enrico Macias. C’est le "paradis perdu" que ma famille pied-noire a quitté en 1962. 
De cette histoire je ne sais pratiquement rien. De la vie de ma famille là-bas, de la guerre civile et de leur exil, je n’ai que des bribes de récit, des anecdotes… et des photos de gens en maillot de bain ! En 2012, on a trouvé le journal de mon grand-père en vidant son bureau. Il y raconte l’année 1962, la guerre, les attentats, les derniers soubresauts de l’Algérie française. Ça nous a fait l’effet d’une claque. …     

52-62, mon enfance en Algérie

 

Un document sonore mis en ligne initialement sur SLATE.fr

René, 67 ans, raconte à sa fille Nina ses années 52-62, ses années algériennes, celles de l'enfance et de la guerre. En cinq épisodes, il fait appel à ses sens pour se souvenir de ce que ses yeux d’enfant ont vu, de ce que son nez sentait, de ce qu’il mangeait et ne mange plus, de ce que ses mains saisissaient pour jouer, de ce que son corps ressentait sous le soleil oranais, les langues mêlées qu’il entendait au marché, les bruits sourds des armes et, parfois, des larmes. Après un premier épisode consacré à l'ouïe et un deuxième à l'odorat, le troisième est dédié au goût. ...

Ecouter le document (en 5 parties)

  1. L'ouïe: « De tous côtés on n'entend plus que ça, des coups de canon, des coups de bazooka »
  2. L'odorat: « Jouer dans les égouts pour apprendre à survivre »
  3. Le goût: « On a partagé une bouteille d’Orangina, c’était bien »
  4. La vue: « Cette nuit-là, j'ai détesté ce qu'on appelle l'armée française »
  5. Le toucher: « Ma mère nous pinçait les joues pour vérifier qu'on était toujours vivants »