Cinéma

Des films

 

En lien avec la démarche autobiographique, avec les histoires de vie, avec l’écriture, avec les journaux intimes, des films depuis le 11 décembre 2019

Retour à Reims (Fragments)

 

Un film de Jean-Gabriel Périot d'après le livre de Didier Eribon

A travers le texte de Didier Eribon interprété par Adèle Haenel, Retour à Reims (Fragments) raconte en archives une histoire intime et politique du monde ouvrier français du début des années 50 à aujourd'hui.

"Présenté à la Quinzaine des réalisateurs au 74e Festival de Cannes, le long métrage n’est pas une adaptation traditionnelle. Pour donner un nouveau souffle aux écrits de l’auteur, le cinéaste engagé utilise des extraits de films de fiction, de documentaires ou encore de journaux télévisés. Pour dénicher les moments rares, ceux qui illustrent au mieux l’essai d'origine, Jean-Gabriel Périot a épluché des heures d’images d’archives et ce, pendant des mois.

“La difficulté n’est pas d’y avoir accès car grâce à l’INA, on peut retrouver tout ce qui a été diffusé depuis la création de télévision française, assure le metteur en scène. Ici, le problème c’est la masse de sources.” Bien que Retour à Reims (Fragments) ne s’intéresse qu’à quelques axes bien précis du texte de Didier Eribon, les sujets abordés sont multiples : le travail des femmes à l’usine, l’avortement illégale… “Il faut tout visionner pour ne rien rater et je vous assure que les films sur le divorce dans les années soixante-dix, ce sont des moment d'ennuis.” (AlloCiné]

De nos frères blessés

 

A l’heure des soixante ans des accords d’Evian, où l'Algérie a acquis son indépendance, Hélier Cisterne filme le destin tragique de Fernand Iveton qui, guillotiné, a offert sa vie à la cause algérienne

1954, en France métropolitaine : Fernand, Français pied-noir et Hélène, Polonaise, tombent amoureux et décident d’aller vivre à Alger. Communiste, il adhère aux revendications indépendantistes des Algériens et au FLN en 1956, alors que sa compagne craint pour son engagement. Fernand commet une série d’attentats sans victimes qui le mèneront à la guillotine en 1957.

Réalisateur : Hélier Cisterne
Acteurs : Vincent Lacoste , Vicky Krieps , Jules Langlade

Le cinéma du réel - 44e festival international du film documentaire

 

Du 11 au 20 mars 2022 Centre Pompidou • Cinémas 1 et 2 • Petite Salle • Grande SalleEntrée Centre Pompidou rue Beaubourg avec pass vaccinal
Après deux éditions en ligne, en 2020 et 2021, cette édition 2022 célèbre son retour en salles. Le retour des invités, des rencontres, des échanges avec le public, en un mot : la convivialité.
Chaque année Cinéma du réel est l’occasion d’explorer le cinéma documentaire, d’en interroger les formes, les évolutions et les manières de faire. Cinéma du réel est en cela un festival exploratoire. Sa compétition de 40 films français et étrangers tous inédits en France, longs et courts métrages donne à voir l’état de la production internationale la plus récente. Grâce à une programmation hors compétition de films rares, patrimoniaux ou contemporains, Cinéma du réel permet d’appréhender les expérimentations au regard de l’histoire du cinéma. Pour cette 44e édition, Cinéma du réel vous invite notamment à une véritable plongée dans l’Afrique documentaire à la rencontre de ceux qui le font aujourd’hui. Autre temps fort : la soirée spéciale Mathieu Amalric filme John Zorn avec la diffusion de trois films inédits du comédien Mathieu Amalric qui filme seul, depuis 12 ans, l’insensé saxophoniste et compositeur new-yorkais John Zorn. Films-toupies, que Zorn aime programmer, comme un set musical, lors de ses concerts. C’est la première fois qu’ils sont projetés en dehors de ce contexte.

• Entrée payante

Un peuple

 

Un film d'Emmanuel Gras

En octobre 2018, le gouvernement Macron décrète l’augmentation d’une taxe sur le prix du carburant. Cette mesure soulève une vague de protestations dans toute la France. Des citoyens se mobilisent dans tout le pays : c’est le début du mouvement des Gilets jaunes. À Chartres, un groupe d’hommes et de femmes se rassemble quotidiennement. Parmi eux, Agnès, Benoît, Nathalie et Allan s’engagent à corps perdu dans la lutte collective. Comme tout un peuple, ils découvrent qu’ils ont une voix à faire entendre.

[Sur le site de TELERAMA : Un entretien avec Emmanuel Gras, réalisateur d’“Un peuple” : “L’ambivalence politique des Gilets jaunes m’a directement attiré]

La bande annonce

Nous

 

Un film d'Alice Diop

Une ligne, le RER B, traversée du nord vers le sud. Un voyage à l'intérieur de ces lieux indistincts qu'on appelle la banlieue. Des rencontres : une femme de ménage à Roissy, un ferrailleur au Bourget, une infirmière à Drancy, un écrivain à Gif-sur-Yvette, le suiveur d'une chasse à courre en vallée de Chevreuse et la cinéaste qui revisite le lieu de son enfance. Chacun est la pièce d'un ensemble qui compose un tout. Un possible "nous".

 

[François Maspéro : Les passagers du Roissy-Express (Seuil 1990) - fiche de l'éditeur]

 

La bande annonce

Un entretien avec Alice Diop sur Radio France

Vous ne désirez que moi

 

Un film de Claire Simon, avec Swann Arlaud, Emmanuelle Devos, Christophe Paou

Compagnon de Marguerite Duras depuis deux ans, Yann Andréa éprouve le besoin de parler : sa relation passionnelle avec l’écrivaine ne lui laisse plus aucune liberté, il doit mettre les mots sur ce qui l’enchante et le torture. Il demande à une amie journaliste de l’interviewer pour y voir plus clair. Il va décrire, avec lucidité et sincérité, la complexité de son histoire, leur amour et les injonctions auxquelles il est soumis, celles que les femmes endurent depuis des millénaires…

Une jeune fille qui va bien

 

Un film de Sandrine Kiberlain avec Rebecca Marder, André Marcon, Anthony Bajon, Françoise Widhof, India Hair, Florence Viala.

Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942.
Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre…
Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

Le face-à-face critique de TELERAMA 

Entretien avec Sandrine Kiberlain et Rebecca Marder

Memory Box

 

Un film de Khalil Joreige et Joana Hadjithomas

Montréal, le jour de Noël, Maia et sa fille, Alex, reçoivent un mystérieux colis en provenance de Beyrouth. Ce sont des cahiers, des cassettes et des photographies, toute une correspondance, que Maia, de 13 à 18 ans, a envoyé de Beyrouth à sa meilleure amie partie à Paris pour fuir la guerre civile. Maia refuse d’affronter ce passé mais Alex s’y plonge en cachette. Elle y découvre entre fantasme et réalité, l’adolescence tumultueuse et passionnée de sa mère dans les années 80 et des secrets bien gardés.

« Dans Memory Box, on a cherché à transformer nos recherches artistiques et formelles en quelque chose de cinématographique et d’accessible, quelque chose de jouissif pour le spectateur », explique Joana Hadjithomas. Pour Khalil Joreige, ce film incarne la liberté mais aussi une certaine idée de l’artisanat : « On ne voulait pas que le film ait une esthétique « effets spéciaux ». On aime le côté artiste, chercheur. Et on souhaitait que cette recherche visuelle ouvre des perspectives émotionnelles fortes. »

Exterminez toutes ces brutes

 

Un film en quatre parties de Raoul Peck

Séances exceptionnelles en présence du réalisateur  au Reflet Médicis, à l'Arlequin et au Méliès  

  • SAMEDI 29 JANVIER à l'Arlequin

16h : Parties 1 & 2 + rencontre avec le réalisateur animé par Olivier Besancenot
19h : Parties 3 & 4

  • DIMANCHE 30 JANVIER au Méliès de Montreuil

17h30 : Parties 1 & 2 + rencontre avec le réalisateur
20h45 : Parties 3 & 4 

  • MARDI 1er FÉVRIER au Reflet Médicis

18h : Parties & et 2
20h15 : Parties 3 & 4 + rencontre avec le réalisateur 

"Exterminez toutes ces brutes est un voyage dans le temps qui revisite de manière radicale l’histoire du colonialisme européen. Repoussant les frontières du film documentaire, Raoul Peck organise une structure dramatique implacable, faite d’images d’archives et de séquences scénarisées, tout en nous guidant à travers les heures les plus sombres de l’humanité. En quatre épisodes, et en s’appuyant sur les livres de Sven Lindqvist, Roxanne Dunbar-Ortiz et Michel-Rolph Trouillot, le cinéaste déconstruit la fabrication et les silences de l’histoire, cette Histoire dont l’Occident a constamment tordu les réalités. Il met à jour, sans compromis, l’idéologie du suprémacisme blanc et du racisme, obligeant le spectateur à repenser sa propre histoire intime et officielle."

Little Palestine, journal d'un siège

 

Un documentaire d'Abdallah Al-Khatib - sortie le 12 janvier 2022

Présenté dans la sélection de l'ACID au Festival de Cannes en 2021, le documentaire "Little Palestine - journal d'un siège" est une plongée aussi saisissante que terrible dans la survie d'un quartier et ses habitants, en pleine guerre en Syrie.

Suite à la Révolution syrienne, le régime de Bachar Al-Assad assiège le quartier de Yarmouk (Damas), plus grand camp de réfugiés palestiniens au monde. Yarmouk se retrouve alors totalement isolé. Né en 1989 dans ce quartier, Abdallah Al-Khatib, le réalisateur, travaillait avant la Révolution pour l’ONU comme coordinateur des activités et des bénévoles, ainsi qu’à l’UNRWA (Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) comme responsable du Centre de Soutien à la Jeunesse (Youth Support Center) de Yarmouk. Armé de sa caméra, il témoigne des privations quotidiennes, tout en rendant hommage au courage des enfants et des habitants du quartier.

Le conflit syri en a fait l'objet d'une grande quantité de reportages dans les médias du monde entier, depuis son déclenchement en 2011. Mais les documentaires tournés in situ par les victimes elles-même de ce drame humain, sources de première main, donnant à voir les effets directs de ce conflit, ne sont finalement pas si nombreux que cela.

La bande annonce 


mica

 

Un film d'Ismaël Ferroukhi

Mica, un enfant issu d'un bidonville, se retrouve propulsé comme homme à tout faire dans un club de tennis de Casablanca fréquenté par la nomenklatura marocaine. Prêt à tout pour changer son destin, il va se faire remarquer par Sophia, une ex-championne qui va le prendre sous son aile.

 Après Le Grand voyage et Les Hommes libres, Ismaël Ferroukhi réalise un conte touchant à voir en famille sans pourtant se départir de ses thèmes favoris : la confrontation sociale et la transmission. En sortie France le 22 décembre 2021.

OUISTREHAM

 

Un film de Emmanuel Carrère, avec Juliette Binoche, Hélène Lambert, Léa Carne (d'après le livre de Florence Aubenas) - à partir du 12 janvier 2022

Marianne Winckler, écrivaine reconnue, entreprend un livre sur le travail précaire. Elle s’installe près de Caen et, sans révéler son identité, rejoint une équipe de femmes de ménage. Confrontée à la fragilité économique et à l’invisibilité sociale, elle découvre aussi l’entraide et la solidarité qui unissent ces travailleuses de l’ombre.

Où est Anne Frank !

 

Film d'animation d'Ari Folman (sortie le 8 décembre 2021)

Kitty, l’amie imaginaire d’Anne Frank à qui était dédié le célèbre journal, a mystérieusement pris vie de nos jours dans la maison où s’était réfugiée Anne avec sa famille, à Amsterdam, devenue depuis un lieu emblématique recevant des visiteurs du monde entier. Munie du précieux manuscrit, qui rappelle ce qu’Anne a vécu il y a plus de 75 ans, Kitty se lance à sa recherche en compagnie de son nouvel ami Peter, qui vient en aide aux réfugiés clandestins ; elle découvre alors sidérée qu’Anne est à la fois partout et nulle part. Et dans cette Europe différente, désormais aux prises avec de nouveaux enjeux majeurs, Kitty trouvera le moyen de redonner au message d’Anne Frank sens, vie et espoir…

 Bande annonce (en Français)

  [voir d'autres informations sur Anne Frank]

La fracture

 

Un film de Catherine Corsini 

Raf et Julie, un couple au bord de la rupture, se retrouvent dans un service d’Urgences proche de l’asphyxie le soir d’une manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Leur rencontre avec Yann, un manifestant blessé et en colère, va faire voler en éclats les certitudes et les préjugés de chacun. À l’extérieur, la tension monte. L’hôpital, sous pression, doit fermer ses portes. Le personnel est débordé. La nuit va être longue…

La critique du site "LE BLEU DU MIROIR" :

"En pleine crise du COVID-19, Catherine Corsini investit les urgences d’un hôpital parisien pour filmer son nouveau long-métrage, La Fracture. En Compétition Officielle, le film impressionne par sa densité thématique et sa gestion du ton, toujours sur le fil entre hilarité et tension.

Au cœur d’une salle des urgences se télescopent plusieurs destins. Celui de Raf et Julie, couple de bourgeoises au bord de la séparation, qui se retrouve autour d’un brancard après une chute malheureuse. L’hôpital, lui, est plein à craquer et le personnel soignant, en manque d’effectif, tente de gérer du mieux qu’il peut. Dehors, les Gilets Jaunes sont violemment réprimés par une horde de CRS. Yann, Gilet Jaune précaire, doit consulter d’urgence un médecin après avoir été blessé à la jambe suite une charge de CRS. 

À travers une approche quasi-documentaire, La Fracture filme l’implosion d’un hôpital sous tension, microcosme de la France toute entière en proie à la violence sociale. Crise des Gilets Jaunes, mais aussi lutte des classes, Adama Traoré et le manque de moyens de l’hôpital public s’entrecroisent et témoignent d’une France au bord du gouffre, avec pertinence. La caméra virevolte entre les lits, où l’on devine une multitude d’autres histoires, et offre de vrais moments de tension et d’angoisse efficaces.

Pourtant, dans cette atmosphère particulièrement claustrophobe, Corsini navigue entre les tons avec aisance et désamorce les situations les plus tendues avec un rire franc. La faute – de grâce – à une Valeria Bruni-Tedeschi en totale roue libre, et à son improbable duo avec Pio Marmaï. Mais c’est surtout son bouleversant personnage d’infirmière, formidable Aissatou Diallo Sagna, en proie à une charge mentale – aussi familiale que professionnelle -, qui parvient toujours d’un geste et d’une parole à faire rejaillir l’humanité en plein chaos. 

Dans un récit volontairement bordélique, Catherine Corsini parvient à aborder, le temps d’une nuit aux urgences, toute la fracture sociale de la France, avec une virtuosité qui force le respect. Drôle, tendu, et bouleversant, La Fracture rend sans doute le plus beau des hommages au personnel médical, après des mois particulièrement douloureux."

La Déesse des mouches à feu

 

Un  film réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette avec Kelly Depeault, Caroline Neron, d'après une adaptation du livre éponyme de Geneviève Pettersen sorti en 2014.

La projection du film a déjà été prolongée jusqu'au 28 novembre 2021.

Le jour de ses 16 ans, Catherine fait face à la séparation de ses parents et entre dans l’adolescence avec perte et fracas. C’est l’année des premières fois et dans l'ambiance grunge des 90's, la jeune fille repousse chaque jour ses propres limites. Rebelle, affranchie et éclatante, elle ne quitte plus ses santiags fétiches… Mais cela sera-t-il suffisant pour la protéger ?

Anaïs Barbeau-Lavalette est aussi l'auteure de "La femme qui fuit" et de "Je voudrais qu'on efface"

À la vie

 

Un film réalisé par Aude Pépin, en salle depuis le 20 octobre 2021

Le film nous plonge dans le quotidien de Chantal Birman, sage-femme libérale, auprès des mamans à leur retour de la maternité. 

"Chantal Birman marche vite, très vite. Ce sont les premières images du film. Et rien, ni personne, ne semble pouvoir arrêter cette sage-femme libérale de 70 ans, qui s'apprête à prendre sa retraite, de se rendre auprès dès jeunes mamans, de retour à la maison après leur accouchement. Elle vient leur délivrer des soins et des conseils, pour leur bébé, leur vie de mère sans oublier les femmes qu'elles sont. Si les moments de joie sont intenses et la complicité au rendez-vous, certains témoignages sont plus difficiles et douloureux."

MARCHER SUR L'EAU

 

A partir du 10 novembre 2021,  un film de Aïssa Maïga

Marcher sur l'eau a été tourné dans le nord du Niger entre 2018 et 2020 et raconte l'histoire du village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, qui se bat pour avoir accès à l’eau par la construction d'un forage. Chaque jour, Houlaye quatorze ans, comme d’autres jeunes filles, marche des kilomètres pour aller puiser l'eau, essentielle à la vie du village. Cette tâche quotidienne les empêche, entre autres, d'être assidues à l'école. L'absence d'eau pousse également les adultes à quitter leur famille chaque année pour aller chercher au-delà des frontières les ressources nécessaires à leur survie. Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de kilomètres carrés. Sous l’impulsion des habitants et par l’action de l’ONG Amman Imman un forage apporterait l’eau tant convoitée au centre du village et offrirait à tous une vie meilleure.

FESTIVAL IMAGES DE MIGRATIONS 2021

 

Les 18 & 21 novembre 2021, au cinéma l'Escurial - 11 boulevard de Port Royal - 75013 Paris 13e arrondissement

Cette année encore, l'Escurial s'associe à l'Institut Convergences Migrations pour proposer deux projections de films suivis de rencontres avec des chercheuses en sciences humaines et sociales sur les questions de migrations.

Jeudi 18 novembre à 20h30
MIDNIGHT TRAVELER de Hassan Fazili
Rencontre avec Maria Alcala, doctorante en information–communication au Centre d'études sur les médias, les technologies et l'internationalisation. Elle s’intéresse particulièrement à l’usage des technologies de l’information et de la communication en situation de migration dans le cadre d’études visuelles et sur les représentations.

Dimanche 21 novembre à 11h
LEUR ALGERIE de Lina Soualem
Rencontre avec la productrice Marie Balducchi et Jennifer Bidet, maîtresse de conférence en sociologie au Centre de recherche sur les liens sociaux. Attentive aux migrations post-coloniales, ses recherches portent notamment sur les questions de transmission au sein de familles d’origine algérienne.

Voir grand avec La Vie filmée

 

Du 5 au 19 novembre 2021, à la BPI (Paris)

La Vie filmée présente une histoire du siècle dernier vue par les Français et leurs petites caméras légères. Les 7 épisodes de cette série documentaire dévoilent des images inédites orchestrées par des cinéastes et des écrivains, reflets fragiles et émouvants d’une mémoire partagée

"En 1975, Jean-Pierre Alessandri et Jean Baronnet produisent pour France Régions 3, La Vie filmée, une série de sept films sur l’histoire des Français, réalisés à partir de films tournés par des amateurs entre 1924 et 1954.

Jean Douchet, Alexandre Astruc, Claude Ventura ou Guy Gilles orchestrent avec leurs auteurs, Agnès Varda ou Georges Perec ce qui se passe chaque jour, et qui revient chaque jour, le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, l’infra-ordinaire.

Le regard des Français sur le quotidien du premier vingtième siècle, mis en récit par des cinéastes du second vingtième siècle, offre à nos yeux une mise en abyme inédite. Elle éclaire sur la manière dont nous aimons nous représenter, dont nous créons notre mémoire avec nos images et celles des autres, enfin sur comment nous nous inscrivons dans un récit collectif en perpétuelle réécriture.

Écrire pour la télévision un récit tout en archives, semble rétrospectivement procéder d’une démarche pionnière. Faire récit avec la fragile mémoire argentique, c’est conforter l’intangibilité du cinéma, inventer sa dimension patrimoniale. Surtout, écrire l’Histoire à la première personne est une démarche alors neuve, qui transforme le cinéaste, selon le mot de l’historien Paul Veyne, en “romancier du vrai”."

Deux films sur la guerre d'Algérie : recueils de récits

 

Un film de Ferhat Mouhali et Carole Filiu-Mouhali 

Vérité sur un double parcours de vie menant à la même vision des choses. Ferhat est un Algérien de souche, Carole est fille d’une famille pied-noir. Ils se sont rencontrés, se sont mariés, ont fait deux enfants… et ce film « Ne nous racontez plus d’histoires !». 

 

 

 Un film de Romano Bottinelli (2021 - 51 mn 45 s )

« Je ne sais pas ce que mon père a vécu pendant la guerre d’Algérie. Une seule certitude, il en est rentré marqué.
Pour donner forme à ce récit manquant, je pars à la rencontre d’anciens appelés qui ont trouvé le moyen de se délivrer du silence. Ils refusent de toucher la retraite du combattant qui leur est due.
Ce geste symbolique leur permet de témoigner d’un remord, avoir été contraint d’obéir à des ordres indignes visant à soumettre un peuple réclamant son indépendance.
Auprès de ces hommes à la conscience malmenée, la blessure de mon père devient enfin palpable. »

Le documentaire a été projeté par FR3 Auvergne le 18 octobre 2021 

 

L’association 4ACG (Anciens Appelés en Algérie et leurs Ami(e)s Contre la Guerre) est partie prenante dans la fabrication et/ou la diffusion de ces films.

C’est une association laïque, indépendante de toute institution politique, philosophique ou religieuse :  Elle se situe résolument en faveur du respect de la personne humaine, de sa dignité, de son intégrité et de ses droits.  Elle entend s’opposer à tout ce qui détruit ou mutile cette dignité, entrave le développement de tout l’Homme et de tous les hommes, à tout ce qui prive les peuples du droit à disposer d’eux-mêmes.  Elle refuse la violence et la guerre comme moyens de résolution des conflits, car générant toujours une spirale qui conduit fatalement à la barbarie. [Plus d’informations]

les intranquilles

 

Film de Joachim Lafosse

Avec avec Leïla Bekhti, Damien Bonnard, Gabriel Merz Chammah

Leila est restauratrice de meubles, Damien peintre. Ce couple qui fut passionnel a un enfant, Amine, et tout pourrait très bien aller si Damien n’était pas la proie de compulsions incontrôlables, qui le poussent dans une frénésie d’actions et l’empêchent de dormir jusqu’à ce qu’il devienne évident qu’il faudrait qu’il se soigne…
Le réalisateur de Nue propriétéA perdre la raison et de l'Économie du couple filme l'éclatement des familles avec une particulière acuité. Inspiré de ses souvenirs d'enfance, ce film intense sur un amour vacillant à cause de la bipolarité de Damien est porté par un merveilleux couple d'acteurs : Leïla Bekti et Damien Bonnard qui après En liberté de Salvadori, Seules les bêtes de Moll et Les Misérables de Ly s'impose peu à peu comme un grand acteur.

Joachim Lafosse : « Dès ma première année d’école de cinéma, j'avais écrit que je voulais raconter ce qui se passe dans l’entourage d’un psychotique, à travers le regard de sa femme et de son enfant. » (in Télérama, 22/09/2021)

Le périmètre de Kamsé

 

En sortie le 27 octobre 2021 dans les salles françaises, le nouveau film d’Olivier Zuchuat témoigne avec une impressionnante cohérence esthétique d’une initiative où le courage des femmes et la détermination de tous inversent l’inexorable désertification, tandis que les djihadistes font peser de nouvelles menaces.

C’est l’histoire d’une utopie. Alors que les cinémas d’Afrique s’emploient à gérer l’incertitude et développer la responsabilité pour dégager des perspectives d’avenir et la force du courage, ce film va encore plus loin : la réalisation concrète d’un projet pharaonique mais nécessaire à la survie. Kamsé, un village de la zone sahélienne, au nord du Burkina-Faso, se mobilise pour creuser sous une chaleur torride des digues pour retenir l’eau qui permettra d’arroser directement ou via la nappe phréatique des milliers d’arbres plantés pour arrêter la progression du désert. Les hommes étant bien souvent partis dans l’aventure de l’émigration, ce sont les femmes qui s’y collent, avec une incroyable résilience...

La fracture

 

Film de Catherine Corsini avec Valeria Bruni-Tedeschi, Marina Foïs, Pio Marmaï, Aissatou Diallo Sagna

Raf (Valéria Bruni Tedeschi) et Julie (Marina Foïs), un couple au bord de la rupture, se retrouvent dans un service d’Urgences proche de l'asphyxie le soir d'une manifestation parisienne des Gilets Jaunes. Leur rencontre avec Yann (Pio Marmaï), un manifestant blessé et en colère, va faire voler en éclats les certitudes et les préjugés de chacun. À l'extérieur, la tension monte. L’hôpital, sous pression, doit fermer ses portes. Le personnel est débordé. La nuit va être longue…

L'événement

 

Un film d' Audrey Diwan, d'après le livre d'Annie Ernaux (sortie en novembre 2021)

Je me suis faite engrossée comme une pauvre. L’histoire d’Anne, très jeune femme qui décide d’avorter afin de finir ses études et d’échapper au destin social de sa famille prolétaire. L’histoire de la France en 1963, d’une société qui condamne le désir des femmes, et le sexe en général. Une histoire simple et dure retraçant le chemin de qui décide d’agir contre la loi. Anne a peu de temps devant elle, les examens approchent, son ventre s’arrondit…

"A l’origine du film, il y a un roman autobiographique d’Annie Ernaux. L’action se déroule à la fin des années 50, Anne, 18 ans, issue d’un milieu très modeste, prépare son entrée à l’Université. Mais elle a eu une aventure, et découvre avec effroi qu’elle est enceinte. Dans la France de l’époque, l’avortement est passible d’une peine de prison, et le sujet est complètement tabou. Angoissée mais déterminée à ne pas garder l’enfant qui ruinerait ses projets d’étude, Anne avance seule dans un milieu hostile."

Passion simple

 

Un film de Danielle Arbid d'après le roman d'Annie Ernaux

" À partir du mois de septembre l'année dernière, je n'ai plus rien fait d'autre qu'attendre un homme : qu'il me téléphone et qu'il vienne chez moi. Tout de lui m'a été précieux, ses yeux, sa bouche, son sexe, ses souvenirs d’enfant, sa voix... "

ILLUSIONS PERDUES

 

A partir du 20 octobre 2021, un film à partir du livre d'Honoré de Balzac

Réalisation de Xavier Giannoli Avec Benjamin Voisin, Cécile de France, Vincent Lacoste Synopsis : Lucien est un jeune poète inconnu dans la France du XIXème siècle. Il a de grandes espérances et veut se forger un destin. Il quitte l’imprimerie familiale de sa province natale pour tenter sa chance à Paris, au bras de sa protectrice. Bientôt livré à lui-même dans la ville fabuleuse, le jeune homme va découvrir les coulisses d’un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants. Une comédie humaine où tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes. Il va aimer, il va souffrir, et survivre à ses illusions.

Eugénie Grandet

 

A partir du 29 septembre 2021, un film de Marc Dugain avec Joséphine Japy, Olivier Gourmet, d'après le livre d'Honoré de Balzac

Felix Grandet règne en maître dans sa modeste maison de Saumur où sa femme et sa fille Eugénie, mènent une existence sans distraction. D’une avarice extraordinaire, il ne voit pas d’un bon œil les beaux partis qui se pressent pour demander la main de sa fille. Rien ne doit entamer la fortune colossale qu’il cache à tous. L’arrivée soudaine du neveu de Grandet, un dandy parisien orphelin et ruiné, bouleverse la vie de la jeune fille. L’amour et la générosité d’Eugénie à l’égard de son cousin va plonger le Père Grandet dans une rage sans limite. Confronté à sa fille, il sera plus que jamais prêt à tout sacrifier sur l’autel du profit, même sa propre famille...

Kuessipan

 

Film de Myriam Verreault   - Sortie le 7 juillet 2021

Nord du Québec. Mikuan et Shaniss, deux amies inséparables, grandissent dans une réserve de la communauté innue. Petites, elles se promettent de toujours rester ensemble. Mais à l’aube de leurs 17 ans, leurs aspirations semblent les éloigner : Shaniss fonde une famille, tandis que Mikuan tombe amoureuse d’un blanc et rêve de quitter cette réserve devenue trop petite pour elle...

Kuessipan est adapté du recueil de récits poétiques "Kuessipan : À  toi" écrit par Naomi Fontaine, une Innue de Uashat (petite baie du Fleuve St-Laurent enclavée dans la ville Sept-Îles) qui vit aujourd’hui à Québec. L'auteure avait une intention très claire : donner à voir des visages, des lieux et des moments vécus dans sa communauté. Elle explique : "Le désir de m’éloigner des images généralement véhiculées de Uashat mak Mani-Utenam, celles du désœuvrement et de la perte d’identité. Kuessipan, c’est d’abord « à toi », « à eux », à ceux dont je parle, d’exister en dehors des préjugés".

Naomi Fontaine a par ailleurs voulu s'adresser aux Québécois en rédigeant ce livre. "J’ai grandi au Québec depuis l’âge de sept ans et ils avaient une image faussée de ma nation. J’avais envie de dire : « Je vais te montrer le visage de ma grand-mère ». Après, je me suis rendu compte que les Innus se reconnaissaient dans le livre et que le fait de se reconnaître dans une littérature était fondamental."

Sous le ciel d’Alice

 

Film de Chloé Mazio, à partir du 30 juin 2021

Avec Alba Rohrwacher et Wajdi Mouawad

Dans les années 50, la jeune Alice quitte la Suisse pour le Liban, contrée ensoleillée et exubérante. Là-bas, elle a un coup de foudre pour Joseph, un astrophysicien malicieux qui rêve d'envoyer le premier libanais dans l'espace. Alice trouve vite sa place dans la famille de ce dernier. Mais après quelques années de dolce vita, la guerre civile s'immisce dans leur paradis...

Dans LE MONDE (20 juin 2021) : "À ne pas manquer" ; "Le film déjoue les pièges de la fresque familiale et croise la « grande histoire » à travers les sensations"

[Dans ce nouveau numéro de "À l'affiche" 100% cinéma, Thomas Baurez et Axelle Simon rencontrent Chloé Mazlo, la réalisatrice de "Sous le ciel d'Alice". : vidéo sur France 24]

Soeurs

 

Film de Yamina Benguigui

Avec Isabelle Adjani, Rachida Brakni, Maïwenn

Depuis trente ans, trois sœurs franco-algériennes, Zorah, Nohra et Djamila vivent dans l'espoir de retrouver leur frère Rheda, enlevé par leur père et caché en Algérie. Alors qu'elles apprennent que ce père est mourant, elles décident de partir toutes les trois le retrouver en Algérie dans l'espoir qu'il leur révèle où est leur frère. Commence alors pour Zorah et ses sœurs une course contre la montre dans une Algérie où se lève le vent de la révolution.

Un sujet sensible :

Soeurs traite du statut particulier des enfants d’émigrés nés français mais qui se sentent perpétuellement entre deux terres, la France, et le territoire des origines : l’Algérie. Yamina Benguigui explique :
"Après l’indépendance, le départ pour la France était indissociable du projet de retour en Algérie. Mais nos parents ne se sont arrimés à aucune des deux rives. À leur insu, ils se sont installés dans un monde qui n’appartenait ni à la France ni à l’Algérie, un monde figé alors que les deux pays avançaient à pas de géants.

"Nos parents se sont accrochés à un rêve, celui d’organiser le retour et pourtant cette terre s’est éloignée de plus en plus jusqu’à s’estomper et à n’être plus qu’un mythe alors que naissaient en France les deuxième et troisième générations."

"Nous nous sommes sentis coupables de nous enraciner peu à peu, nous avons endossé une dette morale qui n’avait aucun créancier : un jour nous avons quitté le groupe originel pour devenir des individus d’ici issus de là-bas. J’ai installé les héroïnes dans ce malaise qui ne dit pas son nom, celui d’une diaspora spectatrice d’ici et de là-bas."   Puiser dans son vécu Yamina Benguigui voulait que les actrices principales de Soeurs soient capables de puiser, dans leur mémoire, cette part algérienne souvent enfouie. La cinéaste ajoute : "Elles se sont investies au-delà de cet engagement, elles m’ont fait confiance et se sont laissées guider. Il était important pour moi que plusieurs générations de femmes issues de l’immigration algérienne cohabitent : Isabelle Adjani, Rachida Brakni et moi-même sommes de la première génération, Maïwenn et Faïza Guene de la deuxième et Hafsia Herzi de la troisième."  

UNE HISTOIRE A SOI

 

Un film documentaire de Amandine Gay

Avec Joohee Bourgain, Mathieu Anette, Anne-Charlotte, Niyongira Bugingo/Nicolas Guieu, Céline Chandralatha Grimaud

Ils, elles s’appellent, Anne-Charlotte, Joohee, Céline, Niyongira, Mathieu. Iels ont entre 25 et 52 ans, sont originaires du Brésil, du Sri Lanka, du Rwanda, de Corée du Sud ou d’Australie. Ces cinq personnes partagent une identité : celle de personnes adoptées. Séparé.e.s dès l’enfance de leurs familles et pays d’origine, ils ont grandi dans des familles françaises. Leurs récits de vie et leurs images d’archives nous entraînent dans une histoire intime et politique de l’adoption internationale.

nomadland

 

Un film adapté du livre Nomaland – Surviving America in the Twenty First Century de Jessica Bruder, nous embarque dans cette quête d’affranchissement auprès de Fern, retraitée de 60 ans, interprétée par la grande Frances McDormand. Après avoir tout perdu, elle adopte une vie de nomade. C’est en partant de la ville d’Empire dans le Nevada, ancienne ville industrielle devenu fantôme, et après le décès de son mari qu’elle décide d’embrasser cette nouvelle aventure. Un long voyage spirituel et social qui brise l’image connue du fameux rêve américain.

Suzanna Andler

 

Un film de Benoît Jacquot, d'après la pièce de Marguerite Duras

 Années 1960. Suzanna est une femme de 40 ans vieillie avant l’âge et coincée dans un mariage de classe sociale aisée. Elle devra choisir entre sa vie de femme et de mère gouvernée par les conventions et une existence plus insouciante incarnée par son jeune amant.

des hommes

 

Un film de Lucas Belvaux d'après le roman "Des Hommes" de Laurent Mauvignier

Avec vec Gérard Depardieu, Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin et Yoann Zimmer

Présentation France Info :

Lucas Belvaux adapte le roman de Laurent Mauvignier Des hommes (Les Éditions de Minuit) avec trois comédiens au diapason d'une œuvre ambitieuse. La guerre d'Algérie vue au prisme d'une mémoire refoulée : celle de deux survivants, quarante ans après, habités par un secret, une énigme, un trauma effacé qui remontent à la surface....

Hommage à Chantal Akerman

 

Du 2 au 6 juin 2021 au Forum des Images à Paris

Hommage présenté par Claire Atherton, Céline Brouwez, Aurore Clément, Sylvie Testud, Marilyn Watelet, Sonia Wieder-Atherton, Jean-Michel Frodon, Christophe Honoré, Nadav Lapid, Stanislas Merhar, Alexandre Moussa et Dominique Païni

Extrait de la présentation de Fabien Hagège / Arnaud Gourmelen - Festival Premiers Plans

"...« Régulièrement, Chantal Akerman nous écrivait. Elle mettait son adresse au dos de l’enveloppe (Jeanne Dielman, 23, quai du Commerce, 1080 Bruxelles - 1975), elle signait (Je, tu, il, elle - 1974), elle donnait de ses nouvelles en anglais (News from Home - 1976), elle fixait même des rendez-vous (Les Rendez-vous d’Anna - 1978). Les lettres arrivaient, jetées au panier par certains, lues avec passion par d’autres. Je faisais plutôt partie des “autres”. » Ces mots de Serge Daney (à lire dans le volume 1 de son Ciné -Journal), disent bien à quel point Akerman, au cœur des années 1970, enchaîne des films d’une importance capitale, aux limites de l’essai et de la fiction de soi, hantés par son rapport à sa mère, Natalia, rescapée des camps de la mort. Chaque film invente un dispositif de mise en scène différent pour donner lieu à des œuvres aussi conceptuelles que viscérales qui n’ont jamais cessé d’inspirer d’autres cinéastes (Gus Van Sant, Todd Haynes)...."

Colette

 

Un documentaire, primé aux Oscars 2021 mis en ligne gratuitement par le quotidien britannique The Guardian (le film est en français)

Court métrage documentaire de vingt-cinq minutes, Colette est un film précieux et poignant d’Anthony Giacchino. L’histoire d’une transmission intergénérationnelle entre Colette, ancienne résistante nonagénaire, et Lucie, 17 ans, aspirante historienne et passionnée par la Seconde Guerre mondiale.

Entre les deux femmes, une affection grandit. Elle leur permet d’affronter ensemble un pèlerinage au camp de concentration de Dora, en Allemagne. C’est là que Jean-Pierre, le frère aîné de Colette, ancien résistant lui aussi, est mort d’épuisement à 19 ans, le 22 mars 1945.

adn

 

Une reprise après la fermeture des salles de spectacles  pendant la période de confinement

Un film de Maïwenn, avec Maïwenn, Fanny Ardant, Louis Garrel

Neige, divorcée et mère de trois enfants, rend régulièrement visite à Émir, son grand-père algérien qui vit désormais en maison de retraite. Elle adore et admire ce pilier de la famille, qui l’a élevée et surtout protégée de la toxicité de ses parents. Les rapports entre les nombreux membres de la famille sont compliqués et les rancœurs nombreuses... Heureusement Neige peut compter sur le soutien et l’humour de François, son ex. La mort du grand-père va déclencher une tempête familiale et une profonde crise identitaire chez Neige. Dès lors elle va vouloir comprendre et connaître son ADN

[Une critique sur le site AVOIR-ALIRE.com - 17 mai 2021]

La bande annonce

Un pays qui se tient sage

 

Depuis le 30 septembre 2020, un film de David Dufresne

Alors que tous les pays du monde sont confrontés aux violences policières, " Un pays qui se tien sage ", le premier long métrage du journaliste David Dufresne entend questionner cette phrase de Max Weber : " L’État revendique pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime ". Mais qu’est-ce que l’État ? Qu’est-ce que la violence légitime ?

Adolescentes

 

Dans ce documentaire immersif, Sébastien Lifshitz suit deux jeunes amies, Anaïs et Emma, pendant cinq ans, traversés par les grands rites de l'adolescence et les questionnements qui affleurent à l'approche de la majorité, offrant au passage une radiographie subtile de notre époque.

 

La bande annonce