Articles à lire, Entretiens

ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

"jusqu’à chez vous - only you"

 

Un article de Pauline Guillerm, autrice et comédienne, animatrice d'ateliers d'écriture à Alep-Ecriture

"Je marche avec vous dans Montreuil et ailleurs, je parcours des kilomètres et des kilomètres et ils ne valent pas, ces kilomètres, les kilomètres et les kilomètres que vous avez parcourus.

Je traverse un peu de vos paysages, je me sens privilégiée, vous avez accepté, chacune et chacun à votre tour, de me faire visiter votre quartier, celui où vous êtes arrivés il y a deux mois, trois mois, six mois, plusieurs années parfois, je sillonne avec vous vos rues, celles dont vous foulez le bitume chaque jour, celles qui ont vu vos premiers pas en France, elles sont devenues de nouveaux repères ces rues, vous me guidez et je vous suis, il n’y a aucune hésitation, on est chez vous,

je vous ai demandé - est-ce que tu me ferais visiter ton quartier -, vous avez répondu – oui -, des rues de vos quartiers plus aucune n’est un mystère, tu t’inquiètes de savoir si nous partons nous promener seulement tous les deux, et plus on marche - il n’y aura que toi -, et plus on parle - juste toi et moi -, lundi matin – Only you -, 10h30, arrêt du Bourget de la ligne B du RER, tu es là, tu m’attends, je vous ai demandé... "

Écrire ce qu’on s’interdit d’ordinaire

 

Extraits de l’entretien avec Édouard Louis réalisé pour le Théâtre National de Strasbourg par Fanny Mentré le 19 mars 2018

Le rapport au théâtre était présent dans En finir avec Eddy Bellegueule : c’est ce qui t’a permis d’aller au lycée d’Amiens. Le nom que tu as choisi – Louis – vient d’un personnage de Jean-Luc Lagarce. Peux-tu parler de cette relation au théâtre ?

Le théâtre a été pour moi le premier instrument de la fuite et de la transformation. Dans En finir avec Eddy Bellegueule, j’ai parlé de mon enfance, celle d’un enfant gay, queer né dans un village et destiné à « finir à l’usine ». Du fait de mon homosexualité, il m’était impossible de construire un rapport heureux à mon environnement. À l’école, on me traitait de « sale pédé », je n’avais pas d’amis. Et quand je rentrais chez moi, j’entendais : « Pourquoi tu es comme ça ? Tu nous fais honte. » Je cherchais désespérément un moyen d’être aimé, un moyen ...

Rêver sous l’Occupation

 

Un article paru dans EAN n° 75-mars 2019. A propos de la réédition du livre d'Emil Szittya, "82 rêves pendant la guerre - 1939-1945"

"Publiés, oubliés, réédités, ainsi vont les chefs-d’œuvre que l’on se passe sous le manteau quand ils n’ont pas été consacrés par la littérature officielle. Tel fut le parcours de ces 82 rêves édités pour la première fois en 1963, 82 petits poèmes en prose enracinés dans la vie des hommes en temps de guerre, 82 dépositions recueillies par Emil Szittya et sa femme, Erika Szittya, à qui « le livre appartient », précise la dédicace – on ne saurait imaginer plus gracieux hommage d’un homme à son épouse...."

Louis Guilloux, la solitude de l’outsider

 

A l'occasion de la parution de "L’indésirable" de Louis Guilloux, un article de Linda Lê paru dans EAN, le 7 mars 2019

« Lire et écrire, que veut dire cette folie ? À la fin, leur littérature me tape sur les nerfs, avec son exaltation de la souffrance. Faire de la souffrance une valeur ! Bobard mortel, savamment cultivé par de pauvres types tous fous d’orgueil, qui tous écrivent pour prouver qu’ils sont plus intelligents que les autres, qu’ils ont plus d’âme, qu’ils ont plus et mieux souffert que le commun des croquants, comme si cela avait une importance quelconque ! » Celui qui parle ainsi, dans Le sang noir de Louis Guilloux, s’acharne à terminer une Chrestomathie du désespoir, il enseigne la philosophie à Saint-Brieuc, ses élèves l’appellent Cripure (car l’un de ces facétieux fait de la Critique de la raison pure la Cripure de la raison tique)

Le témoignage d’amour de Robert Badinter

 

Article de Georgia Makhlouf à propos de "IDISS", livre de Robert Badinter. Article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - mars 2019

On connaissait Badinter en tant qu’avocat et professeur de droit, garde des sceaux qui fit voter l’abolition de la peine de mort en 1981. On savait son combat en faveur des libertés individuelles, des droits des victimes et de l’amélioration de la condition des détenus ainsi que de leur réinsertion. La longue liste de ses publications révélait le talent de l’essayiste. Mais on connaissait moins sa vie personnelle sur laquelle il reste d’une grande discrétion. Il vient néanmoins de publier un ouvrage singulier, portrait d’une femme chère à son cœur, Idiss, sa grand-mère maternelle, à qui il souhaite rendre un hommage émouvant.

“Terminus Berlin” : la meilleure fin est toujours celle que l'on choisit

 

Un article sur le site ACTUALITTE - 13 février 2019

Terminus Berlin clôture à merveille l'œuvre singulière d'Edgar Hilsenrath, qui nous a quittés le 30 décembre 2018. Avec cet ultime roman paru en 2006 en Allemagne, l'écrivain avait mis un point final à son métier, en jugeant avoir tout dit. Déporté, rescapé des camps et émigré aux Etats-Unis, Hilsenrath nous ramène dans le Berlin d'après-guerre pour en découdre avec les fantômes de l'Holocauste.

Vincent Makhlouf et les siens

 

Une présentation par Josyane Savigneau du livre de Georgia Makhlouf "Port-au-Prince Aller-Retour" dans le numéro 153-mars 2019 de la revue L'ORIENT LITTERAIRE

"Port-au-Prince Aller-Retour : en voyant le titre de ce nouveau livre de Georgia Makhlouf, on soupçonne une histoire bien peu libanaise. On a tort et on est détrompé avant même le premier chapitre, en lisant cet avertissement : « Cet ouvrage est un roman. Si certains faits historiques ou d’autres touchant de façon plus personnelle Vincent Makhlouf sont avérés, il s’agit pour l’essentiel d’une œuvre de fiction. » En effet, il faut ne pas se préoccuper des liens familiaux éventuels de ce Vincent avec l’auteur, et entrer en plongée dans ce roman qu’on lit d’une traite. Comme toujours, le style de Georgia Makhlouf est limpide et la construction en bref chapitres maintient l’attention et le désir d’en savoir plus...."

L'Académie Française se résout à la féminisation des noms de métiers

Shiloh, Shelby Foote (par Léon-Marc Levy)

 

Article paru dans "LA CAUSE LITTERAIRE" le 5/02/2019

Shiloh est comme un écho en avance, une préfiguration, du grand œuvre que Shelby Foote écrira entre 1958 et 1974, « La Guerre Civile : une histoire », gigantesque entreprise de 3000 pages, en 3 tomes, qui fait aujourd’hui référence aux USA sur cette période dramatique de leur histoire. Une sorte de pont avancé – ce roman date de 1954 - qui fait charnière dans l’œuvre de Shelby Foote entre sa vocation littéraire et sa passion historique. Mais Shiloh est absolument un roman. Il prend les événements de l’histoire (la bataille de Shiloh en avril 1862) et en fait une fiction. Le travail de l’écrivain consiste à trouver les voix – celles des soldats imaginaires des deux camps qui vont scander l’horreur de ces deux journées – et les transposer en récit dont la pâte est intimement pétrie de l’histoire et de la fiction. ...

Deux inédits de Jules Vallès

 

Un article de Maxime Deblander, paru dans EAN n°74-février 2019

Deux romans inédits signés Jules Vallès (1832-1885) viennent d’émerger d’un « fond de tiroir » de la Bibliothèque nationale de France. Intituler ce livre Les Bacheliers perdus est un comble d’ironie au sens où ces deux textes furent retrouvés parmi les innombrables papiers laissés par l’auteur après sa mort. Malgré quelques imperfections, ces deux œuvres méritent d’être lues. Grâce aux soins de Michèle Sacquin, ces manuscrits lacunaires et inachevés sont désormais disponibles aux éditions du Lérot ...

[Fiche du livre]

Marianne Jaeglé : comment écrire une biographie littéraire ?

 

Un entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE (le 19/02/2019)

Marianne Jaeglé, agrégée de lettres modernes, écrit des livres et des films documentaires. Elle animera à Paris du lundi 11 mars 2019 au lundi 27 mai 2019 un cycle de formation intitulé « Un personnage et moi (Biographie littéraire)« . En s’inspirant d’un personnage public pour écrire une biographie ou une fiction, la promesse de cet atelier est « en cinquante feuillets, de recréer l’énigme d’une vie ». Ce stage, elle l’a conçu à partir de son expérience de la biographie. Dans son roman « Vincent qu’on assassine » (sélection Prix des lycéens Folio, sélection Prix Rayo-Nantes, sélection Prix Saint-Maur en poche du roman, sélection Prix du Parisien magazine 2018,), elle a su retracer les deux dernières années de la vie de Vincent Van Gogh et éclairer un destin qu’on croyait bien connaître... 

Pierre Ahnne : créer et tenir un blog littéraire

 

Un entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE (le 21/02/2019)

La critique littéraire existe-t-elle encore ? Si l’on pouvait en douter, l’écrivain Pierre Ahnne nous prouve qu’elle est toujours bien vivante. Pierre Ahnne a des opinions, un goût affirmé pour certaines formes de littératures et porte sur les livres qu’il aime (ou pas), le même regard joyeusement pessimiste (et savoureux) qui fait le sel de son écriture romanesque. Sans pédanterie ni faux pli, il n’omet toutefois pas d’inscrire les livres dont il parle dans leur contexte et celui de l’art du roman.

Delphine Tranier-Brard : Écrire d’autres vies que la sienne

 

Entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE, le 20 février 2019

Ecrivain des mémoires, Delphine Tranier-Brard explore par l’écriture les rouages du réel. Venue à la biographie après huit ans de conception dans l’industrie, nègre d’une trentaine de biographies privées et de Chercheur d’or bleu (éd. Cheminements), elle animera à partir du 2 mars le stage « Biographie-Initiation »...

Laurence Faure : comment pitcher son projet ?

 

Entretien avec Laurence Faure, paru le 13/02/2019 sur le site de L'INVENTOIRE

Présenter son livre dans un ascenseur à un éditeur comme à Hollywood ou s’entraîner à pitcher son livre à n’importe qui, est peut-être une manière de se mettre en condition pour aller à la rencontre d’un éditeur. Cela peut être dans un salon, dans la rue, ou tout simplement dans les mots à employer pour présenter son livre au moment d’envoyer son livre à un éditeur. L’oralité et la justesse de la voix est ce qui va toucher l’autre. Encore faut-il la trouver. Rencontre avec Laurence Faure, auteure, comédienne et spécialiste du pitch....

Le dernier conte d’Hilsenrath

 

Un article d'Hugo Pradelle, paru dans le n° 73-2019 de EN ATTENDANT NADEAU

Edgar Hilsenrath est mort le 30 décembre dernier, à l’âge de 92 ans. Son ultime roman, Terminus Berlin, retrace le cheminement d’une vie et d’une œuvre qui se referment, entre inquiétude et apaisement. Écrivain truculent, atypique, provocateur, il aura inventé une manière de dire l’horreur absolue de l’Holocauste et de son passé avec une potacherie burlesque et une lucidité glaçante exceptionnelles. Il aura su, en dix livres, ausculter le passé de son pays et s’imposer comme l’un des écrivains allemands les plus originaux de l’après-guerre .... 

« Au Maghreb, il y a urgence à structurer le secteur du livre »

 

A l’occasion de la 25e édition du salon Maghreb des livres à Paris, la critique littéraire Kenza Sefrioui fait le point sur la situation de l’édition dans le nord du continent.

A l’heure où le salon Maghreb des livres célèbre son 25e anniversaire, force est de constater que c’est à Paris qu’existe la littérature maghrébine. C’est là que se réunissent les éditeurs venus du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. C’est là que se rassemblent les écrivains des trois pays, dont beaucoup vivent en France ou en Europe, et dont beaucoup sont issus des diasporas. A part ce moment, et quelques autres au gré des invitations à l’initiative d’universités et d’associations, les littératures du Maghreb sont d’abord des littératures nationales....

----

(*) Kenza Sefrioui est critique littéraire, cofondatrice d’En toutes lettres, une maison d’édition basée à Casablanca, et membre de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.

« J’aime dans la poésie ce rapport espiègle, non conventionnel avec les mots »

 

Un article paru dans L'INVENTOIRE, le 6 février 2019

Parmi les bonnes résolutions de l’année je n’avais pas noté « écrire un poème par semaine ». Parce que la poésie n’est pas une affaire de comptes mais de liberté. Par contre, la poésie est une question de transmission et d’oralité, alors je me suis intéressée au stage d’Isabelle Agert, et lui ai demandé ce qui l’amenait dans son quotidien à écrire de la poésie, à en lire, et à la partager....

Une recension de François Guillemot : "Les Fraternités" de Philippe Papin

 

Recension sur le livre de Philippe Papin. Cet article est paru le 12/09/2018 (https://indomemoires.hypotheses.org/28077)

"L’éditeur nous donne une indication précieuse sur l’histoire qui nous attend : « Un vieil homme s’en retourne au Vietnam, son pays natal, afin de comprendre les drames de son histoire familiale et personnelle. » Le roman est articulé comme un récit de vie. Mais qui est ce vieil homme ? : « Ni autochtone, ni colonial, c’est lui, Do Thái de son nom de guerre, le Juif français persécuté qui a rallié le communisme avant d’achever sa course en paria du Parti ». L’indication biographique est lourde et donne le ton d’un roman qui s’avère très politique renvoyant dos à dos les totalitarismes qu’ils soient fascistes ou communistes...."

Comment écrire pour la jeunesse ?

 

Un article paru dans L'INVENTOIRE, le 18 juillet 2018 Ella Balaert a fait de l’écriture son activité principale: romans,  nouvelles et depuis peu, théâtre. Auparavant, elle a enseigné le français en lycée puis les techniques de communication. A présent elle écrit, fais écrire en ateliers, parle de ses livres (dans des rencontres) et écris sur ceux des autres (dans la Nouvelle Quinzaine Littéraire). Nous l’avons rencontrée pour qu’elle nous parle de son travail d’écriture pour la jeunesse...

« Nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie »

 

Un article paru dans LE MONDE du 20 février 2018

Un collectif d’éditeurs défend la « bibliodiversité » de l’espace francophone et dénonce la mainmise des Français, notamment, sur le marché du livre scolaire en Afrique.

Signatures : Serge Dontchueng Kouam, Presses universitaires d’Afrique, Cameroun, coordinateur du réseau francophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants ; Elisabeth Daldoul, Editions Elyzad, Tunisie, vice-coordinatrice du réseau francophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants ; Isabelle Pivert, Editions du Sextant, France, vice-coordinatrice du réseau francophone de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants ; Hélène Kloeckner, présidente de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants ; Laurence Hugues, directrice de l’Alliance internationale des éditeurs indépendants.

Souvent, lorsque nous entendons les instances politiques donner leur vision de la francophonie, nous nous demandons si nous devons réagir : rappeler un certain nombre de faits, valoriser les actions de terrain qui agissent pour des échanges équitables, expliquer comment ces actions se mettent en œuvre, faire parler les acteurs et donner à voir ce qui se vit… La question s’est posée à nouveau quand nous avons appris qu’une consultation publique se tenait sur la promotion de la langue française et du plurilinguisme dans le monde....

A propos de Louis Gilloux

 

Quatre articles parus sur le site BIBLIOBUS

Écrire au bord du plateau : Sylvie Chenus

 

Entretien avec Sylvie Chenus, paru le sur le site de L'INVENTOIRE, le 30 janvier 2019

"Le stage qu’anime Sylvie Chenus, comédienne et dramaturge s’adresse à des auteurs, il a des objectifs pratiques, en se proposant notamment de savoir répondre à une commande d’écriture. Écrire au bord du plateau, être inspiré par la voix, le lieu, le texte, la consigne, c’est un voyage au cœur de l’écriture théâtrale auquel Sylvie Chenus convie chaque année à Aleph les heureux participants de son atelier. Il se déroulera cette année du 8 mars 2019 au mardi 12 mars 2019...."

Isabelle Rossignol parle de son rapport à la littérature jeunesse

 

Un entretien publié par L'INVENTOIRE (revue électronique d'Aleph) le 22/01/2019

Isabelle Rossignol a publié de nombreux romans pour la jeunesse et pour les adultes. Elle anime également pour Aleph-Écriture un stage par e-mail Écrire pour la jeunesse du lundi 11 février 2019 au lundi 20 mai 2019. Son dernier ouvrage paru est « Talents Hauts » (2018). Elle nous parle ici de son rapport à la littérature jeunesse.

L’Inventoire :  Comment pourrait-on définir la littérature « jeunesse » ? D’après vous, quelles en sont les spécificités ?

Isabelle Rossignol : La littérature jeunesse ne se distingue pas de la littérature en général dans la mesure où le travail d’écriture pour un auteur est le même. On doit créer un vrai texte, un bon texte. Il ne faut pas se dire qu’on peut faire quelque chose de moins bon sous prétexte qu’on écrit pour des enfants.

En jeunesse, on est obligé (par les éditeurs) à se tenir à des tranches d’âge qui impliquent des contraintes données, imposées. Dès qu’on arrive à la littérature adolescente, on pense beaucoup moins au destinataire, puisqu’il est presque adulte...

Entretien avec Emmanuel Meirieu

 

Dans LA TERRASSE du 24 janvier 2019

Emmanuel Meirieu, dont le talent se confirme de spectacle en spectacle, choisit d’adapter l’œuvre de Svetlana Alexievitch pour un hommage sensible aux victimes et aux orphelins de l’utopie communiste.

Françoise Khoury : comment réaliser un carnet de voyage ?

 

Entretien paru le 17 janvier 2019 dans L'INVENTOIRE, revue électronique d'Aleph Ecriture

Glisser dans le temps, à rebours, c’est ce que permet l’écriture d’un carnet de voyage. Du jeudi 4 avril 2019 au dimanche 7 avril 2019, Françoise Khoury vous propose lors d’un atelier de retrouver les chemins des sentiers oubliés, pour en faire resurgir la mémoire.

L'Inventoire : L’atelier Carnet de voyage débutera le 4 avril par mail, qu’est-ce qu’on y apprend ?

Françoise Khoury : Si on voulait donner une image à cet atelier « récit de voyage/carnet de voyage » on utiliserait la métaphore de la cartographie.

Imaginez que vous étalez la carte du monde sur votre table : vous allez partir en voyage ou vous venez d’en revenir. Vous avez accumulé du matériau, des souvenirs ou des notes, pour raconter le chemin qui a été parcouru sur cette carte.

Ce voyage n’est pas forcément à l’autre bout du monde, il peut aussi être à 30 km de votre lieu de résidence, l’idée est qu’on s’est déplacé....

Écrire l’histoire, ça s’apprend ! - Entretien avec Alain Bellet

 

Entretien paru dans L'INVENTOIRE, revue électronique d'ALEPH Ecriture, le 18 janvier 2019

Les « Trois mousquetaires », d’Alexandre Dumas ou « Notre-Dame de Paris », de Victor Hugo sont devenus indémodables et le lecteur aime se plonger dans ses époques révolues. Le roman historique continue d’être très prisé, comme le confirme les nombreuses adaptations récentes à l’écran (d' »Au revoir là-haut », Goncourt 2013, de Pierre Lemaître au succès des « Enquêtes de Nicolas Le Floch », de Parrot). Écrire un récit historique nécessite un travail particulier, le romancier n’est pas historien mais doit parvenir à plonger son lecteur dans l’époque voulue. L’exercice, tout en étant passionnant, n’est pas simple comme nous l’explique Alain Bellet !

Ross McElwee, le cousin d’Amérique d’Alain Cavalier

 

Article de TELERAMA, publié le 17/01/2019

L’un comme l’autre filment l’intime avec la même délicate distance. Découvrez le premier film du cinéaste américain, “Backyard” (1984) dès maintenant sur Télérama.fr.

A Paris, la Cinémathèque du documentaire met son travail en lumière jusqu’au 9 mars.

Quelle belle idée a eue la Cinémathèque du documentaire, d’associer dans son nouveau cycle (à Beaubourg, jusqu’au 9 mars) le Français Alain Cavalier à l’Américain Ross McElwee ! Si l’un n’est plus à présenter, l’autre est digne de rencontrer le large public mérité par son œuvre sensible et accessible, qui loue la beauté du réel comme celle de son cousin français. Tous deux creusent également la veine d’un cinéma à la première personne sur le mode du journal intime, sans plus de complaisance que de fausse pudeur. Avec une honnêteté qui amène à se dire que ces deux-là peuvent s’entendre et dialoguer ensemble. C’est en tout cas ce que s’est dit Arnaud Hée, programmateur d’Auto-portraits qui m’a permis d’interviewer Ross McElwee, de passage à Paris. Et de vous proposer de voir gratuitement (jusqu’au 24 janvier) son premier film : Backyard (1984), tourné dans sa ville de Charlotte (en Caroline du Nord) et qui présente sa famille et les domestiques noirs travaillant sous son toit ....

La polémique sur Houellebecq ne date pas d'hier

 

Dix articles et une vidéo à propos de cet auteur autant adulé que détesté

Que devient Houellebecq ?. Par BibliObs - Publié le 04 mai 2012 Houellebecq est mal lu !. Par BibliObs - Publié le 19 juillet 2012

Houellebecq, Besson, Rolin... "le Grand Remplacement", sujet de roman ?.  Par Grégoire Leménager - Publié le 18 décembre 2014

"Charlie" - Houellebecq : même combat ? Par Grégoire Leménager - Publié le 14 janvier 2015 Saint Houellebecq raconté par ses adorateurs. Par Grégoire Leménager - Publié le 12 janvier 2017 La bouleversante déclaration d’amour de Laurent Wauquiez à Michel Houellebecq. Par Grégoire Leménager - Publié le 23 novembre 2017

L’impuissance et la gloire.. Cécile Dutheil (EAN n° 70  - janvier 2019)

Après avoir joué avec le feu, Michel Houellebecq, maudit mais prudent, revient à son terreau originel, la France vue par un cadre moyen, malheureux, esseulé, mal aimant et peu puissant. Dans Sérotonine, il est égal à lui-même : un observateur pénétrant et un œil qui heurte….

Captorix, mon amour. Pierre Assouline (L’Orient Littéraire n° 151)

Paraphrasant Woody Allen, notre dernier grand critique, on pourrait dire du Houellebecq nouveau : « J’ai lu Sérotonine, ça se passe en Normandie. » Mais on ne le fera pas.

Florent-Claude Labrouste, le narrateur, a 46 ans, roule en 4x4 Mercedes G 350 TD, mange du boudin artisanal au volant, boit du Coca zéro, n’appartient à aucun milieu, vandalise les détecteurs de fumée dans les chambres d’hôtel, vomit les écoresponsables et pense avec nostalgie au bonheur de ses années d’études. Au fond un type d’une nature assez simple qui n’en finit plus de se cogner à la complexité du monde. De quoi être désespéré et autodestructeur. ...

Houellebecq dans toute sa noirceur. Nathalie Crom (Télérama - 4/01/2019) 

Des héros désabusés qui hantent ses romans, Florent-Claude Labrouste est le plus poignant. Sa soumission à un lent délitement est scrutée par Houellebecq avec ironie et une compassion nouvelle ...

Houellebecq est-il vraiment un grand écrivain visionnaire ? Grégoire Leménager, de "L'Obs", et Jean-Christophe Buisson, du "Figaro-Magazine", ont lu "Sérotonine". Ils ne sont pas d'accord.  Par BibliObs -  Publié le 09 janvier 2019

 Michel Houellebecq, Sérotonine. Steven Barris, sur Lelitteraire.com - 19 janvier 2019

Ossip Mandelstam : il y a 80 ans Staline assassinait ce grand poète

 

Le 27 décembre 1938, Ossip Mandelstam, poète soviétique est mort de faim, de froid et du typhus, durant son transfert vers un camp de concentration stalinien.

Le site "MEDIAPART" lui rend hommage

 

Lire également :

« Je donne la priorité à la structure dramatique »

 

Un article paru dans L'INVENTOIRE, le 28 novembre 2018 Marc Gautron est auteur de documentaires scientifiques et de fiction, dont un long métrage La Nuit de la Vérité qui a obtenu le prix du meilleur scénario aux festivals de San Sebastian (2004) et de Ouagadougou (2005). Après 10 ans d’enseignement en philosophie, il s’est spécialisé dans l’animation d’ateliers d’écriture en poursuivant l’écriture de scénarios et de « script doctoring ». Il anime également des formations à l’Institut National de l’Audiovisuel.

Entretien avec Johan Faerber, à propos d’«Après la littérature»

 

Entretien paru sur le site de NONFICTION.fr le 22/08/2018 https://www.nonfiction.fr/article-9513-entretien-avec-johan-faerber-a-propos-dapres-la-litterature.htm

Johan Faerber, enseignant, critique et éditeur, qui est également l’un des cofondateurs de Diacritik, publie ces jours-ci un important travail de critique littéraire, même si celui-ci ne s’interdit pas la polémique comme on le verra. Il a accepté, très aimablement, de répondre à nos questions pour présenter son livre Après la littérature. Ecrire le contemporain aux lecteurs de Nonfiction.

L'entretien

 

Nonfiction : Vous identifiez dans la littérature française contemporaine un courant qui prend la fin de la littérature au sérieux et s’en empare pour recommencer à écrire. De quelle fin s’agit-il ? De quand la datez-vous et à quelles figures d’écrivains peut-on la relier pour la période qui précède ? 

Johan Faerber : « La littérature est morte » : tel est, en effet, le constat premier d’une fin de la littérature enfin prise au sérieux et réellement advenue à l’écriture qui a présidé à l’ensemble de ma réflexion dans Après la littérature. De manière générale, la mort de la littérature, dont on parle depuis la fin des années 1990, est toujours considérée par nombre d’écrivains comme une rumeur sans fondement qu’on peut aisément balayer d’un revers de main pour continuer à écrire comme si de rien n’était. Pourtant, selon moi, loin d’être une fable, la mort de la littérature a bel et bien eu lieu. De fait, ...

Deux écrivains s'expriment sur les "Gilets jaunes"

 

 

Edouard Louis

« Chaque personne qui insultait un gilet jaune insultait mon père »

Dans « les Inrockuptibles » du 4 décembre 2018

 

 

Annie Ernaux

« Il n’y a pas de nouveau monde, ça n’existe pas »

Dans « Libération » du 9 décembre 2018

Nicolas Mathieu : « Écrire, c’est faire la guerre au monde. »

 

Interview de Nicolas Mathieu par Georgia Makhlouf pour la revue "L'Orient Littéraire n°150 - décembre 2018

Le titre semble ancrer l’ouvrage dans une thématique de la transmission, puis on lit l’exergue et on comprend que ce n’est pas de cela qu’il s’agit, que ce serait même l’inverse, qu’il s’agit d’arracher à l’oubli ceux dont on n’a plus de souvenir.   Quand on se lance dans l’écriture, on se donne un cap et des modèles. Pour moi, ça a été Louons maintenant les grands hommes de James Agee, un livre d’anthropologie qui prend pour objet les métayers pauvres dans le sud des États-Unis au moment de la grande dépression. C’est à la fois un ouvrage superbement documenté et un poème épique, qui raconte des vies minuscules. Les quatre lignes tirées du « Siracide » (un des livres de l’Ancien Testament) que je cite en exergue et qui font écho à la démarche de Agee, ont été ma boussole. L’idée de fatalité qu’elles contiennent, mais aussi de destin social et d’éternel recommencement, m’a beaucoup accompagné. J’ai voulu moi aussi fixer ces vies qu’on dit petites au regard de l’histoire, en tentant de leur donner une dimension quasi mythique. Ce sont à la fois des vies de rien et des « statues » qu’on regarde en levant la tête. ..

Un « amour-idolâtrie » : Lettres de Joanne à Simone de Beauvoir

 

L'intervention de Marine Rouch le Samedi 24 novembre, lors de la présentation du Journal de Joanne dans le cadre du séminaire ABC

[Marine Rouch est doctorante en histoire contemporaine aux universités de Toulouse et de Lille. Sa thèse porte sur la réception et l’appropriation des œuvres de Simone de Beauvoir par son lectorat. Elle travaille à partir des milliers de lettres inédites que l’écrivaine a reçues de la part de ses lecteurs et lectrices depuis la fin des années 1940 jusqu’à sa mort en 1986.]

"C’est en tant que correspondante de Simone de Beauvoir que je souhaite aborder Blossom. D’abord il faut noter que Blossom est bien loin d’avoir été la seule à écrire à Simone de Beauvoir… Le fonds des lettres reçues de lecteurs, conservé à la BnF depuis 1995, contient environ 20 000 lettres, écrites par des hommes et des femmes, surtout par des femmes, qui ont lu et aimé l’œuvre de Beauvoir depuis années les 1940 jusqu’à sa mort en 1986. Simone de Beauvoir répondait à son public, et des correspondances suivies se mettaient en place, parfois ponctuées de rencontres. Blossom fait partie de celles qui ont eu la chance d’entretenir une riche et longue correspondance avec Simone de Beauvoir, et de la rencontrer lors de son séjour de plusieurs mois en France en 1958.

Blossom a une aisance d’écriture exceptionnelle. Chaque jour, et même chaque nuit, elle écrit son journal. Mais elle écrit aussi des lettres à ses amis, à sa mère et puis à partir de 1958, à Simone de Beauvoir. Ces écrits permettent une traversée du siècle : en effet, Blossom est un témoin privilégié du rayonnement des intellectuel.les d’après-guerre puisqu’elle sera une disciple existentialiste fidèle, témoin aussi de la guerre froide et de la menace d’une guerre nucléaire qui reconfigure les rapports internationaux – c’est une menace qui inquiètera Blossom toute sa vie et qui animera de nombreuses pages de son journal et de nombreuses lettres à Beauvoir. Lors de son séjour à Paris en 1958, c’est la guerre d’Algérie qui l’occupe et la révolte. Elle se lance dans l’écriture d’une pièce de théâtre sur la torture..."

Le journal de Blossom

 

L'intervention de Claudine Krishnan (membre de l'APA), le Samedi 24 novembre, lors de la présentation du Journal de Joanne dans le cadre du séminaire ABC

"D’abord un mot d’explication : on a annoncé une matinée sur le journal de Joanne, pseudonyme qu’a choisi Blossom à la suite du pseudonyme Joan que lui attribue Simone de Beauvoir dans La Force des choses. Or Blossom a décidé récemment d’abandonner ce pseudonyme et préfère que désormais soient utilisés ses véritables prénoms et noms : Blossom Margaret (second prénom) Douthat (le nom de son père) Segaloff (le nom de son mari).

Pour celles et ceux qui n’ont pas lu le dernier numéro de La Faute à Rousseau ni la présentation du journal qui précède les échos de lecture disponibles sur le site de l’APA (Association pour l’autobiographie et le Patrimoine Autobiographique) ou dans le Garde-mémoire, rappelons brièvement  comment ce journal est arrivé à l’APA. Il y a trois ans, Sylvie Le Bon de Beauvoir a contacté Philippe Lejeune pour faire don à l’APA d’un volumineux journal personnel qui se trouvait dans les archives de Simone de Beauvoir ; elle l’avait conservé et lu, en avait perçu tout l’intérêt, et nous la remercions d’avoir pensé à l’APA pour l’y déposer. Le groupe de lecture APA de Paris a décidé de lire ce journal (18 volumes, 20 classeurs, environ 8000 pages) et huit longues lettres qui se trouvaient dans l’un des classeurs, lettres adressées par l’auteure à Simone de Beauvoir pendant l’été 1958...."

Le journal ouvert

 

Entretien d'Amanda Robles avec Alain Cavalier. Paru dans "Entrelacs" - octobre 2018 (Édition électronique
URL : http://journals.openedition.org/entrelacs/2891)

"Dans ses Six Portraits XL qui sortent en salles à l’automne, Alain Cavalier renoue avec le geste documentaire. Comme dans les portraits de femmes réalisés pour la télévision en 1987 et 1991, il retrouve ici son appétit à filmer le travail (la nouvelle série compte un boulanger, un cordonnier, un acteur et un journaliste). Mais le dispositif est tout autre. Alors que les courts opus de la série précédente étaient tournés en une seule journée, cette fois les films font aussi état du travail du temps. C'est en revisitant ce qu'il aime appeler ses « tendres stocks1 », soit les milliers d'heures de son journal filmé, que le filmeur a ressuscité ces portraits au long cours, dont certains se dessinent, touche après touche, sur des dizaines d'années. Par sa fidélité aux personnes qu'il filme, Alain Cavalier est passé maître dans l'art de saisir l'émotion de l'instant mais aussi celle du temps qui passe. Au fil des années, son journal dépasse alors le projet autobiographique dans son aspect intime pour décrire aussi et surtout les autres, amis de toujours ou rencontres passagères. Le film qui marquait les premiers pas d’Alain Cavalier dans l’écriture autobiographique ne s’appelait-il pas La Rencontre ? Visites et rencontres rythment la vie et donc le journal du filmeur, l’activité de portraitiste devenant un geste régulier, familier qui dessine un autre territoire de l’intime : la fraternité...."

"Un amour de la route"

 

L'intervention de Philippe Lejeune le Samedi 24 novembre, lors de la présentation du Journal de Joanne dans le cadre du séminaire ABC

Le 10 juin 1958, Simone de Beauvoir, après avoir lu l’essentiel du journal de Blossom, l’a invitée à dîner et lui a conseillé d’abandonner la pratique du journal : elle devrait essayer plutôt d’écrire, c’est-à-dire de composer une œuvre de fiction. Nous connaissons cette conversation par le journal de Simone de Beauvoir, non par celui de Blossom qui, revenue chez elle, écrit seulement en grosses lettres : « FIN ». Apparemment, elle tiendra parole : elle restera dix ans sans tenir de journal. Mais non moins apparemment, elle désobéira : elle va pendant tout l’été et l’automne 1958 transformer ses lettres à Simone de Beauvoir en une sorte de chronique vertigineuse. Mais il faut y voir moins une coupable récidive de journal qu’une tentative pour construire une œuvre artistique en restant dans le champ autobiographique. C’est ce qui m’est vite apparu quand j’ai pris connaissance du classeur n° 17 et des lettres conservées par Simone de Beauvoir avec le journal. Du coup, j’ai décidé de lire en transcrivant tout, pour suivre plus intensément, grâce à ma propre lenteur, la progression de cette recherche d’une nouvelle forme.

Je vais essayer de vous en donner une idée en vous lisant d’abord « l’écho de lecture » que j’ai rédigé immédiatement après, puis un extrait de la première lettre, le récit à la fois plein de suspense et d’ellipse d’une nuit d’amour. ...

Comment défendre les livres ?

 

Le Centre national du livre a été créé, il y a 45 ans, pour soutenir auteurs, éditeurs et libraires. Son président tire un bilan de son action.

Président du Centre national du livre, Vincent Monadé est aujourd'hui candidat à sa reconduction à la tête de cette institution qui soutient à la fois les auteurs, les éditeurs, les libraires, les manifestations littéraires mais aussi des bibliothèques, au service de la lecture. Pour Le Point, il dresse un bilan de son mandat. (Propos recueillis par Baudouin Eschapasse)

Corinne Bacharach parle de l'exposition "Les contes cruels de Paula Rego"

 

Note publiée avec l'aimable autorisation de l'auteure et parue dans son blog le 26/11/2018

A l’heure où Paris offre au public un programme d’expositions impressionnant, où rivalisent des artistes majeurs tels Picasso à Orsay, Miro au Grand Palais, Basquiat et Egon Schiele à la Fondation Vuitton, Le Caravage à Jaquemart-André, Giacometti chez Dina Vierny, il est tout aussi réjouissant d’aller à la rencontre d’oeuvres ou d’artistes dont la renommée n’était pas encore parvenue jusqu’à soi.

C’est ce que nous propose le Musée de l’Orangerie et sa nouvelle directrice Cécile Debray en consacrant, jusqu’au 14 janvier, la première grande exposition en France à Paula Rego, artiste très reconnue au Portugal, où elle est née en 1935, et en Grande-Bretagne où elle vit depuis plus de cinquante ans.

On entre de plain-pied dans l’univers de l’artiste et c’est un choc....