Articles à lire, Entretiens

ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

à propos de "l'ordinaire mésaventure d'Archibald Rapoport", de Pierre Goldman

 

Un article de Pierre Ahnne paru le 18 mai 2019 sur son blog. Reproduit ici avec son aimable autorisation.

"Je me souviens très bien de son assassinat. Du sentiment, que nous fûmes nombreux à éprouver, de voir disparaître avec lui, à la veille des années 1980, sous les balles probables de policiers d’extrême droite, d’agents des services secrets ou de truands manipulés, les espoirs et les exaltations qui avaient été ceux de toute une époque.

Plus fictif que la fiction

Difficile de parler de ses livres sans évoquer sa vie… Rappelons donc quelques faits. Né en 1944. Parents juifs polonais, membres de la MOI(1). Étudiant, il adhère aux Jeunesses communistes. Puis, séjour à Cuba, et au Venezuela, où il milite dans un mouvement de guérilla...".

Corinne Bacharach parle de "douleur et gloire", film de Pedro Almodóvar

 

Un article  de Corinne Bacharach paru sur son blog le 20 mai 2019, à propos du film "DOULEUR ET GLOIRE" de Pedro Almodovar.

Reproduit partiellemennt ici avec l'aimable autorisation de l'auteure.

"Il est des films où le générique arrive comme un arrachement : le dernier film de Pedro Almodóvar est de ceux-là. On quitte la salle les larmes aux yeux. On aimerait que la séance recommence pour repartir dans cette beauté.

Douleur et Gloire est son titre, un rien pompeux, l’inverse de ce film magnifique.

Ce que nous offre le cinéaste est une évidence, un flot puissant et apaisé, le contraire d’une démonstration hystérique ou narcissique. Il nous invite à l’accompagner dans une revisitation de (son) existence où grands bonheurs et grandes douleurs, vieillesse et maladies, absence et amour, inspiration et léthargie vont nous tenir, comme le personnage au début du film, entre deux eaux (d’une piscine), pour mieux nous faire sortir d’un bain qui aurait pu nous engloutir...."

Ecrire Sartre : les défis du travail biographique

 

Article de Christian RUBY paru sur le site NONFICTION le 17 mai 2019, à propos du live de Annie Cohen-Solal "Sartre : 1905-1980"

"La plupart des discussions autour des biographies d’écrivains ou de philosophes reposent sur la difficulté de penser le rapport entre la vie de l’auteur et son œuvre. D'autres questions sont tout aussi pertinentes : que fait le biographe et quels sont ses titres à fouiller une existence ? Quelle confiance accorder aux témoins ? Comment distinguer des propos à valeur historique et des propos hagiographiques ? Pour beaucoup il y a aussi de l’indécence dans ce geste qui consiste parfois à montrer que tel auteur a menti sur tel ou tel point de son existence. Le biographe, comme le souligne Annie Cohen-Solal, force de surcroît la gangue des récits personnels et des narrations recomposées après coup. Il interroge les entourages. Il plante, comme elle l’écrit, ses outils de fouille archéologique dans des chefs-d’œuvre. Enfin, s’agissant de Jean-Paul Sartre (1905-1980), il est légitime de se demander comment raconter la biographie d’un théoricien de la liberté, refusant par conséquent la réduction des individus à des déterminations sociales. Reconduire un auteur de ce type à de telles déterminations et à une trajectoire qui, rétrospectivement, paraît « évidente », n’est-ce pas nier les propositions philosophiques que l’on prétend rendre publiques ? Mais la difficulté vaut aussi pour les écrits publiés que l’on risque de figer dans un commentaire définitif alors que les lectures et révisions demeurent importantes d’une époque à l’autre...."

Acheter ses livres en ligne : les alternatives à Amazon

 

Article paru sur le site du "Nouveau Magazine Littéraire", le 3 avril 2019

Si comme un lecteur sur deux, vous achetez vos livres sur internet, la plateforme américaine n'est pas votre seule option. Depuis plusieurs années, des librairies indépendantes ont créé leurs propres alternatives.

Dans son enquête biannuelle sur « Les français et la lecture », le Centre National du Livre révèle qu’en 2019, bien que 68 % des lecteurs se procurent toujours leurs livres dans des librairies générales, 48 % le font également sur des sites de vente en ligne. Alors que l’achat dans l’ensemble des librairies reste stable, l’achat en ligne connait une augmentation significative, gagnant 10 points depuis l’année 2015....

Nous, jeunes

 

Des ateliers d'écriture, des journaux

Le projet « Nous, jeunes des quartiers » a vu le jour en 2015, sous la forme de journaux réalisés lors d'ateliers d'écriture. L'objectif : donner la parole aux jeunes des banlieues, leur faire confiance avec cette carte blanche, les valoriser. Bien évidemment, le résultat est formidable : aidés par un journaliste-pilote, ces jeunes nous offrent une publication intelligente avec des textes forts dont ils ne sont pas peu fiers (lisez leurs témoignages ici). Grisés par le résultat, on a, avec la formidable Anne Dhoquois et ses équipes, décliné la série avec les jeunes des foyers, des lycées professionnels, les jeunes migrants ou, à l'inverse, avec les vieux des maisons de retraite qui, devinez quoi ?, ne manquent pas de nous parler "des jeunes" pour boucler la boucle ! La série « Nous, jeunes » est à découvrir ici et elle ne demande qu'à se développer avec le soutien d'entreprises, à bon entendeur...  

Les assises internationales du roman

 

Du 20 au 26 mai 2019, des conférence, des rencontre et discussions, conçues et organisées par la Villa Gillet, en partenariat avec Le Monde et France Culture et co-réalisé avec Les Subsistances - Les Subsistances 8 bis quai Saint Vincent, Lyon 1er

En avant première, le site des assises publient des textes des participants : 

  1.  Construire un personnage, par Serge Joncour
  2.  Construire un personnage, par Anne-Marie Garat
  3.  La couleur du nom, période de construction, par Yves Ravey
  4.  Construire un personnage, par Cloé Korman
  5.  L'art du détail, par Grégoire Bouillier
  6.  Un roi jusque dans un marteau de porte, par Adrien Bosc
  7.  Où appuyer, par Emmanuelle Pagano

 

Lettres et journaux de femmes - Entre écriture contrainte et affirmation de soi

 

Un article paru dans la revue TUMULTES (2011/1 n° 36 - pages 113 à 132) et reproduit sur le site CAIRN.info

« Des textes courts qui en disent long »

 

Entretien paru dans L'INVENTOIRE du 24 avril 2019

Créée en 2016 par Olivier Ginestet, Amok est une maison d’édition indépendante, spécialisée dans la publication de textes courts. Avec déjà 12 titres à son actif, la maison d’édition rochelaise sait découvrir de courts romans qui se lisent d’une traite avec passion. Rencontre.

Présentation par Pauline Guillerm de son livre "Acadie Ressac"

 

Présentation par l'auteure à la librairie du Québec à Paris. Texte paru dans l'Inventoire le 25 avril 2019.

"...Robe assortie à la couleur de l’océan mappemonde, baskets de voyageuse aux pieds, elle a joliment bousculé les codes de la lecture publique, donnant à entendre un récit qui raconte l’écriture du livre et différentes histoires autour du texte.

À l’issue des 20′, son livre reste à lire, intact ; elle a en partie répondu aux questions qui pouvaient se former et tout le monde sourit. Pauline a bien voulu nous livrer pour l’Inventoire, un extrait de sa lecture !"

écrire au travail

 

Entretien avec Marie-Pascale Lescot, paru dans L'IVENTOIRE, revue électronique d'Aleph-Ecriture, le 29 avril 2019

Marie-Pascale Lescot anime des formations aux écrits en milieu professionnel. L’Inventoire l’a rencontrée pour lui demander ce qu’elle aime y transmettre. 

« Le cercle de lecteurs de manuscrits »

 

Un entretien avec Delphine Trainer-Brard, paru le 17 avril 2019 dans L'INVENTOIRE (revue électronique d'Aleph-Ecriture).

Delphine Tranier-Brard animera « Le cercle de lecteurs de manuscrits » les 4 et 5 mai à Paris. Une manière nouvelle d’aborder en groupe la lecture d’un manuscrit pour le faire progresser, à la manière du « script-doctoring ». Nous l’avons rencontrée pour en savoir plus.

 

Archiver l’intime au XXI ème siècle

 

Compte rendu d'une rencontre organisée par l'APA le 30 mars 2019

"Ce fut une table ronde très animée que cette rencontre qui a réuni le samedi 30 mars à l’École Normale Supérieure à Paris, autour de Françoise Manaranche de l’APA, trois spécialistes : Bénédicte Grailles, maître de conférences en archivistique à l’Université d’Angers, Camille Bresch qui a rédigé une thèse intitulée "Les écrits personnels et leur archivage à l’ère du numérique" et Yann Potin, archiviste et chargé d’études documentaires aux Archives nationales, maître de conférences associé à l’Université Paris 13...."

Frank Secka : les techniques narratives

 

Un entretien paru dans L'INVENTOIRE (revue en ligne d'Aleph-Ecriture) le 9 avril 2019

Certains premiers chapitres portent une superbe promesse fictionnelle en installant le récit. Alors comment écrit-t-on un chapitre un en forme de détonateur ? Voici les réponses de Frank Secka  

Les combats de Saint Pierre Yameogo

 

Un article et une interview sur sa filmographie

Après Idrissa Ouedraogo en février 2018, le Burkina Faso perd à nouveau un de ces réalisateurs de combat de la génération née dans les années 50 et dont les longs métrages donnent un nouveau souffle à partir des années 80 par une approche romanesque. Pour Saint Pierre Yameogo, décédé le 1er avril 2019 à Ouagadougou après une longue maladie, un cinéma favorisant le changement social passait par un regard sur soi sans concession : se regarder en face pour changer les mentalités, avec l’humour nécessaire pour échapper au pathos.

 

“Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie…”

 

Article paru sur le site ActuaLitté, le 16/02/2018

"Au sortir de la Conférence pour la langue française et le plurilinguisme, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants explique avoir « ressenti le besoin de réaffirmer comment nous vivons et faisons vivre la francophonie en tant qu’éditeurs ». Dans le même temps, la consultation Mon idée pour le français a été récemment lancée... "

D’où viennent les nouveaux mots de la langue française ?

 

Un article paru dans LE MONDE du 22 mars 2019

« Disrupter », « babache », « teriyaki »… les nouvelles entrées des dictionnaires témoignent d’une langue très influencée par l’anglais californien, et aussi d’une grande inventivité....

les Carnets du loir

 

Le site "LES FILLES DU LOIR", dont nous reproduisons parfois des notes de lecture ou des entretiens ont publié jusqu'en 2016 ces carnets.
Ils nous permettent de vivre ou revivre la magie des rencontres organisées par l'aasociation avec les auteurs autour de textes sensibles de lecteurs. Ces documents sont d'une excellente qualité et nous espérons que leur production va reprendre.A la date du 10/04/2019, une quinzaine de carnets sont disponibles.

L’écriture de l’usine

 

Un article paru initialement dans MEDIAPART le 23 mars 2019 à propos de livre "A LA LIGNE" de Joseph Ponthus. Cet article est reproduit d'après la version publiée dans EAN.

"Joseph Ponthus a écrit À la ligne entre les primaires de la droite en 2016 et l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Mais le livre dépasse ce cadre temporel. Il s’inscrit dans la grande tradition de la littérature prolétarienne, à laquelle il apporte des inflexions inédites.... "

Avec l'Algérie

 

Le site EN ATTENDANT NADEAU publie trois textes sur la littérature algérienne

Alors que l’Algérie est à un tournant de son histoire politique, EaN explore sa littérature dans son passé et son présent. Un entretien avec Aziz Chouaki revient sur son premier roman écrit pendant les massacres d’octobre 1988, tandis que Tristan Leperlier fait l’histoire des écrivains dans la guerre civile, et que Ryad Girod déplace le regard vers le monde arabe globalisé.

  1. Entretien avec Aziz Chouaki 
  2. Dynamiques et nuances du champ littéraire algérien (Tristan Leperlier)
  3. Un nouveau monde arabe (Ryad Girod) 

qui a tué mon père

 

Un article paru sur le site LE FIL DES COMMUNS, le 8 avril 2019, à propos de la pièce de théâtre d'Edouard Louis "Qui a tué mon père", tirée de son livre du même nom.

"Quand on lui demande ce que le mot racisme signifie pour elle, l’intellectuelle américaine Ruth Gilmore répond que le racisme est l’expression de certaines populations à une mort prématurée. Cette définition fonctionne aussi pour la domination masculine la haine de l’homosexualité ou des transgenres, la domination de classe, et tous les phénomènes d’oppression sociale et politique. Ce sont sur ces lignes, projetées sur toute la largeur de la scène du théâtre de la Colline, que s’ouvre la pièce...."

Annie Ernaux - "Transfuge de classe"

 

Interview d'Annie Ernaux dans la revue CFDT - Magazine n°452 - avril 2019

"Auteur d'une vingtaine d'ouvrages essentiellement autobiographiques, lauréate de nombreux prix, Annie Ernaux de confronte au réel. A 78 ans, sa colère et son désir de changer le monde sont intacts.

Une vie minuscule

 

Article de Vincent Milliot, paru dans EN ATTENDANT NADEAU n° 76 - mars 2019 [à propos du livre [Audrey Millet, Vie et destin d’un dessinateur textile. D’après le Journal d’Henri Lebert (1794-1862)]

À l’heure où l’on s’interroge gravement sur la manière dont un algorithme pourrait restituer la parole de ceux qui en sont ordinairement dépossédés, un bonheur d’archives a permis à l’historienne Audrey Millet de nous donner à lire le récit d’Henri Lebert, un représentant de l’élite ouvrière au temps de la première révolution industrielle. En le tirant de l’oubli, elle sauve de « l’immense condescendance de la postérité » (E.-P. Thompson) l’un des rares écrits ouvriers parvenus jusqu’à nous.

Une femme extraordinaire

 

Article de Claude Grimal, paru dans EN ATTENDANT NADEAU n° 76 - mars 2019 [à propos du livre Alain Quella-Villéger, France Bloch-Sérazin. Une femme en résistance (1913-1943)]

Une plaque apposée 1 avenue Debidour à Paris dans le XIXe arrondissement porte cette inscription: « Dès 1940 dans cet immeuble France Bloch-Sérazin avait installé un laboratoire où elle préparait des explosifs pour la résistance. Arrêtée le 16 mai 1942, condamnée à mort, transférée en Allemagne elle fut décapitée le 12 février 1943 à Hambourg ». Le livre d’Alain Quella-Villéger, France Bloch-Sérazin ; une femme en résistance (1913-1943) retrace la biographie de cette extraordinaire jeune femme.

"jusqu’à chez vous - only you"

 

Un article de Pauline Guillerm, autrice et comédienne, animatrice d'ateliers d'écriture à Alep-Ecriture

"Je marche avec vous dans Montreuil et ailleurs, je parcours des kilomètres et des kilomètres et ils ne valent pas, ces kilomètres, les kilomètres et les kilomètres que vous avez parcourus.

Je traverse un peu de vos paysages, je me sens privilégiée, vous avez accepté, chacune et chacun à votre tour, de me faire visiter votre quartier, celui où vous êtes arrivés il y a deux mois, trois mois, six mois, plusieurs années parfois, je sillonne avec vous vos rues, celles dont vous foulez le bitume chaque jour, celles qui ont vu vos premiers pas en France, elles sont devenues de nouveaux repères ces rues, vous me guidez et je vous suis, il n’y a aucune hésitation, on est chez vous,

je vous ai demandé - est-ce que tu me ferais visiter ton quartier -, vous avez répondu – oui -, des rues de vos quartiers plus aucune n’est un mystère, tu t’inquiètes de savoir si nous partons nous promener seulement tous les deux, et plus on marche - il n’y aura que toi -, et plus on parle - juste toi et moi -, lundi matin – Only you -, 10h30, arrêt du Bourget de la ligne B du RER, tu es là, tu m’attends, je vous ai demandé... "

Écrire ce qu’on s’interdit d’ordinaire

 

Extraits de l’entretien avec Édouard Louis réalisé pour le Théâtre National de Strasbourg par Fanny Mentré le 19 mars 2018

Le rapport au théâtre était présent dans En finir avec Eddy Bellegueule : c’est ce qui t’a permis d’aller au lycée d’Amiens. Le nom que tu as choisi – Louis – vient d’un personnage de Jean-Luc Lagarce. Peux-tu parler de cette relation au théâtre ?

Le théâtre a été pour moi le premier instrument de la fuite et de la transformation. Dans En finir avec Eddy Bellegueule, j’ai parlé de mon enfance, celle d’un enfant gay, queer né dans un village et destiné à « finir à l’usine ». Du fait de mon homosexualité, il m’était impossible de construire un rapport heureux à mon environnement. À l’école, on me traitait de « sale pédé », je n’avais pas d’amis. Et quand je rentrais chez moi, j’entendais : « Pourquoi tu es comme ça ? Tu nous fais honte. » Je cherchais désespérément un moyen d’être aimé, un moyen ...

Rêver sous l’Occupation

 

Un article paru dans EAN n° 75-mars 2019. A propos de la réédition du livre d'Emil Szittya, "82 rêves pendant la guerre - 1939-1945"

"Publiés, oubliés, réédités, ainsi vont les chefs-d’œuvre que l’on se passe sous le manteau quand ils n’ont pas été consacrés par la littérature officielle. Tel fut le parcours de ces 82 rêves édités pour la première fois en 1963, 82 petits poèmes en prose enracinés dans la vie des hommes en temps de guerre, 82 dépositions recueillies par Emil Szittya et sa femme, Erika Szittya, à qui « le livre appartient », précise la dédicace – on ne saurait imaginer plus gracieux hommage d’un homme à son épouse...."

Louis Guilloux, la solitude de l’outsider

 

A l'occasion de la parution de "L’indésirable" de Louis Guilloux, un article de Linda Lê paru dans EAN, le 7 mars 2019

« Lire et écrire, que veut dire cette folie ? À la fin, leur littérature me tape sur les nerfs, avec son exaltation de la souffrance. Faire de la souffrance une valeur ! Bobard mortel, savamment cultivé par de pauvres types tous fous d’orgueil, qui tous écrivent pour prouver qu’ils sont plus intelligents que les autres, qu’ils ont plus d’âme, qu’ils ont plus et mieux souffert que le commun des croquants, comme si cela avait une importance quelconque ! » Celui qui parle ainsi, dans Le sang noir de Louis Guilloux, s’acharne à terminer une Chrestomathie du désespoir, il enseigne la philosophie à Saint-Brieuc, ses élèves l’appellent Cripure (car l’un de ces facétieux fait de la Critique de la raison pure la Cripure de la raison tique)

Le témoignage d’amour de Robert Badinter

 

Article de Georgia Makhlouf à propos de "IDISS", livre de Robert Badinter. Article paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - mars 2019

On connaissait Badinter en tant qu’avocat et professeur de droit, garde des sceaux qui fit voter l’abolition de la peine de mort en 1981. On savait son combat en faveur des libertés individuelles, des droits des victimes et de l’amélioration de la condition des détenus ainsi que de leur réinsertion. La longue liste de ses publications révélait le talent de l’essayiste. Mais on connaissait moins sa vie personnelle sur laquelle il reste d’une grande discrétion. Il vient néanmoins de publier un ouvrage singulier, portrait d’une femme chère à son cœur, Idiss, sa grand-mère maternelle, à qui il souhaite rendre un hommage émouvant.

“Terminus Berlin” : la meilleure fin est toujours celle que l'on choisit

 

Un article sur le site ACTUALITTE - 13 février 2019

Terminus Berlin clôture à merveille l'œuvre singulière d'Edgar Hilsenrath, qui nous a quittés le 30 décembre 2018. Avec cet ultime roman paru en 2006 en Allemagne, l'écrivain avait mis un point final à son métier, en jugeant avoir tout dit. Déporté, rescapé des camps et émigré aux Etats-Unis, Hilsenrath nous ramène dans le Berlin d'après-guerre pour en découdre avec les fantômes de l'Holocauste.

Vincent Makhlouf et les siens

 

Une présentation par Josyane Savigneau du livre de Georgia Makhlouf "Port-au-Prince Aller-Retour" dans le numéro 153-mars 2019 de la revue L'ORIENT LITTERAIRE

"Port-au-Prince Aller-Retour : en voyant le titre de ce nouveau livre de Georgia Makhlouf, on soupçonne une histoire bien peu libanaise. On a tort et on est détrompé avant même le premier chapitre, en lisant cet avertissement : « Cet ouvrage est un roman. Si certains faits historiques ou d’autres touchant de façon plus personnelle Vincent Makhlouf sont avérés, il s’agit pour l’essentiel d’une œuvre de fiction. » En effet, il faut ne pas se préoccuper des liens familiaux éventuels de ce Vincent avec l’auteur, et entrer en plongée dans ce roman qu’on lit d’une traite. Comme toujours, le style de Georgia Makhlouf est limpide et la construction en bref chapitres maintient l’attention et le désir d’en savoir plus...."

L'Académie Française se résout à la féminisation des noms de métiers

Shiloh, Shelby Foote (par Léon-Marc Levy)

 

Article paru dans "LA CAUSE LITTERAIRE" le 5/02/2019

Shiloh est comme un écho en avance, une préfiguration, du grand œuvre que Shelby Foote écrira entre 1958 et 1974, « La Guerre Civile : une histoire », gigantesque entreprise de 3000 pages, en 3 tomes, qui fait aujourd’hui référence aux USA sur cette période dramatique de leur histoire. Une sorte de pont avancé – ce roman date de 1954 - qui fait charnière dans l’œuvre de Shelby Foote entre sa vocation littéraire et sa passion historique. Mais Shiloh est absolument un roman. Il prend les événements de l’histoire (la bataille de Shiloh en avril 1862) et en fait une fiction. Le travail de l’écrivain consiste à trouver les voix – celles des soldats imaginaires des deux camps qui vont scander l’horreur de ces deux journées – et les transposer en récit dont la pâte est intimement pétrie de l’histoire et de la fiction. ...

Deux inédits de Jules Vallès

 

Un article de Maxime Deblander, paru dans EAN n°74-février 2019

Deux romans inédits signés Jules Vallès (1832-1885) viennent d’émerger d’un « fond de tiroir » de la Bibliothèque nationale de France. Intituler ce livre Les Bacheliers perdus est un comble d’ironie au sens où ces deux textes furent retrouvés parmi les innombrables papiers laissés par l’auteur après sa mort. Malgré quelques imperfections, ces deux œuvres méritent d’être lues. Grâce aux soins de Michèle Sacquin, ces manuscrits lacunaires et inachevés sont désormais disponibles aux éditions du Lérot ...

[Fiche du livre]

Marianne Jaeglé : comment écrire une biographie littéraire ?

 

Un entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE (le 19/02/2019)

Marianne Jaeglé, agrégée de lettres modernes, écrit des livres et des films documentaires. Elle animera à Paris du lundi 11 mars 2019 au lundi 27 mai 2019 un cycle de formation intitulé « Un personnage et moi (Biographie littéraire)« . En s’inspirant d’un personnage public pour écrire une biographie ou une fiction, la promesse de cet atelier est « en cinquante feuillets, de recréer l’énigme d’une vie ». Ce stage, elle l’a conçu à partir de son expérience de la biographie. Dans son roman « Vincent qu’on assassine » (sélection Prix des lycéens Folio, sélection Prix Rayo-Nantes, sélection Prix Saint-Maur en poche du roman, sélection Prix du Parisien magazine 2018,), elle a su retracer les deux dernières années de la vie de Vincent Van Gogh et éclairer un destin qu’on croyait bien connaître... 

Pierre Ahnne : créer et tenir un blog littéraire

 

Un entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE (le 21/02/2019)

La critique littéraire existe-t-elle encore ? Si l’on pouvait en douter, l’écrivain Pierre Ahnne nous prouve qu’elle est toujours bien vivante. Pierre Ahnne a des opinions, un goût affirmé pour certaines formes de littératures et porte sur les livres qu’il aime (ou pas), le même regard joyeusement pessimiste (et savoureux) qui fait le sel de son écriture romanesque. Sans pédanterie ni faux pli, il n’omet toutefois pas d’inscrire les livres dont il parle dans leur contexte et celui de l’art du roman.

Delphine Tranier-Brard : Écrire d’autres vies que la sienne

 

Entretien paru initialement dans L'INVENTOIRE, le 20 février 2019

Ecrivain des mémoires, Delphine Tranier-Brard explore par l’écriture les rouages du réel. Venue à la biographie après huit ans de conception dans l’industrie, nègre d’une trentaine de biographies privées et de Chercheur d’or bleu (éd. Cheminements), elle animera à partir du 2 mars le stage « Biographie-Initiation »...

Laurence Faure : comment pitcher son projet ?

 

Entretien avec Laurence Faure, paru le 13/02/2019 sur le site de L'INVENTOIRE

Présenter son livre dans un ascenseur à un éditeur comme à Hollywood ou s’entraîner à pitcher son livre à n’importe qui, est peut-être une manière de se mettre en condition pour aller à la rencontre d’un éditeur. Cela peut être dans un salon, dans la rue, ou tout simplement dans les mots à employer pour présenter son livre au moment d’envoyer son livre à un éditeur. L’oralité et la justesse de la voix est ce qui va toucher l’autre. Encore faut-il la trouver. Rencontre avec Laurence Faure, auteure, comédienne et spécialiste du pitch....

Le dernier conte d’Hilsenrath

 

Un article d'Hugo Pradelle, paru dans le n° 73-2019 de EN ATTENDANT NADEAU

Edgar Hilsenrath est mort le 30 décembre dernier, à l’âge de 92 ans. Son ultime roman, Terminus Berlin, retrace le cheminement d’une vie et d’une œuvre qui se referment, entre inquiétude et apaisement. Écrivain truculent, atypique, provocateur, il aura inventé une manière de dire l’horreur absolue de l’Holocauste et de son passé avec une potacherie burlesque et une lucidité glaçante exceptionnelles. Il aura su, en dix livres, ausculter le passé de son pays et s’imposer comme l’un des écrivains allemands les plus originaux de l’après-guerre ....