Articles à lire, Entretiens

ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

Dans les coulisses de la création

 

Intervention de Maylis de Kerangal aux "Assises du Roman" le 22 mai 2019

Écrire un livre, n’est-ce pas rassembler les pièces d’un gigantesque puzzle ? 

Dans quels intimes méandres l’écrivain s’aventure-t-il lorsqu’il prend la plume ? 

Le rêve offre une voie, la documentation s’amoncelle, les passions de toujours ressurgissent, les obsessions reviennent, les figures tutélaires veillent…

"Écrire un roman tient d’un art du pistage. Quelque chose rôde autour de moi, furtif, spectral, quelque chose qui me fuit et par quoi je veux être touchée. Je sens sa présence — c’est une image, un lieu, une scène, une question. J’y pense, j’en rêve, jusqu’à ce que cette rêverie « apporte sa terre » (Chaillou), situe un milieu, se donne un sol. Dès lors, je peux le pister. J’apprends à le connaître. Je me déplace sur son terrain, je relève les indices de sa présence, je recueille ses pratiques, je file ses parcours, je découvre ses rythmes,..."

Line Papin parle de son livre "Les os des filles"

 

 Entretien à La Grande Librairie, le 16 mai 2019

Gaëlle Josse parle de son livre "Une femme en contre-jour"

 

Entretien sur France Culture, le 4 mars 2019

Entretien avec Sylvie Salvayre, autour de son livre "Marcher jusqu'au soir"

 

Une vidéo de MOLLAT

Comment écrire sur l’Afrique

 

Article paru le 2 juillet 2019 dans "EN ATTENDANT NADEAU"

Âgé de 48 ans, l’écrivain kényan Binyavanga Wainaina est mort le 21 mai dernier à Nairobi. Son décès est passé inaperçu en France, peu habituée à célébrer des écrivains africains anglophones, même lorsqu’ils sont largement reconnus ailleurs. Dans son autobiographie, One Day I Will Write About This Place (Granta Books, 2011), Binyavanga Wainaina, fondateur de la revue littéraire Kwani, avait raconté ses circulations sur le continent, entre Kenya, Ouganda et Afrique du Sud, pays de ses études et de son apprentissage du militantisme. Il y avait ajouté un chapitre en 2014, « I am a homosexual, mum », pour combattre les lois anti-gay. Dans How To Write About Africa, il s’en prenait ironiquement aux clichés colonialistes qui accompagnent les récits du continent. Pour mieux faire connaître Binyavanga Wainaina aux lecteurs francophones, En attendant Nadeau publie une traduction inédite de son essai, par Santiago Artozqui. 

Rencontre avec Chantal Thomas à propos de son livre "East Village Blues"

 

Rencontre animée par Sophie Joubert ayant eu lieu le lundi 6 mai 2019 à la Maison de la Poésie

« Marcheuse vers rien : ça ne retire pas leur nécessité aux tracés de mes errances. » Si Chantal Thomas parle de « nécessité », c’est parce que le séjour à New York qu’elle nous raconte dans ce nouveau livre la ramène vers son passé. Au milieu des années 1970, elle a décidé de partir, loin de la France ; elle s’est installée chez une amie dans l’East Village, lieu de l’immigration et de la bohème d’Allen Ginsberg, ou encore de William Burroughs… Un quartier où, sur fond de Velvet Underground, on inventait et expérimentait des formes de liberté grisantes. Quarante ans après cette parenthèse à l’intensité particulière, Chantal Thomas nous emmène sur les lieux qui l’ont fait vibrer. Que reste-t-il de la marginalité d’autrefois ? Des graffitis sur les quelques immeubles qui n’ont pas été restaurés et dont son complice Allen Weiss nous livre des images au cours du récit. Délicieuse évasion.

Jérôme Garcin présente "Un village pour aliénés tranquilles"

 

Un article de Jérôme Garcin, paru dans BIBLIOBS (le 19 juin 2019) à propos de livre de Juliette Rigondet "Un village pour aliénés tranquilles"

Dans le cimetière de Dun-sur-Auron (Cher), bien à l’écart et en contrebas, comme si ces morts-là étaient contagieux, six cents tombes identiques, où un pauvre gravillon remplace le beau marbre, sont alignées dans un ordre militaire et un silence macabre. Nul ne vient jamais s’y recueillir. D’autant qu’elles sont régulièrement « relevées » : pour faire de la place aux nouveaux défunts, on jette les ossements des anciens dans la fosse commune. On appelle cette nécropole « le carré des malades ». Comprenez les fous, dont les cercueils, autrefois, n’avaient pas le droit d’atteindre le chœur de l’église et devaient stationner à l’entrée de la nef....

Comment les écrivains français ont inventé la science-fiction

 

Extraterrestres, super-pouvoirs et savants fous à foison ! Science-fiction bien sûr, mais si on lui dit « première moitié du XXe siècle », l’amateur pense plutôt au premier âge d’or américain de la « scientifiction », appelée science-fiction à partir de 1929.

Or, après les précurseurs européens comme H.G. Wells, et avant, puis en même temps que les Américains, il y eut une grande vague d’auteurs français, des années 1900 à la Seconde Guerre mondiale. Méconnue de nos jours, cette période du « merveilleux-scientifique » est présentée par la Bibliothèque nationale dans une exposition passionnante, que l’on s’intéresse à la SF, à la littérature en général, à l’histoire de la culture populaire ou à celle des sciences.

L'édition en France : une année 2018 en demi-teinte

 

A l'occasion de son Assemblée générale du 26 et 27 juin 2019, le SNE (le Syndicat National de l'Edition) a publié une étude sur l'état de l'édition en France en 2018. Le site ACTUALITTE en publie un large compre-rendu :

Le chiffre d'affaires des éditeurs français a connu une baisse de 4,38 % en 2018, passant de 2 792,3 millions € en 2017 à 2 670,1 millions €, révèle un rapport statistique du Syndicat national de l'édition qui prend en compte les données de 160 maisons d'édition. Les ventes de livres ont baissé, elles, de 4,88 % par rapport à 2017.

Avec 419 millions d'exemplaires vendus en 2018, contre 430 millions en 2017, l'année passée fut en demi-teinte, pour l'édition française, en témoigne également le chiffre d'affaires cumulé des éditeurs, qui passe de 2 792,3 millions € en 2017 à 2 670,1 millions € en 2018, soit une baisse de 4,38 %.

Si la réforme scolaire avait fait de 2017 une bonne année pour l'édition, le Syndicat national de l'édition explique que « la rentrée littéraire n’a pas su pleinement rencontrer les attentes du public », tandis que les mouvements sociaux, la baisse des ventes dans les clubs de livres et du temps accordé à la lecture ont eux aussi pesé sur les résultats de l'année...

Quelques points particuliers

 

Caroline Guiela Nguyen parle de sa pièce "Saigon"

 

"Retrouver ce trajet des larmes" (entretien pour le Festival d'Avignon 2017)

Comment avez-vous travaillé les éléments fictionnels de SAIGON ?C’est un long processus. En 2008, après avoir monté plusieurs textes classiques, je me suis aperçue que des récits et des êtres me manquaient sur les plateaux de théâtre. Je voulais faire entendre dans nos spectacles le bruit du monde et pour moi, des voix étaient absentes. J’ai alors fondé en 2009 la compagnie les Hommes Approximatifs avec Alice Duchange (scénographe), Benjamin Moreau (costumier), Jérémie Papin (créateurlumière), Mariette Navarro (auteure et dramaturge), Antoine Richard (créateur sonore) et Claire Calvi (collaboratrice artistique). Depuis, notre préoccupation est de savoir quels sont les récits qui nous racontent aujourd’hui et surtout quels sont les êtres qui doivent peupler notre plateau. Pour SAIGON, il nous fallait sortir de nos frontières, aller chercher des visages jusqu’au Vietnam. Durant ces deux dernières années, nous avons récolté des témoignages. Les immersions à Hô Chi Minh-Ville et dans le treizième arrondissement de Paris nous ont permis d’entendre à nouveau des récits, des mots, des langues qui m’étaient devenus inaccessibles,...

 

Entretien sur France Culture (15 janvier 2018)

 

Vidéo de présentation de la pièce de théâtre

 

Après Avignon en 2017, Paris, la Russie et avant l'Australie, une tournée en Régions de cette pièce de théâtre de Caroline Guiela Nguyen

  • Les 7 et 8 novembre 2019 : Théâtre L'ONDE de Vélisy-Villacoublay - 8 bis, avenue Louis Breguet 78140 Vélizy-Villacoublay
  • Le 15 novembre : Scène Nationale de Forbach et de l’Est mosellan - Avenue Saint-Rémy – 57 Forbach
  • Le 13 et 14 mai 2020 : Théâtre Auditorium de Poitiers - 6 rue de la Marne

Un entretien avec Chantal Thomas à propos de son livre "East Village Blues"

 

Interview parue dans la revue FLORILETTRES n° 204 - juin 2019 (Propos recueillis par Nathalie Jungerman)

"Votre livre intitulé East Village Blues, qui vient de paraître au Seuil (coll. Fiction & Cie), restitue le New York des années 1970. Est-ce que le titre est un hommage à Jack Kerouac, à son recueil Mexico city blues dans lequel il écrit : « Je ne fais qu’explorer âmes et villes » ?
Chantal Thomas Oui ! Le titre ..."

[La fiche du livre]

Jeanine Gautier aux côtés des femmes battues et en détresse

 

Un article paru le 21/05/2019 sur le site "Histoires Ordinaires"

Depuis 1935, des femmes réunies au sein des équipes Saint-Vincent ont apporté soutien et assistance aux femmes en détresse et aux femmes battues. Faute de moyens, l’équipe de Redon est contrainte de dissoudre l’association. Jeanine Gautier, présidente de 1985 à 1995, se souvient…

Le rendez-vous a eu lieu au Mans. À mi-chemin entre Paris et la Bretagne. Claire est encore toute tremblante des violences de la veille. Elle n’en peut plus des gifles et des coups que lui donne son compagnon depuis des mois. C’était pourtant l’amour fou de sa vie, le caïd qui l’a fait craquer alors qu’elle était en foyer. Mais tout a chaviré. « Pendant quatre ans, j’ai attendu, j’ai espéré… » Alors, ce soir-là, avec sa petite fille, elle a décidé de partir. Loin. De tout quitter. C’est sa grand-mère qui vient la chercher. Elle n’a pas hésité une seconde à faire la route depuis Redon. « J’étais complètement paniquée, poursuit Claire, regardant sans cesse derrière si on n’était pas suivi ! J’en ai encore le cœur qui bat la chamade rien que d’y repenser… »

 

Un livre collectif retrace cet engagement

Publier l’histoire de l’équipe Saint-Vincent de Redon serait-il aujourd’hui un paradoxe ? Dans l’actualité récente, une grande place est donnée à la parole des femmes. À juste titre, elles affirment leurs droits à l’émancipation, à la dignité. Elles s’indignent, refusent les inégalités et les traitements dégradants qu’elles peuvent subir. Par ailleurs, l’attention est attirée sur la progression des inégalités, sur le sort des personnes les plus fragiles, sur la condition des réfugiés. Dans ce contexte, où il faut sans cesse inventer des solutions pour l’avenir, le présent ouvrage nous parle du passé. Est-ce pour dire : « C’était mieux avant ? » Non !

Ce livre est une invitation à poursuivre l’œuvre en considérant que la transmission est un devoir. L’équipe Saint-Vincent de Redon nous transmet une histoire singulière. Composée de femmes aux fortes convictions qui ont uni leurs efforts sur le territoire singulier du pays de Redon, elles ont su expérimenter de nouvelles réponses aux souffrances sociales apparues dans les années 1980, en particulier au profit des femmes en grande détresse, quels que soient leur pays d’origine ou leur classe sociale. Cette histoire intéresse tout le monde. Elle est présentée surtout sous forme de témoignages d’expériences vécues. Il faut prendre le temps de les lire pour en découvrir la profonde richesse.

Romain Gary, mi-juif mi-schizo

 

A l'occasion de la sortie des "Romans et Récits" de Romain Gary dans LA PLEIADE, une soirée au MAHJ en mai 2019.

Cette soirée est mise en ligne intégralement sur le site de l'AKADEM

« L’intelligence du voyage »

 

Une interview de Pascal Dibie parue dans L'INVENTOIRE le 7 juin 2019

Pascal Dibie, ethnologue, président du prix Nicolas Bouvier au festival Étonnants voyageurs à Saint-Malo, ancien directeur de la collection Carnets de voyage aux éditions de l’Aube, auteur de nombreux ouvrages, entre autres « Ethnologie de la porte, des passages et des seuils », parle de sa conception du voyage et de son écriture.

Celui qui n’écrit pas de lettres

 

Un article de Ritta BADDOURA, à propos de la publication de la "Correspondance 1854-1898" de Mallarmé, paru dans L'Orient Littéraire, n°156 - juin 2019

Sa vie durant, Mallarmé se révèle prolixe dans sa pratique de l’écriture épistolaire et s’y adonne avec une assiduité ambivalente. Plongée inédite dans son quotidien intime, social et poétique, cette Correspondance est la plus complète parue à ce jour. 

Gary, l’homme qui ne s’aimait pas

 

Un article de Jean-Claude PERRIER, paru dans "L'Orient Littéraire" n° 156-juin 2019

Presque 30 ans après son suicide, le 2 décembre 1980, Romain Gary fait son entrée en grande pompe dans « La Bibliothèque de la Pléiade », en deux volumes plus un Album. Émile Ajar, l’un de ses doubles, le plus illustre, l’y accompagne. Leurs œuvres se mêlent. Une première dans la littérature française.

Histoires de vie et formation

 

Un article de Jacques Berton, paru dans la revue VST (Vie Sociale et Traitements) n° 3 - 2014

Il ne suffit pas de raconter son histoire, ses histoires pour qu’il y ait formation. Il ne suffit pas de raconter spontanément. Le sens ne surgit pas magiquement par le seul fait de produire une parole sur sa vie, même dans le groupe le plus empathique. Il y faut donc une procédure maïeutique, un accouchement du sens qui transforme les faits bruts en connaissances. Et dans ces moments de socialisation, il ne s’agit ni de confession, ni de discours général sur le métier, ni de thérapie, mais bien d’une parole à la première personne.

Note d'Hélène Gestern à propos du livre "A la ligne " de Joseph Ponthus

 

Article paru le 27 mai 2019 sur le site AUTOBIOSPHERE

À la ligne : passer au paragraphe suivant quand on écrit. Quand on est ouvrier intérimaire dans l’agro-alimentaire, cela signifie se rendre à l’usine, embaucher sur des lignes de production, opérer pendant des heures de rang le tri des crustacés, l’égouttage du tofu, la manutention des carcasses de viande. C’est ce qu’a fait Joseph Ponthus pendant plus d’une année. Pas « pour écrire », pour réaliser un document, pas non plus par conviction politique, comme le faisaient ceux qu’on appelait les établis dans les années 1970. Il y est allé, dit-il sans ambages, « pour les sous », parce qu’il s’est marié, a déménagé, a  désormais un foyer, l’envie d’un enfant, et que malgré des recherches intensives, il n’a pas trouvé de travail dans son domaine de qualification...

à propos de "l'ordinaire mésaventure d'Archibald Rapoport", de Pierre Goldman

 

Un article de Pierre Ahnne paru le 18 mai 2019 sur son blog. Reproduit ici avec son aimable autorisation.

"Je me souviens très bien de son assassinat. Du sentiment, que nous fûmes nombreux à éprouver, de voir disparaître avec lui, à la veille des années 1980, sous les balles probables de policiers d’extrême droite, d’agents des services secrets ou de truands manipulés, les espoirs et les exaltations qui avaient été ceux de toute une époque.

Plus fictif que la fiction

Difficile de parler de ses livres sans évoquer sa vie… Rappelons donc quelques faits. Né en 1944. Parents juifs polonais, membres de la MOI(1). Étudiant, il adhère aux Jeunesses communistes. Puis, séjour à Cuba, et au Venezuela, où il milite dans un mouvement de guérilla...".

Corinne Bacharach parle de "douleur et gloire", film de Pedro Almodóvar

 

Un article  de Corinne Bacharach paru sur son blog le 20 mai 2019, à propos du film "DOULEUR ET GLOIRE" de Pedro Almodovar.

Reproduit partiellemennt ici avec l'aimable autorisation de l'auteure.

"Il est des films où le générique arrive comme un arrachement : le dernier film de Pedro Almodóvar est de ceux-là. On quitte la salle les larmes aux yeux. On aimerait que la séance recommence pour repartir dans cette beauté.

Douleur et Gloire est son titre, un rien pompeux, l’inverse de ce film magnifique.

Ce que nous offre le cinéaste est une évidence, un flot puissant et apaisé, le contraire d’une démonstration hystérique ou narcissique. Il nous invite à l’accompagner dans une revisitation de (son) existence où grands bonheurs et grandes douleurs, vieillesse et maladies, absence et amour, inspiration et léthargie vont nous tenir, comme le personnage au début du film, entre deux eaux (d’une piscine), pour mieux nous faire sortir d’un bain qui aurait pu nous engloutir...."

Ecrire Sartre : les défis du travail biographique

 

Article de Christian RUBY paru sur le site NONFICTION le 17 mai 2019, à propos du live de Annie Cohen-Solal "Sartre : 1905-1980"

"La plupart des discussions autour des biographies d’écrivains ou de philosophes reposent sur la difficulté de penser le rapport entre la vie de l’auteur et son œuvre. D'autres questions sont tout aussi pertinentes : que fait le biographe et quels sont ses titres à fouiller une existence ? Quelle confiance accorder aux témoins ? Comment distinguer des propos à valeur historique et des propos hagiographiques ? Pour beaucoup il y a aussi de l’indécence dans ce geste qui consiste parfois à montrer que tel auteur a menti sur tel ou tel point de son existence. Le biographe, comme le souligne Annie Cohen-Solal, force de surcroît la gangue des récits personnels et des narrations recomposées après coup. Il interroge les entourages. Il plante, comme elle l’écrit, ses outils de fouille archéologique dans des chefs-d’œuvre. Enfin, s’agissant de Jean-Paul Sartre (1905-1980), il est légitime de se demander comment raconter la biographie d’un théoricien de la liberté, refusant par conséquent la réduction des individus à des déterminations sociales. Reconduire un auteur de ce type à de telles déterminations et à une trajectoire qui, rétrospectivement, paraît « évidente », n’est-ce pas nier les propositions philosophiques que l’on prétend rendre publiques ? Mais la difficulté vaut aussi pour les écrits publiés que l’on risque de figer dans un commentaire définitif alors que les lectures et révisions demeurent importantes d’une époque à l’autre...."

Acheter ses livres en ligne : les alternatives à Amazon

 

Article paru sur le site du "Nouveau Magazine Littéraire", le 3 avril 2019

Si comme un lecteur sur deux, vous achetez vos livres sur internet, la plateforme américaine n'est pas votre seule option. Depuis plusieurs années, des librairies indépendantes ont créé leurs propres alternatives.

Dans son enquête biannuelle sur « Les français et la lecture », le Centre National du Livre révèle qu’en 2019, bien que 68 % des lecteurs se procurent toujours leurs livres dans des librairies générales, 48 % le font également sur des sites de vente en ligne. Alors que l’achat dans l’ensemble des librairies reste stable, l’achat en ligne connait une augmentation significative, gagnant 10 points depuis l’année 2015....

Nous, jeunes

 

Des ateliers d'écriture, des journaux

Le projet « Nous, jeunes des quartiers » a vu le jour en 2015, sous la forme de journaux réalisés lors d'ateliers d'écriture. L'objectif : donner la parole aux jeunes des banlieues, leur faire confiance avec cette carte blanche, les valoriser. Bien évidemment, le résultat est formidable : aidés par un journaliste-pilote, ces jeunes nous offrent une publication intelligente avec des textes forts dont ils ne sont pas peu fiers (lisez leurs témoignages ici). Grisés par le résultat, on a, avec la formidable Anne Dhoquois et ses équipes, décliné la série avec les jeunes des foyers, des lycées professionnels, les jeunes migrants ou, à l'inverse, avec les vieux des maisons de retraite qui, devinez quoi ?, ne manquent pas de nous parler "des jeunes" pour boucler la boucle ! La série « Nous, jeunes » est à découvrir ici et elle ne demande qu'à se développer avec le soutien d'entreprises, à bon entendeur...  

Les assises internationales du roman

 

Du 20 au 26 mai 2019, des conférence, des rencontre et discussions, conçues et organisées par la Villa Gillet, en partenariat avec Le Monde et France Culture et co-réalisé avec Les Subsistances - Les Subsistances 8 bis quai Saint Vincent, Lyon 1er

En avant première, le site des assises publient des textes des participants : 

  1.  Construire un personnage, par Serge Joncour
  2.  Construire un personnage, par Anne-Marie Garat
  3.  La couleur du nom, période de construction, par Yves Ravey
  4.  Construire un personnage, par Cloé Korman
  5.  L'art du détail, par Grégoire Bouillier
  6.  Un roi jusque dans un marteau de porte, par Adrien Bosc
  7.  Où appuyer, par Emmanuelle Pagano

 

Lettres et journaux de femmes - Entre écriture contrainte et affirmation de soi

 

Un article paru dans la revue TUMULTES (2011/1 n° 36 - pages 113 à 132) et reproduit sur le site CAIRN.info

« Des textes courts qui en disent long »

 

Entretien paru dans L'INVENTOIRE du 24 avril 2019

Créée en 2016 par Olivier Ginestet, Amok est une maison d’édition indépendante, spécialisée dans la publication de textes courts. Avec déjà 12 titres à son actif, la maison d’édition rochelaise sait découvrir de courts romans qui se lisent d’une traite avec passion. Rencontre.

Présentation par Pauline Guillerm de son livre "Acadie Ressac"

 

Présentation par l'auteure à la librairie du Québec à Paris. Texte paru dans l'Inventoire le 25 avril 2019.

"...Robe assortie à la couleur de l’océan mappemonde, baskets de voyageuse aux pieds, elle a joliment bousculé les codes de la lecture publique, donnant à entendre un récit qui raconte l’écriture du livre et différentes histoires autour du texte.

À l’issue des 20′, son livre reste à lire, intact ; elle a en partie répondu aux questions qui pouvaient se former et tout le monde sourit. Pauline a bien voulu nous livrer pour l’Inventoire, un extrait de sa lecture !"

écrire au travail

 

Entretien avec Marie-Pascale Lescot, paru dans L'IVENTOIRE, revue électronique d'Aleph-Ecriture, le 29 avril 2019

Marie-Pascale Lescot anime des formations aux écrits en milieu professionnel. L’Inventoire l’a rencontrée pour lui demander ce qu’elle aime y transmettre. 

« Le cercle de lecteurs de manuscrits »

 

Un entretien avec Delphine Trainer-Brard, paru le 17 avril 2019 dans L'INVENTOIRE (revue électronique d'Aleph-Ecriture).

Delphine Tranier-Brard animera « Le cercle de lecteurs de manuscrits » les 4 et 5 mai à Paris. Une manière nouvelle d’aborder en groupe la lecture d’un manuscrit pour le faire progresser, à la manière du « script-doctoring ». Nous l’avons rencontrée pour en savoir plus.

 

Archiver l’intime au XXI ème siècle

 

Compte rendu d'une rencontre organisée par l'APA le 30 mars 2019

"Ce fut une table ronde très animée que cette rencontre qui a réuni le samedi 30 mars à l’École Normale Supérieure à Paris, autour de Françoise Manaranche de l’APA, trois spécialistes : Bénédicte Grailles, maître de conférences en archivistique à l’Université d’Angers, Camille Bresch qui a rédigé une thèse intitulée "Les écrits personnels et leur archivage à l’ère du numérique" et Yann Potin, archiviste et chargé d’études documentaires aux Archives nationales, maître de conférences associé à l’Université Paris 13...."

Frank Secka : les techniques narratives

 

Un entretien paru dans L'INVENTOIRE (revue en ligne d'Aleph-Ecriture) le 9 avril 2019

Certains premiers chapitres portent une superbe promesse fictionnelle en installant le récit. Alors comment écrit-t-on un chapitre un en forme de détonateur ? Voici les réponses de Frank Secka  

Les combats de Saint Pierre Yameogo

 

Un article et une interview sur sa filmographie

Après Idrissa Ouedraogo en février 2018, le Burkina Faso perd à nouveau un de ces réalisateurs de combat de la génération née dans les années 50 et dont les longs métrages donnent un nouveau souffle à partir des années 80 par une approche romanesque. Pour Saint Pierre Yameogo, décédé le 1er avril 2019 à Ouagadougou après une longue maladie, un cinéma favorisant le changement social passait par un regard sur soi sans concession : se regarder en face pour changer les mentalités, avec l’humour nécessaire pour échapper au pathos.

 

“Comment nous, éditeurs indépendants, vivons et faisons vivre la francophonie…”

 

Article paru sur le site ActuaLitté, le 16/02/2018

"Au sortir de la Conférence pour la langue française et le plurilinguisme, l’Alliance internationale des éditeurs indépendants explique avoir « ressenti le besoin de réaffirmer comment nous vivons et faisons vivre la francophonie en tant qu’éditeurs ». Dans le même temps, la consultation Mon idée pour le français a été récemment lancée... "

D’où viennent les nouveaux mots de la langue française ?

 

Un article paru dans LE MONDE du 22 mars 2019

« Disrupter », « babache », « teriyaki »… les nouvelles entrées des dictionnaires témoignent d’une langue très influencée par l’anglais californien, et aussi d’une grande inventivité....

les Carnets du loir

 

Le site "LES FILLES DU LOIR", dont nous reproduisons parfois des notes de lecture ou des entretiens ont publié jusqu'en 2016 ces carnets.
Ils nous permettent de vivre ou revivre la magie des rencontres organisées par l'aasociation avec les auteurs autour de textes sensibles de lecteurs. Ces documents sont d'une excellente qualité et nous espérons que leur production va reprendre.A la date du 10/04/2019, une quinzaine de carnets sont disponibles.

L’écriture de l’usine

 

Un article paru initialement dans MEDIAPART le 23 mars 2019 à propos de livre "A LA LIGNE" de Joseph Ponthus. Cet article est reproduit d'après la version publiée dans EAN.

"Joseph Ponthus a écrit À la ligne entre les primaires de la droite en 2016 et l’élection d’Emmanuel Macron en 2017. Mais le livre dépasse ce cadre temporel. Il s’inscrit dans la grande tradition de la littérature prolétarienne, à laquelle il apporte des inflexions inédites.... "

Avec l'Algérie

 

Le site EN ATTENDANT NADEAU publie trois textes sur la littérature algérienne

Alors que l’Algérie est à un tournant de son histoire politique, EaN explore sa littérature dans son passé et son présent. Un entretien avec Aziz Chouaki revient sur son premier roman écrit pendant les massacres d’octobre 1988, tandis que Tristan Leperlier fait l’histoire des écrivains dans la guerre civile, et que Ryad Girod déplace le regard vers le monde arabe globalisé.

  1. Entretien avec Aziz Chouaki 
  2. Dynamiques et nuances du champ littéraire algérien (Tristan Leperlier)
  3. Un nouveau monde arabe (Ryad Girod) 

qui a tué mon père

 

Un article paru sur le site LE FIL DES COMMUNS, le 8 avril 2019, à propos de la pièce de théâtre d'Edouard Louis "Qui a tué mon père", tirée de son livre du même nom.

"Quand on lui demande ce que le mot racisme signifie pour elle, l’intellectuelle américaine Ruth Gilmore répond que le racisme est l’expression de certaines populations à une mort prématurée. Cette définition fonctionne aussi pour la domination masculine la haine de l’homosexualité ou des transgenres, la domination de classe, et tous les phénomènes d’oppression sociale et politique. Ce sont sur ces lignes, projetées sur toute la largeur de la scène du théâtre de la Colline, que s’ouvre la pièce...."