Articles à lire, Entretiens

ARTICLES, interviews, PRESSE ...

 

Des articles de membres de l'association ou de personnes extérieures. Des interviews, des entretiens. Ils sont présentés dans l'ordre de réception du plus récent au plus ancien.

se former pour écrire des séries télé

 

Article paru le 12 novembe 2018 dans L'INVENTOIRE
Iris Ducorps, scénariste de séries, anime pour Aleph-Écriture l’atelier de 5 jours « Écrire des séries télé – Initiation » à Paris du lundi 26 novembre 2018 au vendredi 30 novembre 2018, puis du lundi 3 au vendredi 7 juin 2019. L’Inventoire a voulu en savoir plus sur le métier de scénariste mais également sur les liens entre l’écriture de séries et l’écriture littéraire.

Les festivals et salons du livre en danger ?

 

Dans un contexte de baisse des subventions publiques, les manifestations littéraires cherchent d’autres sources de financements. Pour rester à l’équilibre, les organisateurs sont contraints de se tourner vers le privé.

Camille contre claudel

 

Une note de Michèle Cléach à propos de la pièce d'Hélène Zidi actuellement au Théâtre du Roi René (12 Rue Edouard Lockroy, 75011 Paris)

Au début des années 80, il y a eu « Une femme » le livre d’Anne Delbée, et son adaptation au théâtre, livre et spectacle qui avaient fait polémique : Anne Delbée avait osé, entre autres, mettre en cause Paul Claudel dans le destin tragique de sa sœur Camille, et je me souviens d’une exposition au musée d’Orsay où, sur la table des libraires, manquait « Une femme », parce que le point de vue de l’auteure ne plaisait pas à la conservatrice du musée ! 

Depuis, il y a eu d’autres livres, d’autres spectacles, d’autres expositions, et le film de Bruno Nuytten avec Isabelle Adjani et Gérard Depardieu. Nul, alors, ne pouvait plus ignorer l’œuvre magnifique et la tragédie vécue par Camille Claudel ; ni son internement pendant 30 ans, injustifiable (sa mère refusa de la laisser sortir alors que les médecins l’avaient jugée guérie au bout de 6 ans) ; ni ses conditions d’internement (pas d’envoi ni de réception de courrier, aucune visite de sa mère, peu de vêtements, etc.)  infligées dès son entrée à l’hôpital psychiatrique, d’abord à Ville d’Avray puis à Mondevert, sur ordre de sa mère sans que son frère, pourtant bien placé, ne lève le petit doigt pour, au minimum, les améliorer ; ni sa mort, par dénutrition, en octobre 1943.

Car si Camille avait effectivement développé des symptômes paranoïaques, sa famille – et sa mère en particulier –, le rôle et la place dévolus aux femmes et encore plus aux femmes artistes à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle, sa relation avec Rodin, avaient largement participé de sa maladie psychique.

C’est ce qu’Hélène Zidi nous donne à voir aujourd’hui au Théâtre du Roi René à Paris, après trois festivals d’Avignon. ...

[La pièce de théâtre]

"Maintenant, le deuil est fini"

 

Un entretien avec LUZ à propos de la sorie de sa BD "Indélébiles". Entretien paru dans les INROCKS du 29/10/2018

"Après les attentats de janvier 2015 et Catharsis, le dessinateur Luz fait revivre ces collègues dans Indélébiles, une savoureuse suite de souvenirs souvent joyeux.

Quel a été le point de départ d’Indélébiles ? ..."

Kafka : la relève

 

Un entretien avec Jean-Pierre Lefebvre et Georges-Arthur Goldschmidt. Parution sur le site EAN, octobre 2018.

À l’occasion de la parution de deux volumes de la Pléiade qui rassemblent des nouvelles et des romans de Franz Kafka dans de nouvelles traductions, EaN a réuni autour de Tiphaine Samoyault le maître d’œuvre de cette édition, Jean-Pierre Lefebvre, et Georges-Arthur Goldschmidt, essayiste et écrivain, traducteur de Kafka lui aussi. Une occasion de sortir Kafka du kafkaïen en insistant sur sa puissance politique. C’est aussi ce que fait Krystian Lupa, mettant en scène le Procès de Kafka : moins bureaucratrique, plus près de nos inquiétudes.

La lecture en partage

 

Petit à petit, de Nevers à Rouen, de l'Allemagne au Canada, en ville et en campagne, les boîtes à livres ont éclos. Près de 4 000 boîtes sont déjà installées.

Ce sont de petites boîtes ou de grands kiosques, où les livres sont déposés par tout un chacun et offerts au partage.

Un principe simple comme bonjour ! Si l'envie vous prend de lire, cherchez une boîte à livres, fouillez, choisissez et repartez avec un livre. Si le coeur vous en dit, vous pouvez laisser en échange un autre livre, ou remettre celui que vous aviez pris quelque temps avant.
Mais même si vous n'avez aucun livre à donner, servez-vous quand même.

Entretien avec Pierre Bergounioux et Jean-Paul Michel

 

Propos recueillis par Nathalie Jungerman et publiés dans FLORILETTRES n° 197 - octobre 2018

Votre correspondance échangée entre 1981 et 2017 vient de paraître aux éditions Verdier. Dans une lettre datée de septembre 2016, en pensant à un éventuel « recueil de vos correspondances retrouvées », vous écrivez, Jean-Paul Michel : « Nous redeviendrions enfants, avec la colle et les ciseaux, et il passerait là-dedans plus de vie que dans quelque espèce de docte exposé que ce puisse être, touchant ce qu’auront été ces moments. (…) Et Daniel [1] renaîtra. » Redonner vie aux instants passés, aux amis disparus, c’est ce qui vous a décidé à publier cet ensemble de lettres ?

Samar Yazbek, la marcheuse syrienne

 

Un article sur le dernier roman de Samar Yazbek, article de Nadia Leila Aissaoui, paru dans L'ORIENT LITTERAIRE - Octobre 2018

Dans un contexte où la guerre en Syrie fait rage, Samar Yazbek nous livre un roman qui a valeur de témoignage. Elle y raconte à travers Rima, son personnage principal, le déroulement d’une tragédie humaine que le monde entier regarde avec impuissance, fatalisme et parfois indifférence. Son ouvrage est aussi une histoire de femmes dont on devine tout au long de l’ouvrage le rêve de liberté dans le rapport au corps, au savoir et au mouvement...

Les combats de Minuit

 

Une chronique de Corinne Bacharach sur son blog, parue le 14/10/2018, reproduite avec l'aimable autorisation de l'auteure.

"Proposer une exposition consacrée à une maison d’édition peut relever du pari impossible. Pourtant,  « Les combats de Minuit, dans la bibliothèque de Jérôme et Annette Lindon » proposé par la Bnf jusqu’au 9 décembre, relève le défi.

A la faveur du don à la Bnf de la bibliothèque de leurs parents, à la mort de leur mère en 2014, Irène, André et Mathieu Lindon nous permettent de parcourir, à travers une centaine de titres (sur les 900 donnés), une partie du catalogue exemplaire des éditions de Minuit. Mais aussi, et avant tout, grâce à de nombreuses dédicaces adressées par les auteurs à leur éditeur, à des manuscrits originaux (dont celui de En attendant Godot) ou des photographies souvent inédites, de revivre l’aventure humaine d’une maison d’édition et les « combats » de son fondateur, comme le titre de l’exposition l’indique judicieusement. Fondateur des éditions de Minuit,  le terme n’est pas exact, puisque Jérôme Lindon ..."

Salman Rushdie : « La fiction doit conduire à la vérité. »

 

Un entretien mené par William Irigoyen et paru dans L'ORIENT LITTERAIRE, n° 148-octobre 2018 Dans son nouveau roman, l'écrivain britannique raconte le déclin d'une riche famille de New York à la fin de la présidence Obama. Il y aborde les thèmes de la fuite, de la dissimulation d'identité, de la vérité et, en arrière-plan, du populisme. Rencontre à Paris.

EACWP : Conférence annuelle à Bruxelles, l’Europe des plumes ça existe !

 

Article paru dans L'INVENTOIRE, la revue électronique d'Aleph-Ecriture - 09/10/2018

L’EACWP (European Association of Creative Writing Programmes) est une belle association qui regroupe des écoles d’écriture et des universités qui enseignent l’écriture créative en Europe. Une trentaine d’institutions la font vivre, issues de seize pays. Aleph Ecriture en fait partie, assurant une présence et un engagement dans toutes ses actions. La conférence annuelle de l’EACWP pour 2018 s’est tenue à Bruxelles, du 13 au 15 septembre. Elle était organisée par l’équipe de Creatief Schrijven, l’école d’écriture belge néerlandophone, basée à Anvers....

Lire pour oublier l'enfer des camps de réfugiés

 

Un entretien paru dans la newsletter en date du 12 octobre 2018 de la revue "Le Nouveau Magazine Littéraire"

"À Lesbos, un réfugié irakien tient une petite bibliothèque aménagée dans une camionnette. Il y reçoit des lecteurs de toutes origines, avides de littérature ou désireux de perfectionner leur anglais. Les livres leur permettent de se détourner, pour quelques instants, de la violence et de la misère du camp.

Dana est Irakien. Arrivé à Lesbos par la mer en 2017, cet ancien livreur officie désormais comme bibliothécaire bénévole. Il travaille pour l'association One Happy Family, près du centre de Moria où plus de 6 000 réfugiés s'entassent dans des conditions inhumaines. Dans une camionnette aménagée en bibliothèque polyglotte, il fournit des livres aux migrants en attente d'un asile en Europe...."

UN PARCOURS COLLECTIF D'écriture

 

Article paru le 6 septembre 2018 dans L'Inventoire
Le parcours collectif d’écriture dont Pauline Olphe-Galliard nous parle ici est représentatif du travail en atelier, où le processus de création est encouragé par une dynamique de groupe. Ce qui fait l’originalité de l’expérience qu’elle nous raconte, c’est que les personnages des nouvelles des uns, vont se retrouver dans celles des autres. Une aventure passionnante qui donne lieu aujourd’hui à un travail d’édition des textes par les participants.

L'intégralité de l'article

"GUY, un film d’Alex Lutz" sur le blog de Corinne Bacharach

 

Article paru le 04/09/2018 et reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteure.

"... La première raisons d’aimer ce film est de constater l’extraordinaire performance de Lutz, éternel jeune homme de pourtant 40 ans, à devenir ce pré-vieillard de plus de 70 ans, aux cheveux blancs, à la bedaine témoin du goût des bonnes choses, à la peau parsemée de tâches de vieillesse et de rides et à la bouche sans arrêt en mouvement, esquissant un mélange étrange de veulerie et de sensualité….

On apprend que, pour ce faire, Alex Lutz devait se plier à quatre heures quotidiennes de maquillage : « Je ne voulais pas de symétrie dans le visage de Guy :  une cicatrice là, car il s’est pris une porte, un soir, après un concert, à Agen. Je voulais qu’il n’ait pas seulement des poches sous les yeux, mais aussi des transferts de paupières jusqu’aux ras de cils, pour donner l’illusion de paupières tombantes, parce que c’est souvent l’acuité du regard qui ne colle pas dans les maquillages de vieillissement. », précise l’acteur-réalisateur dans une interview . Au-delà du maquillage, l’ensemble de ce que constitue le portrait du Guy est minutieusement construit et juste :  le rythme de la voix qui peut changer en fonction des situations, le ton mi-désabusé, mi-charmeur, le regard qui passe par l’interrogation un peu vide à l’ironie cynique mais aussi par l’émotion. Et puis bien entendu, tous les détails : la coiffure dont nous apprenons toute l’évolution aux fils des années -du flou ondulé aux bouclettes en passant par le brushing impeccable, l’indispensable bombe de laque Elnett dont Guy vante les mérites et qui semble faire partie intégrante de sa vie d’artiste, la chaîne en or et les gourmettes, discrets attributs de la réussite….."

Quatre articles et entrtetiens du site NONFICTION.fr

Interview de Philibert Muzima pour Golias magazine

 

Une interview  parue le 16/08/2018 sur le site "Entre les lignes, entre les mots". Publiée ici avec l'aimable autorisation du responsable du site.

Philibert Muzima est l’auteur du récit Imbibé de leur sang, gravé de leurs noms (Izuba Editions), préface de Philippe Basabose, rescapé

Question : Première surprise, ce titre énigmatique de votre livre, Imbibé de leur sang, gravé de leurs noms. Pas d’article, pas de nom pour orienter le lecteur, des participes passés déroutants, renvoyant à l’auteur, comme s’il était dépositaire de tout le sang versé sur les collines du Rwanda et habité par la mémoire de tous ses frères assassinés pour rappeler leur identité. Pouvez-vous nous dire quelle charge de sens porte ce titre ?

Réponse : Imbibé de leur sang, gravé de leurs noms est un titre pour nommer mon pays, le Rwanda et sa relation intime, profonde avec les victimes du génocide des Tutsi. Je vois donc le Rwanda comme un mur commémoratif où chaque moindre centimètre carré de son sol est imbibé de leur sang et gravé de leurs noms. Au niveau plus restreint, c’est de mon Mugombwa natal qu’il s’agit. C’est là où j’ai vu le sol imbibé du sang des miens, leurs corps se dessinant, gravant leurs silhouettes sur cette terre qui les avait vus naître et qui venait de les engloutir à tout jamais :« Je regarde aux alentours. Personne, rien que des cadavres. Je n’ai ni le temps ni l’envie de les dévisager. Pour la première fois, je réalise l’ampleur de l’horreur et l’étendue des massacres. Mon regard ne rencontre que des cadavres. Le sol est imbibé de sang. La ville s’est vidée. » C’est une ville fantôme, une ville cruelle, comme dirait Mongo Béti. J’erre au nord de la ville qui m’a vu naître comme le jeune Banda à Tanga-Nord, bien que, contrairement à Banda, je n’aie ni cacao ni personne pour m’accompagner. Je ne trouverai aucune Odilia pour m’aider et me consoler. Mon odyssée à moi n’aura pas de fin heureuse. Car, loin de se terminer, mon aventure ne semble que commencer et, de minute en minute, elle va de mal en pis....

 

 

L'omniprésente double-pensée du totalitarisme selon Orwell

 

Article de Tarek Abi Samra à propos de la nouvelle traduction de "1984" de George Orwell. Article paru dans la revue "L'ORIENT LITTERAIRE n°146-août 2018.  

"1984 n’est pas un roman à thèse. En l’écrivant, Orwell ne visait pas à démontrer une platitude, à savoir que le totalitarisme est mauvais. Rigoureusement parlant, son intention n’était même pas de dénoncer ce type de régime politique, mais plutôt de dévoiler les mécanismes intellectuels et psychologiques qui le sous-tendent et de faire voir que ceux-ci sont également à l’œuvre dans les démocraties libérales...."

"Ne le dis à personne"

 

Dans Nouvelobs.com et en liaison avec Rue 89, la journaliste Emilie Brouze publie une rubrique consacrée aux secrets de famille. Ce sont des histoires d'arbres généalogiques fallacieux, d'amour contrarié ou de silence entourant une cousine disparue. Ce sont des histoires qui révèlent des choses sur nous, nos tabous, nos relations sociales et familiales. Si vous aussi vous souhaitez partager votre témoignage, écrivez à ebrouze@rue89.com.

Théâtre et Histoires de vie

 

Titre complet : Théâtre et Histoires de vie - Se former à la rencontre de Soi et de l’Autre par la représentation de récits de vie transculturels

Intervention de Daniel Feldhendler, préparée pour le colloque international de Wroclaw à l'occasion du centenaire du "PAYSAN POLONAIS". Pour des raisons personnelles, Daniel Feldhendler n'a pu se rendre au colloque, mais on intervention sera reproduite dans les actes du colloque. Daniel Feldhendler est membre d'ASIHVIF.

Intervention reproduite ici avec l'aimable autorisation de l'auteur.

 

Résumé

Aller à la rencontre de l’Autre. Entrer dans une écoute sensible de son récit de vie. Faire représenter un fragment de son histoire. Se découvrir Soi-même comme un Autre. Créer des liens entre nos histoires de vie. Une telle démarche favorise la création d’un espace privilégié, un lieu pour dire son histoire et la relier à celle des autres. Le recours à la scène catalyse la mise en relation d’expériences singulières. Nous abordons ici un théâtre de récits de vie pour se dire et se voir, un théâtre pour devenir acteur et sujet de son histoire. La représentation de nos histoires de vie est anthropologie dynamique et herméneutique transculturelle. Elle s’ouvre à un imaginaire social riche en dynamique transformatrice.

Cette communication approfondit les enjeux de la représentation d’histoires de vie et ses potentialités en tant que vecteur de changement social. Le fait que cette démarche théâtrale se soit, depuis 1975, si rapidement développée dans le monde est une expression de sa modernité dans notre époque actuelle : elle s’avère être un instrument pertinent dans le dialogue social. La méthode crée un espace potentiel pour la rencontre d’individus et de groupes. Elle encourage au dialogue, en reliant les uns et les autres dans une affirmation de leur rôle de sujets co-créateurs de leur histoire et de leurs récits de vie. Les dimensions sociales et politiques sous-jacentes à ce processus deviennent apparentes : développer des formes de lien social qui prennent en compte les singularités et l’expression des individus en catalysant une dynamique de médiation comme reliance, mise en relation et synergie entre l’individuel et le social.

Est-ce qu’écrire s’apprend ?

 

Un entretien avec Philippe Djian, paru dans "SUD OUEST" du 29 avril 2018

 

Pourquoi il est urgent de (re)lire “King Kong Théorie”, de Virginie Despentes

 

Texte paru le 5/04/2018 dans TELERAMA

"Onze ans avant l’affaire Weinstein et le mouvement #MeToo, Virginie Despentes publiait son premier essai, autofiction pro-pornographie et pro-prostitution dans lequel elle analyse les mécanismes de la domination masculine. Un texte crucial, à mettre entre toutes les mains.

C'est un essai qui commence comme un morceau de rap. « J’écris de chez les moches, pour les moches, les vieilles, les camionneuses, les frigides, les mal baisées, les imbaisables, les hystériques, les tarées, toutes les exclues du grand marché à la bonne meuf. » King Kong Théorie, le sixième livre et premier essai publié par Virginie Despentes, est un manifeste féministe moderne et ravageur qui dynamite l’ordre social tenant le corps des femmes à disposition des hommes. A partir de son expérience personnelle – une jeunesse qu’elle qualifie de « virile » dans les milieux punk, un viol à 17 ans, une période de prostitution, avant le succès avec son premier roman Baise-moi –, l’écrivaine et réalisatrice nancéienne esquisse en 150 pages incisives une figure de femme en inadéquation avec les normes de genre...."

Valeria Milewski, biographe hospitalière : écrire la vie

 

Texte paru dans L'INVENTOIRE, le 2 juillet 2018. Par Delphine Tranier-Brard, à partir des propos de Valeria Milewski lors de la master Class du 9 juin 2018, animée par Delphine Tranier-Brard et Michèle Cléach.

"Après avoir formé une cinquantaine de biographes, nous avons souhaité, Michèle Cléach et moi, proposer une master class sur le sujet. Très vite, l’idée d’inviter Valeria Milewski, créatrice du métier de biographe hospitalière, s’est imposée. Son parcours nous intriguait. Passer de l’univers de la communication à celui de la biographie en hôpital, c’est un sacré chemin ! La richesse de son expérience serait précieuse, en réponse aux questions des participants de la formation de biographe, et de tous ceux qui s’intéressent au récit de vie.

Les premiers mots qui me sont venus en la rencontrant : la vie incarnée ! Puis d’autres mots, Quelle femme solaire ! Puis d’autres encore, comme s’il ne pouvait en exister de suffisamment neufs pour traduire la puissance avec laquelle dans un même élan, elle irradie la vie et en capte autour d’elle tous les signes. Le texte qui suit a pour vocation de garder trace de sa master class du 9 juin, si représentative du métier de biographe où écriture et relation à l’autre sont indissociables, d’en restituer un peu la lumière...."

"La persistance du désir de beauté"

 

Un entretien avec Ariane Mnouchkine, paru le 22 juin 2018 dans le journal "LA TERRASSE".

"Que de chemin parcouru depuis 1964, année de création du Théâtre du Soleil par Ariane Mnouchkine et les siens ! Utopie active abritée dans une maison-théâtre, le Théâtre du Soleil est un phare dans notre paysage théâtral. Figure majeure de la création contemporaine, Ariane Mnouchkine a depuis ses débuts présenté au Festival d’Avignon plusieurs spectacles, dont le plus récent fut Les Ephémères en 2007. Etonnamment, le Théâtre du Soleil est depuis lors absent du Festival, dont il représente pourtant l’esprit fondateur. 

En quoi votre rapport au théâtre a-t-il changé ? ..."

 

Interview au Théâtre du soleil [Union des Savoirs - le 5 mai 2018]

Karen Dalton, Jackson C. Frank, le salut par le livre ?

 

"Deux légendes du folk, deux vies tragiques, deux talents reconnus par leurs pairs mais demeurés obscurs. Deux petits ouvrages récents rendent hommage, l’un à la chanteuse indomptée, l’autre au songwriter empêché. Leurs styles diffèrent, leur but est sincère, leur démarche interroge...."

jacqueline Chebrou - une vie d'écriture et de transmission

 

Un article de Catherine Soudé paru dans la revue de l'APA "LA FAUTE A ROUSSEAU" - n° 78 juin 2018

" Avec ses formes épanouies, sa robe à fleurs et son sourire malicieux, elle ressemble à une vieille paysanne normande, du genre jovial. Elle marche avec une canne, ralentie par une polyarthrite invalidante dont il serait déplacé de faire état. Elle vient d'une époque où l'on garde ses misères pour soi. Elle a la voix bien timbrée de quelqu'un rompu à l'exercice de la parole. Enseigner, transmettre, ce fut son métier et sa passion. Elle doit avoir dans les 75 ans lorsque je la rencontre en 1999, aux Journées annuelles de l'APA. J'ai proposé un atelier pour raconter ses friches et greniers d'écriture. Elle est venue pour ça. Ses armoires débordent de papiers, de journaux, de notes, de cahiers pour lesquels elle souhaiterait un autre destin que l'oubli ou la destruction. Elle voudrait laisser des traces de son passage sur terre..."

[ fiche du livre "Une jeune fille raconte - Carnet de guerre 1939-1945" ]

[ Fiche du livre "Journal du Ciel" ]

Une vie de sage-femme

 

Un article de Michèle Cléach dans "La Faute à Rousseau" n° 78-juin 2018 pour le dossier "Femmes au travail"

"Lorsque nous étions enfants dans les années 60, descendre la rue de Siam avec notre mère, le jeudi après-midi ou le samedi, était une course d’obstacles. «  Votre mère est la meilleure sage-femme de la ville de Brest » disait mon père. Cette boutade avait un accent de vérité : nous ne comptions plus le nombre de fois où nous étions arrêtées par les femmes, les mères, les grands-mères de femmes qui avaient accouché avec elle et qui ne tarissaient pas d’éloge : elles n’oublieraient jamais sa gentillesse, son calme, son professionnalisme, son attention, etc. etc. Nous étions fières, bien sûr, d’entendre ces concerts de louanges, mais ennuyées d’être ainsi retardées dans nos sorties, et conscientes, surtout, que ces femmes ne connaissaient que la face positive de la médaille. Son revers, elles n’en avaient sans doute aucune idée.

Ma mère avait fait ses études de sage-femme pendant la guerre avec le projet de repartir à Hanoï y retrouver sa mère qu’elle avait quittée à l’âge de 15 ans ; son diplôme serait l’assurance qu’elle pourrait toujours  y trouver du travail. En cours de route, la rencontre avec mon père, veuf et déjà père de quatre enfants, en a décidé autrement. Ils se sont mariés en 44, et entre 1945 et 1955 la famille s’est agrandie de cinq enfants. Plus question pour ma mère de retour au Tonkin ! ..."

Impact des ateliers d’écriture sur l’écriture autobiographique

 

Un article paru dans la revue électronique "L'Inventoire" - 1 juin 2018
Isabelle Rossignol, animatrice et auteur, notamment pour la jeunesse, nous présente ici la transcription de son intervention auprès de l’Association pour l’Autobiographie (APA). Celle-ci collecte, conserve et valorise les textes autobiographiques inédits. Elle examine finement l’impact des ateliers d’écriture sur l’autobiographie, tels que pratiqués chez Aleph-Écriture en réponse à la question si souvent posée : écrire ma vie… comment m’y prendre ?

"Pour ouvrir cette discussion sur l’impact des ateliers d’écriture dans le champ de l’écriture autobiographique, je vais me permettre de parler de ma petite personne. Oh je ne m’étalerai pas, je vous le promets. Je souhaite juste dire que j’ai connu l’APA (Association pour l’autobiographie – www.autobiographie.sitapa.org) il y a environ 26 ans, à une époque où je commençais ma thèse de Lettres Modernes sur les ateliers d’écriture. Je l’ai connue grâce à Anne Roche, ma directrice de thèse, qui est peut-être encore l’une de vos adhérentes et qui l’était en tout cas au moment où elle a accepté de diriger cette thèse. Pour ma part, en plus d’être étudiante, j’étais professeur de Français Langue Étrangère et, déjà, animatrice d’ateliers d’écriture ; mais, surtout, je voulais écrire...."

"1984, une pensée qui ne passe pas"

 

Le roman "1984" vient d'être retraduit par Josée Kamoun.

Sur le site "En attendant Nadeau", Jean-Jacques Rosat revient sur cette nouvelle édition

"Il était temps de retraduire 1984. Si la traduction de Josée Kamoun donne enfin au livre une allure de roman, elle ne rend toujours pas compte entièrement de sa puissance de pensée. Elle l’obscurcit même parfois.

La nouvelle traduction de 1984 est un événement : le monde littéraire français reconnaît enfin ce livre comme un authentique roman, une qualité qui lui avait été jusqu’ici régulièrement déniée (notamment par Kundera dans Les Testaments trahis). La traduction de 1950 par Amélie Audiberti (réimprimée à l’identique depuis 68 ans jusque dans ses erreurs les plus grossières et les plus faciles à corriger : chiffres faux, répliques manquantes, contresens patents) porte la marque de ce déni : elle est le plus souvent honnête, parfois judicieuse et inventive, mais elle reste globalement terne, monocorde, corsetée, souvent embarrassée...."

Entretien avec David Lopez, auteur de "fief", par Pierre Ahnne

 

Entretien  publié dans le blog de Pierre Ahnne le 5/09/2017 et reproduit ici avec l'aimable autorisation de l'auteur

"Son premier roman, Fief (Seuil), dont j’ai eu l’occasion de dire tout le bien que j’en pensais, fait déjà beaucoup parler de lui. Il y évoque les grandes banlieues, le désœuvrement de la jeunesse, dans une langue nerveuse et musicale qui retravaille l’oralité sans s’y asservir, en évitant prudemment les discours de toutes sortes, bien-pensants ou non. Lui-même défend avec fougue une conception de la littérature comme art de la phrase. Écoutons-le…

Comment en êtes-vous venu à écrire ?

Aussi loin que je me rappelle, j’ai écrit. Quand j’avais huit ans, j’étais très solitaire et j’inventais mes propres jeux. Je remplissais des cahiers de BD, d’histoires… J’avais notamment inventé de réécrire les films que je voyais à la télé. Je les mélangeais, quand la fin ne me plaisait pas j’en inventais une autre. Je me rappelle par exemple avoir écrit une histoire où je mêlais Pulp Fiction à Usual Suspects. Je lisais, aussi, mais je peux dire que j’ai écrit avant de lire.

Plus tard, vers quatorze ans, je me suis mis au rap. J’avais formé un groupe avec deux amis et on s’est produits dans des événements qui restaient confidentiels, d’ailleurs volontairement : contacter une maison de disques ou chercher à se produire, c’était déjà à nos yeux être complices du système !... Jusqu’à dix-huit ans, j’ai ainsi écrit de très nombreux textes de rap...."

Orwell ne peut être annexé par les droites !

 

De Natacha Polony à Sens commun et "Valeurs actuelles", beaucoup se réclament de l'auteur socialiste de "la Ferme des animaux". 

Certes Orwell est un personnage complexe, voire parfois contradictoire, voire très british (dans les concepts utilisés ou les mots), mais très clairement une fois devenu adhérent du mouvement socialiste, il restera toujours dans le camp des travailleurs, même quand il ne sera plus encarté. Il suffit  de lire vraiment l'intégralité de ses oeuvres et tout particulièrement ses lettres, ses essais, de regarder l'ensemble de sa vie après son retour de Birmanie, pour comprendre que la droite (particulièrement souverainiste et/ou réactionnaire sur les questions de moeurs) ne peut pas se l'annexer.
Mais le camp des travailleurs, ce n'est pas le régime stalinien de l'URSS. Certains diraient aujourd'hui qu'il est "et de droite et de gauche". Mais ce n'est pas comprendre que l'essentiel pour George Orwell, c'est de se tenir dans le "camp" des non décideurs, des laissés pour compte, dans le camps de ceux qui sont pour une démocratie réelle au plus près de citoyens. "Hommage à la Catalogne" et 'La ferme des animaux" en témoignent...

Le texte ci-dessous, paru dans le L'OBS en 2008 (et donc avec son vocabulaire du moment), est en partie une réponse à cette droite qui croit pouvoir s'annexer Orwell.

L'article :

"De l'auteur visionnaire de "1984", qui ne pratiquait pas la langue de bois idéologique, on a fait seulement un anticommuniste. Rien de plus faux. C'était un esprit toujours critique, donc de gauche. Démonstration.

Tout revient peut-être à une question très simple, mais essentielle : acceptez-vous les assassinats ? C'est la position de George Orwell, après sa guerre d'Espagne, devant la démission presque générale des intellectuels face au totalitarisme. Il a vu, il a compris, il est revenu, il va passer son temps à essayer de réveiller des somnambules serviles. Il y a ceux qui acceptent très bien les assassinats, et même qui en redemandent, ceux qui regardent ailleurs lorsqu'on leur en parle, ceux, enfin, « qui s'arrangent toujours pour ne pas être là quand on appuie sur la détente »....

Œuvres, saisons et couettes

 

Article de Pierre Ahnne, paru initialement le 22 mai 2018 sur son blog et reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur.

Il y aurait donc là quelque chose comme un phénomène… « Le Monde des livres », par la plume de Florence Bouchy, dans une enquête bien menée et fort instructive, s’en fait l’écho. Plusieurs romans, français ou non, sont sur le point, nous y dit-on, d’être adaptés sous forme de séries télévisées. « Rien d’étonnant à cela », remarque aussitôt l’auteure de l’article : depuis la naissance du cinéma, la littérature a en effet constamment fourni un matériau aux arts de l’image. Mais il semble aussi que « la vogue des séries soit, à l’inverse, une source d’inspiration pour les romanciers d’aujourd’hui ». Pour preuve : des romans qui paraissent en « saisons » (Djian, Despentes…) et une influence, revendiquée, sur l’écriture de jeunes auteurs qui, nous laisse-t-on entendre, ont plus regardé d’épisodes qu’ils n’ont lu de livres (pourquoi, dans ce cas, veulent-ils donc en écrire, on ne peut s’empêcher de se poser la question, mais passons)....

le parcours d’un manuscrit dans une maison d’édition

 

Une interview parue dans L'INVENTOIRE, la revue littéraire électronique d'Aleph-Ecriture (27 juin 2018)

"Nelly Garnier travaille comme lectrice chez Albin Michel. Elle reçoit des manuscrits et rédige des rapports de lecture à partir desquels se décideront en comité éditorial la publication des ouvrages. Nous l’avons rencontrée pour l’interroger sur le parcours d’un manuscrit de sa réception à sa publication. En filigrane, elle nous raconte aussi à travers ce témoignage sa passion de la lecture.

La première fois que nous nous sommes rencontrées, vous m’avez dit: « la lecture est le fil conducteur de ma vie »

Enfant, j’habitais un petit village et j’ai appris à lire très jeune, dès l’âge de trois ans, pour échapper à l’ennui. Par la suite mes parents m’ont offert tous les livres que je désirais et m’ouvraient même des comptes dans des librairies. Je pouvais en disposer comme j’en avais envie, sans contrainte. Jeune, j’avais des lectures très diverses, très libres...."

CHRIS MARKER à la Cinémathèque Française

 

Un article paru initialement, le 28 mars 2018, sur le blog de Corinne Bacharach

(reproduit avec l'aimable autorisation de Corinne Bacharach)

A l’heure où s’ouvre le 71ème Festival de Cannes, la Cinémathèque française présente une exposition consacrée à une figure singulière du monde du cinéma puisqu’à son nom, et surtout à son oeuvre, la qualité de réalisateur est parfaitement insuffisante. 

Le résistant, l’écrivain, le cinéaste, l’amateur d’art, l’anticolonialiste, le chroniqueur, l’ami des chats, le cinéphile, l’éditeur, le voyageur, le photographe, le documentariste, l’explorateur du temps, l’activiste, le monteur, l’homme des collectifs, l’historien, l’explorateur des techniques, l’archiviste, le compositeur, le passionné d’informatique sont autant de facettes de Chris Marker que les commissaires de l’exposition Christine Van Assche, Raymond Bellour et Jean-Michel Frodon, explorent dans un parcours chronologique qu’ils intitulent plutôt un voyage, un voyage dans l’espace et dans le temps, de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à la mort du cinéaste en 2012.

Voyage dans les engagements de Chris Marker : la résistance tout d’abord, puis son anti-colonialisme, ses soutiens aux mouvements politiques du siècle explorés dans plusieurs de ses documentaires tournés à Cuba ou en Israël (Description d’un combat), ses réflexions historiques (Le fond de l’air est rouge, le Tombeau d’Alexandre), son observation de la société dans le Paris de l’après guerre d’Algérie (Le joli Mai), ses réflexions sur l’engagement révolutionnaire, dont bien entendu Mai 68, mais aussi le Chili ou la Guinée Bissau....

Mai 68, encore et encore

 

Mai 68 vu de Beyrouth. Un article paru dans L'Orient Littéraire n° 143 - mai 2018

"On se rappelle probablement du discours prononcé le 29 avril 2007 par un certain Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de la République, dans lequel il se proposait, s’il était élu, d’« effacer les séquelles de Mai 68 ». La première, selon lui ou plutôt selon sa « plume », était le relativisme intellectuel et moral, qu’il interprétait comme le refus de distinguer le bien du mal, le vrai du faux, le beau du laid ; la deuxième, la haine du pouvoir, quel qu’il soit, au sein de la famille, de l’école, de l’entreprise, de toute institution sociale ; la troisième, l’individualisme forcené et ce qu’il charrie : l’égoïsme, l’hédonisme, la recherche du plaisir immédiat, libre de toute entrave. Le futur président n’hésita même pas, ce jour-là, lui l’admirateur de Reagan et de Thatcher, à considérer le triomphe du capitalisme sauvage dans les années 80 comme l’une des conséquences de Mai 68 ! ..."

Attention, donner des livres à l’Afrique nuit gravement à sa santé éditoriale

 

Article paru dans LE MONDE (internet) du 26 avril 2018

Considéré comme un acte philanthropique, l’envoi aux pays du Sud d’ouvrages édités au Nord pose de nombreuses questions économiques et éthiques.

Lors du Salon du livre de Genève, une table ronde réunissant acteurs africains du livre et responsables institutionnels devait, jeudi 26 avril, examiner la question du don, activité vertueuse aux yeux du grand public. Une problématique cependant moins anodine qu’il n’y paraît.

Voilà dix ans qu’à l’entrée du salon suisse, un espace dévolu à l’opération de solidarité, PartagerLire recueille les ouvrages dont les visiteurs souhaitent se délester. Les livres ainsi récoltés sont ensuite répartis pour une part en Suisse, auprès d’œuvres sociales et d’établissements hospitaliers, et pour une autre part au Sénégal, afin de doter des bibliothèques dans le cadre d’un partenariat avec le ministère sénégalais de la culture.

Il s’agit de faire « bon débarras », pourrait-on dire au sens propre, puisque donner n’a jamais aussi bien rimé avec aider. Quel plaisir de favoriser ainsi l’accès à la lecture de ceux qui ont moins de livres que soi ! Et, au passage, quelle gratification pour l’ego de se voir faire le bien....

« Devenir écrivain » d’Alain André : un roman dont vous êtes le héros

 

Á l’occasion de la réédition de son essai « Devenir écrivain » (Editions Leduc.s.), L’Inventoire a rencontré  Alain André, fondateur d’Aleph-Écriture. Il nous confie quelques secrets sur l’aventure d’écrire.

Alain André, vous êtes romancier et vous enseignez l’écriture dans le cadre d’ateliers. Vous avez d’ailleurs développé votre propre approche pédagogique et fondé Aleph-Écriture. Parlez-nous de « Devenir écrivain ». Quelle en est la genèse ?

« Romancier », je ne dirais pas ça. J’ai publié deux romans, mais parmi une douzaine d’autres livres, essais, traductions, ouvrages techniques, etc. « Écrivain polygraphe », m’avait suggéré une journaliste.

En ce qui concerne Devenir écrivain, c’est un ouvrage qui avait été commandé à quelqu’un d’autre, Paul Desalmand, qui avait déjà publié aux mêmes éditions Leduc.s, en 2004, un ouvrage intitulé Guide pratique de l’écrivain. Les réactions des lecteurs leur ont fait comprendre qu’on avait besoin d’un ouvrage plus général, moins centré sur les aspects juridiques que sur l’aventure d’écrire, ...

A voix haute, 20 ans de polyphonie poétique à Majorque

 

Article de Régine de La Tour

Le XXe Festival de Poesia de la Mediterrània aura lieu du jeudi 12 avril au dimanche 15 avril 2018 à Palma de Majorque

C’est au milieu du printemps 1999 que tout a commencé. María Victoria Atencia, Antonio Carvajal,  Benedetta Cascella, Bartomeu Fiol, José Hierro, Charles Juliet, Antoni Marí, Moncef Mezghanni, Joan Perucho, Josep Piera,  Ponç Pons, Manolis Rassoulis, Basma Sedki Dajani, Ronny Someq et Mohamed Yebari  ouvraient le 1er  Festival de Poesia de la Mediterrània sur l’ile de Majorque.  

Invitation au partage et à la découverte, seize poètes du bassin méditerranéen allaient à la rencontre des Majorquins.   En catalan, castillan, français, grec, italien, arabe et en hébreu,  ils ont lu leurs poèmes, abolissant les frontières  entre les langues, les cultures, les tumultes, et donnant toute sa dimension au « plus beau des arts », celui dont Guillaume Apollinaire disait qu’il « nous met tout proche de la divinité.» 

Un long chant commençait sur l’Ile. Phrase après phrase, vers après vers, rimes après assonances, tercets, quatrains, huitains, rondeaux, ballades, sonnets, petits ou longs poèmes en proses, les mots de plus de 250 poètes résonnent sur les traces de Chopin, George Sand, Gertrude Stein,  Robert Graves.  

Créé et dirigé par l’insatiable et passionné Biel Mesquida, romancier, poète, journaliste catalan qui porte haut sur son île des Baléares, les voix connues et les voix émergentes des poètes d’une méditerranée dont les frontières s’élargissent au fils des éditions.  

Un festival intimiste qui ne cède  à aucune mode, aucune tendance. Un festival qui trace son sillon depuis 20 ans et qui repose sur des valeurs de paix, de tolérance. Tous les ans, une quinzaine de poètes partage dans la rue, dans une école, en prison parfois, dans des jardins ou au théâtre de Palma, leurs douleurs, leur révoltes, leurs espoirs et leurs désespoirs, leurs amours, leur rêves.  

Et puis,  comme dans un rituel immuable, avant que ne s’ouvre le festival, à l’ombre des citronniers et des orangers du jardin de San Oliver de Marguerite et Olivier, les poètes se retrouvent. Les lectures commencent dans la douceur du soleil couchant, chacun portera, dans sa langue, un chant particulier.  C’est à cet instant précis que l’alchimie aura lieu.  

Nora Albert, Leire Bilbao, Marius Chivu, Meritxell Cucurella-Jorba, Giovanni Dotoli, Fatemeh Ekhtesari Fans,Kaloune, France Mongeau, Mehdi Mousavi, Chus Pato, Pere Perelló Nomdedéu, Miriam Reyes, Ronny Someck i Jaume Subirana. Pour la XXe édition de ce festival quatorze poètes nous bouleverseront, cette année encore, avec ce que Paul Valéry appelait, « cette hésitation prolongée entre le son et le sens ».

[Programme des journées 2018]

IMAGES EN LUTTE, LA CULTURE VISUELLE DE L’EXTREME GAUCHE EN FRANCE (1968-1974)

 

Un article paru initialement, le 28 mars 2018, sur le blog de Corinne Bacharach

(reproduit avec l'aimable autorisation de Corinne Bacharach)

Texte publié à l'occasion de l'exposition d'affiches de Mai 68 aux Beaux-Arts de Paris jusqu'au 20 mai [informations sur l'exposion]

"Difficile d’échapper aux célébrations des cinquante ans de Mai 68 : émissions spéciales, livres, documentaires, témoignages, débats….Une exposition, IMAGES EN LUTTE, la culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974), proposée par l’Ecole des Beaux Arts, vient compléter ces hommages. Les deux commissaires de l’exposition, Philippe Artières (CNRS) et Eric de Chassey (INHA), nous mettent en garde : « L’exposition n’est pas une histoire visuelle du politique mais une histoire politique du visuel ». A travers des affiches, des peintures, des sculptures, des installations, des films, des photographies, des tracts, des revues, des livres et des magazines, l’exposition « entend redonner à la création portée par ces utopies révolutionnaires, sans distinguer a priori ce qui relève de l’art et ce qui tient de la propagande visuelle, leur soubassement et leur complexité, en même temps qu’elle souhaite interroger les contradictions et les ambiguïtés des rapports entre art et politique».

La proposition tient sa promesse...."

Que proposent vraiment les plateformes d’auto-édition en ligne ?

 

Un article de Nathalie Hegron sur l'auto-édition paru dans la revue en ligne "L'INVENTOIRE" (18 mars 2018)

"Longtemps l’autoédition a eu mauvaise presse, ses pratiques n’étant pas toujours été considérées comme très professionnelles. L’arrivée du livre numérique au début du 21e siècle a considérablement changé la donne.
De nombreux sites proposant des solutions d’autoédition ont vu le jour. S’autoéditer est devenu plus facile et meilleur marché, encore faut-il savoir décrypter les différentes offres des sites spécialisés dans le domaine. L’Inventoire est donc allé regarder de plus près ce que proposent ces nouvelles plateformes d’édition.

La mise en ligne de votre manuscrit

Que votre manuscrit soit à destination commerciale ou non, celui-ci peut être très rapidement publié en ligne (24 à 48 heures selon les plateformes).
Il vous suffit de fournir votre texte en format Word à une des nombreuses plateformes d’autoédition : BoD, Edilivre, Iggybook, KDP d’Amazon, Librinova, Publibook, Publishroom, TheBookEdition, etc.
Celui-ci passera ensuite à travers les filtres de logiciels permettant d’écarter les plagiats, les textes incitant à la haine, la xénophobie, etc.
Il est donc très facile de mettre en ligne votre texte brut et gratuitement. Néanmoins, cela implique que votre manuscrit soit parfaitement abouti au niveau du style et de l’orthographe. Vous devez également fournir un fichier où votre texte est mis en page de façon professionnelle et avec une couverture qui va retenir l’attention.

Les plateformes d’autoédition proposent également des offres Premium intégrant des services de relecture, corrections, maquette et réalisation d’une couverture. Si vous n’êtes pas en mesure de les réaliser vous-même, ces services peuvent donc être intéressants. En ligne, le lecteur à l’embarras du choix, ne proposez donc pas un livre ayant un aspect trop amateur...."